Affichage des articles dont le libellé est daeninckx-didier. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est daeninckx-didier. Afficher tous les articles

mercredi 10 novembre 2010

retour de la bibliothèque = + 4

Bonjour tout le monde,
me voilà de retour de la bibliothèque... des livres en retard à rendre et "La onzième plaie" de Aurélien Molas retenu... Las ! j'ai trop traîné et le livre c'est envolé ailleurs... et je m'étais promis de résister, mais impossible, me voila donc avec 4 livres de plus à lire !

Rafal Olbinski
Détails sur le produitLa malédiction des colombes de Louise Erdrich - 496 pages - Editeur : ALBIN MICHEL (18 août 2010)Collection : Terres d'Amérique

« L’homme répara le fusil et la balle glissa en douceur dans la chambre. Il l’essaya plusieurs fois, puis se leva et se tint au-dessus du berceau… L’homme épaula le fusil. Autour de lui, dans la pièce close, l’odeur du sang frais montait de toute part. »

Depuis toujours, la petite ville de Pluto, Dakota du Nord, vit sous « la malédiction des colombes » qui dévorent ses maigres récoltes comme le passé dévore le présent.

Evelina Harp, une adolescente ambitieuse, n’attend qu’une seule chose de cette année 1967 : tomber follement amoureuse. C’est en écoutant les histoires de Mooshum, son grand-père indien, qu’elle a pris connaissance du massacre d’une famille de fermiers blancs qui, en 1911, a bouleversé les habitants de la ville et donné lieu au lynchage de quatre Indiens innocents. Un crime dont le juge Antone Bazil Coutts connaît les ressorts secrets et mesure toutes les conséquences…

A travers les voix distinctes et attachantes de trois narrateurs, Louise Erdrich compose une mosaïque haute en couleurs pour remonter le fil de l’histoire collective et individuelle, en explorant le poids de la culpabilité et le prix de l’innocence. « L’imaginaire de Louise Erdrich atteint des sommets. Ce livre est un chef-d’oeuvre éblouissant. » Philip Roth

Détails sur le produitLe dernier Caton : Une enquête de soeur Ottavia Salina de Matilde Asensi - 575 pages - Editeur : Editions Gallimard (5 juin 2008) folio

Il y aurait eu un ordre antérieur aux Templiers et qui leur aurait survécu. Ses membres seraient les gardiens depuis des siècles du plus grand des mystères sacrés de notre civilisation. Dante lui-même aurait risqué sa vie avec eux et La Divine Comédie contiendrait dans ses pages l'une des clefs d'accès à leur sanctuaire. Ottavia Salina, pourtant employée aux archives officieuses du Vatican, et de ce fait informée des secrets les plus enfouis de l'Eglise, ne sait rien d'eux. Aussi, lorsqu'on lui demande soudainement de quitter ses kilomètres de souterrains blindés pour étudier d'étranges scarifications sur le cadavre d'un Ethiopien, elle quitte sa blouse sans poser de questions. Ottavia ignore encore qu'avec la découverte des cicatrices ciselées comme des fils de soie sur le corps de cet homme, elle ne verra bientôt plus jamais le monde comme avant...

Détails sur le produitLe camp des morts de Craig Johnson - 313 pages - Editeur : Editions Gallmeister (1 avril 2010)

Lorsque le corps de Mari Baroja est découvert à la maison de retraite de Durant, le shérif Longmire se trouve embarqué dans une enquête qui le ramène cinquante ans en arrière. Il plonge dans le passé déchirant de cette femme et dans celui de son mentor, le légendaire shérif Connally. Tandis que l'histoire douloureuse de la victime prend peu à peu une résonance dans le présent, d'autres meurtres viennent jalonner son enquête. Aidé par son ami de toujours, l'Indien Henri Standing Bear, le shérif mélancolique et désabusé se lance à la poursuite de l'assassin à travers les Hautes Plaines enneigées. Le Camp des Morts, second volet des aventures de Walt Longmire, nous emmène au coeur d'une violence tapie dans les paysages magnifiques du Wyoming. Et hisse Craig Johnson au niveau des plus grands

Détails sur le produitLa mort n'oublie personne de Didier Daeninckx - 189 pages -Editeur : Gallimard (1999) folio

8 mars 1963. Le jeune Lucien Ricouart, isolé dans une pension pour apprentis, s'acharnant à domestiquer sa solitude, est retrouvé mort noyé dans un bassin après que ses camarades l'aient traité de " fils d'assassin ". Un professeur efface dans la boue, sous la pluie, son dernier message et son cri de révolte qui affirment au contraire et jusque dans la mort : " Mon père n'est pas un assassin. " Vingt-cinq ans plus tard, un jeune historien enquête sur la vie de ce père. Sur cet homme au passé d'ouvrier dans le nord de la France. Sur son parcours de résistant. Sur ce qu'il est advenu après guerre qui autorise des gamins à pousser l'un des leurs au désespoir.

illustration : une toile de Rafal Olbinski

mercredi 19 mai 2010

curiosité de lecture : Goliath la baleine

En lisant Missak de Didier Daeninckx
Il nous parle en page 20 de cette fameuse baleine appelée Goliath... ce n'est juste qu'une annecdote, bien loin du sujet du livre, mais justement l'art de Daeninckx c'est justement de méler la petite histoire à la grande et bien entendu j'ai eu envie d'en savoir plus...
.
Après une courte recherche, j'ai trouvé un article de Augustin Murith en date du 25 octobre 2003 (http://www.lagruyere.ch/archives/2003/03.10.25/magazine.htm)

.

Sur les traces de «Goliath»

Durant plus de 20 ans, «Goliath» a silloné l’Europe, de la Scandinavie à l’Italie en passant par les pays de l’Est. Et Bulle. «Goliath»?
.
Une baleine naturalisée qui a vécu cette seconde existence en compagnie du Fribourgeois Pierre Siffert. Elle a même été suspectée de transporter des agents secrets…
Pendant plus de 20 ans, Goliath a intrigué petits et grands qui pouvaient se prendre, quelques instants, pour Jonas
.
Etrange histoire que celle de Goliath, une immense baleine de 68 tonnes pour 22 mètres de longueur, pêchée en 1954 à Trondheim, en Norvège.
.
Après avoir été éviscérée et gorgée de 7000 litres de formol, elle commence sa carrière de baleine d’exposition.
.
Elle devient en 1959 propriété d’un homme d’affaires suisse, qui acquiert la bête et le matériel d’exposition pour quelque 300000 francs.«Jean-Jacques, mon patron d’alors, m’a appelé de Grindelwald à 2 h du matin.
.
Au cours d’une folle nuit, des affairistes zurichois l’avaient convaincu de la rentabilité de la baleine, comptes en main», se souvient le Fribourgeois Pierre Siffert. Un collègue, le Tessinois Jean Rezzonico, les rejoint dans l’aventure. Reste une condition de taille. Pour déplacer le cétacé, il faut un camion semi-remorque de 26 mètres, propriété d’une compagnie hollandaise de transport. «Celle-ci exigeait sa quote-part quotidienne sur le bénéfice», explique Pierre Siffert.
.
Concurrence baleinière

En Finlande, Goliath commence sa tournée avec succès, avant de se heurter à la concurrence d’une autre baleine itinérante! Départ donc par la mer pour Hambourg, puis début de l’étape suisse de 1959. Lausanne, Zurich et Saint-Gall figurent au nombre des haltes, tout comme Bulle vraisemblablement. Une affiche invite les spectateurs lausannois à admirer Goliath sur la promenade de Montbenon, au prix de 1 fr. 20 pour les adultes et de 60 centimes pour les enfants.
.
Sexe dérobé!

L’année suivante, Goliath s’arrête à Paris, à Pigalle plus exactement. On la présente comme le «monstre des mers glacées», dévorant les embarcations des pêcheurs démunis.
.
Une anecdote croustillante de l’étape parisienne: c’est ici que fut dérobé le sexe de la baleine!
.
Les affaires sont néanmoins excellentes. Pierre Siffert se charge de la gestion, alors que Jean-Jacques mène la grande vie dans un hôtel de luxe. A Paris, le directeur du Musée d’histoire naturelle Jacques Maigret se souvient: «Goliath n’était vraiment pas belle à voir, dégoûtante même. Rien à voir avec une baleine vivante!»
.
Cheval de Troie de la CIA

Jean-Jacques décide de poursuivre l’aventure en Bulgarie. Il envoie Pierre Siffert à Budapest pour y préparer le terrain. De la tournée bulgare, il ne reste que quelques négatifs, les archives de la période communiste ayant été détruites pour la plupart.
.
Comme la publicité n’existait pas, la promotion de la baleine fut assurée par la presse d’Etat. Les journaux relataient des scènes d’émeutes à Paris: la venue de Goliath y aurait mobilisé 200 policiers!
.
La propagande porta ses fruits. La foule se massait au bord des routes pour voir passer le convoi. Un engouement phénoménal, avec plus de 30000 entrées dans la seule ville de Sofia. L’Etat ponctionnait une bonne part des recettes; le reste revenait à la Société Goliath.
.
A la frontière bulgaro-roumaine, la baleine fut soumise à des fouilles minutieuses. «On la soupçonnait de servir au transfert d’espions, tel un cheval de Troie au service de la CIA», assure Jean Rezzonico. Même si la loi bulgare proscrivait l’exportation de devises, Pierre Siffert réussit à sortir quelque 250000 leva, soigneusement dissimulés dans une voiture.
.
Du sang pour la baleine

A Berlin, Pierre Siffert passe le témoin à Jean Rezonnico. Celui-ci poursuit la tournée de l’Est en Hongrie, Tchécoslovaquie, Yougoslavie et Pologne. Entretemps, Jean-Jacques a revendu la poule aux œufs d’or.
.
Après un échec paradoxal en Israël, la patrie de Jonas, une longue étape commence en Italie pour une durée de quatre ans.
.
A Naples, la Croix-Rouge organise une vaste campagne de don du sang. «La rumeur prétendait que le sang était destiné à la baleine, qui agonisait dans un immense bassin», s’amuse Jean Rezzonico.
.
Après avoir subi des réparations méticuleuses, Goliath revient une dernière fois en Suisse en 1977. Avec un incontestable succès: 42000 entrées en 13 jours au Tessin.
.
Sa trace se perd dans les années 1980. Elle aurait été acquise par une troupe de cirque catalane, mais personne n’en sait plus.L’épopée de ce géant des mers a par ailleurs été retracée par le journaliste Bruno Soldini, dans un documentaire diffusé par la télévision suisse italienne.

Didier Daeninckk - Missak

J'arrive en fin de lecture...
.
Tellement beau aujourd'hui, que j'ai passé la plus grande partie de mon temps a lire sur la balencelle... et un peu la flemme de vous raconter le livre... on verra demain.
.
Je vous laisse donc quelques renseignements (pillage de wikipédia) sur Missak Manouchian... pour satisfaire votre curiosité et vous donner envie de le lire;
.
En 1955, à l'occasion de l'inauguration de la rue du Groupe Manouchian, située dans le 20e arrondissement de Paris, Aragon écrit un poème Strophes pour se souvenir, librement inspiré de la dernière lettre que Missak Manouchian adressa à son épouse Mélinée. Ce poème sera mis en musique par Léo Ferré sous le titre L'Affiche rouge, en 1959.
.
La mairie d'Évry a donné le nom de Missak Manouchian à un parc en bord de Seine, à l'endroit même où eut lieu son arrestation. Une plaque commémorative a été déposée le 21 février
2009, par la mairie de la ville de Paris, au 11 rue de Plaisance, Paris XIVe, en présence d'anciens Résistants. Cet ancien hôtel fut le dernier domicile de Mélinée (née Assadourian) et Missak Manouchian.
.
Des photos de l'exécution prises clandestinement par un officier allemand sont rendues publique par
Serge Klarsfeld en décembre 2009.
.
La dernière lettre de Manouchian à sa femme

Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,
Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m'arrive comme un accident dans ma vie, je n'y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais.
Que puis-je t'écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps.
Je m'étais engagé dans l'Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but.
Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement.
Au moment de mourir, je proclame que je n'ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu'il méritera comme châtiment et comme récompense.
Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps.
Bonheur à tous... J'ai un regret profond de ne t'avoir pas rendue heureuse, j'aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d'avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu'un qui puisse te rendre heureuse.
Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi à ta sœur et à mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l'armée française de la libération.
Avec l'aide des amis qui voudront bien m'honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d'être lus.
Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l'heure avec le courage et la sérénité d'un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n'ai fait de mal à personne et si je l'ai fait, je l'ai fait sans haine.
Aujourd'hui, il y a du soleil. C'est en regardant le soleil et la belle nature que j'ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m'ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus.
Je t'embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur.
Adieu.
Ton ami, ton camarade, ton mari.Manouchian Michel.P.S. J'ai quinze mille francs dans la valise de la rue de Plaisance. Si tu peux les prendre, rends mes dettes et donne le reste à Armène. M. M.M.
.
L'AFFICHE ROUGE
(Louis Aragon)

Vous n'avez réclamé la gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servi simplement de vos armes
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans
Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants
Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos
MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous
Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand
Adieu la peine et le plaisir
Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan
Un grand soleil d'hiver éclaire la colline

Que la nature est belle et que le cœur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant
Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent

Vingt et trois qui donnaient le cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant

Le Roman inachevé, 1956
*

Missak (dit Michel) Manouchian

(arménien:Միսաք Մանուշյան Missak Manouchian)
est poète français d'origine arménienne, militant communiste de la MOI et commissaire militaire des FTP-MOI de la région parisienne (Adıyaman, le 1er septembre 1906 - fusillé au fort du Mont-Valérien, le 21 février 1944 à 37 ans)
.
Bien que principalement connu pour son rôle dans la Résistance, il était avant tout un intellectuel et un poète.

*
Missak Manouchian est né dans une famille de paysans arméniens du village d'Adıyaman en Turquie. Enfant, il perd son père, probablement tué par des militaires turcs lors du génocide arménien.
.
Sa mère meurt quelque temps après, victime de la famine qui suivit. Il est alors recueilli, avec son frère Karabet, dans un orphelinat du protectorat français de Syrie. En 1925, ils débarquent à Marseille où Missak exerce le métier de menuisier qu'il a appris à l'orphelinat.
.
Puis les deux frères décident d'aller à Paris, mais Karabet tombe malade. Missak se fait alors embaucher aux usines Citroën comme tourneur, afin de subvenir à leurs besoins. Karabet décède en 1927 et Missak est licencié au moment de la grande crise économique du début des années 1930.
.
Il gagne alors sa vie en posant pour des sculpteurs. Missak écrit des poèmes et, avec son ami arménien Semma, il fonde deux revues littéraires, Tchank (l'Effort) et Machagouyt (Culture), où ils publient des articles concernant la littérature française et arménienne ; ils traduisent Baudelaire, Verlaine et Rimbaud en arménien.
.
À la même époque, Missak et Semma s'inscrivent à la Sorbonne comme auditeurs libres et y suivent des cours de littérature, de philosophie, d'économie politique et d'histoire.
.
En
1934, Missak adhère au parti communiste. En 1935, il est élu secrétaire du Comité de Secours pour l'Arménie (HOC) qui relève en fait de la MOI (main d'œuvre immigrée). Il devient alors un militant permanent. C'est là qu'en 1935 il rencontre Mélinée qui deviendra sa compagne. À la même époque, il est également responsable du journal Zangou (nom d'un fleuve arménien).
*
Au moment de la guerre de 1939-1940, il semble qu'en tant qu'étranger, il ait été affecté dans une usine de la région de Rouen, en qualité de tourneur. Mais rentré à Paris, après la défaite de juin 1940, il reprend ses activités militantes, devenues illégales puisque le parti communiste est interdit depuis septembre 1939.
.
Il est arrêté au cours d'une rafle anticommuniste avant le 22 juin 1941, date de l'invasion de l'URSS par les Allemands. Interné au camp de Compiègne, il est libéré au bout de quelques semaines, aucune charge n'étant retenue contre lui.
*
Il devient alors responsable politique de la section arménienne clandestine de la MOI dont on ne connaît guère l'activité jusqu'en 1943.
.
En février 1943, Manouchian est versé dans les FTP-MOI, groupe des Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée de Paris : il s'agit de groupes armés constitués en avril 1942 sous la direction du Juif bessarabien Boris Holban.
.
Le premier détachement où il est affecté comporte essentiellement des Juifs roumains et hongrois et quelques Arméniens.
.
Le 17 mars, il participe à sa première action armée, à Levallois-Perret, mais son indiscipline lui vaut un blâme et une mise à l'écart.
.
En
juillet 1943, il devient commissaire technique des FTP-MOI parisiens puis en août, il est nommé commissaire militaire, à la place de Boris Holban qui avait été démis de ses fonctions pour raisons disciplinaires.
.
Joseph Epstein, responsable d'un autre groupe de FTP-MOI, était devenu le responsable de l'ensemble des Francs-tireurs et partisans de la région parisienne. Il est donc le supérieur hiérarchique de Manouchian qui, lui-même, a sous ses ordres trois détachements, soit au total une cinquantaine de militants.
.
On doit mettre à son actif l'exécution (par Marcel Rayman, Léo Kneler et Celestino Alfonso), le 28 septembre 1943, du général Julius Ritter, adjoint pour la France de Fritz Sauckel, responsable de la mobilisation de la main-d'œuvre (STO) dans l'Europe occupée par les nazis. Les groupes de Manouchian accomplissent près de trente opérations en plein Paris d'août à la mi-novembre 1943.
.
La Brigade spéciale n° 2 des Renseignements généraux avait réussi deux coups de filet en mars et juillet 1943.
.
À partir de là, elle put mener à bien une vaste filature qui aboutit au démantèlement complet des FTP-MOI parisiens à la mi-novembre avec 68 arrestations dont celles de Manouchian et Joseph Epstein.
.
Au matin du 16 novembre 1943, Manouchian est arrêté en gare d'Évry Petit-Bourg. Sa compagne Mélinée parvient à échapper à la police. Missak Manouchian, torturé, et vingt-trois de ses camarades sont livrés aux Allemands de la Geheime Feldpolizei (GFP) qui exploitent l'affaire à des fins de propagande.
.
Missak ­Manouchian meurt fusillé à 37 ans. Après avoir refusé qu'on leur bande les yeux, les vingt-deux hommes sont fusillés au Mont-Valérien le 21 février 1944[4].
.
Seule Olga Bancic, vingt-troisième membre du groupe, fut décapitée à la prison de Stuttgart le 10 mai 1944[5].
*
Dans la foulée de ces exécutions, la propagande allemande placarde 15 000 exemplaires de ces fameuses affiches rouges portant en médaillons noirs les visages de dix fusillés. Au centre, la photo ­de Manouchian, avec cette inscription : « Arménien, chef de bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés. ».
.
Mais l'affaire de l'Affiche rouge, placardée sur les murs de Paris par l'ennemi, produit l'effet contraire à celui escompté : pour toute la Résistance, elle devient l'emblème du martyre. Les soutiens de sympathisants se multiplient.

*
Olga (ou Golda) Bancic dite Pierrette,
.
née le 10 mai 1912, le 15 mai 1912 ou le 28 mai 1912, selon les sources, à Chişinău (Kichinev) en Bessarabie, et morte décapitée le 10 mai 1944 à Stuttgart, est une immigrée roumaine, juive et communiste, soldat volontaire de l'armée française de libération (FTP-MOI/ Groupe Manouchian).

mardi 18 mai 2010

menus propos, livre en cours, envie de lire, visite de blogs...

Bonjour à vous tous,
Je commence comme souvent par une illustration trouvée chez Lali, aujourd'hui, elle nous donne a découvrir Un artiste espagnol à découvrir : José Maria Cordoba.
.
Pas réussit a tenir ma promesse de ne plus aller cliquer avant un bon moment chez Blog-o-book et livraddict... tout du moins le temps de lire quelques livres en attente...
*
j'ai donc craqué pour le Partenariats du 16 mai 2010
.
de chez SONATINE : Le livre sans nomAnonyme
j'ai d'ailleurs profité de l'occasion pour me promener sur leurs blogs... mais tout de même résisté aux tentations...
*
250 pages - Vous désespériez de trouver un équivalent littéraire aux films de Quentin Tarantino, de John Carpenter, de Robert Rodriguez ? Lisez Le Livre sans nom. À vos risques et périls.
.
Santa Mondega, une ville d’Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets… Un mystérieux tueur en série, qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique ʺlivre sans nomʺ…
.
La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique
.
Deux flics très spéciaux, un tueur à gages sosie d’Elvis Presley, des barons du crime, des moines férus d’arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d’œil à Seven et à The Ring… et voilà le thriller le plus rock’n’roll et le plus jubilatoire de l’année !
.
« Plus on avance dans le livre, et plus une angoisse nous étreint : y aura-t-il assez de survivants dans l’histoire pour qu’on aie le plaisir de lire une suite ? » The Booklist
Diffusé anonymement sur Internet en 2007, cet ouvrage aussi original que réjouissant est vite devenu culte. Il a ensuite été publié, d’abord en Angleterre puis aux États-Unis, où il connaît un succès fulgurant. - ISBN : 978-2-35584-043-2 • Format : 14 x 22 cm • Prix public : 19 euros • Mise en vente : Juin 2010 Interforum : 424 796
*
Terminé
Hécatombe de lunatiques de Jean Alessandrini de chez Phébus...
.
j'en ferai le compte-rendu cette semaine...
.
pour le moment, vu celui de Phooka, dont l'avis est plus mitigé que le mien (enthousiaste)...
.
Me demande quel sera l'avis de Delph, Lagrandestef, Pincureuil...
*
Missak de Didier Daeninckk - 285 pages - ISBN-10: 2262028028
.

En attente avec d'autres, depuis noël... j'ai honte...
.
illustration de eloiseillustrations.zeblog.com


21 février 1944.
A quelques heures de son exécution par les Allemands, Missak Manouchian écrit une lettre bouleversante à sa femme Mélinée.
.
Janvier 1955.
Louis Dragère, journaliste à L'Humanité, est missionné par le parti communiste pour retracer le parcours de ce héros de la Résistance à Paris.
.
C'est ainsi qu'il exhume l'ultime lettre de ce communiste arménien engagé, qui contient de nombreux points de suspension, preuves d'une curieuse censure.
.
De rencontres en découvertes d'archives inédites, Dragère comble les blancs au fur et à mesure d'une enquête passionnante où se croisent Jacques Duclos, Louis Aragon, l'ancien chef des Francs-tireurs et partisans Charles Tillon, le peintre Krikor Bedikian ou encore Henri Krasucki.
.
Et se dessine peu à peu le profil étonnant d'un homme bien éloigné de l'image véhiculée par l'Affiche rouge.
.
Daeninckx joue à la frontière ténue qui sépare le romancier de l'historien. Il signe ici le premier livre consacré à la mémoire d'un personnage encore trop peu honoré, Missak Manouchian, héros d'une population immigrée engagée dans la Résistance.
les tentateurs :
L'Allemand noir Galadio, Didier Daeninckx, avril 2010, 139p., 15€50...
.
Déjà quelques Daeninckx en attente depuis la dernière brocante, mais celui-ci m'intéresse, j'aime autant ses polars que ses romans historiques... donc un rajout de plus sur ma liste...
*
"Pie XII et le IIIème Reich" de Saul Friedländer, Seuil, 1964, 2010 (F) : A lire absolument pour comprendre toutes les subtilités de la question.
.
Décidement, je renoue avec l'Histoire en ce moment... en fait, le sujet m'intéresse depuis longtemps.
*
de Le blog de Claude LE NOCHER
.
ce livre se trouve d'ailleurs en partenariat sur livraddict... pas résisté à la tentation... me suis inscrite... vraiment pas raisonnable ! mais peut-être trop tard pour le recevoir...
*
Je vous quitte sur quelques images trouvée sur Fresh Pics de noreply@blogger.com (Fresh Pics)Crop Circles
.
rien à voir avec les bouquins, mais j'aime bien... bonne journée à tous