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mardi 8 juin 2010

le Lire spécial polar est arrivé... tentations de lectures...

bonjour tout le monde,

Avec pour vous accueillir, "la liseuse de Jeff Donnovan... de chez Lali...
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je viens de terminer ce matin au petit-déjeuner... Le Sang du Christ de Frédéric Mars... original et blasphématoire... prévu d'en faire un compte-rendu d'ici la fin de la semaine... grand plaisir pour cette découverte faite grace a livraddict.
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Ca ne va pas être facile d'en faire le compte-rendu sans dévoiler le meilleur... et en plus l'amie Neph me dit ce c'est une trilogie...
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aujourd'hui, branchée sur le magazine Lire... spécial polar,
avec en cadeau le hors série sur Saint-Exupéry...
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Le polar n'a plus mauvais genre...
Les sept familles du polar

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Le roman d'énigme Un héros détective et une énigme sont les ingrédients indispensables
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Le thriller Le polar qui fait frissonner de peur
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Le roman noir Ecriture comportementaliste, violence urbaine, détective solitaire sont les fondamentaux de ces romans
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Le polar historique Sa principale caractéristique est de se situer dans une époque historique reculée
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Le polar fantastique Une enquête et une dose de surnaturel donnent un polar fantastique
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Le polar exotique Des polars venus d'ailleurs, notamment de l'Orient
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Le polar des grands espaces Un crime, une enquête, et des grands espaces

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Vu également et noté:
Proies de Mo Hayder
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forme avec "rituel" une trilogie... donc je le lirai probablement... j'avais bien aimé "rituel" et suis restée sur ma faim avec "skin"...
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Novembre dans le Somerset. Alors qu'elle déposait ses courses dans le coffre de sa voiture, une femme est jetée au sol par un individu affublé d'un masque de père Noël qui prend la fuite à bord du véhicule. S
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elon la police, pour qui il ne s'agit que d'un banal fait divers, l'agresseur ne s'est sans doute pas rendu compte de la présence d'une fillette sur la banquette arrière.
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Mais, tandis que l'enfant reste introuvable et qu'une deuxième petite fille disparaît dans les mêmes circonstances, le scénario s'assombrit. Le ravisseur ne tarde d'ailleurs pas à se mettre en contact avec la police...
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Dans cette nouvelle enquête du commissaire Jack Caffery et du sergent Flea Marley, Mo Hayder prend un malin plaisir à manipuler son lecteur en jouant avec ses peurs les plus primaires.
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Vraiment étonnée que Michel Folco s'attaque ainsi a cette période de l'histoire... et surtout a ce personnage. Mais connaissant la verve et la passion pour l'histoire de l'auteur, plus que probable que je le lise...
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« Qu ils s appellent Hitler, Capone ou Dillinger, petits ils écoutaient leur mère...Ils ont fait leur chemin dans les affaires. »Eddy Mitchell, L important c est de bien aimer sa maman.
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Michel Folco, que l on connaît pour ses romans hauts en couleurs, en inventions, et en trouvailles narratives, rencontre cette fois un personnage bien réel, trop réel. Et quel personnage !
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Celui par qui tant d injustices et de malheurs vont naître, Adolf Hitler.Mais Michel Folco n est pas un biographe, même si ses ouvrages sont minutieusement documentés.
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Avec toute sa fantaisie, son humour décapant, il s applique à nous conter comment le plus banal des enfants peut receler le plus effrayant des monstres. Le roman, ici, dépasse tous les livres d histoire.
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L auteur n avait pas craint de mettre en scène Napoléon ou Freud. Il a choisi de monter la barre d un cran. Mais c est la face mystérieuse et partiellement inconnue d Hitler qu il aborde : son enfance et sa jeunesse, dont nous savons peu de choses.
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La force de l ouvrage tient à la banalité du personnage.
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Bien sûr, ses origines furent incertaines. Bien sûr, son talent était médiocre. Bien sûr, sa mère mourut trop jeune. Bien sûr, ses passions n avaient rien de flamboyant ni d exceptionnel.
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Mais, au fur et à mesure qu on avance dans ce livre étrange grandit un personnage dont la détermination, peu à peu, nous perturbe. Car on ne peut décrypter l enfance d Hitler sans imaginer son avenir, sa puissance destructrice, la fascination qu il exercera sur une grande part de son peuple, lui qui est si peu fascinant.
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Et c est tout le talent de Michel Folco que de se glisser dans cet interstice : pourquoi le plus ordinaire des hommes en lui recèle-t-il Hitler ?
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Sang chaud, nerfs d'acier de Arto Paasilinna
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J'ai longtemps aimé Arto Paasilinna... mais depuis ses 2 derniers romans, je trouve qu'il se renouvelle peu... donc, pas sûre que je le lirai, on verra bien... je ne note malgré tout...
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Linnea Lindeman - une forte femme, poissonnière, chasseuse de phoques et accoucheuse un peu chamane - a une vision : Antti Kokkoluoto, héros aux nerfs d'acier mais au sang chaud, naîtra en 1918, au moment même où la Finlande tout juste indépendante plongera dans la guerre civile, et s'éteindra un beau jour de 1990.
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Entre-temps, Antti mènera une vie épique, comme seul Paasilinna sait les concocter : plongé tout jeune dans les secrets du métier de commerçant et de maquignon, mais aussi de la contrebande d'alcool, on le verra tour à tour endosser l'habit d'entrepreneur, de père de famille, d'homme politique, et même de champion olympique de tir au pistolet !
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La crise de 1929, les affrontements récurrents entre fascistes et communistes, la Seconde Guerre mondiale viendront ponctuer cette truculente saga portée par l'imagination de Paasilinna, qui réussit le pari d'initier le lecteur à l'histoire de la Finlande sans jamais rien perdre de son humour et de sa fantaisie.
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Sept Derviches de Nedim Gürsel
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Pas besoin de raison pour lire Nedim Gürsel, je suis fan et puis c'est tout.
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Nedim Gürsel nous introduit de plain-pied dans l'univers des derviches anatoliens pour percer le secret de leurs vies légendaires.
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II entreprend un long voyage sur les traces du mevlévisme et du bektachisme, dont les récits sont restés vivants dans la Turquie d'aujourd'hui.
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Au coeur de la steppe, sur les flancs du mont Taurus, à Antalya, ; Tanisa, Konya, surgissent les exploits de Hadji Bekta Veli, grande figure du soufisme anatolien, les miracles d'Abdal Musa, les aventures merveilleuses du poète hérétique Kaygusuz Abdal, ou encore les vers de Celaleddine Rumi, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs et incomparable chantre de l'amour spirituel.
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Un périple envoûtant qui transmet au lecteur toute la profondeur et la beauté d'un des grands courants de l'islam.
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Les princes vagabonds de Michael Chabon,
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Incomditionnelle de Michael Chabon... et puis une histoire avec les khazars... si je ne dois en lire qu'un ce sera celui-là !
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Princes ou bandits, ils font la paire : Zelikman, médecin mélancolique à l'esprit dangereusement acéré et Amram, géant noir à la langue aussi affûtée que la hache qui ne le quitte jamais.
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Vivant de subterfuges, ils tracent leur route à travers les monts du Caucase, vers l'an 950. Rien ne les a cependant préparés à se transformer en défenseurs d'un prince de l'Empire khazar, un jeune héritier inexpérimenté brûlant de reconquérir son trône.
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Un tel projet nécessite une ruse sans limites et une folle témérité. Zelikman et Amram ne manquent ni de l'une ni de l'autre. Mais sont-ils prêts à sacrifier leur insouciance pour devenir les généraux d'une révolution d'envergure ?

mardi 30 mars 2010

Michael Chabon - Les extraordinaires aventures de Kavalier & Clay

Bonjour à tous,
Après avoir lu avec passion "le club des policiers yiddish", j'ai été ravie de trouver un autre livre de Chabon en bibliothèque... et puis le Golem joue un rôle central dans toute la première partie du roman et je trouve ça irrésistible...
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New York, 1939 : Josef, jeune Juif ayant fui Prague occupée par les nazis, et son cousin de Brooklyn, Sammy, unissent leur talent pour inventer un héros de bande dessinée : l’Artiste de l’évasion.
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Pourfendeur des forces du mal, spécialiste des évasions, celui-ci combat le nazisme sous toutes ses formes. Il incarne ainsi la tentative désespérée de Joe de libérer sa famille restée à Prague, en même temps qu’une dérisoire volonté de réveiller la conscience des jeunes Américains.
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Profondément attachants, les deux cousins de génie, si différents l’un de l’autre et si complices, embrassent toute une page de l’histoire du monde. Avec un talent époustouflant, Chabon nous emmène d’un univers à l’autre à travers le regard d’un jeune Juif éloigné de sa famille.
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À la frénésie de consommation de la jeunesse américaine répond l’angoisse des populations victimes de la guerre en Europe, à la légèreté religieuse américaine les risques que prennent les Juifs de Prague pour sauver le Golem, au sadisme ou à l’indifférence des responsables politiques du pays libre l’héroïsme de ceux qui risquent leur vie pour faire sortir les Juifs d’Europe.
Chabon allie avec délectation fiction et réalité, romanesque pur et documentaire sur les années 1940-1950, sur la naissance d’un nouvel art qui fit fureur auprès des jeunes générations : les Comics.Joe et Sammy sont des personnages fictifs qui évoquent Siegel et Schuster, les créateurs de Superman, ainsi que Simon et Kirbey, ceux de Captain America.

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L’Artiste de l’évasion est une pure invention de l’auteur, inspiré de Flash Gordon, Super Man, Batman.
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Les références aux faits historiques parsèment le récit : apparition de Orson Welles et de Salvador Dali, par exemple.
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Le livre soulève des problèmes historiques rarement abordés dans le roman américain : l’extrême droite américaine pendant la guerre, qui soutient activement Hitler, les difficultés des réfugiés dans un pays en pleine effervescence consumériste, le rôle des BD dans la représentation de la seconde Guerre Mondiale aux États-Unis…
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Les Extraordinaires Aventures de Kavalier et Clay a été récompensé en 2001 par le plus prestigieux des prix littéraires américains : le Pulitzer.

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Le Club des policiers yiddish, voir la critique sur le blog.


La Solution finale , Les Mysteres de Pittsburgh - Pavillons Poche , McSweeney's : Méga-anthologie d'histoires effroyables

Curiosité de lecture

Le golem (גולם) (parfois prononcé goilem en Yiddish), signifiant « cocon », mais peut aussi vouloir dire « fou » ou « stupide », est un être humanoïde, artificiel, fait d'argile, animé momentanément de vie par l'inscription EMET sur son front (ou sa bouche, selon les versions).

Dans la culture hébraïque, la première apparition du terme golem se situe dans le Livre des Psaumes : « Je n'étais qu'un golem et tes yeux m'ont vu » (139, 16). C'est alors un être inachevé, une ébauche.

.Dans la kabbale, c'est une matière brute sans forme ni contours. Dans le Talmud, le golem est l'état qui précède la création d'Adam.

La légende de Rabbi Loew
illustration : Rabbi Loew et son golem.


Selon d'autres sources, le

rabbin qui l'a conçu au XVIe siècle, était Le Maharal de Prague nommé Yehudah-Leib (Leib, de l'allemand Loewe/Lion, est le surnom judéo-allemand de Yehudah/Juda, dont le symbole de la tribu est un lion ; cf. Genèse 49:9, "Gour Aryé" (= lionceau), qui est par ailleurs, le titre d'une de ses oeuvres).

Son but aurait été de défendre sa communauté.

Il lui aurait donné la vie en inscrivant EMET(H) (אמת, vérité en hébreu et un des noms de Dieu) sur son front et en introduisant dans sa bouche un parchemin sur lequel était inscrit le nom ineffable de Dieu, parfois dit Hashem (Le Nom) pour ne pas le prononcer.

Pour le tuer, il aurait fallu effacer la 1re lettre (l'aleph) car MET(H)(מת) signifie mort. Le Golem étant devenu trop grand pour que le Rabbin pût effacer l'aleph, Rabbi Loew lui demanda de lacer ses chaussures, ce qu'il fit. Le plan fonctionna : la créature se baissa et mit son front à portée de son créateur, le Golem redevint ce qui avait servi à sa création : de la terre glaise.

Certains racontent que son créateur est mort, écrasé par la masse de sa créature.La légende veut également que ce soit Dieu qui ait demandé au Maharal de créer un « second Adam ».

Une autre légende veut aussi que le Golem, son corps, soit entreposé - ou dormant - dans la genizah (entrepôt des vieux manuscrits hébreux, il est interdit de jeter des écrits qui contiennent le nom du très-haut) de la communauté juive de Prague, qui se trouve dans les combles de la synagogue Vieille-Nouvelle de Josefov, qui serait d'ailleurs toujours scellé et gardé.-wikipédia

dimanche 2 août 2009

curiosité de lecture : Caissa

Caïssa est une dryade mythique de Thrace, représentée comme la déesse du jeu d'échecs.
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Le mythe de Caïssa n'existe pas dans l'époque antique, il provient d'un poème nommé Caissa écrit en
hexamètres latins par William Jones en 1763.
Jones a également publié une version anglaise du poème.


Dans ce poème, Caïssa repousse d'abord les avances du dieu de la guerre,
Mars.
Blessé par ce rejet, Mars cherche l'aide du dieu des sports, Euphron, frère de Vénus, qui crée le jeu d'échecs comme cadeau pour que Mars gagne le cœur de Caïssa.

Il est fréquemment fait allusion à Caïssa dans les commentaires sur le jeu d'échecs.
Garry Kasparov utilise la référence de temps à autre dans My Great Predecessors.
La déesse est employée en référence à la chance (Caïssa était avec moi), en particulier dans des situations peu claires, par exemple suite à des sacrifices.
Le concept de Caïssa a aussi été utilisé par ceux qui ont cherché des preuves de la présence du féminin sacré aux échecs.
illustration : Pierre Raser


Le premier ordinateur
russe qui a remporté le championnat du monde d'échecs des ordinateurs en 1974 s'appelait Kaissa,
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illustration : Georgy Kurasov



de nombreux clubs d'échecs (notamment le cercle Caïssa, ancien nom du NAO Chess Club parisien),
et maisons d'éditions consacrées aux échecs portent également ce nom.
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illustration : Alan Boileau

http://www.jmrw.com/Chess/Tableau_echecs/pages/127.htm : toutes les illustrations concernant les échecs en sont issues. Un site vraiment magnifique ! A voir et savourer...

curiosité de lecture : la vache rousse

Lecture terminée hier soir...
Un début lent qui dure sur 200 pages environ pour arriver enfin à l'intrigue policière. Je trouve la fin assez confuse et la traduction des mots en yiddish dans l'index en fin de volume n'est pas pour faciliter la lecture... tellement plus pratique d'avoir la traduction en pied de page...
Sinon polar plutôt agréable à lire.

Juste une petite recherche sur "la vache rousse" qui doit "racheter Israël"... ma lecture de la Bible est un peu lointaine et je ne me souviens plus très bien du contexte.

L'explication donnée par "Lamed" me semble la plus facile pour la compréhension. C'est donc celle que j'ai choisie ici.



A l’époque où les notions de pureté et impureté avaient une implication

(époque du Tabernacle et des Temples),

une personne qui était impure suite à un contact avec un mort, ne pouvait redevenir pure que par aspersion des cendres de la vache rousse.

Mais comment éclaircir ce processus ?

Tout d’abord, la Torah introduit le sujet de la vache rousse par le verset : « Voici le décret de la Torah » (Nomb. 19 :1).

La loi de la vache rousse est présentée comme une loi totalement irrationnelle, dépassant la logique humaine, comme un décret.


Selon l’expression de Rachi sur ce verset : « J’ai émis un décret et tu n’as pas le droit de réfléchir à son sujet ».

On a ici affaire à une loi où l’on ignore totalement la raison.

D’un autre côté, Rachi, après son commentaire du verset 22, propose une explication au nom du Rabbin Moïse Hadarchane, qui explique que la vache rousse vient réparer la faute du veau d’or. La mère, la vache, doit venir réparer la faute de son fils, le veau.

Nous sommes bien face à un paradoxe.

D’une part, la vache rousse est totalement irrationnelle, sans raison. Mais en même temps, on nous dit qu’elle vient pour expier la faute du veau d’or, ce qui constitue en soi une raison. Comment concilier ces deux idées ?

Puisque la vache rousse fait réparation de la faute du veau d’or, il faut essayer de comprendre un peu mieux cette faute.

Les hébreux voulaient avoir une représentation de la divinité.

Ils voulaient appréhender le divin et pouvoir le cerner.

C’est pourquoi, ils se firent un veau d’or, qui représenterait D.ieu, et serait appréhendable.

Ils ne voulaient pas se ‘‘contenter’’ d’une idée abstraite de D.ieu.

Leur faute provenait en fait d’une certaine volonté de comprendre qui s’enracinait dans l’orgueil.

Persuadés de leur grandeur, ils refusaient d’être mis à l’écart et pensaient qu’ils étaient aptes à saisir le divin.

Ils pensaient être capable de concevoir une forme représentant au mieux le Créateur.

N’est-ce pas audacieux et présomptueux ?

Poussé par son orgueil, l’homme refuse exige : « Je veux comprendre ! Je veux voir ! Je veux appréhender ! » Il refuse d’accepter. Telle était leur erreur.


D’ailleurs, cette erreur était aussi celle d’Adam et Eve, les premiers êtres humains.

Le serpent les séduit en disant : « Le jour où vous mangerez (du fruit défendu), vos yeux s’ouvriront et vous serez comme D.ieu, connaisseurs du bien et du mal » (Gen. 3 :5). Et ils en vinrent à en consommer.

L’homme veut ressembler à D.ieu, veut savoir, veut posséder la connaissance du bien et du mal et ne veut pas se soumettre à la Volonté de D.ieu.

Voici en quoi consistait la faute d’Adam, semblable à celle du veau d’or.


C’est pourquoi, D.ieu nous donna la Mitsva de la vache rousse.

Intrinsèquement, cette Mitsva est totalement et absolument irrationnelle.

Elle n’a vraiment aucune explication logique. Cependant, lorsque les Juifs la mettront néanmoins en pratique, par là même, ils montreront qu’ils accomplissent l’ordre de D.ieu même sans comprendre.

L’humilité et la soumission accompagnant le respect de la vache rousse peuvent réparer l’orgueil et la mise en valeur de soi qui accompagnait le veau d’or.


Une telle approche de soumission et d’humilité face à la Parole de D.ieu, pouvait contrebalancer l’approche ambitieuse des Hébreux qui, désirant tout comprendre et rationaliser, se firent un veau d’or.

C’est en cela que la vache rousse répare la faute du veau d’or.

L’humilité et la soumission accompagnant le respect de la vache rousse peuvent réparer l’orgueil et la mise en valeur de soi qui accompagnait le veau d’or.

De cette façon, la mère (la vache) pouvait nettoyer la faute du fils (le veau).

Car, l’intelligence de l’homme atteint sa plénitude lorsqu’à un moment, il reconnaît ne plus pouvoir comprendre et devoir accepter la Volonté de D.ieu, lorsqu’il comprend ne plus pouvoir comprendre.

Tel est l’apport de la vache rousse pouvant faire réparation du veau d’or.


D’ailleurs, c’est pour cela que la purification par la vache rousse était obtenue à partir de ses cendres.

Les cendres évoquent l’humilité, à l’instar d’Abraham qui affirma : « Je suis poussière et cendre » (Gen. 18 :27).


Ce système là convient parfaitement pour purifier de l’impureté causée par la mort. Car, rappelons-le, la mort est la conséquence directe de la faute d’Adam.

Et qu’au moment du don de la Torah, la mort disparut. Elle réapparut après la faute du veau d’or. La faute d’Adam et celle du veau d’or sont bien à l’origine de la mort.


Mais, l’extrême humilité accompagnant la vache rousse était apte à réparer ces deux fautes dont le point commun était le manque de soumission. C’est pourquoi, l’impureté de la mort se trouve purifiée par les cendres de la vache rousse.


La Torah n’annonce pas la Mitsva de la vache rousse par les mots : « Voici le décret de la vache rousse », mais plutôt par le verset : « Voici le décret de la Torah ».

Cela pour montrer que le respect de toute la Torah doit être calqué sur l’image de la vache rousse.

Il faut respecter toutes les Mitsvot avec fidélité et humilité, avec une confiance totale en D.ieu, et ne pas trop chercher à vouloir tout comprendre, car les Pensées de D.ieu ne sont pas comme celles de l’homme.


Et même si on arrive à comprendre un peu, ayons l’humilité d’admettre que cette compréhension reste bien limitée face à la véritable motivation divine.

De cette façon, même si on ne comprend pas tout, on ne s’arrêtera pas.

Au contraire, on continuera à respecter toutes les Mitsvot, conscient qu’elles représentent la Volonté de notre Créateur. De cette façon nous réaliserons le « Nous ferons, puis nous comprendrons ».

La faute du veau d’or ainsi que celle d’Adam pourront être totalement réparés. Par cela, le Machia’h pourra enfin venir. Et nous pourrons assister à la réalisation du verset des Prophètes : « La mort disparaîtra pour l’Eternité ». Amen.

mercredi 29 juillet 2009

Michael Chabon - Le Club des policiers yiddish

Début de lecture ce soir... si j'arrive à tenir jusque là...
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Ce qu'en dit "chronicart" :

Le Club des policiers yiddish appartient à la catégorie des strudels littéraires, un peu informes à l'extérieur mais épicé et presque capiteux lorsqu'on y goûte.
Sucrerie juive en somme que ce roman plus ambitieux qu'il n'y paraît à première vue, qui s'assume et se déploie en versant à la fois dans la farce et le tragique.
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Pour décrire ces Juifs qui cohabitent dans l'amour, la méfiance, le respect et le dégoût mutuels, Chabon use et abuse de la métaphore, jusqu'à l'indigestion parfois.
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Le Club des policiers yiddish fourmille de descriptions cocasses d'un concentré d'humanité déplacée en terre hostile où l'on croise ici un « loubavitch » au visage « aussi pâle qu'une page de commentaire », là un rabbin qui ressemble à «une montagne informe, un dessert géant dévasté, une maison de B.D. aux fenêtres condamnées et à l'évier qui fuit » qu'un enfant « a dû modeler » en réunissant « la pâte de ses bras et de ses jambes à celle de son corps » avant de « coller sa tête par-dessus » .

Le district de Sitka, en Alaska, est le nouvel Israël. Y vivent deux millions de Juifs parlant le yiddish.

L'inspecteur Meyer Landsman, de la brigade des homicides, est chargé de faire régner la paix dans cette communauté désobéissante et encline aux mystères.
Ainsi, dans un hôtel minable, Landsman découvre un junkie assassiné qui s'avère être le fils du plus puissant rabbin de Sitka, le chef des verbovers, des Juifs ultra-orthodoxes.
Des ordres venant de l'étranger exigent la clôture de l enquête mais Landsman s'obstine : ce mort lui plaît et il refuse de laisser son assassinat impuni...
Le rabbin aurait-il commandité le meurtre de son fils ?
Dans quel but ?
Et quels liens entretient la communauté verbover avec d'étranges commandos parlant hébreu ?
Dans une tradition typiquement américaine, Michael Chabon emprunte à tous les genres avec allégresse :
- légendes des émigrés juifs d'Europe de l'Est,
- roman noir, roman d'anticipation,
- critique politique de l'après - 11 Septembre
- et réflexion morale sur les dérives religieuses.
Hommage à Chandler et à Charyn, Le Club des policiers yiddish, lauréat du prix Hugo 2008 va être adapté au cinéma par les frères Coen (The Big Lebowski, Fargo, No Country for Old Men...) et a reçu un accueil enthousiaste aux États-Unis : « Une réussite, comme si Raymond Chandler et Philip K. Dick avaient fumé un joint en compagnie d Isaac Bashevis Singer... » New York Review of Books.
Michael Chabon est un écrivain, essayiste et scénariste américain d'origine juive, né le 24 mai 1963 à Washington D.C. (États-Unis).

Michael Chabon a grandi à Columbia (Maryland) dans une famille juive, et est diplômé en art à l'Université de Pittsburgh et en écriture créative à l'Université de Californie à Irvine.

Ses parents se séparent alors qu'il n'a que 7 ans, et de fait, les thèmes du divorce et de la monoparentalité sont profondément ancrés dans ses obsessions d'écrivain.
*
De la même manière, citoyen américain, il est de religion juive et le
judaïsme est ainsi au centre de nombre de ses écrits (Les Extraordinaires aventures de Kavalier & Clay notamment, qui traite indirectement de la Shoa).
*
Enfin, la présence de personnages homosexuels (notamment les deux personnages principaux des
Mystères de Pittsburgh) ont amené de nombreux journalistes à s'interroger sur son orientation sexuelle.
Dans une réédition des Mystères de Pittsburgh, Michael Chabon a déclaré qu'il avait effectivement eu par le passé de telles relations. Pourtant il vit aujourd'hui avec sa femme Ayelet Waldman - elle-même écrivaine - et leurs quatre enfants, à Berkeley (Californie, États-Unis).

Michael Chabon collabore depuis quelques années avec le monde du cinéma.
Un de ses romans, Des Garçons épatants, a déjà été adapté pour l'écran en 2000 par le scénariste Steven Kloves, et réalisé par Curtis Hanson, sous le titre Wonder Boys.
Michael Chabon a participé directement à l'écriture de Spider-Man 2 (2004), dont environ un tiers de l'histoire serait de son ressort.
Enfin, il a lui-même adapté Les Extraordinaires aventures de Kavalier & Clay pour le grand écran, et le tournage devrait commencer sous peu sous la direction de Stephen Daldry.

Le personnage de l'Artiste de l'évasion super héros de bande dessinée créé par Kavalier et Clay dans
Les Extraordinaires aventures de Kavalier & Clay, a donné lieu à la création de véritables bande dessinées narrant ses aventures.
Celles-ci ont reçu de nombreux prix aux États-Unis, notamment un Eisner Award de la meilleure anthologie en 2005.
Ce qu'en disent les autres...


À l'instar de l’enquêteur archétypal du roman noir, Meyer Landsman est un flic têtu, solitaire et meurtri par l’existence.
La carcasse percluse de douleurs, l’haleine parfumée à l’alcool, il crèche dans une chambre anonyme d’un hôtel qui a connu son heure de gloire, il y a bien longtemps.
Meyer est juif, libre-penseur, laïc et athée.
Assurément, un marginal aux yeux de tous en ce début de XXIe siècle. Le genre de type à considérer qu’il n’y a pas de bien ou de mal ; juste des gens, à son image, qui disent non, et qui boivent un coup parce que, quand même, c’est dur.
Le genre de noz [un flic en yiddish] à ne connaître que deux états : le travail et la mort.
Seul, Meyer l’est incontestablement depuis qu’il vit séparé de sa femme et que sa sœur, pilote chevronnée d’hydravion, est décédée dans un accident aérien.
Ne lui reste comme famille que celle de son coéquipier, Berko Shemets, un métis, indien par sa mère et juif par son père.
En somme, une autre anomalie dans le paysage mais une anomalie taillée dans un roc et qui fait montre d’une générosité désarmante en toutes circonstances. Car il en faut beaucoup de la générosité pour supporter la vie à Sitka, Alaska.
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Sur ce bout de territoire concédé, en guise de terre promise, par le gouvernement de Franklin D. Roosevelt afin d’accueillir les Juifs d’Europe de l’Est, le climat est rude, la promiscuité permanente et le voisinage avec les tribus indiennes, pollué par le souvenir d’émeutes déclenchées jadis par les plus extrémistes des Yids.
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Et puis, il y a ce spleen institutionnalisé, caractéristique essentielle de l’âme juive, que des millénaires de pogroms et de diaspora ont contribué à façonner.
Difficile de résister à cet atavisme ancestral surtout lorsqu’il est réactivé par une rétrocession territoriale imminente.
Pourtant, alors qu’il n’est même pas sûr, ni d’être encore flic dans deux mois, ni d’être autorisé par les anciens propriétaires à demeurer sur place, une fois la rétrocession effectuée, Meyer s’entête à faire son boulot.
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Un inconnu a été exécuté d’une balle dans la nuque dans une autre chambre de l’hôtel où il réside.
Une illustration de la violence ordinaire pour Meyer si ce n’est que cette fois-ci, c’est un voisin. Et lorsque l’identité du pisher s’avère être celle du fils du rebbè des verbovers, une des plus puissantes communautés fondamentalistes juives, Meyer revit par bribes son passé familial ; véritable condensé de l’histoire du peuple juif en Alaska.
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En dépit des apparences, Le Club des Policiers Yiddish n’est pas un banal roman policier élaboré comme un hommage talentueux à Dashiell Hammett ou à Raymond Chandler.
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Non, le roman de Michael Chabon transcende la routine des codes du roman noir pour finalement revenir à sa source : la description du monde sous l’angle de la critique sociale. Il en restaure même toute la charge politique.
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Toutefois, ce monde décrit par Michael Chabon n’est pas exactement le nôtre. Une divergence historique, introduite aux alentours des années quarante, l’a fait bifurquer sur une ligne alternative.
Pour reprendre la terminologie de Eric B. Henriet, l’uchronie est ici pure et elle s’apparente à un biais dont les effets se conjuguent à ceux du roman noir pour en renforcer l’impact.
En effet, impossible de faire l’impasse sur le sous-titre politique qui sous-tend l’intrigue.
Impossible de ne pas reconnaître derrière les agissements du gouvernement des États-Unis dans le roman, l’idéologie néo conservatrice à la manœuvre.
Difficile également d’ignorer cette collusion entre la communauté juive d’Amérique et les fondamentalistes chrétiens ; collusion qui a fondé toute la politique états-unienne depuis au moins les années quatre-vingt-dix.
Face à cet Empire qui crée sa propre réalité, modifie celle-ci pour la faire correspondre à sa volonté et se proclame acteur d’une histoire qu’il donne à étudier, il fallait bien opposer le procédé de l’uchronie.
Ainsi, Le Club des Policiers Yiddish apparaît comme le récit fait par une conscience révoltée et désillusionnée d’un monde où, quelles que soient les voies suivies par l’Histoire, l’ordre qui règne est haïssable.
Fort heureusement, la pesanteur de la charge est délibérément désamorcée par un humour aigre-doux omniprésent.
Car Le Club des Policiers Yiddish est un roman formidable, chaleureux et emprunt d’une grande dignité.
La narration prend le temps d’installer une atmosphère et des personnages qui se distinguent de la simple épure archétypale pour revêtir la chair d’êtres humains en proie au doute, à la fatigue et au sentiment de ne rien pouvoir changer à la marche du monde.
Le contexte uchronique se révèle par allusions successives au travers des souvenirs familiaux de Meyer, au point de se faire littéralement oublier.
Et puis, il y a ces termes d’argot dérivés du yiddish, dont Michael Chabon avoue avoir puisé l’idée de départ dans un guide de conversation. Loin de nous égarer ou de constituer un quelconque obstacle à la compréhension de l’intrigue, il renforce la vraisemblance de l’histoire et participe à l’humour délicieusement décalé du roman.
Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, Le Club des Policiers Yiddish est assurément le roman du début de l’année 2009 à ne pas rater.


La grande réussite de ce livre tient à la l'invention de toute une Histoire, un folklore, un argot -un langage même- d'un Etat imaginaire mais rendu parfaitement plausible. Avec ses sectes-mafias ultra-orthodoxes, ses flics et ses espions, son histoire marquée par l'exil et les souffrances, et la tragique incertitude d'être encore et toujours un "peuple sans terre"...
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C'est aussi brillamment écrit, avec un humour irrésistible et un don de l'image surprenante et drôle : "Alors pourquoi son coeur cogne-t-il sur les barreaux de sa cage thoracique comme le quart métallique d'un récidiviste ? Pourquoi le lit parfumé de Bina lui fait-il soudain l'effet d'un caleçon qui remonte ou d'un costume de laine par un après-midi torride ?"
Bon, voilà, il faut le lire, quoi.

Voir également :

http://didier-jacob.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/05/27/michael-chabon-le-juif-delirant.html
http://www.chronicart.com/livres/
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Quelques envies de lire...
Les extraordinaires aventures de Kavalier & Clay
New York, 1939 : Josef, jeune Juif ayant fui Prague occupée par les nazis, et son cousin de Brooklyn, Sammy, unissent leur talent pour inventer un héros de bande dessinée : l’Artiste de l’évasion.
Pourfendeur des forces du mal, spécialiste des évasions, celui-ci combat le nazisme sous toutes ses formes. Il incarne ainsi la tentative désespérée de Joe de libérer sa famille restée à Prague, en même temps qu’une dérisoire volonté de réveiller la conscience des jeunes Américains.

Profondément attachants, les deux cousins de génie, si différents l’un de l’autre et si complices, embrassent toute une page de l’histoire du monde.
Avec un talent époustouflant, Chabon nous emmène d’un univers à l’autre à travers le regard d’un jeune Juif éloigné de sa famille.
À la frénésie de consommation de la jeunesse américaine répond l’angoisse des populations victimes de la guerre en Europe, à la légèreté religieuse américaine les risques que prennent les Juifs de Prague pour sauver le Golem, au sadisme ou à l’indifférence des responsables politiques du pays libre l’héroïsme de ceux qui risquent leur vie pour faire sortir les Juifs d’Europe.
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Chabon allie avec délectation fiction et réalité, romanesque pur et documentaire sur les années 1940-1950, sur la naissance d’un nouvel art qui fit fureur auprès des jeunes générations : les Comics.
Joe et Sammy sont des personnages fictifs qui évoquent Siegel et Schuster, les créateurs de Superman, ainsi que Simon et Kirbey, ceux de Captain America.
L’Artiste de l’évasion est une pure invention de l’auteur, inspiré de Flash Gordon, Super Man, Batman.
Les références aux faits historiques parsèment le récit : apparition de Orson Welles et de Salvador Dali, par exemple.
Le livre soulève des problèmes historiques rarement abordés dans le roman américain : l’extrême droite américaine pendant la guerre, qui soutient activement Hitler, les difficultés des réfugiés dans un pays en pleine effervescence consumériste, le rôle des BD dans la représentation de la seconde Guerre Mondiale aux États-Unis…
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Les Extraordinaires Aventures de Kavalier et Clay a été récompensé en 2001 par le plus prestigieux des prix littéraires américains : le Pulitzer.
Avec ce roman captivant, débordant d’imagination et de rebondissements l’auteur, atteint à sa pleine maturité. Les aventures de l’Artiste de l’évasion vont être adaptées sous forme de BD.

Les Mysteres de Pittsburgh
Cet été-là, le dernier de ses quatre années passées sur le campus de l université de Pittsburgh, Art Bechstein avait bu, fumé, écouté de la bonne musique, couché avec un homme qu'il aimait et appris à en aimer un autre si fort qu'il ne lui serait jamais venu à l'idée de coucher avec lui.
Entre d'un côté le triangle amoureux qu il forme avec Arthur Lecomte le dandy ainsi que la jolie Phlox Lombardi et, de l'autre, son amitié naissante avec le charismatique criminel en devenir Cleveland Arning, le narrateur Art Bechstein magnifie ses amis, ses amours et en fait des légendes vivantes.
Mais pourra-t-il longtemps repousser l'inévitable collision avec le monde en apparence raisonnable et respectable des adultes ?
Avec la publication des Mystères de Pittsburgh, écrit en 1987 pour son mémoire de maîtrise alors que Michael Chabon étudiait à l'université Irvine de Californie, les lettres américaines ont trouvé leur nouveau prodige.
Instantanément propulsé en tête des listes de best-sellers, ce premier roman suscite toujours un fort engouement puisqu un film adapté des Mystères de Pittsburgh est sorti aux États-Unis en janvier 2008.
La Solution finale

Linus Steiman, petit garçon juif ayant fui l'Allemagne nazie, est accueilli dans une famille anglaise.
Il n'a qu'un seul ami : Bruno, un perroquet merveilleusement doué, qui chante en allemand d'une bouleversante voix de femme et récite de longues séries de chiffres mystérieux.
Ces chiffres sont-ils les clefs d'un code ultra-secret de l'armée allemande?
Ceux des comptes bancaires suisses de la famille de Linus, disparue dans les camps d'extermination?
Les secrets dont Bruno est le dépositaire déchaînent les curiosités. Bientôt un crime a lieu, et l'oiseau disparaît.
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Pour l'amour du petit garçon solitaire, un vieux détective, célèbre en son temps pour son flair infaillible et ses méthodes peu orthodoxes, accepte de se charger de l'enquête.
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Michael Chabon rend ici un hommage aussi savoureux qu'émouvant à Conan Doyle.
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Profondément attaché à la mémoire de l'une des plus grandes tragédies du XXe siècle, il lie l'enquête policière au drame des enfants exilés durant la dernière guerre. Il dote ainsi d'une dimension historique poignante les brillantes investigations de son vieux détective.
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illustration : "la liseuse" de Janice Webb