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samedi 17 juillet 2010

menus propos entre deux livres... Bret Easton Ellis et Pierre Marchant

bonjour tout le monde,

je vous laisse lui rendre visite pour y découvrir les autres...
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Je commence une nouvelle lecture...
grace a Blog-O-Book ...
Les yeux de la grâce de Pierre Marchant
238 pages d'un polar historique sous les carolingiens... une époque qui me plait bien...
quant à l'auteur, Pierre Marchant vit en Alsace depuis 25 ans. Passionné d’histoire, éditeur, il a publié des recueils de poèmes, des nouvelles et des pièces de théâtre qui ont été primés à plusieurs reprises. Il a publié, dans la collection Traces, deux romans policiers : Le Pays des Cendres et Les Yeux de la Grâce.
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Enfin terminé !

vraiment pas accroché. je l'ai trouvé profondément ennuyeux, élitiste et morbide... Gore, cru, une banalisation de la violence, et un personnage aussi monstrueux que les sérials killes qu'il admire tant...
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probablement l'une de mes plus mauvaise lecture de l'année... donc, absolument pas envie de voir le film...
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quand a lire un autre roman de l'auteur... pas tout de suite... le temps de me remettre...
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si bien, que je renonce pour le moment a Les Racines du mal de Maurice G. Dantec... que l'on me promet également violent...
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Rien à voir avec la littérature, mais le sujet m'intéresse aussi...
Sfumato, brouillard dissipé
Arts. Deux chercheurs français viennent de percer le secret de l’effet voilé de Léonard de Vinci.
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Dévoiler la Joconde ?
C’est l’objectif lascif d’une équipe scientifique, associée au Louvre pour percer le mystère du sfumato, qui a fait la célébrité de Léonard de Vinci. Car la fascination qu’exerce la belle Florentine ne tient pas tant à son sourire qu’au voile qui semble la couvrir.
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Léonard lui-même a défini ce procédé du nom de «sfumato», dérivé de fumée qui pourrait se traduire «brouillage» : une peinture «sans lignes ni contours, à la façon de la fumée».
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Au laboratoire de recherche des musées de France, Philippe Walter, chercheur du CNRS, a tenté de trouver une réponse à ce «casse-tête» qui obsède les historiens de l’art depuis cinq siècles, dont les éléments ont été publiés hier (1). «Si le sfumato est si longtemps resté un mystère, dit-il à Libération, c’est notamment que l’étude de la matière picturale de Léonard est très limitée.»
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Il est longtemps resté un objet d’étude esthétique, comme l’a souligné Laurence de Viguerie dans une thèse de doctorat. En 1954, Madeleine Hours, qui dirigeait le laboratoire du Louvre, pouvait ainsi lancer : «La technique de Léonard défie les formes d’analyse.» Quand les scientifiques ont voulu faire appel à la chimie et à la physique, ils se sont heurtés à une série d’obstacles.
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Les analyses «destructives», impliquant des prélèvements, sont très circonscrites. Ces ponctions sont d’une taille infime, mais, enfin, un petit trou d’épingle sur la joue de la Joconde… «Aussi, poursuit Vincent Delieuvin, actuel conservateur au département des peintures italiennes du Louvre, les rares microprélèvements ne portaient-ils que sur des surfaces périphériques, ou alors des zones lourdement restaurées.»
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Glacis superposés.
La radiographie elle aussi se révélait impuissante, tant elle était elle-même brouillée : les radios des Vinci sont fantomatiques. Avec le concours du Synchrotron européen de Grenoble, et de Bruno Mottin, spécialiste du laboratoire au Louvre, Laurence de Viguerie et Philippe Walter ont mis au point une méthode de modélisation, fondée sur la «spectrométrie de fluorescence des rayons X», permettant de calculer l’épaisseur de couches infimes de peinture et la composition des pigments.
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La demi-douzaine de Léonard au musée du Louvre a été analysée, les jours de fermeture, directement dans les salles. Les chercheurs se sont attachés aux visages, dont le réalisme, la finesse de traits et le dégradé des couleurs témoignent d’une exceptionnelle maîtrise technique. Qui n’avaient jamais pu faire l’objet de prélèvements.
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L’analyse a révélé que Vinci avait déposé à la surface de sa peinture une superposition de glacis lui permettant d’ombrer subtilement sa composition. Pour Philippe Walter, c’est par ce moyen que Léonard pouvait obtenir à la fois une représentation hyperréaliste de la nature et ses fameux effets vaporeux. Le système fonctionne comme un verre opaque : chaque couche translucide lui permettait de jouer sur des variantes dans les clartés et les coloris.
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Il faudrait plutôt parler de films, dont chacun fait 1, 2 ou 3 microns. Léonard pouvait ainsi déposer sur sa peinture jusqu’à trente microcouches, le tout inférieur à une quarantaine de microns, l’épaisseur d’un demi-cheveu. Chaque film demandait un temps de séchage pouvant s’étaler de plusieurs jours à quelques mois, ce qui explique que le biographe des peintres de l’époque, Giorgio Vasari, ait pu affirmer que Léonard avait pu passer «quatre années à travailler sur le portrait de la Joconde, avant de le laisser inachevé», tout en se disant ébahi de sa capacité à rendre des tons «plus noirs que noirs».
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Résine et huile.
Il n’aurait pas été le seul, ni même le premier, à user de cette superposition de glacis, inventée par les peintres flamands avant d’être introduite en Italie. Il avait cependant su jouer de pigments noirs comme l’oxyde de manganèse pour obtenir son effet «fumé». Auquel il a ajouté, pour certains visages, un soupçon de cuivre pouvant donner un reflet bleuté. Il a aussi retranscrit cette méthode avec la nouvelle technique de l’huile, en utilisant un liant probablement composé d’un mélange de résine et d’huile. L’addition des glacis, et la forte présence de manganèse ou de cuivre, apparaît clairement dans les trois chefs-d’œuvre du Louvre, Monna Lisa, Saint Jean Baptiste, et la Vierge à l’enfant avec sainte Anne.
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Pour Vincent Delieuvin, ces affinités vont obliger les historiens de l’art à réviser leur Léonard. Le Saint Jean Baptiste apparaît comme le petit frère de la Joconde, peinte en 1503, alors qu’on a toujours pensé qu’il avait été une des dernières réalisations de l’artiste, une dizaine d’années plus tard.
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Et sur le groupe de la Vierge à l’enfant avec Sainte Anne, chaque visage a été peint avec une subtilité de tons selon des techniques différentes, qui contribuent à singulariser les émotions des personnages de ce trio tragique. Tout en témoignant de la science de Léonard.
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(1) «Revealing the sfumato technique of Leonardo da Vinci by X-ray Fluorescence Spectroscopy», Laurence de Viguerie, Philippe Walter, Eric Laval, Bruno Mottin, V. Armando Solé Angewandte Chemie International Edition, 2010.

vendredi 16 juillet 2010

menus propos entre deux lectures...

bonjour tout le monde,
Pas grand chose à vous raconter aujourd'hui... jour de courses... puis visite a ma mère à la clinique... elle semble aller mieux...
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sinon, je viens de faire un tour chez Blog-o-book, comme tous les jours... je suis une grande fan de ce forum... et de nouveau... sélectionnée pour un livre...
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ce soir, partenariat chez livraddict... je vais essayer de ne pas me laisser tenter une fois de plus... mais la parole d'une lectrice compulsive peut-elle être crue ?
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Sinon, pas beaucoup de visite sur la blogosphère, ce sera pour demain...
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lu un peu la presse... gardé des articles sur facebook et twitter...
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"la liseuse" de Debbie Miller (Lali)
Pour le moment je poursuis la lecture de American Psycho de Bret Easton Ellis ... je suis effarée par la violence de ce livre !
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"Je ne suis pas sorcier" de Pie Tshibanda 125 pages ISBN-10: 2266188283
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voilà donc le livre du partenariat du 14 juillet, que j'aurais le plaisir de lire avec Alice, Angie, Dunky, Saxaoul
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résumé :

En Afrique, les croyances ancestrales ont la peau dure…
« Je ne suis pas sorcier. »C’est l’aveu d’un vieil homme, aux portes de la mort. Un aveu que son fils, Ngeleka, bossu, ne lui a jamais entendu faire. Après une vie d’errance, de village en village, c’est la première fois qu’il s’en défend.Ngeleka lui-même s’est vu accusé, ostracisé. Sa bosse le désignait. Dans les nombreux bleds congolais qu’il a traversés, ils étaient des centaines comme lui, des « sorciers », des réprouvés, responsables tout trouvés pour les mauvaises récoltes, la mortalité infantile… Mais comment faire la part des choses entre superstition et tradition ? Entre innocence et culpabilité ? Loin de l’Afrique caricaturée et urbaine, le pays vit au rythme des féticheurs et des désenvoûtements : celui qu’il frappe doit rester sage, stoïque. Ngeleka le bossu fera, par lui-même, cette cruelle éducation…
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lundi 12 juillet 2010

Bret Easton Ellis - American Psycho

lecture en cours...
Voilà un livre que j'ai tenté de lire il y a quelques années... puis abandonné, mais je ne me souviens plus trop pourquoi.
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Nouvel essai... dans le cadre du challenge ABC 2010... et comme je suis curieuse, je jette un oeil sur le magazine lire...
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résumé :
Patrick Bateman est un jeune homme riche, beau et intelligent. Un golden boy de Wall Street à qui tout réussit.
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Il est par ailleurs parfaitement au fait des techniques de nettoyage et désincrustage de la peau les plus efficaces, il s'applique les meilleures crèmes pour le visage, ne porte que des vêtements de grands couturiers, utilise les derniers gadgets technologiques et passe ses soirées au Tunnel, la boîte branchée du moment. Bien sûr, tous ses amis sont comme lui.
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La seule différence, c'est qu'en plus Patrick Bateman viole, torture et tue.
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Mais il ne ressent jamais rien. Juste une légère contrariété lorsque ses scénarii ne se déroulent pas exactement comme prévu.
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À sa sortie en 1991, le roman d'Ellis suscita une vive émotion, aussi bien à cause de ses scènes d'horreur décrites quasi cliniquement que de son principal personnage, Bateman, symbole de la réussite économique, enfant prodige travesti en tueur sadique et immoral.
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Il faut dire qu'Ellis s'attaque de front à tous les excès de superficialité de l'Occident contemporain : sexe, culte du corps, de la richesse et de la jeunesse. Une entreprise de destruction commencée très tôt avec son premier roman Moins que zéro écrit alors qu'il avait 22 ans et que l'on retrouve dans Glamorama. Bret Easton Ellis ou l'art de mettre de l'acide sur les plaies béantes de la société.
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Le pire de l'Amérique

Moins provocant que le roman, le film American Psycho fait du tueur la victime d'un système.
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Neuf ans après sa parution, le roman de Bret Easton Ellis dérange, choque, fascine. Il se veut une satire sociale, jugeant la minisociété des «yuppies», ces rois économiques des années 80-90.
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Le personnage de Patrick Bateman, matérialiste frénétique, vaut le détour. Homme d'affaires en Armani ou en Christian Lacroix le jour, tueur sanguinaire la nuit, il ne connaît pas les états d'âme, sauf lorsque son brushing laisse à désirer.
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Glacial, il ne s'intéresse qu'à l'apparence, ne fréquente que de parfaits ectoplasmes qu'il retrouve dans les restaurants à la mode en compagnie de mannequins survitaminés. Parfaitement «tendance», il se transforme parfois en monstre, tuant les clochards qui le dégoûtent, les femmes qui le fatiguent ou les collègues de bureau encombrants. Bret Easton Ellis glisse dans son roman touffu de l'humour, de la fable et une envie de choquer ses contemporains, entre sexe, drogue, sang et vie de bureau.
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Le film de Mary Harron a saisi toutes les facettes du roman. On y retrouve le héros, interprété par Christian Bale, étonnamment lisse, jeune, musclé. Son visage immobile, ses cheveux brillants, ses costumes impeccables et son regard impassible laissent tout de suite imaginer la tempête sous le crâne, l'ignominie derrière la maîtrise de soi. Et quand apparaissent les débordements et les massacres, nul ne peut s'en étonner. Refusant de montrer l'horreur, la réalisatrice a préféré l'humour décalé, le détail glaçant, la violence stylisée.
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Beaucoup moins troublant, compulsif et arrogant que le roman, le film en arrive même à justifier Patrick Bateman, symbole d'une culture américaine poussée à l'extrême, telle une pauvre créature victime d'un système. Et voilà qui donne drôlement à réfléchir!-Par Christine Ferniot (Lire), publié le 01/06/2000
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Qui est Bret Easton Ellis?

Un écrivain nommé Bret Easton Ellis est confronté au fantôme de son père et à un tueur en série qui utilise American Psycho comme scénario de ses meurtres.
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Autofiction? Plus que cela, Lunar Park est un grand roman sur la création. Rencontre avec un géant.
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New York, envoyé spécial
A quels signes reconnaît-on un chef-d'œuvre?
Lorsque votre corps se met à trembler, lorsque la fièvre empourpre votre front, lorsque vos poils se hérissent, lorsque les pages se tournent toutes seules, lorsque la fébrilité le dispute à la précipitation, lorsque la gorge se noue, lorsqu'on éclate de rire, lorsqu'on veut revenir en arrière pour lire trois ou quatre fois encore une phrase dont l'évidente beauté vous frappe au cœur, lorsque vous découvrez que vous avez raté la station de métro où vous deviez descendre, lorsque vous laissez échapper un cri, lorsque vous avez loupé le rendez-vous que vous croyiez le plus important de votre vie... Voici tous les symptômes qui attendent le lecteur de Lunar Park, œuvre déjantée et géniale, défi littéraire majeur et, accessoirement, meilleur roman d'un jeune homme arrogant et provocateur nommé Bret Easton Ellis.
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Mais qui est Bret Easton Ellis?
L'auteur d'American Psycho, le roman qui scandalisa le monde entier en 1992 parce qu'il décrivait la lente métamorphose d'un yuppie de Wall Street en serial killer, dans un style vernaculaire où les marques de fringues et les noms de personnalités du show-biz tenaient lieu d'adjectifs. Riche et célèbre, adulé par les uns, méprisé par les autres, Ellis incarne depuis l'idéal américain de la réussite fulgurante: une intrigue provocatrice, un style aussi branché que bâclé et voilà qui suffit à trousser un de ces romans d'époque qui vous propulsent, en un rien de temps, à la tête d'une fortune estimée à plusieurs centaines de millions de dollars. Le tout à trente ans et des poussières. Beau début pour une légende.
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Bret Easton Ellis reçoit comme une rock star, dans l'immense salle de conférences tapissée de livres que son éditeur, la prestigieuse maison Random House, met à sa disposition au vingt-cinquième étage d'une tour de verre située sur Broadway, entre la 55e et la 56e Rue. Vue imprenable sur Manhattan. Le dôme argenté du Chrysler Building surmonte la crête des gratte-ciel ultramodernes qui décorent la 7e Avenue, la flèche de l'Empire State Building défie les nuages annonciateurs d'un hiver pluvieux, sur l'Hudson un gigantesque ferry glisse en silence et, en bas, le fleuve des voitures s'écoule vers Times Square. Malgré le double vitrage, les bruits de la ville parviennent jusqu'à nous: ululement des sirènes, pétarade des camions, concert de klaxons, crissements de pneus...
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Bret Easton Ellis reste une longue minute face à la baie vitrée, silencieux, les yeux mi-clos. «Voilà, je me suis ressourcé», lâche-t-il après avoir pris son inspiration, comme un sportif avant l'épreuve. Puis, tout à trac: «Croyez-moi, un spectacle comme celui-ci vous donne plus d'énergie qu'un cachet de Xanax ou d'ecstasy.» Ça commence fort!
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Ellis a retiré ses lunettes de soleil, vérifié deux fois que son téléphone portable était bien éteint et enroulé l'ensemble autour du casque de son baladeur iPod, «le seul gadget dont je ne sache toujours pas me servir tout seul», précise-t-il dans un soupir.
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Quand on lui fait remarquer que ses romans sont truffés de ce genre de bidules de marque dernier cri, il lève les bras au ciel: «C'est comme pour les vêtements: je parle de tout ce qui est à la mode, parfois même je la crée, mais je ne suis pas victime de cette mode: ce n'est pas parce que je constelle mes livres de références à ces choses qui nous entourent que je les aime ni que je sais m'en servir.»
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En effet, un coup d'œil à sa tenue suffit à semer le désarroi. On s'attendait à voir surgir l'écrivain maquillé en golden boy, costar impeccable (Armani ou Paul Smith?), chemise mousquetaire (J. Crew ou Banana Republic?), chaussures hors de prix (Berluti ou Prada?), et Ellis débarque en survêtement pourrave, une chemisette négligemment enfilée par-dessus un tee-shirt fatigué, chaussé de baskets achetées chez Macy's, l'équivalent new-yorkais de nos Galeries Lafayette.
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Première (bonne) surprise: Bret Easton Ellis n'a rien du frimeur blasé qui hante ses romans. «J'écris sur ce que je ne comprends pas. Je sais que beaucoup de ceux qui m'imitent mettent un point d'honneur à ressembler à leurs personnages, mais c'est absurde! C'est même montrer à quel point on me lit mal et on me comprend mal: je mets en scène des gens qui ne me ressemblent pas parce que tel est le rôle de l'écrivain: écrire sur ce qui lui est étranger, et non décrire son milieu ou raconter sa vie.»
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Raconter sa vie, justement, tel semble être, à première vue, le sujet de son dernier livre, Lunar Park. Ellis sourit; il attend la question. «Alors, Bret, ce roman, c'est une autobiographie?» Nouveau sourire. «Allez, Bret, qu'est-ce qui est vrai? Qu'est-ce qui est inventé?» Bret Easton Ellis fronce le sourcil durant quelques instants, puis me considère d'un air indulgent: «Ça, ne comptez pas sur moi pour vous le révéler.»
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L'aveu est clair: Lunar Park est bien un roman et non, comme certains l'ont cru, une autobiographie. Un roman dont le héros s'appelle Bret Easton Ellis, est écrivain, a connu le succès avec des romans nommés Moins que zéro, Les lois de l'attraction, American Psycho et Glamorama, a pour copain de débauche le romancier Jay McInerney, écrit des scénarios pour Hollywood et enseigne les rudiments de la littérature à des étudiants déjà grisés par la célébrité.
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Mais là s'arrêtent les ressemblances. Du moins si l'on cherche à savoir quelle est la vérité sur Bret Easton Ellis, le plus mystérieux des écrivains célèbres. Lunar Park n'est donc pas une autobiographie.
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«Absolument pas», décrète fermement l'intéressé. Si l'on tient vraiment aux étiquettes, on dira que ce roman appartient au genre dit «autofiction». Et si on le lit jusqu'au bout, on comprendra qu'il bouscule à jamais les règles de l'autofiction: parions que l'on n'écrira plus jamais d'autofiction comme on le faisait avant Lunar Park. Pourquoi? Parce que Bret Easton Ellis réussit le tour de force d'aller plus loin que le divin Philip Roth dans l'utilisation - et la manipulation - du double.
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Une crise existentielle
Le double pour parler de soi, l'idée n'est pas nouvelle. Mais jamais elle n'avait trouvé pareille issue. «Lorsque j'ai lu Opération Shylock, de Philip Roth, j'ai eu le choc de ma vie: tout me semblait si clair alors que Roth cherchait à perdre son lecteur en mettant en scène un romancier qu'il nommait Philip Roth, en écrivant à la première personne...»
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Ellis découvre Roth en même temps que les romans de Don DeLillo, l'autre géant des lettres new-yorkaises. Il a déjà derrière lui un passé d'écrivain à succès, «et une inculture crasse».
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Mais le «choc» est tel qu'il mûrit, pendant presque dix ans, le projet d'un livre où il parlerait de lui sans rien dévoiler, un livre où ses obsessions et sa vie seraient jetées en pâture au public pour que lui, l'auteur, comprenne mieux qui il est, un livre où la littérature d'introspection rejoindrait la littérature d'épouvante, un livre qui deviendra Lunar Park.
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«Comme pour tous mes romans, je travaille énormément: je prends des notes, par milliers de pages, puis je m'enferme pour écrire, chronologiquement, ce qui deviendra le livre. Ensuite, je coupe. Beaucoup.»
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Bret Easton Ellis s'exprime avec la précision des écrivains qui savent ce que suer veut dire, ce qu'une page blanche doit au travail quotidien. Ceux qui l'imaginent en fringant noceur, passant ses nuits en boîte à boire en compagnie de la jet-set, cocaïné jusqu'à l'os, en seront pour leurs frais: «Je ne suis plus un étudiant à qui l'on faisait croire qu'il était écrivain et qui s'étourdissait dans ces fêtes pour se sentir exister. C'est donc en partie vrai, admet-il sans fard. Et en partie faux. Aujourd'hui, je sors beaucoup, pour contempler la faune actuelle. Elle servira de modèle à mes personnages de roman. Mais je consomme peu et je rentre me coucher assez tôt, car le lendemain j'écris.»
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Tous les jours? «Tous les jours, même avec une gueule de bois - dans ce dernier cas, seul change l'horaire auquel je me mets derrière mon écran d'ordinateur.»
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Bret Easton Ellis a changé. «J'ai vieilli», lâche-t-il dans une esquisse de sourire. «Je viens d'avoir quarante et un ans et j'ai l'impression de traverser une crise existentielle terrible. La fameuse crise de la quarantaine...»
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Ellis se laisse alors aller aux confidences. Oui, ce qu'il décrit au début de Lunar Park (sa vie de bâton de chaise, avec abus d'alcool et de dope) est authentique.
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Non, il n'a pas fait d'overdose dans la salle de bains d'un grand hôtel pendant la tournée promotionnelle d'un de ses livres, mais il aurait pu.
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Oui, la tristesse, l'ennui, la peur sont ses compagnons les plus fidèles depuis quelques années. Depuis que le fantôme de son père, avec lequel il s'était brouillé et qui fut retrouvé mort quelques mois après la parution d'American Psycho, le réveille certaines nuits. «Et puis la vie a changé, en Amérique, depuis le 11 Septembre.»
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Nous y voilà! Lunar Park est aussi un roman post-11 Septembre, qui raconte comment des quadras jusque-là sûrs d'eux-mêmes, archimondains et définitivement urbains choisissent de quitter la ville (New York) pour une banlieue résidentielle où végètent, ensemble, de jeunes bourgeois carriéristes rongés par l'anxiété et la peur de l'Autre, quel que soit le visage qu'il prend.
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Le narrateur, le dénommé Bret Easton Ellis, tente de s'acclimater à cette existence paisible. Il fait tout (ou presque) pour arrêter la drogue et l'alcool, s'est marié à une actrice qui lui donna jadis un fils qu'il n'eut pas le cran de reconnaître, suit des séances - hilarantes - de thérapie de couple, drague quand même ses étudiant(e) s, et entend élever son rejeton comme un bon père de famille.
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«Tout cela parce qu'il vient d'avoir quarante ans, précise Ellis avachi devant la baie vitrée qui domine Manhattan, mais aussi parce que son monde s'est effondré un certain 11 septembre lorsqu'une bande de dingues a lancé sur ce monde deux avions de ligne: la vie continue, bien sûr, mais nous sommes tous un peu plus névrosés qu'avant.»
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Dans la banlieue résidentielle créée pour ces riches Américains, des enfants disparaissent mystérieusement. Robby, le jeune fils du narrateur, semble en savoir plus qu'il ne veut bien dire sur ces disparitions.
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Et tout à coup, le cauchemar se met en place: une peluche éventre les écureuils, la peinture de la maison s'écaille sans explications, la Mercedes 450 SL crème du père d'Ellis fait d'étranges apparitions dans le quartier, des mails en provenance d'une banque arrivent sur l'ordinateur de notre écrivain à deux heures quarante du matin, l'heure précise où mourut son père...
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Et un type déguisé en Patrick Bateman, le tueur en série d'American Psycho, se promène dans les environs alors que l'on annonce à Ellis que des meurtres inspirés de son roman sont commis à intervalles réguliers sur des victimes portant précisément le nom des protagonistes du livre...
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Le problème, c'est que le narrateur, Bret Easton Ellis, est le seul à remarquer tout cela. Aussi, lorsqu'il tente de s'en ouvrir à ses proches, passe-t-il pour un ex-junkie en train de rechuter gravement. La paranoïa le saisit, la folie également. Est-ce la fin de Bret Easton Ellis?
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Lunar Park est une mise en accusation du mode de vie dans lequel Ellis s'est complu pendant des années. «Et une hypothèse de vie», ajoute le vrai Bret Easton Ellis: «Peut-être aurais-je pu devenir ce type si je m'étais marié, si j'avais tenté d'être un père de famille. C'est aussi ce qui aurait pu se passer si American Psycho avait été le livre infect que certains tentèrent de diaboliser sous prétexte qu'il ferait l'apologie de la violence gratuite: ce n'est absolument pas le cas, évidemment. C'est, au contraire, un roman contre l'hyperviolence. Mais si vous voulez détourner un avion, il faut monter dedans...
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Pour dégoûter les gens de la violence, il faut leur montrer ce qui arrive si l'on va jusqu'au bout de la violence. Kubrick l'avait fait au cinéma avec Orange mécanique. Certaines scènes d'American Psycho étaient tellement insoutenables que je les ai écrites d'un jet, les unes après les autres, enfermé dans une chambre d'hôtel, avant de les replacer dans telle ou telle partie du roman.»
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Lunar Park règle donc la querelle d'American Psycho. «Un type se met à commettre les meurtres décrits dans American Psycho et plus on avance dans l'histoire, plus l'étau se resserre autour de celui qui a écrit ce livre, le pauvre Bret Easton Ellis.»
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Une façon d'exorciser un mauvais souvenir? «En un sens, peut-être, répond Ellis. J'ai très mal vécu le scandale qui a suivi la parution du livre, puis la sortie du film, à cause des innombrables menaces de mort qui m'ont été adressées, mais aussi parce que l'on tentait de réduire ce roman à un livre branché.»
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Pendant tout le temps que dura le scandale autour de son roman, Ellis adopta une ligne de conduite dont il ne dérogea pas: «Les écrivains peuvent écrire ce qu'ils veulent sur moi, je refuse de polémiquer avec eux. Se battre comme chien et chat devient vite se battre comme chat et souris... Très peu pour moi. Pendant qu'ils s'entre-dévorent, j'écris. J'avance.»
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Si l'on dépasse le premier degré de lecture, American Psycho apparaît bien comme le point d'arrivée d'un trajet littéraire qui débuta, en Amérique, avec Gangs of New York, le roman d'Herbert Asbury porté à l'écran par Martin Scorsese - ce n'est sans doute pas un hasard si le quartier de Five Points se situe à un jet de pierre de celui de Wall Street - et Patrick Bateman est le paradigme qui condense les personnages littéraires les plus violents de l'histoire de la littérature américaine.
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Mais American Psycho est aussi «le» roman de New York, celui qui résume le mieux la violence que portait en elle cette ville unique avant que Giuliani ne la «disneylandise» et que des intégristes ne la terrorisent. «C'est exact, admet Ellis. Lunar Park m'a sans doute permis de dépasser cette époque, de m'intéresser à autre chose qu'à la société aseptisée et vide que je décrivais, où le divertissement accompagne la démission des parents.»
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Un ton simple et direct
Dépasser son époque, soit. Dépasser son style, aussi. Lunar Park est remarquablement construit. On retrouve ce ton simple et direct qui fit le succès d'Ellis lorsqu'il publia, à vingt et un ans, Moins que zéro, son premier best-seller, «écrit en huit semaines, défoncé au crystal-meth»: indicatif présent et première personne du singulier, pour aller droit au but. Moins de name dropping - voire pas du tout.
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Au milieu du récit, lorsque les visions du narrateur s'affinent et que l'on bascule dans l'horreur, Bret Easton Ellis se met dans la peau de Stephen King: «Ce roman est aussi un hommage à King, précise-t-il. Disons que mes deux maîtres, ici, furent Philip Roth et Stephen King. Tous les deux sont très sous-estimés. Voilà ce qui arriverait si aux névroses du premier on ajoutait le sens de l'horreur et du suspense du second, non?»
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En effet, car on ne lâche pas Lunar Park avant le dernier paragraphe, saisissant de poésie aux accents romantiques.
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Non, Bret Easton Ellis n'a pas vieilli. Il a juste mûri. C'est différent. Aujourd'hui, l'ex-enfant terrible des soirées de Manhattan se sent apaisé. Il publie son roman en même temps qu'il émerge de ce qu'il qualifie lui-même d'une «sorte de dépression», un «truc bizarre où je me sentais seul et inutile».
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Un truc qui s'abattit sur lui au lendemain du 11 septembre 2001 et qui s'amplifia un matin de janvier 2004 lorsque mourut son ami Michael Wade Kaplan, à qui est dédié Lunar Park. «Il était mon ami et mon amant, il avait trente ans. Pourquoi meurt-on à trente ans? J'ai sombré totalement. Pendant dix-neuf mois, je me suis enfermé à Los Angeles. Sa mort a été le déclic pour écrire ce roman que je portais en moi depuis tant d'années, depuis la mort de mon père en 1992
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Avec Lunar Park, Bret Easton Ellis tente de se réconcilier avec son passé, explore l'homme qu'il ne sera jamais, réinvente le genre de l'autofiction, exhibe les peurs de l'Amérique. Et promet aux générations qui viennent un avenir radieux à condition qu'elles sachent s'affranchir des dépendances - la filiation n'étant pas la moindre.
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Qui est Bret Easton Ellis?
Le gaillard joufflu qui se tient là, dans ce nid d'aigle de Manhattan, écrira tant qu'il ne sera pas sûr de la réponse. Et il brouillera les pistes plus qu'il ne cherchera à se mettre en valeur. Timide, discret, star à sa manière mais profondément humain. A tout prendre, le véritable Bret Easton Ellis, dans ce roman kaléidoscope, ressemble davantage à Robby, le fils, qu'à l'écrivain nommé Bret Easton Ellis.
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Dans ce dernier, le lecteur reconnaîtra plutôt le père d'Ellis, ce Robert Martin Ellis qui servit de modèle au Patrick Bateman d'American Psycho. Qu'importe! Que les scènes soient vraies ou fausses, rapportées ou inventées, Bret Easton Ellis ajoute une pierre à sa légende.
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Ses fans découvriront ce qu'un romancier qui débuta par la provocation peut donner lorsqu'il se met à travailler; ceux qui n'ont guère apprécié American Psycho, ou qui furent troublés par ce roman (j'en suis), seront subjugués, tout simplement.
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Une chose est sûre: Lunar Park ne vous laissera pas tel que vous étiez avant de l'avoir ouvert. Et si ce n'est pas cela que vous demandez à la littérature, alors vous pouvez toujours lire le dernier Mary Higgins Clark...Par François Busnel (Lire), publié le 01/11/2005

vendredi 5 février 2010

menus propos, bric à brac, envie de lire...

Bonjour à tous
Aujourd'hui c'était jour de grandes courses, alors survolé les blogs amis... relevé une seule nouvelle tentation de lecture... mais vraiment forte.
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Sinon, côté livre de chevet, toujours aussi passionnée par "Ou César ou rien" de Manuel Vázquez Montalbán.
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Arrivée page 185... Machiavel réapparaît, Joan Borgia vient d'être assassiné, Lucrèce a été divorcée et sur le point de se remariée, César reprend la guerre, et la cour papale croule sous les scandales et la dissolution des moeurs... Savonarole bientôt au bûcher...
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Epouses et assassins de Kwei Quartey
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Au Ghana, quand un policier de la capitale part enquêter dans un village, tradition et modernité s’affrontent... Gladys, étudiante en médecine, a été assassinée près du village de Ketanu, où elle était bénévole pour un programme humanitaire.
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L’inspecteur Dawson est envoyé pour résoudre l’affaire. Étrange retour en arrière : vingt-trois ans plus tôt sa mère, originaire de la région, a disparu au même endroit.
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Déboussolé par les pratiques locales, Dawson voit son enquête piétiner. Et pourtant, les suspects sont nombreux : prêtre féticheur, médecin traditionnel, admirateurs de Gladys, éconduits ou non... A Ketanu, l’amour, la haine et la jalousie sont tenaces, voire mortels.
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Amateurs de polars, lu chez Hardboiled
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Mais est-on sûr de bien connaître qui se cache sous le sempiternel feutre mou, l'imper au col relevé, derrière la flasque de bourbon, la moue désabusée et qui manie aussi bien l'ironie mordante que le revolver ?
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Ces icônes littéraires et cinématographiques ont fait la gloire du détective privé mais qu'ont en commun Philippe Marlowe, Varg Veum, Myron Bolitar, Nestor Burma ou encore Sam Spade ?

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l'article est particulièrement intéressant.
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Une lecture attentive de son Twitter révèle d'ailleurs un humour grinçant et des saillies de ce genre en continu.
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L'auteur postant régulièrement des commentaires acides, dignes de ses personnages, tel que l'excellent :"Beaucoup de gays à la projection d'Avatar au Dôme ce soir.
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Bon, on sait au moins maintenant quel sera le déguisement favoris pour Halloween à West Hollywood" (l'importance de la population homosexuelle et des commerces gay à West Hollywood valent en effet à cette partie de la ville la réputation de "village homo") ou encore "Me suis battu avec un scénariste hier soir à propos des raisons pour lesquelles je trouve que le remake de La Dernière maison sur la gauche est meilleur que Precious".
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Un des meilleurs, dans le genre narcissique à la Moins que zéro : "A la gym, une série de trois dans le Ipod : I'm A Rocker (Springsteen), I'm So Afraid (Fleetwood Mac), and I'm That Type of Guy (LL Cool J)." Bref, du pur Ellis.
Accablant pour certains bien évidemment. Quant aux autres, ceux qui se demandent encore si Bret Easton Ellis prépare
un nouveau roman, qu'ils soient rassurés, il l'écrit sur Twitter ! Les fans peuvent donc s'abonner sans hésiter, il recevront une ligne par jour du maître. Reste à savoir tout de même, si la personne qui se cache derrière ce Twitt, est vraiment Bret Easton Ellis...
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Victor Hugo représentera la culture française à l'étranger
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Le Sénat est actuellement en train de discuter un projet de loi, visant à rassembler les instituts culturels, centres et autres organes culturels des ambassades françaises à l'étranger, sous une même bannière.
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Ce projet initié, il y a un an avait subi quelque retard à cause de réticences des ambassadeurs qui craignaient de perdre un peu de pouvoir et des discussions sur le statut du personnel, indique l'AFP.
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Se fiant à des sources diplomatiques, nos confrères ont révélé que ces instituts pourraient s'appeler « Instituts Victor Hugo » sur le même principe que l'Institutos Cervantes espagnol, l'Instituto Camoes portugais, le Goethe Institut allemand, la Societa Dante Alighieri italienne ou encore le Confucius Institute chinois.
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L'institut Victor Hugo sera un « établissement public à caractère industriel et commercial ». Il sera « placé sous la tutelle du ministre des Affaires étrangères » et remplacera l'association CulturesFrance. Il aura en charge de promouvoir la culture française (par exemple au niveau des savoirs et de la langue).
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L'objectif de ce projet est de donner une meilleure cohérence aux organes culturels français à l'étranger mais aussi de donner « une meilleure visibilité de l'action culturelle française à l'étranger ».
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On trouve 135 centres français dans 160 pays et 1 000 Alliances françaises. Celles-ci conserveront leurs noms, leur autonomie et leur statut.
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lu sur http://www.livreshebdo.fr/actualites/DetailsActuRub.aspx?id=4011#4011 Onze manuscrits d'Hölderlin à Strasbourg L’exposition consacrée à l’écrivain allemand présente pour la première fois 160 documents au public français.
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La Bibliothèque nationale universitaire de Strasbourg s’est associée à la Württembergische Landesbibliothek de Stuttgart pour présenter 160 documents concernant l’écrivain allemand Friedrich Hölderlin, dont onze de ses manuscrits originaux, « clé de voûte de l’exposition » selon David-Georges Picard, conservateur de la BNU.
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Ouverte le 28 janvier, cette exposition-hommage intitulée « Friedrich Hölderlin, présences du poète », est prévue jusqu’au au 1er avril dans la bibliothèque strasbourgeoise (entrée gratuite).
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info de Actualitté - Une page de caractère (Julien Loubière)
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La douzième édition du printemps des poètes se déroulera du 8 au 21 mars 2010.
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Débutant le jour de la journée de la femme, il s'achèvera lors de la journée mondiale de la poésie. En toute logique, le thème de cette fête de la poésie sera « Couleur femme ».
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Le Printemps des poètes 2010 s'articulera autour de deux grandes manifestations :_ Le Grand Jour du Poème à l'Autre, le vendredi 12 mars 2010.
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Durant cette journée, chacun est appelé à diffuser la poésie autour de lui, que l'on soit poète ou simple amateur, au moyen de lettres, de tracts, de cartes, d' affiches... Il est même conseillé de faire appel à son imaginaire !_
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La deuxième édition du Concours Andrée Chedid du Poème chanté. Pour y partciper, c'est très simple, il suffit de se réapproprier un texte d'Andrée Chédid en chanson. Les concourants sont donc conviés à composer une mélodie et à pousser la chansonnette.
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Le jury sera présidé par Matthieu Chedid, alias M, et le lauréat verra sa chanson sera retransmise sur une antenne de Radio France. Un éclairage particulier sera proposé sur l'œuvre d'Andrée Chédid.
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A l'occasion du printemps des poètes, divers concerts, animations, café poésie et expositions sont prévues et nous vous invitons à consulter le site de la manifestation pour vous faire une idée de la diversité et de la richesse de la programmation de cette nouvelle édition qui
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lu dans Libération
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L'armagnac, plus vieille eau-de-vie de France, fête cette année ses 700 ans et rappelle en guise de clin d'oeil les multiples vertus que prêtait à cette liqueur un religieux du XIVe siècle.
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Le breuvage serait même probablement encore plus ancien, "mais la première trace date de 1310 quand Vital Dufour, prieur d'Eauze (Gers) entre 1307 et 1313, a écrit un texte sur les 40 vertus de l'armagnac", affirme le président de l'interprofession, Pierre Tabarin.
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L'affaire est d'importance. Au point qu'une délégation partira du Gers pour le Vatican début mars afin d'obtenir une copie de ce texte quasi sacré pour les vignerons, et conservé depuis 1531 dans la bibliothèque du Saint-Siège. nous met les vers sur la langue...
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Le dernier numéro de la revue Histoire antique et médiévale (n° 47, janvier - février 2010) consacre un dossier à la question des druides.
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Les quatre articles proposés sont écrits par le même auteur, Gaël Hily, jeune chercheur spécialisé dans les littératures celtiques médiévales :
- Qui sont les druides ?
- Le druide et le roi
- Les fonctions du druide
- Druide et éléments naturels
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Une revue que je ne connai pas, voir si je peux la trouver.
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info et petit jeu amusant... de Les news livres de fluctuat.net
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Les titres des romans de Guillaume Musso, comme ceux d'un Marc Lévy ou d'une Anna Gavalda, font l'objet depuis longtemps de diverses (et gentilles) moqueries.
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Beaucoup l'ont déjà remarqué, les titres de ces trois auteurs peuvent par exemple, accolés les uns aux autres, former un étrange dialogue aux accents beckettiens, et néammoins tout à fait cohérent :- Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part.- Où es-tu ?- Je reviens te chercher.- Seras-tu là ?- Que serais-je sans toi ?- Ensemble, c'est tout.
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Pour remédier à cet angoissant manque d'originalité, un groupe Facebook vient d'être créé : "Inventons le titre du prochain Guillaume Musso" (annoncé d'ailleurs pour mois d'avril).
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On peut y lire quelques propositions plus ou moins inspirées : "J'ai laissé la clef là où tu sais", "N'oublie pas, demain tu as piscine", "Quelle heure est-il". Ou encore, plus pessimiste : "Y a pas marqué taxi", "bah, t'es pas là ?". Quand on pense que le titre d'un roman est sa vitrine...
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lu une mauvaise nouvelle dans de Courrier international - L'anticipation au quotidien
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La dernière membre d’une tribu originaire des îles Andaman et Nicobar, dans l’océan Indien, est morte", rapporte Asia Sentinel.
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Agée de 85 ans, Boa Sr était la dernière représentante des Bo, qui ont habité les îles Andaman pendant 65 000 ans.
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Elle était aussi la dernière à parler la langue de cette tribu.
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Les Bo font partie du peuple grand-andamanais, qu ne compte plus que 52 personnes alors qu’ils étaient 5 000 lors de l’arrivée des colons britanniques, en 1858.
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lu sur de Actualitté - Une page de caractère (Julien Loubière)
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Dans une déclaration datée du 2 février, l'IABD (Interassociation Archives Bibliothèques Documentation) qui réunit 17 associations professionnelles, s'élève contre l' ACTA.
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L' ACTA (Anti Counterfeiting Trade Agreement) est un accord commercial anti contrefaçon. Négocié depuis le printemps 2008 par l’Union européenne, les Etats-Unis, le Japon, le Canada, la Corée du Sud, l’Australie entre autres, cette entente visait à promouvoir de nouveaux moyens de lutte contre la copie illicite (numérique ou physique).
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L' IABD pense que derrière cette lutte contre le piratage, l’ACTA soumettrait les pays signataires à reconnaître la responsabilité des FAI dans le téléchargement illégal, d'instaurer un filtrage du réseau et un blocage des sites.
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L' IABD dénonce la possibilité de couper l’accès à Internet des contrevenants sans procédure judiciaire. Enfin, l'Interassociation dénonce un durcissement de la notion de DRM et rappelle qu'un 8è round de négociation est prévu en avril 2010. L’ IABD entend bien défendre les droits d’auteur mais s'élève contre ces règles absolues, jugées liberticides et répressives.
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Le respect du droit d’auteur ne doit pas faire obstacle aux libertés fondamentales.
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L’ OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle) avait lancé l’été dernier une discussion autour des exceptions et des limitations au droit d’auteur.
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La Commission européenne appelle à réviser la notion de propriété intellectuelle dans le Livre vert Le droit d’auteur dans l’économie de la connaissance. Elle pense qu'il faut maintenir le libre accès à l’information et sa diffusion. - Source : IABD