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dimanche 3 janvier 2010

BD : mort de Tibet, créateur de Ric Hochet et de Chick Bill

triste nouvelle...

Le dessinateur franco-belge Tibet, créateur des héros de bandes dessinées Ric Hochet et Chick Bill, est mort samedi à l'âge de 78 ans, a indiqué dimanche son éditeur, les éditions du Lombard.
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Selon l'agence de presse belge Belga, le dessinateur est décédé dans la nuit des suites d'un malaise.



Né le 29 octobre 1931 à Marseille, Gilbert Gascard alias Tibet s'était installé en Belgique avec sa famille à l'âge de cinq ans, selon le site internet spécialisé dans les bandes dessinées Le graphivore, qui a également relayé l'information de son décès. Selon le site, Gilbert Gascard devient Tibet parce que son frère aîné - de 18 mois - prononce plus facilement 'ti-'bet que Gilbert.
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Il a créé à partir des années 1950 le cow-boy Chick Bill (près de 69 albums depuis 1954) et, en collaboration avec l'écrivain
André-Paul Duchâteau, le personnage du journaliste Ric Hochet (près de 76 albums depuis 1963). "Outre le cow-boy Chick Bill, ce western destiné au très jeune public met en scène l'Indien Petit Caniche, le shérif Dog Bull et son souffre douleur Kid Ordinn, des personnages à tête d'animaux dans le style de Disney", rappelle Le graphivore.
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samedi 10 janvier 2009

Les contes facétieux du cadavre : recueil de contes populaires tibétains


Bernard Grandjean m'a dit…
Une suggestion: "les contes facétieux du cadavre" (traduction Françoise Robin) bilingue français-tibétain - Langues et Monde. Un monument de la littérature populaire tibétaine !


Conclusion : me voilà avec 2 titres rajoutés sur ma liste de lecture...

«Voici l'histoire que le cadavre Ngôdrup-chàn raconta : Jadis, quelque part, il y avait six jeunes gens, un fils de chasseur, un fils de médecin, un fils d'artiste, un fils d'astrologue, un fils de charpentier et un fils de forgeron, qui scellèrent une amitié fraternelle.
À la suite de leur père, chacun apprit son propre métier.
Tel le jeune aigle qui a maîtrisé l'art du vol et le jeune canard celui de la nage, chacun s'appliquait à sa tâche chez soi puis jouait avec les autres.
Un jour, ils discutèrent et tombèrent d'accord : Le proverbe dit : "Adulte, le garuda fend les airs; le ciel a beau être très vaste, il n'a pas peur. Adulte, l'homme arpente le monde ; la terre a beau être très vaste, il n'a pas peur." Nous sommes dans ce cas-là.
Les yeux s'ouvrent quand on fait le tour du monde en l'observant. Les six jeunes gens étaient tous intelligents, très courageux et à même de concrétiser leurs projets, aussi chacun partit-il de chez soi pour regarder le spectacle du monde.
Grâce à leurs connaissances, ils firent une tournée d'observation du monde, dans le jeu et la bonne humeur, ne rencontrant pas de difficulté à se nourrir, se vêtir, et se loger. Ils virent beaucoup de choses qu'ils n'avaient jamais observées auparavant...»
Arrivé à ce point de l'histoire, Dechô Sangpo demanda : «Et alors, la démone a-t-elle fait du mal à Sermotso ou non ? Le cadavre Ngödrup-chän s'exclama : «Des paroles se sont échappées de la bouche du garçon dont le bon karma est épuisé !», et il s'en retourna au charnier Silwatsàl en volant.
Extrait de l'avant-propos :
«La société tibétaine était jusque dans les années cinquante - et elle l'est, dans une moindre mesure, aujourd'hui encore - traditionnellement agricole ou pastorale-nomade', peu dense, très peu industrialisée et presque totalement rurale (la capitale Lhasa ne comptait guère que trente mille habitants avant 1950).
Comme dans toute société de ce type, les contes, mystères, apologues, histoires, fables, légendes (la taxinomie tibétaine est floue et polysémique) occupaient et occupent toujours une place importante au quotidien, tant dans la formation de l'individu que dans la construction d'une identité collective, à travers la diffusion de valeurs et de figures de référence partagées par tous...»

Les courts extraits de livres : 17/09/2008

Comme dans toute société de ce type, les contes, mystères, apologues, histoires, fables, légendes (la taxinomie tibétaine est floue et polysémique) occupaient et occupent toujours une place importante au quotidien, tant dans la formation de l'individu que dans la construction d'une identité collective, à travers la diffusion de valeurs et de figures de référence partagées par tous.
Les lecteurs occidentaux ont un accès relativement restreint aux oeuvres de cette tradition. On doit à Alexandra David-Néel et son fils adoptif Lama Yonden une traduction très adaptée et résumée de l'Épopée du héros, guerrier et saint Gesar, qui a le mérite d'être traduite directement du tibétain.
Il y a un demi-siècle, Rolf A. Stein a proposé, quant à lui, la traduction intégrale d'un épisode célèbre de ce cycle interminable (plus de cent quarante volumes à ce jour) et, si l'on peut dire, «in-terminé», puisque toujours en élaboration en quelque endroit des hautes terres tibétaines.
Des contes populaires tibétains ont bien été traduits et publiés, mais ces initiatives risquent de laisser les lecteurs sur leur faim pour plusieurs raisons : certains textes renferment des éléments culturels étrangers au monde qu'ils décrivent, faisant douter de leur origine.
Il arrive par ailleurs que le texte de départ soit si adapté à un lectorat occidental qu'il en perde sa saveur originale. Il est courant aussi que les récits proposés soient traduits de l'anglais, du chinois ou d'une autre langue, alors que la traduction directe du tibétain est le meilleur garant d'une fidélité à l'esprit de ces contes.
Quelques traductions intéressantes ont paru dans des revues confidentielles ou anciennes, et sont donc inaccessibles au grand public.
Enfin, certains contes, effectivement traduits du tibétain, sont en réalité des traductions de textes sanskrits dont l'arrière-plan indianisant n'évoque nullement la culture tibétaine.
Une exception se détache de cet ensemble : les Matériaux pour l'étude de la littérature populaire tibétaine, d'Alexander Macdonald.
Ce titre désigne un ensemble de vingt et une histoires (en deux volumes) qui ont plusieurs points communs avec les Contes facétieux du cadavre ici présentés, car des deux côtés il s'agit d'une variante d'un cycle narratif et littéraire plus large, les Contes du cadavre.
À l'instar d'une partie importante de la littérature narrative et populaire tibétaine, ce cycle trouve ses origines en Inde ; il est inspiré des célèbres Contes du vampire (ou vetäla) indiens, dont la plus célèbre version, traduite en français par l'éminent sanskritiste et indologue Louis Renou, fut publiée en 1963.
La trame est la suivante : un ascète offre des pierres précieuses inestimables à un souverain, qui s'enquiert auprès de son bienfaiteur de ce qu'il peut lui offrir en échange. Ce dernier lui demande de se procurer un cadavre enchanté pendu à un arbre, situé dans un charnier lointain et terrifiant ; grâce à ce cadavre, l'ascète pourra obtenir des pouvoirs surnaturels, des siddhi. Le roi, surmontant sa peur, s'exécute et parvient à capturer le cadavre enchanté.


Né en 1946, Bernard Grandjean a effectué de nombreux séjours en Inde et au Népal. Conjuguant passion pour l’écriture et passion pour l’Asie, il porte un amour particulier à la civilisation tibétaine, dont la lente agonie sous la botte chinoise est le moteur principal de son travail de romancier.
La Reine népalaise
En un lieu reculé du Tibet, un archéologue fait une découverte extraordinaire : un manuscrit de la main de Brikhouti Dévi, fille du roi du Népal et épouse d’un célèbre roi du Tibet du VIIe siècle.

Le début du manuscrit est surprenant, puisque Brikhouti mentionne qu’elle est tenue d’écrire l’histoire de sa vie avec une sincérité absolue, et ce dans un délai d’exactement treize jours !
Cette épreuve lui est imposée afin d’échapper à l’emprise d’une mystérieuse et terrible démone…

Puisant à des sources tant historiques que légendaires, ce roman se fonde sur l’un des plus étranges mythes tibétains, celui de la Grande Démone. Au travers de celle-ci, un lien existerait-il entre des événements aussi éloignés dans le temps que sont la vie de Brikhouti Dévi et le sort tragique que connaît aujourd’hui le Tibet ?
Kailash Editions - Collection Les exotiques - ISBN : 9782842681753

jeudi 17 juillet 2008

envie de découvrir un peu de littérature thibétaine



Envisagé de commencer par ces trois livres... pour commencer en attendant d'avoir un peu plus de renseignement sur la littérature tibétaine.





Contes d'une grand-mère tibétaine de Yveline Féray

Plus que jamais, il faut lire ces contes en les écoutant, car le Tibet a livré la richesse de son immémoriale culture avant tout par ses bardes, ses oracles et ses chants.
Ces récits qui nous dérangent, nous émerveillent et nous troublent plongent aux origines du peuple tibétain, de son identité puissamment originale, là où " en haut du pays d'en haut " la neige touche le ciel dans des espaces sans rivages.
Qu'ils appartiennent aux " Contes du Vetâla d'or ou du Cadavre levé ", ou aux " Contes et chants populaires ", ils illustrent symboliquement cette aptitude des Tibétains, ces éternels voyageurs, à survivre à leurs propres démons en les dominant, et à tous leurs adversaires en leur opposant la force matérialisée de l'esprit, l'âme de leurs cimes.


Et que rien ne te fasse peur : Le combat d'une princesse tibétaine de
Ani Patchen

Jeune princesse tibétaine, fille d'un chef puissant et respecté, Ani Patchèn vit tragiquement l'invasion des Chinois au Tibet.
A la mort de son père, qui résiste à l'oppression, sa vie bascule renonçant à ses aspirations monastiques, elle prend sa succession.
Seule femme à la tête d'une petite armée, elle s'engage totalement dans le mouvement de résistance.
Capturée à la suite d'une attaque-surprise, elle passe vingt et un ans dans les geôles chinoises où elle subit des interrogatoires et des tortures quotidiens.
Elle ne cédera pas et verra mourir toute sa famille avant d'être enfin libérée et de rejoindre Sa Sainteté le Dalaï-Lama.
Ce livre poignant, d'une intensité dramatique exceptionnelle, est un témoignage capital, subtil et émouvant sur l'histoire conjointe d'un peuple et d'une personnalité exceptionnelle

Un mot de l'éditeur
De la résistance armée dans les montagnes du Kham aux geôles chinoises, le combat d’une princesse tibétaine pour défendre son pays


La fleur vaincue par le gel de
Thöndrupgyäl

Tserang et Lhakyi s'aiment secrètement depuis l'enfance mais leurs sentiments et leurs projets d'avenir sont contrés par la tradition.
Leur histoire tragique se déroule au long de sept tableaux successifs, où divers protagonistes prennent tour à tour la parole pour donner leur version des faits.
La narration est chronologique, les récits s'enchaînent et font se dérouler l'histoire sous nos yeux.
Cette nouvelle, éloquent plaidoyer en faveur du mariage librement consenti par les deux époux, s'oppose à la pratique tibétaine encore répandue de l'union arrangée par les parents.
Mais, derrière la question de la liberté du mariage, se profile celle de l'affrontement entre tradition et modernité. Thöndrupgyäl prend clairement parti pour la seconde, qu'il estime nécessaire à la survie du peuple tibétain face à la société chinoise.

Fils de paysans tibétains, adolescent pendant la Révolution culturelle, Thöndrupgyäl (1953-1985) intègre dès la fin des années 1970 l'Institut des Nationalités de Pékin.
Spécialiste d'histoire et de littérature tibétaines, il est le premier auteur de nouvelles à faire l'objet d'une publication en langue tibétaine en 1981.
Il se suicide à trente-deux ans, laissant un testament où il encourage le peuple tibétain à se réveiller. Il occupe depuis lors une position de héros culturel et national parmi les Tibétains.