Affichage des articles dont le libellé est espagne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est espagne. Afficher tous les articles

mardi 19 octobre 2010

Espagne : le premio planeta

revue de presse

Rédigé par Nicolas Gary, le mardi 19 octobre 2010 à 09h33

Siguiente
Le prix du roman le plus convoité d'Espagne vient de rencontrer son lauréat pour l'année 2010. Le plus convoité, parce que doté de 601.0000 €, de quoi assurer quelques semaines de répits pour un écrivain.

Cette année, c'est Eduardo Mendoza qui a reçu le Premio Planeta, lors d'une cérémonie qui s'est déroulée à Barcelone la semaine passée. Son livre Rina de gatos, Madrid 1936, se déroule juste avant les conflits qui ont ravagé l'Europe en 1939.

L'intrigue se porte sur un expert britannique en art, qui part en voyage et se rend compte de la tension palpable et grandissante qui s'accumule dans les pays. Et au milieu de cette ambiance belliqueuse, le voilà qui tombe sur une toile qu'il pense être un inédit de Velazquez, d'une valeur inestimable.

Certains personnages historiques sont présents et décrits dans le livre, comme Franco ou Antonio Primo de Rivera. Selon son auteur, le roman veut poser les questions auxquelles nous serions confrontés dans pareille situation historique, artistique et géographique. Heureusement, ajoute-t-il, nous n'avons pas à traiter avec ces circonstances.

Le Premio Planeta est remis depuis 1952, il a été créé par l'un des plus grands éditeurs espagnols. Parmi les précédents lauréats, rappelle Reuters, Mario Vargas Llosa, aujourd'hui prix Nobel de littérature.

jeudi 7 octobre 2010

Le prix Nobel de littérature décerné à Mario Vargas Llosa ‎

Roth était mon favoris... comme l'an passé... mais je penchais plus pour un auteur de langue ibérique... donc, j'ai au moins eu raison sur un point... je connai mal cet auteur pour n'avoir lu qu'un livre de lui...

Le prix Nobel de littérature 2010 est décerné à l’auteur péruvien naturalisé espagnol Mario Vargas Llosa, 74 ans, a annoncé jeudi à Stockholm l’Académie suédoise.


Ce prix lui est attribué «pour sa cartographie des structures du pouvoir et ses images aiguisées de la résistance de l’individu, de sa révolte et de son échec», précise l’Académie.


Né à Arequipa au Pérou le 28 mars 1936, il a pris la nationalité espagnole en 1993, trois ans après sa défaite à l’élection présidentielle péruvienne.

Liberation.fr(Source AFP)http://www.liberation.fr/livres/01012294869-le-prix-nobel-de-litterature-decerne-a-mario-vargas-llosa


Donc, seul roman lu, bien aimé mais sans plus

Détails sur le produitLa tante Julia et le scribouillard de Mario Vargas Llosa, 469 pages,

Editeur : Gallimard folio (14 mai 1985)

A dix-huit ans, « Varguitas », autrement dit l'auteur, fait mollement des études de droit, travaille un peu à la radio, écrit des nouvelles et est éperdument amoureux de la tante Julia, belle divorcée de quinze ans son aînée. Malgré les obstacles, leur amour triomphera.
En même temps, Vargas Llosa raconte l'uni-vers fabuleux des feuilletons radio auxquels est suspendue toute l'Amérique latine. Et, à travers cet univers de mélo et de kitsch, il nous peint toute une société.

samedi 27 mars 2010

Jeronimo Tristante - Le mystère de la maison Aranda

Sur les pas des grands détectives...
.
Un roman lu grace au partenariat de Blog-o-book et des éditions 10/18...
.
Polar assez classique, l'ombre de Sherlock Homes, rode... c'est plaisant a lire, touffus a souhait...
.
on y retrouve des aristocrates et des bourgeois arrogants, plus fin de race que brillants chevaliers... des prostituées au grand coeur... des femmes fatales, des héroïnes pales et languides, et des femmes modernes, des suffragettes... et des monstres, des pervers...
.
Victor Ros Menéndez est un ex petit délinquant, fils d'une couturière, venue a la capitale en esprérant trouver une vie plus facile que dans la pauvre Estremadure... Elevé dans la rue, arrêté plusieurs fois, il a la chance de rencontrer le sergent don Armando, qui devient son mentor et lui tiendra lieu de père spirituel.
.
Il intégre donc les rangs de la police d'abord comme coursier, puis grace a son intelligence et sa perspicacité devient sous-inspecteur. Humaniste, rationel, libéral, il incarne la nouveauté au sein de la police madrilène.
.
En cette fin de XIXe siècle, des bas-fonds madrilènes aux hautes sphères de l'aristocratie, Victor Ros va devoir résoudre deux enigmes, dans ces deux milieux différents... peut sensible au surnaturel il croit à la science au service de la police... Il se liera d’amitié avec un certain comte Razès qui lui enseignera l’art de la médecine légale qui fera de Ros le meilleur enquêteur de son temps.
.
Ros se trouve donc confronté a une maison maudite, une femme du monde a tenté d'y tuer son mari après avoir lu un passage d'un livre maudit qui aparaît et disparaît et semble faire parti de l'envoutement (La Divine Comédie)... une histoire qui se répète par 3 fois... la maison serait-elle hantée ? C'est à cette occasion que le jeune détective fait la rencontre de Clara, soeur de la meurtrière... qui lui apportera une aide imprévue. Cette jeune bourgeoise dont Ros tombe amoureux va l'aidé à franchir les obstacles...
.
Parallèlement, plusieurs prostituées sont assassinées de la même manière... Ros est tiraillé entre ces deux enquètes... bien que sa hiérarchie privilégie celle concernant l'élite de la société... Qui pourraît s'inquiéter de la disparition de pauvres filles des rues ... la lie de la société... mais Ros est un sentimental, et aidé de Lola, fille de la maison close de Madame Rosa... sa préférée, dont il est le client attitré et favori vont tendrent un piège...
*
Le mystère de la maison Aranda de Jerónimo Trístante
.
Ancien délinquant promu sous-inspecteur, Victor Ros intègre le commissariat de la Puerta del Sol, au cœur de Madrid. Idéaliste et passionné, le jeune homme est chargé d’élucider trois meurtres perpétrés dans une riche demeure.
.
L’affaire passionne le Tout-Madrid, car on dit cette maison maudite. Mais Victor est bien trop rationnel pour y croire. Trop humaniste aussi pour ne pas vouloir démêler une autre série d’assassinats, moins populaires, commis à l’encontre de prostituées.
.
En cette fin de XIXe siècle, des bas-fonds madrilènes aux hautes sphères de l’aristocratie, règne la même horreur… les mêmes ombres déroutantes, les mêmes sinistres fantômes. Victor Ros devra se montrer pugnace pour remonter les fils d’Ariane qui traversent la ville et qui mènent aux coupables.
.
biographie : Professeur de biologie et de géologie dans le secondaire, Jeronimo Tristante est né à Murcie en 1969. Passionné de littérature, il est devenu en l’espace de trois romans publiés, l’une des références de la nouvelle littérature espagnole.
.
Son premier roman, Cronica de Jufre, suivait un jeune du XXIe siècle catapulté au XIIIe siècle.
El rojo en el azul, son second livre, c’était l’histoire d’un combattant communiste infiltrant la triste Division Azul, créée par Franco en 1941 et envoyée soutenir la Wehrmacht sur le front de l’Est.
.
Mais c’est avec Le mystère de la maison Aranda que Jeronimo Tristante devient véritablement un auteur majeur en Espagne.
.
Son héros, Victor Ros, détective et repris de justice, a conquis les lecteurs et est souvent comparé à un Sherlock Holmes des temps modernes. Le deuxième tome des aventures de Victor Ros, El caso de la Viuda Negra a paru fin 2008 en Espagne et rencontre déjà le même succès ; alors que, dans le même temps, Jeronimo Tristante a fait un nouveau détour du côté de sa passion pour l’histoire avec El tesoro de los Nazareos, roman d’aventure au Moyen-Âge. - http://www.etonnants-voyageurs.com/spip.php?article3168
*
-
-
Envie de lire la suite des aventure du détective Ros:
L'Affaire de la Veuve Noire Depuis qu'il a. avec brio. percé le mystère de la Maison Aranda ; Victor Ros est devenu l'un des plus célèbres enquêteurs madrilènes. Un nouveau cas va mettre à l'épreuve son flair légendaire...
.
En ce Noël 1878, l'assassinat du colonel Ansuàtegui fait grand bruit. Les radicaux sont dans la ligne de mire : on les soupçonne d'avoir voulu en éliminant cet homme de pouvoir porter un nouveau coup à la monarchie.
.
Mais Victor Ros se lance sur une autre piste après avoir deviné que le colonel appartenait à une société ésotérique : la Rose-Croix dont d'autres membres en Europe ont récemment disparu.
.
Un sombre individu semble avoir décidé de régler leur compte à certains rosicruciens. Qui est-il ? Quel est son mobile ? Dans une Espagne troublée, de Madrid à Cordoue. Victor Ros va être chargé de démêler deux affaires aussi complexes que liées. Le défi est à sa mesure.
*
Des sites a voir :
-
-
-

vendredi 12 mars 2010

L'écrivain espagnol Miguel Delibes est mort


de Culture - Le Monde.fr
L'écrivain espagnol Miguel Delibes, un des grands noms de la littérature de l'après-guerre civile (1936-1939), est mort, vendredi 12 mars, à 89 ans à son domicile, ont annoncé les médias espagnols, citant des membres de sa famille.
.
Miguel Delibes, né à Valladolid en 1920, souffrait d'un cancer depuis plusieurs années, selon la Radio nationale espagnole.
.
Auteur notamment de L'Hérétique et de L'Etoffe d'un héros, il avait reçu en 1993 le prix littéraire Cervantès, considéré comme le Nobel des lettres hispaniques. Il avait aussi obtenu en 1991 le Prix national des lettres espagnoles.
.
Son œuvre abondante reflète les changements de l'Espagne de l'après-guerre civile.
.
Son premier roman, L'ombre du cyprès est allongée, est l'histoire d'un orphelin meurtri par son éducation.
.
L'Hérétique, l'une de ses dernières œuvres, est une fiction historique sur le mouvement protestant, né puis poursuivi à Valladolid, sa ville, au centre de l'Espagne.
.
Une dizaine de ses livres ont été adaptés au cinéma, et son œuvre a été traduite dans une trentaine de langues.

dimanche 7 février 2010

Manuel Vázquez Montalbán, Ou César ou rien,

un roman historique largement romancée de la famille papale Borgia, probablement largement inspirée de Johannes Burckard, et de Machiavel.
Roman historique et non "romances" comme il y en a eu tent, ici, pas de mythologie, ni de mystérieux poison des Borgia, mais de l'histoire et des dialogue pour rendre moins indigeste...
.
et c'est réussit ! un roman tout à fait passionnant, il faut bien avouer que l'époque et les personnages sont intéressants...
.
Pas facile de faire un compte-rendu sur un sujet historique, je me contenterai donc une présentation de la famille (grace a wikipédia) et quelques livres lus sur le sujet, que ce soit historique, théatre, roman ou film...
..
4ème de couverture :

Le messager que reçoit Nicolas Machiavel une nuit, alors qu'il dispute avec hargne une partie de carte, est au bout de l'épuisement. La nouvelle qu'il apporte à l'auguste stratège, d'une importance capitale, semble pourtant avoir mérité la fatigue et les épreuves qui se lisent sur son visage : César Borgia est mort.
.
Avec l'évocation du célèbre personnage se déroule bientôt l'histoire, grandiose et tragique, d'une famille qui lutte pour le pouvoir. Une lutte, qui en servant les intérêts des individus, tente de soutenir l'Europe dans son combat contre les forces de l'obscurantisme...
.
Manuel Vasquez Montalban nous entraîne dans une aventure éternelle : la quête des hommes pour le pouvoir. Avec le talent qu'on lui connaît, le créateur de Pepe Carvalho transcende l'histoire de l'Italie de la Renaissance et fait des Borgia des héros dramatiques aux prises avec leur époque. Voilà un grand roman, haletant, porté par le souffle titanesque de ces volontés qui font fléchir le court de l'histoire.
.

Aut Caesar, aut nihil
empereur ou rien. Devise attribué à César Borgia
César Borgia

Portrait en pied

Sur fond d'ombre noyant un riche vestibule
Où le buste d'Horace et celui de Tibulle
Lointains et de profil rêvent en marbre blanc,
La main gauche au poignard et la main droite au flanc
Tandis qu'un rire doux redresse la moustache,
Le duc CÉSAR en grand costume se détache.

Les yeux noirs, les cheveux noirs et le velours noir
cont contrastant, parmi l'or somptueux d'un soir,
Avec la pâleur mate et belle du visage
Vu de trois quarts et très ombré, suivant l'usage
Des Espagnols ainsi que des Vénitiens
Dans les portraits de rois et de patriciens.

Le nez palpite, fin et droit. a bouche, rouge,
Est mince, et l'on dirait que la tenture bouge
Au souffle véhément qui doit s'en exhaler.

Et le regard errant avec laisser-aller
Devant lui, comme il sied aux anciennes peintures,
Fourmille de pensers énormes d'aventures.

Et le front, large et pur, sillonné d'un grand pli,
ans doute de projets formidables rempli,
Médite sous la toque où frissonne une plume
S'élançant hors d'un nœud de rubis qui s'allume.
Paul Verlaine
*

Borgia est le nom italianisé de la famille Borja, d'origine valencienne (Espagne), qui a eu une grande importance politique dans l’Italie du XVe siècle.
.
Elle a fourni deux papes, ainsi que plusieurs autres personnages, dont quelques-uns ont acquis une fâcheuse renommée.
.
La famille Borgia a subi une légende noire forgée par ses ennemis politiques. Les Borgia furent accusés pêle-mêle d'empoisonnement, de fratricides, d'incestes... Cette légende a contribué à faire des Borgia les symboles de la décadence de l'Église à la fin du Moyen Âge.
.
illustration : Les armes de la famille Borgia se blasonnent ainsi :d'or au taureau de gueules, sur une terrasse de sinople, à la bordure du champ chargée de huit flammes du troisième
*

la famille
Calixte III (Alfonso Borgia),
.
né à Xàtiva le 31 décembre 1378, mort le 6 août 1458.
.
Cardinal et archevêque de Valence, il est élu pape le 8 avril 1455 et couronné le 20. il a un enfant naturel : François, cardinal et archevêque de Cosenza et évêque de Teano et de Chieti, mort en 1511.
.
Il adopte également son neveu, Rodrigo, futur pape.
.
Il fait une réponse favorable à la supplique de la mère de Jeanne d'Arc et publie le rescrit qui permettra l'ouverture d'un second procès qui la réhabilitera en 1456.
.
Il prêche la croisade contre les Ottomans, qui après la chute de Constantinople, avancent dans les Balkans. Mais il ne s'en contente pas puisqu'il finance le hongrois Jean Hunyadi, en vendant une partie des bijoux pontificaux.
.
Roderigo
.
(ou Rodrigue) de Borja,le 1er janvier 1431 à Xàtiva (Espagne), mort le 18 août 1503, devenu Rodrigo Borgia après son arrivée en Italie, fut pape sous le nom d'Alexandre VI de 1492 à 1503. Issu d'une famille noble du royaume de Valence, Roderigo de Borja est le neveu et fils adoptif du pape Calixte III (Alphonse de Borgia).
.
En 1456, âgé de vingt-cinq ans, il est nommé archevêque titulaire de Valence et créé cardinal par son oncle puis, l'année suivante, fait vice-chancelier de l'Église romaine (le poste le plus élevé du Saint-Siège, après le pape, puisqu'il n'y avait pas de chancelier : il le restera jusqu'à son élévation au souverain pontificat).
.
En 1468, douze ans plus tard, il est ordonné prêtre.
.
Le 11 août 1492 il est élu pape à la majorité canonique des deux tiers des cardinaux réunis en conclave. (Il n'est pas improbable qu'il ait acheté certains votes). Il est sacré le 26.
.
En tant que pape, il a pris le nom d'Alexandre VI, alors qu'
Alexandre V, pape de Pise, est aujourd'hui considéré comme un antipape. Ce qui crée un hiatus dans la liste officielle des souverains pontifes.
.
Un des témoins les plus crédibles de la conduite scandaleuse du pape Alexandre Borgia est Jean Burckhardt (ou Burchard), de Strasbourg. Ce prélat, maître des cérémonies de la cour pontificale, tint de 1483 à 1508, un journal très précis relatant jour par jour, parfois même heure par heure, tous les événements se passant au Vatican.
.
En 1470, alors qu'il a déjà été ordonné prêtre, Rodrigo Borgia fait la connaissance de Vanozza Catanei, jeune patricienne romaine, qui lui donnera quatre enfants (Jean ou Joan, César, Lucrèce, et Geoffroi ou Jofre)
*
En dépit de sa position de maîtresse officielle d'un des cardinaux les plus puissants de Rome, elle devait avoir un époux légitime, ce dont le cardinal Borgia s'occupa en personne.
.
Il lui fit épouser en 1474 Domenico Gianozzo di Rignano (ou d'Arignano),
puis Antonio da Brescia.
De nouveau veuve pour la deuxième fois en à peine deux ans, elle épousa Giorgio della Croce. Celui-ci lui donna un fils en 1482, Ottaviano, mais le père et le fils moururent en 1486.
.
Vannozza épousa alors en quatrième noces Carlo Canale, humaniste originaire de Mantoue, qui porta une affection sincère aux enfants de Vannozza, en particulier à Lucrèce qu'il initia à l'étude du grec, du latin, de la poésie et des arts en général.
.
La passion d'Alexandre pour Vannozza diminua avant même son élévation à la papauté, quand il rencontra vers 1488 la belle Julie Farnèse.
.
illustration : La Dame à la licorne, probablement Giulia Farnèse par Raphaël (1505)
.
Vannozza mena dès lors une vie retirée, mais Alexandre VI lui conserva une affection profonde, nourrie par l'amour viscéral qu'il portait à ses enfants.
.
Elle mourut en
1518 et fut enterrée à Sainte-Marie du Peuple, mais sa tombe fut saccagée par les lansquenets lors du sac de Rome de 1527.
.
Les restes de sa pierre tombale furent rassemblés et encastrés dans le mur du portique de la basilique San Marco (en face du Capitole), où elle se trouve encore.
*
Il a plusieurs enfants naturels, dont :
César Borgia
.
dit Le Valentinois (Il Valentino), est né le 13 septembre 1475 à Rome et mort le 12 mars 1507 à Viana, en Navarre, Espagne.
.
Seigneur italien de la Renaissance, il portait les titres de duc de Valentinois et de Romagne, prince d'Andria et de Venafro, comte de Diols, seigneur de Piombino, Camerino, et Urbino, gonfalonier et capitaine général de l'Église, condottiere, cardinal.
.

Il doit sa notoriété en grande partie à Machiavel qui le cite fréquemment dans Le Prince.
.
Comme pratiquement tous les aspects de sa vie, sa date de naissance est sujette à débat.
.
En général on admet qu'il est né à Rome en 1475. Il est le fils du cardinal Rodrigo de Lançol y Borja et de sa maîtresse Vannozza de Cattanei.
.
La famille Borgia (Borja) vient d'Espagne et voit son influence augmenter au XVe siècle, quand le grand-oncle maternel de César devient pape sous le nom de Calixte III en 1455, puis Rodrigo sous le nom d'Alexandre VI en 1492. Bien que les précédents papes eussent parfois des maîtresses, son père est le premier à reconnaître publiquement ses enfants, ce qui vaudra à César d'être souvent appelé "le neveu du pape" par pudeur.
.
Décrit comme un enfant gracieux, il grandit vite et devient un homme beau et ambitieux, comme son père. Ce dernier, dans sa volonté de développer l'influence de sa famille en Italie, a de grandes ambitions pour ses fils.
.
Alors que les affaires temporelles reviennent à son aîné Giovanni (c.1474-1497), nommé capitaine général de l'Église et fait duc de Gandie, César va suivre une carrière dans l'Église pour succéder à son père.
.
Sacré protonotaire de la Papauté à 7 ans, il est fait évêque de Pampelune à 15 ans, et son père fraîchement élu pape le nomme cardinal de Valence à 17 ans, même s'il est plus attiré par la corrida, les chevaux et l'exercice des armes. À cette époque, il étudie le droit à Pérouse et à Pise.
.
En
1497, on retrouve le corps poignardé de Giovanni dans le Tibre. César est soupçonné, soit pour des raisons politiques, soit par jalousie liée à Sancha d'Aragon, fille du roi de Naples et mariée à Gioffre et qui aurait été la maîtresse de César et de Giovanni. Rien n'est prouvé, mais toujours est-il que César a désormais la voie libre : le 17 août 1498, il devient le premier cardinal de l'histoire à abandonner cette fonction.
.
À cette époque,
Louis XII, roi de France cherche à faire annuler son mariage afin d'épouser Anne de Bretagne et ainsi annexer son duché au royaume de France. Alexandre VI annule le mariage, en échange de quoi César devient duc de Valentinois, ce qui lui vaudra son surnom (Il Valentino), et se voit accorder la main de Charlotte d'Albret, sœur de Jean III, roi de Navarre. Leur mariage a lieu le 12 mai 1499.
*
Alexandre VI va s'allier avec Louis XII qui poursuit les guerres d'Italie, espérant en tirer profit. En 1499, le roi entre en Italie, et après que Gian Giacomo Trivulzio eut chassé le duc de Milan Ludovico Sforza, César chevauche à ses côtés à son entrée dans la ville.
.
Les Borgia père et fils passent alors à l'action: ils débarrassent les
États pontificaux de leurs dirigeants censés être sous l'autorité du pape mais qui en réalité se considéraient indépendants depuis plusieurs générations. Ainsi en Romagne et dans les Marches.
.
César est nommé
gonfalonier de l'armée papale (dite Armée des clefs, du nom de l'emblème héraldique de la papauté) qui comprend des mercenaires italiens, et des régiments suisses envoyés par le roi de France (environ 4000 fantassins et 300 cavaliers).
.
La seule qui parvient à lui tenir tête dans sa campagne est Caterina Sforza, mais le 9 mars 1499 elle est vaincue, ce qui permet à César d'ajouter Imola et Forli à ses possessions.
.
En
1500, Alexandre VI nomme douze nouveaux cardinaux, ce qui lui donne assez d'argent pour permettre à César d'engager les condottieri Vitellozzo Vitelli, Gian Paolo Baglioni, les frères Orsini Giulio et Paolo et Oliverotto da Fermo qui poursuivent sa campagne en Romagne. Giovanni Sforza, premier mari de sa sœur Lucrèce, perd Pesaro et Pandolfaccio Malatesta perd Rimini la même année.
.
En
1501 Faenza se rend, son jeune seigneur Astorre III Manfredi est envoyé au Château Saint-Ange, à Rome. On retrouvera son corps dans le Tibre peu de temps après. En mai de cette année César prend le titre de duc de Romagne, et ajoute Castel Bolognese à son domaine. Alors que ses condottieri assiègent Piombino, qui tombera en 1502, César se bat à Naples et à Capoue avec les Français. Le 24 juin 1501, cette dernière, défendue par Prospero et Fabrizio Colonna, tombe, entraînant le début du conflit du roi de France avec Ferdinand II d'Aragon pour le contrôle de Naples.
.
En juin
1502, il retourne dans les Marches et capture Urbino et Camerino. Florence, craignant sa puissance, lui envoie deux émissaires : Machiavel et le cardinal Soderini pour connaître ses intentions, mais c'est surtout Louis XII qui va s’opposer à ses velléités d’attaquer la ville.
.
Son ambition se porte alors sur Bologne. Mais ses condottieri complotent contre lui: avec leur aide, Guidobaldo da Montefeltro et Giovanni Maria da Varano poussent Camerino et Fossombrone à la révolte. César l'apprend et organise une réconciliation au château de Sinigaglia le 31 décembre 1502 Vitellozzo Vitelli, les frères Orsini et Oliverotto da Fermo viennent sans leurs troupes. Au milieu du banquet, César les fait arrêter puis étrangler. Paolo Giovio qualifiera cet acte de « merveilleuse tromperie ».
.
Après cela il est au sommet de sa puissance: « Certains voudraient faire de César le roi de l'Italie, d'autres le voudraient faire empereur, parce qu'il réussit de telle façon que nul n'aurait le courage de lui refuser quoi que ce soit » écrira le vénitien Priuli.
.
la chute
.
Bien que général et homme d'État de talent, son empire va s'effondrer très rapidement. Le 10 août 1503, César et son père assistent à un banquet chez Adriano Castelli, cardinal tout juste nommé. De nombreux invités ressentent de violentes douleurs, Alexandre VI meurt huit jours plus tard. Avant que sa mort ne soit révélée publiquement, César, malade lui aussi, envoie Don Michelotto piller les caisses papales, il prévoit de conquérir la Toscane.
.
Le nouveau pape est Pie III, considéré comme neutre entre le parti des Borgia (César étant resté à Rome pour influer sur l'élection) et celui du cardinal Giuliano della Rovere, ennemi farouche de ces derniers. Mais il meurt à peine un mois après son élection, et cette fois della Rovere est élu. Il prend le nom de Jules II, et va alors tout faire pour affaiblir César.
.
Alors que celui-ci se rend en Romagne pour mater une révolte, il est capturé par Gian Paolo Baglioni, près de Perugia, et emprisonné. Jules II va alors démembrer son domaine, soit en le rattachant aux états pontificaux (Imola), soit en rétablissant dans leurs droits ceux que César a chassés du pouvoir (Rimini, Faenza).
.
En
1504, César est livré au roi d'Espagne, contre qui il a lutté avec Louis XII, et est emprisonné à la forteresse de Medina del Campo. Il parvient à s'évader et entre au service de son beau-frère Jean III de Navarre. Il meurt au cours du siège de Viana le 10 mars 1507, il a 31 ans.
.
Sa devise est restée célèbre : « Aut Caesar aut nihil » (« Ou César, ou rien. »), qui joue sur l'ambigüité de son prénom et du
titre porté par les empereurs romains.
.
Lucrèce Borgia
.
(Lucrezia Borgia en italien), née à Subiaco le 18 avril 1480 et morte à Ferrare le 24 juin 1519, est une femme qui a marqué son époque. célèbre pour sa beauté autant que pour ses mœurs dissolues.
.
Outil politique de son père et de son frère, elle ne commença à vivre l'existence tranquille à laquelle elle aspirait qu'après son troisième mariage.
.
1493 : premier mariage, avec Giovanni Sforza annulé en 1497 par son père le Pape, pour des raisons diplomatiques : changement d'alliance.
.
Officiellement, l'annulation est due à la non-consommation de l'union. Sforza, vexé, sera le premier à faire courir le bruit de rapports incestueux entre Lucrèce Borgia, son père et son frère.
.
1498 : deuxième mariage, avec Alphonse d'Aragon, assassiné en 1500 par son beau-frère César Borgia car le couple ayant eu un enfant, l'annulation pour non-consommation n'était plus possible.
.
1501 : troisième mariage, avec Alphonse Ier d'Este, futur duc de Ferrare (en 1505).
.
À Ferrare, elle devient protectrice des arts (célébrée par
L'Arioste et Pietro Bembo).
.
Elle meurt à 39 ans d'une
septicémie consécutive à la naissance d'une fille (qui ne survécut pas non plus).
.
Ses enfants sont :
du 2e mariage : Rodrigo Borgia d'Aragon (di Bisceglie)
1499 1512
du 3e mariage : une fille morte-née le
5 septembre 1507,
Hercule II d'Este (1508-1559) duc en 1534
1528 Renée de France (1510-1575) fille du roi de France Louis XII,
Ippolito II d'Este (1509-1572), cardinal de Ferrare en 1538,
Alessandro d'Este (* avril
1514, † 10 juillet 1516),
Eleonora d'Este (*
3 juillet 1515, † 15 juillet 1575), nonne,
Francesco d'Este (*
1er novembre 1516, † 22 février 1578) Prince de Massa1540 Maria di Cardona († 1563),
une fille, morte à la naissance le
21 juin 1519.
.
À partir du XXe siècle, de nombreuses biographies remettent en question les accusations d'immoralité portées contre Lucrèce Borgia (d'aucuns lui ont prêté un fils né de ses amours incestueuses avec son frère César, quelques bâtards, une activité d'empoisonneuse, etc.) et présentent le personnage comme la victime d'une époque plutôt cruelle pour les femmes.
.
La réputation de Lucrèce Borgia a souffert des agissements de ses proches, mais les historiens s'accordent aujourd'hui à la considérer comme innocente des multiples crimes et méfaits qui lui ont été imputés.
.
Enfin, il ne faut pas la confondre avec
Lucrèce, la légendaire héroïne romaine, violée par le fils de Tarquin le Superbe et dont le suicide aurait provoqué l'avènement de la République romaine en 509 avant J.-C.
.
illustration : Bartolomeo Veneto ; le tableau est traditionnellement considéré comme représentant Lucrèce Borgia.
.
Giovanni Borgia, duc de
Gandie, dont le petit-fils fut saint François Borgia
.
Francisco de Borja y Aragón, puissant prince du siècle d'or espagnol, vice-roi du Pérou de 1615 à 1621, qui fut aussi un écrivain.
.
Saint François Borgia
.
(en espagnol: Francisco de Borja), duc de Gandie, grand d'Espagne, était un jésuite espagnol qui fut élu 3e Supérieur Général de la Compagnie de Jésus
.
Né à Gandie (Espagne), près de Valence, le 28 octobre 1510, et décédé à Rome le 30 septembre 1572, il a été canonisé par le pape Clément X en 1671.
.
quelques livres :
.
Dans le secret des Borgia, 1492-1503 de Johannes Burckard
.
Alexandre VI, pape retors et corrompu ;
sa fille Lucrèce, beauté prisonnière de ses passions ;
son fils César, vil fratricide.
.
La famille Borgia a, dès le pontificat d'Alexandre (1492-1503), été l'objet des plus noirs propos.
.
Or, nous disposons sur ces années troublées d'une source impartiale ; le Journal de Johannes Burckard (v. 1450-1506), maître des cérémonies au Vatican de 1483 à sa mort.
.
Côtoyant le pape Borgia dans son intimité, il a noté scrupuleusement les entorses au protocole, les fastes et les frasques d'une famille parvenue au sommet du pouvoir temporel et spirituel.
.
Au jour le jour apparaissent les cadavres repêchés dans le Tibre, les négligences des cardinaux, les messes troublées par des courtisanes, les masques obscènes du Carnaval romain, les combats de taureaux sur la place Saint-Pierre, et jusqu'au banquet des cinquante courtisanes, donné au Vatican en présence du pontife.
.
Ivan Cloulas et Vito Castiglione Minischetti ont choisi et commenté les passages les plus significatifs de ce texte, livrant une passionnante chronique. Le lecteur y découvrira les sources d'une légende noire : les travers et l'intelligence d'Alexandre VI, étrange chef spirituel, à la fois souverain temporel et père de famille ; les malheurs conjugaux de Lucrèce, l'" enfant gâtée " à la somptueuse beauté ; le triste sort de Juan, duc de Gandie, assassiné et jeté dans le fleuve ; la brutalité et le génie de César, le Prince de Machiavel.
.
.
Fils de pape, cardinal à dix-sept ans, capitaine général de l'Église, duc de Valentinois en 1498, puis duc de Romagne en 1501, César Borgia (1475-1507) fut l'incarnation pour Machiavel du prince idéal de la Renaissance, dissimulant avec art ses desseins, mais ne craignant jamais de fouler aux pieds tout ce qui s'opposait à lui.
.
Des plaisirs de la chair dansl'enceinte même du Vatican à ceux de la chasse, des actes de gouvernement réfléchis aux pires exactions sur les populations, des alliances monnayées avec le corps de sa sœur Lucrèce aux assassinats des proches encombrants, cette vie ne fut qu'excès.
.
Sa mort fut misérable. Pourchassé par ses ennemis après ladisparition de son père et protecteur, abandonné par ses anciens alliés, César s'éteint piteusement lors d'un siège en Espagne. Il a trente-deux ans.
.
À travers la vie mouvementée du Valentinois, c'est toute la Rome des Borgia qui revit sous nos yeux, cette Rome licencieuse où les princes de l'Église s'abandonnent à la luxure et à la dépravation, pendant que le Tibre vomit les cadavres des gêneurs. Un enivrant parfum de scandale et de poison.
.
IVAN CLOULAS, ancien membre de l'École française de Rome et de la Casa de Velázquez à Madrid, ancien conservateur général de la Section ancienne aux Archives nationales, a réalisé sur l'époque de la Renaissance de nombreuses études et biographies qui font référence. Il a consacré aux Borgia une étude d'ensemble (Fayard), complétée récemment par l'édition du journal de JohannesBurckard, maître des cérémonies du pape Alexandre (Tallandier). L'œuvre d'Ivan Cloulas a valu à son auteur le Grand Prix d'histoire de l'Académie française.
.
La Rome des Borgia de Guillaume Apollinaire
.
Lucrèce Borgia de Victor Hugo
.
Lucrèce Borgia, cette femme sans scrupules dont le nom est honni par l'Italie tout entière, cette femme qui a commis les crimes les plus horribles, adultère et incestueuse, cette femme aime, plie et tremble devant un homme : son fils.
.
Mais elle a beau essayer de la repousser, la fatalité les rattrape toujours, jusqu'au terrible dénouement que rien ni personne ne pouvait empêcher...
.
La vie de cette duchesse de Ferrare (1480-1519), qui fut en réalité un instrument politique aux mains de son père et de son frère, inspira à Victor Hugo l'une de ses plus belles tragédies.
.
Romans :
.
Alexandre Dumas, Les Borgia, roman,
.
Le 11 août 1492, grâce aux manoeuvres de son fils César, Rodéric Borgia est élu pape sous le nom d'Alexandre VI. Son ambition est de redonner à Rome une influence politique, des territoires, une armée et de l'argent. Après avoir installé sa famille aux places importantes, sa puissance devient petit à petit immense.
.
Parallèlement aux alliances que le pape fait et défait au gré des événements, son fils César écarte de son chemin ses ennemis et ceux qui le gênent.
.
Ainsi, par le poison ou le bras de son fidèle sbire Micheletto, il se débarrasse de son frère aîné Francesco, des maris successifs de sa sœur Lucrèce, de ses conquêtes féminines dont il se lasse, des maris jaloux ...
.
Mais le poison finit par se retourner contre Alexandre et César qui, par un malheureux concours de circonstances, boiront du vin empoisonné. Alexandre en meurt mais César survit, affaibli physiquement et délaissé par ses alliés.
.
Pour rester en grâce, il vend les voix de cardinaux dont il dispose pour l'élection de Pie III puis celle de Jules II, ce qui ne l'empêchera pas d'être fait prisonnier au nom du roi d'Espagne et de mourir à la suite d'une escarmouche après son évasion orchestrée par Micheletto.
.
Le sang des Borgia de Mario Puzo, roman
.
- Elu pape en 1486 sous le nom d'Alexandre IV, Rodrigo Borgia fut l'une des plus extraordinaires fripouilles d'une époque qui, pourtant, n'en manqua pas. Il eut également de nombreuses maîtresses, dont deux lui donnèrent des enfants, Juan, César et Lucrèce.
.
Ce roman dépeint les luttes entre le clan Borgia et les puissantes familles rivales de la renaissance italienne pour conquérir puis conserver le pouvoir.
.
.
Lucrèce Borgia de Joachim Bouflet
.
Lucrèce Borgia de Geneviève Chauvel
.
Captive des Borgia de Jeanne Kalogridis
.
.
en bd :
.
.
.
et bien entendu, le cinéma... aucun souvenir du film avec Edwige Feuillère, mais celui avec Martine Carole, oui, assez déplorable !