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mercredi 3 novembre 2010

Michel Houellebecq : la carte et le territoire

lecture de la rentrée littéraire
un roman non dénué d'humour... pas un pastiche mais pas loin non plus. Roman sur l'art contemporain... et ses dérives, mais aussi une belle galerie de portraits de people du moment... grinçant et agaçant quelquefois, mais aussi de beaux moments de tendresse et de mélancolie. Et, cerise sur le gâteau... un petit meurtre et une enquête policière.

J'ai vraiment été séduite par ce livre, et pas du tout gêner par les emprunts à wikipédia... et au moins il n'est pas tomber dans le "botulisme" d'un BHL qui avait omit de le faire !

Par contre, pas trop envie de faire un compte-rendu de lecture, la presse en a déjà parler si longuement qu'il ne reste pratiquement rien a en dire sans dévoiler le livre et gâcher la lecture d'un futur lecteur.

Par contre, je me demande comment vieillira ce roman... lorsque tous les protagonistes seront morts et oubliés...
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Revue de presse...

Pas de sexe, de partouze, de putes à Pattaya. Si le nouveau Houellebecq est moins spectaculaire que ses précédents, s'il se teinte d'une tonalité plus douce, il n'en est pas moins visionnaire - juste plus profond, peut-être. Avec La Carte et le Territoire, le monde désertique n'a ni l'exotisme de Lanzarote, ni l'aspect SF de la planète postapocalyptique de La Possibilité d'une île : ce désert, c'est le nôtre, ici et maintenant, rempli à ras bord de produits manufacturés, traversé d'êtres irrémédiablement seuls, de moins en moins habité par Michel Houellebecq himself.

Si l'une des nombreuses lectures de ce texte d'une densité et d'une richesse impressionnantes est celle d'une vision du monde rompue à la manufacturisation de tout, à la mise à mort de l'authenticité (le territoire, ou le terroir) pour mieux l'imiter en la caricaturant à la norme mondialisée, à l'avènement de l'argent-roi qui tue tout sur son passage, même les écrivains, le livre est aussi la preuve que Michel Houellebecq refuse de se manufacturer lui-même.

Plutôt que de s'imiter, l'auteur va se démultiplier. Car La Carte et le Territoire est avant tout un formidable autoportrait de Michel Houellebecq, en écrivain, en artiste, en enquêteur, en homme ou en chien, en solitaire qui n'a plus rien à attendre de l'humain passé de la société du spectacle à celle de la consommation. Rarement on aura vu un écrivain se faire apparaître avec une distance aussi comique que glaçante, avec tendresse aussi, comme s'il était observé par un autre, dans son propre roman. Un roman à la structure complexe, vertigineuse, galerie des glaces qui donne le tournis : au-delà de sa propre apparition, l'écrivain va s'incarner aussi dans ses autres personnages, devenus autant d'avatars de lui-même.

Il est Jed Martin, cet artiste sur lequel s'ouvre le roman, et qui fera fortune en exposant d'abord des reproductions de cartes Michelin représentant la France, puis des peintures de "métiers", ces maillons de la chaîne de production dont, au plus haut du Marché, sont Steve Jobs et Bill Gates, héros d'un de ses tableaux. Il est Jasselin, dans la dernière partie du livre, le flic chargé de mener l'enquête sur le meurtre sauvage de Michel Houellebecq, qui vit seul avec sa femme, sans enfant, et qui a dû "apprendre" à regarder la mort en face, à scruter ces cadavres en décomposition auxquels il est constamment confronté. Chacun représentant une facette de la démarche de l'écrivain.

Et puis, Houellebecq est aussi Houellebecq, écrivain retiré du "commerce" des humains, installé seul en Irlande puis dans la province française, qui s'empiffre de charcuterie industrielle et de vins argentins. Enfin, il est aussi Michel, dit Michou, le bichon bolonais du couple Jasselin, devenu stérile à cause d'une maladie : "Ce pauvre petit chien non seulement n'aurait pas de descendance, mais ne connaîtrait aucune pulsion, ni aucune satisfaction sexuelle. Il serait un chien diminué, incapable de transmettre la vie, coupé de l'appel élémentaire de la race, limité dans le temps - de manière définitive." Mais après tout, est-ce si grave quand le sexe, comme le pense l'inspecteur, n'est au fond que "(...) la lutte, le combat brutal pour la domination, l'élimination du rival et la multiplication hasardeuse des coïts sans autre raison d'être que d'assurer une propagation maximale des gènes." Comme le serait toute structure capitalistique ?

Depuis son premier roman, Extension du domaine de la lutte, mais surtout avec Les Particules élémentaires, Houellebecq a su penser et théoriser le monde à travers sa propre existence, ses propres difficultés à vivre, parfois ses joies. Pas étonnant qu'il se place aujourd'hui, carrément, au coeur même de son dispositif romanesque - objet d'observation et sujet poétique à la fois. La différence de taille, c'est que La Carte et le Territoire bascule dans le temps d'après la douleur de la "misère sexuelle" - le temps de l'acceptation mélancolique de la marche du monde (les êtres étant si peu différents, eux-mêmes comme en devenir manufacturé).

Roman d'un écrivain arrivé à maturité et qui semble avoir suffisamment "compris" la vie pour accepter de lâcher prise, roman stoïque sur l'état du monde, l'état des êtres, le bilan d'une vie, la fin de Houellebecq-personnage, sacrifié, comme tout, sur l'autel de l'argent. Car au XXIe siècle, les artistes n'ont plus de morts romantiques : on les flingue pour des raisons triviales, vulgaires, comme on vit souvent toute sa vie. "Ce qui marche le mieux, ce qui pousse avec la plus grande violence les gens à se dépasser, c'est encore le pur et simple besoin d'argent", confiera le père de Jed à son fils.

L'amour, la poésie, sont pourtant présents. Mais comme des choses précieuses, fugaces, éphémères : les seuls vrais luxes quand tout se réifie, se vend, s'achète. Et tant pis pour ceux qui, comme Jed qui ne saura pas retenir sa fiancée Olga, laisseront passer l'amour - il n'y a jamais de seconde chance, constate Michel Houellebecq. Reste que ce magnifique roman irréductible à une seule thèse, construit comme un labyrinthe, fourmillant de visions métaphysiques, écrit avec une maîtrise sidérante, nous faisant constamment la grâce de parer son désespoir d'une ironie irrésistible, n'est pas à lire comme un document sur la société. Tel Jed Martin qui choisit d'intituler sa première exposition La carte est plus intéressante que le territoire, ce que nous dit Michel Houellebecq à travers cette magistrale leçon de littérature qu'est aussi La Carte et le Territoire, c'est que le roman sera toujours plus intéressant (plus vrai, plus fort, plus beau) que toute réalité. A condition qu'il s'agisse d'un très grand roman, comme il en arrive rarement, comme il vient de nous en arriver.- http://www.lesinrocks.com/livres-arts-scenes/livres-arts-scenes-article/t/49774/date/2010-08-29/article/la-carte-et-le-territoire-formidable-autoportrait-de-houellebecq/

mercredi 1 septembre 2010

La sélection “Télérama”/France Culture a été dévoilée

Vu en passant chez livres-hebdo

Publié le 01 septembre 2010 par mk

(Photo : Bret Easton Ellis ©Jeff Burton)

10 titres français et 10 titres étrangers

ont été choisis parmi tous ceux publiés lors de la rentrée littéraire 2010.

Pour la sixième année, France Culture et Télérama ont établi une liste de dix titres français et dix titres anglais, choisis parmi les parutions de la rentrée romanesque 2010. La sélection, publiée ce matin dans Télérama, est la suivante :

Romans français

Apocalypse bébé de Virginie Despentes (Grasset)
Des éclairs de Jean Echenoz (Minuit)
Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants de Mathias Enard (Actes Sud) achat prévu
Le siècle des nuages de Philippe Forest (Gallimard)
La carte et le territoire de Michel Houellebecq (Flammarion) forte curiosité
Naissance d’un pont de Maylis de Kerangal (Verticales)
Nous étions des êtres vivants de Nathalie Kuperman (Gallimard)
La vie est brève et le désir sans fin de Patrick Lapeyre (P.O.L)
Cronos de Linda Lê (Christian Bourgois)
Que font les rennes après Noël ? d’Olivia Rosenthal (Verticales)

Romans étrangers
Crépuscule irlandais d’Edna O’Brien (Sabine Wespieser)
Ta mère de Bernardo Carvalho (Métailié)
Anatomie d’un instant de Javier Cercas (Actes Sud)
L’été de la vie de J.M. Coetzee (Seuil)
Point Omega de Don DeLillo (Actes Sud)
Suite(s) impériale(s) de Bret Easton Ellis (Robert Laffont)
Le faux ami d’Henrik B. Nilsson (Grasset)
Purge de Sofi Oksanen (Stock)
Sous un ciel qui s’écaille de Goran Petrovic (Les Allusifs)
Le livre de Dave de Will Self (L’Olivier).

Une soirée spéciale animée par Arnaud Laporte (France Culture) et Nathalie Crom (
Télérama) aura lieu en direct et en public au théâtre du Nord à Lille, le samedi 11 septembre 2010, en présence de certains des auteurs français.

Le jury est constitué de Caroline Broué, Hervé Gardette, Tewfik Hakem, Francesca Isidori, Arnaud Laporte et Bruno Patino pour France Culture et de Michel Abescat, Nathalie Crom, Marine Landrot, Martine Laval, Fabienne Pascaud et Philippe Thureau-Dangin pour
Télérama.

mardi 17 août 2010

9e prix du roman Fnac 2010 : Purge de Sofi Oksanen

en passant chez ActuaLitté... un livre de la rentrée littéraire de septembre me tente...
Deux femmes, un passé oppressant mais commun.
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C'est le premier de la saison, et il laisse augurer une bonne vague pour les éditions Stock qui remportent donc le prix du Roman Fnac.
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« Le 9e Prix du Roman Fnac a été élu parmi une trentaine de romans sélectionnés par un jury composé de près de 900 personnes, adhérents et libraires de la Fnac, qui a lu sur épreuves les ouvrages de la rentrée », raconte l'ancien agitateur public...
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C'est le livre de Sofi Oksanen, auteur née en Finlande en 1977, qui avec Purge, remporte donc l'édition 2010.
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Et si vous souhaitez la voir en vrai, une rencontre avec l’auteur aura lieu le samedi 4 septembre à 16 h à la Fnac Montparnasse (Paris 6e).
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Le livre, quant à lui, sortira le 25 août prochain.
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Purge, c'est une histoire féminine :
En confrontant deux femmes poursuivies par leur passé et l’histoire mystérieuse qui les unit, Sofi Oksanen s’attache à retracer la résistance des femmes estoniennes pendant l’occupation soviétique, leur refus de compromission avec l’ordre établi. Tragédies, trahisons, culpabilité, cris de révolte et visions insolites habitent ce roman virtuose. Par l’enchevêtrement des points de vue, la densité des sujets abordés, la variété des digressions, Sofi Oksanen en renouvelle, de page en page, l’intérêt.
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En 2009, c'est à Yannick Haenel, pour son ouvrage paru chez Gallimard, Jan Karski, que le 8e prix du Roman Fnac avait été décerné. nanen - par Nicolas Gary, le mardi 17 août 2010 à 12h23
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source : http://www.actualitte.com/actualite/20865-sofi-oksanen-prix-roman-fnac.htm?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Actualitt-UnePageDeCaractre+%28Actualitt%C3%A9+-+Une+page+de+caract%C3%A9re%29&utm_content=Google+Reader

dimanche 15 août 2010

menus propos entre deux livres... avec Blog-o-book... et livraddict...

Bonjour tout le monde,
et me voilà de retour toute courbaturée de la chute d'hier, sans gravité... mais assez impressionnantes les teintes de bleu dont je suis maintenant dotée...
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Suis allée faire un tour sur le marché pour acheter des robes a mère et visiter mon bouquiniste... j'ai fait attention aux marches cette fois...
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j'aurai pu aussi bien m'abstenir... avec la pluie qui tombe par chez moi, pratiquement personne sur le marché, donc, rentrée bredouille et mouillée...
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J'avais dit juste un coup d'oeil... oui mais... tentée par Bret Easton Ellis... parce que nouveau... mais lu recemment "American psycho"... et pas aimé... alors tant pis pour la nouveauté.
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Puis vu le livre de nouvelles de Somerset Maugham... de bons souvenirs de lecture... même si je suis pratiquement incapable de dire ce que j'ai lu de l'auteur... donc, envie de le redécouvrir...
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suis donc inscrite, mais cela ne veut pas dire que je serai sélectionnée... et en fait, ça n'a pas grande importance... je ne suis pas en panne de lecture... et puis... on peut aussi le trouver en bibliothèque...
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Les Éditions Robert Laffont et Joëlle Losfeld proposent 6 titres.
Un autre amour de Kate O’Riordan
May le monde de Michel Jeury
Un livre de raison de Joan Didion
Moins que zéro de Bret Easton Ellis
Suite(s) impériale(s) de Bret Easton Ellis

Les quatre-vingt-douze nouvelles qui forment l'intégrale des nouvelles de Somerset Maugham sont cosmopolites, comme l'était leur auteur.
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Elles se passent en Orient, en France, dans l'Europe centrale de l'entre-deux-guerres.
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La finesse de la peinture psychologique des personnages n'empêche pas l'auteur de déployer son talent de cynisme, d'humour, et sous une apparente légèreté, le portrait de la bourgeoisie anglaise est féroce. Somerset Maugham est, ici, au sommet de son art.
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illustration : "la liseuse" de Mary Louise Delarosbel (Lali)


lecteurs de Je ne suis pas sorcier ! de Pie Tshibanda,
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125 pages,
ISBN-10: 2266188283
A peine commencé et déjà un grand coup de coeur pour ce petit livre... plein de poésie... une plongée dans le monde de la sorcellerie, des malédictions de l'Afrique...
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terminé La Trilogie berlinoise : L'Eté de cristal ; La Pâle figure ; Un requiem allemand de Philip Kerr ... très bon polar, mais comme j'ai quelques lacunes sur cette période, j'envisage sérieusement d'en lire un peu plus sur le sujet... le compte-rendu pour livraddict, prévu pour la semaine prochaine... en attendant vous pouvez voir l'avis des autres lecteurs...
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visites de blogs...
où plutôt, survole en ce moment... je garde un oeil sur ceux qui parlent de la rentrée littéraire, mais, même pas encore fait de choix...

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tout de même une tentatrice... mêlant l'archéologie et les morts violantes de l'antiquité...
http://
leblogbleu.over-blog.net/article-philippe-charlier-male-mort-morts-violentes-dans-l-antiquite-54768722.html
Il y a ceux qui meurent lentement d'une mort douce, ou attendue.
Et il y a ceux qui partent de façon brutale : guerre, crime, catastrophe naturelle, suicide, épidémie, accident, exécution, etc.
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Grâce à l'examen de squelettes provenant de fouilles archéologiques du pourtour méditerranéen, il est désormais possible de reconstituer, cas après cas, un tableau des morts violentes dans l'Antiquité gréco-romaine.
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Des récits, des anecdotes, des commentaires historiques permettent de préciser ce descriptif complet. L'auteur s'attache également à étudier le devenir du cadavre de ces individus partis avant l'heure ou soudainement, centré sur la peur du retour des morts (nécrophobie) : mise à l'écart, démembrement, magie noire, mutilation, etc.
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A travers ce voyage dans les morts violentes, c'est à une déambulation dans les bas-fonds de la société antique qu'est convié le lecteur, à la recherche d'un étonnant et méconnu côté obscur.

vendredi 23 juillet 2010

La Fnac dévoile sa sélection de la rentrée littéraire

Bonjour tout le monde,
je commence à m'intéresser à la rentrée littéraire... pour le moment, pas encore noté grand chose... juste un premier repérage...
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"la liseuse" d'Oscar Ortiz (Lali)
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En passant chez Livres Hebdo : Actualités (cch)

Les libraires et les adhérents de l’enseigne ont choisi 30 romans.

Traditionnellement précoce en la matière, la Fnac vient de dévoiler sa sélection littéraire pour la rentrée. Son prix est le premier parmi les récompenses décernées à l’automne.
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Sur les quelques 300 épreuves lues, trente romans ont été retenus par un jury composé à la fois de 500 libraires et de 400 adhérents de la chaîne. Tous ont rédigé une fiche de lecture pour chaque ouvrage lu.
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Parmi ces trente auteurs, valeurs sûres ou jeunes premiers, figure le lauréat du 10e prix du Roman Fnac, qui sera remis aux alentours du 20 août. L’année dernière, Jan Karski, de Yannick Haenel (Gallimard) avait été couronné.
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La liste des ouvrages sélectionnés sera présentée officiellement le 31 août, à l’occasion d’une grande soirée de rentrée au théâtre Marigny à Paris.



Sélection commune aux adhérents et aux libraires



Savoir perdre, David Trueba (Flammarion)
Où j’ai laissé mon âme, Jérôme Ferrari (Actes Sud)
Jours d’enfance, Michel Heyns (Philippe Rey)
Purge, Sofi Oksanen (Stock)



Sélection des libraires



L’art du contresens, Vincent Eggericx (Verdier)
Le sel, Jean-Baptiste Del Amo (Gallimard)
Que font les rennes après noël ?, Olivia Rosenthal (Verticale)
Soufi mon amour, Elif Shafak (Phébus) déjà lu l'auteur, tentée...
La malédiction des colombes, Louise Erdrich (Albin Michel)
De lait et de miel, Jean Mattern (Sabine Wespieser)
Les jardins statuaires, Jacques Abeilles (Attila)
La fortune de Sila, Fabrice Humbert (Le Passage)
Rosa Candida, Audur Ava Olafsdottir (Zulma)
Cosmoz, Claro (Actes sud)
Sanctuaires ardents, Katherine Mosby (La Table ronde)
Les trois saisons de la rage, Victor Cohen Hadria (Albin Michel)
Ouragan, Laurent Gaudé (Actes Sud)
Nagasaki, Eric Faye (Stock)
Requiem pour Lola rouge, Pierre Ducrozet (Grasset)

Sélection des adhérents



Vivement l’avenir, Marie-Sabine Roger (Rouergue)
Qu’as-tu fait de tes frères ?, Claude Arnaud (Grasset)
Le troisième jour, Chochana Boukhobza (Denoël)
Ta mère, Bernardo Carvhalo (Métaillé)
Salaam la France, Bernard du Boucheron (Gallimard)
Celles qui attendent, Fatou Diome (Flammarion)
Le cœur régulier, Olivier Adam (L’Olivier)
Dans la nuit brune, Agnès Desarthe (L’Olivier)
Le wagon, Arnaud Rykner (Rouergue)
Fils d’Héliopolis, James Scudamore (10/18)
Parle leur de batailles, de roi et d’éléphants, Mathias Enard (Actes sud)


vendredi 2 juillet 2010

menus propos entre deux lectures... rentrée littéraire, et prix Botul 2010

bonjour tout le monde,
Chaleur et gros orage, pas vraiment le temps que je préfère... donc, hormis une sortie obligatoire pour les courses de la semaine... suis restée calfeutrée dans la chambre sous la clim...
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feuilleté un peu le magazine lire de juillet, spécial poches...

tenté de reprendre Critique de la déraison pure de Daniel Salvatore Schiffer... mais abandonné pour le moment... flemme...
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lu quelques pages de Les fables de sang de Arnaud Delalande... finalement, pas si mal... une vraie lecture de vacances...

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trainé un peu dans la blogosphère... repéré quelques infos sur la rentrée littéraire... copieuse cette année encore.
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Jouant la sécurité, les éditeurs ont favorisé les auteurs confirmés pour cette rentrée, qui compte 701 nouveautés contre 659 l’an passé, à découvrir dans Livres Hebdo du 2 juillet.
(Photo : Olivier Dion) - Publié le 01 juillet 2010 par alw
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Vu la nouvelle distinction de BHL...
Le prix Botul 2010 a été attribué mercredi soir 30 juin à Bernard-Henri Lévy, qui a cité très sérieusement le nom du philosophe fictif Jean-Baptiste Botul dans son dernier ouvrage, De la guerre en philosophie (Grasset), provoquant une pluie de sarcarsmes.
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Le prix Botul est decerné depuis 2004 par l'association des amis de Jean-Baptiste Botul. BHL a adressé une lettre à l'association des amis de Botul, dans laquelle il reconnaît mériter ce prix plus que personne.
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et même rajouté un livre sur ma liste...
Moi, Abraham de Eric Nataf
362 pages
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Pas spécialement fan de l'auteur... j'ai déjà lu Régime mortel, un polar dans le monde médical (sur l'obésité)... trop médical... mais là, évidemment, avec un personnage de la Bible... je ne saurais résister...
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Qui est Abraham ?
Un inconnu. Personnage central de la Bible, géant de la mythologie, héros de l'Histoire, il est à la fois immense et lointain.
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Le voici proche de nous : du fond des âges, il s'adresse à son innombrable progéniture, dans un langage foisonnant et intemporel. Le temps, l'espace, les générations s'entremêlent. Il nous parle de " cet Orient qui n'avait rien de moyen " et dominait le monde civilisé, compris entre l'Euphrate et le Tigre.
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" J'ai grandi, nous apprend-il, dans cet entre-deux, je suis parti de là, de Babylone ". Replacé ainsi aux confins de ces empires dont l'effervescence n'a pas fini d'agiter le monde, Abraham raconte sa jeunesse et prend, sous la plume alerte et facétieuse d'Eric Nataf, une dimension nouvelle.
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Père de peuples frères qui s'entre-déchirent, il est, plus que jamais, un patriarche vivant et attentif. Il est une part - la meilleure ? - de nous-mêmes.
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illustration : "la liseuse" de Will Barnet (de Lali)

jeudi 17 juin 2010

Le prochain Houellebecq annoncé

chic, un nouveau Houellebecq... mais sans BHL... hâte de le lire...
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Le nouveau roman de Michel Houellebecq, qui paraîtra le 8 septembre chez Flammarion, s’appelle la Carte et le Territoire.
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C’est ce que Teresa Cremisi, PDG de la maison d’édition, a annoncé lundi au cours de la présentation aux libraires de sa rentrée littéraire.
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Le magazine Livres hebdo, à qui on doit ces révélations, précise encore que le tirage initial sera de 120 000 exemplaires, et que la sortie sera accompagnée de la réédition en poche des quatre romans précédents de l’auteur de la Possibilité d’une île, et d’un volume de poésie.
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Ce qu’on sait de la Carte et le Territoire ? Peu de choses.
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Selon le magazine : «Avec ce roman de 460 pages dans la veine moraliste des Particules élémentaires, Michel Houellebecq met en scène une galerie de personnages, dont lui-même, et centre son histoire sur un artiste contemporain qui expose des cartes Michelin.» - http://www.liberation.fr/culture/0101641615-le-prochain-houellebecq-annonce

samedi 2 janvier 2010

La rentrée littéraire promet un programme de belle qualité

J'ai beau dire que je ne me fie plus à la presse pour choisir mes livres... je suis toujours aussi friande d'infos sur le sujet...
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Je lirai probablement Amos Oz, Jacques Chessex, Patrick Modiano, James Ellroy et Pierre Pelot...
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Bien envie de découvrir Richard Millet, dont j'ai beaucoup entendu parler cette année...
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Quant à Yasmina Khadra... son dernier roman m'a vraiment déçue... et en même temps je suis tentée... donc je laisserai faire le hasard en bibliothèque...
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illustration : "la liseuse" d’Ian Ireland
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Jean-Jacques Schuhl,
Amos Oz,
V. S. Naipaul…
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Si la rentrée de janvier s'annonce sous les meilleurs auspices, force est de constater que, avec 491 romans (contre 558 en 2009), la tendance à la baisse enregistrée à l'automne s'accentue.
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Principale victime de cette glaciation : la littérature étrangère, qui enregistre un recul de 21 % avec 167 romans, contre 211 l'an dernier. Soit son plus bas niveau depuis 2001.
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Peut-être doit-on voir là le contrecoup de l'augmentation des droits d'auteur et de traduction, mais aussi le fait que les organisateurs du Salon du livre ont choisi de célébrer les trente ans de la manifestation en invitant non pas un pays mais des écrivains français et étrangers.
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Si la littérature française, de son côté, marque un léger fléchissement avec 324 livres, contre 347 l'an passé, les premiers romans après un automne en demi-teinte repartent à la hausse avec 73 titres, contre 61 en 2009.
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Loin de l'effervescence de septembre et de la tension des prix, cette rentrée hivernale est placée sous le signe de la décrue. Elle n'en offre pas moins un programme de belle qualité.
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Ainsi chez Gallimard, où le retour de Jean-Jacques Schuhl avec Entrée des fantômes, dix ans après son Goncourt pour Ingrid Caven, est déjà annoncé comme l'un des événements de la rentrée.
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Tout comme le nouveau roman de Patrick Modiano, prévu en mars.
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Autres têtes d'affiche : Philippe Sollers avec Discours parfait, le troisième tome de ses articles, chroniques et entretiens ;
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Richard Millet, qui propose un récit et un roman où le Liban tient une grande place ;
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Camille Laurens, qui narre, avec Romance nerveuse, la rencontre d'une romancière et d'un paparazzi,
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ou encore Philippe Djian, dont le nouveau livre, Incidences, paraîtra en février.
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Du côté des filiales de Gallimard, notons la présence d'un autre Goncourt, Gilles Leroy, qui propose, au Mercure de France, Zola Jackson.
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Chez Verticales,
Arnaud Cathrine poursuit son exploration du roman-choral avec Le Journal intime de Benjamin Lorca,
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tandis que Céline Minard, chez Denoël, propose avec Olimpia, un portrait sulfureux de la belle-sœur du pape Innocent X.
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Enfin, chez P.O.L., l'essai de Marie Darrieussecq, Rapport de police : accusation de plagiat et autres modes de surveillance de la fiction pourraient bien susciter quelques polémiques.
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Face à cette escouade, Grasset n'est pas en reste, qui publie le dernier roman de Jacques Chessex (décédé le 9 octobre), Le Dernier Crâne de M. de Sade, "chesséien" en diable.
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Mais aussi Troisième chronique du règne de Nicolas Ier, de Patrick Rambaud,
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l'émouvant roman Le Premier Amour de Véronique Olmi
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ou encore deux recueils de poèmes de Charles Dantzig.
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La maison sœur Fayard n'a pas à rougir d'un programme où l'on retrouvera le délicat Dominique Fabre,
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mais également Claire Castillon,
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et un nouveau Pierre Pelot des plus sanglant.
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En cette rentrée, la palme du recrutement en masse revient incontestablement à
Actes Sud, qui affiche, au côté de Claude Pujade-Renaud, une myriade de transfuges.
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A commencer par Anne Weber (ex-Seuil),
Denis Baldwin-Beneich (ex-Denoël),
Emilie Frèche (Flammarion)
ou encore Véronique Bizot, qui, après des nouvelles chez Stock, publie son premier roman.
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Le Seuil, à l'inverse, joue la carte des auteurs maison avec François Emmanuel,
ou encore Catherine Clément.
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Tout comme l'Olivier, qui poursuit son travail de mise en lumière de jeunes auteurs tels Valérie Zenatti,
ou le drolatique Martin Page.
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Chez Stock, outre l'arrivée de
Catherine Vigourt avec le très autobiographique Un jeune garçon,
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sont également très attendus le dernier roman de Luc Lang, Esprit chien,
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ainsi qu'en février un volumineux et très singulier roman de Marie Billetdoux, C'est encore moi qui vous écris (1968-2008), composé à partir de ses écrits intimes (lettres, bulletins scolaires, critiques de livres…).
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Toujours aussi éclectique, Flammarion offre un programme où se côtoient Diastème, Laurent Seksik, qui évoque de manière romanesque les derniers jours de Stephan Zweig, Brigitte Fontaine ou Andrée Chedid.
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Eternel oublié des prix d'automne, non sans s'en plaindre, Yasmina Khadra, chez Julliard, a donc choisi janvier pour publier L'Olympe des infortunes, une fable philosophique qui rompt avec ses précédents romans.
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Autre grand auteur algérien de cette rentrée, aux éditions de l'Aube, Maïssa Bey. Sous forme épistolaire, la romancière aborde, dans Puisque mon cœur est mort, le thème du pardon et de la loi de réconciliation nationale.
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Ce bref tour d'horizon ne pourrait s'achever sans évoquer les Editions de Minuit, qui proposent, comme en septembre, un duo de choix avec Eric Chevillard et Christian Gailly
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un article de Christine Rousseau