Affichage des articles dont le libellé est ellroy-james. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ellroy-james. Afficher tous les articles

mardi 11 mai 2010

James Ellroy - Underworld USA

bonjour tout le monde,
je manque de temps pour venir plus souvent en ce moment... des malades dans la famille... bien l'impression que l'année 2010 va être très difficile.
J'essaierai tout de même de passer de temps à autres pour noter mes lectures.
.
illustration : "la liseuse" de Nigel Billings (Lali)

***
840 pages - ISBN-10: 2743620374
.
dernier volet de la trilogie commencée avec American Tabloid... une grande fresque américaine.
je n'ai pas lu les précédents, et franchement je ne le ferai probablement pas, même si j'ai bien aimé celui-ci.
Bien trop long, un foissonnement de personnages, des intrigues emmêlées et un peu déçue par la fin.
.
Trop long d'ailleurs pour en faire un compte-rendu, je note juste quelques liens vers des lecteurs plus courageux, et l'article de Chronicart.
.
3 Personnages :
Dwight Holly, un homme de main d'Edgar Hoover, patron du FBI ;
Wayne Tedrow, ancien flic devenu mafieux ;
Don Crutchfield, jeune détective chargé de retrouver Gretch Farr
*
John Edgar Hoover (1er janvier 1895 - 2 mai 1972) a été le directeur du Federal Bureau of Investigation (FBI) du 10 mai 1924 à sa mort, soit durant 48 ans.
.
Il est à ce jour celui qui est resté le plus longtemps à la tête d'une agence fédérale américaine, ayant servi sous huit présidents, de Calvin Coolidge à Richard Nixon.
.
Après lui, un mandat de dix ans a été instauré pour le chef du FBI.
.
Il est reconnu comme le créateur d'une agence chargée du maintien de la loi efficace, tout en étant accusé d'abus d'autorité sur ses propres agents du FBI, de chantage envers de multiples sénateurs et autres personnalités publiques, persécution politique (distillations de fausses rumeurs...), d'être corrompu par la mafia qui put ainsi se développer fortement sans crainte du FBI (séjours luxueux en Floride, parties « fines », trucage des paris qu'Hoover adorait faire sur les courses hippiques).
.
Par son programme COINTELPRO, les agents du FBI purent harceler, perturber et détruire les « ennemis » comme le Black Panther Party et autres formations politiques de gauche. - wikipédia
***
http://actu-du-noir.over-blog.com/article-james-ellroy-underworld-usa-42549337.html
.
http://cubasilorraine.over-blog.org/article-james-ellroy-underworld-usa-42209118.html
.
http://yannick-g.over-blog.com/article-james-ellroy-underworld-usa-42042327.html
.
Ellroy est de retour, et on le sent passer : presse, radio, télé, le « Dog » est partout, le Dog fait son show, et la France en est dingue (y a-t-il un seul autre écrivain américain qui fasse cela chez nous ?). Résultat : meilleur vente de livres dès la semaine de sa sortie.
.
Exemplaires vendus à ce jour : autour de 100 000. Du délire. Et un concert d'éloges - mérité, globalement. Même si ce dernier tome de la « Trilogie Américaine », dont l'ambition était de rendre compte, depuis les coulisses, des évènements majeurs qui ont émaillé la vie politique américaine des sixties, est légèrement en dessous des deux autres (problèmes de rythme parfois, manque d'empathie pour les personnages), il reste un objet d'une virtuosité sans pareil, précis et méticuleux, capable de passer de la petite à la grande histoire sans jamais donner l'impression d'y intercaler la fiction – formule qui résume le projet de cette immense fresque qui s'achève.
.
La vie bouillonnante, la prolifération d'intrigues et de personnages, la mise en place d'un motif global qui émerge peu à peu du chaos des détails, tout ce qui avait fait d'American tabloid et American death trip une drogue dure dont on attendait la troisième livraison avec la fébrilité d'un camé en manque, est bel et bien là.
.
En bonus, une conclusion superbe, qui vient clore la trilogie de façon cohérente, et l'éclaire d'un nouveau jour. Mais puisque ses qualités sont connues (si vous ne les connaissez pas, le reste de la presse vous les ressassera ad nauseam), permettons-nous de nous arrêter sur les quelques défauts (mineurs) de cet imposant Underworld USA (850 pages, eh oui).
.
Il est difficile de se défaire de l'impression que ce troisième volet évolue dans la banlieue de l'Histoire. Alors que les deux premiers mettaient à jour les grandes conspirations de l'époque (et cette fameuse triplette d'assassinats : JFK, M.-L. King, Bobby Kennedy), on se trouve exilé sur des terres (la République Dominicaine), pris par des intrigues (un braquage comme un autre dans un quartier noir de Los Angeles), obsédé par des personnages (des « femmes libérées », lesbiennes et communistes) qui semblent loin des évènements marquants de cette période, pendant laquelle la guerre du Vietnam tourne à la catastrophe, et la Russie menace doublement les USA, du cœur de l'atome à la course aux étoiles. Comme si Ellroy faisait un pas de côté. Ou mieux, un mouvement vers l'intérieur, tant les états d'âme des divers protagonistes prennent ici le pas sur la succession hystérique des faits.
.
On ne peut d'ailleurs cacher une certaine déception à l'idée de ne plus être dans le secret des dieux, de ne plus avoir droit à la vision d'ensemble, globale, totale, que nous livraient les deux premiers volets.
.
Alors qu'Ellroy semblait vouloir élimer son récit, privilégier l'efficacité narrative, capter un maximum de faits en un minimum de mots, il cherche ici à l'étoffer, à le densifier, comme s'il manquait de matière factuelle.
.
Au final, Undeworld USA est aussi bien une suite fidèle (en lisant les premières pages, on ne peut pas se tromper), qu'une rupture. En douceur, certes, mais clairement ressentie, dans ces moments où le style télégraphique fait place à la confession, et où le délire rationnel (la combinaison permanente des éléments, qui cherche à faire surgir un ordre d'une réalité qui déborde de faits) devient ouvertement mystique, apportant son lot d'extases, d'illuminations et d'épiphanies.
.
Est-ce dû à l'époque ?
Au fait que vers 1968-69, les swingin'sixties basculent dans le psychédélisme, convertissant les tenants du superficiel et de l'insouciance (Beatles en tête) au voyage intérieur et à la prise de conscience (notamment politique) ?
.
Toujours est-il que la contre-culture fait son apparition dans la trilogie, comme si elle commençait seulement à être influente. On découvre les hippies, le militantisme noir, et les mouvements d'extrême-gauche ; on entend les Doors, Archie Bell & the Drells, et Let the sunshine, et on lit toutes les conneries de l'époque – marxisme mal digéré, racisme des deux bords, fumisterie new age ; on sent, enfin, qu'Ellroy est lui-même gagné par la vague psyché, lorsqu'il inflige à ses personnages des expériences-limites, à base de potions haïtiennes, magie vaudou, et chimie occidentale.
.
Onirisme, télépathie, visions astrales – tout est bon pour basculer définitivement dans la folie, celle que les deux premiers tomes semblaient conjurer coûte que coûte.
.
Ici, le largage est consommé, les personnages meurent en plein trip, partent en désintox, s'oublient dans la contemplation (le voyeurisme, l'espionnage), terrorisés par des visions rémanentes surgies de leur enfer personnel. Les sujets béhavioristes des deux premiers tomes (dont les caractères se définissaient par une série d'actes observables) gagnent progressivement en profondeur, laissant apparaître les signes d'une vie intérieure – des dilemmes, des doutes, des remords.
.
Ellroy insuffle de la sensibilité à ses machines, et l'écriture se laisse à son tour gagner par cette complexité nouvelle. C'est le retour de la virgule, de la subordonnée relative… tout ce qui exprime la nuance. Le vieux Dog enragé s'attendrit un peu. C'est émouvant. Le lecteur, lui, comprend qu'il côtoie cet univers pour la dernière fois, après tant d'années à en arpenter le décor. A la façon de l'épisode ultime des Sopranos, il est à la fois heureux, frustré, et inconsolable ; sa série préférée vient de prendre fin. Pierre Jouan - http://www.chronicart.com/livres/chronique.php?id=11621

samedi 1 mai 2010

menus propos... et bon 1er mai

Bonjour tout le monde,
et bon 1er mai ...


et encore grand merci pour votre soutien... un petit mieux aujourd'hui, espérons que ça dure ! .
.
"la liseuse" de Oleg Zhivetin
.
Underworld USA de James Ellroy,
gros pavé de 840 pages que m'a choisit ma bibliothècaire pour m'occuper ...
.
pour le moment lu seulement 82 pages et déjà perdue dans les personnages ! sinon, j'aime bien l'écritude de l'auteur...
.
Reçu également de Blog-o-book en partenariat avec folio.
Résumé : Asger Eriksson finira par savoir comment son grand-père Askild a traversé la guerre, et comment il a séduit sa grand-mère Bjork, malgré l'opposition des parents de la jeune fille, riches armateurs à Bergen, en Norvège.
.
Il nous parlera des boîtes de conserve de Bjork, remplies de l'air de sa ville natale, dont elle aura besoin une fois loin de chez elle, et des grandes oreilles de son propre père Niels qui lui permettent d'entendre des choses inouïes...
.
Des années trente à nos jours, son récit embrasse les bonheurs et les malheurs d'une famille comptant plus d'un personnage loufoque en son sein, et entraîne le lecteur dans une saga étourdissante.
***
bien entendu, je suis incapable de résister a une histoire de Golem... je vais essayer de me le faire offrir cette semaine... Le Kabbaliste de Prague de Marek Halter

résumé : A la fin du XVIe siècle, dans le ghetto de Prague, le rabbin MaHaRal, le plus grand kabbaliste de tous les temps, façonne un être de boue à la force illimitée qui doit apporter la sécurité à son peuple... le Golem.
.
Avec Le Kabbaliste de Prague Marek Halter nous plonge dans La Mémoire d'Abraham et l'univers des Juifs de l'Europe centrale de son enfance.
.
Il nous entraîne dans le monde mystérieux de la Kabbale et celui de la Renaissance, avec ses découvertes sidérales, ses bouleversements scientifiques et ses guerres de religion. Mêlant fiction et réalité, hanté par les questions les plus contemporaines, Le Kabbaliste de Prague est un roman envoûtant, foisonnant d'érudition et d'émotion.
*
Masse Critique est de retour le 5 mai, tenez-vous prêts !
*













Les plus belles bibliothèques du monde
En Autriche, aux États-Unis, au Mexique et bien sûr en France : flânez dans ces monuments d'exception, mémoires de l'Humanité.
Sélection






vendredi 8 janvier 2010

bric à brac et tentation de lecture du jour...

dicton du jour :
Au jour de Sainte-Gudule,
Le jour croît, mais le froid ne recule

Bonsoir à tous,

Complètement gelée aujourd'hui... vraiment pas envie de sortir, mais il fallait bien faire quelques provisions pour la semaine...
.
Espérons que demain le temps sera meilleurs pour ma visite chez le bouquiniste... une tonne de livres a échanger... grace au tri que mon fils a fait dans sa bibliothèque...
.
illustration : "la liseuse" de René Vanden Abeele
.

Côté lecture...

je suis arrivée à la page 522 de "l'ombre du vent" de Zafon...
.
une sombre histoire d'inceste...
.
mais les choses commencent à se clarifier... grace à la confession de Nucia Montfort...
.
Que connaissez-vous de Dracula... je vous invite a faire le quiz de http://www.lexpress.fr/quiz/culture/livre/que-connaissez-vous-de-dracula_794757.html


*Tentations et tentateurs*


Underworld USA de James Ellroy

C’est l’histoire d’un braquage.
C’est l’histoire d’un lot d’émeraudes.
C’est l’histoire d’un gamin qui cherche sa mère.
C’est une histoire de rédemption.
C’est une histoire de mafia.
C’est une histoire de manipulations.
C’est l’histoire d’une vengeance.
C’est une histoire d’amour.
C’est une histoire de corruption et de magouilles.
C’est l’histoire d’une Rouge.
C’est une histoire de flics ripoux, de privés, de barbouzes et de truands.
C’est une histoire de folie.
C’est l’histoire de l’Amérique, d’Haïti et de la République Dominicaine entre 1968 et 1972.
C’est une histoire de sexe, de film porno et de meurtres.
C’est une histoire de femmes fortes et d’hommes qui doutent.
C’est une histoire de transe, de vaudou et de drogues.
C’est l’histoire de la fin du règne de Hoover, patron du FBI.
C’est l’histoire de l’élection de Nixon et de son premier mandat.
*
Le violon d'Auschwitz de Maria Àngels Anglada

Auschwitz. 1944.
.
Les privations et les coups. Les humiliations s'enchaînent, les hommes, traités comme des chiens, n'existent aux yeux de leurs persécuteurs que comme de la main-d'oeuvre peu chère.
.
Un prisonnier juif, Daniel, y lutte pour la survie de son âme. Surprenant un concert organisé par Sauckel, le commandant du camp, Daniel révèle son talent de luthier pour sauver son ami Bronislaw, violoniste de génie accusé à tort d'avoir joué faux. Il va alors être mis à l'épreuve et devoir construire un violon imitant le son d'un Stradivarius, comprenant vite que de cet instrument dépend leur salut...
.
Composant un mélange subtil entre réalité et fiction, des documents historiques - lettres, rapports - viennent interrompre le récit à la manière de pauses glaçantes. Dans la tradition littéraire d'un Primo Levi, l'auteur mène une danse effroyable entre l'horreur de la barbarie et le sublime de la musique. Ou l'art comme possibilité de faire vivre la mémoire.
*

Le Codex du Sinaï de Edward Whittemore,

Un anachorète albanais égaré dans le Sinaï, Skanderberg Wallenstein, découvre par accident le manuscrit le plus ancien de la Bible.
.
Horrifié par sa lecture, il épuise sa vie à fabriquer le plus grand faux de l'Histoire. Afin que la Bible demeure telle que nous la connaissons.
.
Un lord anglais excentrique, Plantagenêt Strongbow, duc de Dorset, rompt avec les coutumes bizarres de sa famille et parcourt nu les déserts du Moyen-Orient avant d'écrire une somme sur le sexe en trente-trois volumes et d'acquérir secrètement tous les biens de l'Empire ottoman.
.
Un Juif arabe né sous les Pharaons, Hadj Harun, coiffé d'un casque de croisé, défend seul Jérusalem contre la multitude de ses envahisseurs, et ne sait plus s'il est juif ou arabe, ni du reste qui il est.
.
Un adolescent irlandais, Joe 0'Sullivan Beare, mène avec une redoutable pétoire la lutte contre l'oppresseur anglais avant de fuir en Palestine sous la défroque d'une religieuse et de devenir par accident un héros de la guerre de Crimée, perdue bien avant sa naissance.
.
Mélange épicé de roman d'espionnage et de conte des Mille et Une Nuits, d'histoire secrète et de spéculation échevelée, Le Codex du Sinaï est l'œuvre d'un écrivain hors normes, ancien agent de la CIA, qui a fait de Jérusalem sa terre d'élection.
.
C'est un de ces livres qui paraissent destinés aux amateurs de science-fiction, qui donnent du monde une vision décalée, ironique, uchronique, et qui affirment que la vérité est ailleurs sans jamais cesser de se présenter comme de la fiction.
.
Un domaine dans lequel ont excellé des écrivains aussi célèbres que Vladimir Nabokov ou Umberto Eco et, plus près de nous, Neal Stephenson dans son cycle du Cryptonomicon ou Theodore Roszak dans La Conspiration des ténèbres. Le Quatuor de Jérusalem, dont Le Codex du Sinaï est le premier volet, appartient à cette étrange et séduisante cohorte...
.
et bien sûr la suite :

Le Quatuor de Jérusalem, Tome 2 : Jérusalem

Dans une échoppe poussiéreuse du vieux Jérusalem, Cairo Martyr, le musulman noir aux yeux bleus vendeur de poudre de momies, O'Sullivan, l'Irlandais catholique marchand d'amulettes sacrilèges, et Munk Szondi, le Hongrois sioniste trafiquant d'armes, se lancent en ce dernier jour de 1921 dans une partie de poker qui durera douze ans et qui a pour enjeu rien de moins que le contrôle absolu de Jérusalem.
.
Toutes les fortunes du Moyen-Orient se pressent à leur table de jeu. Elles y fondront lamentablement. De son côté, Nubar Wallenstein, l'Albanais paranoïaque, réfugié dansune cave sous le Grand Canal, à Venise, ourdit des complots pour se débarrasser des trois joueurs...
.
Et on ne vous dit rien des autres protagonistes de cette action. Dans ce deuxième volume du Quatuor de Jérusalem, Edward Whittemore pousse plus loin encore la folie imaginative révélée dans Le Codex du Sinaï.
.
Science-fiction, fantasy, uchronie ? Peut-être, ou peut-être non. Mais à coup sûr un prodigieux exercice de déraison littéraire.
.
Le Quatuor de Jérusalem, Tome 3 : Ombres sur le Nil

L'Histoire n'est pas ce qu'on nous dit. Elle est autre, illogique, folle et suprêmement cruelle. Le Quatuor de Jérusalem, dont voici le troisième volume, après La Tapisserie du Sinaï et Jérusalem au poker, éclaire sur un mode mythique deux siècles des déchirements de ce Moyen-Orient qui hante notre actualité.
.
Un survivant de la grande partie de poker de Jérusalem, Joe O'Sullivan, l'Irlandais catholique marchand d'amulettes sacrilèges, et Stern, le fils de l'excentrique Lord Strongbow, se retrouvent au Caire dans un bouge, en 1942, aux portes de la guerre.
.
L'armée de Rommel déferle à travers la Lybie, menace l'Égypte sous contrôle britannique et, au-delà, tout le Moyen-Orient. Stem rêve toujours, contre tout espoir, de la grande réconciliation entre juifs, chrétiens et musulmans. Il est tué, d'entrée de jeu, par une grenade qu'ont apparemment lancée des soldats ivres.
.
Incident? ou bien Stem détenait-il un secret tel que le sort de la guerre mondiale pouvait en dépendre? Six mois après la mort de Stern, Joe est extrait de la réserve indienne où il a trouvé la paix et chargé d'enquêter au Caire sur les agissements de Stem. Survivra-t-il lui-même à ce qu'il découvre sous les ombres du Nil?
Revue de presse


.
Marie Darrieussecq et Camille Laurens règlent leurs comptes
.
Accusations de plagiat et autres modes de surveillance de la fiction

.

.
Le romancier irlandais Colm Tóibín a remporté le prix Costa du meilleur roman de l’année avec Brooklyn, paru chez Viking.
.
Brooklyn, qui paraîtra en janvier 2011 chez Robert Laffont, raconte le destin d’une jeune femme émigrée aux Etats-Unis dans les années 50.
.
Les précédents livres de Colm Tóibín ont été publiés en France chez Flammarion et chez Robert Laffont, et au format poche par 10/18.

***

Vu également chez livres-hebdo :

meilleures vente du 28 décembre 2009 au 03 janvier 2010
Le symbole perdu de Dan Brown
La première nuit de
Marc Levy
L'échappée belle de Anna Gavalda
et on appelle-ça de la littérature...
.
Les colonnes de Buren retrouvent leur lustre
.
lu dans

.
Depuis le milieu des années 1990, les ministres de la culture se sont succédé. Certains ont promis des travaux qui ne venaient pas... Daniel Buren préfère retenir le nom du ministre "qui a eu le courage d'aller jusqu'au bout" : "C'est Christine Albanel, il y a deux ans. J'avais menacé de faire un procès contre l'Etat pour défaut d'entretien."
.
Le chantier a démarré en novembre 2008. Classée monument historique, l'oeuvre a dû être rénovée sous la direction de l'architecte en chef des monuments historiques,
Alain-Charles Perrot. Sur le terrain, Jean-Christophe Denise veillait au grain. Pas question de toucher à l'oeuvre. Certains, au ministère, ont ainsi proposé de remplacer le sol en asphalte par du granit. "Je m'y suis opposé, c'était contraire à l'esprit de l'oeuvre, inscrite dans l'urbain", indique Daniel Buren.
.
La réfection a essentiellement porté sur des aspects techniques : circulation de l'eau en sous-sol, circuit électrique, étanchéité, nettoyage des colonnes, etc. Le coût s'élève à 5,3 millions d'euros pour l'Etat, auxquels s'ajoutent 500 000 euros de mécénat. Cette fois-ci, les palissades de chantier n'ont pas été graphitées par des opposants, comme ce fut le cas en 1985-1986. "Pierre Guyotat avait alors écrit un très beau texte en écho à ces palissades. Mais il n'avait pas réussi à le faire éditer. Là, le livre va sans doute sortir dans deux ou trois mois", se réjouit Daniel Buren. extrait de Clarisse Fabre
*
Quelques photos :


*

Ephéméride

Naissance :

1933 : Juan Marsé, écrivain espagnol.

Alexandra Ripley, écrivaine américaine († 2004).

1938: Simone Schwarz-Bart, écrivaine française.


Décès :


1874 : Charles Étienne Brasseur de Bourbourg, écrivain et historien français
1878 : Nikolaï Nekrassov, poète russe (° 28 décembre 1821).

1896 : Paul Verlaine, poète français (° 30 mars 1844).

1934 : Andreï Biély, écrivain russe (° 26 octobre 1880).

Pierre-Jean Jouve, poète et romancier français

1989 : Bruce Chatwin, romancier britannique (° 13 mai 1940)

samedi 2 janvier 2010

La rentrée littéraire promet un programme de belle qualité

J'ai beau dire que je ne me fie plus à la presse pour choisir mes livres... je suis toujours aussi friande d'infos sur le sujet...
.
Je lirai probablement Amos Oz, Jacques Chessex, Patrick Modiano, James Ellroy et Pierre Pelot...
.
Bien envie de découvrir Richard Millet, dont j'ai beaucoup entendu parler cette année...
.
Quant à Yasmina Khadra... son dernier roman m'a vraiment déçue... et en même temps je suis tentée... donc je laisserai faire le hasard en bibliothèque...
.
illustration : "la liseuse" d’Ian Ireland
.
Jean-Jacques Schuhl,
Amos Oz,
V. S. Naipaul…
.
Si la rentrée de janvier s'annonce sous les meilleurs auspices, force est de constater que, avec 491 romans (contre 558 en 2009), la tendance à la baisse enregistrée à l'automne s'accentue.
.
Principale victime de cette glaciation : la littérature étrangère, qui enregistre un recul de 21 % avec 167 romans, contre 211 l'an dernier. Soit son plus bas niveau depuis 2001.
.
Peut-être doit-on voir là le contrecoup de l'augmentation des droits d'auteur et de traduction, mais aussi le fait que les organisateurs du Salon du livre ont choisi de célébrer les trente ans de la manifestation en invitant non pas un pays mais des écrivains français et étrangers.
.
Si la littérature française, de son côté, marque un léger fléchissement avec 324 livres, contre 347 l'an passé, les premiers romans après un automne en demi-teinte repartent à la hausse avec 73 titres, contre 61 en 2009.
.
Loin de l'effervescence de septembre et de la tension des prix, cette rentrée hivernale est placée sous le signe de la décrue. Elle n'en offre pas moins un programme de belle qualité.
.
Ainsi chez Gallimard, où le retour de Jean-Jacques Schuhl avec Entrée des fantômes, dix ans après son Goncourt pour Ingrid Caven, est déjà annoncé comme l'un des événements de la rentrée.
.
Tout comme le nouveau roman de Patrick Modiano, prévu en mars.
.
Autres têtes d'affiche : Philippe Sollers avec Discours parfait, le troisième tome de ses articles, chroniques et entretiens ;
.
Richard Millet, qui propose un récit et un roman où le Liban tient une grande place ;
.
Camille Laurens, qui narre, avec Romance nerveuse, la rencontre d'une romancière et d'un paparazzi,
.
ou encore Philippe Djian, dont le nouveau livre, Incidences, paraîtra en février.
.
Du côté des filiales de Gallimard, notons la présence d'un autre Goncourt, Gilles Leroy, qui propose, au Mercure de France, Zola Jackson.
.
Chez Verticales,
Arnaud Cathrine poursuit son exploration du roman-choral avec Le Journal intime de Benjamin Lorca,
.
tandis que Céline Minard, chez Denoël, propose avec Olimpia, un portrait sulfureux de la belle-sœur du pape Innocent X.
.
Enfin, chez P.O.L., l'essai de Marie Darrieussecq, Rapport de police : accusation de plagiat et autres modes de surveillance de la fiction pourraient bien susciter quelques polémiques.
.
Face à cette escouade, Grasset n'est pas en reste, qui publie le dernier roman de Jacques Chessex (décédé le 9 octobre), Le Dernier Crâne de M. de Sade, "chesséien" en diable.
.
Mais aussi Troisième chronique du règne de Nicolas Ier, de Patrick Rambaud,
.
l'émouvant roman Le Premier Amour de Véronique Olmi
.
ou encore deux recueils de poèmes de Charles Dantzig.
.
La maison sœur Fayard n'a pas à rougir d'un programme où l'on retrouvera le délicat Dominique Fabre,
.
mais également Claire Castillon,
.
et un nouveau Pierre Pelot des plus sanglant.
.
En cette rentrée, la palme du recrutement en masse revient incontestablement à
Actes Sud, qui affiche, au côté de Claude Pujade-Renaud, une myriade de transfuges.
.
A commencer par Anne Weber (ex-Seuil),
Denis Baldwin-Beneich (ex-Denoël),
Emilie Frèche (Flammarion)
ou encore Véronique Bizot, qui, après des nouvelles chez Stock, publie son premier roman.
.
Le Seuil, à l'inverse, joue la carte des auteurs maison avec François Emmanuel,
ou encore Catherine Clément.
.
Tout comme l'Olivier, qui poursuit son travail de mise en lumière de jeunes auteurs tels Valérie Zenatti,
ou le drolatique Martin Page.
.
Chez Stock, outre l'arrivée de
Catherine Vigourt avec le très autobiographique Un jeune garçon,
.
sont également très attendus le dernier roman de Luc Lang, Esprit chien,
.
ainsi qu'en février un volumineux et très singulier roman de Marie Billetdoux, C'est encore moi qui vous écris (1968-2008), composé à partir de ses écrits intimes (lettres, bulletins scolaires, critiques de livres…).
.
Toujours aussi éclectique, Flammarion offre un programme où se côtoient Diastème, Laurent Seksik, qui évoque de manière romanesque les derniers jours de Stephan Zweig, Brigitte Fontaine ou Andrée Chedid.
.
Eternel oublié des prix d'automne, non sans s'en plaindre, Yasmina Khadra, chez Julliard, a donc choisi janvier pour publier L'Olympe des infortunes, une fable philosophique qui rompt avec ses précédents romans.
.
Autre grand auteur algérien de cette rentrée, aux éditions de l'Aube, Maïssa Bey. Sous forme épistolaire, la romancière aborde, dans Puisque mon cœur est mort, le thème du pardon et de la loi de réconciliation nationale.
.
Ce bref tour d'horizon ne pourrait s'achever sans évoquer les Editions de Minuit, qui proposent, comme en septembre, un duo de choix avec Eric Chevillard et Christian Gailly
.
un article de Christine Rousseau