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jeudi 11 février 2010

menus propos, bric à brac, envie de lire... lecture en cours

Bonjour à vous tous,
encore quelques jours de neige parait-il... l'hiver commence a me sembler long...
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enfin, terminé avec ce fichu zona... Cromignon en vacances et JJ en chimio jusqu'à demain...
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terminé comme prévu "L'Olympe des infortunes" de Yasmina Khadra, lu en partenariat avec livraddict et les éditions Julliard.
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J'avais laissé ma lecture lors de l'apparition de Ben Adam, genre de prophète débarquant chez les clochards qui frôle la caricature par moment...
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fait juste un petit tour puis disparait... un peu dommage que le personnage n'ai pas été plus exploité... il fait resurgir l'ancienne vie de Ach qui pousse Junior a quitter la décharge et trouver son destin en ville, bien entendu, cela ne pouvait pas marcher. Comment se réintégrer dans la société en arrivant du monde des exclus.
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Junior reviens finalement parmi les siens, changé, après cette désastreuse aventure, qui si elle lui a fait découvrir les humains de la ville lui a aussi appris la déshumatiné du monde actuel, et découvert la prison et le bagne, où là encore, il fut un exclus parmis les exclus...
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Après le polar, les romans "politiques" Khadra se lance donc dans le conte philosophique... je trouve une certaine naïveté dans ce "conte", bien qu'il se lise facilement trop, de grandes envolées moralisatrices... c'est génant et un peu ennuyeux. Junior est un personnage sympatique et candide. Un début amusant, et une jolie fin.
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Ce qu'ils en disent :
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Yasmina Khadra, qui a tenté de se mettre dans la peau d’un clochard, avoue néanmoins être resté à la périphérie de ce monde incompréhensible et difficile à pénétrer. dit-il dans l'article qui lui est consacré dans http://www.elwatan.com/L-Olympe-des-Infortunes-de-Yasmina
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Au fond, Yasmina Khadra en a un peu assez de sa légende.
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Est-ce pour lui tordre le cou qu'il publie en janvier un conte philosophique qui n'a « rien à voir » avec ce qui précède ?
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Avec « l'Olympe des Infortunes », il s'amuse d'avoir « pris des risques », mais tient qu'« un grand romancier ne doit pas avoir peur ». Il y met en scène une étrange communauté de clochards pour qui « la vraie liberté est de ne rien devoir à personne » et qui « crachent » sur les billets de banque « parce que l'argent est la source de tous les malheurs ». On retrouve l'humanisme généreux de Khadra dans cette utopie tragi-comique :
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« J'ai toujours été fasciné par les marginaux. Ce sont des divinités, pas des vaincus, mais des gens qui ont compris une chose que je ne comprendrai jamais: ils ont la force, ou la folie, d'avoir renoncé à être les otages de nos ambitions les plus extravagantes. »
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Certains y verront une rupture dans son œuvre ; lui a le sentiment de renouer avec ses premiers livres, publiés sous son vrai nom : « Amen » (1984), et « De l'autre côté de la ville » (1988), qui « était aussi sur les clochards », confit-il dans l'article sur
http://bibliobs.nouvelobs.com/20091224/16673/lincroyable-monsieur-khadra.
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quelques avis de lecteurs
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chez La tête dans les pages de angelwizzard, de Des petits riens ... de jmph
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Cependant il manque le ton du conteur, un style presque oral comme celui que Tahar Ben Jelloun utilise parfois dans ses livres, ou bien le souffle baroque d’un Boualem Sansal. Khadra, lui, reste dans la littérature, certes soignée et appétente, mais qui n’a rien de l’enchantement et de la musique d’un conte... frôle la caricature... Mais le moins bon du livre est dans son “fond philosophique” : cela prend la forme de longs sermons de prêcheurs, sortant de la bouche d’un personnage qui se veut prophétique, appelé Ben Adam...On se croirait chez Paolo Coelho...
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"la liseuse" de Deborah Dewit Marchant (Lali )
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Commencé "Le Tailleur de pierre" de Camilla Läckberg,
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j'aurais préféré lire la série dans l'ordre "Le prédicateur" et "La Princesse des glaces" en premier, mais jamais libre en bibliothèque...
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je me laisse donc séduire par un polar venu du froid...le meurtre d'une enfant, l'épouse de l'inspecteur chargé de l'enquète est une amie de la mère de la fillette...
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alors en avant pour de sordides relations humaines - querelles de voisinage, conflits familiaux, pratiques pédophiles - dont les origines peuvent remonter jusqu'aux années 1920.
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Programme télé de ce soir...
Magazine littéraire
Date de diffusion : jeudi 11 évrier
Horaire : 20:35
- Durée : 1h05
Présentateur : François Busnel
Sommaire :
Après la série des «Doggy Bag», Philippe Djian publie un nouveau roman noir, «Incidences». Son héros, un professeur de «creative writing», est un personnage aussi inquiétant qu'attachant.
De son côté, Frédéric Vitoux a mené une enquête littéraire sur son grand-père, dont «Grand Hôtel Nelson» rend compte.
Avec «Un très grand amour», Franz-Olivier Giesbert livre un récit très personnel sur le couple, l'amour et la maladie.
Laurent Binet publie, quant à lui, son premier roman, «HHhH», centré sur un des hauts faits de la résistance au nazisme. L'auteur mêle vérité historique et commentaires sur ses recherches.
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Quelques visites
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j'y suis allée, j'aime bien... et ma blogosphère augmente...voici le lien ici.
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un livre offert par les éditions Points que j'ai reçu également... juste feuilleté...
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les tentateurs du jour :
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Suspense et tension, pour un roman de belle qualité.
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résumé : Une crise sociale sans précédent a plongé la France dans le chaos et le désespoir.
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Partout, les voitures brûlent, explosent, des bandes de casseurs vandalisent les rues. La police débordée traverse une grave crise de confiance.
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Dans cette atmosphère survoltée, le commissaire Kolbe, à la tête d'une unité spéciale chargée de lutte contre la pédophilie, est sur la sellette. Ses enquêteurs viennent de découvrir un container de cassettes particulièrement atroces. L'affaire doit être élucidée au plus vite.
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Dans le même temps, au métro Porte des Lilas, deux jeunes filles se jettent ensemble sous le métro. Mais s'agit-il vraiment d'un double suicide ?
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A rebours d'une société cynique dont la seule règle est le profit et la consommation, les protagonistes du roman affrontent avec l'énergie du désespoir leurs propres démons. Un thriller sombre, foisonnant, complexe, extrêmement bien construit et intelligemment mené.
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Biblioblog de Dédale
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résumé : La fille aux grands yeux bleus dont je rêve nuit et jour dans le camp n ° 19 de Cherbourg-Foucarville s'appelle Elsa Godschalk. Depuis son rapt par les nazis, son image brûle au-dedans de moi. Ma Judenkönigin. Ma reine juive. Août 1945.
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Un jeune Allemand de 16 ans, né à Aix-la-Chapelle dans une famille catholique antinazie, se retrouve prisonnier en Normandie, dans un camp américain. Il avait pourtant déserté la Wehrmacht où il avait été enrôlé de force. Il ne peut oublier les exactions dont il a été le témoin ni sa camarade Elsa, la fille à l'étoile d'or.
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Disparue avec toute sa famille, elle hante pour toujours sa mémoire. Après Le Déserteur (Grand Prix du Roman de la SGDL) et son héros, un jeune soldat français qui ne voulait pas faire la guerre, Roger Bichelberger évoque ici une autre résistance, celle d'un adolescent d'outre-Rhin, sensible, amoureux et nostalgique.
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Qui veut gagner un livre ? Qui veut lire le dernier Anne Rice ?
Pour cela, Praline ici. propose un petit quizz suivi d'un tirage au sort. Le gagnant recevra L'heure de l'ange d'Anne Rice. Prêts ? GO !
1. Lesquels ne sont pas des anges ?
a) Les puissances
b) Les dominations
c) Les principautés
d) Les dynastes
2. De quel conte s'est inspirée Anne Rice pour une série érotique ?
a) La petite sirène
b) Blanche-Neige
c) La Belle au bois dormant
d) La Belle et la bête
3. Quel est le titre original de L'heure de l'ange ?
a) Cry to Heaven
b) The Feast of All Saints
c) Angel Time: The Songs of the Seraphim
d) Angel Time: The Kingdom of Heaven
4. Qui joue le rôle de Lestat dans Entretien avec un vampire ?
a) Tom Cruiseb) Brad Pittc) Antonio Banderasd) Pierce Brosnan
5. Quel livre n'ai-je pas lu ?
a) Entretien avec un vampire
b) Le Lien maléfique
c) L'Initiation
d) L'Heure des sorcières
Voilà... Vous avez jusqu'au 21 février à 23h59 ! Enjoy ! N'hésitez pas à jouer et à transmettre l'information !
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Culture
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lu sur le nouvel obs
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Peu, très peu de nos compatriotes savent qu’Alexandre Dumas, l’un des plus grands auteurs français, était métis et considéré comme Noir à son époque.
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Eh oui, l’immense écrivain, qui amuse tant et tant de « têtes blondes » avec Les Trois Mousquetaires, Le Comte de Monte-Cristo, ou l'Homme au masque de fer était né d’un père métis (vendu comme esclave), qui était lui-même né d’une mère noire et esclave.
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Peut-on raconter Dumas sans évoquer les humiliations dues à sa couleur de peau ? Tout est possible, au nom de la liberté du cinéaste.
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Mais alors, libre aussi à qui le veut de dire son malaise face à un Dumas blanchi et « bien comme il faut »
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Dans 150 ans, le rôle de Barack Obama pourrait-il être interprété au cinéma par un acteur blanc avec une perruque frisée ?
Martin Luther King peut-il être joué par un acteur blanc ou Jules César par un acteur noir ?
L’autre Dumas pose on le voit, beaucoup de questions profondes.
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Au fond, que Gérard Depardieu interprète Dumas ne poserait aucun problème si les acteurs Noirs pouvaient eux aussi interpréter des rôles de Blancs car il n’y a ni rôle de Blanc, ni rôle de Noir, mais des rôles tout court... lire la suite de l'article sur le site directement... mais j'avoue avoir été étonnée que l'on ne choisisse pas un auteur métissé pour le rôle... bien que Depardieu, avec sa démesure ne devrait pas être mal.
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Un recueil de lettres de candidature montre que, depuis toujours, rentrer sous la Coupole, c'est tout un art.
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illustration : rien à voir avec l'article, suis partie à la recherche d'une image qui me plaise et je suis tombée par hasard sur le site muse-et-homme.com , j'adore !
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Politique
lu dans le Monde :
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Le héros de la lutte anti-apartheid et premier président noir d'Afrique du Sud, Nelson Mandela, aujourd'hui âgé de 91 ans, est attendu, jeudi soir 11 février, au Parlement sud-africain, pour marquer le 20e anniversaire de sa libération.
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Nelson Mandela, dont la santé déclinante le contraint à raréfier les interventions publiques, est attendu vers 19 heures, heure locale (18 heures, heure française) dans la ville du Cap, pour sa seule apparition de la journée.
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C'est son ex-épouse Winnie Madikizela-Mandela, venue l'accueillir lorsqu'il avait émergé, le 11 février 1990, de vingt-sept années d'emprisonnement, qui va retracer ce jour historique. Accompagnée de membres de sa famille et de dignitaires du parti au pouvoir et ancien mouvement de lutte, le Congrès national africain (ANC), elle va descendre de nouveau la route sortant de la prison Victor Verster, à Paarl, près du Cap, où Nelson Mandela avait passé deux années.
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Le prisonnier politique le plus célèbre du monde avait été transféré à Victor Verster, qui acquiert jeudi le statut de monument historique, en provenance de la prison de haute sécurité de Robben Island, située sur une île au large de la capitale parlementaire.
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L'actuel président sud-africain,
Jacob Zuma, misait sur le présence de "Madiba" (du nom du clan de Nelson Mandela) au Parlement lors de son discours à la Nation pour accroître son aura.
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Mais la comparaison entre les deux hommes risque de se révéler peu flatteuse pour M. Zuma. Jacob Zuma, 67 ans, a en effet dû présenter ses excuses il y a quelques jours à une Afrique du Sud outrée par la naissance de son 20e enfant, conçu hors mariage, sans parvenir à calmer le scandale.
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lu sur le nouvel obs
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L'Association française contre les Myopathies (AFM) va porter plainte contre l'homme d'affaires Pierre Bergé, a annoncé sa présidente Laurence Thiennot-Herment dans une interview au Parisien/aujourd'hui en France parue jeudi 11 février.
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L'homme d'affaires et président du Sidaction Pierre Bergé avait déclenché une vive polémique en accusant le Téléthon de "parasiter la générosité des Français", une dizaine de jours avant le coup d'envoi de l'émission télévisée caritative."Il persiste et signe, allant jusqu'à déclarer récemment qu''un euro pour le Téléthon, c'est un euro pour les banques' ou que 'les dirigeants de l'AFM sont des menteurs'", explique-t-elle dans cet entretien.
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Divers
illustration mylulabelles flickr.com
je vous souhaite une très bonne journée...

























mardi 15 septembre 2009

souvenirs de lecture et envie de lire...

Ce matin, comme presque chaque jour, après la lecture de la presse, et principalement l'actualité littéraire, je passe chez les amis du premier cercle de ma blogosphère... pas encore arrivée jusque là...
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un mot, inconnu... chez le Gardien des Mots... et la curiosité aidant... des souvenirs d'histoire et de livres m'assaillents...
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illustration : Richard Gauthier
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La spigélie, ou brinvillière, est une plante originaire des Antilles et de l'Amérique du Sud. Ses fleurs sont rouges en dehors, blanchâtres en dedans. Leur odeur est fétide et a un pouvoir somnifère.
Les médecins l’utilisaient autrefois pour tuer les vers, d’où son nom savant de Spigelia anthelminthica, mais la pratique a été abandonnée car la spigéline qu'elle contient a une action convulsivante.
Le nom de spigélie rappelle le souvenir d'un vieux botaniste, né en 1578 à Bruxelles, Adrien van den Spieghel, dit Spigelius.
souvenirs de lecture, autour de la Brinvilliers...


juste un épisode dans le Si Versailles m'était conté de Sacha Guitry, bien longtemps d'ailleurs que je n'ai l'ai plus relu... et pourtant je l'adore...
envie de feuilleter de nouveau "de l'esprit"...

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En fait mes premiers souvenirs de la Brinvilliers remontent à la lecture d'Alexandre Dumas...
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Les Crimes célèbres sont un recueil de récits consacrés à des criminels ou des victimes célèbres. Les périodes couvertes sont variables, allant de la Renaissance à l'époque contemporaine de Dumas.

Les dix-huit histoires traitées sont :

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Epoque du récit 1665-1676

Résumé En 1665, la marquise de Brinvilliers fait connaissance avec le chevalier de Sainte-Croix, un ami de son mari. Très vite, les deux jeunes gens deviennent amants.
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Leur conduite est telle que le père de la marquise, de peur que les désordres de la vie de sa fille n'entachent sa respectabilité, obtient une lettre de cachet à l'encontre de Sainte-Croix.
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Incarcéré à la Bastille, celui-ci se retrouve dans la même cellule qu'Exili, un italien maître dans l'art des poisons qui l'initie à sa science.
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A sa sortie de prison, il retrouve la marquise qui va utiliser le savoir de son amant en matière de poisons pour se refaire une fortune.
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C'est ainsi qu'elle va empoisonner elle-même ou faire empoisonner successivement son père et ses deux frères, tandis qu'une tentative contre sa sœur échoue.
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Parallèlement, Sainte-Croix fait commerce de ses poisons avec ceux qui en ont besoin. Les morts étranges et inexpliquées sont de plus en plus nombreuses et les Parisiens commencent à s'en inquiéter.
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C'est alors que Sainte-Croix meurt dans son laboratoire de recherche en respirant les effluves d'un poison.
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Lors de l'enquête, des papiers compromettant la marquise sont mis à jour. Celle-ci s'est réfugiée dans un couvent à Liège avant d'en être sortie par la ruse par un agent de police déguisé en prêtre amoureux.
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Malgré les preuves contre elle, elle nie tout, y compris sous la torture, ce qui ne l'empêche pas d'être condamnée à mort. M. Pirot, docteur en médecine et prêtre, arrivera à lui faire avouer ses crimes en lui promettant l'absolution lors de sa mort. Il la soutiendra d'ailleurs dans l'épreuve jusqu'à ce qu'elle ait la tête tranchée.
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Analyse
Pour ce récit, Dumas ne s'est pas contenté de nous relater les crimes de cette femme. Il nous fait aussi assister à l'enquête puis aux derniers jours qui ont précédé son exécution, grâce à une recherche approfondie de documents.
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Il a notamment utilisé les mémoires du procès, les Lettres de Madame de Sévigné et la relation manuscrite faite par M. Pirot de la mort de la marquise.
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Ce qui ajoute encore à l'horreur des crimes de cette femme, c'est que, même aux portes de la mort, elle ne se repent pas vraiment du mal commis. Elle avoue à la justice, fait une confession écrite de ses crimes, mais simplement parce que M. Pirot lui a dit que grâce à cela elle obtiendrait la rémission de ses pêchés.
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Cela alors que cette femme a quand même sur la conscience la mort de dizaines de personnes puisqu'elle testait l'efficacité de ses poisons sur les malades de l'hôpital...Il s'agit donc d'un personnage profondément égoïste que les dernières heures de sa vie rendent encore plus odieuse. Même les souffrances endurées lors de la torture ne nous la font pas plaindre. http://www.dumaspere.com/pages/dictionnaire/crimes_brinvilliers.html
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Le 10 septembre 1666, en son hôtel parisien, Dreux d'Aubray, lieutenant civil de la prévôté et vicomté de Paris, meurt presque subitement malgré les soins attentifs dont l'entoure sa fille aînée, la séduisante marquise de Brinvilliers.
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Quatre ans plus tard, et à trois mois d'intervalle, ses deux fils, Antoine et François-Dreux, disparaissent à leur tour dans d'atroces souffrances. On suspecte bientôt Mme de Brinvilliers de les avoir empoisonnés les uns après les autres.
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Mais la toxicologie en est alors à ses balbutiements et il est bien difficile de prouver quoique ce soit. Il faudra la mort d'un amant jaloux, détenteur d'une cassette pleine de poisons, pour inquiéter vraiment la coupable.
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Commence alors pour elle une fuite éperdue à travers l'Angleterre et les Pays-Bas espagnols afin d'échapper à la justice du roi. Pouvait-elle y parvenir ? C'était compter sans l'intelligence et la ténacité de Colbert comme de Louvois, ministres qui suivirent l'affaire en personne.
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S'appuyant sur de nombreux documents jamais exploités jusqu'alors, Jeanine Huas livre ici une passionnante et trépidante biographie de cette énigmatique marquise à l'aube de la célébrissime " affaire des Poisons " qui secoua le royaume au Grand Siècle.

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1679-1682, L'Affaire des Poisons de Arlette Lebigre
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Qui empoisonne ?

Pourquoi ?

Comment ?

Quel rapport entre sortilège et poison, sacrilège etdévotion ?

Comment, du haut en bas de l'échelle sociale, se tissent les liens unissant les empoisonneurs à leur clientèle ?
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A ces questions fondamentales, l'auteur apporte des réponses qui éclairent d'un jour nouveau la société, les mœurs, les mentalités de la fin du XVIIe siècle. "
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Le mérite principal de ce livre est d'avoir dépassé le niveau des faits pour en tirer des enseignements sur la France du Grand Siècle. Tout au long d'un récit vivant, l'auteur retrace le naissance, le déploiement, puis l'issue d'une gigantesque affaire criminelle aux multiples ramifications. [...]
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Ainsi replacée dans la "longue durée" du poison, l'affaire révèle avant tout la permanence et la survivance de pratiques et de mentalités sorties tout droit du Moyen Age. "
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Un peu d'Histoire...


Marie Madeleine Dreux d'Aubray, marquise de Brinvilliers, née le 2 juillet 1630, rendue célèbre par l'Affaire des poisons, fut jugée le 16 juillet 1676 et exécutée le lendemain pour fratricide par empoisonnement.
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illustration : L'Histoire La Marquise des ombres de Catherine Hermary-Vieille
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Fille d'
Antoine Dreux d'Aubray , lieutenant civil du Châtelet de Paris à l'époque de la Fronde (il apparaît à ce titre dans les Mémoires du cardinal de Retz). Violée par un domestique à sept ans, sa réputation sulfureuse lui prête ensuite des relations incestueuses avec un de ses frères dès l'âge de dix ans.
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Elle se marie en
1651 à Antoine Gobelin, marquis de Brinvilliers, mestre de camp, joueur ; des témoignages contemporains nous la présentent à l’époque comme un joli brin de femme avec un air d’innocence désarmant.
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Elle succombe aux charmes de Godin de Sainte-Croix, un officier de cavalerie passionné par l'alchimie, qui lui est présenté par son mari. Ce dernier n’a guère le temps de s’occuper de cet adultère car il doit fuir la France, poursuivi par ses créanciers ; mais Dreux d'Aubray, irrité de la conduite de sa fille, fait emprisonner en 1663 le séducteur à La Bastille ;
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c’est là que Sainte-Croix noue une relation avec un compagnon de cellule, l'empoisonneur italien Exili, qui faisait métier de composer des poisons, et avait déjà commis de nombreux empoisonnements. Il suit également les cours de Christophe Glaser au Jardin royal des plantes.
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À sa sortie, il retrouve sa maîtresse et lui enseigne l'art qu’il vient d’apprendre, et dans lequel elle se perfectionne en empoisonnant des pauvres qui viennent lui demander la charité ou des malades qu’elle visite à l’hôpital.
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Devenue experte elle réussit à empoisonner successivement son père (en 1666), ses frères et sa sœur (en 1670) afin de faire disparaitre les obstacles à sa liaison et de s'assurer l'héritage familial. L’autopsie suggère la cause de la mort mais les coupables ne sont pas inquiétés.
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Après des tentatives présumées d'empoisonnement de son mari et de son amant Sainte-Croix, ce dernier prend peur et enferme des preuves de la culpabilité de sa maîtresse dans une cassette «à n'ouvrir qu'en cas de mort antérieure à celle de la Marquise». Et malheureusement pour elle, il meurt en
1672.
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L'imagerie populaire attribue sa mort aux suites d'une expérience d'alchimie au cours de laquelle il a respiré des gaz empoisonnés, mais il n'en est rien. La cassette trouvée et ouverte, la Marquise est recherchée et s'enfuit successivement à Londres, puis aux Pays-Bas et en Flandre.
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Son complice La Chaussée, au contraire, est arrêté et torturé ; il passe une confession complète et périt sur la roue. Elle-même n’est condamnée que par contumace en 1673, elle est retrouvée dans un couvent à Liège et ramenée en France en 1676 par la ruse d'un exempt de police déguisé en prêtre. Sa tentative de suicide échoue.
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Au cours de son long procès (29 avril - 16 juillet 1676), elle se refuse à tout aveu malgré la question. Elle finira par avouer ses crimes, par peur de la torture. Elle est condamnée à une amende honorable, c'est-à-dire qu’on rend public un procès, après quoi elle aura la tête tranchée. Elle doit avouer avoir utilisé l’arsenic et la poudre de crapaud.
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Elle va subir malgré tout la torture (étirement), et on va la gaver d’eau (toujours deux fois versé,ndlr: le chiffre 2, le chiffre de la justice).
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Elle sera ensuite décapitée et avant de mourir elle va parler. Le but de la torture qui s’ajoute avant la mort a pour but de donner les complices, et elle avoue que si elle parle, elle désavouera la moitié des gens de sa condition.
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Son corps sera brûlé et ses cendres dispersées.
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Ce n'est qu'après son procès, dans l'attente de son exécution, qu'elle accepte enfin de se confier à son confesseur, l'abbé Pirot.
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Elle est exécutée le 17 juillet 1676, et montre à cette occasion une piété qui impressionne la foule après avoir confondu son confesseur.
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La marquise est mère de sept enfants, dont quatre illégitimes.
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Son procès, sa condamnation et son exécution sont rapportées dans la correspondance de Madame de Sévigné

ainsi que dans les Crimes Célèbres d'Alexandre Dumas.

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Après la mort de la marquise de Brinvilliers, plusieurs autres procès retentissants, qui iront jusqu'à impliquer Madame de Montespan, favorite de Louis XIV, formeront l'Affaire des poisons.

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Pour se replonger dans l'époque, à lire :


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Messes noires, expériences alchimiques, fabrication de fausse monnaie, morts suspectes de dizaines de personnes chez les bourgeois parisiens, mais aussi chez les aristocrates de haut rang.
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En cette année 1678, la Cour et la capitale entrent en effervescence. La machine judiciaire se met en marche : torture, aveux, dénonciations, exécutions... Bientôt l'entourage du roi lui-même est compromis ! Au premier rang des suspects, sa favorite, Madame de Montespan.
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A travers les archives de la police, les récits des contemporains, les procès-verbaux des interrogatoires, Claude Quétel nous entraîne au cœur de l'une des trois grandes affaires de l'Ancien Régime, avec l'affaire du Collier de la reine et celle du Masque de fer.
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Une des pages les plus mystérieuses du règne du Roi-Soleil, éclairée pour la première fois avec autant de véracité et de détails jusqu'alors peu exploités, et ne laissant dans l'ombre aucune pièce du dossier.
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il me semble bien avoir lu d'autres livres sur le sujet, mais... impossible de me souvenir des titres et auteurs... pérsuadée tout de même avoir trouvé chez Castelot ou Decaux...