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vendredi 24 avril 2009

curiosité de lecture : théorie de la terre creuse

Il peut sembler étonnant que je n'ai aucune notion sur ce sujet, mais en général, je ne suis pas une adepte de la science-fiction...
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L'expression Terre creuse fait référence à des théories selon lesquelles la planète Terre serait creuse, ces théories étant presque toujours associées à l'idée que la Terre possède une surface interne habitable.
Bien que des romans d'aventure les aient un temps rendues populaires, elles reçoivent peu de soutien au XXIe siècle ; des preuves géodésiques solides les contredisent, et la communauté scientifique les rejette, considérant qu'il s'agit de théories pseudo-scientifiques.
Dans les temps anciens,
l'existence de « royaumes souterrains » était partie intégrante de nombreuses croyances religieuses, comme :
- le Sheol du judaïsme,
- ou l'Enfer du christianisme.

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Edmund Halley émit en 1692 l'idée que la Terre était constituée d'une coquille creuse d'environ 800 km d'épaisseur, de deux coquilles concentriques intérieures, et d'un noyau central, ayant respectivement les diamètres approximatifs des planètes Vénus, Mars et Mercure.
Ces coquilles seraient séparées par une couche atmosphérique, chacune d'elles aurait ses propres pôles magnétiques, et elles tourneraient à des vitesses différentes.
Halley a proposé ce modèle pour expliquer des anomalies dans l'affichage des boussoles.
Il émit l'hypothèse de l'existence d'une atmosphère lumineuse à l'intérieur de la Terre, celle-ci produisant les aurores boréales en s'échappant à l'extérieur.
Il émit également l'hypothèse que les mondes intérieurs pourraient être habités.

Certains ont prétendu que
Leonhard Euler avait également émis l'idée d'une Terre creuse, éliminant les coquilles multiples pour postuler l'existence d'un soleil intérieur qui fournirait de la lumière à une civilisation avancée.
Cette conception pourrait provenir de la mauvaise interprétation d'un écrit dans lequel Euler relatait une simple expérience de pensée.
Sir John Leslie développa plus tard cette idée, suggérant deux soleils centraux, qu'il nomma Pluton et Proserpine.

En
1818, John Cleves Symmes, Jr. suggéra que la Terre était constituée d'une coquille d'environ 1 300 km d'épaisseur, avec des ouvertures d'environ 2 300 km au niveau des deux pôles, et de 4 coquilles intérieures, chacune d'elles étant également ouverte aux pôles.
Symmes devint le plus célèbre parmi les premiers partisans de la terre creuse.
Il prépara même une expédition au pôle nord, grâce aux efforts de l'un de ses disciples, James McBride, mais le nouveau président des États-Unis, Andrew Jackson (en fonction de 1829 à 1837), mit fin à la tentative. Symmes mourut en 1829 sans avoir pu mener à bien son projet.


Cependant, un autre de ses disciples, Jeremiah Reynolds, qui organisait des conférences sur la « Terre creuse », suggéra également une expédition au pôle.
Il semble qu'il ait tenté d'en organiser une par lui-même, mais l'issue en demeure obscure.
Les informations disponibles sur Reynolds restent fragmentaires et contradictoires; nous ne possédons même pas de portrait de lui.
Certains affirment qu'il n'avait que des intérêts pécuniaires, et que l'« expédition » qu'il proposait n'était en fait qu'une tentative de fraude, et qu'il disparut ensuite.
Pour d'autres, il essaya réellement de mener à bien son expédition mais échoua, puis tenta en vain de rejoindre l'expédition de
Charles Wilkes en 1838-1842, la suite de sa vie nous étant inconnue.

Symmes lui-même n'écrivit aucun livre sur ses idées, mais d'autres le firent. McBride écrivit La théorie des sphères concentriques de Symmes en 1826.
Il semble que Reynolds ait rédigé un article qui parut sous forme de brochure séparée en 1827: Commentaires sur la théorie de Symmes parue dans l'American Quarterly Review.
En 1868, un professeur du nom de W.F. Lyons présenta dans Le Globe creux une théorie proche de celle de Symmes, mais ne mentionna pas ce dernier. Le fils de Symmes, Americus, publia alors La théorie des sphères concentriques de Symmes pour remettre les choses en place.

illustration : La Terre creuse envisagée par Euler dans une expérience de pensée, avec deux ouvertures aux pôles, et un soleil intérieur

Histoire récente
Un partisan de la Terre creuse du début du XXe siècle, William Reed, écrivit Le fantôme des pôles en 1906. Il proposa l'idée d'une Terre creuse, mais sans coquilles ni soleils intérieurs.

Vint ensuite
Marshall Gardner (à ne pas confondre avec l'écrivain scientifique Martin Gardner), qui écrivit Un voyage vers l'intérieur de la Terre en 1913, puis une édition enrichie en 1920.
Il plaça un soleil intérieur dans sa Terre creuse.
Il en bâtit ensuite un modèle fonctionnel qu'il breveta (#1096102). Gardner ne fit pas mention de Reed, mais prit Symmes à partie pour ses idées.

D'autres écrivains ont suggéré que des êtres supérieurs possédant une sagesse ésotérique habitaient les cavernes souterraines d'une Terre creuse.
Les thèses selon lesquelles l'
Antarctique, le Pôle Nord, le Tibet, le Pérou ou le Mont Shasta en Californie (États-Unis), sont l'entrée d'un royaume souterrain connu sous le nom d'Agartha, ont toutes des avocats pour les défendre. Certains prétendent même que les OVNIs y ont leurs bases secrètes.

Un livre prétendument du Dr
Raymond Bernard, paru en 1969, La Terre creuse, illustre cette idée.
Le livre reprend les idées de Reed et Gardner, oubliant totalement Symmes.
Bernard ajoute également ses propres idées : les OVNIs viennent de l'intérieur de la Terre, la Nébuleuse de la Lyre prouve l'existence des mondes souterrains, etc. Un article de Martin Gardner a révélé que le pseudonyme « Bernard » a parfois été utilisé par Walter Siegmeister.

Les pages du magazine de
science-fiction Amazing Stories ont assuré la promotion de telles idées de 1945 à 1949 avec « The Shaver Mystery ».
L'éditeur du magazine, Ray Palmer, publia une série de récits de Richard Sharpe Shaver, présentés comme véridiques bien que placés dans un contexte de fiction.
Shaver prétendait qu'une race supérieure préhistorique avait bâti un dédale de cavernes dans les profondeurs de la Terre, et que leurs descendants dégénérés, connus sous le nom de « Dero », y vivaient encore, et utilisaient les fantastiques machines abandonnées par les anciennes races pour tourmenter ceux d'entre nous qui vivent à la surface.
Comme particularité de ces tourments, Shaver décrivait des « voix » qui, selon lui, ne provenaient d'aucune source explicable. Des milliers de lecteurs écrivirent pour affirmer qu'eux aussi avaient entendu les voix sataniques provenant de l'intérieur de la Terre.

Des histoires surprenantes (qui ont peut-être été acceptées comme véridiques dans certains cercles marginaux) ont aussi circulé selon lesquelles
Adolf Hitler et certains de ses partisans se sont échappés vers des régions souterraines à l'intérieur de la Terre après la Seconde Guerre mondiale, en empruntant une entrée située dans l'Antarctique. (Voir également l'adhésion supposée de Hitler aux théories de la Terre creuse concave, ci-dessous).

En
2001 Kevin et Matthew Taylor (équipe australienne père-fils) publièrent le livre La Terre sans horizon, dans lequel ils proposent une théorie pour le moins originale dans laquelle la Terre est creuse, et dans une phase d'expansion qui doit conduire à un état final d'équilibre.
Dans leur théorie, la présence d'un soleil central de petite taille, alimenté par des radiations provenant de la surface intérieure de la coquille terrestre, explique notamment le magnétisme terrestre.

Quelques écrivains ont proposé la construction de
mégastructures qui présentent des similarités avec un monde creux. Voir Sphère de Dyson et Globus Cassus.

Le 4 juillet 2007, un navire aurait dû quitter
Mourmansk en Russie, avec à son bord une centaine de scientifiques, ingénieurs, cinéastes, photographes, experts en communications et « exopoliticiens ».
Selon les organisateurs, la Terre pourrait être pleine dans notre univers tridimensionnel mais creuse dans la quatrième ou la cinquième dimension, ce qui sous-entendrait qu'il « ... faudra établir et maintenir un état de conscience à bord du navire au niveau le plus haut possible pendant les 13 jours. », un seul membre de l’équipage n’arrivant pas à « s’élever » vers les autres dimensions pouvant gâcher l’expérience. Ce qui suffirait à justifier a priori tout échec. De toute manière, le voyagiste a annulé ce voyage.

illustration : Théorie de la Terre creuse de Edmund Halley

La fiction a souvent mis en scène des mondes souterrains : on les trouve représentés aussi bien dans la littérature que dans les bandes dessinées, le cinéma et les jeux. Il n'est cependant pas toujours évident de déterminer s'il est réellement question de mondes creux (au sens strict), ou bien s'il s'agit simplement de vastes cavernes souterraines. Les listes ci-dessous en fournissent des exemples variés.

Littérature

- A la fin des années 1980, le romancier Alain Paris publie aux Editions Fleuve Noir une série intitulée Le Monde de la Terre Creuse qui va compter 10 titres étalés sur 3 "Saisons".

Très vite, cette série attire l'attention des amateurs de jeux de rôles, les uns se passionnent aussitôt pour le jeu qui en est tiré, d'autant que l'auteur lui-même, sollicité par les créateurs du jeu, accepte de rédiger un Guide de la Terre Creuse, alors que les autres traînent l'auteur dans la boue, l'accusant de faire une vomitive propagande pro-nazi !

L'auteur de Pangée, Daïren et Antarcidès avait fait une fois de plus le pari de créer un univers différent mais plausible, et il estime avoir pleinement rempli son contrat.
Vingt ans après da parution, Le Monde de la Terre Creuse continue de rassembler des aficionados , de 500 à 1000 selon les estimations les plus pessimistes. Certains d'entre eux ont développé l'aspect matériel en dessinant des fausses cartes, etc...

- Le Monde de la Terre Creuse avait un fan illustre: John Brunner, prix Hugo de la SF pour Stand on Zanzibar (Tous à Zanzibar), qui dans un article de New_York Review of SF proposait ses services de traducteur aux éditeurs anglo-saxons.

Depuis bientôt 20 ans, on s'arrache les 10 volumes, certains étant devenus très rares sur le marché des bouquins d'occasion.

Alain Paris envisage d'adapter sa saga en série BD - mais en développant plus encore le background et l'aspect totalitaire et étouffant: les fans guettent déjà le moindre frémissement... Il reste à trouver un dessinateur pour donner vie à ce monument.

- Une œuvre de science-fiction, Symzonia : A Voyage of Discovery par un certain « Capitaine Adam Seaborn », parut sous forme imprimée en 1823.

Reflétant manifestement les idées de John Cleves Symmes, Jr., certains ont vu en Symmes son auteur réel. Une réimpression récente présente Symmes comme son auteur, mais cet avis n'est pas partagé par tous, certains chercheurs y voyant la caricature délibérée des idées de Symmes, et pensant en avoir identifié l'auteur qui serait un Américain nommé Nathanial Ames qui écrivit d'autres ouvrages, dont un qui pourrait avoir inspiré Moby Dick. (voir : Lang, Hans-Joachim and Benjamin Lease, The Authorship of Symzonia: The Case for Nathanial Ames in New England Quarterly, June 1975, page 241-252)

- Edgar Allan Poe utilisa l'idée en 1838 dans son roman Les Aventures d'Arthur Gordon Pym. Il s'en inspira également dans MS. found in a bottle et Hans Pfaal.

- Jules Verne, qui ne s'éloignait jamais beaucoup dans son œuvre des limites de la plausibilité scientifique, se servit de l'idée de vastes cavernes situées à plusieurs kilomètres de profondeur (et non d'un véritable monde creux ou du véritable centre de la Terre malgré le titre) dans son roman de 1864, Voyage au centre de la Terre. Ce monde souterrain est éclairé par des réactions chimiques dans son atmosphère intérieure et est peuplé de créatures préhistoriques.
- Edward Bulwer-Lytton écrivit en 1871 un roman se déroulant dans la terre creuse, "Vril, The Power of the Coming Race". Il est disponible en ligne.
- Willis Emerson écrivit en 1908 un autre roman de science-fiction digne d'être mentionné : The Smoky God. Le roman raconte les aventures, présentées comme véridiques, d'un certain Olaf Jansen qui voyagea à l'intérieur de la Terre, y trouva une civilisation avancée, puis repartit. Certains pensent que The Smoky God n'est pas une fiction.

- Edgar Rice Burroughs, plus intéressé par le divertissement que par la plausibilité, écrivit également des récits d'aventures dans le monde intérieur de Pellucidar (on y trouve même, à un moment, la visite de son personnage Tarzan).

On peut noter que, bien que la superficie intérieure totale de la Terre soit nettement plus faible que sa superficie extérieure, Pellucidar possède une surface de terres plus importante que l'ensemble des continents extérieurs; en effet, les continents du monde intérieur correspondent aux océans du monde extérieur, et vice versa.

Des êtres humains primitifs et un mélange excitant de toutes ces grandes et dangereuses créatures qui ont malheureusement disparu du monde extérieur peuplent encore Pellucidar, et Burroughs n'hésita pas à ajouter diverses améliorations, comme les Mahars, créatures intelligentes ressemblant vaguement à de grands ptérodactyles, et dotées de dangereux pouvoirs psychiques.

Pellucidar reçoit la lumière qui l'éclaire d'un soleil central miniature qui ne se couche jamais, ce qui explique que la notion du temps soit absente chez ses habitants humains.

- Dans le roman de science-fiction Inhabited Island des auteurs russes Arcadi et Boris Strougatski, un voyageur de l'espace originaire de la Terre, Maxim Kammerer se pose sur la planète Saraksh où, en raison d'une réfraction atmosphérique très élevée, la population indigène est persuadée qu'elle réside à l'intérieur d'une planète creuse. En conséquence, les habitants ne peuvent accepter l'idée de l'origine interplanétaire de Kammerer.
- Le géologue russe Vladimir Obruchev utilise le concept de terre creuse dans son roman scientifique populaire Plutonia pour entraîner le lecteur à travers diverses époques géologiques.

- La série de récits The Death Gate Cycle, de Margaret Weis et Tracy Hickman, présente également un monde creux concave, à partir de Elven Star, le deuxième livre de la série. Ce monde, appelé Pryan the World of Fire, est un monde creux classique, dans lequel la lumière permanente d'un soleil central a permis aux plantes d'atteindre une taille telle que tous les habitants de Pryan vivent au sommet des plus grands arbres, au sein d'un réseau de branches et de feuilles d'une solidité proche de la roche.

- Les récits de H. P. Lovecraft (et al) appelés mythe de Cthulhu présentent comme thème récurrent un labyrinthe souterrain où vivent divers Grands Anciens.

- Une Terre creuse figure dans le roman pour enfants The Underground Kingdom de la série Choose Your Own Adventure.

- Le roman The Hollow Earth de Rudy Rucker, paru en 1990, a pour sujet Edgar Allan Poe et ses idées.

- Le roman Indiana Jones and the Hollow Earth de Max McCoy (1997) s'attarde sur la légende de la fuite supposée d'Hitler vers l'intérieur de la Terre.

La série de romans Artemis Fowl de Eoin Colfer s'intéresse à une population de fées vivant à l'intérieur de la Terre, sous le manteau.

- Dans son livre Le pendule de Foucault, l'écrivain italien Umberto Eco mentionne l'existence d'une societé secrète proche des nazis, adepte de la théorie de la terre creuse et recherchant Agarttha

- L'aventure de Valérian et Laureline Le pays sans étoile, scénario de Pierre Christin, dessin de Jean-Claude Mézières, se passe à l'intérieur d'une planète creuse ayant un soleil central. Les habitants vivent sur la surface concave et ignorent l'existence d'un espace extérieur. Deux empires guerriers, l'un dirigé par les hommes, l'autre par les femmes, s'entre-détruisent sans cesse, pendant qu'un peuple travailleur leur fournit les armes.

- Le jeu de rôle Hollow Earth Expedition offre des possibilités d'aventures Pulp dans un monde où la Terre est creuse est une réalité. Les joueurs sont notamment invités à jouer les membres d'une mission d'exploration visitant ce monde sauvage, mais peuvent aussi jouer des indigènes confrontés aux visiteurs de l'extérieur voire même ne jamais quitter la surface mais être confrontés aux conséquences politiques de ce qui se déroule dans le monde du dessous.

A noter : Le logo de Wikipédia représente un puzzle sphérique incomplet, proche du modèle de la Terre creuse.
source : wikipédia

curiosité de lecture : l'agartha et la théorie de "la terre creuse"

Recherche de deux mots inconnus et du mythe d'Agartha ...

Agla (religion): formule censée repousser les démons pour les musulmans.

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Une cayenne : en argot ancien, le lieu de réunion d'une association de compagnonnage.



A noter que chez Loevenbruck, l'entrée de la terre creuse se situerait dans la crypte de Notre Dame de Paris...
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L'expression Terre creuse fait référence à des théories selon lesquelles la planète Terre serait creuse, ces théories étant presque toujours associées à l'idée que la Terre possède une surface interne habitable.

Bien que des romans d'aventure les aient un temps rendues populaires, elles reçoivent peu de soutien au XXIe siècle ; des preuves géodésiques solides les contredisent, et la communauté scientifique les rejette, considérant qu'il s'agit de théories pseudo-scientifiques.

Le mythe d’Agartha a absorbé d’autres thèmes ou croyances liés au monde souterrain. Ainsi, le Vril, inventé par Bulwer-Lytton dans son roman The Coming Race (1871), force psychokinétique possédée par la race souterraine des Vril-ya.
Le thème fut développé par Louis Jacolliot, auteur navigant entre la fiction, l’utopoe politique et la description fantaisiste de la civilisation indienne, puis pris au sérieux par de nombreux lecteurs.
Helena Blavatsky et les théosophes acceptèrent son existence.
Raymond Bernard fut le premier à relier le monde du Vril aux théories de la Terre creuse dans son livre The Hollow Earth (1969). Agartha est parfois décrit comme dépositaire du Vril.

Dans les années 1970, le mythe du monde souterrain connut une résurgence, centré cette fois sur l'Amérique du Sud ; bien que le nom d'Agartha ne soit pas mentionné, le lien fut fait par certains et aboutit à l'hypothèse d'entrées amazoniennes (Manaus, Mato Grosso) vers l'Agartha.
En 1974, Erich von Däniken publia L’Or des dieux dans lequel il prétendait avoir découvert au Vénézuela, avec l’aide d’un dénommé Juan Moricz, un système de galeries qui s’étendrait sous toute l’Amérique du Sud.
En 1976 parurent les Chroniques d’Akakor du journaliste allemand Karl Brugger.
Il y révélait l’existence d’un lieu souterrain dans lequel vivrait une mystérieuse tribu amazonienne héritière d’une civilisation extraterrestre ; ils y auraient accueilli en 1942 deux mille soldats allemands arrivés en sous-marin.
Son informateur Tatunca Nara, prétendu chef de la tribu, s’avéra plus tard être un aventurier allemand, Günther Hauck[.

Description

Agartha serait un royaume souterrain relié à tous les continents de la
Terre par l'intermédiaire d'un vaste réseau de galeries et de tunnels.
Cette croyance se retrouve dès l'Antiquité.
Selon la légende, il existe encore de vastes portions de ces galeries actuellement, le reste ayant été détruit par des glissements géologiques.
Le mystère demeure quant à savoir où se trouvent les différentes entrées de ces galeries ; entrées qui peuvent d'ailleurs ne rester ouvertes que pour un temps seulement…

La capitale de ce Royaume est
Shambhala. Cette croyance est très liée au monde du Bouddhisme, mais on la retrouve aussi dans le folklore du Tibet, de la Mongolie, de la Chine, du Turkestan, du Cachemire, de la Perse, de la Russie, de la France, de l'Allemagne, etc.

Il conserverait en son sein des bibliothèques d'archives des Savoirs Perdus des légendaires continents engloutis de l'
Atlantide et de la Lémurie, serait le refuge des "hommes- éclairs" cités dans le Tjukurpa des aborigènes australiens et la cosmologie Mohawks, mais aussi des civilisations disparues des Mayas et des Aztèques, ainsi que leur trésors cachés avant l'arrivée des Conquistadores.

Le Royaume de l'Agharta est aussi à la base de la théorie des partisans de la
Terre creuse, affirmant que l'intérieur de la Terre n'est pas uniquement composé de matière solide, mais aussi d'océans, de masses de terre auxquels on peut accéder par des entrées présentes au pôle Nord comme au pôle Sud, où à travers de profondes failles de la surface de la planète.

Cela a un certain rapport avec l'
alchimie, notamment à cause d’une forme d'énergie appelée VRIL (ce sont les peuples de ce Royaume souterrain qui sauraient utiliser cette "énergie").

Symbolique

Il y a une part de rêve, de contes, de mythes.
Les entrées de galeries cachées qui ne restent "ouvertes" qu'un temps se retrouvent dans les contes de fées avec des entrées de grottes aux trésors ne s'ouvrant qu'à certaines époques ou en certaines circonstances (la caverne d'Ali Baba par exemple, avec son « Sésame, ouvre-toi ! »).

La symbolique des grottes, cavernes, antres et souterrains : dans l'antre peuvent habiter des dieux et des monstres, dans la caverne se trouve plutôt une réserve d'énergie terrestre, parfois symbolisée par le trésor (ex.:le trésor d'Ali Baba mentionné plus haut).
La caverne est la concentration de forces magiques, comme par exemple les "étoiles d'en bas".
La caverne est une matrice, comme la mine est le creuset de l'Alchimiste; elle peut abriter les nains, gnomes et autres gardiens des trésors cachés.
Entrer dans la caverne, c'est faire retour à l'Origine, et de là, monter au ciel, sortir du Cosmos, c'est pourquoi Lao Zi y serait né.
Le Jésus traditionnel, celui des crèches populaires (fort différent du Jésus des Évangiles), serait né dans une grotte, à l'instar par exemple du dieu pré-iranien Mithra ; sa naissance dans une grotte est rapportée dans le Protévangile de Jacques.
Enfin, pour terminer, mais comme un gouffre sans fond il n'y a pas de fin, le gouffre symbolise l'exploration du moi intérieur; et plus particulièrement du moi primitif. [Voir par exemple le Dictionnaire des symboles, de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant]

Entrées

On situe quelques entrées supposées du Royaume d'Agharta dans les endroits suivants :

A lire également :

Ferdynand Ossendowski, Bêtes, Hommes et Dieux. À travers la Mongolie interdite 1920-1921, traduit de l'anglais par Robert Renard, Librairie Plon, 1924 (réédité par les Éditions Phébus, Paris, 1995)

Umberto Eco y fait aussi référence dans son livre Le Pendule de Foucault.