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lundi 13 décembre 2010

Pieter Aspe - La mort à marée basse (livraddict)

lecture en partenariat, je remercie : Livraddict et

présentation de l'éditeur : Sur les plages du Nord, la marée basse réserve parfois de macabres trouvailles...

Imaginez un cadavre dont seule la tête dépasse du sable. Chargé de l’enquête, le commissaire Van In, malgré ses protestations véhémentes, se voit adjoindre d’office un inspecteur de la police judicaire. Mais l’attitude de l’homme est curieuse. Aurait-il intérêt à faire capoter l’affaire ?

Trafic de contrefaçons, justice et police corrompues, les turpitudes de la Belgique n’ont pas de secrets pour l’incorruptible flic de Bruges aux méthodes peu orthodoxes mais diablement efficaces.

<span class=Pieter Aspe : le Simenon flamand de retour en librairies "Publié en Belgique flamande en 2000, La mort à marée basse est le septième tome des enquêtes du commissaire Van In par Pieter Aspe,

Dans le milieu des notables de Bruges, le Commissaire Van In aidé de son adjoint et de son épouse va devoir faire la lumière dans une enquête bien embrouillée... viols, meurtres, corruption, etc... heureusement le hasard fait bien les choses, mais autant de coïncidences dans une seule histoire c'est beaucoup et lassant pour le lecteur.

bref, j'avais espéré mieux depuis son premier roman, mais je doute fort tenter encore une fois l'expérience.

De la "grosse cavalerie", ça manque de finesse avec un commissaire à la limite de l'ivrognerie, un personnage vraiment lourd et pas très sympathique. Bien loin d'être le nouveau Simenon que la presse nous annonce.

Et puis un peu agacée... par les auteurs qui se sentent obligé de nous refourguer une photo en 4ème de couverture dans le genre Grangé et Chattam... avec un regard lourd...

La série du commissaire Van In, qui compte près de 30 tomes en langue flamande, a propulsé Pieter Aspe au rang des meilleures ventes en Belgique.

Du même auteur chez Albin Michel

<<span class=challenge Tour du monde
Autres lecteurs :

http://leventsombre.cottet.org/service-de-presse/2010/la-mort-%C3%A0-mar%C3%A9e-basse : La scène finale le mettant aux prises avec l'avocat est très significative de cette volonté de créer gratuitement cette émotion parce qu'elle vient de nulle part (rien ne justifie le comportement du juriste) et qu'elle permet un morceau de bravoure à bon compte.


http://reves-de-lecture.over-blog.com/article-la-mort-a-maree-basse-pieter-aspe-60110347.html : Pieter APieter Aspe crée des personnages proches de nous, avec les mêmes préoccupation de la vie quotidienne.

<span class=Pieter Aspe devant De Visscherie, le restaurant du marché aux Poissons de Bruges, dont il parle dans Le Carré de la vengeance. Photo RL">Pieter Aspe est devenu célèbre grâce à la série des enquêtes du commissaire Van In. Celles-ci mettent en scène les sympathiques policiers Pieter Van In, Guido Versavel et la substitute Hannelore Martens. La plupart des histoires se déroulent à Bruges et sont l'occasion de découvrir la ville, ses arcanes et sa vie sociale.

Les dix premiers volumes ont été l'objet d'une série télévisée de la chaîne flamande VTM. La deuxième saison de cette série n'était plus basée sur les livres, mais toujours sous la supervision de l'auteur.4 Plus de 1,5 millions de ses livres ont été vendu aux Pays-Bas et en Belgique.- wikipédia


Il est également l'auteur de deux livres pour enfant et de deux autres romans.

illustration : Pieter Aspe devant De Visscherie, le restaurant du marché aux Poissons de Bruges, http://www.republicain-lorrain.fr/fr/info/article/4137605/Bruges-selon-Aspe.html

vendredi 22 août 2008

Xavier Hanotte - Le Couteau de Jenufa

Rentrée littéraire 2008 - envie de lire
littérature belge, polar

Solitaire mélancolique, mais néanmoins philosophe, l'inspecteur Barthélemy Dussert mène une carrière marquée par la réflexion plus que par l'action, au fil des enquêtes hors normes dont le charge sa hiérarchie.
Pour le reste, la rêverie et l'amitié occupent sa vie, ainsi que les traductions éternellement recommencées du poète Wilfred Owen.
Or voilà que, sans crier gare, le fragile équilibre de son univers menace de se rompre.
En pleine réforme des polices belges, alors que la suppression de sa brigade est programmée, va-t-il conserver son emploi de flic ? Avouera-t-il enfin son amour à Katrien, sa taciturne coéquipière ?
Et qui est donc ce Jacques Travers, dont lui parviennent régulièrement, par courrier, les fragments d'un texte évoquant étrangement le style d'un romancier disparu ?
Les enquêtes, professionnelles et privées, se croisent.
Les réponses vont tomber ; certaines seront surprenantes. Au point de défier le bon sens ?
Biographie de l'auteur
Né en Belgique, Xavier Hanotte vit près de Bruxelles.
Philologue et germaniste, il a traduit quelques-uns des plus grands romanciers flamands et néerlandais contemporains, parmi lesquels, aux éditions Belfond, Hubert Lampo et Maarten 't Hart.
Ses romans,
Manière noire (1995),
De secrètes injustices (1998),
Derrière la colline (2000),
Les Lieux communs (2002),
Ours toujours (2005),
ainsi que son recueil de nouvelles, L'Architecte du désastre (2005),
tous publiés chez Belfond, ont été unanimement salués par une critique élogieuse.

mercredi 4 juin 2008

Georges Simenon : L'affaire Saint-Fiacre


polar

« Un crime sera commis à l'église de Saint-Fiacre pendant la première messe du Jour des morts. » Tel est le message reçu par la police de Moulins qui en a averti Paris. Maigret se rend aussitôt sur place, car il a passé son enfance à SaintFiacre, dans l'Allier, où son père était régisseur du château. Il assiste à la messe au cours de laquelle la comtesse de Saint-Fiacre meurt... d'une crise cardiaque.

Le commissaire découvre pourtant rapidement que cette mort a été provoquée par une émotion violente : il trouve en effet, dans le missel de la comtesse, un extrait du Journal de Moulins annonçant la mort de Maurice de Saint-Fiacre, fils de la châtelaine. Or, celui-ci vient d'arriver de Paris au village, où il comptait demander à sa mère, comme il en a l'habitude, l'argent nécessaire à payer ses dettes.

L'enquête, menée au château, au village et à Moulins, se déroule dans une atmosphère pesante et émouvante à la fois, car Maigret, se rappelant son enfance avec une pointe de nostalgie, se rend compte que les choses ont beaucoup changé en trente-cinq ans. Le domaine n'est plus que l'ombre de ce qu'il était au temps où le père du commissaire s'en occupait : les ventes de terrains se sont en effet succédé depuis la mort du comte de Saint-Fiacre pour couvrir les folles dépenses de Maurice, qui mène à Paris une vie fastueuse ; de plus, la comtesse s'est laissé gruger par de nombreux « secrétaires » qui ont été autant d'amants successifs. Le dernier de ceux-ci, Jean Métayer, se sentant soupçonné, fait appel à un avocat ,de Bourges dont la suffisance irrite Maigret.
Néanmoins, le commissaire n'arrive à aucun résultat positif et il faut attendre, pour connaître le coupable, que Maurice de Saint-Fiacre organise, le lendemain du décès, un dîner placé « sous le signe de Walter Scott » (titre de chapitre) auquel sont conviés, outre les personnages cités ci-dessus, le curé, le médecin, le régisseur actuel et son fils, tous meurtriers possibles. Maurice de Saint-Fiacre y mène un jeu subtil que Maigret est réduit à suivre en témoin et cette scène à l'aspect lugubre aboutit à la découverte de l'assassin : il s'agit du fils du régisseur, Emile Gautier, qui a opéré avec la complicité de son père, lequel rachetait, en sous-main, les terres que la châtelaine devait vendre ; ainsi, la famille du régisseur espérait devenir propriétaire du domaine de Saint-Fiacre.



Adapté au cinéma :
Adapté à la télévision :

*Note du magazine Lire :
Georges Simenon (1903-1989) Ecrire «gris», limiter son vocabulaire pour «ne prendre que les mots qui ont la même résonance dans chaque esprit», les détracteurs de Simenon le lui ont longtemps reproché.

Or ce minimalisme veut correspondre aux histoires qu'il raconte. Le rythme est souvent caractéristique pour exprimer l'action des personnages. Il affectionne le monologue intérieur et les interrogations indirectes. «Je suis un instinctif, dit-il à Bernard Pivot en 1981 lors de l'émission Apostrophes, je ne suis pas du tout un intellectuel. Je n'ai jamais pensé un roman, j'ai senti un roman. Je n'ai jamais pensé un personnage, j'ai senti un personnage. Je n'ai jamais inventé une situation. La situation est venue lorsque j'écrivais un roman mais je ne savais pas du tout où mon personnage allait me mener.»

En écrivant ses premiers Maigret, Georges Simenon explique qu'il le fait pour apprendre le métier d'écrivain et que le choix du roman policier lui paraît plus facile, plus technique. Il instaure dès le début ses rituels d'écriture: rumination, rassemblement des informations, rédaction.

Il tape directement à la machine, évite de trop se relire, travaille dans une sorte de transe, en quelques jours pour ne pas perdre le fil de son histoire. La dernière étape est celle de l'ultime relecture où l'auteur se contente le plus souvent d'alléger encore son style, retirant des adjectifs, des adverbes.

Ce qui l'intéresse, c'est le criminel beaucoup plus que le crime. Maigret au début n'est qu'une silhouette qui va peu à peu se préciser, manifestant sa sympathie pour les petites gens, Paris et ses quartiers populaires.

Au départ, Simenon choisit de se pencher sur un homme sans aspérité en état de crise. Les décors restent un peu les mêmes, une France réinventée mais qu'il connaît bien, des impressions de lieux plus que des descriptions précises.

Son éducation dans un milieu petit-bourgeois et sa formation de journaliste lui serviront pour imaginer Maigret mais également tous ses personnages qui se doivent d'être «ordinaires».

Maigret antihéros, c'est la marque de Simenon, un homme simple, banal mais excellent enquêteur grâce à son don d'imprégnation, son envie de comprendre les raisons d'un crime.

«Je tiens Simenon pour un grand romancier, le plus grand peut-être et le plus vraiment romancier que nous ayons eu en littérature française aujourd'hui.» Qui dit cela? André Gide, en 1939. C.F.


Site officiel :
http://www.toutsimenon.com/

site intéressant :
http://www.libnet.ulg.ac.be/simenon.htm
http://www.0faute.com/simenon.htm

Note :
l'un de mes préférés... mais, je ne suis pas vraiment fan de Simenon.