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jeudi 14 octobre 2010

le rendez-vous du jeudi soir... la grande librairie

Sommaire : Auteur de nombreux essais et de romans dont «L'Enfant éternel», consacré par le Prix Femina du premier roman en 1997, Philippe Forest vient de publier «Le Siècle des nuages» chez Gallimard. Boris Cyrulnik explore le sentiment de la honte dans son dernier livre, «La Honte», publié chez Odile Jacob. Alexandre Jollien, écrivain et philosophe, remarqué pour son premier ouvrage «Eloge de la faiblesse», dessine un art de vivre en convoquant Sénèque, Montaigne, Spinoza et Nietzsche, dans «Le Philosophe nu» au Seuil. Le premier roman du journaliste et écrivain américain Tom Robbins, «Une bien étrange attraction», paru en 1971, vient d'être traduit aux éditions Gallmeister. A cette occasion, François Busnel est allé à sa rencontre à Seattle.

Tentation ? oui, mais pas envie de lecture sérieuse...

Détails sur le produitLe siècle des nuages de Philippe Forest - 555 pages - Editeur : Editions Gallimard (19 août 2010)

" Ils descendaient depuis l'azur, laissant vers le bas grossir la forme de leur fuselage, traçant doucement leur trait au travers des nuages. Le vrombissement des quatre moteurs, juchés sur le sommet des ailes, enflait, vibrant dans le vide, résonnant jusqu'à terre. Leur ventre touchait enfin la surface de l'eau, projetant à droite et à gauche un panache puissant qui retombait en écume, bousculant tout avec des remous épais qui dérangeaient les barques amarrées et remontaient haut sur le bord des berges.
C'était l'été sans doute. Les vacances étaient déjà commencées. Il avait couché son vélo dans l'herbe toute brûlée par la chaleur du soleil. Peut-être attendait-il allongé sur le sol ou bien se tenait-il assis sur un ponton, les jambes se balançant au-dessus du courant très lent. A perte de vue, le grand ciel bleu du beau temps recouvrait le monde. II regardait descendre vers lui le signe en forme de croix de la carlingue et des ailes.
Lorsque l'avion heurtait l'eau, le choc le ralentissait net. Forant dans le fleuve une tranchée immatérielle, il creusait son sillage entre les rives, rebondissant formidablement d'avant en arrière, basculant sur l'un et puis l'autre de ses flancs, oscillant sur ses deux flotteurs jusqu'à ce qu'il s'arrête enfin : rond avec son ventre vaste comme celui d'une baleine, inexplicable parmi les péniches et les navires de plaisance, immobile comme un paquebot étrange mouillant au beau milieu des terres ".

Détails sur le produitMourir de dire : La honte de Boris Cyrulnik - 260 pages - Editeur : Odile Jacob (2 septembre 2010)Collection : PSYCHOLOGIE "

Si vous voulez comprendre pourquoi je n'ai rien dit, il vous suffit de chercher ce qui m'a forcé à me taire. Je vais donc me taire pour me protéger. Le honteux aspire à parler, mais ne peut rien vous dire tant il craint votre regard. Alors il raconte l'histoire d'un autre qui, comme lui, a connu un fracas incroyable. A la honte qui me fait me taire s'ajoute, si je parle, la culpabilité de vous entraîner dans mon malheur. Chacun de nous a connu la honte, que ce soit deux heures ou vingt ans. Mais ce poison de l'existence ne crée pas un destin inexorable. " B. C.

Un nouveau visage de la honte, inédit, émouvant et profond, nourri par les acquis les plus récents des neurosciences et de la psychologie. Un livre qui aide à dépasser la culpabilité et à retrouver force, fierté et liberté.

Détails sur le produitLe philosophe nu de Alexandre Jollien - 197 pages - Editeur : Seuil (19 août 2010)Collection : H.C. ESSAIS

Comment vivre plus librement la joie quand les passions nous tiennent ? Comment oser un peu de détachement sans éteindre un coeur ?
Eprouvé dans sa chair, Alexandre Jollien tente ici de dessiner un art de vivre qui assume ce qui résiste à la volonté et à la raison. Le philosophe se met à nu pour ausculter la joie, l'insatisfaction, la jalousie, la fascination, l'amour ou la tristesse, bref ce qui est plus fort que nous, ce qui nous résiste...
Convoquant Sénèque, Montaigne, Spinoza ou Nietzsche, il explore la difficulté de pratiquer la philosophie au coeur de l'affectivité. Loin des recettes et des certitudes, avec Houei-neng, patriarche du bouddhisme chinois, il découvre la fragile audace de se dénuder, de se dévêtir de soi.
Dans l'épreuve comme dans la joie, il nous convie à renaître à chaque instant à l'écart des regrets et de nos attentes illusoires. Cette méditation inaugure un chemin pour puiser la joie au fond du fond, au plus intime de notre être.

me semble assez loufoque pour me plaire...

Détails sur le produitUne bien étrange attraction de Tom Robbins - 396 pages - Editeur : Editions Gallmeister (26 août 2010)Collection : AMERICANA

Fausse gitane mais vraie voyante, la belle Amanda et son mari John Paul Ziller, artiste et magicien inséparable de son babouin, ouvrent un zoo et un stand de hot dogs au bord de l'autoroute. Là, ils rétablissent le cirque de puces comme art populaire et le culte de la fécondité comme religion ultime. Quand débarque leur ami Plucky Purcell, ancien joueur de football et dealer à ses heures, les ennuis commencent.
Ayant par accident infiltré une armée secrète du Vatican, Plucky s'est retrouvé à Rome où il a découvert le corps momifié du Christ oublié dans une catacombe.
Après l'avoir dérobé et ramené aux Etats-Unis, il vient le cacher dans leur zoo, remettant ainsi l'avenir de la civilisation occidentale entre leurs mains. Mais le FBI et la CIA veillent.
Une bien étrange attraction est un livre foisonnant qui repousse les frontières de l'imagination et nous entraîne au coeur des sixties. Ce roman fantasque, mi-divertissement apocalyptique, mi-suspense métaphysique, répond avec génie aux questions fondamentales de notre époque.

samedi 9 octobre 2010

les partenariats... j'ai encore craqué !

bonjour tout le monde
Cela faisait un moment que je n'avais pas craqué lors d'un partenariat... hier j'ai craqué 2 fois...

d'abord avec http://www.babelio.com/massecritique.php... dans le cadre de la "littérature de l'imaginaire"... je me suis inscrite pour 3 livres...

La Louve et la croixLa Louve et la croix S. Andrew Swann
Bragelonne
Au coeur des sombres forêts des Carpates, frère Semyon von Kassel, chevalier de l'ordre de l'Hôpital Sainte-Marie-des-Allemands de Jérusalem, court comme s'il avait le diable aux trousses. Une bête monstrueuse, mi-homme mi-loup, a décimé ses compagnons. Grâce à lui, l'Église va en faire une arme à son service : les chevaliers Teutoniques recueillent et dressent clandestinement ces terrifiantes créatures pour terroriser les païens. Or l'un de ces loups-garous, une fille nommée Lilly, réussit à s'échapper et trouve refuge auprès d'un jeune paysan qui fera tout pour la protéger des Templiers. mais aussi d'elle-même. Car la sauvagerie du meurtre est la seule vie que Lilly ait jamais connue et si le jeune homme ne parvient pas à percer les ténèbres de son âme, il sera sa prochaine victime.
May le mondeMay le monde Michel Jeury
Robert Laffont
May a dix ans. Peut-être est-elle en train de mourir. Le Dr Goldberg l’a envoyée en vacances dans la maison ronde, au milieu de la forêt, rejoindre quatre locataires, Thomas et Lola, Nora et la docteure Anne. Ils sont chargés en fait de distraire les enfants malades. Et de leur apprendre le monde. Un monde qui ressemble au nôtre. Mais qui n’est pas le nôtre, qui en est prodigieusement distinct et distant, sur une autre « brane ». Où tout, en réalité, est différent, subtilement ou violemment. Le Dr Goldberg vous expliquera ça. Encore heureux qu'il y ait le changement, sans lequel la vie ne vaudrait pas d'être vécue. La langue de ce roman est étrange. Ce n’est pas tout à fait la nôtre. C’est celle d’un autre univers, parallèle si l’on veut, autorisé par la théorie des cordes, et où les personnages ont la faculté de passer d’un monde à l’autre, voire peut-être de créer des mondes, la faculté de changer. May le monde est peut-être le monde que la petite May mourante est en train de se créer pour y vivre (qui sait ?) à jamais. Peu de romans de science-fiction sont aussi bouleversants. Aucun n’a jamais été aussi loin dans l’originalité en s’attaquant aux règles même du langage sans jamais sombrer dans l’inintelligibilité ou l’obscurité.
Editeur : Points (19 novembre 2009)
ISBN-10: 2757814672
1 467 pages...
Face au jour est un roman foisonnant, multiple, plein de rebondissements, qui couvre la période située entre 1893, à Chicago, et le début des années 1920, à Paris. L’auteur y évoque les luttes anarchistes dans l’Ouest américain, décrit le New York du tournant du siècle, et nous entraîne aussi en Europe, en Asie, dans le Mexique de la révolution, ainsi que dans « un ou deux endroits qui ne sont pas à proprement parler sur la carte du monde ».

Une multitude de personnages de fiction (aéronautes, espions, scientifiques fous, prestidigitateurs, amateurs de drogue, etc.) côtoient quelques personnages historiques (Franz Ferdinand, Groucho Marx, etc.).

Mais au cœur du livre se trouve la famille Traverse, qui en est le fil rouge. Webb, le père, un mineur syndicaliste volontiers dynamiteur et bientôt exécuté par les sbires du magnat Scarsdale Vibe. Ses quatre enfants, Frank, Reef, Kit et Lake sont tous hantés par la mort de leur père. Les deux premiers, Frank et Reef, n’auront de cesse de le venger. Kit, lui, se trouve dans une position ambigüe dès lors que ses études à Harvard sont financées par Vibe. Quant à Lake, elle épouse un des meurtriers de Webb…

Le lecteur suit avec passion leurs parcours respectifs tout en s’immergeant dans les théories scientifiques de l’époque, notamment celles sur la lumière et la gémellité. L’histoire est encadrée, ou survolée plutôt, par un groupe de jeunes aéronautes, la Confrérie des Casse-Cou, qui, de leur montgolfière, jettent un regard surplombant sur le développement planétaire de cette fiction à bien des égards décoiffante

Voir l'article du cafard cosmique...

jeudi 30 septembre 2010

la Colombie à l'honneur

bonjour tout le monde,
Comme d'habitude, les "actualitté" sont la meilleure source d'information... je viens tout juste d'y relever 2 livres qui me tentent...

revue de presse :
Les Belles étrangères 2010, une sublime Colombie
Rédigé par Cecile Mazin, le jeudi 30 septembre 2010 à 09h54

Le Centre National du Livre, CNL, présente aujourd'hui le programme de ses Belles étrangères, une manifestation qui réunira France et Colombie autour de douze écrivains.

La Colombie qui célèbre cette année deux siècles d'indépendance, rappelle le président du CNL, Jean-François Colosimo, qui donne rendez-vous à tous du 8 au 20 novembre prochain.

Un pays, « une terre de mythes », comme l'explique Jean-Michel Marlaud, ambassadeur de France à Bogota, dont « les écrivains sont là pour nous rappeler qu'au-delà des incontestables succès qui ont bouleversé la réalité colombienne, des questions fondamentales subsistent, liées à la présence du narcotrafic, à la difficulté de concilier la lutte contre le crime organisé et le respect des Droits de l’homme, à la nécessité de réduire les inégalités ».

Alors, aujourd'hui, la présentation des douze oeuvres et de leurs auteurs, c'est une nouvelle édition placée sous le signe de l'ouverture.

Et voici la liste des auteurs

Héctor ABAD FACIOLINCE
L’Oubli que nous serons, traduit par Albert Bensoussan, éd. Gallimard, en librairie le 28 octobre 2010
Traité culinaire à l’usage des femmes tristes, traduit par Claude Bleton, éd. J.-C. Lattès, en librairie le 3 novembre 2010
Détails sur le produitSantiago GAMBOA
Nécropolis 1209, traduit par François Gaudry, éd. Métailié, en librairie le 9 septembre 2010
Tomás GONZÁLEZ
Au commencement était la mer, traduit par Delphine Valentin, éd. Carnets Nord, en librairie le 7 octobre 2010
William OSPINA
Le Pays de la cannelle, traduit par Claude Bleton, éd. J.-C. Lattès, en librairie le 25 août 2010
Juan Manuel ROCA
Bible de pauvres, poèmes, traduit par François-Michel Durazzo, éd. Myriam Solal, en librairie le 24 octobre 2010

À paraître début 2011
Antonio UNGAR
Trois cercueils blancs, traduit par Robert Amutio, éd. Les Allusifs

Juan Gabriel VASQUEZ
Les Amants de la Toussaint, nouvelles, traduit par Isabelle Gugnon, éd. du Seuil

Ainsi que

Antonio CABALLERO,
Un Mal sans remède, traduit par Jean-Marie Saint-Lu, éd. Belfond, 2009
Détails sur le produitEvalio ROSERO,
Les Armées, traduit par François Gaudry, éd. Métailié, 2008
Gonzalo SANCHEZ GOMEZ
Guerre et Politique en Colombie, traduit par Alexandra Merveille, éd. L’Harmattan, 1998
Fernando VALLEJO
Carlitos qui êtes aux cieux, traduit par Jean-Marie Saint-Lu, éd. Belfond, 2007

« Les douze auteurs invités sillonnent la France et la Belgique seuls, à deux ou à trois. Plus de 40 villes sont concernées, soit près de soixante rencontres publiques, dont 19 rencontres scolaires et universitaires et 3 rencontres en prison, réalisées avec 90 partenaires parmi lesquels : 19 bibliothèques et médiathèques, 29 librairies et 21 associations. »

Toutes ces informations, vous pourrez les retrouver en détail sur le Blog des Belles Ètrangères, où seront diffusées toutes les informations sur cette manifestation.

vendredi 24 septembre 2010

Le Prix SNCF du polar donne sa sélection d'automne

Dans l'info de livre-hebdo...

lequel me conseillez-vous...


Publié le 23 septembre 2010 par jd

(Photo : Johan Theorin, l'un des deux lauréats de cet été)

Trois romans français et trois romans européens sont en lice.

Les lecteurs ont jusqu’au 7 décembre pour élir les prix SNCF du polar, qui seront décernés à un titre français et un titre européen. Les livres en compétition sont les suivants :

Romans français

Cauchemar périphérique, de Karim Madani (Philippe Rey)
Je ne vous aime pas, d’Eric Cherrière (Le Cherche Midi)
Le cul des anges, de Benjamin Legrand (Le Seuil)

Romans européens

Ça aurait pu être le paradis, de Camilla Grebe et Asa Traff, Suède (Le Serpent à plumes)
Le chuchoteur, de Donato Carrisi, Italie (Calmann-Lévy)
Rupture, de Simon Lelic, Angleterre (Le Masque)

Cet été, le prix SNCF du polar avait récompensé le Français Pierre Lemaître pour Cadres noirs (Calmann-Lévy) et le Suédois Johan Theorin pour L’écho des morts(Albin Michel).

10 Uchronies incontournables... je suis tentée...

bonjour tout le monde,

je traîne un peu sur la blogosphère, et viens de remarquer l'article de Actusf, sur l'uchronie... comme tentée, je note l'article ici, de façon a ne pas le perdre et pouvoir faire mon choix un peu plus tard... Un genre que je connais mal.

Charles Renouvier, inventeur de l'uchronie.

Le mot est inventé par Charles Renouvier, qui s’en sert pour intituler son livre Uchronie, l’utopie dans l’histoire, publié pour la première fois en 1857. « Uchronie » est donc un néologisme du XIXe siècle fondé sur le modèle d’utopie (mot créé en 1516 par Thomas More pour servir de titre à son célèbre livre, Utopia), avec un « u » privatif et, à la place de « topos » (lieu), « chronos » (temps). Étymologiquement, le mot désigne donc un « non-temps », un temps qui n’existe pas. - wikipédia

de Robert Harris et Christopher Priest et Ugo Bellagamba et Philip K. Dick et Javier Negrete et Robert Charles Wilson et Keith Roberts et Michel Pagel et Stephen Baxter

Genre à part dans la littérature, la science fiction a son histoire et ses chefs d’oeuvres. Voici une petite liste de dix uchronies incontournables. Attention, cette liste est non-exhaustive ! Il existe bien d’autres uchronies de qualité mais vous pouvez piocher dans ceux-ci en toute confiance.

Pavane de Keith Roberts

Dans ce livre, Keith Roberts raconte à travers sept nouvelles les conséquences au XXème siècle de la conquête de l’Angleterre par les navires catholiques espagnols de l’Invincible Armada après l’assassinat de la Reine Elisabeth en 1558. Évidemment, tout est alors différent. L’auteur se plait à égrener les changements aussi bien sociaux que scientifiques d’une Angleterre soumise au Pape et à l’Eglise Catholique. Un des premiers et passionnants ouvrages du genre.




Orage en Terre de France de Michel Pagel

Avec Orage en Terre de France, Michel Pagel a imaginé que la Guerre de cent ans joue les prolongations jusqu’au XXème siècle. Une guerre entre la France et l’Angleterre mais aussi entre l’Eglise Catholique et l’Eglise Anglicane. Au cours des quatre nouvelles de ce recueil, il met en scène des héros coincés entre leur foi et leur envies de progrès. Par exemple, dans le premier récit, un scientifique découvre le moyen de construire un avion, ce qui est en totale contradiction avec ce que l’Eglise (qui domine la France politiquement) enseigne puisque pour elle : « seuls les anges peuvent voler ». Mélangeant uchronie, science fiction et fantastique, Michel Pagel signe là un de ses meilleurs romans.


Darwinia de Robert Charles Wilson

Printemps 1912 : en une seule nuit toute l’Europe disparaît pour être remplacée par une terre totalement sauvage. Neuf ans plus tard, le naturaliste Preston Finch monte une expédition dans cette zone pour essayer d’expliquer cet événement qui a changé la face du monde. Au sein même du groupe d’aventuriers, deux visions du monde s’opposent : l’une défendant l’idée que le courroux divin s’est abbatu sur le vieux monde, l’autre que le phénomène a une explication scientifique. Si l’idée de base peu sembler un peu fumeuse, voici un des romans les plus important de Robert Charles Wilson.


Le maître du haut château de Philip K.Dick

Plutôt qu’une victoire des alliés, Philip K.Dick a imaginé une victoire de l’Allemagne et du Japon pendant la seconde guerre mondiale. Les deux pays ont décidé d’occuper les Etats Unis, l’Est pour les allemands, l’Ouest pour les Japonais. Quelque part, un écrivain rédige une histoire qui semble folle : une uchronie dans laquelle les alliés sont sortis vainqueurs de la guerre... Roman halluciné, Le maître du haut château est un des romans les plus lus de Philippe K.Dick, expert en pirouette scénaristique.
Un must de l’Uchronie.



La Séparation de Christopher Priest

La Séparation met en scène deux jumeaux pendant la seconde guerre mondiale. Le premier est pilote dans la RAF, le second sauveteur dans les rues de Macclesfield sous les bombardements allemands. Tous les deux tombent amoureux d’une jeune réfugiée juive qui devra choisir. Tous les deux vont progressivement faire diverger l’histoire. Plutôt que de partir d’un moment de divergence et d’en tirer les conséquences, Christopher Priest met en scène le moment de l’Uchronie. Voilà qui est plutôt malin. Le résultat est passionnant.



Voyage de Stephen Baxter
Et si John Fitzgerald Kennedy n’avait pas été assassiné ? Pour Stephen Baxter, l’une des conséquences aurait été la conquête de Mars très tôt par les américains, après leurs premiers pas sur la Lune en 1969. L’histoire suit notamment une géologue et une pilote, bien décidés tous les deux à tout faire pour intégrer l’équipe et marcher sur la planète rouge. Un roman splendide mêlant voyage dans l’espace et Uchronie.

Remarquable !




Les conjurés de Florence de Paul J.McAuley
Raphaël, émissaire du Pape, est retrouvé assassiné à Florence. Très vite les soupçons se portent vers le milieu artistique et les disciples de Michel-Ange et Léonard De Vinci (qui a par ailleurs inventé la photographie). Machiavel est chargé de l’enquête... Roman étonnant, Les conjurés de Florence a le mérite de nous plonger dans l’Italie de la Renaissance. A noter que Paul J.McAuley a également signé une autre Uchronie avec Cowboys Angels dans laquelle des Terre parallèles ont été découvertes dans les années 60 avec chacune une cheminement différents dans le XXème siècle (avec des Etats Unis livrés au chaos ou envahis par les communistes)

Tancrède d’Ugo Bellagamba

Noble Normand, Tancrède s’engage avec fougue dans la première croisade pour délivrer les lieux saints de Jérusalem. Mais rapidement, il se rend compte que les autres seigneurs et chevaliers poursuivent d’autres buts que celui que le pape leur a donné. Pour eux la gloire de Dieu passe après la leur. Un gouffre les sépare alors de Tancrède qui va s’engager sur une autre voie, quitte à trahir son camp et à changer l’histoire... Uchronie sur la première croisade, Tancrède est un livre brillant d’Ugo Bellagamba qui a su garder un fond très réaliste. Passionnant !

Alexandre le Grand et les aigles de Rome de Javier Negrete

Au lieu de mourir en 323 avant Jésus Christ comme dans l’histoire réelle, Alexandre le Grand survit à une tentative d’empoisonnement. Une fois rétabli, il décide de se tourner vers l’occident. Sur son chemin Rome et ses terribles armées... Javier Negrete se sert de l’Uchronie pour mettre en scène l’affrontement des deux plus grosses puissances du moment. On sent toute la jubilation qu’il a eu en racontant ce qui pourrait être un fantasme d’historien. Un roman qui est par ailleurs solide et bien construit avec quelques scènes jubilatoires pour qui aime l’histoire (le livre nous plonge notamment au cœur du sénat romain).

Fatherland de Robert Harris

C’est l’uchronie parfaite. Le IIIème Reich a gagné la seconde guerre mondiale. Située en 1963 à Berlin, l’histoire raconte les recherches d’un agent de la Gestapo qui enquête sur la mort de plusieurs haut dignitaires de NSDAP. Que des vieux de la vieilles, des héros du Reich, compagnons zélés du Führer. Il va finir par découvrir que tous ces hommes ont participé, en 1942, à une mystérieuse réunion, organisée dans un château de la banlieue de Berlin et que quelqu’un les tue pour protéger un secret. En imaginant une Allemagne qui n’est jamais sortie du nazisme, Robert Harris invente un décors sombre, étouffant, où tout le monde surveille tout le monde. Un univers de paranoïa aiguë dans lequel il brosse le portrait de personnages passionnants, luttant contre les certitudes qu’on leur a appris.

Jérôme Vincent


Lire d’autres listes d’incontournables de la science fiction et de la fantasy.

Et pour poursuivre l’aventure, à découvrir aux éditions Actusf :
Le Petit Guide à
Trimbaler de la SF Etrangère
Le Petit Guide à
Trimbaler de l’Imaginaire Français
Le Petit Guide à
Trimbaler de la Fantasy

mardi 17 août 2010

9e prix du roman Fnac 2010 : Purge de Sofi Oksanen

en passant chez ActuaLitté... un livre de la rentrée littéraire de septembre me tente...
Deux femmes, un passé oppressant mais commun.
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C'est le premier de la saison, et il laisse augurer une bonne vague pour les éditions Stock qui remportent donc le prix du Roman Fnac.
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« Le 9e Prix du Roman Fnac a été élu parmi une trentaine de romans sélectionnés par un jury composé de près de 900 personnes, adhérents et libraires de la Fnac, qui a lu sur épreuves les ouvrages de la rentrée », raconte l'ancien agitateur public...
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C'est le livre de Sofi Oksanen, auteur née en Finlande en 1977, qui avec Purge, remporte donc l'édition 2010.
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Et si vous souhaitez la voir en vrai, une rencontre avec l’auteur aura lieu le samedi 4 septembre à 16 h à la Fnac Montparnasse (Paris 6e).
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Le livre, quant à lui, sortira le 25 août prochain.
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Purge, c'est une histoire féminine :
En confrontant deux femmes poursuivies par leur passé et l’histoire mystérieuse qui les unit, Sofi Oksanen s’attache à retracer la résistance des femmes estoniennes pendant l’occupation soviétique, leur refus de compromission avec l’ordre établi. Tragédies, trahisons, culpabilité, cris de révolte et visions insolites habitent ce roman virtuose. Par l’enchevêtrement des points de vue, la densité des sujets abordés, la variété des digressions, Sofi Oksanen en renouvelle, de page en page, l’intérêt.
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En 2009, c'est à Yannick Haenel, pour son ouvrage paru chez Gallimard, Jan Karski, que le 8e prix du Roman Fnac avait été décerné. nanen - par Nicolas Gary, le mardi 17 août 2010 à 12h23
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source : http://www.actualitte.com/actualite/20865-sofi-oksanen-prix-roman-fnac.htm?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Actualitt-UnePageDeCaractre+%28Actualitt%C3%A9+-+Une+page+de+caract%C3%A9re%29&utm_content=Google+Reader