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jeudi 10 septembre 2009

Robert Louis Stevenson - Un roi barbare, Essai sur H. D. Thoreau

Envie de lire...
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« On peut trouver une sorte de noblesse rustre, la noblesse d’un roi barbare, dans la confiance inébranlable que Thoreau a en lui-même et dans son indifférence aux désirs, aux pensées et aux souffrances d’autrui. »
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À l’image de ce jugement à l’emporte-pièce, Robert Louis Stevenson oscille, dans cet essai (inédit en français) publié dans le Cornhill Magazine en juin 1880, entre réelle admiration et profond agacement envers son illustre aîné. Il fait grand cas de Walden mais la froideur toute puritaine de l’écrivain l’irrite.
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À l’heure où certains font d’Henry David Thoreau un précurseur éclairé des philosophies alternatives de ce début de siècle, il est intéressant de s’attarder un peu sur le portrait contrasté et parfois partial qu’en a brossé Stevenson.
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Depuis 2002, Finitude publie, au rythme d'une dizaine de titres par an, de la littérature française ou étrangère, et construit peu à peu un catalogue dans lequel se mêlent des auteurs d'hier et d'aujourd'hui. On croise là des livres oubliés à redécouvrir, des inédits d'auteurs plus ou moins célèbres et des œuvres de jeunes écrivains.

lundi 8 décembre 2008

Décès de l'un des plus grands éditeurs arabes

Egypte

Mohammed Madbouli est décédé vendredi à l'âge de 70 ans des suites d'un cancer.
L'éditeur « le plus célèbre d'Egypte et du monde arabe », selon le quotidien égyptien Al-Ahram, doit notamment sa renommée au fait d'avoir publié ou distribué des ouvrages interdits.

Mohammed Madbouli est l’exemple type de l’autodidacte de génie. Il a en effet commencé par vendre des journaux dans le centre du Caire. Il avait alors six ans et était analphabète.

A force de voir ces mots imprimés, Madbouli a fini par savoir lire, et mieux, il a décidé que lui aussi publierait des écrits. Le petit vendeur a progressivement agrandi la surface qu’il occupait sur le trottoir d'une place du Caire, proposant journaux, magazines, mais aussi des livres.

Grâce à son flair, il savait choisir les livres qui marchaient, notamment ceux qui étaient plus ou moins interdits. Les affaires tournant à plein régime, Madbouli a loué une boutique, puis s’est lancé dans l’édition.

Dans une Egypte où la liberté d’expression était balbutiante, Madbouli est parti du principe que la polémique était la meilleure publicité pour les ouvrages qu’il publiait. Il a donc choisi des auteurs décriés par le pouvoir ou le contre-pouvoir islamiste.
C’est ainsi que les Egyptiens ont pu lire les poèmes contestataires de Ahmed Fouad Negm et les pamphlets de la féministe de gauche Nawal Saadaoui.

Reste à savoir si la maison d’édition survivra après la mort de son patron, qui bravait police et islamistes.-Alexandre Buccianti

Article publié le 06/12/2008 Dernière mise à jour le 06/12/2008 à 21:53 TU