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vendredi 1 octobre 2010

coup de jeune chez les 40

INFO LE FIGARO - La prestigieuse institution limite l'âge d'élection à 75 ans.Simone Veil, ici avec ses nombreux parrains, dont Valéry Giscard d'Estaing, Alain Decaux, Max Gallo, Florence Delay, a eu les honneurs de l'académie à plus de 80 ans.

Désormais, on ne pourra plus être immortel passé l'âge de 75 ans. C'est la nouvelle disposition du règlement intérieur adoptée jeudi dernier par les membres de l'Académie française qui empêche toute élection d'une personnalité de plus de 75 ans. Quai Conti n'a pas encore rendu officiel l'information, mais cela ne devrait tarder. L'objectif est clair : il s'agit non seulement de rajeunir «l'effectif» de la prestigieuse institution, mais, surtout, d'élire des personnalités encore dans la force de l'âge capables de soutenir activement ses missions de plus en plus nombreuses. En fait, l'Académie française ne suit que l'exemple de l'Institut (l'Académie des sciences) qui avait pris les mêmes dispositions en 2002, et qui est même allé plus loin avec cette règle : «La moitié au moins des postes ouverts à chaque session étant réservée à des candidats âgés de 55 ans au plus au 1er janvier de l'année de l'élection.»

Cette limitation d'âge est une petite révolution elle n'est évidemment pas rétroactive. Si ce règlement avait été adopté il y a quelques années, elle aurait privé l'Académie d'un certain nombre d'illustres candidats. Ainsi Marguerite Yourcenar, première femme élue quai Conti, n'aurait-elle pas eu le droit d'appartenir au club des 40 membres puisqu'elle fut admise alors qu'elle avait 76 ans. Georges Vedel, a été élu à plus de 87 ans, Georges Dumézil à 80 ans. Plus près de nous, Max Gallo, reçu avec une quasi unanimité, avait 75 ans. Simone Veil a eu les honneurs de l'académie à plus de 80 ans, et Dominique Fernandez avait 78 ans en mars 2007 quand il a été triomphalement élu. Enfin, cette disposition coupe l'herbe sous les pieds de nombreux candidats ayant déjà postulé sans succès -comme Pierre Bergé- ou d'autres très nombreux- qui avaient des désirs d'immortalité.

source : http://www.lefigaro.fr/culture/2010/10/01/03004-20101001ARTFIG00494-l-academie-francaise-rajeunit-les-immortels.php

samedi 20 mars 2010

Simone Veil reçue à l'Académie française

revue de presse...

Elle occupe désormais le treizième fauteuil de l'Académie française, qui fut celui de Racine, Crébillon, Feuillet, Loti, Claudel, Wladimir d'Ormesson et Maurice Schumann.
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"Un dramaturge, un romancier, un officier de marine, des ambassadeurs, un ministre : la diversité des talents est votre lot, et ce depuis toujours", a constaté Simone Veil lors de sa réception à l'Académie française, jeudi 18 mars. Une ascendance académique qui la fait sourire, elle qui n'avait pas le droit, en terminale, d'étudier Phèdre en raison de son "halo incestueux".
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Vêtue du traditionnel "habit vert" brodé de branches d'olivier, Simone Veil, qui a fait l'éloge de son prédécesseur, Pierre Messmer, a été accueillie sous la Coupole par Jean d'Ormesson.
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"Il y a en vous comme un secret : vous êtes la tradition même et la modernité incarnée, a-t-il affirmé en présence de Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac et Valéry Giscard d'Estaing.
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Je vous regarde, Madame : vous me faites penser à ces grandes dames d'autrefois dont la dignité et l'allure imposaient le respect. Et puis, je considère votre parcours et je vous vois comme une de ces figures de proue en avance sur l'Histoire."

"MODÈLE D'INDÉPENDANCE"

Dans son discours de réception, Jean d'Ormesson a longuement retracé le parcours de la femme préférée des Français.
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Son enfance au sein d'une famille juive, républicaine et laïque ; son arrestation par la Gestapo, le 30 mars 1944, à Nice ; son arrivée au camp d'Auschwitz-Birkenau, le 15 avril 1944, à l'aube, en compagnie de sa mère et de sa soeur. "La déportation n'est pas seulement une épreuve physique, c'est la plus cruelle des épreuves morales, a-t-il estimé. Revivre après être passé par le royaume de l'abjection est presque au-dessus des forces humaines."
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A la Libération, Simone Veil fait pourtant le choix de revivre : à peine rentrée des camps, elle s'inscrit à Science Po, se marie, a trois enfants. Elle deviendra par la suite ministre de la santé, présidente du Parlement européen et membre du Conseil constitutionnel.
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"Vous avez des convictions, mais elles ne sont jamais partisanes, a poursuivi Jean d'Ormesson. Vous les défendez avec force. Mais vous êtes loyale envers vos adversaires comme vous êtes loyale envers vos amis. Vous êtes un modèle d'indépendance. Plus d'une fois, vous trouvez le courage de vous opposer à ceux qui vous sont proches et de prendre, parce que vous pensez qu'ils n'ont pas toujours tort, le parti de ceux qui sont plus éloignés de vous."
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En entrant à l'Académie, Simone Veil, qui était l'une des pionnières du monde politique, rejoint un cénacle qui fut longtemps fermé aux femmes. Avec son élection, cinq d'entre elles siégeront désormais parmi les quarante Immortels : Mme Veil y côtoiera l'helléniste
Jacqueline de Romilly, l'historienne Hélène Carrère d'Encausse et les écrivains Florence Delay et Assia Djebar.
article de Anne Chemin- http://www.lemonde.fr/culture/article/2010/03/19/simone-veil-recue-a-l-academie-francaise_1321607_3246.html#xtor=RSS-3246
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Les discours de Simone Veil et Jean d'Ormesson : http://www.academie-francaise.fr/.

mardi 3 novembre 2009

Mort de l'ethnologue Claude Lévi-Strauss

En lisant la presse de ma région, rien vu dans la presse nationale...
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L'Académie Française confirme la disparition de Claude Lévi-Strauss.
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Né à de parents français, le 28 novembre 1908, il avait eu cent ans l'année dernière. Il avait été beaucoup fêté, notamment au musée des Arts Premiers, quai Branly.
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Car, anthropologue et ethnologue, il a exercé une influence décisive sur les sciences humaines dans la seconde moitié du XXe siècle en fondant la pensée structuraliste.
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Il aurait pu rester enseignant à Mont-de-Marsan, et engagé à gauche avec les jeunes socialistes. Mais il a choisi de partir pour le
enseigner la sociologie.
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Les missions dans le Mato Grosso et l'Amazonie s'avèrent cruciales : l'ethnologue se forme. Dès ses premiers travaux sur les Indiens du Brésil, étudiés sur le terrain entre 1935 et 1939, et la publication de sa thèse Les Structures élémentaires de la parenté en 1949, il produit une œuvre scientifique dont les apports sont reconnus dans le monde entier.
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Mobilisé en 1939-1940, il quitte la
après l’armistice pour les États-Unis où il enseigne à la New School for Social Research de New York.
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Engagé volontaire dans les Forces françaises libres, il est affecté à la mission scientifique française aux États-Unis. Il fonde alors, avec Henri Focillon, Jacques Maritain et d’autres l’École libre des hautes études de New York, dont il devient le secrétaire général.
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Il est rappelé en France, en 1944, par le ministère des Affaires étrangères, puis envoyé l'année suivante aux Etats-Unis en tant que conseiller culturel de l'ambassade. Il démissionne en 1948 pour se consacrer à son travail scientifique, devient sous-directeur du musée de l’Homme en 1949, puis directeur d’études à l’École pratique des hautes études, occupant la chaire des religions comparées des peuples sans écriture.
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Le succès public et critique avec «Tristes Tropiques»
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résumé : "Je hais les voyages et les explorateurs" : la première phrase de Tristes tropiques donne le ton. Claude Lévi-Strauss, philosophe de formation, n'est ni un marchand d'exotisme ni un amateur d'anecdotes ; la longue confession qu'il nous livre ici relate l'histoire d'une conversion à l'ethnologie.
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Quelle est cette étrange passion pour l'altérité qui pousse un jeune homme, tout frais émoulu de l'université, à abandonner son "chez soi" pour aller s'immerger dans celui des autres ?
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Au-delà des pittoresques récits de voyages au Brésil mais aussi aux Antilles et en Asie, les chapitres sont hantés par cette interrogation sur l'exil volontaire et sur la solitude du voyageur au milieu d'autres peuples.
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Réflexion sur le pouvoir et l'écriture, sur l'irréversibilité du temps qui emporte avec lui, aidé par l'Occident, des civilisations entières, sur le dur métier d'ethnologue... le domaine d'investigation de l'ouvrage est vaste. Le regard de Lévi-Strauss est sans concession mais jamais désabusé ni amer. La passion pour la vérité fait la force de l'explorateur intérieur.
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En 1955, Claude Lévi-Strauss publie son livre le plus célèbre, «Tristes Tropiques», ouvrage tout à la fois autobiographie, philosophique et ethnographique. Le succès public est au rendez-vous, également salué par de nombreux intellectuels. Avec la publication de son recueil d'Anthropologie structurale trois ans plus tard, il jette les bases de son travail théorique en matière d'étude des peuples premiers et de leurs mythes. Il ne cessera de les interroger comme un langage qui dit beaucoup des hommes.
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Il est alors nommé professeur au Collège de France, chaire d’anthropologie sociale, qu’il occupe de 1959 à sa mise à la retraite en 1982. Il a été élu à l'Académie française, le 24 mai 1973, en remplacement de Henry de Montherlant (29e fauteuil).
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De la vieillesse, Claude Lévi-Strauss disait, lors de son 90e anniversaire : il y a «aujourd'hui pour moi un moi réel, qui n'est plus que le quart ou la moitié d'un homme, et un moi virtuel qui conserve encore une vive idée du tout. Le moi virtuel dresse un projet de livre, commence à en organiser les chapitres, et dit au moi réel : "C'est à toi de continuer." Et le moi réel, qui ne peut plus, dit au moi virtuel : "C'est ton affaire. C'est toi seul qui vois la totalité." Ma vie se déroule à présent dans ce dialogue très étrange». -
http://www.leparisien.fr/societe/mort-de-l-ethnologue-claude-levi-strauss-03-11-2009-697934.php

mercredi 15 avril 2009

décès de Maurice Druon








Ancien ministre des Affaires culturelles, romancier et essayiste, Maurice Druon, décédé mardi à l'âge de 90 ans, était devenu le benjamin de l'Académie Française lors de son élection en 1966, avant d'en devenir le secrétaire perpétuel en 1985.

Gaulliste inconditionnel, il avait composé avec son oncle Joseph Kessel le "Chant des partisans", hymne des maquisards en lutte contre l'occupant nazi, et consacré une grande partie de sa carrière à la défense de l'orthodoxie de la langue française.

Prix Goncourt en 1946 pour "Les grandes familles", il est l'auteur de la série en sept volumes "Les rois maudits".








Né le 23 avril 1918 à Paris, lauréat du concours général en 1936, diplômé d'études supérieures de Lettres, Maurice Druon suit les cours de l'Ecole libre des sciences politiques.

Elève officier de cavalerie à Saumur, combattant en 1940, il s'évade de France en 1942, et s'engage dans les Forces Françaises Libres à Londres où il rencontre le général de Gaulle et participe aux émissions de la BBC ("Honneur et Patrie").

Correspondant de guerre en Afrique du Nord, et lors des campagnes de France et d'Allemagne, il publie, la paix revenue, son premier roman, "La Dernière brigade".

Il brosse ensuite le tableau de la haute société française dans une trilogie intitulée "La Fin des hommes" ("Les Grandes Familles" (1946), "La Chute des corps" (1950) et "Rendez-vous aux enfers", 1951).

Maurice Druon publie ensuite "Les Rois maudits", évocation saisissante des derniers Capétiens, puis "Alexandre le Grand" (1958) et "Les Mémoires de Zeus" (1963).

En 1966, il est élu à l'Académie française au fauteuil de Georges Duhamel.

En avril 1973, Maurice Druon devient ministre des Affaires culturelles, sous la présidence de Georges Pompidou et créé le Conseil supérieur des Lettres et le Centre national des Lettres. Membre du conseil politique du RPR (1979-1980), député RPR de Paris (1978-1981), il est élu à l'Assemblée des communautés européennes en juin 1979, mais démissionne un an plus tard.

Essayiste ("La Culture et l'Etat", 1985), dramaturge ("Un Voyageur", 1954, "La Contessa", 1961), il est élu secrétaire perpétuel de l'Académie française en novembre 1985.

Il démissionne de cette fonction en octobre 1999 et publie encore plusieurs essais, dont "Ordonnances pour un Etat malade" (2002) et "Le Franc-parler" (2003).

Maurice Druon était grand'croix de la Légion d'honneur.

source : (AFP)- NOUVELOBS.COM 15.04.2009 11:00

bibliographie :

Voici les oeuvres de Maurice Druon, mort mardi 14 avril à l'âge de 91 ans.
- 1942 Mégarée, pièce en trois actes, créée au Grand Théâtre de Monte-Carlo (La Nef, Alger)
- 1943 Le Sonneur de bien aller, nouvelle (Julliard)

- 1943 Préface au Silence de la mer (Londres) (Les Cahiers du silence)

- 1943 Le Chant des Partisans, en collaboration avec Joseph Kessel (Alger). (Fontaine)
- 1944 Lettres d’un Européen, essai (Charlot)

- 1946 La Dernière Brigade, roman (Grasset)

- 1947 Ithaque délivrée, poème dramatique traduit de l’anglais ; d’après The Rescue d’Edward Sackville-West (Albin Michel)

- 1948 Les Grandes Familles, roman (Julliard)

- 1950 La Chute des corps (Les Grandes Familles, II), roman (Julliard)

- 1951 Rendez-vous aux enfers (Les Grandes Familles, III), roman (Julliard)

- 1952 Remarques (Julliard)- 1953 Un voyageur, comédie en un acte, au répertoire de la Comédie française (L’Avant-Scène)

- 1953 Le Coup de grâce, mélodrame en trois actes. En collaboration avec Joseph Kessel (Gallimard)

- 1954 La Volupté d’être, roman (Julliard)







- 1955 La Reine étranglée (Les Rois maudits, II), roman historique (Del Duca)

- 1955 Le Roi de fer (Les Rois maudits, I), roman historique (Del Duca)

- 1956 Les Poisons de la couronne (Les Rois maudits, III), roman historique (Del Duca)

- 1956 L’Hôtel de Mondez, nouvelle (Julliard)

- 1957 La Loi des mâles (Les Rois maudits, IV), roman historique (Del Duca)

- 1957 Tistou les pouces verts, récit pour enfants (Del Duca)

- 1958 Alexandre le Grand, roman mythologique (Del Duca)

- 1959 La Louve de France (Les Rois maudits, V), roman historique (Del Duca)

- 1960 Le Lis et le Lion (Les Rois maudits, VI), roman historique (Del Duca)

- 1962 Des Seigneurs de la plaine à l’hôtel de Mondez, nouvelles (Julliard)

- 1962 Théâtre (Mégarée, Un voyageur, La Contessa) (Julliard)

- 1963 Les Mémoires de Zeus, roman mythologique (Grasset)
- 1964 Bernard Buffet, essai (Hachette)

- 1964 Paris, de César à Saint Louis, essai historique (Hachette)

- 1965 Le Pouvoir, notes et maximes (Hachette)

- 1965 Les Tambours de la mémoire, texte commémoratif (Plon)

- 1966 Les Rois maudits, roman historique, 6 vol., nouvelle édition (Del Duca)

- 1967 Les Mémoires de Zeus, II, roman historique (Plon)

- 1967 Le Bonheur des uns, nouvelles (Plon)

- 1968 Vézelay, colline éternelle (U.G.E)

- 1968 L’Avenir en désarroi, essai (Plon)

- 1968 Grandeur et signification de Leningrad (Éditions Estienne)

- 1970 Lettres d’un Européen et Nouvelles Lettres d’un Européen, 1943-1970, essai (Plon)

- 1970 Splendeur provençale (édité aux Baux-de-Provence

- 1972 Une Église qui se trompe de siècle, essai (Plon)

- 1974 La Parole et le Pouvoir (Plon)

- 1977 Œuvres complètes, 25 volumes comprenant 5 recueils d’inédits Au pas de la vie (4 vol.), Politique et Civilisation, Discours (1 vol.) (Genève, Edito, diffusé par Lausanne, Rencontre et Paris). (Cercle du bibliophile)

- 1977 Quand un Roi perd la France (Les Rois maudits, VII), roman historique (Plon)

- 1981 Attention la France ! (Stock)

- 1982 Réformer la démocratie (Plon)

- 1985 La Culture et l’État (Vouloir la France)

- 1987 Vézelay, colline éternelle, nouvelle édition (Albin Michel)

- 1994 Lettre aux Français sur leur langue et leur âme (Julliard)

- 1997 Circonstances (Le Rocher)

- 1998 Circonstances ** : Circonstances politiques, 1954-1974 (Le Rocher)

- 1999 Le bon français (Le Rocher)
- 1999 Circonstances*** : Circonstances politiques II, 1974-1998 (Le Rocher)

- 2000 La France aux ordres d’un cadavre. (Le Fallois)

- 2002 Ordonnances pour un État malade (Éditions de Fallois/du Rocher)

- 2003 Le Franc-parler (Le Rocher)

- 2006 Mémoires. L'aurore vient du fond du ciel (Plon/Éditions de Fallois)

Note :
Lu et relu avec passion "les rois maudits"... bien aimé "les grandes famille" et "la volupté d'être"...
et bien envie de lire "les mémoires de Zeus", que l'on m'a d'ailleurs conseillé il y a peu de temps...

jeudi 26 mars 2009

François Weyergans élu à l'Académie française


L’Académie française a élu François Weyergans au troisième tour.

L’Académie française, lors de sa séance du jeudi 26 mars, a élu François Weyergans au fauteuil de Maurice Rheims, au troisième tour par douze voix sur vingt-quatre votants.
Lors du dernier tour, les autres voix se sont portées sur :
Didier Van Cauwelaert (6 voix),
Catherine Hermary-Vieille (2 voix),
François Taillandier (2 voix),
Renaud Camus (1 voix)
et un bulletin blanc.
Jean-Claude Barreau, Michel Borel, Olivier Mathieu n’ont obtenu aucune voix lors du vote, au cours duquel Pascal Thomas a perdu les deux qui lui étaient favorables.
François Weyergans, prix Goncourt 2005 pour Trois jours chez ma mère (Grasset), s’était porté candidat le 5 mars dernier.
Il avait alors reçu le soutien de Catherine Robbe-Grillet et d’Olivier Corpet (directeur de l'Imec).
source : livres-hebdo
illustration : la lectrice d'Armand Guillaurmin

lundi 9 mars 2009

François Weyergans pose sa candidature à l'Académie française

Ça va faire du monde à départager tout ça... À moins qu'on ne le joue au fauteuil musical le premier qui s'assoit a gagné...
L'Académie française compte un nouveau postulant au siège de Maurice Rheims.
Il s'agit de François Weyergans, 67 ans.
Il a été tour à tour journaliste (pour les Cahiers du cinéma), réalisateur et écrivain.
Il a notamment obtenu le prix Goncourt en 2005 pour Trois jours chez ma mère au terme d'une lutte acharnée avec Michel Houellebecq et La possibilité d'une île.
L'élection se déroulera le 26 mars.
L'AFP révèle que sept autres personnes sont déjà en lice pour ce fauteuil. il s'agit de Renaud Camus, François Taillandier, Catherine Hermary-Vieille, Didier Van Cauwelaert, Michel Borel, Pascal Thomas et Jean-Claude Barreau.
À noter le désistement de Jean-Louis Servan-Schreiber essayiste et homme de presse.
source : actua litté -
Mario, le lundi 09 mars 2009 à 14h01
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Trois jours chez ma mère - Prix Goncourt 2005
Le héros de ce roman, un homme désemparé, décide, le jour de ses cinquante ans, d'annuler tous ces rendez-vous afin d'essayer de savoir où il en est.
Il voudrait changer de vie, de métier, de femme, de ville, et même d'époque !
"Je refuse, se dit-il, le côté vomitoire de celui qui se penche sur son passé, je veux m'élancer vers le futur".
Cependant, il ne peut s' abolir ce passé dont il voudrait se délivrer. Il se souvient d'un voyage de deux mois, en Italie et en Grèce, avec sa femme. Ce voyage a failli les séparer, mais le souvenir qu'il en garde le rend amoureux d'elle. Et pourtant, affirme-t-il, "j'aurais passé ma vie à souhaiter vivre avec d'autres femmes qu'elle".



mon avis : roman terriblement ennuyeux ...

vendredi 7 novembre 2008

Jean-Luc Marion: un philosophe sous la Coupole

Elections à l'Académie

Philosopher, ce n'est pas seulement apprendre à mourir.
La preuve par Jean-Luc Marion, qui vient de rejoindre les bancs des Immortels, sous la Coupole.
A l'âge de 62 ans, ce spécialiste de Descartes, de phénoménologie et d'histoire de la métaphysique, professeur à Paris IV-Sorbonne depuis 1995, a été élu ce jeudi 6 novembre au fauteuil du cardinal Jean-Marie Lustiger, décédé le 5 août 2007, au premier tour de scrutin, avec 11 voix sur 22 votants, contre quatre à l'écrivain et journaliste Joël Schmidt, deux à l'écrivain Edouard Valdman et une au philosophe Maurice-Ruben Hayounn et quatre bulletins blancs.
Ancien élève de l'Ecole normale supérieure et agrégé de philosophie, actuellement directeur du Centre d'études cartésiennes de la Sorbonne, il avait obtenu le Grand prix de philosophie de l'Académie française en 1992 pour l'ensemble de son oeuvre.
Laquelle comporte des «Questions cartésiennes» en deux volumes (1981-1996) et «Sur le prisme métaphysique de Descartes» (1986), mais aussi un essai sur la phénoménologie de la donation, «Etant donné» (1997), et un autre sur «Le phénomène érotique» en 2003.

Sur les quarante fauteuils prévus, il n'en reste donc plus que deux à pourvoir au Quai Conti:
celui de l'ancien Premier ministre Pierre Messmer, décédé le 29 août 2007,
et celui de l'écrivain Alain Robbe-Grillet décédé le 18 février 2008.
Pour le premier des deux, une élection est programmée le 20 novembre, pour laquelle est notamment enregistrée la candidature de Simone Veil, ancienne ministre et ancienne présidente du Parlement européen.
Grégoire Leménager (avec Afp)-
http://bibliobs.nouvelobs.com/20081106/8399/jean-luc-marion-un-philosophe-sous-la-coupole?idfx=RSS_culture

jeudi 16 octobre 2008

ACADEMIE FRANCAISE - Yann Arthus-Bertrand installé sous la coupole

NOUVELOBS.COM 16.10.2008 08:04
Célèbre pour son best-seller "La Terre vue du ciel", le nouvel académicien a reçu son épée au cours d'une cérémonie très bon enfant. Il siègera à l'Académie des Beaux-Arts au côté de Lucien Clergue.
Yann Arthus-Bertrand (AFP)

Le photographe et défenseur de l'environnement Yann Arthus-Bertrand a été installé mercredi 15 octobre sous la Coupole dans la nouvelle section de photographie de l'Académie des Beaux-Arts, où il siègera désormais au côté de Lucien Clergue.
Yann Arthus-Bertrand, 62 ans, célèbre pour son best-seller de photographies aériennes "La terre vue du ciel", avait été élu le 31 mai 2006 en même temps que Lucien Clergue dans cette nouvelle section qui comptera deux fauteuils.
Crise de nature
Après les traditionnels roulements de tambour et le discours de réception du cinéaste Pierre Schoendoerffer, Yann Arthus-Bertrand a longuement rappelé que la terre était "le plus bel exemple de développement durable". Mais la "crise économique est toute petite si on la compare à celle que subit la nature", a-t-il affirmé.
Le nouvel académicien, qui a lancé en 2003 un projet d'interviews des habitants de la planète, "Six milliards d'autres", a rappelé les chiffres de la misère, du sida, de l'extinction des baleines ou des oiseaux, et rendu hommage aux ONG et à la photographie qui l'a "amené à l'humanisme".
Après un bref concert de chants traditionnels ouzbèkes, Yann Arthus-Bertrand a reçu son épée d'académicien au cours d'une cérémonie très bon enfant.
Dessinée par le designer Philippe Starck, l'épée sur laquelle est gravé le mot "Amour", forme une sorte de broche où sont plantés de vieux tubes de dentifrice ou flacons usagés, le tout en étain.
Manger bio
Son habit, brodé traditionnellement de branches d'olivier, porte tissé sur la poche intérieure le désormais célèbre "Coeur de Voh" (Nouvelle-Calédonie), en clin d'oeil à la photo de couverture de son best-seller.
Le nouvel académicien a ensuite invité ses nouveaux collègues à manger du fromage et des pommes bio et à boire du vin bio ou de "l'eau du robinet" de Paris.
Le photographe, auteur d'une cinquantaine d'ouvrages, a fondé en juillet 2005 l'association GoodPlanet.org dont la vocation est d'éveiller à la connaissance des problèmes du monde et au développement durable.
Depuis 2006, il a réalisé une exposition pédagogique sur la nature illustrée par ses photographies, mise gratuitement à disposition de tous les établissements scolaires de France.

vendredi 10 octobre 2008

ACADEMIE FRANCAISE- Simone Veil candidate au fauteuil de Pierre Messmer

NOUVELOBS.COM 10.10.2008 10:27
L'Académie française a enregistré la candidature de l'ancienne ministre et présidente du Parlement européen, au fauteuil de Pierre Messmer.

Simone Veil (Sipa)
L'Académie française a enregistré jeudi 9 octobre la candidature de Simone Veil, ancienne ministre et présidente du Parlement européen, au fauteuil de Pierre Messmer, a annoncé l'institution dans un communiqué.
L'élection au fauteuil de l'ancien Premier ministre, mort le 29 août 2007, est fixée au 20 novembre.
Entrée en politique en 1974, comme ministre de la Santé dans le gouvernement de Jacques Chirac, Simone Veil s'est illustrée en faisant voter en 1975 la loi portant son nom sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG).
Née le 13 juillet 1927 à Nice, Simone Veil a été déportée en 1944 à Auschwitz avec sa famille.
Magistrate de profession, elle a été ministre d'Etat, ministre des affaires sociales, de la santé et de la Ville.
Simone Veil a également été présidente du Parlement européen (1979-1982) et membre du Conseil constitutionnel (1998-2007).