samedi 3 juillet 2010

Arnaud Delalande : les fables de sang

Bonjour tout le monde,
Voilà donc terminé mon premier livre de juillet, lu en partenariat avec Livraddict
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"la liseuse" de Mandy Shadforth (Lali)
Un tueur en série dans les jardins de Versailles. Une jeune reine menacée. Un agent secret vénitien. Des fables au goût de sang. Des espions anglais, des inventions diaboliques, des secrets d'alcôve, des crimes énigmatiques, des fables que vous n "oublierez jamais.
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Je me suis inscrite au partenariat pour ce livre uniquement pour découvrir l'auteur... entendu parler par divers membre de ma blogosphère... la tentation était forte...
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Au début, quelques crainte de tomber sur un Nième bouquin genre ésotérique... et puis la comparaison avec Arturo Pérez-Reverte m'a agacé... mais ça, c'est plutôt envers les éditeurs qui ne trouve pas d'autre chose pour vous donner envie de lire...
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Ceci étant dit, une très bonne surprise ! un livre historiquement bien renseigné, de l'action, des duels comme dans tout bon roman de cape et d'épée qui se respecte... des espions, des cavalcades, des secrets, des personnages mystérieux, bref, très séduisant...
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et pour le côté moderne, un clin d'oeil vers James Bond et son Mr Q...
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Delalande nous entraine donc à la cour de Louis XV agonisant... et nous fait suivre le nouveau couple royal au début de leur régne... il nous entraine à la suite du mystérieux Fabuliste dans les jardins de Versailles et son labyrinthe au grès des Fables de La Fontaine... la promenade est plaisante, mais ne manque pas de danger...
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et bien entendu un traitre parmi l'équipe du Secret du Roi... heureusement, Anna Santamaria, dite la veuve noire, son épouse, Cosimo, leur fils, le Chevalier d'Eon, Monsieur de Beaumarchais, et quelques autres viendront préter aide et secours au héros... qui s'échapera seul de la fosse du lion, mais avec l'aide de quelques gadgets dûes au progrès technologique le l'époque...
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Vu la fin du roman, il est fort a parier qu'un prochain livre avec "l'orchidée noire" devrait voir le jour... Delalande va-t-il l'envoyer en Amérique en compagnie de ce brave La Fayette ?... espérons-le !
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Donc, vraiment pris grand plaisir a cette lecture, qui ne restera pas isolée... bien envie de lire Le Piège de Dante... 1er épisode du Vénitien...
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Autres titres de Arnaud Delalande
Déjà en attente de lecture sur une étagère...
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Antoine Dupré, un joailler grenoblois découvrit par hasard un nouveau feu grégeois au XVIIIe siècle, et communiqua sa découverte à Louis XV (1759). Les effets en étaient si terribles que, par humanisme, le roi de France préféra ensevelir ce secret dans l'oubli, et acheta le silence de Dupré en lui donnant une pension de 2 000 livres.
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Curiosités de lecture...
Le roman de cape et d’épée
est une forme de roman dit populaire.
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À l’origine, il s’agissait de la comédie de cape et épée, un genre de composition dramatique tirant son origine et son nom de l’Espagne.
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La comedia de capa y espada était, au temps de Lope de Vega et de Calderon, une sorte de drame domestique fortement intriguée et remplie d’imbroglios très compliqués et féconds en événements tragiques.
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Ses personnages portaient une cape et une épée qui marquaient leur position et leur rang.
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On appela, ensuite, par abus de mot, drames de cape et d’épée des pièces à effets violents, à incidents tumultueux et où de grands coups d’épée tranchaient les situations et l’on appliqua le même nom aux romans d’aventures mettant en œuvre des procédés analogues.
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Son nom générique est dû à Ponson du Terrail mais aussi au roman d’Amédée Achard, la Cape et l’épée, en 1875.
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C’est un
roman historique, situé pour l’essentiel entre le XVe et XVIIIe siècles, qui privilégie les péripéties, les rebondissements et le suspense, et qui accorde une place importante aux duels et à l’escrime.
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Les premiers romans de cape et d’épée ont été publiés sous forme de feuilletons dans la presse populaire au XIXe siècle.
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Les ancêtres du genre...

1826 : Cinq-Mars, d’Alfred de Vigny
1837 : Latréaumont, d’Eugène Sue
1844 : Les Trois Mousquetaires, d’Alexandre Dumas père ;
1845 : Vingt ans après, d’Alexandre Dumas père;
1848 : Le Vicomte de Bragelonne d’Alexandre Dumas père ;
1855 : Le Bossu, de Paul Féval
1863 : Le Capitaine Fracasse de Théophile Gautier ;
1903 : Le Mouron rouge, premier titre d’une série à succès de la baronne Orczy
1907 Premier titre de la série des Pardaillan, de Michel Zévaco
1921 : Scaramouche, de Rafael Sabatini
1996 : Capitaine Alatriste (El capitán Alatriste) d’Arturo Pérez-Reverte
2002 : Les Foulards rouges de Frédéric Fajardie
sans oublier Walter Scott...et quelques autres... il n'y a plus qu'à y rajouter Arnaud Delalande...
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Marie-Antoinette,
Reine de France (1755-1793)

Décrite par son frère, l’empereur Joseph II, comme « aimable et honnête », Marie-Antoinette, princesse autrichienne et épouse de Louis XVI, demeure l’un des personnages les plus fascinants de l’histoire de Versailles.
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Dédiée à l’organisation des divertissements de la cour, entourée de sa coterie et réticente au cérémonial imposé par sa fonction, la Reine s’attire peu à peu les foudres de l’opinion publique jusqu’à sa fin tragique pendant la Révolution française.
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Fille de François de Lorraine et de l’impératrice Marie-Thérèse, Marie-Antoinette naît à Vienne le 2 novembre 1755.
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Son mariage avec le futur Louis XVI, le 16 mai 1770, est en partie l’œuvre du ministre Choiseul, l’un des principaux artisans de la réconciliation franco-autrichienne. Cette union suscite pourtant quelques réticences dans l’opinion publique, marquée par des années de guerre contre l’Autriche. Les cérémonies coïncident avec l’inauguration, à Versailles, la salle de l’Opéra royal. Lieu où elle rencontre, des années plus tard, son supposé amant Axel de Fersen.
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Une Reine à la CourLouis XVI lui confie le soin de divertir la Cour. Appréciant les divertissements, la Reine fait organiser des représentations théâtrales deux à trois fois par semaine et ressuscite les grands bals.
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Elle tient aussi le jeu de la cour dans le Salon de la Paix et montre un vif engouement pour le billard et les jeux de cartes.
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Mélomane, Marie-Antoinette joue de la harpe.
Amatrice d’art, elle place sous sa protection l’ébéniste Riesener, grand fournisseur de meubles, ainsi que le peintre Elisabeth Vigée-Lebrun qui lui doit en grande partie sa carrière de portraitiste. Elle est à l’origine d’une trentaine de portraits de la souveraine.
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La Reine consacre également beaucoup de temps à la mode, conseillée quotidiennement dans le choix de ses robes par sa couturière et modiste Rose Bertin. Son coiffeur, Léonard, lui compose des coiffures enrichies de plumes qu’elle affectionne.
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illustration par Elisabeth Louise Vigée-Le Brun
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La Mouche et son langage
Les formes :
elles était variées, mais principalement rondes, ou de forme allongées. On appelait ces dernières des assassins.
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On appelait emplâtres les très grosses mouches que l'on plaçait sur les tempes.
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On conservait les mouche dans de petites boites spécialement conçues à cet effet : les boites à mouches.
Les mouches portaient toutes également un nom, et donc une signification particulière, on fonction de l'endroit où on la posait.
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Près de l'œil, elle se nomme assassine ou passionnée.
Au coin de la bouche, c'est la baiseuse.
Sous la lèvre, elle devient friponne ou coquette.
Sur le nez, effrontée ou gaillarde.
Sur le front, la majestueuse
Sur la joue, c'est la galante.
Sur une ride, dans le creux du sourire , elle est l'enjouée.
Sur la poitrine, c'est la généreuse.
Sur un bouton, la receleuse.
Ou bien sur le menton, ne serait-ce point la discrète ?
sur le même sujet et avec en prime le langage des éventails, voir :
http://www.transenprovence.org/article-21831095.html
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illustration : studentsoftheworld.info
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Le Labyrinthe de Versailles

Ce labyrinthe avait 39 fontaines , et avait à chaque détour une fontaine ornée d'un bassin de rocaille fine, où étaient représentées une fable inspirée d'Esope.
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Chaque fable de quatre vers était inscrite en lettre d'or sur une lame de bronze peinte en noir. Ces vers étaient ceux de Benserade ? et servaient à expliquer la fable.
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Le labyrinthe fut imaginé par Le Notre, à la demande de Louis XIV, on y rencontre deux statues, une représentait Esope (par Le Gros) et la deuxième l'Amour ( par Baptiste Tuby) tenant entre les mains un peloton de fil. (Le Fil d' Ariane.)
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Les fables et les descriptions ont été gravées par Sébastien Le Clerc. Le labyrinthe fut détruit en 1774 sur la demande de Louis XVI pour être transformé en jardin anglais, dédié à la reine Marie-Antoinette.

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Inspiré par Charles Perrault, dessiné par Le Nôtre et réalisé par Le Brun, le labyrinthe de verdure fut l’un des lieux les plus célèbres du parc du château de Versailles, où Bossuet avait coutume de conduire le Dauphin.
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Charles Perrault, à qui fut confiée la description littéraire des nouveaux lieux versaillais, écrivit :
"Entre tous les bocages du petit Parc de Versailles, celui qu’on nomme le labyrinthe est surtout recommandable par la nouveauté du dessin et par le nombre et la diversité de ses fontaines. Il est nommé labyrinthe parce qu’il s’y trouve une infinité de petites allées tellement mêlées les unes aux autres, qu’il est presque impossible de ne pas s’y égarer".
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Dès 1672, on commença à y installer des fontaines illustrant les fables d’Esope dont on plaça la statue, ainsi que celle de l’Amour, à l’entrée du bosquet. Achevé vers 1675, le labyrinthe de Versailles donna lieu à une publication deux ans plus tard.
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Charles Perrault en rédigea la description, illustrée par les gravures de Sébastien Le Clerc, au regard desquelles figurent les quatrains de Benserade transcrivant Esope.
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Les gravures eurent un succès considérable si l’on en juge par les réimpressions auxquelles elles donnèrent lieu. Quant au recueil, réimprimé en 1679, il fit même l’objet de deux contrefaçons.
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Conservées à présent à la Chalcographie, ces gravures constituent un témoignage essentiel du labyrinthe, détruit lors des réaménagements successifs du parc. Elles sont aujourd’hui exposées dans leur totalité (41 planches) et ressuscitent l’un des plus beaux bosquets du château de Versailles.-
http://www.rmn.fr/Le-Labyrinthe-de-Versailles
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Les Fables choisies, mises en vers par M. de La Fontaine (ou plus simplement Les Fables) est une œuvre de
Jean de La Fontaine écrite entre 1668 et 1678. Il s’agit, comme son nom l’indique, d’un recueil de fables écrites en vers, la plupart mettant en scène des animaux anthropomorphes et contenant une morale au début ou à la fin.
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illustration : Les fables de La Fontaine de Jean-Baptiste Oudry : Tapisserie d'Aubusson
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Le premier recueil des Fables publié correspond aux livres I à VI des éditions actuelles. Il a été publié en 1668, et était dédié au Dauphin. La Fontaine insiste sur ses intentions morales: « je me sers d'animaux pour instruire les hommes. »
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Le deuxième recueil des fables correspond aux livres VII à XI des éditions modernes. Il est publié en
1678 et était dédié à Madame de Montespan, la maîtresse du roi.
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Le dernier recueil publié correspond au livre XII actuel. Il est publié en
1693, mais daté de 1694. Il est dédié au duc de Bourgogne, le petit-fils du roi
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Les sources et inspirations
de Jean de la Fontaine

Travail de réécriture des fables de
Pañchatantra,
d’Ésope (par exemple La Cigale et la Fourmi),
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mais aussi de textes d’Horace,
de Tite-Live (« les Membres et l’estomac »),
de lettres apocryphes d’Hippocrate (« Démocrite et les Abdéritains »),
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et de bien d’autres encore, elles constituent une somme de la culture classique latine et grecque, et s’ouvrent même dans le second recueil à la tradition indienne.
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Autre sujet abordé dans le livre... les jansénistes et les convultionnaires de St Médard...
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L'église Saint-Médard a été construite dans le quartier qui portait jusqu'à la
Révolution le nom de faubourg Saint-Marceau et dans lequel plusieurs églises situées autrefois à proximité ont totalement disparu pendant la tourmente révolutionnaire.
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En
1655, la paroisse est placée sous la juridiction directe de l’archevêque de Paris alors qu'elle dépendait jusque-là du seul abbé de Sainte-Geneviève. Elle reste confiée à des curés-prieurs, religieux de l'abbaye Sainte-Geneviève de Paris (ou génovéfins) jusqu'à la Révolution française. La paroisse, proche de Port-Royal, fut fréquentée par de nombreux jansénistes, dont Pierre Nicole inhumé dans l'église Saint-Médard, Blaise Pascal et le diacre François de Pâris.
Les convulsionnaires se réunirent sur la tombe du diacre François de Pâris située dans le petit cimetière du chevet de l'église pour y rechercher des transes mystiques, des guérisons et toutes sortes de miracles ;
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le Roi décida en 1732 d'en faire interdire l'accès ; un inconnu malicieux posa une affichette sur la palissade fermant le cimetière, avec ces mots : « De par le Roi, défense à Dieu de faire miracle en ce lieu » (on peut toujours voir la porte murée à l'angle de la rue Daubenton et de la rue Candolle).
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La paroisse fut un lieu de forte résistance à la Bulle Unigenitus publiée en 1713 et en particulier à partir de mars 1752 avec la question des billets de confession (voir Christophe de Beaumont).

5 commentaires:

maggie a dit…

Amusant l'histoire à mouche et de ses significations...

mazel a dit…

A l'époque tout était symbolique, les mouches, les éventails, les jardins et les fleurs, même la coiffure et les chapeaux...

bises Magie

Diane a dit…

Très intéressant cet article ! Merci. Et puis ça me confirme qu'il faut que je lise ce livre (même si je n'en doutais déjà plus).

Luna a dit…

J'ai bien aimé ce livre : l'histoire et les personnages sont très intéressants... Cependant, j'ai été dérangée par certains détails rapportés dans le livre et dont je n'avais jamais entendu parler : lacunes de ma part ? réécriture de l'auteur ?
Mais elle reste une lecture très agréable :)

Quel article, j'en aurais appris des choses aujourd'hui !

mazel a dit…

bonjour Luna,
pas vraiment passionnée par ce livre, mais on y apprend pas mal de chose, donc, toujours intéressant.
Du coup, un auteur que je vais suivre.
J'ignorai tout du labyrinthe par exemple.
Ce qui est bien dans ce genre de livre c'est que je peux m'adonner à la curiosité et faire des recherches dans tous les sens... un vice chez moi.
bonne journée,
bises