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mercredi 16 septembre 2009

souvenir de lecture... les Goncourt...

Je me demandais combien de Goncourt figuaraient dans ma bibliothèque...
et bien, pas nombreux... seulement 33...

et peu de chance que cela augemente cette année...
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illustration : "la liseuse" de Joseph Israëls
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Le prix Goncourt 2008
a été attribué lundi 10 novembre 2008 à l’auteur franco-afghan Atiq Rahimi pour son livre Syngué Sabour, Pierre de Patience publié par P.O.L.
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Atiq Rahimi a obtenu le prix Goncourt au second tour, par 7 voix contre 3 pour Michel Le Bris et son livre "La beauté du monde".
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l'un des meilleur livre lu cette année...
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Prix Goncourt 2007
a été attribué lundi 5 novembre 2007 à Gilles Leroy pour Alabama Song (Mercure de France),
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on me l'a offert, mais toujours pas été tentée de le lire...
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Le Prix Goncourt 2006
a été attribué à Jonathan Littell pour Les Bienveillantes (éditions Gallimard), très impressionnée par ce livre !
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Le Prix Goncourt 2005
a été attribué à François Weyergans pour Trois jours chez ma mère (Grasset),
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lu ce calamiteux roman... d'un profond ennui... j'aurai préféré Houellebecq..
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Le prix Goncourt 2004
a été attribué le lundi 8 novembre 2004 par le jury de l'Académie Goncourt à Laurent Gaudé pour "Le soleil des Scorta" (Actes Sud).
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Pour le Prix du centenaire le jury Goncourt a créé la surprise. Alors qu'il devait être décerné le 3 novembre, le Prix Goncourt 2003 a été attribué le 21 octobre à Jacques-Pierre Amette pour «La maîtresse de Brecht» (éditions Albin-Michel)... m'a paru tellement rébarbatif, que je ne suis jamais arrivée à la fin... un lache abandon !
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donc 33 lus... seulement
et encore
je ne les ai pas tous aimés...
.2001 Jean-Christophe Rufin Rouge Brésil Gallimard
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2000 Jean-Jacques Schuhl Ingrid Caven Gallimard
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1995 Andreï Makine Le Testament français Mercure de France
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1994 Didier Van Cauwelaert Un aller simple Albin Michel
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1993 Amin Maalouf Le rocher de Tanios Grasset
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1992 Patrick Chamoiseau Texaco Gallimard
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1991 Pierre Combescot Les filles du calvaire Grasset
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1987 Tahar Ben Jelloun La nuit sacrée Seuil
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1981 Lucien Bodard Anne-Marie Grasset
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1979 Antonine Maillet Pélagie la charette Grasset
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1978 Patrick Modiano Rue des boutiques obscures Gallimard
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1975 Emile Ajar La vie devant soi Mercure de France
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1974 Pascal Laîné La dentellière Gallimard
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1964 Georges Conchon L'état sauvage Albin Michel
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1959 André Schwart-Bart Le dernier des justes Seuil
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1958 Francis Walder Saint-Germain ou la négociation Gallimard
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1957 Roger Vailland LaLoi Gallimard
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1955 Roger Ikor Les eaux mêlées (T.II Les fils d'Avrom) Albin Michel
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1952 Béatrice Beck Léon Morin, prêtre Gallimard
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1951 Julien Gracq Le rivage des Syrtes J.Corti
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1949 Robert Merle Week-end à Zuydcoote Gallimard
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1948 Maurice Druon Les grandes familles Julliard
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1945 Jean-Louis Bory Mon village à l'heure allemande Flammarion
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1939 Philippe Hériat Les enfants gâtés Gallimard
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1938 Henri Troyat L'araigne Plon
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1933 André Malraux La condition humaine Gallimard
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1925 Maurice Genevoix Raboliot Grasset
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1919 Marcel Proust A l'ombre des jeunes filles en fleurs Gallimard
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1916 Henri Barbusse Le feu Flammarion
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illustration : Léa Collie Wight

samedi 24 janvier 2009

Encore... un nouveau prix littéraire...

Orange vient de lancer son prix littéraire en ligne.

L’originalité, c’est que le jury va sélectionner 7 internautes pour participer aux délibérations parmis ceux qui se seront le plus impliqués sur la plate-forme de critiques que vient de lancer l’opérateur.
Pour cela, il faut publier au moins 3 commentaires (nourris, je suppose), sur l’un des livres de langues française publiée en 2008, qui forment la base de données du site (impossible de faire des commentaires sur d’autres livres - ils ne sont pas indexés).

On est bien loin des modèles de bibliothèques partagées propices à la construction d’un début de réseau social de lecteurs (qui pourrait pourtant bénéficier au futur lancement du reader d’Orange).
Pas la peine d’aller y soutenir vos poulains, si j’ai bien compris, le nombre de commentaires sous les livres n’aura aucune incidence sur les choix du jury, qui ne se sert de la plateforme que pour sélectionner les internautes qui le rejoindront pour livrer leur sélection d’une dizaine de titres…
Les internautes seront alors rappelés pour voter entre mai et juin et départager les finalistes. “Le livre qui aura rassemblé le plus grand nombre de votes sera le lauréat du Prix Orange du Livre 2009″.

source de l'info : la feuille


illustration : "the new world" du sculpteur Michelle Reader

mercredi 15 octobre 2008

Concours Nouveaux auteurs de polar, parrainé par Frédéric Beigbeder

Vous rêvez d’être publié ? La magazine “VSD” en partenariat avec le site des éditions "Lesnouveauxauteurs.com" donne leur chance à tous les amateurs avec un Grand Prix qui verra deux polars édités en mars 2009.

2 auteurs inconnus seront révélés au grand public en mars 2009, édités et lancés comme des best-sellers (lancement France, Belgique, Suisse et Canada).

L'un se verra attribuer le "GRAND PRIX VSD" grâce au vote d'un jury grand public,
l'autre sera récompensé par le président du Jury Frédéric BEIGBEDER qui lui décernera son prix "COUP DE POING".

CLOTURE DES ENVOIS DE MANUSCRITS : DIMANCHE 16 NOVEMBRE 2008
Frédéric Beigbeder, qui n'est pourtant pas un maître du genre..., a donc été choisi pour parrainer ce concours et livre à cette occasion sa vision du roman policier dans le cadre d'une interview au magazine VSD : Il souligne en particulier le succès remporté par les romans policiers tels que La saga Millenium de Stieg Larsson et le nouveau Fred Vargas.
"Je pense que, si les gens aiment autant le polar, c’est que la littérature contemporaine néglige depuis des décennies de leur raconter des histoires.", estime-t-il.

Il reconnaît ne pas être lui-même un grand lecteur de romans policiers mais rappelle tout de même que "l’inventeur du polar, c’est Edgar Poe, avec son Double Assassinat dans la rue Morgue, traduit à l’époque par Baudelaire.

Le flic, le chevalier Dupin, est un peu l’ancêtre de Sherlock Holmes, et il enquête sur des meurtres atroces ; c’est déjà le canevas d’un thriller.
Même chose avec Crime et châtiment de Dostoïevski.

Bref, le genre est historiquement et éminemment littéraire.
" Il ajoute que personnellement, il plébiscite des auteurs comme James Ellroy, Elmore Leonard ou Carter Brown, qu'il lisait ado et admire aussi San Antonio, depuis toujours.

A propos des manuscrits qui seront reçus par le biais de ce concours, l'ancien éditeur chez Flammarion confie qu'il sera sans doute plus sensible aux textes trash "qui parlent de notre époque avec les mots d’aujourd’hui et qui soient, si possible, originales, modernes."
Il décernera d'ailleurs un prix "Coup de poing" plus personnel qu'il décrit en ces termes : "un texte beaucoup plus radical, bizarre, malsain, angoissant, imparfait, bancal, étrange. Pour moi, le roman noir doit avoir un aspect scandaleux. C’est quand même la description des turpitudes, des bas-fonds et de la part obscure de l’être humain. Lorsque Grangé décrit un meurtre, par exemple, on atteint la limite du supportable."

Son conseil : "Le style ! Beaucoup trop d’auteurs de polars semblent tellement obnubilés par leur histoire qu’ils en oublient le style. N’oubliez jamais le style !" A vos Remington !
source :
caricature : frédéric Beigbeder (pense rentrer à l'Academie française en 2012 et prend au petit déjeuner du coca et du saucisson (parution Echo des Savanes )-http://www.christian-antonelli.com/portfolio/archives/000127.php

mardi 2 septembre 2008

Prix littéraires : premiers échos

ça commence... rumeurs, bruits de couloirs... pour qui les prix cette année ???

Quelques noms déjà sur ma liste de lecture :

Yasmina Khadra, Ce que le jour doit à la nuit

Salim Bachi, Le Silence de Mahomet

Jean-Paul Dubois, Les Accommodements
raisonnables

Christophe Bataille, Le Rêve de Machiavel,

et quelques autres qui ne figurent pas sur la liste du figaro...



Avec la rentrée, la course aux lauriers d'automne est lancée.
Qui sont les prétendants ?
Des noms émergent déjà.
La saison littéraire 2008 démarrera officiellement le mardi 9 septembre.
Ce jour-là, le jury du Goncourt communiquera sa première liste de lauréats potentiels.
La course sera alors vraiment lancée et trouvera son aboutissement lors de la proclamation finale, le lundi 10 novembre, chez Drouant, à 13 heures.
Au même moment, au même endroit, on connaîtra l'élu du Renaudot. Le Femina sera décerné le 3 novembre, et le Médicis le 5 novembre.
Le grand prix du roman de l'Académie française sera connu le 30 octobre.
En attendant, écoutons le bruit des chuchotements.
Comme avant toute course, on peut établir trois catégories : les favoris, les prétendants, et les surprises.

L'écrivain qui semble emporter tous les suffrages est Régis Jauffret, avec Lacrimosa.
Il fait non seulement la une de tous les journaux, mais il sera sans doute présent sur la plupart des listes, en tout cas celles du Goncourt et du Renaudot, l'auteur de Microfictions ayant déjà obtenu le prix Femina en 2005 pour Asiles de fous. Mais on le sait depuis les Jeux olympiques (et lors de certaines années Goncourt), il ne fait pas toujours bon partir avec l'étiquette de (probable) gagnant. Régis Jauffret résistera-t-il à la pression ?
On parle également d'Olivier Rolin. Avec Un chasseur de lions (Seuil), l'auteur de Port-Soudan (Femina 1994) semble séduire de nombreux professionnels, et plusieurs jurés. C'est l'atout des Éditions du Seuil.
Concurrent sérieux : le Femina 2004, Jean-Paul Dubois, Les Accommodements raisonnables (L'Olivier).

Deux révélations : Tristan Garcia et Jean Marie Blas de Roblès

On le dit souvent, mais, cette fois, c'est vrai : rien n'est joué, car la liste de ceux qui sont sur les rangs est longue. Certains auteurs sont des habitués de la compétition d'automne. 2008 sera-t-elle leur année ?
Parmi eux, trois romanciers Gallimard :
Alain Fleischer, Prolongations,
Benoît Duteurtre, Les Pieds dans l'eau,
Catherine Cusset, Un brillant avenir.
*
Et trois écrivains de l'écurie Grasset :
Christophe Bataille, Le Rêve de Machiavel,
Olivier Poivre d'Arvor, Le Voyage du fils,
et Michel Le Bris, La Beauté du monde.
*
Amélie Nothomb, Le Fait du prince, Alice Ferney, Paradis conjugal, et Sylvie Germain, L'Inaperçu, défendront les couleurs d'Albin Michel.
Cette maison d'édition pourrait bien sortir du jeu son joker, Mathieu Belezi, dont on dit le plus grand bien à propos de C'était notre terre. Claire Castillon, Dessous, c'est l'enfer (Fayard) ; Gisèle Pineau, Morne Câpresse (Mercure de France) ; Yasmina Khadra, Ce que le jour doit à la nuit (Julliard) ; Philippe Ségur, Vacance au pays perdu (Buchet Chastel) ; Patrice Pluyette, Traversée du Mozambique par temps calme (Seuil) et Atiq Rahimi (POL), Afghan qui écrit pour la première fois en français, complètent la liste (non exhaustive) des prétendants.

Côté révélations, la république des lettres ne jure que par deux auteurs :
Tristan Garcia (voir notre portrait en dernière page)
et Jean-Marie Blas de Roblès, avec Là où les tigres sont chez eux (Zulma).
Mais Salim Bachi, avec Le Silence de Mahomet, et Jean-Baptiste Del Amo, auteur d'Une éducation libertine (tous deux chez Gallimard), ont les faveurs de certains jurés.

Il n'y a pas que les livres de la rentrée qui auront droit à des égards. Ainsi parle-t-on beaucoup du récit de Jean-Marie Borzeix, Jeudi saint , paru chez Stock en mars.




Mohammed Aïssaoui28/08/2008

vendredi 29 août 2008

Calendrier 2008 des principaux Prix littéraires français.

Actualité littéraire
vu sur la République des Lettres
Le landerneau littéraire germanopratin s'agite comme chaque année depuis plusieurs mois déjà en vue des Prix littéraires les plus convoités, à savoir les Prix Goncourt, Renaudot, Médicis, Femina et Interallié.

Les heureux primés de saison seront dévoilés comme chaque année fin octobre / début novembre dans les hôtels-restaurants chics de Paris.

Petite révolution, Le Prix Médicis, proclamé depuis cinquante ans le même jour que le Prix Femina, sera cette année annoncé deux jours après celui-ci et dans un autre lieu: l'Hôtel Lutetia.


Voici le calendrier des Prix littéraires 2008:


• Prix de l'Académie Française : le 30 octobre à l'Académie Française.

• Prix Fémina : le 3 novembre à l'Hôtel Crillon.

• Prix Médicis : le 5 novembre à l'Hôtel Lutetia.

• Prix Goncourt : le 10 novembre au Restaurant Drouant.

• Prix Renaudot : le 10 novembre au Restaurant Drouant (juste après l'annonce du Goncourt).

• Prix Interallié : le 18 novembre au Restaurant Lasserre.


Copyright © N. B. / La République des Lettres, vendredi 29 août 2008
*
Note :
Pas encore terminé de parler bouquins... chic !

lundi 4 août 2008

Rushdie en lice pour le Booker 2008

Actualité littéraire

"The Enchantress of Florence", dernier roman de l'écrivain britannique Ron Evans, fait partie des treize oeuvres pré-sélectionnées pour le prix Booker 2008, équivalent en Grande-Bretagne du prix Goncourt.
"Avec un niveau remarquable de consensus, les cinq juges du Man Booker ont décidé de la pré-sélection de 13 romans. Les juges sont ravis de l'équilibre géographique de cette pré-sélection avec des auteurs originaires du Pakistan, d'Inde, d'Australie, d'Irlande et du Royaume-Uni", a indiqué Michael Portillo, président du jury, dans un communiqué.
112 romans étaient en lice.
La liste restreinte des cinq candidats encore dans la course doit être annoncée le 9 septembre et le nom du vainqueur sera révélé le 14 octobre.
Source : AFP29/07/2008 Mise à jour : 21:37




résumé :


Deux héros se croisent au XVIe siècle, entre la Florence des Médicis et l'Inde des Moghols.
L'un d'eux, le Grand Moghol Jalâluddin Muhammad Akbar, était un musulman libéral et très ouvert qui invita des jésuites à sa cour pour débattre de questions religieuses.
L'homme, complexe et idéaliste, profondément oriental mais séduit par l'Occident, est évidemment le porte-parole idéal des idées de Salman Rushdie.
Le deuxième héros, Niccolo Vespucci, est un voyageur mystérieux venu de Florence.
Entre les deux, une femme : l'enchanteresse Qara Köz, qui serait une descendante de Gengis Khan.
Certains critiques anglais voient dans cette amante idéale une description fidèle de la top-modèle et actrice indienne Padma Lakshmi, qui fut la quatrième femme de l'écrivain avant de demander le divorce l'année dernière. Après ses déboires amoureux, le romancier pourrait toutefois trouver une belle consolation. Son chef-d'œuvre de 1981,
*
Note :
je comprends un peu mieux la colère de Rushdie concernant la parution du bouquin de son ex-garde du corps.
Pas génial comme publicité pour le prétendant a un tel prix.
Reste tout de même que je préfère lire un bouquin de Rushdie plutôt que les déballages de Ron Evans.


*


dimanche 3 août 2008

Les dix romans finalistes Prix des cinq continents de la Francophonie 2008 (7ème édition)

Le Prix des cinq continents de la Francophonie qui récompense tous les ans un roman d’expression française a révélé les 10 ouvrages finalistes qui ont été sélectionnés par les comités de lecture


Skander Kali (France) Abreuvons nos sillons Editions du Rouergue

Lorsque le roman s'ouvre, Cissé, un jeune homme d'origine africaine, meurt lynché lors d'une mutinerie en prison, pour avoir tenté de protéger le directeur.
Nous sommes durant l'été caniculaire de 2003, et les «crevards» comme il appelle les prisonniers et donc lui-même, ont pris pour quelques heures le pouvoir.
Sa mort est donc la conséquence de la plus nos «mauvaise idée de sa vie» : sauver un être humain. Car sa vie, comme on va le découvrir dans le flash-back que constitue ce roman, n'a été placée que s (...)
*

Minh Tran Huy (France-Vietnam) La Princesse et le Pêcheur Actes Sud

Jamais un conte n'est vraiment innocent, ni tout à fait dénué de cruauté.
En la personne de Nam, jeune Vietnamien depuis peu réfugié en France, la narratrice croit reconnaître le prince charmant. Ils sympathisent, se revoient, se confient, s'inventent un territoire secret.
Mais quelque chose éloigne les gestes de l'amour : le beau garçon la traite comme une petite sœur.
A quelque temps de là, elle accompagne ses parents au Viêtnam, où ils retournent pour la première fois. Devant elle, née en France, élevée et protégée comme une fille unique, le rideau se déchire.
Les secrets affleurent, les rencontres dévoilent les tragédies qu'ont connues les siens. Que Nam a laissées derrière lui, peut-être... La Princesse et le Pêcheur dessine une vietnamité aussi réelle qu'impartageable, un pays immatériel que Minh Tran Huy imprègne d'une fausse candeur toute de retenue, qui cache une mélancolie profonde. Elle y inscrit la présence de l'ami si difficile à retrouver, parce que l'Histoire est passée par là. Ou simplement le temps. Plus violent que les contes...
Biographie de l'auteur née n 1979 et Clamart, Minh Tran Huy est rédactrice en chef adjointe au Magazine littéraire et chroniqueuse aux Mots de minuit, l'émission culturelle de Philippe Lefait (France 2). La Princesse et le Pêcheur est son premier roman.
Nathacha Appanah (Maurice) Le dernier frère Editions de l'Olivier
Lorsque David lui apparaît en rêve, Raj se retrouve projeté dans son enfance : les champs de canne, un père à la violence prévisible, la tendresse maternelle, les jeux près de la rivière avec ses frères, le soleil brûlant, les pluies diluviennes.
Un bonheur précaire balayé par un cyclone, et l'installation de la famille près de la prison où vivent de mystérieux réfugiés.
Le 26 décembre 1940, l'Atlantic accoste à Port-Louis avec, à bord, quelque 1500 Juifs, refoulés de Palestine et déportés à l'île Maurice, alors colonie britannique.
À cette époque Raj ignore tout du monde et des tragédies qui s'y déroulent. Au soir de sa vie, il est rattrapé par le souvenir de ces événements qui l'ont marqué au fer rouge. Et par la honte d'être un homme.
Biographie de l'auteur
Nathacha Appanah est née en 1973 à Mahébourg (île Maurice). Elle vit à Paris et travaille pour une ONG.En trois romans parus chez Gallimard - Les Rochers de Poudre d'Or (2003, prix RFO 2003) ; Blue Bay Palace (2004, grand prix littéraire des océans Indien et Pacifique) ; La Noce d'Anna (2005, prix grand public du Salon du livre) - Nathacha Appanah a imposé une œuvre puissante, proche d'Arundhati Roy et de J.M. Coetzee.
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Gilbert Gatore (Rwanda) Le Passé devant soi : Figures de la vie impossible Tome 1 Editions Phébus

Isaro, enfant d'Afrique adoptée en France, est une étudiante belle comme le jour qui voit son insouciance se fêler le jour où les nouvelles terrifiantes de son pays d'origine se mettent à tonner trop fort.
Niko est un simple d'esprit au corps aussi harmonieux que sa dentition est monstrueuse. Depuis la fin de la guerre civile qui a ravagé son village, il vit caché dans la grotte peuplée de grands singes qui surplombe le lac.
L'une voudrait comprendre ce que l'autre souhaiterait seulement oublier...
Deux personnages fragiles, facettes d'une même médaille, font vibrer ce magnifique premier roman : la victime et le bourreau, confrontés chacun à la question de la rédemption et de la renaissance.
L'écriture, éblouissante, épouse les contours de rêves aux couleurs aussi violentes que sensuelles et de contes ancestraux où des hirondelles trop fières d'elles paient du prix de leur vie les défis qu'elles lancent à de malheureux crapauds.
Biographie de l'auteur
Gilbert Gatore est né en 1981 au Rwanda. Durant la guerre, il entame un journal intime dont il doit se séparer au moment de fuir. C'est dans une tentative de reconstituer ce journal perdu qu'il se découvre amoureux des mots. Lauréat du Prix universitaire de la nouvelle et diplômé de Sciences Po puis HEC, il vit à Paris.
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achir Hadjadj (France-Algérie) Les voleurs de rêves : Cent cinquante ans d'histoire d'une famille algérienne Albin Michel

" Ce livre-là, nous étions nombreux à rêver qu'on l'écrive, depuis bientôt un demi-siècle, sitôt qu'a pris fin le sanglant corps à corps franco-algérien, le 19 mars 1962.
Et la voilà enfin, l'autobiographie d'une famille depuis l'époque antérieure à la conquête, à travers trois périodes : la turque, la française, l'algérienne proprement dite, manifestant la continuité profonde d'un peuple, assurée par l'islam au travers des immenses bouleversements provoqués par les guerres et cent trente ans de colonisation impérieuse.
L'extraordinaire intérêt du livre de Bachir Hadjadj réside dans la sincérité du ton, dans l'intrépidité du témoignage (...) Ce qui donne tant de saveur à ce mémorial, c'est le portrait brossé par l'auteur d'une collectivité familiale du Nord-Constantinois, du berger des hauts plateaux au "mauvais garçon" de la rue de Sétif et du caïd enrubanné de Légion d'honneur à l'étudiant grenoblois passé au maquis de la frontière tunisienne - lui-même. " Jean Lacouture

Corinne Hoex (Belgique) Ma robe n'est pas froissée Les Impressions nouvelles

La Mer du Nord. Une villa à colombages. Des dunes. Une femme.
En trois actes, nous assistons au récit d'une dévastation, à la manipulation d'un père, d'une mère, d'un fiancé qui enferment la narratrice dans un piège de violence.
Un texte dérangeant, une écriture âpre, des portraits au scalpel mis au service d'une démonstration implacable, accusant l'entreprise de négation d'un être.
Biographie de l'auteur
Corinne Hoex vit à Bruxelles. Elle a publié en 2001 aux Editions de l'Olivier un premier roman, Le Grand Menu, qui a bénéficié d'un accueil médiatique enthousiaste. Elle poursuit une dénonciation aiguë de l'abus de pouvoir.

Gaston-Paul Effa (France-Cameroun) Nous, enfants de la tradition Editions Anne Carrière

C'est un fait dont on parle trop rarement: au moins un Africain émigré sur deux adresse les trois quarts de son salaire à sa famille restée sur le continent afin d'assurer sa subsistance.
Osele, l'aîné de trente-trois enfants, est envoyé en France, où il fait de brillantes études d'ingénieur. Marié à une Française, père de deux enfants, il expédie tout son salaire en Afrique, ce qui le mène à la rupture conjugale.
Le narrateur n'a de cesse de se justifier en remontant le cours de sa mémoire, dégageant peu à peu le modeste gisement d'une existence vouée au respect de la tradition. Cet homme dénué d'agressivité, qui n'élève jamais la voix, avec quel acharnement il dénonce la perpétuation d'un héritage !
Souvent, il invoque la peur, sa peur. Au fil des mots, il redessine le trajet de sa vie, à laquelle il offre un contour neuf, une nouvelle dignité. Mais un homme seul peut-il s'opposer à un peuple conservateur qui a tout intérêt à entretenir une telle dépendance ? Menacé de mort, frappé par la maladie, Osele exprime la dérision d'un combat inégal.
Biographie de l'auteur
Enseignant de philosophie et écrivain, Gaston-Paul Effa vit en Lorraine, où il préside le prix Erckmann-Chatrian. Il participe à la rubrique littéraire du Républicain lorrain. Il a publié aux Éditions Anne Carrière A la vitesse d'un baiser sur la peau (2007).

Hubert Haddad (France-Tunisie) Palestine Zulma

Quelque part en Cisjordanie, entre la Ligne verte et la " ceinture de sécurité " une patrouille israélienne est assaillie par un commando palestinien.
Un soldat tombe sous le feu, un autre est enlevé par le commando bientôt en pleine déroute... Blessé, sous le choc, l'otage perd tout repère, en oublie son nom. C'est, pour lui, la traversée du miroir.
Seul survivant, sans papiers, en vêtements civils et keffieh, le jeune homme est recueilli, soigné puis adopté par deux Palestiniennes. Il sera désormais Nessim, frère de Falastin, étudiante anorexique, et fils d'Asmahane, veuve aveugle d'un responsable politique abattu dans une embuscade.
C'est ainsi que Nessim découvre et subit les souffrances et tensions d'une Cisjordanie occupée... Dans ce bouleversant roman, Hubert Haddad transfigure avec Falastin - moderne Antigone - toute l'horreur du conflit en une tragédie emblématique d'une grande beauté.
Biographie de l'auteur
Né à Tunis en 1947 d'un père tunisien alors tailleur de pierre et d'une mère d'origine algérienne, Hubert Abraham Haddad n'a rien oublié de ses origines judéo-berbères. Depuis Un rêve de glace, son premier roman, jusqu'aux interventions borgésiennes de l'Univers, étonnant roman-dictionnaire - sans oublier le Camp du bandit mauresque, récit d'enfance, le Nouveau Magasin d'écriture ou Oholiba des songes, autre fiction déjà hantée par le conflit du Proche-Orient -, Hubert Haddad nous implique magnifiquement dans son engagement d'intellectuel et d'écrivain.

Mohamed Mokeddem (Algérie) Paris, l'autre désert Les Editions Mokeddem

?


Bensimon Philippe (Québec) Tableaux Maudits Triptyque
Berlin, 1935. «Faisant partie de la longue liste des dépravés de l'art, cubistes, dadaïstes, futuristes et autres cliques de saboteurs [...] David Steinman fut momentanément épargné grâce à son talent de copiste.
Ayant rapidement pris conscience de l'atmosphère funèbre qui s'abattrait sur l'Europe et que lui, comme tous les autres, disparaîtrait sans jamais laisser de trace, il s'est mis à écrire et à peindre.»
Roman noir à la lisière du fantastique, Tableaux maudits remonte le labyrinthe du temps jusqu'à la nuit nazie à travers l'histoire hallucinante d'un faussaire, rescapé des camps de la mort, qui d'un coup de pinceau pris sa revanche sur l'histoire.
Une sorte de testament Avraham Guntzberg, spécialiste d'oeuvres d'art, se définit comme apatride, sans famille ni religion.
Il a pour confident un ange assis au pied d'un chêne immémorial sorti droit d'une nature morte de Carl Gustav Carus (peintre romantique allemand). Il n'a qu'un seul ami, David Steinman, un vieux marchand d'art avec qui il lui arrive de discuter la nuit, pendant des heures, de la finitude de l'homme, de son besoin d'absolu. Ensemble, ils n'abordent jamais l'indescriptible...
Emmuré dans une démence depuis plus d'un demi-siècle, Steinman confie un jour à son ami quelques toiles pour illustrer l'ouvrage qu'il prépare sur les expressionnistes allemands. Puis il se jette dans la cage de l'escalier de son immeuble. Clin d'oeil à Primo Levi.
Héritier bien malgré lui de ces tableaux, se fiant à son ange protecteur qui frémit à la seule vue des faux en tous genres, Guntzberg décide d'en avoir le coeur net. Ce qu'il découvre avec l'aide de différents experts le stupéfie. La surface des tableaux en cache une autre.
Sous les couches d'huile des tableaux apparaissent des croquis de bâtiments, des dessins des fours crématoires, un journal des abominations rédigé dans une écriture minuscule, presque illisible, des centaines de noms juifs et celui, en lettres capitales, du collectionneur d'art «broyeur d'os» qui a commandé à Steinman les faux tableaux, désireux de garder pour lui les oeuvres d'art rares pillées aux juifs. Disséminés à travers le monde, les tableaux maudits sont estimés à 700 millions de dollars.
Guntzberg a l'impression qu'il va s'évanouir. «Ce n'étaient pas des pinceaux qui avaient peint tous ces tableaux, mais des clous gravant la mémoire.» Une sorte de testament.
Dans sa mémoire, un film en noir et blanc, nuit et brouillard. Une cohorte de spectres voûtés, difformes, presque transparents, défile. Puis, un élancement. L'image d'une femme avalée par la terre cannibale. «Dans le creux de son épaule, j'avais un pays. En l'humant, je n'avais plus faim ni soif. Parfois il m'arrive de la chercher à travers d'autres visages, d'autres corps, à ouvrir la porte dans le noir dans l'espoir qu'elle soit derrière, même si je sais que je ne la reverrai plus.» Narration stratifiée Démêler le vrai du faux s'annonce une quête hasardeuse.
Soulever des décombres des crématoires une page jusque-là inconnue, faire connaître une vérité historique, s'avère dangereux. Un monde ubuesque et sans issue, parce que sans fin, attend Avraham Guntzberg: l'art du faux lié à la marchandisation de l'art.
Faux, vrai, demi-faux, demi-vrai. Il faut avouer que ce n'est pas toujours facile de se retrouver dans Tableaux maudits. Le contenu et la construction n'apparaissent pas toujours intelligibles à première vue. Le lecteur doit constamment décaper la narration qui se stratifie en couches.
Cela dit, les multiples références aux maîtres de la peinture européens qui jalonnent le récit, les clins d'oeil à Gaston Bachelard (La Formation de l'esprit scientifique), au compositeur polonais Krzysztof Penderecki et à plusieurs autres artistes sont intellectuellement très stimulantes.
Docteur en criminologie, Philippe Bensimon a une connaissance approfondie de l'art des apparences. Il a publié en 2000 Les Faux en peinture (Éditions du Méridien). Tableaux maudits est son premier roman. Certainement pas le dernier. Car l'auteur a un indéniable talent d'écrivain. (source : http://www.ledevoir.com/2007/11/24/165746.html)



Le Prix sera remis le 13 octobre à Québec, par Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, en marge du XIIe Sommet des Chefs d'Etat et de gouvernement de la Francophonie. Le prix est doté d’un montant de 10 000 euros.

Note :
Pour avoir déjà lu Le dernier frère je peux vous affirmer que ce livre est vraiment boulversant.

choisi pour une prochaine lecture Nous, enfants de la tradition, tout simplement parce que je connais par une lecture précédente, que j'ai beaucoup aimée.
et également Tableaux Maudits , dont l'histoire me semble intéressante.

mercredi 30 juillet 2008

P.J Lambert - Le vengeur des catacombes

livre de chevet
polar
Prix du Quai des Orfèvres 2008

Des bas-fonds de Paris aux tréfonds de l'âme humaine !
Des catacombes aux procès de délinquants sexuels, un journaliste bon vivant s'invite dans les couloirs du " 36 ".
Irrévérencieux et truculent, il aime bien la police quand elle est efficace, et certains de ses membres quand ils sont féminins.
L'intrigue tire ici sa force des liens de respect et de connivence tissés entre policiers et journalistes.
En dépit du ton badin, la bonne et la mauvaise conscience de la société finiront par remonter en surface.
Extrait du livre : Imaginez des dentelles de pierre délicatement posées sur un gros morceau de gruyère et vous aurez une idée de ce qu'est réellement Paris !
En surface, grouille une foule cosmopolite d'êtres qui courent dans tous les sens pour oublier leur mal de vivre, vaquant à leurs occupations pour tenter de donner un sens à leur existence.
Et en profondeur, là où la lumière du jour ne pénètre jamais, là où on appelle «ciel» ce plafond bas qui vous oppresse, un fromage, traversé par trois cents kilomètres de salles et de galeries, creusées au cours des siècles pour fournir le matériau destiné, à l'origine, à construire une grande partie des bâtiments de la ville.
Peu de risque de faire beaucoup de rencontres en bas, quoique, certains soirs, il puisse arriver que l'une ou l'autre de ces salles souterraines n'ait rien à envier à l'ambiance d'une cave enfumée de jazz.
Mais ça, c'est l'oeuvre des «touristes» : ceux qui ne savent rien des carrières, ceux qui refont le monde, les fesses posées sur un rocher en partageant un joint, ceux qui ne sont là que pour pouvoir dire : «J'y étais !», et qui ne prendront surtout pas le risque de sortir des deux ou trois sentiers largement battus !
Les vrais résidents, les passionnés comme Biscotte, les «cataphiles», les catas comme ils se désignent eux-mêmes, sont peu nombreux.
Ce sont eux qui parcourent ce réseau souterrain aussi familièrement que les couloirs de leur appartement, qui n'hésitent pas à s'y promener seul, à y dormir, parfois même à l'entretenir et à le nettoyer ; ce sont eux qui trouvent une âme à ces galeries et perçoivent au détour de ces anciennes pièces et conduits, on ne sait quelle odeur de mystère et d'ésotérisme.

En savoir plus sur Le Vengeur des catacombes et sur le jury du prix du Quai des Orfèvres
L'histoire Dans les catacombes de Paris, en réalité dans une carrière sous l’hôpital Broussais, terrain de jeux de carabins venant s’y changer les idées, la Crim’ finit par identifier deux corps mutilés.
L’un d’entre eux est celui d’une psychiatre chargée d’apprécier la possibilité de réinsertion dans la société des criminels sexuels et des grands malades mentaux remis en liberté après avoir purgé leur peine.
L’opinion et un réseau de justiciers concourent à éliminer les experts, magistrats et responsables administratifs qui ont estimé bon de réinsérer les grands délinquants au risque de les voir récidiver.
Cette question de conscience et d’actualité est ici traitée par des policiers courageux, exposés à un réseau de vengeurs, et à la violence de l’opinion.
Pour mieux répondre aux rumeurs, la police s’allie à un journaliste truculent et loyal, atout déterminant pour mener l’enquête à bonne fin, et manifester l’utilité de certains liens de respect et de connivence tissés entre policiers et journalistes. Des bas-fonds de Paris aux tréfonds de l’âme humaine !
L'auteur Patrick-Jérôme Lambert, de formation anglo-saxonne a vécu plus de vingt ans à l’étranger (Asie, Océanie, Europe, Pays Arabes) où il a travaillé comme trader sur les marchés financiers.
Il est aujourd’hui consultant auprès d’une grande société française.
Jury du prix du Quai des Orfèvres 2008 est composé de :
M. Michel GAUDIN Préfet de police Président d’honneur du Prix
M. Christian FLAESCH Directeur de la Police Judiciaire Président du Jury
M. André BOSSARD Secrétaire général honoraire d’Interpol
M. Maurice BOUVIER Inspecteur général honoraire de l’Administration
M. Claude CANCÈS Directeur honoraire de la Police judiciaire
M. Pierre CHARON Directeur de sociétés, Conseiller de Paris, Conseiller économique et social
M. Michel CLERC Ecrivain, journaliste
M. Jean DUCRET Directeur honoraire de la Police judiciaire
M. Olivier FOLL Directeur honoraire de la Police judiciaire
M. Gérard GIREL Directeur central honoraire de la Police judiciaire
M. Michel GUYOT Directeur central honoraire de la Police judiciaire
M. François JASPART Inspection générale de la Police nationale
Me Jacques-Max LASSEZ Avocat à la Cour, membre de la société Sherlock Holmes de Londres
Mme Dominique LECOMTE Directeur de l’Institut médico-légal
M. Paul LEFEVRE Journaliste, écrivain
Me Philippe LEMAIRE Avocat à la Cour
Mme Martine MONTEIL Directeur central de la Police judiciaire
M. Patrick OUART Conseiller à la Présidence de la République
M. Frédéric PÉCHENARD Directeur général de la Police Nationale
M. Jean-Marie PONTAUT Ecrivain, journaliste à L’Express
M. Patrick RIOU Inspection générale de la Police nationale
M. Pierre TOURAINE Directeur honoraire de la Police judiciaire
M. Henri YRISSOU Inspecteur général des Finances honoraire

Le Prix du Quai des Orfèvres

En 1946, Jacques Catineau, personnalité du monde de l’édition et de la publicité, fonde le prix du Quai des orfèvres.
Son idée ? Rapprocher les membres de la police et de la justice autour d’un prix littéraire récompensant un roman policier.
Le jury est donc composé d’une vingtaine de policiers, avocats, magistrats, et écrivains, tous sous la présidence du directeur de la police judiciaire.
Originalité de ce prix : le jury se prononce sur des manuscrits anonymes, en tenant compte des qualités littéraires mais aussi de l’exactitude des descriptions sur le travail de la police et de la justice tricolores.
De 1946 à 1949, le gagnant est édité par la Société d’éditions et de publications en exclusivité (SEPE).
Puis, de 1951 à 1965, c’est Hachette qui prend le relais.
Enfin, depuis 1966, le prix du Quai des orfèvres est édité par la librairie Arthème Fayard.
1950, 1955 et 1961 sont des "années sans".
La qualité n’était-elle pas au rendez-vous ? Sans doute.
Le prix couronnant la plupart du temps des débutants, le niveau est parfois plus que discutable.
On note cependant quelques vraies réussites ou promesses.
En 1952, Ne tirez pas sur l’inspecteur est signé Saint Gilles. Le pseudonyme en fait de Georges J. Arnaud, alors au service militaire, et qui commence là une longue carrière grâce à sa femme qui avait envoyé le texte au concours.
En 1953, c’est Jacques Laurent (l’auteur de Caroline Chérie) qui l’emporte avec Sophie et le crime sous le pseudonyme de Cécil Saint-Laurent.
En 1978, après ses cinq romans parus de 1945 à 1962 et quinze ans de silence littéraire, c’est Pierre Magnan qui se lance dans le roman policier avec Le Sang des Atrides.
En 1983, Maurice Périsset entame lui aussi son parcours avec Périls en la demeure.
L’année suivante, les éditions du Rocher lui offre une collection pour lui tout seul : les dossiers du Quai des orfèvres.
Enfin, en 1993, Gérard Delteil sévit avec Pièces détachées.
Le prix du Quai des orfèvres est publié avec un tirage minimum de 50 000 exemplaires.
*
PALMARES
1946 : Jacques Lever pour Le Singe rouge
1947 : Jean Le Hallier pour Un certain monsieur
1948 : Yves Fougères pour Nuit et brouillard
1949 : Françis Didelot pour L’Assassin au clair de lune
1951 : Maurice Dekobra pour Opération Magali
1952 : Saint Gilles pour Ne tirez pas sur l’inspecteur
1953 : Cécil Saint-Laurent pour Sophie et le crime
1954 : Alain Serdac pour Sans effusion de sang
1956 : Nöel Calef pour Echec au porteur
1957 : Louis C. Thomas pour Poison d’Avril
1958 : André Gillois pour 125, rue Montmartre
1959 : Jean Marcillac pour On ne tue pas pour s’amuser
1960 : Colonel Remy pour Le Monocle noir
1962 : Micheline Sandrel pour Dix millions de témoins
1963 : Roland Pidoux pour On y va patron
1964 : Jean-François Vignat pour Vertige en eau profonde
1965 : Paul Drieux pour Archives interdites
1966 : Julien Clay pour Du sang sur le grand livre
1967 : H.L Dugal pour La Porte d’or
1968 : Bernard-Paul Lallier pour Le Saut de l’ange
1969 : Christian Charrière pour Dîtes-le avec des fleurs
1970 : Henry Chardot pour Le Crime du vendredi saint
1971 : André Friederich pour Un mur de 500 briques
1972 : Pierre-Martin Perrault pour Trop c’est trop
1974 : Michel Ressi pour La mort du bois de Saint-Ixe
1975 : Bernard Matignon pour Une mort qui fait du bruit
1976 : Serge Montigny pour Une fleur pour mourir
1977 : Jacques Sénégal pour Le Crime de la maison Grund
1978 : Pierre Magnan pour Le Sang des Artrides
1979 : Julien Vartet pour Le Déjeuner interrompu
1980 : Denis Lecombe pour Dans le creux de la main
1981 : Micjel Lancel pour De la part de Barbara
1982 : Hélène Pasquier pour Coup double
1983 : Maurice Périsset pour Périls en la demeure
1984 : Jean Lamborelle pour On écrase bien les vipères
1985 : Roger Labrusse pour Les Crimes du Bon Dieu
1986 : Michel de Roy pour Sureté urbaine
1987 : Nicole Buffetault pour Le Mystère des petits lavoirs
1988 : Yves Fougères pour Un agent très secret
1989 : Godefroy Hofer pour Plongée de nuit
1990 : Suzanne le Vigueloux pour La Mort au noir
1991 : Frédéric Hoé pour Crimes en trompe l’oeil
1992 : Louis-Marie Brezac pour Razzia sur l’antique
1993 : Gérard Delteil pour Pièces détachées
1994 : Jean-Louis Viot pour Une belle garce
1995 : Michel Gastine pour Quai de la Rapée
1996 : Gilbert Schlogel pour Rage de flic
1997 : Roger Le Taillanter pour Heures d’angoisse
1998 : Michel Sibra pour La Danse du soleil
1999 : André Delabarre pour Du sang sur les roses
2000 : André Arnaud pour Pierres de sang
2001 : Guy Langlois pour Le fond de l’âme effraie
2002 : André Klopmann pour Crève l’écran2
003 : Jérôme Jarrige pour Le Bandit n’était pas manchot
2004 : Sylvie M. Jema pour Les Sarments d’Hippocrate
2005 : Jules Grasset pour Les Violons du diable
2006 : Christelle Maurin pour L’Ombre du soleil
Note :
pour le moment, lu 3 romans ayant reçu ce prix, et le seul qui m'ai passionné est "le sang des Atrides"...
voir :