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mercredi 23 décembre 2009

lectures de décembre : polars et thrillers

Les quelques lectures faites durant mon absence... entre deux bouffées d'oxygène... du noir, rien que du noir... pas assez en forme pour réfléchir...
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sculpture d’Annick Marrone
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Le filicide, qui vient du latin filius (fils), est le meurtre par un père ou une mère de son propre enfant. Il peut également désigner le meurtrier. Dans certaines cultures, il arrive souvent à un parent d'assassiner sa fille lorsque l'on considère qu'elle a déshonoré sa famille (voir crime d'honneur).
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Le néonaticide désigne l'homicide d'un enfant né depuis moins de 24 heures. Ce crime est commis presque exclusivement par la mère de l'enfant.
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L'ange des tenebres de Carr Caleb
Ce livre essaie de nous entrainer vers le 19ème siècle, mais il lui manque un petit quelque chose pour vraiment y croire... une sombre histoire d'infanticide et autres monstruosités... moyennement aimé.
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Une année s'est écoulée depuis que le brillant psychiatre Laszlo Kreizler a réussi avec l'aide de ses fidèles compagnons à mettre un terme aux exactions du tueur en série John Beecham.
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Un jour, l'épouse éplorée d'un diplomate espagnol voit sa petite fille kidnappée. L'affaire est délicate et la piste politique semble la plus vraisemblable. Immédiatement, l'équipe de l'aliéniste se reconstitue pour soutenir Sara, devenue détective, dans son enquête.
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Des bas-fonds du Lower East Side aux quartiers bourgeois de Manhattan, les fins limiers vont bientôt recueillir de précieux indices.
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La psychologie du kidnappeur apparaît peu à peu : une personnalité en proie à une étrange perversion, un tueur d'enfants ayant toutes les apparences de la normalité. Comment réunir toutes les preuves qui feront du suspect un coupable avant qu'il ne soit trop tard.
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L'instinct maternel de Barbara Abel
Encore une histoire sur l'instinct maternel... mais là, une vraie bonne surprise. Un roman haletant, du noir... très noir. Gros coup de coeur !
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Richard et Jeanne Tavier jouent, depuis de nombreuses années, la comédie du bonheur parfait dans le milieu huppé qu'ils fréquentent. Leur agressivité et leur mépris sont renforcés par le fait qu'ils n'ont jamais pu avoir d'enfant.
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Edwige, la confidente de Jeanne, l'aide de son mieux en lui procurant conseils et tendresse. Un soir, celle-ci débarque chez elle et lui annonce que Richard s'est rompu le cou en tombant dans l'escalier.
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Edwige n'est pas dupe mais couvre son amie en l'assurant de son silence. À l'ouverture du testament, le notaire annonce à la veuve que Richard lègue sa fortune à une inconnue, Suzanna Da Costa. Il reste bien une moitié de l'héritage du père de Richard qui aurait dû lui revenir !
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Si seulement elle avait eu un descendant mâle comme le spécifiait le testament de M. Tavier senior ! Dépit, colère, haine, Jeanne transforme son ressentiment en une boule de fiel qui lui fait perdre la raison.
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Décidée à retrouver la femme qui a hérité à sa place, elle a bien l'intention de la supprimer.
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Pour son premier roman, Barbara Abel frappe fort. Si fort qu'elle a obtenu le prix du roman policier au festival 2002 de Cognac.
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C'est sans doute la première fois qu'un thriller psychologique met en scène l'enlèvement d'une femme enceinte dans le but de s'approprier l'enfant et aborde de manière aussi féroce la frustration maternelle. Un livre à donner le frisson jusqu'au dénouement ultime... l'accouchement où vie et mort ne feront qu'un !
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Un crocodile sur un banc de sable de Peters Elizabeth
Normalement je devrais détester ce genre de petit roman, frolant l'eau de rose et tellement caricatural... mais je pense que c'est justement ça qui me plait dans le personnage si excessif de Amelia Peabody... dévoré d'une traite...
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Sur la pente en contrebas se tenait la Chose sans Nom, immobile et livide à la clarté des étoiles. La pleine lune projetait sur elle une lumière sans ombre. Il n'y avait pas à s'y tromper : c'était bien elle. , je discernais presque le motif des bandelettes qui enserraient sa poitrine. Sa tête, informe, était enveloppée d'une sorte de linceul.
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La vue seule de ce monstre au repos avait de quoi faire frissonner mais lorsqu'il se retourna sans hâte, inexorablement, j'eus le plus grand mal à dompter ma terreur. C'était comme une créature marine sans regard et sans yeux, surgie du fond de l'abîme et qui cherchait sa proie.
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L'indomptable Amelia Peabody, qui fait ici ses premiers pas sur la Terre des Dieux, se laissera-t-elle abuser par les facéties d'une momie somnambule? Saura-t-elle soustraire sa protégée aux entreprises d'un chasseur de dot cynique et langoureux? Parviendra-telle à déjouer les roueries des indigènes ou à surmonter les mirages des sables et à dissiper les mystères qui jalonnent sa route, en digne émule de Sherlock Holmes et d'Indiana Jones?
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Birdman de Mo Hayder
Difficile de dire ce qui m'attire vers les livres de Mo Hayder... J'ai d'ailleurs le même problème avec Jean-Christophe Grangé... je n'aime pas et pourtant, j'ai envie de les lire...
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Greenwich, dans la banlieue de Londres. Cinq cadavres de femmes sont découverts dans un terrain vague, non loin du Dôme du Millénaire. Toutes ont été effroyablement mutilées, selon un étrange rituel...
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L'autopsie révèle une signature commune a ces cinq meurtres, et un premier profil de l'assassin : un maniaque sexuel de la pire espèce, aussitôt surnommé Birdman pour une raison des plus sinistres.
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Tout dévoué à sa tâche et endurci, malgré sa jeunesse, par l'expérience et les drames de sa vie personnelle, l'inspecteur Jack Caffery, chargé de l'enquête, sait que le temps lui est compté pour mettre un terme à cette série de meurtres sadiques. Car l'assassin frappera encore, il le sait. La course contre la montre est engagée... "
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Coup d'essai, coup de maître. " Jamais la formule n'aura été aussi juste. Avec ce premier roman coup de poing, Mo Hayder se hisse d'emblée au rang des plus grands auteurs de thrillers, dans la lignée de Patricia Cornwell et Thomas Harris.
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Saga de Tonino Benacquista
L'un de mes auteurs de polars favoris tout comme Bartlet et Thibert... de l'humour noir...
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Comme les trois mousquetaires, ils sont quatre, embarqués dans une drôle d'aventure : écrire le scénario d'un feuilleton télévisé destiné à occuper l'antenne pendant les heures creuses de la nuit.
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Peu importe l'histoire puisque personne ne la regardera, la saga n'obéit qu'à un seul critère : coûter le moins cher possible en décors, acteurs et tournage.
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Et les quatre scénaristes, que tout sépare, ont été recrutés pour leur seul point commun : ils n'ont pas les moyens d'être exigeants.
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Marco, le narrateur, est quasiment prêt à travailler gratuitement,
Jérôme, le plus jeune, s'est déjà brûlé les ailes dans son rêve de conquérir Hollywood,
Mathilde est une pisse-copie du roman sentimental,
et Louis a connu son heure de gloire à Cinecittà mais il y a longtemps déjà.
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La rencontre des quatre auteurs va pourtant avoir des conséquences inattendues. Puisqu'ils ont toute liberté, à condition d'être économes, ils décident de se faire plaisir et se lancent dans une histoire qui non seulement aura un succès inattendu, mais transformera leur vie, et même, à certains égards, l'ordre du monde.
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Tonino Benacquista qui s'est fait connaître par des romans policiers drôles et inventifs, se livre ici à un exercice de style virtuose qui est à la fois un récit passionnant et un hommage éblouissant aux infinies ressources de la fiction.
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Les croassements de la nuit de Douglas Preston, Lincoln Child,
Pas mon préféré de la série, mais j'aime assez le caractère étrange des romans avec l'inspecteur Pendergast...
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Medicine Creek, un coin paisible du Kansas. Aussi, quand le shérif Hazen découvre le cadavre dépecé d'une inconnue au milieu d'un champ de maïs, il se demande s'il ne rêve pas : le corps est entouré de flèches indiennes y sur lesquelles ont été empalés des corbeaux. Œuvre d'un fou ? Rituel satanique ?
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Il faut le flair de Pendergast, l'agent du FBI, pour comprendre que cette sinistre mise en scène annonce une suite. Qui sème parmi les habitants une épouvante d'autant plus vive qu'il ne fait pas l'ombre d'un doute, pour Pendergast, que le tueur est l'un d'eux...

dimanche 9 août 2009

Caleb Carr - L'Aliéniste

Souvenir de lecture... quelque peu lointain. J'avais noté à l'époque mon envie de lire autre chose de cet auteur (donc il m'avait plu), mais ça ne c'est pas encore fait.
Alors merci télérama de me le remettre en mémoire... pour ma prochaine sortie bibliothèque.











Pendant une semaine sur Télérama.fr, place au frisson. Chaque jour, nous vous proposons de (re)découvrir un livre “mystérieux”.
Une sélection éclectique qui vous mènera de l'énigme pure jusqu'aux confins du fantastique.
Aujourd'hui, “L’Aliéniste”, de Caleb Carr. Un puzzle diaboliquement construit.
- Illustration : Ludovic Debeurme

New York, 1896.
De jeunes prostitués des quartiers déshérités sont découverts horriblement mutilés, sans provoquer la moindre réaction des pouvoirs publics.
Jusqu’à ce que Théodore Roosevelt, nouveau préfet de police et futur président des Etats-Unis, décide de lancer sur la piste du tueur une équipe composée d’un « aliéniste », pionnier de la psychiatrie, et de deux spécialistes des nouvelles techniques d’investigation telles que l’anthropométrie et la dactyloscopie.
Avec ce puzzle énigmatique, diaboliquement construit, Caleb Carr (né en 1955) faisait, en 1995, une entrée fracassante dans le monde du polar.
Entre thriller et aventure, tradition des feuilletonnistes et suspense psychologique, L’Aliéniste rappelle évidemment l’atmosphère de Jack l’Eventreur ou de Sherlock Holmes.
Mais il est aussi, par son souci du détail historique, un singulier portrait de New York à l’aube de la modernité.

Biographie (avec wikipédia) :

Caleb Carr (né le 2 août 1955) est un auteur de romans et un historien militaire américain.

Il est né à New York, où il a obtenu un diplôme d'histoire. Il est l'auteur du Soldat du mal, du Tueur de temps, ou encore de l'Ange des ténèbres.
Il a aussi écrit le roman L'alieniste en 1996 pour lequel il a reçu le grand prix de Littérature policière et le prix Mystère de la critique.

Il habite actuellement dans l'
état de New York, dans une propriété fermière nommée “Misery Mountain”, dans la ville de Berlin du comté de Rensselear (situé à une centaine de kilomètres au nord de la ville de New York). Il enseigne l'histoire militaire à l'université de Bard.
Il était un ami proche et confident de l'historien James Chace, décédé en 2004.

Caleb Carr a participé à la conception de la suite du film
L'Exorciste, en tant que scénariste. Il est ainsi présent au générique du film.

Carr s'est présenté en tant que candidat indépendantiste dans le comté de Rensselear en 2005, mais il a été largement battu.

Son père,
Lucien Carr a été président de l'UPI (united press international),ainsi qu'une figure de la Beat Generation (groupe d'écrivains américains des années 50.)

Bibliographie (sur Amazon):

Le diable blanc , Éditions Presses de la Cité,
1999
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Les Leçons de la terreur , Éditions Presses de la Cité
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L'Aliéniste, Éditions Presses de la Cité, 1995
*
L'Ange des ténèbres , Éditions Presses de la Cité,
1998
*
Le tueur de temps, Éditions Presses de la Cité,
2001
*
Le secrétaire italien , Éditions Presses de la Cité,
2006
Avis d'autres lecteurs :
Il est tout à fait fascinant d’assister à cette recherche d’information effectuée par le Dr Kreizler et ses coéquipiers : ils réalisent un travail de déduction fort remarquable à partir des indices récoltés pour établir l’identité du tueur d’une part et élaborer son profil psychologique d’autre part. Les hommes de Roosevelt s’efforcent également de remonter dans le passé du criminel pour comprendre les conditions dans lesquelles ce dernier vivait afin d’anticiper son futur homicide. - Ngan Dai BUI
http://yspaddadenpenkawr.over-blog.com/article-28213499.html
L'enquête progresse lentement et les cadavres s'accumulent. A force de déductions, la fine équipe démonte le mode opératoire du tueur en série, dresse un portrait-robot psychologique et remonte peu à peu sa trace.

Le problème est dans le peu à peu... C'est long, très long parfois et malgré tout mon intérêt pour les débuts de la psychanalyse, je me suis parfois ennuyée.
Et autant dire que j'ai trouvé ces compères beaucoup trop perspicaces, du genre à trouver une adresse grâce à une rognure d'ongle. Car bien entendu, toutes les déductions psychologiques du docteur se vérifient à la fin, et beaucoup trop systématiquement à mon goût.
Par contre, la description des débuts des méthodes modernes d'investigation (graphologie, prise d'empreintes digitales, "profiling"...) est tout à fait intéressante. Ce sont les balbutiements de la police scientifique qui se heurtent au cartésianisme et à la morale.
http://www.encres-vagabondes.com/magazine/carr2.htm
Depuis Le Silence des agneaux et Seven, le personnage du serial killer est devenu une sorte de cliché littéraire et cinématographique auquel on ne peut guère échapper aujourd’hui, comme si le lecteur était devenu lui-même une proie facile, faisant les délices des auteurs de best-sellers.
Dans ce domaine, le pire côtoie le meilleur, et il faut avoir parfois les yeux bien accrochés pour parvenir à bout de certains pavés où, sous couvert d’enquête, on flatte chez l’individu le goût du gore et du voyeurisme, qui sont tout le contraire d’un ancrage symbolique dans la réalité.
http://laculturesepartage.over-blog.com/article-17979470.html
Je ne pense maintenant qu'à une chose : lire les autres romans de Caleb Carr !
et bien sûr, l'avis des amis sur le forum : http://grain-de-sel.cultureforum.net/polars-f27/caleb-carr-t1556.htm
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illustration : "la liseuse" de Bazzanti