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Le mot d’ordre des Haïtiens est de survivre. La très grande majorité des habitants, aux corps et aux esprits taraudés par la misère, ne lèvent les yeux vers le ciel que pour implorer la miséricorde divine ou interpréter les mouvements des nuages en vue d’anticiper les pluies jamais bienvenues en ville.
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D’autant plus depuis le séisme qui a mis tout le monde ou presque dans la rue.
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Cette extrême misère a transformé les enfants haïtiens en marchandises. Actuellement, tout se vend ou mérite pourboire : un sourire pour une photo auprès d’une montagne de détritus, la confession et la visite de votre propre inénarrable misère, une information sur la dernière rue à contourner pour trouver tel immeuble important effondré ou tel bureau public encore fonctionnel.
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Mais le plus rentable est un enfant à donner en adoption, un enfant à confier à un bienfaiteur fortuné. Pour les plus pauvres, qu’un enfant ait 2 mois ou 14 ans, c’est du pareil au même. C’est, pour beaucoup, une charge impossible à supporter.
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Mais c’est aussi, depuis le séisme, une opportunité financière, de l’argent frais à portée de main. A combien se monnaient les enfants ? Cinq cents, 1 000 dollars américains ! Une fortune, ici.
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Largement suffisante pour monter un commerce, rêver de richesse, alors qu’en réalité on (re)perdra tout après deux mois. Dans l’esprit des mères, c’est aussi donner une chance à leur enfant – une chance d’éducation, une chance de trouver un boulot digne, une chance de richesse.
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Pour soi-même et son homme, c’est l’espoir d’un pécule mensuel, d’un visa pour une aventure nord–américaine ou européenne, considérée comme le boulevard du bien-être et du bonheur.
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C’est dans ce contexte qu’il faut situer ce scandale des enfants “kidnappés” par des Américains.La bonne société haïtienne peut bien s’émouvoir et s’indigner, la communauté internationale ne fait que s’appuyer sur la corruption qui règne dans le pays, sa vénalité, son amoralité – en vérité, son désespoir. Aucune de ces mères domiciliées à Calebasse, à environ 20 kilomètres à l’est de Port-au-Prince, et qui ont vendu leurs enfants, n’a pipé mot après l’arrestation des trente-trois missionnaires américains acheteurs d’enfants.
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Chesnel Régilus a vendu ses enfants. Il a 50 ans environ et est père de quatre jeunes infortunés. Pour justifier son acte, il évoque avec calme le délabrement du pays, la maladie des petits qu’il doit faire soigner en République dominicaine voisine. Et sa confiance dans le pasteur Jean Saint Vil, qui a établi le contact avec les missionnaires inculpés. “Assurer l’avenir des enfants est la seule chose qui compte”, a affirmé un autre jeune père.
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Pour les Haïtiens très pauvres, l’étranger blanc est devenu synonyme de richesse et de puissance, voire d’altruisme. L’étranger, en Haïti, symbolise la main tendue que l’Haïtien refuse à son frère.
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Alors, comment mettre en doute la légitimité de ces actes ? De quels papiers parle-t-on ? De quels principes ? De quel instinct maternel, chez ces femmes qui ne peuvent nourrir leurs propres enfants ?
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La police haïtienne qui a intercepté les missionnaires américains acheteurs d’enfants a démontré que l’Etat haïtien existe encore. Après les critiques acides qui ont porté sur la mauvaise gestion gouvernementale du désastre, c’est une bonne nouvelle. La justice les condamnera ou les blanchira, mais il est certain que d’autres viendront à leur suite pour profiter du désastre. Patrice Dumont Le Matin (extraits), Port-au-Prince
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illustration : Dessin de Hachfeld, paru dans Neues Deutschland (Berlin)
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Faut-il rappeler que l'excision est une pratique très ancienne, qui date d'au moins 5000 ans avant l'apparition des religions monothéïstes (les chrétiens, les musulmans et les animistes la pratiquent), et que de nombreuses croyances s'y rattachent depuis la préservation de la virginité jusqu'au contrôle de la sexualité de la femme (par les hommes bien sûr).
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Depuis 1996 au Mali un comité a été créé, le Comité National de Lutte contre les Pratiques Néfastes à la Santé de la femme et de l'enfant. Pourquoi ce nom? Pourquoi pas directement "Comité de lutte contre les mutilations sexuelles de la femme"? Probablement par peur de choquer.
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Il faudra attendre 2002 pour voir apparaître le Plan National de Lutte contre la Pratique de l'excision. ...
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En Afrique de l'Ouest, moins de la moitié des pays légifèrent sur le sujet. Au Mali, record en Afrique de l'Ouest, on estime qu'une loi répressive ne servirait à rien puisque tout le monde est impliqué. Trop de monde à punir.
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Au Burkina Faso, par contre, on n"hésite pas à punir les exciseuses, les familles et les complices. Ne pas avertir les autorités si l'on a connaissance qu'une exciseuse est sur le point d'exercer est un délit puisque des numéros verts existent.
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Les repenties sont même priées de s'engager publiquement (à la TV, par exemple) à cesser leurs pratiques.
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Mais les récidives sont très fréquentes par manque de revenus. Pourtant on avance, doucement, sans trop vouloir brusquer, choquer, sous prétexte de tradition ancestrale.
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Dernièrement une vingtaine d'exciseuses ont "déposé le couteau" dans la région de Diéma. Mais pour combien de temps puisque la demande est encore forte et que des femmes des pays voisins n'hésitent plus à voyager pour œuvrer en toute impunité?. ... Thierry Helsens - pour lire la suite, cliquez sur le titre.
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Côté cuisine
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En Chine, la consommation de viande de chien et de chat pourrait être interdite. Malgré la tradition, l’animal de compagnie devient indispensable à la classe moyenne émergente, explique The Guardian.
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Dans l’Antiquité, la viande de chien était considérée comme un aliment médicinal fortifiant. On en trouve aujourd’hui un peu partout en Chine, surtout dans le Nord, où le ragoût de chien est apprécié pour ses prétendues capacités à réchauffer.
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Pourtant, depuis quelques années, cette tradition est de plus en plus contestée par les classes moyennes citadines, aisées et attachées aux animaux familiers.
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Sur Internet, les pétitions contre la consommation de chien et de chat recueillent des dizaines de milliers de signatures.
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Des vidéos montrant les mauvais traitements que subissent des chiens d’élevage suscitent l’indignation sur les marchés où sont vendus les animaux.
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Les auteurs de la nouvelle proposition de loi exigent des mesures bien plus sévères que la seule interdiction de consommation : ils veulent fermer les milliers de boucheries et de restaurants spécialisés dans la viande de chien.
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En vertu de ce projet, la vente ou la consommation de viande d’animaux familiers serait sanctionnée par quinze jours d’emprisonnement maximum pour les individus et jusqu’à 53 000 euros d’amende pour les entreprises.
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Les bureaux de la sécurité publique devraient mettre en place une sorte de ligne d’urgence pour recevoir les appels de particuliers dénonçant des infractions. “Nous proposons l’interdiction totale de la viande de chien et de chat, parce qu’elle est source de nombreux problèmes dans la société”, explique Chang Jiwen, professeur de droit à l’Académie de sciences sociales de Chine et fer de lance de l’initiative.
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Selon lui, des meurtres et des vols rapportés récemment et liés au commerce de viande canine montrent que ce dernier est devenu source de tensions ; l’interdire aurait des conséquences économiques limitées, dans la mesure où la population, de plus en plus aisée, dépend moins qu’autrefois de la viande de chien et de chat.
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Reste que l’éventuelle interdiction de la viande canine suscite un vif débat entre groupes de défense des animaux et tenants des valeurs traditionnelles. “Je suis favorable à cette proposition.
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Qu’on le considère du point de vue affectif ou de celui de la sécurité alimentaire, absolument rien en Chine n’impose aux gens de manger du chien ou du chat”, estime Zeng Li, le fondateur du refuge Lucky Cats, à Pékin. “Nous avons besoin d’autre chose que de pressions morales.
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Les restaurants qui servent du chien à Pékin se procurent une viande qui provient essentiellement d’animaux errants ou volés. En banlieue, des chiens sont pendus et tués sous les yeux des acheteurs.”
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Sur Internet, les détracteurs de la mesure jugent hypocrite de ne protéger que les chiens et les chats et estiment que le gouvernement devrait s’intéresser au bien-être des êtres humains plutôt qu’à la protection des animaux.
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“C’est absurde. Pourquoi uniquement les chiens et les chats ? Et les cochons, les vaches, les moutons, alors ?” écrit un internaute baptisé Mummy sur le site de l’agence de presse Chine nouvelle. “J’aimerais que ces experts aillent voir ce que les ouvriers licenciés et les populations rurales ont à manger. Ils devraient plus se soucier des problèmes qui touchent vraiment les gens”, renchérit un autre intervenant sous le pseudonyme de Starfish. .
Avant même l’initiative sur l’interdiction de la viande d’animaux domestiques, le projet de loi sur la protection animale suscitait déjà la controverse. Un premier texte, portant sur une grande loi de protection des animaux, a dû être abandonné en raison de critiques affirmant que, à ce stade du développement de la Chine, les conditions de vie des hommes devaient être la priorité absolue.
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La législation a vu sa portée limitée à la prévention des mauvais traitements contre les animaux, définis comme des souffrances et brutalités superflues. Cependant, rien ne garantit que le projet soit adopté par le gouvernement et l’Assemblée nationale populaire.
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illustration : Dessin paru dans "The Economist", Londres.