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mercredi 24 février 2010

menus propos, envie de lire, tentateurs... lecture en cours

bonjour à tous,
sale temps pour mettre le nez dehors, que voulez vous faire d'autre à part lire ?
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récompensé par le PRIX DU POLAR SNCF
Original, humoristique, plusieurs énigmes mélées, politique, histoire et croyances locales, c'est savoureux...
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si bien que sans trainer je vous avandonne pour le retrouver... trop pressée de connaitre la suite...
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C’est en tout cas ce que conclut Trivial Pursuit après cinq mois d’affrontement entre les deux sexes sur la toile. Depuis octobre, le site internet trivialpursuitexperiment.com, propose aux femmes et hommes internautes du monde entier, de répondre à plusieurs questions, dont l’objectif est d’apporter le plus de points à leur sexe…
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mais ça toute femme en est consciente !
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chez Darlin\' un moment de tendresse...



et un moment de poésie avec Actualitté - Une page de caractère (Victor de Sepausy)
Marquise, si mon visage
A quelques traits un peu vieux,
Souvenez-vous qu'à mon âge
Vous ne vaudrez guère mieux.
Le temps aux plus belles choses
Se plaît à faire un affront :
Il saura faner vos roses
Comme il a ridé mon front.
Le même cours des planètes
Règle nos jours et nos nuits :
On m'a vu ce que vous êtes ;
Vous serez ce que je suis.
Cependant j'ai quelques charmes
Qui sont assez éclatants
Pour n'avoir pas trop d'alarmes
De ces ravages du temps.
Vous en avez qu'on adore ;
Mais ceux que vous méprisez
Pourraient bien durer encore
Quand ceux-là seront usés.
Ils pourront sauver la gloire
Des yeux qui me semblent doux,
Et dans mille ans faire croire
Ce qu'il me plaira de vous.
Chez cette race nouvelle,
Où j'aurai quelque crédit,
Vous ne passerez pour belle
Qu'autant que je l'aurai dit.
Pensez-y, belle Marquise ;
Quoiqu'un grison fasse effroi,
Il vaut bien qu'on le courtise
Quand il est fait comme moi.
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illustration : gazeta.lv
Le magazine propose huit romans policiers de Rivages/Noir en vente couplée à partir du 24 février.
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Huit romans noirs publiés dans l’exigente collection Rivages/Noir vont être proposés en vente couplée par Télérama pendant huit semaines à partir de ce mercredi 24 février.
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Loin de toute idée d’anthologie, les huit titres de la série « Perles Noires », publiés sous des couvertures originales de Miles Hyman, sont vendus 6,20 euros, qui s’ajoutent aux 2,30 euros du magazine.
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A paraître jusqu’au 14 avril, dans l’ordre :
- Les morsures de l’aube, de Tonino Benacquista ;
- La bête contre les murs, d’Edward Bunker ;
- J’étais Dora Suarez, de Robin Cook ;
- Merci pour le chocolat, de Charlotte Armstrong ;
- Les six jours du condor, de James Grady ;
- Rouge est ma couleur, de Marc Villard ;
- Scarface, d’Armitrage Trail
- et Nightfall, de David Goodis.
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Les produits de notre enfance en 60 recettes, Paris, France Loisirs, (© Éditions Marie-Claire), août 2008, 184 pp. en quadrichromie au format 19, x 26 cm sous couverture cartonnée en couleur, 20 €...
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cher mais ça me tente... souvenirs, souvenir...
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Si ce roman ne vous bouleverse pas, c'est que vous ne faites plus partie des humains normalement constitués...
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bon, je ne sais pas si Sabine a raison, mais Fellag, j'adore, donc... achat urgent !
de Mots en bouche de Stéphanie
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connais pas encore... mais bien envie de découvrir... prévu de le faire dans la semaine...
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Archéologie
D'anciennes fortifications récemment mises au jour à Jérusalem datent de l'époque du roi Salomon, il y a 3.000 ans, et apportent du crédit aux récits bibliques concernant cette époque, a affirmé lundi une archéologue israélienne.
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Si la datation du mur est correcte, cela suggérerait que Jérusalem était le siège d'un gouvernement central fort qui disposait des ressources et de la main-d'oeuvre nécessaires pour construire d'imposantes fortifications au Xe siècle avant Jésus-Christ.
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Cela concorderait avec le récit biblique selon lequel les rois David et Salomon ont gouverné à cette époque depuis Jérusalem, question qui fait débat entre les spécialistes de cette période.Si certains archéologues de la Terre Sainte soutiennent cette version de l'histoire, comme l'archéologue Eilat Mazar, qui s'est occupée des récentes fouilles, d'autres avancent que la souveraineté de David tient largement du mythe et qu'il n'existait pas de gouvernement fort à cette époque.
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S'exprimant lundi devant des journalistes sur les lieux des fouilles, Eilat Mazar, de l'Université hébraïque de Jérusalem, a estimé que les fortifications mises au jour étaient les "constructions les plus significatives dont nous disposions" de la période "du Premier temple en Israël".
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"Cela signifie qu'à cette époque, le Xe siècle (avant Jésus-Christ), il y avait à Jérusalem un régime capable de réaliser de telles constructions", a-t-elle ajouté.
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Sur la base de l'emplacement des fortifications et de l'époque à laquelle elles ont été, selon elle, édifiées, Eilat Mazar a suggéré qu'elles dataient du règne de Salomon, fils de David, et qu'elles étaient mentionnées dans le Livre des Rois de l'Ancien Testament.
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Les fortifications, qui comprennent une section de 70m de long d'un ancien mur, sont situées à l'extérieur des murs actuels de la Vieille Ville de Jérusalem, à côté du lieu saint connu sous le nom de Mont du temple pour les juifs et de Noble sanctuaire pour les musulmans.
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Selon l'Ancien Testament, Salomon a construit le premier Temple juif en ces lieux. Ce temple fut détruit par les Babyloniens, reconstruit, et rénové par le roi Hérode il y a 2.000 ans avant d'être à nouveau détruit par les légions romaines en 70 après Jésus-Christ.
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Le site abrite désormais deux hauts lieux de l'Islam, le Dôme du Rocher et la mosquée Al-Aqsa.
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Des archéologues ont exhumé les fortifications, une première fois dans les années 1860 puis plus récemment dans les années 1980. Mais Eilat Mazar affirme que ses travaux ont abouti à la première mise au jour complète des constructions et sont les premiers à apporter une preuve forte de l'époque à laquelle le mur a été bâti: un grand nombre de fragments de poterie que les archéologues utilisent souvent pour dater leurs découvertes.
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Aren Maeir, professeur d'archéologie à l'Université Bar Ilan près de Tel Aviv, a déclaré qu'il attendait de voir la preuve que les fortifications étaient aussi anciennes que l'avançait Eilat Mazar. S'il existe des restes datant du Xe siècle avant Jésus-Christ à Jérusalem, a-t-il dit, la preuve d'un royaume fort et centralisé à cette époque demeure "mince".
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Certains considèrent les récits bibliques sur le royaume de David et de Salomon comme exacts, quand d'autres les rejettent entièrement. Pour Aren Maeir, la vérité se situe probablement dans l'entre-deux. - http://www1.alliancefr.com/articles.ahd?art_id=9999
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comment résister à vous quitter sur ce générique de fin... voir les autres également... souvenir !

dimanche 3 mai 2009

Fellag - le dernier chameau et autres nouvelles

souvenir de lecture...
" Dans ma petite tête d'enfant, les Français étaient une entité abstraite, et j'étais très impatient de les voir arriver, afin de découvrir comment ils étaient faits.
Je n'en dormais plus.
Une légende, qui courait depuis la nuit des temps, disait qu'ils étaient d'une grande beauté.
Au point que nous utilisions couramment l'expression Yeçbeh am-urumi!, qui veut dire: Il est beau comme un Français!
Mais, en même temps, dans l'imaginaire transmis par ma grand-mère, ma mère et mes tantes, ils n'étaient pas tout à fait humains. Ainsi, quand je refusais d'aller au lit, ma mère n'évoquait-elle pas le loup, mais disait d'une voix menaçante: Va te coucher tout de suite, sinon Bitchouh viendra te manger tout cru!
Dans les cinq secondes qui suivaient, je dormais à poings fermés, de peur de me faire dévorer par cet ogre, dont les deux syllabes me terrifiaient. Bitchouh était la transcription phonétique kabyle de Bugeaud, l'un des fameux généraux qui avaient " pacifié " l'Algérie, comme on dit chez vous, et auquel les autochtones prêtaient un caractère sanguinaire et monstrueux.
Est-ce que les militaires français, malgré leur grande beauté, seraient aussi terribles que leur auguste prédécesseur? " - ISBN-10: 2709625180
biographie :
Mohand Said Fellag, né en 1950 à Azzefoun en Kabylie (Algérie), est un comédien, écrivain et humoriste algérien.

Il a fait ses études primaires à
Azzefoun et ses études secondaires au lycée Ali Mellah à Draa el Mizan.

Il entre dans
l'Ecole d'art dramatique d'Alger en 1968 et y reste quatre ans avant d'évoluer dans plusieurs théâtres en Algérie.
De 1978 à 1985, il participe à plusieurs expériences théâtrales et retourne en Algérie, en 1985 pour être engagé par le Théâtre national algérien et interprèter le rôle principal dans L' Art de la comédie d'Eduardo De Filippo.
En 1986, il joue Le Costume blanc couleur glace à la noix de coco de Ray Bradbury et crée Les Aventures de Tchop, son premier one-man-show.
Il tourne plusieurs films pour le cinéma et la télévision dans une période de turbulences algériennes. Fellag est à l'initiative du parti "Cocktail Khorotov" en 1989 puis "SOS Labès".
Le FIS remporte les élections, un raz-de-marée islamiste gagne tout le pays. L'artiste crée Un bateau pour l'Australie-Babor Australia.

En 1995, après l'explosion d'une bombe lors d'une de ses représentations, il s'exile d'abord en Tunisie puis en France.
Il y rencontre un succès populaire avec ses spectacles. Il y met en scène avec lucidité et humour des personnages confrontés aux difficultés sociales de son pays.
Il publie son premier roman Rue des petites daurades un an plus tard et revient en 2005 avec son spectacle Le dernier chameau puis L'Ere des Ninjas et Djurdjurassic en 2008.

Il a joué dans plusieurs films tels que Rue des figuiers de
Yasmina Tahiaoui.
bibliographie : (cliquez sur le titre de l'article)
Les Aventures de Tchop, 1965. [sa première pièce de théâtre]
SOS Labes textes de scène.
Cocktail Khorotov textes de scène.
Le Balcon de Djamila textes de scène.
Djurdjurassique bled,
1999, textes de scène.
Rue des petites daurades, roman,
2001.
C'est à Alger, couverture de
Slimane Ould Mohand, Editions JC Lattès, Paris, 2002.
Comment réussir un bon petit couscous,
2003.
Le Dernier chameau, et autres histoires, nouvelles,
2004.
L'Allumeur de Rêves Berbères, illustrations de Slimane Ould Mohand, Editions JC Lattès, Paris,
2007.
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Revue de presse :
Son entrée en scène déclenche des gloussements et des hurlements de rires !
Pour un tel accueil, il a suffi à Fellag de traverser le rideau, de marcher quelques pas et de se tenir droit comme un i.
Dans cette prestance se lit l’hospitalité d’un grand maître de cérémonie au regard pétillant, un brin polisson, du genre vieux copain rigolard impatient de raconter la dernière.
Au visage du Coluche kabyle, fort de plus de 30 ans de carrière en Algérie et neuf ans en France, le sourire offert en gratitude aux applaudissements vient sincère mais contracté par l’effort à venir, soit 1h30 de monologue sous de sobres projecteurs, presque sans décoration ni accessoires.
Servie sans originalité par une équipe technique trop sobre, la performance solo se boit pourtant comme du petit lait.

Aux néophytes (de plus en plus rares de ce côté de la Méditerranée), tout de suite absorbés par tant d’expressivité faciale et corporelle narratrices par excellence, Le dernier Chameau doit paraître une magistrale, magique découverte.
Sous la plus simple apparence, en tenue piquée au coin de la rue, Fellag s’adonne à un jeu de scène total, porté par une gestuelle et une diction remarquables.
En formidable conteur, il se livre à des jeux de langues époustouflants entre un français excellent au point de sembler s’en moquer, le berbère natal, l’arabe et un peu d’accent pied-noir.
Quant aux connaisseurs, pas moins réjouis, il leur semble retrouver un vieil ami. Très autobiographique, cette caverne d’Ali-Baba théâtrale renferme en effet bien des souvenirs personnels.
Bavard dans le meilleur sens du terme, le moulin à parole nommé Mohammed Saïd Fellag tourne avec une précision inouïe pour raconter de nouvelles histoires pas si fraîches que ça, mais bien conservées par l’auteur de « Comment réussir un bon petit couscous » (Lattès, 2003).
Au menu figurent les fruits de son imagination et de la mémoire collective d’une génération qui a connu le meilleur et le pire en Algérie.

En direct du ciné-club de Tizi-Ouzou

Dans l’ensemble hétéroclite, les premiers récits donnent déjà le meilleur. La rencontre du troisième type entre villageois montagnards kabyles et tirailleurs sénégalais, la fascination mystérieuse du petit Fellag pour l’opéra observé derrière la vitrine du marchand de télés, les contorsions dans un bus bondé pour les « caleurs professionnels » avides de contacts avec une jeune fille, comment donc le projectionniste interrompt les péplums pour donner l’évolution du score du match de foot local…
Fellag peut tout mimer, expliquer ou illustrer.
Ainsi pour recréer l’ambiance du ciné-club de Tizi-Ouzou au début des années soixante, le comédien se multiplie en personnages et en émotions.
Par de splendides sous-entendus, empreints de poésie tamisée ou de satire éclairée, il plonge au cœur de son goût précoce pour le théâtre classique, navigue au gré des vagues politiques et culturelles en Algérie au siècle dernier, et efface souvent la frontière entre réel et virtuel.
Ainsi, béats devant les étreintes au cinéma, les Algériens s’évadent de leur sexualité frustrée de tous les jours.

Parfois irrévérencieux mais jamais déplacé, Fellag concilie la dérive maîtrisée de son imaginaire et la fidélité amoureuse aux histoires des peuples kabyle, algérien et français.
Au final, valise en main, son personnage débarque en France. Très ému, il retrouve par hasard, derrière le guichet des ASSEDIC, Jeannette, son grand amour d’enfance. Mélancolique en larmes, elle se dit très touchée de le revoir et lui avoue ne jamais s’être sentie aussi Algérienne depuis qu’elle est revenue en France.

Un sentiment réciproque en Algérie, reprend Fellag, et Le dernier Chameau (titre parabolique de peu de nécessité) se retire en pensées pleines d’espérance pour son pays d’origine. En conclusion, l’espoir fait vivre...
Entre-temps, Fellag a gardé une folle danse du ventre pour le milieu du spectacle ! Cinq minutes de douce euphorie dans les gradins, comme après un but vainqueur, à battre des mains en cadence en criant sa délivrance !
Pour ses vieux jours de repos sans histoire, il reste à Fellag le soin de faire péter ses traditionnelles bretelles pour en être arrivé là, à cette grande joie du public.
François Cavaillès(mars 2004)
François Cavaillès est journaliste et critique d'art à Paris. Ancien reporter en radio, puis en presse, dans la région d'Ottawa (Canada), il s'intéresse aujourd'hui aux cultures de l'Asie du Sud-Est et étudie le thaï à l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales de Paris.