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samedi 4 octobre 2008

Prix Littéraire 30 Millions d'Amis,

Cette année pour le “Goncourt des animaux”,










les membres du jury : Françoise Xenakis, Irène Frain, Reha Kutlu-Hutin, Anny Duperey, Didier Decoin et Robert Sabatier de l'Académie Goncourt, Frédéric Vitoux de l'Académie Française, Patrick Cauvin, Rémo Forlani et Bernard Werber accueillent en leur sein, l'écrivain Didier van Cauwelaert.


Ils se réuniront fin novembre dans le salon « Goncourt » du restaurant « Chez Drouant » pour désigner le nouveau lauréat qui recevra un chèque d'une valeur de 1000 € offert par la Fondation 30 Millions d'Amis avec pour mission de reverser l'intégralité de cette somme à une association de protection animale de son choix.


La sélection :

Albin Brassart Une histoire de Joshua et Julius L'Ecole des Loisirs
Joshua vient d'être engagé pour garder Julius, un saint-bernard dépressif, pendant les vacances de ses maîtres, les Drumont.
C'est tout ce qu'il a trouvé comme travail, baby-sitter de chiens. Pas si compliqué quand on a une expérience canine et un goût solide des bonheurs simples.
Alors, Joshua s'imagine déjà les doigts de pieds en éventail, l'âme au repos, à siroter le bar des Drumont ou à déguster de succulents steaks au poivre, entre les promenades de la masse de poils mélancolique. La douceur de la belle vie. Il a tort.
Un pas dehors, un jour de pluie, et tout bascule. Soudain, la terre entière a décidé de squatter son nouveau chez-lui, des filles s'installent dans son lit ou jouent avec les couteaux de cuisine, des voisins étranges le harcèlent, et son existence ne lui laisse plus aucun répit.
L'amour et la mort rôdent, et Joshua court peut-être à sa catastrophe, les mains dans les poches et le cœur battant. Il doit choisir sa route, même si elle se trouve au bout d'une laisse...

Marion Scali, Jacques Papin, Adeline Wirth Le jour où les chevaux parleront Editions du Rocher

S'ils ont été jusqu'ici les témoins silencieux de nos agissements, de nos faiblesses, voire de nos crimes, les chevaux, en effet, décideront peut-être un jour de tout raconter. De vider leur sac. De dire aux hommes leurs quatre vérités. Cela risque de faire mal. Ce jour-là est arrivé.
Trois écrivains, tous trois cavaliers expérimentés, ont donné la parole à leurs chevaux. Ceux-ci ne se sont pas fait prier, et disent ici tout ce qu'ils ont sur le cœur.
C'est parfois très tendre.
Parfois, aussi, très féroce.
Biographie :
Marion Scali, journaliste (Le Nouvel Obs, Libé, Elle), monitrice diplômée d'équitation, est l'auteur d'ouvrages de vulgarisation sur les grands écuyers de l'histoire.
Jacques Papin, cavalier de dressage, instructeur d'équitation, est un des disciples les plus proches du grand maître portugais feu Nuno Oliveira.
Adeline Wirth, célèbre cavalière de haut niveau (championne de France en 1986) est l'auteur d'un roman publié dans la même collection : Cheval de cœur (2004).


Frank Deroche Le Chien endormi Editions du Rocher
Dans ce roman émouvant et drôle, Frank Deroche nous livre une réflexion étonnante sur le rapport à l'animal, sur le métissage, sur la rencontre.
Biographie - Frank Deroche a trente-cinq ans. Il vit à Paris, près de Saint-Augustin. Le Chien endormi est son quatrième roman.

Henri Gourdin : Pinguinus impennis ( -500 000 - 1844)
Actes Sud

Le grand pingouin ne passait pas inaperçu :
grand (70 à 75 cm),
massif (5 à 7 kg),
excellent plongeur (jusqu'à 200 m de profondeur),
d'une longévité exceptionnelle (30 ans peut-être),
il arborait en avant de l'œil, de part et d'autre d'un grand bec en lame de couteau, une tache de plumes d'un blanc éclatant.
Fidèle à son conjoint et à son lieu de naissance, parent attentif, voyageur infatigable, il passait son existence en mer, ne revenant à son rocher natal que pour pondre et élever son jeune.
Attesté sur les côtes européennes de - 500 000 à 1844 et en France de - 16 500 aux années 1800, il fut exterminé par les pêcheurs et les collectionneurs en moins de deux siècles. Après des centaines de milliers et probablement des millions d'années d'une existence paisible.
Biographie - Henri Gourdin a publié chez Actes Sud les biographies d'Olivier de Serres et de Jean-Jacques Audubon. Avec Le grand pingouin, rencontré initialement sur les planches et dans les pages d'Audubon, il étend le genre biographique à un être d'exception, premier et à ce jour seul oiseau d'Europe éteint aux temps historiques.

Otte Jean Pierre
Les Amours de Sailor le Chien Julliard

Avec le cycle de « L amour au naturel », dont le célèbre volet sur La Sexualité d'un plateau de fruits de mer, Jean-Pierre Otte poursuit notre initiation aux amours animales.
Dernier sujet d observation : son chien, Sailor.
À lire le récit de sa vie, de son adoption jusqu à sa vieillesse tranquille, Sailor méritait bien d être élevé au rang des héros donjuanesques qui peuplent la littérature.
Son destin est une véritable odyssée érotique. Pas une femelle à dix kilomètres à la ronde qu il n ait honoré de ses faveurs. Sauf en « service commandé » où, refusant l exercice imposé de la reproduction, Sailor se montrait brusquement indifférent aux charmes de l autre sexe.
Car, contrairement aux idées reçues, la vie amoureuse de l espèce canine, bien qu extraordinairement riche et variée, n est pas que mécanique. Les sentiments y tiennent une large place, même si l amour avec un grand A est réservé à la figure idéalisée du maître, avec qui les liens frôlent l osmose télépathique.
Au-delà des tribulations sexuelles de Sailor, ce livre inclassable et plein d humour est aussi une réflexion sur nos tabous.
Chaque anecdote concernant les aventures de Sailor, touchante ou drôle, toujours savoureuse, délivre un point de comparaison entre les amours canines et celles de humains.
Entre leçons de choses, livres érotiques, méditations philosophiques et manuels de dressage, les savants récits animaliers de Jean-Pierre Otte, toujours récréatifs, nous apprennent aussi à regarder d un il nouveau l animalité qui est en nous.
Biographie - Jean-Pierre Otte est né dans les Ardennes en 1949. Avide de savoir, il étudie des disciplines aussi diverses que la biologie, la physique, la philosophie et les mythologies du monde.
Spécialiste des mythes de la Création, il s adonne aussi à la botanique et à l observation des insectes. Installé depuis 1984 dans le Lot, il vit entouré d animaux familiers. Écrivain, conteur-conférencier et peintre, Jean-Pierre Otte est un des auteurs les plus originaux de notre époque.

Elisabeth de Fontenay Sans offenser le genre humain : Réflexions sur la cause animale Albin Michel

Dix ans après avoir arpenté, dans Le Silence des bêtes, les diverses traditions occidentales qui, des Présocratiques à Jacques Derrida, ont abordé l'énigme de l'animalité, Élisabeth de Fontenay s'expose au risque et à l'urgence des questions politiques qui s'imposent à nous aujourd'hui.
L'homme se rend-il coupable d'un crime lorsqu'il tue ou fait souffrir une bête ?
Faut-il reconnaître des droits aux animaux ?
Cette approche philosophique qui s'essaie à travers sept perspectives différentes atteste, on ne s'en étonnera pas, un refus constant de dissocier le parti des bêtes et celui de l'exception humaine.
Biographie - Élisabeth de Fontenay est philosophe. Elle est l'auteur de plusieurs livres devenus des classiques, et notamment de la somme à laquelle cet ouvrage fait suite : Le Silence des bêtes. La philosophie à l'épreuve de l'animalité (1998).


Coline Eifler Tout à fait chat ! : L'amour des chats Payot

" Chat commence comment ? Eh bien, comme chat : quand on est petit, on les aime, on n'a qu'une envie : les prendre dans ses bras, les caresser, les embrasser.
Plus tard, on remarque ce qu'ils font, et comment ils le font. Mais il y a déjà longtemps qu'on ne peut plus s'en passer, qu'on se sent veuf de quelqu'un lorsqu'on est loin de chez soi où il est resté.
Alors on fait ami avec les chats rencontrés au coin des rues, perchés sur des fenêtres, circulant dans des jardins, avançant sur des plages vers la mer, entre les barques... Je dirai ici les chats que j'ai connus, aimés, observés, admirés.
Qui sont tous Le Chat Unique. Qui m'ont fait rire et sur lesquels j'ai pleuré. Que j'ai essayé de rendre heureux sans toujours y parvenir. Et qui, tous, m'ont aidée à vivre. "
Biographie - Coline Eifler est psychosociologue. Les chats font partie de sa vie depuis sa naissance en 1932. Dans ce livre plein d'humour et de respect, elle a voulu exprimer sa dette à leur égard et nous transmettre son expérience des félins.

Mark Doty Les années-chien Gutenberg

Pourquoi les chiens tiennent-ils une si grande place dans notre existence?
Lorsque Mark Doty décida d'adopter un chien pour adoucir les derniers mois de son ami atteint du sida, il choisit Beau, un puissant golden retriever, mal nourri et en manque d'affection.
Beau rejoignit ainsi Arden, un retriever noir, et compléta la famille. Les deux chiens devinrent les compagnons de vie de Mark Doty. Leur dévouement et leur fidélité le maintinrent à flot quand tout le reste sombrait.
Dans Les Années-chien, sans jamais céder au pathos, l'intime et l'émotion se mêlent à une émouvante réflexion sur nos sentiments envers les bêtes et les leçons qu'elles nous offrent sur l'amour et le bonheur, la maladie et le deuil.
Livre rayonnant, Les Années-chien présente sans doute les plus belles pages et les plus justes inspirées par cette relation essentielle entre l'homme et un animal hors du commun. Mark Doty réussit à nous faire partager la joie de tous les instants qu'apporte le chien et nous invite à méditer sur le don qu'il nous fait par son amour inconditionnel.
Biographie - Auteur de nombreux recueils de poèmes et de trois récits, Mark Doty est l'un des poètes américains les plus réputés. II a reçu le prix T.S. Eliot.

Dorothy Hearst
La promesse des loups Albin Michel

Ne jamais se mêler aux humains.

Ne jamais tuer un humain sans provocation

Ne jamais laisser en vie un loup de sang mêlé...


Jean-Marie Goreau Le fou aux loups Le Croît Vif

Qu'est-ce qui pousse un jeune biologiste à s'intéresser à ce coin perdu du Sud-Charente ?
La Charente est un des derniers départements français à avoir abrité des loups dans la première moitié du XXe siècle.
Voici que la bête réapparaît dans les Alpes, pointe son museau dans les Pyrénées : couloir de réintroduction qui convergent sur le Massif Central.
Et si Jérôme Laurier, " le fou aux loups ", devançait l'avenir ? Un projet audacieux s'impose à lui, qu'il va mener loin : le lâcher clandestin de trois jeunes loups dans une zone boisée du Sud-Charente, un endroit sans histoire, particulièrement riche en chevreuils.
L'aventure tourne-t-elle selon ses prévisions ? La présence des animaux, longtemps passée inaperçue, déclenche des peurs ancestrales, donc de vives oppositions, mais aussi des adhésions, des amitiés.
Ainsi qu'un grand amour... A travers de multiples rebondissements, c'est à une peinture en profondeur des villages charentais d'aujourd'hui que se livre l'auteur, avec des figures attachantes et hautes en couleurs, comme celle du vieux Traduraud.
Il pose aussi le problème très actuel et très discuté de la nécessité ou non du retour des grands prédateurs sur le sol français. Un roman écolo ? Non, un roman de l'authenticité rurale avec ses nuances et ses excès, un roman également de la foi en l'homme et en la nature... " Un souffle à la Goreau... "
Biographie - Jean-Marie Goreau est né en 1953. Il est instituteur à Juignac. Le fou aux loups est son deuxième roman, déjà paru aux éditions Le Croît vif, La Tourbière d'Arlac, en 2005.

Ramon Diaz-Eterovic La couleur de la peau Métailié

Comme beaucoup de jeunes Péruviens, Alberto Coiro est venu chercher du travail à Santiago du Chili, et lorsqu'il disparaît brutalement, Heredia, le détective privé mélancolique et désabusé, se laisse persuader de partir à sa recherche.
Il explore, sous la conduite d'un vieil homme, l'univers des vagabonds et des chiffonniers qui, la nuit, envahissent la ville.
Il découvre les réseaux de jeux clandestins, les salles de billard, le trafic de cocaïne et tout un monde de personnages glauques.
Mais il croise aussi le sourire de la jolie Violeta et se laisse émouvoir. Dans son enquête il est aidé par les conseils philosophiques de Simenon, son chat.
Flanqué de ses complices habituels, Seròn le flic à la retraite, Anselmo le kiosquier turfiste et le journaliste Campbell, il nous montre le Santiago de l'émigration et du racisme.
Avec une intrigue bien menée dans une ville à la fois banale et fantastique, un style ironique et une impressionnante galerie de personnages secondaires pleins de vérité, Diaz-Eterovic prouve qu'il est un auteur de romans noirs avec lequel il faut compter.
Biographie - Ramon Diaz-Eterovic est né en 1956 à Punta Arenas. Il est l'auteur de nombreux romans mettant en scène le personnage de Heredia, dont Les Sept Fils de Simenon, La Mort se lève tôt et Les Yeux du cœur. Il est publié en Italie, Allemagne, Portugal, Espagne et Grèce. Il a reçu le prix du Conseil national du Chili pour La Mort se lève tôt.

Jacques A. Bertrand Les Sales Bêtes Julliard

Vous ne les aimez pas... Pire, vous les détestez... Elles vous envahissent, vous sucent le sang, vous terrorisent...
Elles vous gâchent vos pique-niques, vos nuits et même vos jours.
Elles peuplent vos cauchemars. Et pourtant, la plupart du temps, elles sont inoffensives.
Par exemple, saviez-vous que si le crocodile demeure si souvent la gueule ouverte, c est pour rafraîchir son estomac et qu il lui arrive de jeûner pendant deux ans ?
Et que si la démarche d une hyène est toujours un peu ridicule, elle a l excuse d avoir les pattes postérieures plus courtes que les antérieures ?
En suivant pas à pas les savoureux itinéraires, drolatiques et érudits, où vous entraîne Jacques A. Bertrand, vous vous prendrez d affection pour l araignée, le pou et le moustique, vous adorerez la chouette, la hyène et le crocodile, vous chercherez la compagnie de l ours et du serpent, vous caresserez (peut-être) la blatte et le rat.
Mais, au final, vous ne manquerez pas de partager l opinion définitive de l auteur : la pire des sales bêtes, c'est l'homme !
Depuis J aime pas les autres, qui lui a valu le prix Georges-Brassens, Jacques A. Bertrand voit son talent enfin reconnu à sa juste mesure ! Auteur pudique et discret, il a su conquérir ses fidèles qui voient en lui un écrivain-culte à la croisée d Alphonse Allais et de Pierre Desproges.
Une fois encore, il se livre à un de ces exercices de haute virtuosité qui lui vaudra, sans aucun doute, l admiration éperdue d un nombre de plus en plus important de lecteurs.
Biographie - Depuis Tristesse de la Balance et autres signes en 1983, Jacques A. Bertrand a publié une quinzaine d ouvrages dont Le Pas du loup (prix de Flore), Le Sage a dit, Derniers camps de base avant les sommets (prix Grand Chosier), L Angleterre ferme cinq heures, La Course du chevau-léger et J aime pas les autre

Nicolas Vanier Loup XO Editions

Avec ce roman d’aventures mené tambour battant, Nicolas Vanier nous transporte au milieu de territoires sublimes et inconnus.
Attendri par le spectacle d’une louve jouant avec ses louveteaux, Serguei sait qu’il transgresse les lois millénaires de son peuple nomade. Il a en face de lui des loups, les égorgeurs de rennes, les ennemis héréditaires.
Il est tenu par son rôle de futur chef de clan de les abattre tous, sans état d’âme. Mais, dans l’insouciance de ses dix-sept ans, Serguei se dit qu’il aura tout le temps de le faire plus tard.
Pas un instant, il ne pense que sa vie est en train de basculer.
Le jeune Évène vient d’entrer dans le cercle des loups. À cause de cette trahison, Serguei est renié par son père et banni de son clan. Il doit désormais survivre seul dans le désert glacé de la Sibérie.
Mais quand des hommes sans scrupules, venus de cet Ouest tout-puissant, débarquent et menacent la survie des siens, le jeune homme n’a plus qu’une idée en tête : sauver coûte que coûte sa tribu et la femme qu’il aime. Seul contre les pirates des temps modernes, Serguei réussira-t-il à empêcher la disparition de son peuple ?

Une aventure extraordinaire au coeur du Grand Nord sibérien, entre un monde ancestral régi par les lois de la nature et la modernité, qui menace de tout balayer.
L'Auteur :Né en 1962, Nicolas Vanier vit en Sologne avec sa femme et leurs trois enfants, lorsqu’il ne voyage pas à travers le Grand Nord. Il a raconté ses aventures dans plusieurs ouvrages et films qui ont connu d’immenses succès parmi lesquels Le Chant du Grand Nord, L’Or sous la neige, L’Odyssée sibérienne, Le Dernier Trappeur, Mémoires glacées.

Frédéric Lepage Le camp des éléphants Msk

Micah a une douzaine d’années, il vit à Bordeaux avec son père et ses frères et soeurs.
Adopté en Thaïlande quand il n’était encore qu’un nourrisson, il rejette en bloc son pays d’origine, refusant même d’en entendre parler.
Lorsqu’il reçoit un morceau de jungle thaïlandaise en héritage, le jeune garçon ne s’y intéresse que de très loin et suit sa famille contraint et forcé.
Arrivés sur les terres de Micah, les membres de la famille découvre que cette jungle abrite un vieux camp d’éléphants. Enthousiastes, ils décident de s’y installer pour monter un hôtel.
Micah ignore les autres et préfère passer ses journées en compagnie d’un vieux cornac, qui lui apprend petit à petit à écouter la jungle et à communiquer avec elle.
Alors que les travaux avancent, des événements étranges surviennent dans la forêt. Pourquoi les cornacs refusent-ils de s’approcher de cette cabane près du fleuve ?
L’assassin qui a sévit dans la région quelques années auparavant est-il toujours en vie ?
L'Auteur :Frédéric Lepage est écrivain, auteur et producteur de plusieurs centaines d’émissions et de documentaires. Son premier longmétrage, Sunny et l’éléphant, sortira dans les salles en décembre 2008.

Source : communiqué de presse--Envoyé par Juan dans Prix-Litteraires : Le blog
Note
J'aime les animaux (1 chien et 4 chats), mais en règle générale, les livres sur les animaux m'ennuient profondemment !
et pourtant... je suis assez tentée par :
Otte Jean Pierre Les Amours de Sailor le Chien,
Dorothy Hearst La promesse des loups
Ramon Diaz-Eterovic La couleur de la peau
et peut-être :
Frédéric Lepage Le camp des éléphants

mercredi 27 août 2008

George Orwell - La Ferme des Animaux

souvenir de lecture
Quelle belle façon d'introduire un sujet aussi fastidieux que la politique.
Orwell a su créer, avec ses propos, une histoire passionnante.
On arrive très bien à s'imaginer les cochons et les chiens prenant le pouvoir.
La hiérarchie proposée est très plausible et rend le tout ironiquement crédible.

*
La Ferme des animaux (Animal Farm) est un roman de George Orwell publié en 1945 (en 1947 pour la traduction en français), décrivant une ferme dans laquelle les animaux se révoltent puis prennent le pouvoir et chassent les hommes, à la suite de la négligence de ceux-ci à leur encontre. Il s'agit d'une fable animalière.

Orwell fera avec ce livre une
analogie assez explicite et critique à l'égard du totalitarisme et tout particulièrement sa version soviétique et stalinienne.

résumé

Un soir, tous les animaux de la ferme du Manoir sont convoqués dans la grange par Sage l'Ancien, le plus vieux cochon de la ferme.
Celui-ci leur fait part d'un rêve qu'il a fait quelques jours plus tôt, dans lequel lui était apparu un monde débarrassé de la race humaine.
Cela lui a laissé entrevoir les nombreux avantages dont les animaux pourraient alors profiter (travailler dignement et non plus en esclaves, avoir des loisirs, vivre plus longtemps, etc.).
Sage l'Ancien exhorte donc tous les animaux à se soulever contre le fermier, M. Jones, l'unique source de tous leurs problèmes.
Il leur apprend ensuite un chant révolutionnaire intitulé Bêtes d'Angleterre, dont il s'était rappelé dans son rêve. Trois jours plus tard Sage l'Ancien meurt dans son sommeil.

Par chance, la révolution a lieu plus tôt et plus facilement qu'espéré.
Lors d'une journée où ils ne sont pas une seule fois nourris, les animaux entrent dans une profonde colère et attaquent M. Jones et ses ouvriers agricoles puis les chassent de la ferme, qui leur appartient désormais entièrement et qu'ils renomment Ferme des animaux.
Les nouveaux dirigeants sont vite désignés en regard de leur intelligence supérieure : les cochons Napoléon et Boule de neige, tous deux secondés par Brille-Babil, un goret bien en chair excellant dans l'art du discours.
Tous trois mettent en place un système philosophique qui régira désormais la vie de la ferme.
Ils le nomment l'Animalisme.

Peu après ils réunissent les animaux dans la grange et écrivent sur le mur les sept grands principes de ce système :

Tout deuxpattes est un ennemi.
Tout quatrepattes ou tout volatile est un ami.
Nul animal ne portera de vêtements.
Nul animal ne dormira dans un lit.
Nul animal ne boira d'alcool.
Nul animal ne tuera un autre animal.
Tous les animaux sont
égaux.

Les cochons avaient en effet appris à écrire à partir d'un vieil abécédaire des enfants Jones.
Tous apprennent ensuite à lire quelques lettres, quelques mots ou couramment selon leur capacité.
Les animaux entament peu après la fenaison. Boule de neige se montre très actif, répartissant les animaux en commissions.
Napoléon, en revanche ne fait pas grand chose, si ce n'est d'enlever des chiots à leurs mères pour les éduquer.

Un jour, M. Jones, accompagné d'autres fermiers, tente de reprendre la ferme, mais les animaux, en particulier Boule de neige et le cheval Malabar, se battent avec courage et les repoussent.
Tous deux sont décorés pour leur vaillance dans cet affrontement, que l'on nomme bataille de l'Etable.

Quelques semaines plus tard, Boule de neige a l'idée de créer un
moulin à vent sur la colline pour générer de l'électricité et alléger le travail des animaux.
Napoléon est formellement contre ce projet qu'il trouve inutile et tente d'en convaincre les animaux lors d'un débat qui a pour slogan "la gamelle pleine" au lieu de moins de travail.
Mais le charisme de Boule de neige fait merveilleuse impression sur l'auditoire. Napoléon envoie alors sur Boule de neige les chiens qu'il avait élevés en cachette, devenus de solides molosses, et le chasse de la ferme.

Napoléon annonce que Boule de neige n'était rien d'autre qu'un espion des fermes alentours qui tentait par tous les moyens de les mener à leur perte, puis déclare qu'on construira bel et bien le moulin, qui était en fait sa propre idée.
Napoléon annule ensuite les réunions et les débats et fait savoir que désormais toute question sera débattue par un comité de cochons.
Une dictature se met peu à peu en place, mais se heurte bien évidemment aux sept commandements de l'Animalisme. Les cochons y opèrent donc de subtiles modifications et convainquent les autres animaux que leur mémoire leur joue des tours (ainsi, le principe Nul animal ne tuera un autre animal devient Nul animal ne tuera un autre animal sans raison valable). Napoléon fait également savoir que chanter Bêtes d'Angleterre est désormais interdit.

Le moulin est détruit par deux fois, une fois par le vent et une autre fois par les humains (lors de la bataille du Moulin à vent). À chaque fois, Boule de neige en est tenu responsable.
Brille-Babil certifie d'ailleurs accumuler des documents secrets qui confirment que Boule de neige était bien l'agent de Jones depuis le début.
Pendant ce temps, la vie des autres animaux ne s'améliore pas, tandis que les cochons jouissent de nombreux privilèges (ils ont de plus grandes rations, le droit de se lever plus tard, ne participent pas aux corvées, etc.).
Un jour, le courageux cheval Malabar, épuisé par la construction des deux moulins, tombe gravement malade. Brille-Babil vient s'enquérir de son sort puis déclare aux animaux que, sur ordre spécial du camarade Napoléon, Malabar va immédiatement être conduit à un hôpital où il pourra être soigné. En réalité Malabar est envoyé à l'abattoir, ce qui procurera aux cochons l'argent pour s'acheter une caisse de whisky.

Les cochons se mettent peu après à marcher sur leurs pattes de derrière, à porter les vêtements des Jones et à superviser les tâches un fouet à la patte. Ils renomment également la ferme sous le titre de Ferme du Manoir, son appellation d'origine.
Un soir, ils invitent les fermiers des alentours et se réconcilient avec eux, promettant d'entretenir dorénavant des relations amicales et coopératives.
Et les humains félicitent les cochons pour leur réussite : les bêtes de la Ferme des Animaux arrivent à produire plus de travail que les leurs, sans rechigner, avec pourtant des rations alimentaires des plus réduites. Et quand la jument Douce demande à l'âne Benjamin de lui lire les commandements inscrits sur le mur, il lui dit qu'il n'en reste plus qu'un seul :
Tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d'autres.


personnages

Les évènements et les personnages de La Ferme des animaux sont inspirés de l'histoire de l'Union soviétique.
Orwell l'écrit de façon explicite au sujet de Napoléon qu'il associe à Staline dans une de ses lettres.
Les autres personnages représentent souvent des concepts génériques et l'association avec un personnage historique n'est donné qu'à titre indicatif.
*
Animaux
Sage l'Ancien
C'est un vieux cochon qui, suite à un rêve, est l'initiateur des idées révolutionnaires. Il meurt peu après avoir exposé ses idées, qui seront mises en pratique par d'autres jusqu'à un certain point. Tel le mausolée de Lénine, son crâne est vénéré comme une idole dans les jeunes années de la révolution, jusqu'à ce qu'il tombe dans l'oubli et soit finalement enterré. Sage l'Ancien est inspiré de
Lénine et de Karl Marx. Il symbolise également l'idéal communiste.
Napoléon
Un cochon corrompu qui devient le dirigeant de la ferme et instaure peu à peu un régime totalitaire. Il élève en cachette neuf chiots et, une fois ceux-ci devenus d'impressionnants molosses, en fait sa garde personnelle avec laquelle il expulsera Boule de neige de la ferme. Napoléon est inspiré de
Staline.
Boule de neige
Un cochon à l'esprit inventif qui s'oppose aux idées de Napoléon. Contrairement à ce dernier (donc à Staline) et pareillement à
Trotsky, il veut exporter la révolution.
Après avoir été chassé de la ferme par Napoléon, Boule de neige sera considéré comme un traître à la solde des fermiers et deviendra le bouc émissaire de tous les malheurs qui frapperont par après la vie des animaux (destruction du moulin et saccages en tous genres, disparition de clés, ...).
Bien que Boule de neige se fût toujours montré loyal avant son expulsion, tous les animaux le dénigreront et il tombera finalement dans l'oubli.
Ce cochon est inspiré de
Trotsky.
Brille-Babil
Un goret de petite taille, bien en chair, excellent orateur. Maître de la propagande, il justifie les actions de Napoléon en allant constamment parler aux animaux de la ferme. Lorsqu'il n'arrive plus à convaincre, il n'hésite pas à utiliser la menace voilée et l'intimidation. Pour cela il est escorté de deux ou trois chiens du cochon Napoléon.
Au fur et à mesure de l'avancement de l'histoire et de l'asservissement des animaux, Brille-Babil modifie subtilement pendant la nuit les Sept Commandements pour les rendre conformes aux décisions parfois arbitraires et contestables des cochons.
De même, il influence la mémoire des animaux au sujet de la bataille de l'Etable. Avec tact, persuasion voire menace, il parvient à leur faire comprendre comment Boule de neige (Trotsky), héros de la révolution et décoré après ce combat, avait en fait tenté de les mener à leur perte au moyen d'un stratagème bien calculé.
Brille-Babil symbolise la
Pravda ou plus généralement tout l'organe de propagande.
Malabar
C'est un
cheval de trait, le plus loyal des travailleurs de la ferme et d'une vénération sans borne pour Napoléon. Ses deux devises sont Je vais travailler plus dur et Napoléon ne se trompe jamais. Malabar est encensé par Napoléon, mais celui-ci le vendra secrètement à un équarrisseur pour toucher une récompense.
Malabar incarne le
stakhanovisme et toute cette génération de russes qui ont cru sincèrement et loyalement au régime soviétique.
Moïse
Un
corbeau à la solde de M. Jones, puis de Napoléon. Il tente de convaincre les animaux de l'existence de la Montagne de Sucrecandi, le paradis des animaux, où ils vivraient après la mort.
Il représente l'
Eglise orthodoxe, et la religion en général, « opium du peuple » selon Marx.
Lubie
C'est une
jument qui aime les rubans et autres colifichets (représentant le luxe), et qui aime être choyée par les humains. Elle préfère les flatteries et les sucreries à la « liberté » apportée par la révolution, et s'enfuira au service d'autres humains. Lubie représente les gens qui ont fui l'URSS après la révolution, tel les intellectuels qui émigrèrent en Europe au début des années 1920.
Benjamin
Un vieil
âne sceptique concernant la révolution, car visionnaire : avant même que les cochons ne prennent le pouvoir, il savait que cela se terminerait mal. Ce dernier incarne George Orwell, c'est à dire l'auteur même du roman, qui était un cynique et s'opposait vivement au stalinisme. En s'incarnant dans un des personnages de son propre livre, l'auteur pouvait critiquer à sa guise le régime de l'URSS.
Les moutons
Ne comprenant rien, se ralliant au plus fort et ayant l'opinion de celui qui parle en dernier, ils sont habilement encadrés et manipulés par les cochons pour étouffer sous leur nombre et leur bêtise toute velléité protestataire.
Ainsi, sur ordre des cochons, ils acclament systématiquement ces derniers et entonnent le refrain révolutionnaire Quatrepattes, oui ! Deuxpattes, non ! pour empêcher les contestataires de s'exprimer et ainsi clore les débats à l'avantage des cochons.
Plus tard, sur ordre de Brille-Babil, ce refrain deviendra Quatrepattes, bon ! Deuxpattes, mieux !. Les moutons représentent la fraction de la population la plus endoctrinée.
Les chiens
Ce sont neuf molosses constituant la garde personnelle de Napoléon, permettant à ce dernier d'instaurer un régime de terreur. Les chiens symboliseraient les services et polices secrètes soviétiques (
Tchéka, GPU, OGPU et NKVD)[réf. nécessaire].
Humains
M. Jones
C'est le propriétaire initial de la ferme du Manoir, négligeant avec ses animaux qu'il oublie un jour de nourrir, provoquant ainsi une rébellion.
Il est inspiré du
Tsar Nicolas II.
M. Whymper
Un humain engagé par Napoléon pour servir d'intermédiaire dans les relations commerciales entre la ferme des animaux et les humains. Il incarne les États-Unis.
M. Frederick
Le propriétaire de la ferme de Pinchfield. Il représente
Hitler et Pinchfield, l'Allemagne nazie.
M. Pilkington
Le propriétaire de la ferme de Foxwood. Il représente
Churchill et Foxwood, l'Angleterre.

Le parallèle avec l'URSS

Avant 1917
La Russie donne l’image d’une puissance en retard. Le pays est surtout rural et les riches terriens et le tsar Nicolas II sont presque les seuls qui vivent dans des conditions satisfaisantes. Les autres sont le plus souvent exploités (exploitation des animaux par M. Jones).

Cependant, un vent révolutionnaire souffle sur la Russie avec notamment les idées communistes de Karl Marx ou Lénine (songe de Sage l’Ancien).

1917-1921
La révolte peut finalement s’organiser plus vite à cause de la prise de sévères mesures : c’est le soulèvement de 1917 (oubli par M. Jones de nourrir les animaux et soulèvement de ces derniers)

Un nouveau régime s’installe avec des mesures draconiennes (les sept commandements) parfois mal acceptées, d’où de nombreuses fuites (Lubie qui préfère le luxe, Moïse). Puis, aidés par leurs anciens alliés (la France et l’Angleterre), les riches tentent de récupérer leur pays (bataille de l’Etable). C’est une défaite.
Après cette bataille, Boule de Neige crée le drapeau de la ferme qui comporte un sabot superposé d'une corne, le tout sur un fond vert symbolisant les prairies. Ce drapeau est comparable à celui de l'URSS, composé d'un marteau et d'une faucille.

1921-1927
Lénine meurt, Staline et Trotsky s’opposent pour prendre le commandement du régime (désaccords entre Napoléon et Boule de neige lors des débats). Trotsky est pour la révolution permanente (Boule de neige veut exporter la révolution dans les autres fermes) et l'industrie (Boule de neige préconise la construction d'un moulin à vent). Staline persécute alors Trotsky jusqu’à son exil (Boule de neige mis en fuite par les chiens de Napoléon).

1927-1939
Staline prend alors le pouvoir qui tourne vite à la terreur (exécution de présumés traîtres, les rations diminuées, le travail épuisant, la liberté supprimée au fur et à mesure par la modification des commandements). De plus, Staline instaure les plans quinquennaux que l'on peut comparer aux directives pour la semaine prises par Napoléon, chaque dimanche. Ce dernier donne également la priorité à la modernisation (construction du moulin à vent), comme le faisait Staline avec l'industrie lourde.

1939
À l’arrivée de la guerre, Staline ne s’allie pas avec un camp précis : tantôt l’Allemagne, tantôt l’Angleterre (à qui vendre les planches de bois ? À Frederick où à Pilkington ?). Puis l’Allemagne envahit la Russie (attaque de M. Frederick : bataille du Moulin à vent). Après quelques défaites (plusieurs animaux tués, moulin détruit), les russes finissent par repousser l’envahisseur (victoire des animaux).

Après la guerre
Le totalitarisme de Staline continue (Malabar vendu à un boucher car trop faible, retraites supprimées, rations encore diminuées).
Finalement, l’URSS se pérennise, Staline s’enrichit (tableau d’une ferme plus riche à la fin malgré des animaux esclaves) et discute d’égal à égal avec les dirigeants des autres pays (les cochons, devenus humains, reçoivent des fermiers pour jouer aux cartes et discuter affaires).
Biographie
George Orwell, de son vrai nom Eric Arthur Blair (Motihari, Inde, 25 juin 1903 - Londres, 21 janvier 1950), est un écrivain anglais, dont l'œuvre porte la marque de ses engagements, qui trouvent eux-mêmes pour une large part leur source dans l'expérience personnelle de l'auteur : contre l'impérialisme britannique, après son engagement de jeunesse comme représentant des forces de l'ordre colonial en Birmanie ; pour la justice sociale, après avoir observé et partagé les conditions d'existence des classes laborieuses à Londres et à Paris ; contre les « totalitarismes » nazi et soviétique, après sa participation à la guerre d'Espagne.
Témoin de son époque, Orwell est dans les
années 1930 et 1940 chroniqueur, critique littéraire et romancier. De cette production variée, les deux œuvres au succès le plus durable sont deux textes publiés après la Seconde Guerre mondiale : La Ferme des animaux et surtout 1984, roman dans lequel il crée le concept de Big Brother, depuis passé dans le langage courant de la critique des techniques modernes de surveillance. L'adjectif « orwellien » est également fréquemment utilisé en référence à l'univers totalitaire imaginé par l'écrivain anglais.

Œuvres littéraires anti-totalitaires

fictions :

souvenirs et témoignages


littérature concentrationnaire

Note :
"la ferme des animaux"
et "1984"
sont les seuls livres de Orwell que j'ai lu...
et relu.
Impressionnant
et passionnant !
*
site à voir :
source - la grande majorité de l'article provient de wikipédia (pas trouvé mieux).