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vendredi 19 février 2010

visite à la bibliothèque = 9 livres en plus... et 4 en attente...

Visite en bibliothèque aujourd'hui...
normalement, seulement pour rendre les livres lus...
mais pas pu résister... 9 de plus...
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illustration : de Lois Wooster Gopin. (Lali)
En compagnie des femmes de Eric Holder - 2905344954 -
Holder est un bluesman aigu et lascif. D'un coup de corde de son luth, il vous plante le désert, d'un autre, aménage la torpeur. Les femmes d'Holder : des rêves de la faim, des mirages désertiques. Elles montent de la mémoire comme d'un bitume surchauffé des spectres tremblants surgis de la chaleur. Alignez trois souvenirs divers, trois mots pareils, et la menue mitraille vous coule entre les doigts. Les femmes sont nos bandits manchots.
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Le chat du sergent de Janwillem Van de Wetering, 2869302312 - nouvelles -
"Le chat se frotta contre la jambe du visiteur. Freddie le ramassa et le coucha sur le dos. Sortant un couteau à cran d'arrêt de sa poche, il gratta le menton du chat avec la pointe. Le chat ronronna. - Crétin de chat, dit Freddie. Je pourrais lui ouvrir le ventre comme les toubibs l'ont fait à Cora, aujourd'hui. Mais moi je ne le recoudrai pas. Je le laisserai ici avec les tripes a l'air. - Je ne vous le conseille pas, dit De Gier. - Si vous ne filez pas droit, je tuerai votre chat, et votre vieille mère et tous les gens à qui vous tenez..."
Quatorze nouvelles, dont huit mettant en scène les célèbres "flics d'Amsterdam", De Gier et Grijpstra.
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L'interprétation des meurtres de Rubenfeld Jed, 2266181246 -
1909. Freud, accompagné de Ferenczi et Jung, ses disciples, débarque dans l'effervescente New York. Venu donner une série de conférences, il est accueilli par Younger, jeune médecin qui lui fait découvrir la ville en pleine construction, les bas-fonds de Chinatown et les hôtels particuliers de Gramercy Park. Une visite d'autant plus mémorable que le psychanalyste viennois prend part à une enquête surprenante : le cadavre d'une jeune fille torturée et étranglée vient d'être retrouvé. Nora Acton, autre victime du même agresseur, a miraculeusement survécu mais est frappée d'amnésie et de mutisme. Dans l'ombre de Younger chargé de la soigner, Freud va habilement s'immiscer dans l'esprit de Nora, explorer son inconscient et de nouveaux champs d'application : l'interprétation des meurtres...
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Tranchecaille de Patrick Pécherot - 2070123472 -
Chemin des Dames, 1917, l'offensive du général Nivelle tourne à l'hécatombe. Dans l'enfer des combats, un conseil de guerre s'apprête à juger le soldat Jonas, accusé d'avoir assassiné son lieutenant. Devant l'officier chargé de le défendre défilent, comme des fantômes, les témoins harassés d'un drame qui les dépasse. Coupable? Innocent? Jonas est-il un simulateur ou un esprit simple? Le capitaine Duparc n'a que quelques jours pour établir la vérité. Et découvrir qui est réellement celui que ses camarades ont surnommé Tranchecaille.
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Elémentaire, ma chère Sarah ! de Jô Soares - 2253125067 - Rio de Janeiro, 1886. Appelé à la rescousse par son amie Sarah Bernhardt, en tournée dans le pays, Sherlock Holmes, flanqué de l'inévitable Watson, débarque au Brésil pour tirer au clair une mystérieuse affaire : on a dérobé le stradivarius que l'empereur avait offert à l'une de ses maîtresses. Sherlock se lance sur la piste du voleur, mais sa rencontre avec une enivrante métisse et les effets conjugués du cannabis et de la cuisine locale lui font bientôt perdre ses capacités de déduction. Alors que plusieurs jeunes femmes sont sauvagement assassinées, notre héros se trouve plongé dans un brouillard plus épais que le fog londonien. Dans cette fantaisie comico-policière débridée, l'auteur recrée avec bonheur l'atmosphère du Brésil de la fin du XIXe, où le snobisme francophile en vogue dans les salons offre un contrepoint désopilant au portrait iconoclaste d'un Sherlock Holmes loufoque, plus proche de Billy Wilder que de Conan Doyle
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Netherland de Joseph O'Neill, 2879296552 -
Hans et Rachel vivent à New York avec leur jeune fils lorsque surviennent les attentats du 11-Septembre. Quelques jours plus tard, ils se séparent, et Hans se retrouve seul, perdu dans
Manhattan, où il ne se sent plus chez lui. Il fait la connaissance de Chuck, un homme d’affaires survolté qui rêve de lancer le cricket à New York. Sur des terrains de fortune, Hans tente d’échapper à la mélancolie. Le charisme de Chuck draine une foule de joueurs du dimanche, tous venus d’ailleurs – de Trinidad, de Guyane ou de plus loin encore –, tous persuadés que l’Amérique reste le pays des possibles.
Alors que le monde entier ne croit plus en rien, eux continuent d’espérer. Au milieu de ces exilés, Hans retrouve un second souffle. Mais qui est Chuck ? Il faudra des années avant que le mystère qui entoure sa véritable identité finisse par se dissiper.
Ce très beau livre, souvent comparé à Gatsby le Magnifique, est à la fois une parabole sur la fin du rêve américain et un roman d’amour aux résonances poignantes.
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Le cinquième évangile de Michel Faber, 2879296684 -
Theo Griepenkerl est un universitaire sans envergure à l'ego démesuré. Dans les décombres d'un musée de Bagdad, il découvre un trésor inestimable : les mémoires de Malchus, témoin des derniers jours de Jésus. Il ramène secrètement les neuf rouleaux de papyrus au Canada et s'empresse de les traduire. Publié par une obscure maison d'édition, son Cinquième Évangile est un immense succès. Mais Theo est dépassé par le scandale que provoquent les révélations de Malchus... Drôle, irrévérencieux, palpitant, Le Cinquième Évangile tourne en dérision cette mode des textes anciens, censés révéler au monde "la" vérité. Ce roman à la loufoquerie très british est aussi une satire cinglante des moeurs de l'édition et de la culture de masse.
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Retour en Islande de Olafur Jóhann Olafsson, 2020412608 - Lorsque Disa apprend par son médecin qu'il ne lui reste qu'une année à vivre, elle se résout enfin à accomplir le voyage qu'elle se promettait de faire depuis longtemps sans jamais trouver la force ni le courage nécessaires. Elle souhaite en effet retourner dans son pays, l'Islande (qu'elle a quitté pour l'Angleterre pendant la Seconde Guerre mondiale), mais surtout elle souhaite revoir l'enfant qu'elle a eu sans pouvoir le reconnaître. Ce retour aux sources est l'occasion pour elle de faire un bilan de sa vie, qu'elle consigne méticuleusement dans un journal intime.Fille aînée d'une famille de neuf enfants, Disa, passionnée de cuisine et de gastronomie, déçoit ses parents en partant à Londres travailler dans un grand restaurant. Là, elle rencontre Jakob, un étudiant juif allemand dont elle tombe amoureuse. La guerre vient mettre un terme à leur bonheur. Inquiet pour ses parents restés en Allemagne, Jakob regagne son pays dans l'espoir de sauver sa famille de l'enfer nazi. Ni lui ni ses parents ne reviendront des camps.De retour en Islande occupée par les Britanniques, elle travaille comme cuisinière pour la famille d'un banquier, dont le fils lui fait un enfant qu'elle doit abandonner. Il sera adopté par des pêcheurs de la région. Bouleversée, elle répond à l'invitation d'Anthony (un Anglais rencontré quand elle vivait avec Jakob) de revenir en Angleterre. Ils transforment une vieille bâtisse en auberge prospère où Disa concocte des plats succulents sans jamais oublier l'enfant qu'elle a laissé en Islande.L'ultime voyage de Disa ne l'apaisera qu'en partie. Elle reverra son fils mais devra se contenter de l'observer de loin sans pouvoir lui avouer qu'elle est sa mère.On retrouve avec plaisir dans Retour en Islande l'auteur d' Absolution : chapitres courts, langue dépouillée mais souvent poétique, déstructuration de la chronologie du récit, personnage central attachant malgré ses faiblesses humaines, mystère entretenu sur des événements passés, tiraillement entre une Islande natale et une patrie d'adoption, passion immodérée pour la bonne chère… A bien des égards, ce roman est le pendant féminin du précédent livre de Olafur Olafsson.La structure narrative confère au livre à la fois le suspense qui sert de moteur à l'imagination du lecteur et le pointillisme proustien du souvenir qui fait fusionner passé et présent avec pour point de contact certains objets (le miroir, les lettres, une photographie, etc.) ou événements évocateurs. Un beau roman tout en demi-teintes.
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New York, 1939 : Josef, jeune Juif ayant fui Prague occupée par les nazis, et son cousin de Brooklyn, Sammy, unissent leur talent pour inventer un héros de bande dessinée : l’Artiste de l’évasion. Pourfendeur des forces du mal, spécialiste des évasions, celui-ci combat le nazisme sous toutes ses formes. Il incarne ainsi la tentative désespérée de Joe de libérer sa famille restée à Prague, en même temps qu’une dérisoire volonté de réveiller la conscience des jeunes Américains.
Profondément attachants, les deux cousins de génie, si différents l’un de l’autre et si complices, embrassent toute une page de l’histoire du monde. Avec un talent époustouflant, Chabon nous emmène d’un univers à l’autre à travers le regard d’un jeune Juif éloigné de sa famille.À la frénésie de consommation de la jeunesse américaine répond l’angoisse des populations victimes de la guerre en Europe, à la légèreté religieuse américaine les risques que prennent les Juifs de Prague pour sauver le Golem, au sadisme ou à l’indifférence des responsables politiques du pays libre l’héroïsme de ceux qui risquent leur vie pour faire sortir les Juifs d’Europe.
Chabon allie avec délectation fiction et réalité, romanesque pur et documentaire sur les années 1940-1950, sur la naissance d’un nouvel art qui fit fureur auprès des jeunes générations : les Comics.Joe et Sammy sont des personnages fictifs qui évoquent Siegel et Schuster, les créateurs de Superman, ainsi que Simon et Kirbey, ceux de Captain America. L’Artiste de l’évasion est une pure invention de l’auteur, inspiré de Flash Gordon, Super Man, Batman. Les références aux faits historiques parsèment le récit : apparition de Orson Welles et de Salvador Dali, par exemple. Le livre soulève des problèmes historiques rarement abordés dans le roman américain : l’extrême droite américaine pendant la guerre, qui soutient activement Hitler, les difficultés des réfugiés dans un pays en pleine effervescence consumériste, le rôle des BD dans la représentation de la seconde Guerre Mondiale aux États-Unis…
Les Extraordinaires Aventures de Kavalier et Clay a été récompensé en 2001 par le plus prestigieux des prix littéraires américains : le Pulitzer.Avec ce roman captivant, débordant d’imagination et de rebondissements l’auteur, atteint à sa pleine maturité. Les aventures de l’Artiste de l’évasion vont être adaptées sous forme de BD.
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14 livres pour Mars/Avril...
reste 4 à lire et un en cours...
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En cours de lecture :

Les Enfants de Dracula de Richard Lortz Quelqu'un, quelque chose était derrière elle, quelque part ! Elle se retourna brusquement. L'entrée du parc avait la même apparence qu'auparavant, bien que maintenant la brume eût épaissi. Puis soudain, comme si elle avait toujours su où porter exactement son regard, elle tourna lentement la tête vers la gauche. Elle ne vit pas apparaître cette chose imaginaire, épouvantable, contre laquelle sa raison se débattait : ce n'était pas le Comte Dracula aux longues dents, ni le monstre du Dr Frankenstein, ni même un junkie new-yorkais de deux mètres agitant un rasoir ouvert... Sa peur fit place à un étonnement plus grand encore : ce qu'elle voyait, c'était un enfant nu... Avec Les enfants de Dracula, Richard Lortz dénonce violemment la misère, l'indifférence et l'inhumanité des villes qui engendrent les monstres modernes.
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En attente :


Les éclaireurs de Antoine Bello C'est l'histoire de Sliv, agent spécial du CFR (Consortium de Falsification du Réel), qui veut comprendre pour quoi et pour qui il travaille. C'est l'histoire d'une organisation secrète internationale, qui tente d'influer sur l'histoire des hommes, et dont l'existence est brutalement remise en cause un certain 11 septembre 2001. C'est l'histoire de Youssef, tiraillé entre sa foi et son amitié ; de Maga, jeune femme moderne que son mariage précipite dans une famille d'intégristes ; de Lena, dont la rivalité professionnelle avec Sliv cache peut-être des sentiments d'une autre nature. C'est l'histoire d'une grande nation, l'Amérique, qui trahit ses valeurs quand le monde a le plus besoin d'elle. C'est, d'une certaine façon, l'histoire du siècle qui vient.
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Les orpailleurs de Jonquet Thierry -Un corps massacré est découvert dans un immeuble délabré. Non identifiable. On peut juste constater que c'est une jeune fille. Détail macabre, la main droite a été coupée. Le travail est propre, le tueur s'y connaissait. L'équipe de l'inspecteur divisionnaire Rovère est chargée de l'enquête. Une semaine plus tard, un deuxième cadavre est retrouvé. C'est aussi une femme et le rituel de l'assassinat est le même. Dès lors, l'idée d'un meurtrier poursuivant une vengeance prend forme et commence la course contre la montre pour éviter d'autres morts. Les meurtrissures du corps et de l'âme ne disparaissent jamais complètement ; Thierry Jonquet le prouve avec ce livre qui prend ses racines dans les pans obscurs de l'Histoire. D'une impeccable construction, cet excellent roman présente tous les mécanismes d'une enquête judiciaire vue de l'intérieur. Cet ouvrage a obtenu le trophée 813 du meilleur roman noir français 1993.
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Belleville-Barcelone de Patrick Pécherot Paris, 1938. Dans les locaux de l'agence Bohman, un détective s'ennuie. Il ne sait pas encore que le monde bascule, mais les évènements vont faire de lui un gibier de premier choix. Le Front populaire vit ses derniers jours. En Europe le péril monte. L'embrasement général s'annonce. On chante Tout va très bien, Madame la Marquise tandis que la Cagoule multiplie les attentats. La République chancelle. Une fille de bonne famille a disparu avec son soupirant. Ils ont fait leur nid sur une poudrière. Leur chemin sera celui de la guerre. Il mène vers l'Espagne...
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Resurrection row de Anne Perry
"Bas les masques", tel paraît être le mot d'ordre d'Anne Perry dans la série de romans où elle met en scène son couple de héros "victoriens", l'inspecteur Thomas Pitt et son épouse Charlotte, les personnages de roman policier les plus pittoresques et attachants qui nous aient été donnés à découvrir ces dernières années. Dans le Londres de la fin du XIXè siècle qui sert de cadre à leurs exploits, c'est en effet le code hypocrite de bonne conduite de la société anglaise de l'époque qui se trouve singulièrement mis à
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Lus :
Les vacances de Marcus Aper de Anne de Leseleuc - gentillet, mais sans plus -
En l'an 74 de notre ère, Marcus Aper, fameux avocat de la Rome de Vespasien, part en villégiature pour sa Gaule natale. A peine arrivé dans la demeure de son ami Quintus Solem, il se trouve confronté à un premier meurtre, puis à un second. Ce lointain cousin d'Astérix, devant le laxisme de l'édile, décide de mener l'enquête... Cette première aventure du plus original (depuis le Juge Ti) de nos " Grands Détectives " est racontée par une historienne de qualité qui sait allier la patte romanesque des meilleures reines du crime à la reproduction vivante de la vie quotidienne de nos ancêtres les Gaulois.
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Gone, Baby, Gone de Dennis Lehane - j'aime -
Patrick Kenzie et Angela Gennaro - les "héros" de Un dernier verre avant la guerre (Rivages/Noir n° 380), Tenèbres prenez-moi la main (Rivages/Noir n° 424) et Sacré (qui sort simultanément en poche, Rivages/Noir n° 466) - sont chargés de retrouver une petite fille de quatre ans, Amanda McCready, disparue mystérieusement par une belle soirée d'automne.Leur rencontre avec la mère d'Amanda est pour le moins troublante : cette jeune femme de vingt-huit ans, célibataire, paraît peu concernée par ce qui est arrivé à sa fille qu'elle avait laissée seule, le soir du drame, pour aller dans un bar. Sa vie ne tourne qu'autour de l'alcool, de la drogue et de la télévision.C'est néanmoins la drogue qui fournit à Patrick et Angie leur première piste. Ils découvrent en effet que la jeune femme "dealait" pour le compte d'un certain Cheddar Olamon, à présent derrière les barreaux, et qu'elle aurait détourné les deux cents mille dollars de sa dernière livraison. Le marchand de drogue se serait-il vengé en kidnappant la fille de son "employée" ?
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Larchmütz 5632 de Jean-Bernard Pouy - sympa -
Il y a vingt-cinq ans, l’Olga les a endormis. En leur ordonnant de se tenir prêts pour le Grand Soir. Et toutes ces années passées dans le grand vert de la Bretagne les ont vus vieillir, oublier, vivre. Mais pas changer. Et quand le signal du réveil leur tombe dessus, Benno et Adrien n'hésitent pas longtemps à reprendre le combat. Tout ça sous l'oeil bienveillant de 5632, une vache télépathe... Prix Polar 1989, Trophée 813 du meilleur roman 1992, prix Paul-Féval 1996, Jean-Bernard Pouy est un auteur inclassable, inventeur de génie de constructions romanesques rigoureuses, à la fois tendres et féroces, passionnantes et drôles.
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L'ange et le réservoir de liquide à freins de Alix de Saint André - sympa mais lassant -
Il y a bien un ange et un réservoir de liquide à freins dans cet étonnant roman. Mais il y a aussi un pensionnat de jeunes filles où l'on tue beaucoup, un curé blanc qui se croit progressiste et un futur évêque noir, bien plus rigoureux qu'on ne le croit.Il y a aussi les paysages alanguis de la Touraine et de l'Anjou et leur propension à faire prospérer la plus obtuse des bourgeoisies, mais aussi la plus active des théologies.L'ange et le réservoir de liquide à freins, c'est finalement un formidable roman noir sur les noirs dangers de la religion et les étranges rigueurs de la théologie.
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Garden of Love de Marcus Malte - pas mal -
Troublant, diabolique même, ce manuscrit qu'Alexandre Astrid reçoit par la poste. Le titre: Garden of love. L'auteur : anonyme. Une provocation pour ce flic sur la touche, à la dérive, mais pas idiot pour autant. Loin de là. Il comprend vite qu'il s'agit de sa propre vie. Dévoyée. Dévoilée. Détruite. Voilà soudain Astrid renvoyé à ses plus douloureux et violents vertiges. Car l'auteur du texte brouille les pistes. Avec tant de perversion que s'ouvre un subtil jeu de manipulations, de peurs et de pleurs. Comme dans un impitoyable palais des glaces où s'affronteraient passé et présent, raison et folie, Garden of love est un roman palpitant, virtuose, peuplé de voix intimes qui susurrent à l'oreille confidences et mensonges, tentations et remords. Et tendent un redoutable piège. Avec un fier aplomb.
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Le geek de New York de Jerome Charyn et Michel Martens - bien aimé -
En 1979, Michel Martens, auteur de Série Noire (avec Jean-Pierre Bastid), rencontre Jerome Charyn, le créateur d'Isaac Sidel. Tous deux aiment passionnément le cinéma et ils décident d'écrire pour Libération un feuilleton placé sous l'égide du personnage joué par Tyrone Power dans Le charlatan. Ainsi est né Arnold, le Geek » de New York... Ce mot aux consonances étranges -il faut le prononcer « guik »- désigne un personnage mi-homme, mi-bête qui se repaît de chair crue et arrache de ses dents des têtes de poulets dans une attraction foraine. Le personnage d'Arnold, dans l'histoire qui est ici publiée pour la première fois sous forme de roman, ne se nourrit pas de têtes de poulets. Il mange les restes d'un infâme restaurant pompeusement nommé Le Sultan; on le gave de glaces et de frites. Il faut dire que cet être extraordinaire, d'une laideur magnifique, est un sans domicile fixe qui partage son temps entre deux ports d'attache : les tunnels dont les ramifications s'étendent sous la ville de New York et le cinéma Dover. Car Arnold le clodo, l'exclu, le marginal doit être le plus grand cinéphile de la ville. Il vit de fabuleux rêves de celluloïd dans la caverne noire du Dover. Il connaît toutes les vedettes des années trente et quarante et a une passion pour Victor Mature. Il ne manquerait pour rien au monde Mg Darling Clementine...
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Le Déjeuner du coroner de Colin Cotterill - sympa - Laos, 1976. Les communistes du Pathet s'emparent du pouvoir et l'intelligentsia fuit le pays. Siri Paiboun, un médecin qui a fait ses études à Paris, décide de rester. À 72 ans, et bien qu'il n'ait jamais pratiqué d'autopsie, il est nommé coroner. Quand la femme d'un ponte du Parti meurt en plein banquet et que les cadavres de trois soldats vietnamiens sont retrouvés flottant sur les eaux d'un lac laotien, tous les regards se tournent vers lui. Déterminé à résoudre ces crimes en dépit des tentatives d'intimidation, Siri mène l'enquête, recrutant au passage quelques vieux amis, mais aussi les shamans hmongs, les esprits des forêts, et même ceux des morts qui le visitent en songe... Première des aventures du Dr Siri, vieux sage excentrique revenu de tout - un peu Maigret sauce saté, un peu juge Ti -, Le Déjeuner du coroner comblera les fans d'Alexandre McCall Smith et tous les amateurs de polars originaux, brillants et pleins d'humour.
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Encres de Chine de Qiu Xiaolong - abandon, déjà lu -
Situation inédite pour l'inspecteur principal Chen : officiellement en vacances, il se consacre en réalité à une traduction commerciale pour un monsieur Gros-Sous particulièrement généreux - une telle offre ne se refuse pas dans la Chine des années 1990... L'inspecteur Yu est donc seul chargé de l'enquête sur le meurtre de Yin, une ex-garde rouge condamnée pour dissidence à cause de son roman sur la Révolution culturelle. L'enquête se déroule dans un « shikumen », un bâtiment typique ouvrant sur une bruyante cour intérieure, arrangé à la sauce communiste. Peiqin, la femme de Yu, fine lettrée, est une alliée précieuse dans cette enquête qui s'oriente vers un mystérieux manuscrit disparu.
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La Princesse des glaces de Camilla Läckberg - pas aimé -
Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d'une amie d'enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d'eau gelée. Impliquée malgré elle dans l'enquête (à moins qu'une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l'œuvre), Erica se convainc très vite qu'il ne s'agit pas d'un suicide. Sur ce point - et sur beaucoup d'autres -, l'inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi, la rejoint. A la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge clans les strates d'une petite société provinciale qu'elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d'autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d'un peintre clochard - autre mise en scène de suicide. Au-delà d'une maîtrise évidente des règles de l'enquête et de ses rebondissements, Camilla Läckberg sait à merveille croquer des personnages complexes et - tout à fait dans la ligne de créateurs comme Simenon ou Chabrol - disséquer une petite communauté dont la surface tranquille cache des eaux bien plus troubles qu'on ne le pense.

mercredi 10 décembre 2008

emprunt bibliothèque

Hier, bonne soirée au club de lecture d'Andrésy. Suis revenue bien chargée... de quoi passer de très bonnes soirées d'hiver au coin du feu.

Des néons sous la mer




Mêlant La satire de mœurs, l'érudition parodique, L'anticipation sociopolitique et le mélodrame portuaire, Des néons sous la mer se présente comme une fiction inclassable qui multiplie Les voies d'eau pour approcher la question complexe, et ici décomplexée, de la prostitution.





Le Rivage des Syrtes de Julien Gracq


À la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan.
Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités...

Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna.
Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa


L'enchanteresse de Florence de Salman Rushdie


Début du 16e siècle, au coeur des Indes : un jeune Florentin qui se fait appeler "Mogor dell'Amore" arrive à la cour d'Akbar, le Grand Moghol. Il prétend être le fils de l'enchanteresse de Florence, femme aux destins multiples, princesse oubliée, mystérieuse détentrice du secret de la jeunesse éternelle.
À la cour de la cité impériale, le jeune audacieux se hisse très vite à un rang élevé, mais il tombe en disgrâce à cause de querelles féminines et d'un terrible incendie qui ravage la ville.
Redevenu simple citoyen, il disparaît dans le tumulte ambiant. Après son départ , le Grand Moghol est visité en rêve par l'enchanteresse qui lui révèle les origines de l'énigmatique "Mogor dell'Amore". Tandis que l'un de ses fantômes hante les songeries d'Akbar, le coeur de la Florence des Medicis bat au rythme des complots, des fastes et des cruautés. On y frôle le souvenir terrible de Savonarole, on y côtoie le clan des Vespucci et Niccolo Machiaveli...
Tous jouent leur rôle dans la légende de l'enchanteresse, leurs destins s'entrecroisent, entre Orient et Occident, mêlant leurs charmes et leurs sorts, la magie étourdissante des Indes et la sulfureuse sensualité florentine.
L'absence de l'ogre de Dominique Sylvain


" Chaque homme porte en lui un jardin idéal. Celui de Louis Guillaume Giblet de Montfaury alliait délicatesse et luxuriance, fraîcheur et noirceur.
Lumineux et ténébreux, mêlant les parfums de l'enfance aux effluves de mondes inconnus, il puiserait ses racines dans les voyages d'un jeune botaniste qui mettrait des années à le rêver, et une vie entière à le faire surgir de la douce terre de France. " C'est cet éden, protégé depuis des siècles par les murs d'un couvent, qu'un promoteur immobilier veut éradiquer.
Lou Necker, la rockeuse étranglée dans le parc Montsouris, s'était violemment opposée à l'opération " Tolbiac-Prestige ". Le meurtrier présumé, celui que toutes les polices recherchent, est un jardinier d'origine américaine dénommé Brad Arcenaux.
Mais pour Ingrid Diesel, son ami Brad est le plus doux des hommes, son gabarit d'ogre n'est qu'un faux-semblant ! Reste à prouver son innocence à l'insupportable commandant Sacha Duguin. L'enquête qu'elle va mener avec son acolyte Lola Jost plonge ses racines dans le paradis du botaniste, le passé d'Ingrid et Brad, et mettra au jour les arcanes sinistres de Tolbiac-Prestige.

La fabuleuse histoire des légumes de Evelyne Bloch-Dano


" La feuille de route ? Montrer, comme sait le faire une biographe, comment on devient ce que l'on est - quand on est un petit pois, un haricot, un topinambour...
Autrement dit : montrer que le légume dispose d'une aura symbolique plus large que sa pure et simple valeur calorique ou marchande.
Raconter cette aventure, c'est entrer dans l'histoire universelle en empruntant la porte du potager. " Michel Onfray.
Du sulfureux artichaut, apprécié à la Renaissance pour ses vertus aphrodisiaques et adoré de Sigmund Freud, à l'exotique topinambour découvert chez les Indiens du Canada, Evelyne Bloch-Dano nous raconte le destin des favoris du marché comme des oubliés du potager.
Elle nous apprend à goûter en connaissance de cause. Car manger un légume, c'est assimiler une partie de l'histoire du monde. De l'histoire du légume à celle du goût, de la littérature à la botanique, de l'art à l'alimentation, sans oublier l'histoire personnelle, faite des saveurs précieuses de l'enfance et des odeurs gourmandes du souvenir...

La Reine de Saba de Halter Marek

Elle était noire. Elle était belle. Elle subjuguait par son esprit. Guerrière, elle imposa la paix, neuf siècles avant notre ère, sur le fabuleux royaume de Saba, pays d'or et d'encens. Mais sa plus belle bataille fut celle de l'amour et de l'intelligence mêlés. Elle défia le roi Salomon par le jeu des énigmes.
Vaincue, elle se donna à lui pour trois éblouissantes nuits. Trois nuits que le chant du Cantique des cantiques inscrira pour l'éternité dans la mémoire amoureuse de l'Occident. L'histoire nous dit que Makéda, reine de Saba, et Salomon, roi de Juda et d'Israël, eurent un fils, Ménélik, le premier d'une longue lignée de rois africains.
A la suite de la Bible, des Evangiles et du Coran, la reine de Saba a fait rêver des générations de peintres, de poètes et d'écrivains. Aujourd'hui, s'appuyant sur les dernières fouilles archéologiques, Marek Halter part à son tour à sa rencontre. Il nous révèle une reine de Saba d'une modernité inattendue.

La théorie Gaïa de Maxime Chattam

Imaginez que des émissaires de la Commission européenne sollicitent vos compétences pour résoudre un problème urgent... et top secret.
Imaginez que votre femme soit envoyée sur une île au bout du monde avec un parfait inconnu, et que l'on perde tout contact avec eux. Imaginez que vous vous retrouviez isolé par une terrifiante tempête au sommet d'une montagne en compagnie de scientifiques mystérieux.
Imaginez que le nombre des tueurs en série ait été multiplié par dix depuis cinquante ans. Imaginez que ces événements soient liés par la violence des hommes. Vous n'avez toujours pas peur ?
illustration : la liseuse de Chris Mangarelli

mercredi 22 octobre 2008

emprunt bibliothèque

Retour du club de lecture "le millefeuille" hier soir, les bras bien chargés...

Les Nouveautés :
Le pilon de Paul Désalmand

Un livre se penche sur son passé, de la sortie des presses à son départ plein d'espoir vers l'Afrique.

Vingt ans d'une vie mouvementée. Il aime, est aimé, risque sa vie, rencontre des lecteurs et des lectrices, discute avec d'autres livres dans les librairies et les bibliothèques, s'interroge sur la marche chaotique du monde.

Tout cela donne un roman picaresque, une méditation drôle sur notre finitude, doublés d'une variation à la Queneau sur le mot " pilon ".

L'humour, comme toujours, quand il n'est pas un confort, affleure au tragique.

Note :
vu le sujet, un livre que je ne pouvais pas décemment ne pas lire !



Une vraie boucherie de Bernard Jannin

Vers les années 1950 à Monsac, la boucherie-charcuterie Croquard a pour spécialités les pieds de cochon et la littérature.

Richard s'active derrière son présentoir tandis que son épouse Mariette écrit en secret un roman sous le regard de Troubadour, son faux caniche nain.

Bientôt pourtant, ce petit monde apparemment lisse et clos bascule dans le tragique. Premier roman.
Le monde apparemment lisse et clos du petit commerce vénérable, du bourg de province dont on se distrait en allant assister à des réunions de catch à la sous-préfecture voisine et d’une époque aujourd’hui révolue, recèle pourtant quelques surprenantes échappées.

Bizarrerie morphologique par-ci, mort étrange d’un tueur à l’abattoir local par-là, bataille rangée de chipolatas avec la concurrence jalouse sur un marché…

Le réel tranquille et minutieux bascule bientôt dans le tragique, le délire et l’effroi, mais comme naturellement. Jusqu’à ce que, avec le temps, la Maison Croquard dérive désespérément, éperdument, dans sa propre et définitive consommation.

Une fois poussée la porte de la Maison Croquard, le client/lecteur bascule du réel et des charmes cocasses de la province dans un imaginaire débridé et tranchant, dont le boucher, la bouchère et l’entourage, en rêve ou en réalité, deviennent la chair même des meilleurs morceaux ! On pourrait presque parler d’une sorte de « delicatessen littéraire ». Un roman succuleusement noir et drôle !

Note : Celui-là non plus, impossible de le manquer... avec un fils boucher !


La Porte des Enfers de Laurent Gaudé

2002, dans un restaurant de Naples, Filippo Scalfaro accomplit sa vengeance : il poignarde au ventre un client puis, le couteau sur la gorge, il le force à l’accompagner dehors, le fait monter dans une voiture, prend la direction du cimetière.

Parvenu là, il le traîne jusqu’à une tombe et lui en fait déchiffrer l’inscription. Puis il lui tranche les doigts des mains et le laisse là, saignant et gémissant.

1980, dans les rues encombrées de Naples, Matteo tire par la main son fils et se hâte vers l’école. A un carrefour, soudain éclate une fusillade. Matteo s’est jeté à terre, couchant contre lui son petit garçon. Quand il se relève, il est baigné du sang de l’enfant, atteint par une balle perdue.

2002, après un dernière visite à “tante Grace”, prostituée et travesti qui l’a vu grandir, celui qui a accompli sa vengeance peut enfin quitter Naples et, roulant vers le Sud, partir à la recherche des siens, disparus depuis l’époque du grand tremblement de terre.

1980 : le deuil a édifié peu à peu un mur de silence entre Matteo et sa femme Giuliana. Matteo ne travaille plus. Toutes les nuits, il roule dans son taxi à travers les rues de Naples, sans presque jamais prendre de client. Il sait bien ce que Giuliana attend de lui : qu’il retrouve et punisse le responsable. Mais il en est incapable. Un soir, les circonstances le conduisent dans un minuscule café-bar, où il fait notamment la connaissance d’un Professeur qui tient d’étranges discours sur la réalité des Enfers et la possibilité d’y descendre…

*
On dit parfois d’un écrivain qu’on l’aime parce qu’on s’est attaché à son univers. Epique et sonore, tragique ou inspiré, celui de Laurent Gaudé comporte tout un monde de ténèbres. Dans les guerres, la pauvreté ou l’exil, l’auteur cherche à faire entendre la dimension solaire dont chaque personnage — habité par sa parole, son vouloir, et comme porté par une incantation à son destin — illumine sa propre trajectoire.

Si le thème de la vengeance est présent dans La Porte des Enfers, il n’en constitue pas – loin s’en faut – le motif principal, car la fiction s’en empare pour explorer de tout autres territoires. C’est dans la conscience de ses deuils personnels que Laurent Gaudé interroge ici la part de vie que nos morts nous volent, mais aussi la part de présent ou d’avenir que nous leur rendons par nos pensées.

Ainsi peut s’entrouvrir la porte des Enfers et – comme le raconte dans ces pages le vieux Professeur pasolinien – s’accomplir le rêve de Frédéric II : descendre dans les abîmes, affronter la Mort sur son propre terrain.

Mais dans l’histoire de Matteo, de Giuliana et de leur fils, dans la lente dérive ou la brutale disparition comme dans les expériences des autres personnages aux prises avec leurs enfers personnels, c’est aussi la force du lien (amical autant que familial) qui se confronte à la séparation, à la peine ou au ressentiment.Rythmé, puissant et captivant, le nouveau roman de Laurent Gaudé revisite le mythe d’Orphée pour opposer à la finitude humaine la foi des hommes en la possibilité d’arracher un être au néant.

Note :
live retenu dans ma liste de lecture... une hésitation tout de même... enfin espéront que je le trouverai meilleur que "la mort du roi Tsongor"...


Le Chemin des sortilèges de Nathalie Rheims

Un jour, il est parti. Lui qui l’avait vue naître et accompagnée depuis toujours, il s’est retiré dans la solitude.

Dix ans plus tard, elle retrouve sa trace et le rejoint pour comprendre ce qui s’est passé. Dans une maison aux apparences trompeuses commence un huis clos où les cauchemars se confondent avec le réel.

Les souvenirs ressurgissent à travers les contes de fées qu’une main invisible dépose chaque soir à son chevet. De l’éveil de La Belle au bois dormant au crépuscule de La Petite Marchande d’allumettes, elle franchit les étapes d’une étrange initiation qui la mène à un secret bouleversant. Aura-t-elle la force d’aller au bout de la vérité, de sa vérité ?
Le Chemin des sortilèges est le dixième livre de Nathalie Rheims.

Note : Des a-priori envers l'auteur... (fille de, femme de, etc)... justement pourquoi je l'ai pris... Pas le seul auteur féminin avec qui j'ai ce rapport difficile. Toujours pas abordé Chandernagor, ni Pancol, et quelques autres...
également en attente de lecture "le cercle de Mégido"...

Côté polar

Régime mortel de Eric Nataf

Pourquoi donc de plus en plus d'obèses meurent-ils brutalement... alors même qu'ils maigrissent sous contrôle médical ?

De quoi rendre fou le docteur Hugo Man, nutritionniste à l'Hôtel-Dieu. Surtout lorsque au petit matin il découvre le corps glacé d'une patiente dont il est tombé malgré lui amoureux.

Un terrible fléau semble menacer tous les " gros " en quête de minceur : la maladie de la graisse brune.

Comment la stopper ?
D'où vient-elle ?
D'anneaux gastriques défectueux ?
De produits allégés soudain devenus toxiques ?

Et comment expliquer qu'elle soit si répandue ? Un complot ? Le docteur Man se met en chasse.

Enigmes, coups de théâtre, machinations industrielles, vengeances familiales : toutes les composantes d'un suspens haletant au cœur de l'un des enjeux de santé les plus importants aujourd'hui. Quand maigrir tue...

Biographie : Médecin, radiologue et échographiste, Eric Nataf s'est imposé, avec Autobiographie d'un virus et Le Mal parle mal, comme le maître du thriller médical à la française

Note :
Encore un que je ne pouvais pas louper... obésité oblige ! et puis, auteur que je n'ai jamais lu, donc à découvrir...


Fin des nouveautés, mais toujours du polar :


22 V'la des frites ! de Sjowall Wahloo et Per Wahlöö

Fascinant, ce Maigret revu par Bergman ! On est séduit, irrité, passionné par les lenteurs et la lourdeur d'une enquête réaliste au dernier degré.

Martin Beck, avec ses allures d'anti-héros et son intelligence hors pair, est un formidable personnage qui s'inscrit dans la lignée des plus grands : Lamberti, bien sûr, le médecin détective de Scerbanenco, Jules Maigret, déjà nommé, mais aussi tous les policiers harassés, petits neveux de Sam Spade et de Phil Marlowe. Laissez-vous emporter par ces romans envoûtants comme les nuits de Stockholm.

Note :
jamais entendu parler... et de n'est pas le résumé qui m'éclaire... enfin, j'aime assez ces auteurs nordiques... découverte d'un nouveau polar venu du froid...


Les Sentiers du désastre de Donald Westlake

" Paria ! " Voilà un mot que Monroe Hall voudrait voir disparaître du vocabulaire. Est-ce sa faute à lui s'il est né riche et qu'il n'a pas résisté à empocher l'argent de ses actionnaires, les poussant au désespoir ou à la colère ?

Est-ce sa faute encore s'il a pu échapper à la justice et transformer l'ensemble de ses biens en une fondation, dont il est le désintéressé gérant ?

Et pourquoi son professeur de musculation lui en veut-il d'avoir signalé aux impôts les sommes qu'il lui a versées en liquide ?

Cela justifie-t-il qu'on l'appelle un " paria ", et qu'il n'arrive plus à avoir de vie mondaine parce qu'aucun employé de maison ne veut travailler pour lui ?

Le destin est trop cruel. Jusqu'au jour où, comme par miracle, son agence lui envoie un merveilleux groupe de serviteurs : un majordome, un chauffeur, un secrétaire, un garde du corps.

Seulement voilà : Monroe Hall ne sait pas que le véritable nom de son majordome est John Dortmunder et que lui et ses amis ont l'intention de vider sa grande demeure de sa magnifique collection de voitures anciennes. Mais Dortmunder n'imagine pas combien de gens haïssent Monroe Hall.

Lorsque ce dernier disparaît sans laisser de trace, la police fait son apparition. Et comme tout amateur de romans policiers le sait, dans ce genre d'histoire le principal suspect est toujours... le majordome.

Dortmunder est de retour, et ses aventures sont plus que jamais inénarrables. La presse américaine a souligné que, avec ce personnage, Donald Westlake a quasiment inventé un nouveau genre littéraire. La " Dortmundermania " est à son apogée dans ce nouveau chef-d'œuv
re.
Note :
Vraiment pas une nouveauté ! mais impossible de résister a un Westlake... bonne humeur et humour garanti !


Les arcanes du chaos de Maxime Chattam

Esoterisme, codes secrets, sectes millénaires, complots...

après le succès de sa trilogie L'Ame du Mal,

et du Sang du temps,

Maxime Chattam, le nouveau maître du thriller français, nous entraîne dans une terrifiante course contre la montre, contre la mort, au-delà du miroir.
À vingt-sept ans, Yael mène la vie sans histoire d’une Parisienne célibataire.
Un soir, elle croit voir des ombres apparaître dans le miroir de son appartement. Puis le phénomène se reproduit.
Ces « ombres », enfin, prennent contact avec elle par l’intermédiaire de son ordinateur et l’invitent à s’intéresser aux symboles et aux vérités cachées.
Effrayée par ces manifestations surnaturelles, elle reçoit l’aide de Thomas, un journaliste canadien qu’elle vient de rencontrer.
Peu à peu, les Ombres guident Yael et Thomas vers la découverte de l’existence d’une histoire parallèle, de sociétés secrètes influençant le cours des événements, d’intérêts puissants capables de manipuler les hommes à leur guise.
Mais ce savoir n’est pas sans danger…
Les deux jeunes gens sont bientôt pris en chasse par de mystérieux individus qui commencent par les intimider avant de tenter ouvertement de les assassiner.
Yael et Thomas comprennent alors qu’ils sont au centre d’une lutte sans merci entre deux factions des Ombres…
Un terrible jeu de piste s’engage qui les mènera de Paris, dans les Alpes puis à New York
.

Note : Aucun souvenir de l'avoir déjà lu, mais tellement entendu parler de lui, que je vais en tenter la lecture.


En conclusion, passé une très bonne soirée hier soir.

Présence de Gisèle Augustin-Bellhassen venue présenter son roman (envie de lire)
Présentation de nos lectures, mais rien retenu. Aucun coup de coeur (c'est rare !).
Présentation des nouveautés en bibliothèque... pas mal de tentations, mais peu qui étaient sur ma liste de lecture... pour plus tard sans doute.
Prochaine date : vers le 15 novembre.
D'ici là, entre ce que j'ai emprunté, ceux que j'ai trouvé chez mon bouquiniste et ceux que je ne manquerai pas de dénicher à la brocante du Relais... de quoi passer pas mal de bon temps.



J'AI ÉPOUSÉ UN PALESTINIEN de Gisèle Augustin-Bellahsen

Doucia, juive ukrainienne née à Bertichev en 1930, subit et raconte la persécution des Juifs par les nazis, à travers son regard de fillette de onze ans.
Rescapée, elle est cachée par une famille chrétienne. Elle émigre en Israël en 1949 où elle rencontre Hassan, un musulman palestinien à qui elle taira ses origines.
Hassan l'acceptera telle qu'elle est.
Une déchirure : leur fils aîné séduit par le fanatisme religieux.