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samedi 1 mai 2010

menus propos... et bon 1er mai

Bonjour tout le monde,
et bon 1er mai ...


et encore grand merci pour votre soutien... un petit mieux aujourd'hui, espérons que ça dure ! .
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"la liseuse" de Oleg Zhivetin
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Underworld USA de James Ellroy,
gros pavé de 840 pages que m'a choisit ma bibliothècaire pour m'occuper ...
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pour le moment lu seulement 82 pages et déjà perdue dans les personnages ! sinon, j'aime bien l'écritude de l'auteur...
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Reçu également de Blog-o-book en partenariat avec folio.
Résumé : Asger Eriksson finira par savoir comment son grand-père Askild a traversé la guerre, et comment il a séduit sa grand-mère Bjork, malgré l'opposition des parents de la jeune fille, riches armateurs à Bergen, en Norvège.
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Il nous parlera des boîtes de conserve de Bjork, remplies de l'air de sa ville natale, dont elle aura besoin une fois loin de chez elle, et des grandes oreilles de son propre père Niels qui lui permettent d'entendre des choses inouïes...
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Des années trente à nos jours, son récit embrasse les bonheurs et les malheurs d'une famille comptant plus d'un personnage loufoque en son sein, et entraîne le lecteur dans une saga étourdissante.
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bien entendu, je suis incapable de résister a une histoire de Golem... je vais essayer de me le faire offrir cette semaine... Le Kabbaliste de Prague de Marek Halter

résumé : A la fin du XVIe siècle, dans le ghetto de Prague, le rabbin MaHaRal, le plus grand kabbaliste de tous les temps, façonne un être de boue à la force illimitée qui doit apporter la sécurité à son peuple... le Golem.
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Avec Le Kabbaliste de Prague Marek Halter nous plonge dans La Mémoire d'Abraham et l'univers des Juifs de l'Europe centrale de son enfance.
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Il nous entraîne dans le monde mystérieux de la Kabbale et celui de la Renaissance, avec ses découvertes sidérales, ses bouleversements scientifiques et ses guerres de religion. Mêlant fiction et réalité, hanté par les questions les plus contemporaines, Le Kabbaliste de Prague est un roman envoûtant, foisonnant d'érudition et d'émotion.
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Masse Critique est de retour le 5 mai, tenez-vous prêts !
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Les plus belles bibliothèques du monde
En Autriche, aux États-Unis, au Mexique et bien sûr en France : flânez dans ces monuments d'exception, mémoires de l'Humanité.
Sélection






dimanche 6 septembre 2009

Dans la bibliothèque de Neil Gaiman : attention les yeux

Début de visite sur les sites littéraires, en commençant par mon préféré : Actualitté...
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Vraiment impressionnante la bibliothèque de Neil Gaiman... comment ne pas en avoir envie !
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illustration : gallerie de Rothola
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Un rangement aléatoire,
mais une collection qui en fera baver plus d'un.
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L'auteur de fantasy Neil Gaiman est assez connu pour ses réactions un peu brusques et sa facilité à sortir des jurons.
Mais quand on est face à sa bibliothèque, on a soudain des gargouillis dans le ventre voire la tête qui commence à tourner.
Le réseau social Shelfari a rendu visite à l'auteur et s'est régalé l'appareil photo de clichés dévoilant des dizaines, des centaines de livres et s'est même mis bille en tête de créer la bibliothèque numérique idéale de l'auteur.
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Leur réaction a été à la hauteur de l'espace dans lequel ils ont pénétré : « Naturellement, nous avions supposé que quelque dont le travail est bourré de références tirées de la littérature et de la mythologie aurait une bibliothèque très vaste, mais même là, nous étions très peu préparés à ce qu'il nous a mis dans la vue. »
Pour découvrir l'intégralité de leurs commentaires face à l'endroit, c'est à cette adresse.
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Pour accéder directement à la galerie photo, ce sera par-là.

source : actualitté - Rédigé par Nicolas G, le dimanche 06 septembre 2009 à 12h26

dimanche 23 août 2009

Quand les escaliers se transforment en bibliothèque

C'est toute une symbolique qui s'en élève
Il est des livres qui nous élèvent, c'est une image bien sûr, mais dans la librairie Guagga Art and Books de Cape Town en Afrique du Sud, les livres vous élèvent réellement au sens propre.

Les visiteurs de cette librairie seront certainement impressionnés par ce magnifique escalier dont les marches sont composées de livres.
Cela doit être surprenant de se sentir reposer de tout son poids sur une chose aussi fragile et précieuse qu'un livre.
Mais après tout les livres ne constituent-ils pas une base solide pour chacun ?
Crédits photo : Bibliobibuli
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Quelle bonne idée !
mais je doute fort que JJ me fasse un si beau escalier de la maison...
il trouve déjà que je suis envahissante avec mes bouquins dans toutes les pièces...
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et puis, pour l'escalier du grenier, déjà utilisé comme tiroirs pour ses outils de menuiserie...

lundi 10 août 2009

Savage Sam - Firmin : Autobiographie d'un grignoteur de livres

terminé hier soir... lecture agréable, mais qui ne me laissera pas de souvenirs impérissables.
un genre de fable philosophique désabusée sur la condition de lecteur...
un conte au style léger, et quelques considérations sur la solitude du lecteur.
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une des premières phrases est : «Voici l’histoire la plus triste qu’il m’ai été donné d’entendre».
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illustration : mojito.over-blog.net
Autobiographie d'un grignoteur de livres, Firmin raconte l'histoire d'un rongeur érudit qui a vu le jour clans les sous-sols d'une librairie de Scollay Square, vieux quartier en péril du Boston des années 1960.
Plein d'appétit pour les mots, épris de nourritures spirituelles autant que terrestres, Firmin ne peut communiquer tous ses coups de cœur ni exprimer ses détresses, et voit avec révolte se déliter sa race comme son quartier, cernés par l'incompréhension des hommes et par les mécanismes du profit.
Mais la rencontre avec un romancier marginal le sauve du pessimisme ambiant.
Superbe hommage aux valeurs de l'écrit et aux singularités de toutes espèces, l'aventure de Firmin est aussi un fabuleux trait d'union entre littérature, exclusion et résistance.

Ce qu'ils en disent : correspond fortement a ce que j'ai ressenti lors de la lecture de ce livre...


Alessandro Baricco : .Plein d'appétit pour les mots, épris de nourritures spirituelles autant que terrestres, Firmin ne peut communiquer tous ses coups de coeur ni exprimer ses détresses, et voit avec révolte se déliter sa race comme son quartier, cernés par l'incompréhension des hommes et par les mécanismes du profit. ... Superbe hommage aux valeurs de l'écrit et aux singularités de toutes espèces, l'aventure de Firmin est aussi un fabuleux trait d'union entre littérature, exclusion et résistance."Firmin, le rat que Walt Disney aurait inventé s'il avait été Borges. Si lire est ton plaisir et ton destin, ce livre a été écrit pour toi."
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http://bibliodudolmen.canalblog.com/archives/2009/06/23/14166099.html : Un livre à la gloire des livres, voilà qui ne pouvait que plaire à tous les lecteurs boulémiques que nous sommes ! Mais la magie n'opère pas totalement lors de cette lecture … en tout cas, elle n'a pas vraiment opéré pour moi. le pessimisme et la mélancolie ambiante a plombé ma lecture.
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tp://yspaddadenpenkawr.over-blog.com/article-31051902.html : Firmin, c'est le treizième à la douzaine, la cinquième roue du carrosse, le rejeton chétif d'une tribu de bagarreurs. Alors que frères, soeurs et mère quittent le nid, il reste, apprend à lire et ainsi à rêver, imaginer. Rêver d'une vie où il pourrait entrer en contact avec Norman, le libraire, sans qu'il parsème le grenier de mort-aux-rats ; une vie qui ne l'aurait pas fait naître rat, mais écrivain, pour pouvoir coucher sur le papier les merveilleuses histoires nées de son imagination fertile. Mais rien de tout ça pour Firmin qui, outre la lecture, n'a pour se divertir que les projections du cinéma de quartier qu'il fréquente assidument, en particulier les séances nocturnes consacrées aux films pornos.La vie de Firmin est donc bien monotone, et ce livre aussi.
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ttp://happyfew.hautetfort.com/archive/2009/05/17/o-fin-amere.html :
un roman qui avait titillé ma curiosité : pensez donc, l'histoire (littéralement) d'un rat de bibliothèque, pauvre être rejeté par ses frères et soeurs, mal nourri par sa pochtronne de mère et qui découvre très rapidement qu'il peut lire les livres au lieu de les manger, voilà qui s'annonçait des plus intriguants. Et alors ? vous demandez-vous, chers happy few curieux. Et alors, je ne suis pas convaincue, chers happy few, c'est le moins que l'on puisse dire.
http://laccrodeslivres.canalblog.com/archives/2009/06/18/index.html : A tous les amoureux des livres et des histoires farfelues : Firmin est pour vous, adoptez-le !

des bestioles dans la littérature... les rats, souris, et autres rongeurs

polars

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Comme un rat mort de Janwillem Van de Wetering
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Tous des rats de Barbara Seranella
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Rue des rats de François Forestier
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science-fiction
L'enterrement des rats, nouvelle de Bram Stoker
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Les rats de James Herbert,
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L'empire des rats de James Herbert
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Le repaire des rats de James Herbert
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Les Rats de Bernard Frank
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La Guerre des rats de Robbins
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Le Conte du joueur de flûte de Hamelinqui envoûte les rats pour les mener à la noyade. Cette fable allemande racontait à l'origine comment le dératiseur attira les rats hors la ville à l'aide d'un appeau imitant leurs cris.
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La Fiancée du dieu Rat de Barbara Hambly et Michèle Charrier
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le prince des rats de Jacky Viallon
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Les Trapézistes et le rat de Alain Fleisher
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Le rat qui rit de Jack Couffer
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Le Grand Rat de Paris Robert
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Il pleut des rats de David Homel
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Le Rat Mon Ami de Brick Maja
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Mémoires d'un rat de Andrzej Zaniewski
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Comme des rats de Patrick Rambaud
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Le trou du rat de Jacques Tephany
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Ratte (la) de Grass Gunter
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Liste des souris et rats de fiction

Alexandre et Émilie, deux souris, personnages de Souris des villes, souris des champs.
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lgernon (dans
Des fleurs pour Algernon, un roman de science-fiction de Daniel Keyes en 1966 d'après sa nouvelle de 1959)
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my Madison, rat qui est la transformation d'Amy Madison lors de la saison 3 de Buffy contre les Vampires
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ernard et Bianca, deux souris, personnages de films d'animation de Walt Disney
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Brisby, une maman souris, personnage du long métrage d'animation de Don Bluth : Brisby et le Secret de NIMH
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Fievel Souriskewitz, la jeune souris anthropomorphe de Fievel et le Nouveau Monde, film d'animation américain de Don Bluth, suivi par Fievel au Far West et d'autres épisodes réalisés par des auteurs différents.
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Geronimo Stilton, héros de la série italienne pour la jeunesse qui porte son nom
Itchy dans
Itchy et Scratchy, série fictive que regardent les enfants dans la véritable série Les Simpson
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Jerry, personnage de William Hanna et Joseph Barbera de la série d'animation Tom et Jerry et autres films
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La Petite souris, connue pour échanger un cadeau contre une dent de lait
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Madame Trotte-menu, une souris, personnage de Beatrix Potter dans (The Tale of Mrs. Tittlemouse)
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Mickey Mouse, une souris, personnage de Walt Disney
Mimi la souris, héroïne des livres pour enfant et animations de
Lucy Cousins
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Minnie, une souris, fiancée de Mickey Mouse
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Minus et Cortex, deux souris de laboratoire, personnages de dessin animé crés par Tom Ruegger
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Les Motards de l'espace (Biker Mice), des souris, personnages de dessin animé
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Mr. Jingle dans La Ligne verte, roman de Stephen King de 1996
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La souris morte dans la poche de Lennie, Des souris et des hommes (Of Mice and Men), roman de John Steinbeck en 1937
*
Les souris du film Souris City (2006), dont Roddy, Syd ou encore Rita
Rémy, le rat cuisinier dans Ratatouille (2007)
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Speedy Gonzales, « la souris la plus rapide de tout le Mexique », personnage de Warner Bros.
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Splinter, le rat sage dans Les Tortues Ninja
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Stuart Little, une souris, personnage du film du même nom et de sa suite
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Super-Souris (Mighty Mouse)
Trottinette, souris héroïne de la série des Moustache et Trottinette de
Calvo
source : wikipédia

Lemot « rat » désigne dans le langage vernaculaire certains mammifères rongeurs, le plus souvent du genre Rattus ou au moins de la famille des muridés .
Mais certains « rats » font partie d'autres familles comme le Rat palmiste, le Rat-Chinchilla, le Rat à poche mexicain, etc.

Racine étymologique : fin du
XIIe siècle, peut-être de l'allemand ou du norvégien ratt, onomatopée, née du bruit du rat qui grignote (selon Petit Robert 1990).

Un roi de rats est un regroupement de rats dont les queues sont entrelacées les unes aux autres, souvent prises dans une gangue composée de paille, d'excréments et de poils.
C'est un phénomène rare, dont la réalité est contestée.

Cette expression d'origine allemande (Rattenkönig) viendrait d'une légende selon laquelle le roi des rats aurait utilisé cet assemblage comme plate-forme
.

n spécimen datant de 1828 se compose de 32 rats, le plus petit roi ne comprend que deux rats. Hormis un cas signalé à Java, les rois de rats sont toujours formés par des rats noirs (
Rattus rattus).

Le phénomène a été présenté dans une monographie en 1864 par les zoologistes allemands
Kurt Becker et Heinrich Kemper.


Légende :

On parle la toute première fois d'un roi des rats dans une légende allemande datant approximativement du XV ème ou XVI ème siècle et nommée "Der Krieg des Königreiches von unten" (ou en français: "La guerre du royaume d'en bas").
En effet, cette vieille légende relate l'histoire d'un Prince rat nommé "Nerub der Jugendliche" ("Nerub le jeune") devant protéger son royaume (hérité de son père après sa mort prématurée) d'une armée de renégats agissant sous les ordres de "Große Spinne" (une araignée jadis chassée du royaume par le père du jeune prince).
Mais n'ayant pas complètement encore atteint l'âge adulte, le jeune Prince rat "Nerub" n'avait pas encore pût passer "L'épreuve Aulique" qui lui aurait donné le droit de succéder à son père.
N'ayant pas passé cette épreuve, la population de son royaume ne voulut pas lui concéder le titre de roi, ce qui l'empêchait donc de défendre son royaume contre "Große Spinne" et son armée.
On dit que se sentant impuissant face à tout ces évènements qui se déroulaient sous ses yeux, le prince aurait subtilisé la couronne de son défunt père et se serait enfermé dans la salle du trône avec toute sa cour.
Il en serait ressorti trois lunes plus tard métamorphosé, en effet il aurait fusionné avec les rats se trouvant dans la pièce.
A lui tout seul il aurait vaincu "Große Spinne", mis en déroute son armée, et donc sauvé son royaume.
Après cette écrasante victoire, "Nerub" gouverna donc son nouveau royaume si durement acquit sous le nom de "Nerub Rattenkönig" (ou "Nerub le roi des rats"). C'est son physique à la fois étrange et craint qui lui valut ce nom.
Cette légende a sûrement été inspirée d'un cas réel, c'est en tout cas le premier cas relevé de roi des rats dans toute l'histoire.
Et, pour finir... ne pas oublier Monsieur de La Fontaine...


Le canevas de départ de cette fable est à rechercher à la fois chez Aphtonius et chez un auteur anonyme.
La description du thème a été reprise d ’Horace (« Satires », II, 4 ; dans ce texte, Catius et Horace discutent de la mémoire ; Horace décrit par cœur une table particulièrement bien garnie).
La Fontaine traite ici un lieu commun - que nous retrouverons dans d’autres fables - entre les tracas de la ville et la quiétude de la campagne.
Et il prend position lui, le maître des Eaux et Forêts qui pouvait rester assis sous un arbre sans voir tomber la nuit, prend évidemment parti pour le calme de la vie à la campagne, position qu’il a déjà défendue dans « Le Songe de Vaux » (fragment II, harangue d’Hortésie) ou dans les « Relations d’un Voyage en Limousin ».
Les fables « Le Songe d’un Habitant du Mogol » (Livre XI, fable 4) ainsi que « Le Juge arbitre, l’Hospitalier et le Solitaire » argumenteront dans le même sens.
Comme dans bien d’autres pièces, La Fontaine montre une certaine tactique des faibles face aux puissants, ici la fuite du rat des champs face à un bruit.
Le poème est composé d’heptasyllabes à rimes croisées, sauf dans le dernier quatrain où les rimes sont embrassées. - http://www.lafontaine.net/lesFables/afficheFable.php?id=9

Le Rat de ville et le Rat des champs





livre 1, fable 9





Autrefois le rat de ville
Invita le rat des champs,
D'une façon fort civile
A des reliefs d'ortolans.

Sur un tapis de Turquie
Le couvert se trouva mis.
Je laisse à penser la vie
Que firent ces deux amis.

Le régal fut fort honnête :
Rien ne manquait au festin ;
Mais quelqu'un troubla la fête
Pendant qu'ils étaient en train.

A la porte de la salle
Ils entendirent du bruit :
Le rat de ville détale ;
Son camarade le suit.
Le bruit cesse, on se retire :
Rats en campagne aussitôt ;
Et le citadin de dire :
" Achevons tout notre rôt.

- C'est assez, dit le rustique ;
Demain vous viendrez chez moi.
Ce n'est pas que je me pique
De tous vos festins de roi ;
Mais rien ne vient m'interrompre :
Je mange tout à loisir.
Adieu donc.
Fi du plaisir
Que la crainte peut corrompre !

mardi 21 avril 2009

L'Unesco lance sa Bibliothèque numérique mondiale

lu dans le monde...

L'Organisation des Nations unies pour l'éducation et la culture a toujours considéré les bibliothèques comme la continuation de l'école.
"L'école prépare les gens à aller à la bibliothèque et, aujourd'hui, les bibliothèques deviennent numériques", résume le Tunisien Abdelaziz Abid, coordonnateur du projet, qui réunit l'Unesco et trente-deux institutions partenaires.
Avec ce dispositif, il sera possible de consulter sur le site de la BNM des documents conservés dans les plus prestigieuses bibliothèques, d'où que l'on se trouve dans le monde.
La nouvelle bibliothèque est notamment destinée à fournir du matériel aux élèves et aux éducateurs, mais aussi au grand public.

En 2005, la Bibliothèque du Congrès a en effet proposé la mise en place d'une BNM, pour offrir gratuitement un large éventail de livres, manuscrits, cartes, films, enregistrements..., tirés des bibliothèques nationales.
Avec la BNM, l'Unesco entend promouvoir les valeurs qu'elle défend, comme la diversité linguistique et la compréhension entre les cultures, mais aussi réduire la "fracture numérique" entre les peuples.

La nouvelle bibliothèque offre des fonctions de recherche et de navigation en sept langues (anglais, arabe, chinois, espagnol, français, portugais et russe) et propose des contenus dans de nombreuses autres langues.
Le projet a été développé par une équipe de la Bibliothèque du Congrès, avec une aide technique de la Bibliothèque d'Alexandrie, l'Unesco mobilisant ses membres pour fournir des contenus tirés du patrimoine culturel.

"DE VRAIS TRÉSORS"
Des bibliothèques nationales et institutions culturelles de pays comme l'Arabie saoudite, le Brésil, la Chine, l'Egypte, les Etats-Unis, la France, le Japon, le Royaume-Uni et la Russie comptent parmi les premiers contributeurs.
Les initiateurs du projet se sont aussi assurés du partenariat de pays comme le Maroc, l'Ouganda, le Qatar, le Mexique et la Slovaquie pour créer un phénomène d'entraînement.

Le lancement de la BNM s'accompagnera d'une campagne de mobilisation pour tenter de rassembler une soixantaine de pays partenaires fin 2009.
Parmi les documents accessibles dans la BNM figurent "de vrais trésors", selon M. Billington, comme Le Dit du Genji, un joyau de la littérature japonaise du XIe siècle considéré comme un des romans les plus anciens du monde.
On pourra aussi voir la première carte mentionnant l'Amérique, datant de 1507, réalisée par le moine allemand Martin Waldseemueller et qui se trouve à la Bibliothèque du Congrès. Le plus ancien document à ce jour visible dans la BNM est une peinture se trouvant en Afrique du Sud, vieille de huit mille ans, représentant des antilopes ensanglantées.
illustration : Julie Mc Clintick

vendredi 24 octobre 2008

Martine Poulain : les pilleurs de mémoire

Essai
Envie de lire
"Livres pillés, lectures surveillées. Une histoire des bibliothèques françaises sous l'Occupation",
C'est un coup terrible, une amputation à n'en plus se relever", s'écrie l'essayiste antistalinien Boris Souvarine, au moment où il apprend la confiscation de sa bibliothèque et de ses archives en février 1941.
"Car, pour sélectionner, trouver et accumuler tout ce qui a été saisi, il a fallu un quart de siècle d'épreuves, de tribulations, de recherches, sans parler de dépenses", dit-il encore.
Dépossédée de ses six mille volumes, la journaliste féministe Louise Weiss parle de "vol de mémoire".

Entre 1940 et 1944, des millions de livres ont été saisis par les forces d'occupation nazies. Seuls 20 % seront restitués.

Dans cet ouvrage qui traite du devenir des bibliothèques sous l'Occupation, Martine Poulain exhume la liste des victimes dressée à la Libération par la Commission de récupération artistique.

Elles appartiennent surtout aux professions intellectuelles et libérales : Marc Bloch, Maurice Halbwachs, Vladimir Jankélévitch, André Maurois...

Relevant de trois logiques de pillage, guerrière, nationaliste, antisémite et raciste, les spoliations touchent aussi les institutions juives et maçonnes, ainsi que les bibliothèques des immigrés d'Europe de l'Est.

En revanche, la plupart des bibliothèques publiques y échappent. Au prix d'une soumission aux conditions de l'occupant : révocation du personnel ayant des origines juives, séparation des lecteurs juifs, avant que les portes des bibliothèques ne leur soient fermées en 1942, retrait des livres interdits par l'occupant et par le régime de Vichy (sur les listes desquels Freud côtoyait Zola et Apollinaire).

Pour la Bibliothèque nationale (BN), à laquelle une bonne partie de l'ouvrage est consacrée, cette soumission alla jusqu'à la participation active à la propagande de l'occupant, après la nomination à sa tête de Bernard Faÿ en remplacement de l'ancien administrateur, Julien Cain, évincé en raison de ses origines juives.

Profondément réactionnaire, ce professeur au Collège de France s'engage corps et âme dans la lutte antimaçonnique, dont la BN va devenir le siège avec la création du Musée des sociétés secrètes. Faÿ s'est vu en effet confier le classement des archives et documents maçonniques saisis en 1940, et il a obtenu d'installer son musée dans l'immeuble réquisitionné du Grand Orient, rue Cadet. Le dépouillement a pour but d'établir des listes de francs-maçons - 29 000 sont recensés en 1941 - et d'alimenter les fichiers politiques.

Le "service des sociétés secrètes" assiste directement le service des renseignements, livrant ces informations à l'occupant, coopérant avec le commissariat général aux questions juives, la Légion, la milice, le bureau de la censure, en vue de l'élaboration d'un fichier général de dossiers individuels dans chaque zone.

Celui de zone nord comptait, à la Libération, 170 000 fiches et 6 000 dossiers plus fournis. En 1942, le Musée des sociétés secrètes fusionne avec la bibliothèque d'histoire de la France contemporaine fondée par Adrien Dansette à partir des archives saisies du Parti communiste, de la CGT, de la Fédération des cheminots et de la maison de la culture, pour former le nouveau département de la BN, le Centre d'histoire de la France contemporaine.

A mesure qu'elle se politise, la BN se déprofessionnalise, l'administrateur faisant prévaloir les critères idéologiques ou les relations personnelles sur la qualification. Ainsi, "en 1942, 50 % des nominations des conservateurs, 65 % de celles des conservateurs adjoints, 44 % des bibliothécaires sont faites "hors normes"", tandis que nombre d'archivistes-paléographes sont écartés. En 1944, le personnel compte moins d'un quart de titulaires. Cela tient aussi aux chômeurs intellectuels qui y trouvent un emploi et, à partir de 1942, un refuge pour échapper au service du travail obligatoire.

La figure de Faÿ n'est toutefois pas représentative du milieu professionnel, qui eut, comme d'autres activités, ses collaborateurs et ses résistants. Parmi ces derniers se dégage la figure d'Yvonne Oddon, seule rescapée du réseau du Musée de l'homme. S'ils se sont pliés aux ordres de l'occupant, bibliothécaires et conservateurs ont, dans l'ensemble, assumé leurs fonctions avec loyauté et conscience professionnelle dans des conditions difficiles - manque de charbon, malnutrition, maladie -, veillant à la sauvegarde des collections et au service des lecteurs, contournant parfois les règles en communiquant des ouvrages interdits, notamment de littérature américaine.

SOIF DE LECTURE

C'est que jamais la soif de lecture ne fut si grande. Autant en emporte le vent valait un kilo de jambon au marché noir.

Plus proche de l'actualité, le pamphlet collaborationniste de Lucien Rebatet, Les Décombres, fut tiré à 65 000 exemplaires.

S'il est difficile de savoir ce que les gens lisaient, mis à part ces best-sellers, les données sur l'affluence dans les bibliothèques publiques sont éloquentes, surtout en zone sud. Les réfugiés, privés de leurs livres, s'y précipitent. Mais l'état des fonds est tel qu'ils sont souvent déçus, à l'instar de Marc Bloch. "Il nous faudra des ressources nouvelles.

Pour nos laboratoires. Pour nos bibliothèques plus encore, car elles ont été les grandes victimes", écrit l'historien. Il n'aura pas l'heur de voir la mise en place de ces réformes par la Direction des bibliothèques créée à la Libération, et confiée à Julien Cain à son retour de Buchenwald.

Il faut savoir gré à Martine Poulain d'avoir tiré cette histoire de l'oubli en compulsant quantité d'archives inexploitées. Sa connaissance intime du métier de conservateur lui permet de jauger les réalisations à leur juste mesure et de montrer le prix matériel et symbolique - humain aussi - de la politique menée par Faÿ.

Cependant, était-il nécessaire de redoubler ces évaluations par des jugements moraux sur des hommes que la seule description de leurs actes suffit à condamner ? On regrettera aussi que les remarques éparses sur les divers usages des bibliothèques, mémoriels, savants ou de divertissement, n'aient pas donné lieu à une réflexion plus générale sur leur fonction sociale et sur leur place dans la guerre idéologique.

LIVRES PILLÉS, LECTURES SURVEILLÉES. UNE HISTOIRE DES BIBLIOTHÈQUES FRANÇAISES SOUS L'OCCUPATION de Martine Poulain. Gallimard, "NRF Essais", 556 p., 22,50 €. En librairie le 30 octobre.
Gisèle Sapiro-LE MONDE DES LIVRES 23.10.08 11h50