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mercredi 19 mai 2010

Didier Daeninckk - Missak

J'arrive en fin de lecture...
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Tellement beau aujourd'hui, que j'ai passé la plus grande partie de mon temps a lire sur la balencelle... et un peu la flemme de vous raconter le livre... on verra demain.
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Je vous laisse donc quelques renseignements (pillage de wikipédia) sur Missak Manouchian... pour satisfaire votre curiosité et vous donner envie de le lire;
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En 1955, à l'occasion de l'inauguration de la rue du Groupe Manouchian, située dans le 20e arrondissement de Paris, Aragon écrit un poème Strophes pour se souvenir, librement inspiré de la dernière lettre que Missak Manouchian adressa à son épouse Mélinée. Ce poème sera mis en musique par Léo Ferré sous le titre L'Affiche rouge, en 1959.
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La mairie d'Évry a donné le nom de Missak Manouchian à un parc en bord de Seine, à l'endroit même où eut lieu son arrestation. Une plaque commémorative a été déposée le 21 février
2009, par la mairie de la ville de Paris, au 11 rue de Plaisance, Paris XIVe, en présence d'anciens Résistants. Cet ancien hôtel fut le dernier domicile de Mélinée (née Assadourian) et Missak Manouchian.
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Des photos de l'exécution prises clandestinement par un officier allemand sont rendues publique par
Serge Klarsfeld en décembre 2009.
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La dernière lettre de Manouchian à sa femme

Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,
Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m'arrive comme un accident dans ma vie, je n'y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais.
Que puis-je t'écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps.
Je m'étais engagé dans l'Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but.
Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement.
Au moment de mourir, je proclame que je n'ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu'il méritera comme châtiment et comme récompense.
Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps.
Bonheur à tous... J'ai un regret profond de ne t'avoir pas rendue heureuse, j'aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d'avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu'un qui puisse te rendre heureuse.
Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi à ta sœur et à mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l'armée française de la libération.
Avec l'aide des amis qui voudront bien m'honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d'être lus.
Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l'heure avec le courage et la sérénité d'un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n'ai fait de mal à personne et si je l'ai fait, je l'ai fait sans haine.
Aujourd'hui, il y a du soleil. C'est en regardant le soleil et la belle nature que j'ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m'ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus.
Je t'embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur.
Adieu.
Ton ami, ton camarade, ton mari.Manouchian Michel.P.S. J'ai quinze mille francs dans la valise de la rue de Plaisance. Si tu peux les prendre, rends mes dettes et donne le reste à Armène. M. M.M.
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L'AFFICHE ROUGE
(Louis Aragon)

Vous n'avez réclamé la gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servi simplement de vos armes
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans
Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants
Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos
MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous
Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand
Adieu la peine et le plaisir
Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan
Un grand soleil d'hiver éclaire la colline

Que la nature est belle et que le cœur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant
Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent

Vingt et trois qui donnaient le cœur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant

Le Roman inachevé, 1956
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Missak (dit Michel) Manouchian

(arménien:Միսաք Մանուշյան Missak Manouchian)
est poète français d'origine arménienne, militant communiste de la MOI et commissaire militaire des FTP-MOI de la région parisienne (Adıyaman, le 1er septembre 1906 - fusillé au fort du Mont-Valérien, le 21 février 1944 à 37 ans)
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Bien que principalement connu pour son rôle dans la Résistance, il était avant tout un intellectuel et un poète.

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Missak Manouchian est né dans une famille de paysans arméniens du village d'Adıyaman en Turquie. Enfant, il perd son père, probablement tué par des militaires turcs lors du génocide arménien.
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Sa mère meurt quelque temps après, victime de la famine qui suivit. Il est alors recueilli, avec son frère Karabet, dans un orphelinat du protectorat français de Syrie. En 1925, ils débarquent à Marseille où Missak exerce le métier de menuisier qu'il a appris à l'orphelinat.
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Puis les deux frères décident d'aller à Paris, mais Karabet tombe malade. Missak se fait alors embaucher aux usines Citroën comme tourneur, afin de subvenir à leurs besoins. Karabet décède en 1927 et Missak est licencié au moment de la grande crise économique du début des années 1930.
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Il gagne alors sa vie en posant pour des sculpteurs. Missak écrit des poèmes et, avec son ami arménien Semma, il fonde deux revues littéraires, Tchank (l'Effort) et Machagouyt (Culture), où ils publient des articles concernant la littérature française et arménienne ; ils traduisent Baudelaire, Verlaine et Rimbaud en arménien.
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À la même époque, Missak et Semma s'inscrivent à la Sorbonne comme auditeurs libres et y suivent des cours de littérature, de philosophie, d'économie politique et d'histoire.
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En
1934, Missak adhère au parti communiste. En 1935, il est élu secrétaire du Comité de Secours pour l'Arménie (HOC) qui relève en fait de la MOI (main d'œuvre immigrée). Il devient alors un militant permanent. C'est là qu'en 1935 il rencontre Mélinée qui deviendra sa compagne. À la même époque, il est également responsable du journal Zangou (nom d'un fleuve arménien).
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Au moment de la guerre de 1939-1940, il semble qu'en tant qu'étranger, il ait été affecté dans une usine de la région de Rouen, en qualité de tourneur. Mais rentré à Paris, après la défaite de juin 1940, il reprend ses activités militantes, devenues illégales puisque le parti communiste est interdit depuis septembre 1939.
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Il est arrêté au cours d'une rafle anticommuniste avant le 22 juin 1941, date de l'invasion de l'URSS par les Allemands. Interné au camp de Compiègne, il est libéré au bout de quelques semaines, aucune charge n'étant retenue contre lui.
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Il devient alors responsable politique de la section arménienne clandestine de la MOI dont on ne connaît guère l'activité jusqu'en 1943.
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En février 1943, Manouchian est versé dans les FTP-MOI, groupe des Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée de Paris : il s'agit de groupes armés constitués en avril 1942 sous la direction du Juif bessarabien Boris Holban.
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Le premier détachement où il est affecté comporte essentiellement des Juifs roumains et hongrois et quelques Arméniens.
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Le 17 mars, il participe à sa première action armée, à Levallois-Perret, mais son indiscipline lui vaut un blâme et une mise à l'écart.
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En
juillet 1943, il devient commissaire technique des FTP-MOI parisiens puis en août, il est nommé commissaire militaire, à la place de Boris Holban qui avait été démis de ses fonctions pour raisons disciplinaires.
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Joseph Epstein, responsable d'un autre groupe de FTP-MOI, était devenu le responsable de l'ensemble des Francs-tireurs et partisans de la région parisienne. Il est donc le supérieur hiérarchique de Manouchian qui, lui-même, a sous ses ordres trois détachements, soit au total une cinquantaine de militants.
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On doit mettre à son actif l'exécution (par Marcel Rayman, Léo Kneler et Celestino Alfonso), le 28 septembre 1943, du général Julius Ritter, adjoint pour la France de Fritz Sauckel, responsable de la mobilisation de la main-d'œuvre (STO) dans l'Europe occupée par les nazis. Les groupes de Manouchian accomplissent près de trente opérations en plein Paris d'août à la mi-novembre 1943.
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La Brigade spéciale n° 2 des Renseignements généraux avait réussi deux coups de filet en mars et juillet 1943.
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À partir de là, elle put mener à bien une vaste filature qui aboutit au démantèlement complet des FTP-MOI parisiens à la mi-novembre avec 68 arrestations dont celles de Manouchian et Joseph Epstein.
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Au matin du 16 novembre 1943, Manouchian est arrêté en gare d'Évry Petit-Bourg. Sa compagne Mélinée parvient à échapper à la police. Missak Manouchian, torturé, et vingt-trois de ses camarades sont livrés aux Allemands de la Geheime Feldpolizei (GFP) qui exploitent l'affaire à des fins de propagande.
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Missak ­Manouchian meurt fusillé à 37 ans. Après avoir refusé qu'on leur bande les yeux, les vingt-deux hommes sont fusillés au Mont-Valérien le 21 février 1944[4].
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Seule Olga Bancic, vingt-troisième membre du groupe, fut décapitée à la prison de Stuttgart le 10 mai 1944[5].
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Dans la foulée de ces exécutions, la propagande allemande placarde 15 000 exemplaires de ces fameuses affiches rouges portant en médaillons noirs les visages de dix fusillés. Au centre, la photo ­de Manouchian, avec cette inscription : « Arménien, chef de bande, 56 attentats, 150 morts, 600 blessés. ».
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Mais l'affaire de l'Affiche rouge, placardée sur les murs de Paris par l'ennemi, produit l'effet contraire à celui escompté : pour toute la Résistance, elle devient l'emblème du martyre. Les soutiens de sympathisants se multiplient.

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Olga (ou Golda) Bancic dite Pierrette,
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née le 10 mai 1912, le 15 mai 1912 ou le 28 mai 1912, selon les sources, à Chişinău (Kichinev) en Bessarabie, et morte décapitée le 10 mai 1944 à Stuttgart, est une immigrée roumaine, juive et communiste, soldat volontaire de l'armée française de libération (FTP-MOI/ Groupe Manouchian).

samedi 12 septembre 2009

souvenir de lecture en suivant l'éphéméride -

1213 A Muret, les croisés, Simon de Montfort et son fils Amaury, battent Raymond VI de Toulouse (qui a rejoint le parti cathare) et son allié Pierre II d’Aragon (tué au combat) et vont mettre le siège devant Toulouse.
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illustration : La Bataille de Muret d'après une enluminure du XIVe siècle (Grandes Chroniques de France, BNF,
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C'est en lisant le livre de Lévis de Mirepoix, voilà très très longtemps, que je me suis prise de passion pour les cathares...
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tout comme une passion pour les chevaliers de Temple en lisant "les rois maudits"...
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et j'aime toujours d'ailleurs...
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Montségur, les cathares de Duc De Levis Mirepoix
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Dernier bastion de la révolte albigeoise, haut lieu de la foi cathare, la forteresse de Montésgur couronne un mont hautain, isolé de tous les autres sommets.
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Mais sous le commandement de Guy de Lévis, les chevaliers venus du Nord où règne Saint-Louis se sont juré de réduire ce nid d'aigle réputé inexpugnable.
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C'est le choc de deux religions, c'est une étape décisive vers l'unité du royaume de France.
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Jordane, si belle et si violent, est le symbole de cette ultime révolte.
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Pour elle, pour Gauthier, pour le Frère Jean de Navarre, ce refus de céder à la force signifie la mort, mais une mort qui leur assurera l'éternité déniée à leurs adversaires.
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Quelques titres lus :

Montségur et l'énigme Cathare de Jean Markale
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Montségur, « ce nid d'aigle vers lequel convergent tous les nuages du monde », reste l'un de ces lieux privilégiés où souffle encore l'esprit, où planera toujours le mystère du Saint Graal, où viendront inconsciemment s'arrimer rêves et illusions des générations successives, en dépit des flammes du bûcher allumé naguère par les Inquisiteurs pour réduire à jamais la résistance cathare.
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Qui étaient les Cathares ? D'où venaient-ils ? Pourquoi s'étaient-ils rassemblés dans le Razès mystérieux, non loin de Rennes-le-Château et de Quéribus, au coeur d'une étrange région entourée de vallées profondes, de sommets brûlés par le soleil ? Quel trésor cherchèrent-ils à sauver ? Quels furent leur véritable doctrine, leurs rapports avec l'Occitanie médiévale, avec les Templiers ? Pourquoi furent-ils si cruellement pourchassés ?

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Jean Markale s'attache à répondre objectivement à ces questions, en démêlant le vrai du faux. Au terme d'une enquête menée sur place avec passion, s'appuyant sur une documentation rigoureuse et étendue, une connaissance approfondie de l'Histoire et de la tradition, il ouvre des voies nouvelles, suggère des pistes oubliées, formule des hypothèses exaltantes au-delà desquelles s'esquisse en filigrane le scintillement d'une lumière recherchée par l'homme depuis l'aube des temps...
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Le bûcher de Montségur, 16 mars 1244 de Zoé Oldenbourg
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En ce temps-là le Languedoc était pour l'Eglise un danger : ses chefs y toléraient la religion cathare. Pour la France du Nord et la monarchie capétienne, cette province riche, jalouse de son indépendance et de sa culture, mais désunie, était une proie convoitée.
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Quand le pape Innocent III, en 1209, prêcha la croisade contre l'hérésie cathare, commença une longue guerre de conquête : armées de croisés, puis armées royales déferlèrent sur le Languedoc.
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Les efforts conjugués de la royauté, de la Papauté et de l'Inquisition eurent raison de la résistance occitane. Le 16 mars 1244, Montségur, dernier sanctuaire du catharisme, tombait après un siège de dix mois. Dans une Occitanie annexée à la couronne, il n'y eut plus de tentative de révolte religieuse ni nationale.
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Mais si vous voulez vraiment connaître l'histoire cathare, les livres les mieux documentés restent ceux-ci :
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L'épopée cathare : Tome 1, L'invasion 1198-1212 de Michel Roquebert
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Il y a près de huit siècles, à l'instigation du pape Innocent III, le fer et le feu s'abattaient sur les terres qui allaient constituer plus tard la province du Languedoc.
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Ce premier volume raconte le prétexte de cette guerre sans merci connue sous le nom de croisade albigeoise et menée par une chevalerie recrutée dans le nord de la France : l'éradication du catharisme, une hérésie solidement implantée en pays occitan, qui enseignait que le monde visible n'est pas l'œuvre du Dieu de bonté, mais celle d'un créateur mauvais.
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Michel Roquebert est le spécialiste incontesté des cathares. Il a notamment publié Histoire des cathares ; La Religion cathare ; Saint Dominique, la légende noire et Simon de Monfort.
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Simon de Montfort : Bourreau et martyr de Michel Roquebert
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" Nous les avons brûlés avec une extrême joie. " Ainsi écrit Pierre de Vaux de Cernay, au soir du drame de Montgey.
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Sans autre forme de procès, Simon de Montfort (1175-1218) a une fois de plus décrété la mort par le feu de centaines d'hérétiques qui refusaient d'abjurer leur foi.
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A l'aube du XIIIe siècle, le Languedoc, Toulouse, Carcassonne, Albi, Foix, Béziers et les campagnes alentour continuent d'ignorer les menaces du Saint-Siège lancées contre les cathares.
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Le pays fait bloc contre le clergé dont les excès ont discrédité le message évangélique. C'est alors que la reconquête de la région est confiée à Simon de Montfort, qui prend la croix en 1209.
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Neuf ans plus tard, sa mort est accueillie avec un immense soulagement et célébrée par les Occitans, enfin débarrassés de leur bourreau.
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De nos jours, on parlerait de criminel de guerre, et pour ses crimes le chef de la croisade albigeoise serait jugé. Pourtant, Simon de Montfort n'est pas un assassin sanguinaire qui échapperait à toute loi pour ses compagnons et beaucoup de ses contemporains chrétiens, il fut un " chevalier du Christ ", l'incarnation d'un idéal religieux et moral qui œuvrait au salut de tous.
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Michel Roquebert, le spécialiste de l'histoire des cathares, n'avait encore jamais écrit sur Montfort lui-même. Poursuivant ses travaux sur les hérésies, il brosse ici son portrait grâce aux chroniques du temps, dont le journal d'un moine cistercien et les chansons des troubadours.
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Une enquête passionnante et originale qui fait ressortir une figure emblématique de la " guerre sainte " au Moyen Age.
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Simon IV de Montfort (entre 1164 et 117525 juin 1218, Toulouse), seigneur de Montfort-l'Amaury de 1188 à 1218, comte de Leicester en 1204, vicomte d'Albi, de Béziers et de Carcassonne de 1213 à 1218, comte de Toulouse de 1215 à 1218, est la principale figure de la croisade contre les Albigeois.
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Porté aux nues en son temps comme défenseur de l’Église et comme combattant de l’hérésie, Simon de Montfort est considéré au XXe siècle comme le bourreau de la conquête de l’Occitanie.
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La vérité se situe sans doute entre ces deux points de vue. Il n'en demeure pas moins que le bilan de la conquête est lourd en vies humaines et en massacres (massacre de Bram par Simon de Montfort, dame Guiraude de Lavaur jetée au fonds d'un puits et lapidée).
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Simon de Montfort a été homme droit et rigoureux qui s'engageait complètement dans ses entreprises, quelle que soit la finalité de celle-ci.

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Lors de sa participation à la quatrième croisade, le doge de Venise demande aux croisés de prendre la ville chrétienne de Zara pour payer leur transport en Terre Sainte. Simon estime ce siège indigne des croisés et refuse de prendre part aux assauts.
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Quand la quatrième croisade décide d’attaquer Constantinople, Simon refuse ce détournement et quitte avec ses troupes l’expédition pour se rendre en Terre Sainte par ses propres moyens.
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En Occitanie, il se considère comme le bras armé de l’Église, mais il n'en demeure pas moins vrai qu’il favorise également ses ambitions personnelles, utilisant la croisade contre les Albigeois pour tenter de s'approprier des territoires important du sud du royaume et pour en devenir un important seigneur.
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C’est aussi un bon soldat et un bon stratège, qui a plusieurs fois remporté la victoire en Albigeois, dans des circonstances qui lui étaient initialement défavorables. Mais ses succès s’expliquent également par l’inaction latente de son principal ennemi, le comte
Raymond VI de Toulouse.
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Le principal défaut apparent de Simon de Montfort est son manque de diplomatie et l'intransigeance de sa politique. Il ne connaît pas le compromis : par exemple, à la suite du siège de Beaucaire, la ville de Toulouse se révolte et fait prisonnier un détachement de croisés.
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Sans l’aide d’une armée, Toulouse doit se soumettre, et Simon refuse de faire preuve de magnanimité, ce qui lui aurait peut-être permis de faire accepter aux Toulousains leur soumission.
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Au contraire, il impose des conditions humiliantes à la ville, qui transforme son animosité contre lui en haine. Dès lors, la révolte de la ville est inéluctable et aboutit au siège où Simon sera tué.
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Pendant le concile de Latran, ses ennemis Pierre II d'Aragon et Raymond VI de Toulouse font preuve d'activités diplomatiques afin de diminuer les sanctions envers les comtes de Toulouse, de Foix et de Comminges. Ces actions, que Simon ne jugea pas utile de contrer, aboutissent à la restitution de la ville de Foix à son comte et l'attribution du marquisat de Provence au fils de Raymond VI.
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Concernant les cruautés de Simon, si elles paraissent barbares à l’homme des
XXe et XXIe, elles sont monnaies courantes au XIIIe siècle :
Simon a allumé de nombreux bûchers de cathares, mais il n’agit que comme le bras séculier de l’église qui a condamné ces hérétiques.
Après la prise de
Bram, il fait aveugler tous les défenseurs de la ville, sauf un qui est seulement éborgné, afin qu’il guide ses malheureux compagnons. C'est un châtiment cruel, envers des soldats qui lui avaient rendu l’hommage puis renié, et répondant à celui de Giraud de Pépieux qui avait fait subir peu avant le même châtiment à une partie de la garnison du château de Puysserguier, l’autre ayant été massacré.
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Il y a une différence concernant la parole donnée entre les hommes du nord et ceux de l’Occitanie. En Occitanie, les paroles et serments sont donnés selon les circonstances et il est admis que l’on puisse revenir sur la parole donnée si les nécessités politiques changent. C’est une caractéristique de la civilisation occitane, qui est admise par toutes ses composantes.

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Simon, et les principaux membres de la féodalité du nord, considèrent que la parole donnée et le serment engagent irrévocablement celui qui la donne. Cette différence va rapidement aboutir à une incompréhension mutuelle.
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Simon va juger les barons occitans comme des hommes de peu de foi, et les faire exécuter en cas de reniement et de révolte. C’est particulièrement flagrant après la prise de Lavaur : Guiraude de Laurac est exécutée comme hérétique. Amaury de Montréal et ses soldats, ayant par le passé rendu l’hommage à Montfort, sont égorgés, mais les soldats envoyés par le comte de Toulouse, ayant obéi aux ordres de leur suzerain et n’ayant aucune obligation envers Montfort, sont traités comme prisonniers de guerre. - wikipédia

jeudi 3 septembre 2009

Michelle Perrot - Histoire de chambres

Mes tentations de lecture... sont dans le magazine Lire...
Noté pas mal de romans pour mes lectures de 2010... mais j'aime aussi lire autre chose... et l'histoire des chambres me tente fortement.
Peut-être pour noël ?
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illustration : la liseuse de Betto Lucio
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Le repos et l'amour, la quête de Dieu ou de soi, la naissance et la mort...
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Tout, ou presque, mène à cette pièce intime entre toutes.
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L'historienne Michelle Perrot raconte la formidable saga de ce lieu où se joue le théâtre de l'existence. Lire les trois premières pages
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Le duc de Portland eut deux privilèges dans sa vie.

Le premier fut de pénétrer dans la chambre de Louis XIV au-delà du «balustre» de son lit, la balustrade interdisant l'accès au souverain sans invitation expresse.
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Le duc de Saint-Simon, pour qui l'étiquette n'a pas de secret, en relève l'importance: «[...] Jamais étranger de quelque rang et quelque caractère qu'il fût, n'était entré à l'exception de l'audience du cérémonial des ambassadeurs.»
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La seconde faveur accordée à l'émissaire du roi d'Angleterre fut celle du «bougeoir»: la possibilité d'accompagner le souverain au coucher et d'être ainsi distingué par lui à la lumière de la chandelle.
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La chambre du roi n'est pas une chambre comme les autres.

C'est un espace public, géré scrupuleusement par une domesticité nombreuse et hiérarchisée - premiers valets, valets ordinaires, valets intérieurs, valets couchants, porte-chausse d'affaires... - un instrument de pouvoir: tout sauf un lieu intime.
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Louis XIV s'y lève, s'y couche, mais il n'y dort pas. A peine la cérémonie du coucher terminée, le souverain se rend dans la chambre de la reine, plus tard dans celle de Mme de Maintenon.
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Au petit matin, il regagne sa chambre, pour la cérémonie du lever. «Il ne manque rien à un roi que les douceurs d'une vie privée», note La Bruyère.
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A l'exception de Louis XIV, l'homme occidental passe la moitié de sa vie dans une chambre.


Il y dort et il y aime. Longtemps il y naquit et mourut, jusqu'à ce que la chambre d'hôpital accueille les accouchements et les agonies.
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Il y lit, écrit, rêve, éveillé ou endormi.
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Cette boîte - quatre murs, plafond, plancher, porte, fenêtre - qui protège, repousse, accueille, méritait qu'on écrivît cette Histoire de chambres, d'une érudition époustouflante et sans affectation, balade stimulante dans ce «creuset de la civilisation occidentale».
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Si Michelle Perrot fait commencer le livre à Versailles, demeure cosmique, abrégé de l'Univers, c'est qu'elle a voulu entrer «en majesté dans notre histoire par la chambre du roi».
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Elle donne à l'occasion une belle démonstration sur la nature de la monarchie absolue à partir de la seule circulation des individus dans une pièce.
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Son récit de plus de 400 pages n'ignore aucun espace : chambre conjugale, cellule monacale, chambre d'enfant, chambre de dames, chambre ouvrière, chambre du malade, chambre de deuil...
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En réalité, un seul n'est pas étudié: la chambre du crime, «faute de culture policière suffisante», regrette l'auteur, qui a le don de raconter des sagas sur des lieux a priori familiers et sans surprise.
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Prenons la chambre à coucher. On la croirait immémoriale, alors qu'elle n'apparaît dans les dictionnaires que vers le milieu du xviiie siècle. Encore s'agit-il le plus souvent d'une de ces vastes pièces communes décrites par le géographe Elisée Reclus, comme cette maison des Alpes visitée l'hiver 1875:

«La nuit toutes les issues sont fermées, afin d'empêcher le froid du dehors de pénétrer dans la chambre: vieillards, père, mère, enfants, tous dorment dans une espèce d'armoire à étages dont les rideaux sont fermés pendant le jour, et où s'accumule pendant le sommeil des nuits, un air épais bien plus impur encore que celui du reste de la cabane.»
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La chambre conjugale, espace d'intimité, privilège des riches et des puissants, est adoptée par les classes moyennes à partir des années 1840.

Elle est peinte ou tapissée selon un code strict: le jaune, marque des filles de mauvaise vie, est proscrit; le vert est à la mode; le gris, distingué; le grenat, raisonnable. Petit à petit, la pièce est envahie par les photographies, boîtes, cailloux - sur la cheminée - et le crucifix, au-dessus du lit.
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Les années 1880 imposent l'armoire à glace. Le lit conjugal, mobilier central de la pièce, se généralise en ville, puis à la campagne, où il est mentionné dans le contrat de mariage. Il devient plus petit, plus bas, mais plus confortable, le sommier à ressorts remplaçant les matelas superposés.
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Michelle Perrot a tout lu, citant pêle-mêle archives, romans, récits, travaux de collègues historiens.


Elle promène le lecteur dans les chambres ouvrières où s'entassent les familles, décrites par le Dr Louis-René Villermé en 1840; mais aussi dans la chambre d'enfant, ou encore la chambre de jeune fille (voir l'encadré).
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Elle illustre les mille facettes de la chambre des dames: harem oriental, chambres de bonne, petits salons des courtisanes à la manière d'Odette de Crécy, future Mme Swann, chambres closes du sexe.
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Les femmes écrivains ont acquis de haute lutte la chambre «à soi» où s'élabore une oeuvre, de Christine de Pisan, au xve siècle, à Françoise Sagan, en passant par Virginia Woolf, Edith Wharton, Colette.
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Souvent les plus grands livres sont écrits couchés, y compris par des hommes: Joubert, Pouchkine, Proust.
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L'historienne fait un détour passionnant, où se mêlent histoire des religions, mysticisme, psychanalyse, par la cellule du couvent, qui prédispose, elle aussi, à «la solitude, la séparation, la discipline, mais aussi l'aménagement minimal, la protection, l'autonomie, le retrait, la part nocturne de la vie et de soi».
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Elle s'attarde sur la chambre d'hôtel ou de palace, où l'on fait une simple halte, à moins qu'on ne s'y aime à la folie («J'aurais tant voulu t'avoir pour moi seul avec/Le monde en fait de chambre d'hôtel», écrit Aragon), qu'on y déprime, qu'on s'y suicide (Rilke) ou qu'on y meure accidentellement (Genet).
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La sphère privée, authentique sujet d'histoireLa chambre à coucher: comment une si bonne idée vient-elle à l'esprit ?


Michelle Perrot (81 ans) est une de nos grandes historiennes, cette seule qualité pourrait valoir explication.

Ce livre, écrit en trois ans, est en réalité nourri par toute une vie de recherches. Elève d'Ernest Labrousse (1895-1988), qui importe la sociologie en histoire, elle étudie d'abord les grèves au xixe siècle avant de bifurquer dans les années 1970 vers l'histoire des prisons - elle a alors de nombreux échanges avec le philosophe Michel Foucault.
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En ces années de féminisme triomphant, elle passe de la lutte des classes à la lutte des sexes, en se consacrant à l'histoire des femmes, considérées jusqu'ici comme non-acteurs de l'histoire.
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Historienne avant d'être militante, Michelle Perrot a fait sienne une fois pour toutes la définition du «métier d'historien» de Marc Bloch: nécessité de penser contre soi, ses émotions, ses intérêts.
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«Au seuil du privé, constate-t-elle alors, l'historien - tel un bourgeois victorien - a longtemps hésité, par pudeur, incompétence et respect du système de valeurs qui faisait de l'homme public le héros et l'acteur de la seule histoire qui vaille d'être contée: la grande histoire des Etats, des économies, des sociétés.»
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Elle franchit ce seuil. On lui doit, notamment, le tome IV de l'Histoire de la vie privée (Seuil, 1985-1986), sous la direction de Philippe Ariès et Georges Duby, et la codirection, toujours avec Georges Duby, de l'Histoire des femmes en Occident en cinq volumes (Plon, 1990-1991; réédition en poche chez Perrin).
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Historienne du mouvement social, de la prison, de la vie privée, des femmes, Michelle Perrot reconnaît avoir toujours «frôlé la chambre», accumulant au fil des années les notes et les pistes pour de futurs développements.

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Là, elle y entre de plain-pied. Sa sensibilité au sujet et la finesse de ses analyses ont sans doute à voir aussi avec sa vie propre.
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Pendant la guerre, adolescente, elle suit sa scolarité dans une institution religieuse. Les soeurs répètent à l'envi aux élèves qu'elles sont responsables de la défaite et de l'état du pays.
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La jeune fille les prend au mot. Elle est incapable d'absorber le moindre aliment à la seule idée que des prisonniers de guerre en sont privés.
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Elle devient anorexique. Plusieurs heures par jour, elle doit être alitée sur une planche, elle se reposera ensuite dans une «maison tchekhovienne».
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«La solitude m'a sauvé», dit-elle aujourd'hui. Gabrielle Suchon (1632-1703), ex-religieuse bourguignonne et pionnière des femmes philosophes, ne parlait-elle pas de l' «école de la chambre»? - par Emmanuel Hecht

mardi 9 décembre 2008

L'écrivain Jean Markale est mort

Si ses ouvrages étaient loin d’avoir la rigueur d’un travail scientifique ou universitaire (Markale se voyait plus comme un poète que comme un chercheur), ils permirent au grand public de se familiariser avec l’épopée celtique, connaissance auparavant réservée à un peu nombre.




Jean Markale, spécialiste des civilisations celtiques et de leur mythologie, est mort dimanche 23 novembre à Auray (Morbihan) à l'âge de 80 ans.
Mi-Breton, mi-Irlandais, son enfance avait été bercée par les légendes racontées par sa grand-mère, qui habitait près de la forêt de Brocéliande.

Jean Markale est né le 23 mai 1928 à Paris de parents bretons. De son vrai nom Jacques Bertrand, il avait emprunté son pseudonyme au roi Mark de la mythologie celtique et connaissait sur le bout des doigts la légende arthurienne.

Après des études à Paris, il fut pendant 25 ans professeur de lettres classiques dans un lycée parisien, avant de se consacrer uniquement à l'écriture à partir de 1979, date de publication de la «La Femme celte» (Payot).
Auteur prolifique, il a publié plus d'une centaine d'ouvrages, consacrés pour la plupart aux civilisations celtiques, et plus particulièrement au cycle du roi Arthur, parmi lesquels un «Cycle du Graal» en huit tomes, «Contes et légendes des pays celtes», «Vercingétorix», «Druides et chamanes» ou «Petite Encyclopédie du Graal».

Il s'intéressait également à l'ésotérisme à travers des sujets comme les Cathares, les Templiers ou la légende de «l'or du diable» de Rennes-le-Château, faisant preuve d'une imagination débordante. A ceux qui lui reprochaient son manque de rigueur scientifique, il répondait: «Je préfère être considéré comme poète plutôt que comme chercheur.»

«Il a fait découvrir à un large public l'épopée celtique, connaissance auparavant réservée à une petite élite de chercheurs», a souligné Claire Fourier, une proche de Markale, écrivain elle aussi.

Son 103e ouvrage, «L'Homme lesbien» devrait paraître en janvier.
-Par BibliObs.com
biographie (wikipédia)

Jean Markale, de son vrai nom Jacques Bertrand, né le 23 mai 1928 à Paris, mort le 23 novembre 2008 à Auray[1], était un écrivain, poète, conteur et conférencier français.
Dans son enfance, sa grand-mère bretonne l'initie aux contes et légendes locales et suscite ainsi une véritable passion pour la culture bretonne.
Il commence sa carrière comme professeur de lettres à Paris. Il enseigne notamment dans les années 1970 à l'école Massillon, quai des Célestins, dans le IVe arrondissement de Paris.
Érudit en littérature médiévale, il captive ses élèves à travers les récits de Chrétien de Troyes et conte tous les mystères de Brocéliande. En parallèle, il entreprend d'étudier et de raconter le cycle arthurien et, au fil du temps, il se spécialise dans l'histoire et les littératures celtiques. Ayant quitté l'enseignement, il se consacre entièrement à son œuvre.

Il a publié de nombreux livres sur la
civilisation celtique. En particulier, il s'est intéressé à la place de la femme dans le monde celte et le cycle du Graal. Ses premiers ouvrages étaient principalement destinés à un public d'érudits. Il a par la suite vulgarisé son approche afin de permettre à d'autres personnes de se familiariser avec son sujet.

Il prendra parfois une position différente de celle du monde académique sur certaines questions historiques. Par exemple son opinion sur le sujet de l'énigme d'
Alésia dans Vercingétorix :

« L'Alésia de
César et de Vercingétorix est-elle Alise-Sainte-Reine ou Alaise ? La thèse favorable à Alise-Sainte-Reine n'est appuyée sur aucune preuve absolue. La thèse favorable à Alaise contient des éléments intéressants, surtout dans le cadre d'une réflexion générale sur les mouvements respectifs de César et de Vercingétorix. »
Polémique
Christian-Joseph Guyonvarc'h, dans Textes Mythologiques Irlandais, critique son ouvrage L'épopée celtique en Bretagne :

« M. Jean Bertrand, dit Jean Markale, se fait parfois passer pour professeur de lettres classiques. Il ne dit jamais où il enseigne ; Mais (…) il ne sait pas accentuer le grec, ignore tout du latin (…) il ne sait pas combien de cas comporte la déclinaison irlandaise (tantôt deux, tantôt trois)(...) Jean Markale lui-même se cite très complaisamment dans ses publications ultérieures et, chaque fois qu'il est question d'un texte irlandais, il renvoie à L'épopée Celtique comme si cet ouvrage contenait des traductions ou constituait la référence essentielle. Tout cela est, au mieux, une plaisanterie. »

Il a aussi été condamné dans une affaire de plagiat en
1989, ayant fait reparaître sous son propre nom le Guide de la Bretagne Mystérieuse, publié vingt ans plus tôt par Gwenc'hlan Le Scouëzec chez Tchou, qui avait déjà édité l'original dans la même collection.


Bibliographie
illustration : l'arbre d'or de la forêt de Brocéliande
Cycle du graal
La naissance du roi Arthur - Le cycle du Graal T1
Les chevaliers de la Table Ronde - Le cycle du Graal T2
Lancelot du lac - Le cycle du Graal T3
La Fée Morgane - Le cycle du Graal T4
Gauvain et les chemins d'Avalon - Le cycle du Graal T5
Perceval le Gallois - Le cycle du Graal T6
Galaad et le roi pêcheur - Le cycle du Graal T7
La mort du roi Arthur - Le cycle du Graal T8

La grande Épopée des Celtes
Les conquérants de l'île verte
Les compagnons de la branche rouge
Le héros aux cent combats
Les triomphes du roi errant
Les seigneurs de la brume
Autres livres
Aliénor d'Aquitaine
Amour et sexualité chez les Celtes

Brocéliande et l'énigme du Graal
Depuis le haut Moyen Age, et même sans doute bien avant, l'imaginaire de l'Europe occidentale s'est cristallisé autour d'un thème majeur : celui de la Forêt enchantée, située quelque part à l'ouest du monde, peuplée de chevaliers et de princesses, de fées et d'enchanteurs.
Cette forêt merveilleuse, au coeur de la Bretagne, impénétrable à ceux qui nient la réalité des légendes, c'est Brocéliande qu'on appelle aujourd'hui la forêt de Paimpont.
C'est là, dans cet espace clos, vestige d'une forêt perdue qui recouvrait jadis des étendues immenses, que nos rêves vagabondent à la recherche du Roi Arthur, de ses preux chevaliers, Lancelot du Lac et le vaillant Gauvain, des ombres évanescentes des Dames du Lac, qu'elles aient pour nom Guenièvre, Morgane, Viviane, ou bien celles de Merlin, de Tristan, d'Iseult la Blonde.
A travers tous ces personnages fabuleux, au-delà du miroir magique où se reflètent des amours brûlantes, des traditions immuables, surgit, éternellement vivante, la flamboyante image du Graal.
Le Graal !... mythique et mystérieux, ineffable trésor, ou bien suprême enjeu d'une " quête " intérieure que poursuivent tous les hommes ? Mais quelle est donc la vérité du Graal ? Que contient-il de si passionnément désirable : le sang du Christ ou l'Elixir de vie de la tradition alchimique ? Est-il encore présent et accessible derrière les frondaisons obscures des arbres de Brocéliande ?
Tel est l'itinéraire vertigineux que Jean Markale, écrivain aussi inspiré qu'érudit, propose dans ce livre, clé d'espérance qui permet d'entrevoir les arcanes masquant la divine lueur, la flamme indestructible qui brûlera toujours dans le coeur des hommes, plus forte que la mort et que le temps qui passe.

Carnac et l'énigme de l'Atlantide
Charlemagne et Roland
Chartres et enigme des druides
Chateaubriand au-delà du miroir
Contes et légendes des pays celtes
Contes de la mort
Contes populaires de bretagne
Contes populaires grivois des pays de france
Dolmens et menhirs
Druides et chamanes

Gisors et l'énigme des Templiers
Le mystère de la destruction de l'ordre du Temple décidée par Philippe le Bel, Il y a près de sept siècles, n'a jamais cessé d'obséder les esprits.
Mais depuis une vingtaine d'années, le problème soulevé par son anéantissement a rebondi et donné lieu à diverses interprétations, parfois sensationnelles, notamment à propos de Gisors et de son étrange château.
Qu'en est-il exactement ? Quel rôle ont joué les Templiers à Gisors ? Des secrets dorment-ils encore dans les souterrains de l'ancienne forteresse ?
Jean Markale répond très objectivement à toutes ces questions. Faisant oeuvre d'historien, mais ne négligeant aucune source d'informations, il est ainsi amené à poser des questions fondamentales concernant les Templiers eux-mêmes : qui étaient ces " pauvres chevaliers du Christ " ? Quels buts poursuivaient-ils ? Avaient-ils une mystérieuse mission et, si oui, laquelle ? Quel était l'inavouable secret pour lequel ils sont morts ?
Le résultat de cette enquête pourra étonner, car les Templiers, considérés le plus souvent comme victimes d'une noire machination, n'ont-ils pas plutôt été les exécutants dociles d'une politique papale de domination du monde ?
Nont-ils pas ainsi attiré sur leur tête les foudres du roi de France, ce dernier, dans sa lutte acharnée contre la papauté pour l'hégémonie européenne, ne pouvant tolérer plus longtemps la menace grandissante de leur toute-puissance ?
Une énigme absolue demeure cependant : les Templiers, tout en se prétendant chrétiens, reniaient Jésus. Quelle raison inexpliquée justifia donc cet incroyable serment ?
Dans le respect le plus total des sources historiques, Jean Markale s'efforce d'éclairer ce lancinant mystère en isolant les faits irréfutables des hypothèses trop souvent avancées sans fondement.

Guide spirituel de la forêt de Brocéliande
Halloween
Histoire secrète de la Bretagne
Histoire de la France secrète
L'amour courtois

La femme celte
Comment les Celtes considéraient-ils la femme ? L'auraient-ils rêvée ? N'est-ce pas l'image de la femme, plus que sa réalité, qu'ils nous ont léguée dans leurs traditions et leurs légendes ? - Ce livre s'efforce de rép
ondre à ces questions.
À travers les témoignages des Grecs et des Latins, à travers l'abondante littérature médiévale irlandaise, à travers la tradition bretonne et les fameux romans de la Table ronde, ainsi que les nombreux contes populaires de l'Europe occidentale, surgit la troublante silhouette d'une femme inconnue, la femme-soleil, sous les noms les plus divers : Dahud la « bonne sorcière », Rhiannon la « grande reine », Guenièvre le « blanc fantôme », Blodeuwedd la « née des fleurs », et beaucoup d'autres, jusqu'à Yseult, soleil incarné qui inonde de son amour l'hommelune Tristan, et cette étrange « Pucelle au Graal » qui tient entre ses mains un vase d'où émane une lumière surnaturelle...

La grande déesse
La Tour de Nesle
La tradition celtique en Bretagne armoricaine
La fille de Merlin
Lancelot et la chevalerie arthurienne
Le chêne de la sagesse
Le Druidisme
Le Mont-Saint-Michel et l'énigme du dragon
Le Roi Arthur et la société celtique
Le christianisme celtique et ses survivances populaires
Le périple de Saint Colomban
Le tombeau de Merlin
L'énigme des vampires
L'énigme du Saint Graal de Rennes-le-Château à Marie-Madeleine
L'Epopée celtique en Bretagne
L'Epopee celtique d'Irlande
Légendes de Bretagne
L'épopée des Gaulois
Les révoltés de Dieu
Les saints fondateurs de la Bretagne et des pays celtes
Les Dames du Graal
Les Celtes et la civilisation celtique
Les Mystères de l'après-vie
Mélusine
Memoires d'un celte
Merlin l'Enchanteur ou l'Eternelle quête magique
Montségur et l'énigme cathare
Notre-Dame de la nuit
Paroles celtes
Petite encyclopédie du graal
Pour une rose
Rennes-le-Château ou l'énigme de l'or maudit
Dans un petit bourg des Corbières, arrive un jour de juin 1885 le nouveau curé, Bérenger Saunière.
Il restera là jusqu'à sa mort en 1917 ayant marqué son village pour toujours, à la fois par son comportement hors du commun, mais aussi par la restauration fort étrange de son église et la construction d'importants bâtiments, tous réalisés au nom de sa fidèle servante Marie Denarnaud.
Trente ans après sa disparition, l'histoire de ce prêtre peu ordinaire rebondit et passionne un public de plus en plus nombreux.
L'abbé Saunière a-t-il trouvé un trésor royal ? A-t-il été le docile instrument d'une " confrérie secrète " ? A-t-il fréquenté les milieux ésotériques de Paris ? A-t-il été mêlé, de près ou de loin, au meurtre de l'abbé Gélis ? De fil en aiguille, étayée par de nouvelles interprétations, la légende de Bérenger Saunière perdure et s'enrichit. Mais quelle est la part d'affabulation dans tout cela ?
Ce livre reprend le dossier à son origine et démontre qu'il n'y a pas de fumée sans feu même si certains aspects de l'affaire ont été, à l'évidence, grossis. Une certitude en tout cas demeure : Saunière, de son vivant, avait trouvé quelque chose ; il a, après sa mort, laissé un énigmatique message que personne encore n'a réussi à déchiffrer.
Jean Markale, démontant le mécanisme complexe du " roman " qui s'est bâti autour d'un lieu et d'un homme déconcertants, ne s'appuie que sur des faits tangibles et vérifiables. Il détruit les fausses légendes, explore en profondeur toutes les pistes curieusement négligées jusqu'ici, tente de dévoiler les véritables dessous du mystère.

Siegfried ou l'or du Rhin
Sites et sanctuaires celtes
Vercingetorix
Chartres et l'énigme des druides
La cathédrale de Chartres est incontestablement l'un des plus beaux sanctuaires de toute la chrétienté, tant par son architecture et la richesse artistique de son ornementation, que par la valeur symbolique de son ensemble.
Mais c'est surtout un sanctuaire dédié à la Vierge, et cela, semble-t-il, bien avant l'introduction du christianisme en Gaule.
Quelle est donc cette mystérieuse Virgo paritura que les Druides auraient vénérée à l'emplacement même de la crypte de la cathédrale actuelle, dans une grotte ou dans un temple en plein air ? Ne serait-elle pas, cette " NotreDame de Sous-Terre ", l'image de la Mère universelle, la Déesse des Commencements, celle " sur le point d'enfanter " le monde, vers laquelle se dresse l'humanité entière, celle enfin que les chrétiens ont fini par identifier à l'Immaculée conception ?
A travers la cathédrale de Chartres, haut-lieu de la dévotion mariale, mais également à travers le labyrinthe de la vieille ville, si chargée d'histoire, d'étranges voix se font entendre.
Chartres n'es-elle pas située au centre de la Beauce, recouverte autrefois par une forêt immense, la forêt des Carnutes, qui, selon Jules César, abritait le plus grand sanctuaire de toute la Gaule, sanctuaire où les Druides venaient célébrer, une fois l'an, de très secrètes liturgies ?
Ce qui est sûr, en tout cas, c'est qu'il existe une filiation évidente entre le culte druidique de la Déesse-Mère et le culte de la Vierge Marie, culte lié lui-même aux représentations dites de la " Vierge Noire ".
Or, si NotreDame de Chartres, comme celle du Puy-en-Velay, comme celle de Rocamadour, est une " Vierge Noire ", que recouvre donc son image mythique, surtout dans un pays marqué par la présence indélébile des Druides ?
C'est à tous ces problèmes nimbés d'ombre que cet ouvrage, captivant et hautement documenté, tente de répondre, aussi bien par l'archéologie que par l'histoire, la mythologie et l'histoire des religions.
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