samedi 21 novembre 2009

curiosité de lecture : camps d'internement de Gurs

en cours de lecture...
Arrivée page 200... un roman-mémoire... encore un épisode de l'histoire assez mal connu... c'est bien pourquoi les recherches m'intéressent tant.
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J'ai commencé avec wikipédia dans un premier temps, parce que plus simple...
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mais pas mal de sites en fait en parlent...
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je note donc les liens pour ceux que cela intéressent d'aller les visiter... d'autre part, les illustrations viennent de ces sites..
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http://gurs.free.fr/
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Quelques lectures :
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Le camp d'internement de Gurs (Pyrénées-Atlantiques) dérange. En 1939, lorsqu'il a été construit, le Béarn n'en voulait pas. Après la guerre, on s'est acharné à l'oublier.
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Aujourd'hui, il exacerbe notre mauvaise conscience. Il est vrai qu'il symbolise, dans le sud-ouest de la France, l'exclusion, la persécution et l'antisémitisme.
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Bref, la dignité humaine bafouée. Cet immense camp, le plus vaste du sud de la France, " accueillit " sous la IIIe République les combattants de l'armée républicaine espagnole vaincue par le franquisme.
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Sous le régime de Vichy, il fut utilisé durant l'été 1940 comme centre de rétention de toutes les catégories d'hommes et de femmes jugées " indésirables ". Il devint ensuite l'une des bases de l'internement puis de la déportation des Juifs de nationalité étrangère.
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La collaboration a conduit les Gursiens à l'abîme et à l'extermination. La pression des événements saurait-elle, seule, expliquer ce fatal engrenage ? Fermera-t-on les yeux encore longtemps sur cette partie de notre histoire, sur " ce passé qui ne passe pas " ? Ne convient-il pas de le regarder en face et d'y réfléchir ? C'est l'objet de cet ouvrage. Un ouvrage pour les jeunes. Un ouvrage pour l'avenir.
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Les amandiers fleurissaient rouge, Christian Signol
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Juillet 1936.
Les troupes nationalistes de Franco entreprennent de conquérir le pays dirigé par les républicains : le drame de la guerre civile espagnole commence.
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Dans l'Aragonais républicain, Soledad et Miguel se donnent l'un à l'autre avant que Miguel, enrôlé de force malgré ses opinions, parte combattre dans les rangs nationalistes.
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Soledad l'attendra... à moins que la guerre ne se charge de modifier les destins ! Malgré une vie envahie par la peur et peuplée de morts, Soledad trouve un peu de réconfort auprès, de Luis, milicien républicain. Mais devant la menace franquiste, il faut fuir...
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Le Dr Jean CALMUS, cité dans le livre d'Olivier Sebban...
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a séjourné au camp de Gurs en tant que médecin auxiliaire d'août 1940 à juin 1941. Comme bien d'autres, Jean Calmus a fait preuve d'humanité en soigant les malades, en favorisant des évasions.
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Il fait partie de ces français qui, sans être des héros, ont été l'honneur de la France durant cette sombre période de son histoire.
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Il est aujourd'hui décédé.
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Le camp de Gurs
est un camp de réfugiés construit en France à Gurs près d'Oloron-Sainte-Marie dans les Basses-Pyrénées (actuellement département des Pyrénées-Atlantiques)
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par le gouvernement d'Édouard Daladier entre le 15 mars et le 25 avril 1939
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pour accueillir des anciens combattants de la Guerre civile espagnole après la prise de pouvoir du général Franco.
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Au début de la
Seconde Guerre mondiale, le même gouvernement y interna des citoyens étrangers ressortissants des pays en guerre contre la France, ainsi que des militants français du Parti communiste favorables au Pacte germano-soviétique.

Après l'armistice
du 22 juin 1940
signée avec l'Allemagne par le Gouvernement français de Pétain, il fut utilisé comme camp de concentration pour accueillir des Juifs de toutes nationalités – sauf française – capturés et déportés par le Régime nazi dans des pays sous son contrôle (Allemagne, Autriche, Belgique, Pays-Bas).
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Au cours de la
guerre, le camp reçoit en plus des personnes qui avaient traversé illégalement la frontière de la zone occupée par les Allemands, des Espagnols qui avaient déjà été détenus au camp et qui, libérés à l’automne 1940, et qui déambulaient dans la région sans justifier d’emploi, des Espagnols en provenance d’autres camps qui durent être fermés en raison des conditions de vie ou du faible nombre de détenus, des apatrides, des Gitans, certains prisonniers de droit commun en attente de jugement (milieu de la prostitution, marché noir, faux papiers, etc.).
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Après la
Libération de la France, et avant sa fermeture définitive en 1946, y furent brièvement internés des prisonniers de guerre allemands, des collabos français et des combattants espagnols qui avaient pris part à la Résistance contre l'occupation allemande, mais dont la volonté de mettre fin à la dictature fasciste de Franco les rendait dangereux aux yeux des Alliés.
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Environ 64 000 personnes y ont été internées, et 1 072 y sont mortes, entre sa création en
mars 1939 et sa fermeture à la fin de la guerre en août 1944
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Les conditions de vie
Le camp s’étendait sur 1400 mètres de long et 200 de large, couvrant une superficie de 28 hectares.
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Une seule rue le traversait sur sa longueur.
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De part et d’autre de celle-ci étaient délimitées des parcelles de 200 mètres de long et de 100 de large, appelés îlots, sept d’un côté et six de l’autre.
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Les parcelles étaient séparées les unes des autres, et de la rue par des murets qui étaient doubles sur la partie extérieure, formant un chemin emprunté par les gardes.
Chaque parcelle contenait
30 baraques,
d’un total de 382.
Ce type de baraque avait été inventé par les troupes françaises durant la Première Guerre mondiale ;
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installées près du front mais abritées de l’intensité des tirs de l’artillerie ennemie, elles étaient destinées à accueillir pour quelques jours les soldats qui arrivaient de l’arrière et qui attendaient leur affectation à la tranchée qu’ils devaient défendre.
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Elles étaient faites de planches de bois recouvertes de toile imperméabilisée et étaient de construction et de taille identiques. Aucune fenêtre ni ouverture d’aération n’avaient été prévues. Elles ne protégeaient pas du froid et très vite la toile imperméable se détériorait, laissant entrer les eaux de pluie. Il n’y avait pas de meubles et il fallait dormir sur des sacs emplis de paille, jetés à même le sol. Durant les périodes d’occupation maximale du camp, chaque baraque accueillit jusqu’à 60 personnes.
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illustration : Baraque du camp de Gurs. Photo Guillaume Roumeguère
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Camp de Gurs - Horror
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La nourriture était rare et de mauvaise qualité ; il n’y avait pas de sanitaires, d’eau courante, ni d’hygiène.
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Le camp ne disposait pas de drainage.
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La zone, à cause de la proximité de l’océan atlantique, est souvent arrosée par la pluie, ce qui fait que le terrain argileux, à l’exception des mois d’été, était un bourbier permanent.
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Les détenus, avec les quelques cailloux qu’ils pouvaient trouver, essayaient tant bien que mal d’empierrer les chemins pour résoudre le problème de la boue. Des arbustes qui avaient été dépouillés de leurs épines avaient été disposés pour faciliter le passage des personnes entre les baraques et les latrines.
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Dans chaque îlot il existait des lavabos rudimentaires, semblables aux abreuvoirs utilisés pour les animaux, et une plate-forme de 2 mètres de haut, à laquelle on accédait par un escalier et sur laquelle étaient construites les latrines.
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Sous la plate-forme, des grands réservoirs recueillaient les excréments. Une fois pleins, ils étaient transportés en charrette à l’extérieur du camp. Les clôtures s’élevaient à 2 mètres de haut, n’étaient pas électrifiées, ni jalonnées de tours de garde avec des sentinelles dirigeant leurs mitraillettes sur les détenus.
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L’ambiance était radicalement différente de celle des camps de concentration et il n’y eu ni exécution ni sadisme de la part des gardes. (contrairement a ce que laisse entendre le roman de Olivier Sebban)
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Fuir du camp n’était pas difficile : les clôtures n’étaient pas très solides et la surveillance n’était pas très sévère.
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Mais mal vêtues, sans argent ni connaissance de la langue du pays, les personnes qui fuyaient étaient vite rattrapées et renvoyées au camp.
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À leur retour, elles étaient internées dans un îlot surnommé l’îlot des « révoltés ».
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En cas de récidive, elles étaient envoyées dans un autre camp. Mais lorsqu’une aide extérieure était possible, la fuite, en Espagne ou dans une cache sur le sol français, pouvait réussir. Ils furent 755 dans ce cas
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illustration : Ceinture de barbelés. Photo de Guillaume Roumeguère
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Autour du camp, des dépendances destinées à l’administration et au corps de garde avaient été érigées. L’administration et la garde du camp dépendirent de l’autorité militaire jusqu’à l’automne
1940, puis passèrent sous l’autorité civile à l’avènement du Régime de Vichy
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Les réfugiés en provenance d’Espagne furent répartis en quatre groupes portant des noms français.
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illustration : Les internés au camp de Gurs en 1939.© Amicale du camp de Gurs
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Brigadistes : soldats volontaires ou mercenaires, en général originaires d'Europe centrale (
Russie, d'Allemagne, des Pays baltes, d'Autriche, de Tchécoslovaquie, etc.) venus soutenir les républicains en Espagne dans les Brigades internationales. De par leurs pays d’origine il ne leur était pas possible de retourner chez eux. Beaucoup parviennent à s’enfuir et la majorité finit pas s’engager dans la Légion étrangère française.
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Basques : il s’agissait de gudaris (basques nationalistes), qui avaient pu sortir de l’encerclement de
Santander et qui, transportés par mer vers la zone républicaine, avaient continué la lutte de l’extérieur. Du fait de la proximité de Gurs de leur terre d’origine, ils parvinrent presque tous à obtenir des soutiens qui leur permirent de quitter le camp et de trouver travail et refuge en France.
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Aviateurs : ils étaient membres du personnel à terre de l’aviation républicaine. En tant que mécaniciens, il leur fut aisé de trouver des entreprises françaises qui, leur donnant du travail, leur permirent de quitter le camp.
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Espagnols : c’était des paysans ou ils occupaient des postes peu recherchés. Ils n’avaient personne en France qui eût pu s’intéresser à eux. Ils représentaient une charge pour le gouvernement français, et cela suffisait, en accord avec le gouvernement franquiste, pour qu’ils soient rapatriés en Espagne. C’est ce que fit la grande majorité d’entre eux, transférés à
Irun aux autorités franquistes, d’où ils étaient envoyés au camp de Miranda de Ebro afin d’être « normalisés » politiquement.
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De 1939 à l’automne 1940, c’est la langue espagnole qui dominait dans le camp. Les détenus créèrent un orchestre et aménagèrent un terrain de sports. Le 14 juillet 1939, fête nationale française, les 17 000 internés d’origine espagnole défilèrent martialement sur le terrain de sports et chantèrent
La Marseillaise, et offrirent des démonstrations de sport, et des concerts vocaux et instrumentaux.
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Les Allemands des Brigades internationales éditèrent un journal qui parut sous le nom de Lagerstimme K.Z. Gurs, et vécut plus de 100 numéros.
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Les habitants des environs pouvaient approcher le camp et vendre des produits alimentaires aux internés.
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Pendant quelque temps, le commandant du camp autorisa quelques unes des femmes du camp à louer une charrette à cheval et les laissa sortir du camp pour acheter des provisions à des coûts moins élevés. Un service de courrier fonctionnait et, bien que de façon très occasionnelle, les visites étaient autorisées.
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En provenance d'Allemagne
La déportation des Juifs allemands à Gurs en octobre 1940 constitue un cas unique. D’un côté, il s’agit de l’unique déportation de Juifs réalisée vers l’ouest de l’Allemagne par le régime nazi. De l’autre, la conférence de Wannsee qui précisa le programme d’extermination, se tint en janvier 1942.
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On ne connaît pas précisément les motifs de cette déportation.
Seul existe le soupçon qu’il aurait pu s’agir de débuter le plan Madagascar, une initiative d’
Eichmann tendant à transférer toute la population juive d’Europe dans l’île du même nom. Si c’était le cas, cette déportation constituerait l’unique tentative connue d’application de ce plan, et les protestations du gouvernement français empêchèrent de telles nouvelles initiatives.
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Quelques détenus célèbres :

vendredi 20 novembre 2009

curiosité et souvenir de lecture : Guerre d'Espagne



Tout d'abord merci a Babelio et aux éditions du Seuil de m'avoir sélectionnée pour la lecture de Le jour de votre nom de Olivier Sebban
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illustration : "la liseuse" de John Lavery
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Lu un peu sur le sujet au cours des années, mais il ne me reste que de vagues souvenirs...
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ressorti donc quelques livres...
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A noter : Georges Bernanos,
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de même que François Mauriac,
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ou encore Jacques Maritain,
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tous trois grands intellectuels catholiques, furent censurés et interdits sous le " très catholique " Franco.
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En revanche, écrivain catholique français en accord avec le franquisme, Paul Claudel fut l’auteur d’une lamentable Ode à Franco.
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et puis visite à wikipédia et surtout au site http://espana36.site.voila.fr/index.htm
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Hiver 1939.
Contraint à l'exil suite à un guet-apens tendu par son beau-père, Alvaro Diaz quitte l'Espagne fasciste pour la France, abandonnant son épouse et ses deux enfants.
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Il emporte avec lui un carnet écrit par sa soeur Esther, où il apprend que son père, mort au début de la guerre d'Espagne en héros, a vécu sous un faux nom et l'a transmis à ses descendants.
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Hanté par cette révélation, Alvaro traverse à pied les Pyrénées, seul, sans vivres ni argent. Malade et épuisé, il est arrêté à la frontière française et interné au camp de concentration de Gurs.
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Il y passe dix mois dans des conditions effroyables, sous la coupe du lieutenant Davers et du sadique Buisart, le directeur du camp. Gars, c'est aussi le lieu des révélations tragiques Alvaro y retrouve Paco, un ami qui lui apprend la mort de son fils Victor.
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Avec Paco et un autre détenu. Alvaro parvient finalement à s'évader. Tous trois sont recueillis près de Toulouse par un prêtre qui leur propose de rejoindre un réseau de résistance.
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Alvaro aide ainsi des enfants juifs à passer en Espagne sous de fausses identités. Sabotages, guérilla contre l'occupant... il est à la fois témoin et acteur d'opérations héroïques et de plus en plus désespérées.
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A travers l'odyssée tragique d'Alvaro Diaz, l'auteur excelle à nous montrer des scènes fortes, qui témoignent d'une maîtrise et d'un sens du romanesque impressionnants. La trame historique, riche et passionnante, ouvre aussi à une réflexion très personnelle sur la trahison, l'exil et le secret.
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Quelques autres souvenirs de lecture :
Les grands cimetières sous la lune de Georges Bernanos, 1938.
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Bernanos était parti à Palma de Majorque en octobre 1934 « parce que le prix du bœuf et des pommes de terre y est encore abordable ».
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En juillet 1936, Bernanos a d'abord de l'admiration pour le soulèvement franquiste, notamment à cause des religieux qui, au début du conflit, furent exterminés par les républicains.
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Son fils, Yves, s'engage d'ailleurs dans la Phalange. Pourtant, il ne tardera pas à déserter celle-ci. Car peu à peu, devant l'enchaînement de barbarie qui saisit franquistes et républicains, écœuré de l'attitude benoîte du clergé espagnol et des réactions intellectualisantes venues de France, Georges Bernanos est choqué.
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En janvier 1937, il évoque l'arrestation par les franquistes de « pauvres types simplement suspects de peu d'enthousiasme pour le mouvement [...] Les autres camions amenaient le bétail. Les malheureux descendaient ayant à leur droite le mur expiatoire criblé de sang, et à leur gauche les cadavres flamboyants. L'ignoble évêque de Majorque laisse faire tout ça. »
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Il écrit alors Les Grands Cimetières sous la lune en affirmant lui-même avoir commencé ce travail quasi-expiatoire en voyant passer dans des camions des condamnés à mort qui savaient seulement qu'ils allaient mourir : « J'ai été frappé par cette impossibilité qu'ont les pauvres gens de comprendre le jeu affreux où leur vie est engagée. [...] Et puis, je ne saurais dire quelle admiration m'ont inspirée le courage, la dignité avec laquelle j'ai vu ces malheureux mourir ».
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Alors qu'il a été éduqué dans l'horreur des événements français de 1793, Bernanos ne comprend pas l'attitude complice de ceux qui se donnent l'apparence d'être des braves gens. Alors qu'il réside encore à Palma de Majorque, sa tête est mise à prix par Franco.
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Dénonçant d'abord la toute-puissance des « imbéciles » et des « bien-pensants », la « résignation » petite-bourgeoise, l'idolâtrie de l'ordre établi et « l'ignoble prestige de l'argent »(p. 37), l’absurdité des divisions politiques et idéologiques, le « patriotisme niais » de
Déroulède et de Claudel, Bernanos en appelle à l'honneur des hommes.
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Armé d'une lucidité infinie et de mots dont la beauté aride trahit l'impuissance de l'écrivain face à l'horreur, il dénonce tristement cette spirale de la guerre qui enferme les individus dans des réactions collectives dont ils ne sont plus les maîtres. Et à ceux qui parlent de guerre sainte, il répond : « Ce n'est pas avec
Hoche ou Kléber, c'est avec Fouquier-Tinville et Marat que vous avez trinqué ». Le livre fit scandale en France à sa sortie chez Plon.
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En quittant les Baléares le 27 mars 1937, il égare le manuscrit original. Il s'attelle alors à une seconde version des Grands Cimetières sous la lune
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Un testament espagnol de Arthur Koestler
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Aucun des personnages de ce récit n'est imaginaire. Arthur Koestler était correspondant du journal libéral londonien News Chronicle, en Espagne.
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A la suite de circonstances particulières il a été arrêté et condamné à mort par les nationalistes après la prise de Malaga.
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Pendant près de quatre mois, il attendit son exécution et vit comment on fusillait ses compagnons de captivité.
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Ce livre commence donc en reportage mais finit tout autrement. On pourrait l'appeler : " Variations sur la mort " ou plutôt " sur la peur de mourir ".
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L'Espoir de André Malraux
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Le pilote continuait son cercle, reprenait l'Alcazar à la tangente ; la bombe était tombée au milieu de la cour. Les obus, de l'Alcazar suivaient l'avion, qui repassa, lança la seconde grosse bombe, reparti s'approcha de nouveau.
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La main de nouveau dressée de Marcelino ne s'abaissa pas : dans la cour, des draps blancs venaient d'être étendus en toute hâte : l'Alcazar se rendait :Jaune et Pol boxaient de jubilation.
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Tout l'équipage trépignait dans la carlingue. Au ras des nuages apparut la chasse ennemie.
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Pour qui sonne le glas de Ernest Hemingway
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L'histoire raconte la mission d'un jeune professeur américain, Robert Jordan, engagé dans les Brigades Internationales, qui est envoyé en Castille par le général Golz pour faire sauter un pont.
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Une offensive républicaine étant imminente, ce pont doit être détruit dès le déclenchement de l'attaque, mais ni avant ni après, pour couper la route aux troupes de renforts
franquistes.
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Pour y arriver, Robert Jordan rejoint un groupe de partisans derrière les lignes, cachés dans les montagnes.
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Pendant 3 jours, Robert Jordan prépare son attaque, qui semble désespérée, et partage le quotidien de ces guérilleros.
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Le chef des partisans, Pablo, démoralisé après des mois de combat, comprenant les conséquences de ce projet, lui fait des difficultés. Néanmoins, il est aidé par les autres résistants qui deviendront ses amis, et notamment Maria dont Robert Jordan tombe éperdument amoureux au premier regard, et réciproquement.
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Cette jeune fille a été recueillie par le groupe de résistants républicains lors de l'attaque d'un train dans lequel elle était prisonnière. Maria a été détenue, violée et tondue par les nationalistes à cause des opinions politiques républicaines de son père.
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Maria, sous la tutelle de Pilar, la matrone du groupe, qui lui a redonné le goût de vivre, est confiée à Robert Jordan. Celui-ci parfaitement conscient de l'issue probable de sa mission veut vivre cette passion réciproque en 72 heures comme si c'était leur vie entière.
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La veille de l'attaque, une troupe voisine de résistants, celle commandée par Sordo, qui devait les aider, se fait repérer alors qu'elle volait les chevaux nécessaires à l'opération. Une tempête de neige impromptue et qui se termine trop tôt pour effacer les traces permet aux franquistes de les suivre à la trace et de les débusquer sans que la troupe de Robert Jordan, trop faible et se camouflant pour ne pas donner l'alerte, puisse leur porter secours.
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Voyant les mouvements de troupes nationalistes, Robert Jordan envoie un message au général Gotz pour l'avertir qu'il n'y aura pas l'effet de surprise escompté, mais que si l'attaque n'est pas ajournée, il se tiendra prêt à détruire le pont au premier coup de canon entendu. Mais ce message arrivera trop tard.
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Dans la nuit précédant l'attaque, Pablo le chef des partisans, déserte après avoir débusqué les détonateurs qu'il jette à l'eau. Puis, pris de remords, il revient avec des renforts.
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À l'aube, entendant les bombardiers républicains larguer leurs bombes, la troupe de Robert Jordan lance l'attaque du pont, le détruit et se replie avec de lourdes pertes.
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En pleine retraite, Robert Jordan est blessé. Intransportable, il reste en arrière pour couvrir ses amis après leur avoir fait ses adieux.
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La nuit du décret de Michel Del Castillo
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Jeune inspecteur à la section financière de Murcie en Espagne, marié et père de deux enfants, Santiago Laredo est muté à la brigade criminelle de Huesca.
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S'il t'est d'abord réjoui de sa nouvelle affectation, il ne tarde pas ressentir une inquiétude grandissante. De tous côtés en effet - ses collègues, sa femme, ses supérieurs -, on s'emploie à le mettre en garde contre son futur chef hiérarchique, le directeur de la Sûreté de Huesca, Avelino Pared.
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Intrigué au point de mener sur lui une véritable enquête, fasciné, happé enfin par ce personnage énigmatique et cruel, le jeune inspecteur entreprend un étrange voyage au bout de l'horreur.
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Par réfractions successives, Avelino Pared, comme dans un jeu de miroirs, révèle à Laredo la réalité de cinquante ans de l'histoire de son pays avant de lui prouver sa propre culpabilité.Au terme de cette descente aux enfers, l'inspecteur aura tout perdu, hormis peut-être une lucidité durement acquise.
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Roman non pas policier mais de et sur la police, la Nuit du Décret pose deux interrogations, deux questions singulières : comment et pourquoi devient-on policier bien sûr, mais encore en filigrane : tout romancier, dans ses manies, ses recherches et ses enquêtes, n'est-il pas un policier qui s'ignore?
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Les Etoiles froides de Michel del Castillo
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"Toute seule, aussi seule, pauvre petite fille riche." Ce pourrait être le refrain d'une chanson ; c'est ce qui caractérise, entre attraction et répulsion, le personnage de Clara del Monte dans ce roman. Insaisissable, égocentrique, obnubilée par le faste et le plaisir, Clara, pianiste douée qui joue à cinq ans, en 1911, devant l'Infante et le roi, est un monstre.
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Monstre de beauté et de duplicité, experte ès trahisons, figure inhumaine qui excède toutes les catégories et les étiquettes.
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Par touches successives, plus compromettantes les unes que les autres, son portrait nous est révélé grâce aux archives d'Elisa Toldo, biographe reconnue et tante de la narratrice, Angelina. Lues et commentées par cette dernière qui a pour tâche d'achever le livre commencé par Elisa, les pièces du dossier défilent, effroyablement objectives, appuyées sur les événements qui déchirent l'Espagne des années trente.
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Marquée par une enfance passée aux côtés d'un père infirme rejeté par sa mère qui le trompe avec un avocat véreux, Clara n'aspire qu'à épuiser sa liberté, dilapider une fortune attirant toutes les convoitises et, par-dessus tout, jouir.
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Mariée plusieurs fois, mettant au monde quatre enfants, maîtresse de deux frères à la fois, Juan et Nolito – à une époque où l'adultère est un délit et le divorce un scandale –, Clara devient l'emblème d'une Espagne en perdition, pendant d'une autre conscience éclatée : celle, magnifiquement rendue dans ces pages, de Federico Garcia Lorca, hanté tout comme la jeune femme par le droit à la différence qu'il défend dans le Romancero gitano
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Empruntée au poète auquel Angelina consacre une thèse de doctorat, une formule résume les trajectoires chaotiques des deux personnages, livrés à la furie des franquistes, des phalangistes, des nationalistes, des "rouges" et des fascistes :"Pero yo ya no soy yo,mi casa es ya mi casa"("mais je ne suis plus moi, ni ma maison ma maison").
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On retrouve au fil des pages une description de la chute de la monarchie d'Alphonse XIII, des dysfonctionnements de la jeune république et des redoutables pelotons de "promeneurs", les "paseadores" mis en scène naguère par Manuel Rivas dans un roman aussi bouleversant que celui de Castillo :
Le Crayon du charpentier. Sublimant le tout, catastrophe des catastrophes sur fond de misère sociale, de milices indéterminées et de destruction irrévocable, culmine à la pointe du récit la folie amoureuse qui lie Clara la républicaine, "pute et criminelle" à Nolito et Juan Moran les phalangistes !
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Les Étoiles froides peut se lire tel un roman où la fiction côtoie la réalité. Mais ceux qui suivent Michel del Castillo depuis trente ans reconnaîtront la part autobiographique du récit, où la patiente reconstitution par un enfant
De père français, descendant des del Monte, de la vérité correspondant à ses propres souvenirs madrilènes.
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Une vérité tronquée par une mère aux multiples masques (voir La Gloire de Dina, L'Adieu au siècle), dont l'un recouvre le visage altier de Clara. À la lumière des exactions qu'elles éclairent, jamais effectivement les étoiles n'ont paru si "froides" pour autant que, à l'instar de l'Espagne, "la vérité finit toujours par vous rattraper".
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Les Portes du sang de Michel del Castillo
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Les Portes du sang constitue le deuxième volet d'un triptyque romanesque inauguré par Les étoiles froides (Stock, 2001).
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Avec un recul de cinquante ans, Elisa Toldo (relayée, après sa mort, par sa nièce Angelina) y poursuit sa tentative de réunir tous les témoignages - à charge ou à décharge - sur Clara del Monte, le personnage central, femme énigmatique, scandaleuse, flamboyante et perverse.
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Avec son plus jeune fils, Javier, surnommé Tchoun-tchoun et qui deviendra un pianiste célèbre sous le nom de Xavier Montel, Clara a été contrainte de fuir l'Espagne après la victoire des franquistes.
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Elle se retrouve en France avec Tchoun-tchoun qui a alors six ans, accueillie froidement par Georges Franton, le père de l'enfant, cette France qui, à son tour, se prépare à la guerre.
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Ainsi, de 1939 à 1942, Clara et son fils vont connaître les tourments des exilés : séjour à Vichy, internement dans le camp de Rieucros (Lozère), maladies, pérégrinations entre Montpellier, Marseille et enfin Paris.Selon tous les témoins de l'époque, Clara a perdu son aura, son pouvoir de conduire sa vie à sa guise.
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La voilà contrainte, pour survivre, d'user d'expédients, quémandant une aide, mentant avec le même aplomb qu'au temps de sa splendeur, se lançant dans de mystérieuses intrigues, se croyant encore capable de manipulations alors que c'est elle qui est ballottée au gré de forces qu'elle ne contrôle plus.Mais s'il ne s'agissait que d'elle !
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Or, il y a l'enfant, Tchoun-tchoun, qui va comme il le pourra, tenter de suivre cette mère qu'il adore même quand elle le rudoie ou l'éloigne d'elle, sans qu'il y comprenne rien, lui laissant pour seule consolation son piano et ses lectures.
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Tel est le véritable thème et l'enjeu de ce roman : élucider la nature des relations entre Clara et ce fils qu'elle aime, sans doute, mais qui l'encombre. Car il empêche la femme triomphante décrite dans Les étoiles froides et désormais déchue de retrouver son pouvoir, les succès, la fortune.
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Comment expliquer cette étrange passion entre la mère et l'enfant, où se mêlent amour, colère, attirance et rejet ? Tout au long de ce roman, Xavier (au contraire d'autres témoins sollicités par Elisa) se révèle incapable de relater exactement ce qui lui est arrivé - cette histoire "probable, trouée d'incertitudes."
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Et c'est ce mystère indéchiffrable, malgré la ténacité de l'adulte cherchant à comprendre l'enfant qu'il fut et la mère qu'il eut alors, c'est ce mystère qui donne au roman sa force dramatique. Et sa charge d'émotion.
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Le refus revendiqué et assumé de toute analyse psychologique et de tout jugement laisse au romancier une seule voie. Michel del Castillo s'en explique dans une préface qui constitue une sorte d' "ouverture" (et sans doute une "clé" de lecture). Il y écrit : "L'art n'est pas moral, non plus immoral…
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Il se contente de montrer ce désordre terrible en suscitant notre pitié. Il nous rend fraternels par l'exploration de nos propres abîmes."Clara del Monte et Tchoun-Tchoun son fils de six ans ont fui le franquisme pour arriver dans une France qui se prépare à son tour à la guerre. Ils vont alors connaître les angoisses des exilés. Cinquante ans plus tard, Elisa Toldo, une amie de Tchoun-Tchoun devenu le célèbre pianiste Xavier Montel, mène l'enquête sur Clara et leur relation mère-fils.
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La guerre d'Espagne
(également souvent désignée sous le nom de guerre civile espagnole ou moins fréquemment de révolution espagnole), est un conflit qui opposa, en Espagne, le camp des « nationalistes » à celui des « républicains » réunissant, parfois avec de vives tensions, communistes, socialistes, républicains et anarchistes.
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Elle se déroula de juillet 1936 à avril 1939 et s'acheva par la défaite des républicains et l'établissement de la dictature de Francisco Franco, qui conserva le pouvoir absolu jusqu'à sa mort en 1975.
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Cette guerre fut la conséquence, sur le long terme, des malaises sociaux, économiques, culturels et politiques qui accablaient l'Espagne depuis plusieurs générations. Après la proclamation de la
IIe République en 1931, l'exacerbation croissante des tensions entre Espagnols culmina avec l'insurrection durement réprimée des Asturies (1934) et la résurgence de troubles civils et de violences réciproques au printemps 1936, après la victoire électorale du Frente Popular.
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Préparé de longue date, le soulèvement militaire et civil du camp franquiste éclata le 18 juillet 1936, mais sa mise en échec partielle contraignit les deux camps à se livrer une guerre totale imprévue, longue et meurtrière.
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Le conflit prit aussi la forme, dans certains territoires sous contrôle républicain, d'une
révolution sociale qui aboutit à la collectivisation des terres et des usines, et expérimenta différentes sortes d'organisation de type socialiste (soutenues notamment par des anarchistes de la CNT).
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Violences et exécutions

La guerre d'Espagne a été particulièrement violente, surtout lors des grandes batailles (Teruel, mais surtout bataille de l'Èbre). Mais la guerre a également été marquée par des tueries en dehors des combats à proprement parler.
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Il y a eu des exécutions, parfois sommaires, parfois organisées et même précédées de jugements hâtifs.
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Lors de cette « révolution » des atrocités sont commises de part et d'autres.

Bartolomé Bennassar explique ainsi :

« Il y eut bien, face à face, deux volontés d'extermination, l'une plus organisée, c'est vrai, l'autre plus instinctive, l'une et l'autre exacerbées.
»
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En zone nationaliste

Les militaires fidèles au gouvernement sont les premières victimes partout où les rebelles prennent le pouvoir (hors de tout combat).
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Il s'ensuit le massacre des militants et sympathisants des syndicats et organisations de gauche à partir de listes établies à l'avance.
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Au fur et à mesure de la progression des troupes rebelles et de la prise des villes et villages au tout début de la guerre, les militants et sympathisants de la République sont systématiquement arrêtés, emprisonnés ou fusillés. Ce seront ainsi des dizaines de milliers de victimes qui seront exécutées sommairement .
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Un des plus grands massacres collectifs a lieu les
14 et 15 août 1936 à Badajoz, en Extremadure, où de nombreux miliciens désarmés sont sommairement fusillés, lorsque les nationalistes, principalement des unités de la Légion, s'emparent de la ville. Ce massacre a été révélé pour la première fois par deux journalistes français et un journaliste portugais. Le bilan est à l'époque évalué à 2 000 victimes, mais il est, selon Hugh Thomas, plus proche de 200 .
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Au Pays Basque, la répression frappe notamment le clergé catholique qui avait maintenu la présence de l'Église en territoire républicain alors que la hiérarchie avait choisi le camp nationaliste. Le 27 octobre 1936, 16 prêtres sont fusillés, d'autres sont emprisonnés ou expulsés de la région
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La fin de la guerre n'a pas signifié pour autant le retour à la paix.
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Les exécutions se poursuivront au cours des années suivantes, manifestant la soif de vengeance des vainqueurs caractérisant le régime dictatorial pendant de longues années et la misère et la terreur pour les vaincus . Les lettres de dénonciation sont tellement nombreuses que la prescription des délits politiques non dénoncés est ramenée de quinze à deux ans dès janvier 1940 .
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En zone républicaine

Les massacres des opposants commencent dès le début de la rébellion.
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L'appartenance sociale ou politique suffit la plupart du temps dans l'acte d'accusation pour justifier une exécution.
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Ce fut le cas par exemple pour les officiers de la garnison de Lérida, les officiers de la base navale de Minorque et ceux de Carthagène.
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Ce fut aussi le cas pour les députés de droite pourchassés en zone républicaine et dont 24 sont exécutés.
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illustration : L'église et le couvent de Belchite, détruits pendant la guerre d'Espagne.
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Les prêtres et les religieuses sont parmi les autres principales victimes de ces massacres, notamment en
Catalogne.
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Selon les études consacrées à la fureur qui a saisi l'Espagne en 1936, plus de 7 000 religieux dont 13 évêques, 4 184 prêtres, 2 365 moines et 283 religieuses ont été assassinés durant cette période.
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Soit 88 % du clergé dans le seul diocèse de Barbastro (Aragon), dont l'évêque, Mgr Asensio Barroso, émasculé vivant avant d'être assassiné le 9 août 1936.
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Neuf diocèses perdirent ainsi plus de la moitié de leur clergé, la seule appartenance à ce dernier étant justiciable d'une exécution sommaire. Ceux qui ont pu y échapper se trouvaient en zone nationaliste, ou avaient pu fuir, se cacher ou bénéficier de protections.
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À ces tueries s'ajoutèrent les incendies d'églises et de couvents, les profanations d'autels et de sépultures. En septembre 1936, devant des réfugiés espagnols, le pape Pie XI dénonçait ce qu'il désignait comme une « haine de Dieu satanique professée par les républicains ».
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À partir du
23 août, des tribunaux populaires donnent un formalisme juridique aux exécutions. Des commissions d'épuration sont mises en place afin de recenser les suspects à partir de leurs antécédents sociopolitiques. En Asturies par exemple, elles dressent les listes des sympathisants des partis de droite dont les « plus chanceux » sont victimes d'expropriation.
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Durant l'été 1936
, en plus des 7 000 à 8 000 religieux, près de 2 000 phalangistes sont massacrés en zone républicaine, hors de tout combat, sans que le gouvernement ne condamne un seul instant ces crimes commis par ses propres partisans des milices syndicales (« les patrouilles de l'aube ») et sans que cela soit en représailles de fusillade du camp adverse.
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Des actes d'une grande violence frapperont notamment les religieuses ou les jeunes filles des organisations catholiques tombées entre les mains des républicains. La conséquence immédiate sera le ralliement de nombreux centristes catholiques aux militaires insurgés.
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À
Madrid, entre 1936 et 1939, selon César Vidal, près de 15 000 personnes auraient été fusillées. Des exécutions sommaires massives ont lieu à partir notamment du 22 août 1936, et coûtent la vie à plusieurs anciens ministres de la République comme José Martínez de Velasco, Manuel Rico, Ramón Álvarez ainsi qu'à Melquíades Álvarez, chef du parti libéral-républicain et Fernando Primo de Rivera, frère du fondateur de la Phalange.
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Les détenus politiques de
Jaén transférés vers Madrid sont exécutés en chemin. À Malaga, le 30 septembre, 130 personnes sont fusillées.
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Du 2 au
6 novembre 1936, cinq mille personnes sont fusillées à Paracuellos et Torrejón de Ardoz, et enterrées dans des fosses communes. Les victimes sont à la fois des détenus madrilènes évacués de la ville, des étudiants d'un collège catholique et les membres de familles aisées de la ville.
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Les responsables seraient, selon certains historiens, Margarita Nelken, une députée socialiste, et Santiago Carrillo, qui continue de nier le rôle qui lui est attribué dans ces massacres.
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A partir de mars 1937, les victimes des massacres des républicains vont davantage concerner le camp républicain lui-même. En effet, les tensions au sein même de l'Espagne républicaine conduiront à des affrontements internes sanglants (d’un côté anarchistes et communistes hétérodoxes, de l’autre le PSUC - parti inféodé à l'URSS stalinienne), qui conduiront à la chute de
Barcelone.
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L'affrontement principal au sein du camp républicain a lieu en mai 1937 et aboutit à l'écrasement par les armes du courant révolutionnaire. Ces conflits internes qui ont vu les partisans libertaires et ceux du Parti ouvrier d'unification marxiste (POUM) massacrés par des groupes d'intervention soviétiques soutenus par le NKVD expliquent pour une large part la dégradation de l'assise républicaine, incapable de reconquérir le terrain perdu sur les nationalistes.
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Victimes
Le chiffre des victimes reste difficile à quantifier. Les sources manquent parfois, soit qu'elles n'aient pas été constituées, soient qu'elles aient disparu. Quand elles existent, elles sont souvent manipulées ou accusées de l'être, et font donc encore parfois l'objet de controverse.
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Dans les deux camps, on a pu parler d'un million de morts (chiffre énorme pour un pays de 26 millions d'habitants), mais ce chiffre est largement considéré comme exagéré.
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Actuellement, les estimations les plus sérieuses varient entre 380 000 et 451 000 morts des conséquences directes de la guerre.
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Les chiffres suivants
sont des estimations :

100 000 à 285 000 soldats morts au combat (pertes militaires directes)
10 000 à 150 000 civils morts des bombardements
40 000 à 200 000 exécutions en zone nationaliste
20 000 à 86 000 exécutions en zone républicaine
30 000 à 200 000 exécutions par le gouvernement franquiste entre 1939 et 1943
La seule bataille de l'Èbre aurait fait près de 60 000 victimes.
Il faut ajouter à ces chiffres la surmortalité due à la famine ou aux épidémies mais le chiffre de ces victimes (estimé à 330 000) est difficile à établir.
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Réfugiés et exilés

La guerre a entraîné d'importants mouvements de population, souvent décidés dans la précipitation sans projet précis pour les personnes déplacées. Si certains de ces déplacements se sont faits à l'intérieur de l'Espagne, la guerre a surtout conduit des Espagnols à quitter leur pays, souvent de manière provisoire, parfois de manière définitive.
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Les premiers mois, voire les premiers jours de la guerre voient le début de l'exode : depuis le
Pays basque, des républicains quittent le pays pour la France ; en Catalogne, ce sont des personnes méfiantes voire hostiles envers les républicains qui partent, par bateau, vers Marseille ou vers l'Algérie.
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Par la suite, de nombreuses personnes, républicaines pour la plupart, ont quitté l'Espagne. Les destinations ont été variées, mais c'est la France qui a été la plus choisie, les trois autres grands pays d'
exil ou de refuge étant le Royaume-Uni, le Mexique et l'URSS.
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En France même, ce sont les départements du Sud-Ouest, à proximité de l'Espagne, qui ont accueilli le plus de réfugiés, avec une forte immigration espagnole dans les villes de Bordeaux et de Toulouse, où résidaient déjà des Espagnols.
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Les autres départements de la côte Atlantique (Loire-Inférieure notamment) ont également été concernés, ainsi que le Massif central, les Bouches-du-Rhône et la région parisienne.
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L'accueil des arrivants a été très différent d'un endroit à l'autre : tantôt ils étaient bien reçus et faisaient même l'objet d'actions de solidarité, tantôt ils étaient regardés avec méfiance voire hostilité dans une France en crise marquée par certaines formes de
xénophobie.
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Cette émigration vers la France a connu un mouvement d'accélération important au cours de la bataille de l'Èbre et dans les mois suivants, dans un mouvement appelé la retirada (retraite).
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En mars 1939, le nombre de réfugiés espagnols en France a été estimé à 440 000 personnes (d'après l'information de Valière au gouvernement français, 9 mars 1939).
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Devant un tel afflux, les autorités françaises se sont trouvées débordées, et certains de ces réfugiés se sont trouvé regroupés dans des « camps de concentration », suivant le terme employé officiellement à l'époque.
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Cet épisode a eu un fort retentissement dans l'imaginaire des républicains espagnols, laissant le souvenir d'un pays peu ouvert aux républicains anti-fascistes.
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Le départ d'Espagne de toutes ces personnes n'a pas toujours été définitif. Certains même, pendant la guerre, n'ont fait que passer par la France pour quitter le pays basque, occupé par les nationalistes, et rentrer par la Catalogne, encore tenue par les Républicains.
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Toutefois, la plupart de ceux qui ont quitté le pays n'y sont pas revenus avant la fin de la guerre civile. Certains réfugiés sont retournés dans l'Espagne franquiste, en particulier quand le régime s'est adouci, d'autres ont attendu la transition démocratique.
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En réalité, pour de nombreux républicains espagnols, l'installation à l'étranger est devenue définitive, mais ces familles gardent le souvenir de la guerre civile.
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En
1939-1940, beaucoup de républicains demandent à s'engager dans les bataillons étrangers de l'armée française, malgré la méfiance des officiers français envers ces « Rouges ».
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Par la suite, ils sont nombreux à rejoindre la résistance française, les maquis (on parle de 60 000 maquisards espagnols dans le Sud-Ouest en 1944) et les Forces françaises libres. Lors de la libération de Paris, le premier détachement de l'armée Leclerc à entrer dans Paris est une section espagnole.
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Parmi les figures de l'émigration républicaine,
Jorge Semprún. - source: wikipédia

jeudi 19 novembre 2009

Victor Hugo : «La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde? Elle le doit»

C'est fou ce que je retrouve comme chose en faisant du ménage d'anciens blogs... un vieil article paru dans Marianne...
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illustration : "la liseuse" de Mary Cassatt
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Dominique Jamet avait imaginé, pour Marianne, une série d'entretiens posthumes avec les plus grands auteurs français, de Rabelais à Sartre. Pour ceux qui n'avaient pas eu la chance de les lire en 2006, nous les republions dans leur intégralité.
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Aujourd'hui, Victor Hugo.
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illustration : Portrait de Victor Hugo (1879)
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Ce diable d'homme est toujours vert, de ce vert dont on fait les volées de bois. Et, malgré son grand âge, il est encore prêt à en donner.
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La preuve...
Victor Hugo me reçoit dans ce magnifique palais du Luxembourg dont la République tardivement reconnaissante lui a fait don, on s'en souvient, pour le deux-centième anniversaire de sa naissance.
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Dans les jardins, désormais privatifs, des enfants s'ébattent par centaines autour du bassin et sous les frondaisons: ils constituent la descendance de l'écrivain, légitimes et légitimés pêle-mêle.
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Côté rue de Vaugirard, s'étire sur le trottoir en interminable file une foule colorée et silencieuse. En dépit de l'âge, l'immense poète a encore gagné en stature, à vue de nez une bonne vingtaine de centimètres. «C'est dit-il, que le jeune homme est beau mais le vieillard est grand.»
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Malgré de petits problèmes d'audition, l'auteur des Misérables, qui refuse d'être appareillé, est toujours vert, de ce vert dont on fait les volées de bois. Bien qu'il ait accepté récemment de recevoir des implants dentaires, on ne peut pas dire qu'il mâche ses mots. Victor Hugo, quel jugement le sénateur inamovible que vous êtes porte-t-il sur Factuel gouvernement? Ce gouvernement n'est pas un gouvernement, c'est un complot Ce n'est pas une équipe, c'est une débandade.
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Ce n'est pas une politique, c'est une déroute. Ce n'est pas un ministère, c'est un hôpital... Envers lequel vous manquez singulièrement à la charité... Mensonges, dédain et morgue... Villepin, ce nom à lui seul est un programme. On a détruit la Bastille, on a incendié les Tuileries, mais le Château est toujours là. On a chassé Charles X, mais Polignac est resté en place.
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Il n'y a donc aucune chance que vous votiez le budget que présentera ce gouvernement à l'automne... Ce budget pas plus qu'un autre, venant de ce gouvernement pas plus que d'un autre gouvernement. Il y a soixante ans, vous le savez, depuis la fin de la dernière grande tuerie qui a ensanglanté l'Europe et le monde, qui a vu le frère se jeter sur le frère, Abel égorger Caïn, Castor éventrer Pollux, Etéocle poignarder Polynice, j'ai annoncé que je ne voterais aucun budget qui comporterait un chapitre militaire.
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C'est un engagement que j'ai pris envers ma conscience, ma conscience seule pourrait m'en délier. Il faut consacrer les milliards gaspillés pour la défense à la seule guerre qui soit juste et féconde, à la guerre contre l'ignorance, la misère, la maladie et la faim. Il faut que l'obus qui saccage, la bombe qui détruit, le missile qui dévaste laissent la place à la fusée qui découvre, au microscope qui scrute l'infiniment petit, au télescope qui explore l'infiniment lointain.
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Quoi! On aurait aboli la peine de mort, cette arme absolue de la guerre que la justice livre au crime, et on n'abolirait pas la guerre, cette extension de la peine de mort à toute l'humanité. L'esprit pris de vertige recule devant ce gouffre. La barbarie dit: «Tue!» La civilisation répond: «Qui t'a permis de me tutoyer?»
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Vous qui fûtes le prophète visionnaire et l'infatigable barde des Etats-Unis d'Europe, vous avez l'an dernier préconisé le non au référendum qui aurait donné une constitution à l'Europe. Votre prise de position a été mal comprise. M. Ramier a parlé de paradoxe, M. Cohn-Bendit a mis en cause votre lucidité, M. Juppé a mis en doute votre intégrité... mentale, M. Giscard d'Estaing a stigmatisé ce reniement de toutes vos convictions. Oui, on a dit ici et là que les Français avaient refusé un texte que la France avait élaboré, présenté et soutenu.
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Mais c'est confondre la France et un quarteron de notables sans légitimité. Un giscarnaval n'est pas une épiphanie. La France, par bonheur consultée, a rejeté une proposition à laquelle les Français n'avaient été nullement associés. Il n'y aura de constitution européenne que le jour où sera soumise à l'approbation de tous les peuples d'Europe, et non de leurs parlements, une charte discutée, délibérée et adoptée par une Assemblée constituante élue à cet effet.
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Alors, le oui déferlera comme une vague immense et emportera toutes les résistances et tous les vestiges du passé. Je ne sais pas si je verrai ce jour, mais nos enfants le verront. L'Europe sera parce qu'elle est. En attendant, l'Europe n'avance pas. Oui, l'Europe sans la France est paralysée. La France sans l'Europe est aveugle. Unissez ces deux infirmités, fédérez ces deux impuissances l'une à l'autre, et vous aurez une force invincible.
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Vous vous êtes élevé avec force contre toutes les propositions restrictives de l'immigration. Mesurez-vous les conséquences qu'aurait la suppression de tout contrôle, de toute limitation, de toute règle? Oui. Je ne sais plus qui a dit: «La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde.» Cette France-là n'est pas la mienne. La France doit accueillir toute la misère du monde. Il faut toutes les couleurs pour faire un arc-en-ciel. Ma patrie, c'est la Terre. Ma race, c'est l'humanité. Je ne sais pas ce qu'est un illégal, un clandestin, puisque je ne sais pas ce qu'est un étranger. Tous les sans-papiers, tous les sans-logis, tous les sans-avoir peuvent se présenter chez moi. Ma porte leur est ouverte. Qu'ils le sachent!
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On assure que vous travaillez à un nouveau poème, plus ambitieux que la Légende des siècles, plus définitif que la Fin de Satan... Oui, c'est le grand dialogue entre celui qui est tout et celui qui n'est rien. Cela s'appellera Toi et moi. Toi, c'est Dieu, et moi...
C'est vous.
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Depuis quelques minutes, on tambourine à la porte. La rumeur et l'obsédant roulement des djembés ne cessent d'enfler dans l'escalier monumental. Hugo ne réagit pas, bon coeur peut être dur d'oreille. Mais Fatoumata, la petite soubrette sénégalaise en robe noire et tablier blanc, entre effarée dans le bureau du patriarche. C'est elle que des paparazzi ont surprise l'autre jour alors qu'elle sortait de l'hôtel Raphaël en compagnie de son patron. Le ministère de l'Intérieur a réussi à empêcher la publication des photos. «Monsieur, dit-elle, il y a là des milliers de gens qui vous demandent.» Alors Hugo, superbe: «Qu'ils entrent. Ils sont ici chez eux!» Il ajoute, mezza voce: «Dans la limite des places disponibles.»
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Retrouvez les autres entretiens posthumes de Dominique Jamet.
Cliquez ici.
source : Marianne

Arkadi et Gueorgui Vainer - La corde et la pierre


je suis en train de vider un ancien blog... alors souvenir de lecture...

Assez impressionnant ce roman. Polar russe mais aussi, étude de la société russe des années 70...
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illustration : "la liseuse" d’Anthony Christian
Moscou 1978.
L’URSS nage en plein marasme économique et social. La misère galope dans les rues pouilleuses de la capitale soviétique, comme si le chaos général n’était plus qu’une question de secondes…
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Aliocha Epantchine, fils d’un général sanguinaire qui officiait sous Staline, vivote misérablement dans un appartement communautaire.
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Ecrivain censuré, alcoolique notoire, Aliocha est le canard boiteux de la famille, comparé à ses frères qui travaillent dans les organismes d’Etat.
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Il n’y a bien que l’amour passionné qu’il éprouve pour Ula, une belle étudiante juive, qui le tient encore en vie. Mais pour combien de temps ?
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Ula est en effet hantée par un souvenir sanglant : l’assassinat en 1948, à Vilnius, de son père, artiste de renom exécuté par les hommes de Beria.
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Signe avant-coureur des grandes purges antisémites qui durèrent jusqu’à la mort du ” Petit Père des Peuples “.
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Pour l’amour d’Ula, Aliocha décide de se rendre dans les pays Baltes pour découvrir l’identité des tueurs. Mais, sans le savoir, il réveille les monstres endormis de l’ère stalinienne. La machine répressive se met alors en marche, prête à broyer des vies, des amours, des espoirs, comme elle le fait depuis des décennies…
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Très bonne critique de Sahkti ,trouvée sur "Critiques libres"
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Russie de plomb

Ames sensibles et moral bas, s'abstenir!
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Voilà un roman sombre, noir, déprimant par moment tant l'injustice et la révolte guettent.
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Pas étonnant que les frères Vaïner aient caché ce manuscrit pendant de nombreuses années, par peur de la censure et des représailles! Car c'est tout un système qui est ici montré du doigt et dénoncé, celui de la Russie des années 70, des années de plomb.
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Sous prétexte de raconter l'enquête menée par Aliocha, un auteur poivrot et rejeté qui cherche à démêler l'intrigue de la mort du père de sa petite amie Ula, A. et G.Vaïner plongent dans le système étouffant et ô combien puissant de la bureaucratie soviétique.
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Comment humilier les gens, les réduire au silence, semer le néant dans la vie des uns et des autres au gré des humeurs politiques, comment passer du goulag à l'hôpital psychiatrique, comment surveiller et contrôler la culture, bref comment asservir tout un peuple.
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Les frères Vaîner ne mènent pas ici une dénonciation militante et virulente, ce n'est pas un essai ou un pamphlet, mais bien un roman policier, moyen détourné mais tout aussi efficace d'aborder la réalité par le biais d'une histoire connexe.
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L'occasion de glisser ça et là des détails, des morceaux d'Histoire et de vérité, de poser un contexte qui finit par s'insinuer peu à peu dans la tête du lecteur, au point de le dégoûter de ce régime totalitaire, de cette pensée antisémite et de ce pouvoir destructeur.
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Heureusement, quelque part, que l'écriture des Vaïner est un brin emportée et lyrique, ça permet de respirer et de prendre un certain recul face au contenu, très noir, de l'ensemble.
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La réédition par Gallimard/Folio Policier de ce roman initialement publié par Gallimard/Série Noire est bienvenue, car elle remet en lumière cet ouvrage qui dénonce une certaine Russie, dont les critères démocratiques ont certes évolué mais pas encore tant que cela.
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L'Union soviétique d'hier n'est bien sûr par la Russie d'aujourd'hui (quoique dans les coulisses, certaines méthodes ont toujours cours), mais des pays voisins, inspirés des exemples du passé, auraient tendance à reproduire quelques erreurs néfastes... -
ttp://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/16916

le tag du jour : la couleur bleue

en pleine lecture de la blogosphère littéraire sur google-reader...

plus précisément chez
Son amie Soie et son amie Karine
proposent le jeu suivant:
je dois choisir dans mes albums
sept photos
à dominante bleue
et
taguer à mon tour sept personnes.
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Je propose le jeu à
Martine, Selma, Marcela, Vagabonde
Sophie, Mazel et Annick
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illustration trouvée chez elle : Matisse
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Alors, allons-y :
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Camille Corot
*
Georgette AGUTTE
*
Édouard Manet
*
Marcio Melo
*
Samuel Hoffman
*
Suzanne Valadon
*
Oleg Zhivetin
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et comme malgré tout mon blog ce veut littéraire... un polar en plus...
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La couleur bleue de Jörg Kastner
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Un tableau peut-il rendre fou et pousser au meurtre ?
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Un suspense haletant dans la hollande du XVIIe siècle autour du génial Rembrandt. Amsterdam, 1669 : un teinturier spécialisé dans la couleur bleue assassine sauvagement sa famille.
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Le lendemain, le gardien de sa prison est lui-même pris d'un accès de folie et massacre sa compagne. Quel secret se dissimule derrière ces meurtres ? Pourquoi un mystérieux tableau est-il lié à chacun d'eux ?
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C'est ce que devra découvrir le jeune Cornélis, élève de Rembrandt et amoureux de la fille de celui-ci. Pour dénouer les fils de cette sanglante histoire, le voilà entraîné dans une course rocambolesque, où les haines religieuses se mêlent au commerce illicite de la Compagnie des Indes, et où les tableaux des grands maîtres servent d'appâts aux amours tarifées de luxe. Couleur rare et sacrée, le bleu serait il l'incarnation du mal et du crime ?
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pour le moment je réfléchis encore qui tagger !

mercredi 18 novembre 2009

Rendez-vous en 2010 pour célébrer les 30 ans du Salon



La prochaine édition du Salon du livre
se tiendra Porte de Versailles
du 26 au 31 mars.

tags en cours...

Belle de nuit a tagé Madame Charlotte... .
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La chose consiste à citer 7 choses aimées et 7 blogs méritant le Prix de l’amitié (chabada bada).
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et Madame Charlotte a tagé : Les 7 blogs dans le désordre aussi : Cryssilda, Isil, Mazel, Valériane, Kesalul, AcrO, Lou
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C'est donc à mon tour...
J'aime

1- les livres, qui m'ouvrent de nouveaux horizons
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2- la lecture, qui me permet de m'évader du quotidien
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3- les bibliothèque et les librairie, pour leurs odeurs et les rencontres...
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4- les bouquinistes et les brocantes, pour toutes les trouvailles littéraires passées...
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5- les greniers, et tout leur bric-à-brac,
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6- les lecteurs, parce qu'avec eux, je me sens bien
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7- les blogs littéraires, pour les tentations de lecture que j'y trouve...


Pour les 7 blogs ... pas facile
(trop ou pas assez ! un peu au hasard...)

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