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dimanche 10 octobre 2010

partenariat... j'ai encore craqué...

et oui, j'ai encore une fois craqué cette semaine... chez Blog-o-book.... une seule excuse, un choix superbe ! si vous ne me croyez pas, allez voir vous-même : http://www.blog-o-book.com/#usermessage8a

Partenariats du 10 octobre 2010
ma tentation :
Kornwolf : Le démon de Blue Ball488 pages
Editeur : Editions Gallimard folio (2 septembre 2010) - ISBN-10: 2070437744

KornwolfTristan Egolf

Owen Brynmor ne comptait plus retourner dans la Pennsylvanie profonde de son enfance, pays provincial et rétrograde partagé entre « Habits rouges » et « Bataves », autrement dit entre beaufs américains et amish rigoristes. Mais à peine engagé comme reporter au journal local, il décroche un scoop : le retour du Démon de Blue Ball, cette bête mystérieuse qui jadis ravagea la région. À moins qu’il ne s’agisse d’un canular…

Or, si son enquête l’amène à exhumer la légende du Kornwolf, ce loup-garou qui hanta l’Europe du dix-septième siècle, elle croise aussi, à chaque pas, la trajectoire d’Ephraim Bontrager, un orphelin muet qui vit en marge de sa communauté religieuse. Mais où s’incarne vraiment le Mal ? Dans un monstre quelconque, ou parmi les humains qui le pourchassent ?

Dans ce dernier roman, Tristan Egolf renoue avec la veine truculente et enragée du Seigneur des porcheries. Tout en pastichant la littérature fantastique, il manifeste une verve gourmande et une énergie langagière de tous les instants pour offrir une peinture vengeresse d’une Amérique dégénérée, dont seuls les parias méritent d’être sauvés. On n’est pas près d’oublier la puissance visionnaire de cette écriture torrentielle.

mardi 15 juin 2010

menus propos sur la lecture du jour, envies de lire et cuisine

bonjour tout le monde,
Mais qu'est-ce qui m'a pris de cliquer n'importe comment sur ce blog ! le voilà tout changé et pas spécialement mieux... donc, plus qu'a prendre mon courage a deux mains et remettre tout en ordre... et par la même occasion faire un peu de ménage dans les liens...
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choisi ce livre pour sa parenté avec "Terra Nosta" de Carlos Fuentes... époque et personnages... dont j'ai eu quelques difficultés a suivre l'histoire... j'ai donc pensé que celui-ci serait plus facile... l'ennui c'est que je n'y comprends pas grand chose non plus, et que je n'accroche pas vraiment après 150 pages...
Le sommeil de la raison de Juan-Miguel Aguilera
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Dans l'Espagne de 1500, on appelle « marranes » les juifs baptisés et leur descendance. Beaucoup d'entre eux continuent à pratiquer en secret les rites hébraïques, mêmes s'ils feignent de professer publiquement la foi chrétienne.
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Luis Vives, le plus célèbre humaniste valencien, ami d'Erasme et de Thomas Moore, est l'un de ces marranes. Professeur à l'université, il peine à rédiger un « Traité de l'âme » et expérimente le haschich pour favoriser ses recherches.
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Céleste est une jeune sorcière qui, sur ordre de ses supérieurs, cherche à contacter un mystérieux alchimiste et à percer les secrets d'une secte apocalyptique.
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Ces deux personnages fondamentalement opposés vont être réunis par une quête épique où politique, mystique et magie se mêlent pour former un passionnant récit d'aventure...
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Après son dernier roman de science-fiction, Mondes et Démons, Aguilera retourne à son genre de prédilection initié avec La Folie de Dieu et Rilha :
le roman historico- fantastique.
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Il y a déjà quelques temps, j'ai entendu parlé de cet auteur à la radio... noté sur un post-it, perdu puis retrouvé... donc coup d'oeil sur amazon... et vu que j'ai un faible pour la littérature juive en général et le polar en particulier, notés d'urgence sur ma liste de souhaits...
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La Tentation du rabbin Fix de Jacquot Grunewald
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Quand un spécialiste du Talmud se pique de littérature policière, le lecteur entre dans un univers à la fois familier et déroutant ; Familier par le cadre, déroutant par le mode de raisonnement.
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Le rabbin Théodore Fix accourt à Jérusalem, au chevet de son petit-fils blessé dans un attentat. De retour à Paris, il n'aura de cesse de vérifier ses intuitions, de donner corps à ses soupçons.
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Un livre écrit par temps d'Intifada, quand la raison et la dérision triomphent des crédulités ordinaires.
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A l’occasion du carnaval de Venise, un mystérieux boiteux parcourt le ghetto en proférant des menaces.
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Puis un descendant de la famille de Feltre, un franciscain antisémite de l’époque de l’Inquisition qui a été canonisé par l’Eglise catholique, est poignardé.
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Un fantôme juif est-il venu solder les comptes ? Les polices italiennes et françaises se repassent un dossier impossible dans lequel la culture talmudique tient une place centrale.
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Seul un rabbin saura tirer les fils de l’intrigue
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Orthodox Street de Jacquot Grunewald
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Sur fond de terrorisme international, ce thriller efficace et original nous entraîne de Paris à Bâle et de Bâle à Jérusalem, tout en brossant le portrait hallucinant d’un activiste à la fois cynique et mégalomane, indifférent à l’horreur de ses actes – un fanatique à l’état pur.
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Voilà, je vous souhaite une bonne journée, et je vous laisse un site cuisine pour vous changer un peu de la lecture... bises
trouvé un site cuisine sympa : http://avosrecettes.com/

vendredi 5 septembre 2008

Hitonari Tsuji - Pianissimo, pianissimo

Rentrée littéraire 2008
littérature japonaise... fantastique

Dans un collège gigantesque de Tokyo, des élèves disparaissent mystérieusement.

Une fillette a été tuée, il y a trois ans. Et voici qu'un nouvel enlèvement vient d'être commis.

Le bruit court que les fantômes hantent les couloirs et les classes.

Tôru, enfant introverti et solitaire, pense le monde dominé par ce qu'il appelle la 'grisaille'. Il a pour seul ami Hikaru, garçon espiègle qui commente avec des sarcasmes ses moindres faits et gestes, mais qu'il est le seul à voir.


Il est aussi fasciné par Shirato, qui s'habille en fille et avec qui il va nouer une relation troublante.

Dans cette atmosphère inquiétante et surréaliste, sous la haute surveillance de la police et des journalistes, Tôru vit ses rêves et ses angoisses. Et souvent s'attarde dans la réalité virtuelle que lui offre Internet.

À la maison, ce n'est guère mieux : ses parents sont, sous son regard, transformés en monstres grotesques qu'il surnomme les 'Beurk'!

Tourmenté par le fantôme de Kirishima – la victime du tueur –, accompagné par son double invisible Hikaru, Tôru va être lui-même attaqué. Mais sommé de décrire son agresseur, il fait naître le doute chez les policiers, avant de plonger dans le monde de l'au-delà, qui occupe le sous-sol du collège et où règnent les morts-vivants.


biographie

Hitonari "Jinsei" Tsuji est né à Tokyo en 1959.
Très connu au Japon comme poète, romancier et réalisateur, il est aussi chanteur de rock.
Auteur de plusieurs romans qui ont remporté un immense succès, il est considéré comme un des chef de file d'une nouvelle génération d'écrivains japonais.
Son premier roman, Le Bouddha blanc, inspiré de l'histoire de son grand-père, a reçu le prix Femina étranger en 1999. Il vit actuellement à Paris.


Note :

Pas trop l'habitude de la littérature japonnaise... pas sûre que le monde des morts-vivants me passionne beaucoup...
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source : wikipédia et l'événement






mardi 19 août 2008

Herbert George Wells - l'ile du docteur Moreau et autres titres

souvenir de lecture
roman fantastique, science-fiction
L'Île du docteur Moreau
Unique survivant d'un naufrage, Edward Prendick est recueilli sur une île des mers du Sud par un personnage singulier : le docteur Moreau, qui vit depuis 11 ans sur cette île.
Il découvre avec effroi que l'île est peuplée de créatures monstrueuses, mi-hommes mi-bêtes, vivant sous la domination de Moreau et de Montgomery, son assistant.
C'est Moreau lui-même qui a « fabriqué » ces créatures à partir d'animaux, dans le but de comprendre la nature de l'humanité. Les deux chirurgiens, Moreau et Montgomery, se sont livrés à des expériences de vivisections et de greffes pour tenter de donner à ces êtres la faculté de penser et de parler.

Les hommes-bêtes vivent dans un village primitif et obéissent à une « Loi » leur interdisant les comportements animaux et prônant la vénération de Moreau appelé « Maître ». Mais Prendick découvre que certaines créatures transgressent la Loi en dévorant des lapins, et Moreau lui apprend que toutes ses expériences ont échoué jusque-là, les créatures régressant systématiquement à l'état animal.

L'assassinat de Moreau par une de ses « expériences » devenue enragée remet en cause l'équilibre fragile de l'île. Montgomery est tué à son tour et Prendick ne parvient à ramener le calme qu'en tuant une partie des monstres. Au bout d'un exil forcé parmi les créatures en pleine régression, il parvient enfin à s'échapper à bord d'un radeau et à retourner à la civilisation. Mais, traumatisé par l'expérience qu'il vient de vivre, il ne peut s'empêcher de voir le reflet des hommes-animaux de Moreau dans les hommes...

La Machine à explorer le temps
Londres, au XIXe siècle. Dans la maison d'un savant, un groupe d'amis écoute celui qui prétend être le premier voyageur du temps narrer ses aventures.
Le voyageur du temps commence son récit en décrivant le monde de l'an 802701.
La Terre est habitée par les Eloïs, descendants des hommes. Androgynes, simplets et doux, ils passent leur temps à jouer tels des enfants et à manger des fruits dans le grand jardin qu'est devenue la Terre.
A la surface de celle-ci, ne subsiste plus aucune mauvaise herbe, ni aucune autre espèce animale. Le monde semble être devenu un paradis.
Seulement l'explorateur du temps ne tarde pas à se rendre compte que cette apparente harmonie cache un terrible secret. Des puits sans fond sont répartis un peu partout, et un bruit de machine s'en échappe.
C'est sous terre que vit une autre espèce descendante aussi des hommes, les Morlocks, sortes de singes blancs aux yeux rouges ne supportant plus la lumière à force de vivre dans le noir.
La nuit, ils vont et viennent à la surface en passant par les puits, pour se nourrir des Eloïs, devenus leur bétail à leur insu.
L'explorateur, dont la machine à voyager dans le temps a disparu, va devoir descendre sous terre affronter les Morlocks, s'il veut pouvoir retourner chez lui. Entre temps il va se lier avec une Eloïs, Weena, qui finira par mourir dans un incendie allumé par l'explorateur pour faire fuir les Morlocks.
*
Inutile d'insister sur le fait qu'il s'agit d'un chef-d'œuvre. La Guerre des mondesdemeure avec Jules Verne le grand ancêtre de la science-fiction, celui qui lui a donné ses lettres de noblesse, avec des œuvres aussi importantes que L'Île du Docteur Moreau, L'Homme invisible ou La Guerre des mondes. Un grand classique, précurseurs dans bien des domaines, qui reste indépassable. À lire ou à relire.
L'Homme invisible
C'est en hiver que l'étranger s'est installé à l'auberge du village d'Iping.
Ses bandages, qui lui enveloppent entièrement la tête, sauf le nez, d'un rouge vif, lui donnent un aspect étrange, assez terrifiant, et les langues vont bon train.

On l'aurait peut-être laissé en paix s'il n'avait pas retardé le paiement de sa note et s'il n'y avait pas eu un vol mystérieux au presbytère.
Mandat est donné de l'arrêter, mais comment se saisir d'un personnage qui disparaît à mesure qu'il se dépouille de ses vêtements?
Quant à l'étranger, obligé d'être nu pour échapper aux poursuites, il souffre cruellement du froid et de la faim.

Ainsi débute l'aventure du savant qui a découvert la formule de l'invisibilité, un des romans les plus célèbres de Herbert George Wells et, par son invention et son humour, un des chefs d’œuvre de la littérature fantastique.
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La Guerre des mondes
La flotte britannique ayant été anéantie dans un combat inégal cependant que l'armée de sa Majesté amorçait sa retraite, la route de Londres est ouverte aux envahisseurs.
Déjà l'exode a commencé.
En train et dans tous les véhicules possibles, l'immense population de la capitale reflue vers le nord ou le continent.
C'en est fait du flegme et de la supériorité britanniques.
Déjà une noire fumée recouvre la ville cependant que l'herbe rouge apportée par les martiens étouffe toute végétation.
C'est dans cette terrible épreuve que se révèle la vraie nature des hommes, qu'apparaissent le courage des uns et la lâcheté des autres.
C'est dans ce combat mortel que l'on découvre les moyens de défense insoupçonnés de notre vieille planète.

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biographie
Herbert George Wells (né le 21 septembre 1866 à Bromley dans le Kent, mort le 13 août 1946 à Londres) est un écrivain britannique surtout connu aujourd'hui pour ses romans de science-fiction.
Il fut cependant également l'auteur de nombreux romans de satire sociale, d'œuvres de prospectives, de réflexions politiques et sociales ainsi que d'ouvrages de vulgarisation touchant aussi bien à la biologie, à l'histoire qu'aux questions sociales.
Il fut un auteur très prolifique qui écrivit aussi bien des romans réalistes que de la science-fiction, comme des essais sur l'histoire de l'humanité ou l'évolution future de la société. Herbert George Wells fut un socialiste convaincu. Après 1900, ses œuvres se firent de plus en plus politiques et didactiques. À présent, seuls ses premiers romans de science-fiction sont encore lus.
Herbert George Wells fut le cinquième et dernier enfant de Joseph Wells, un jardinier et joueur de cricket devenu boutiquier, et de Sarah Neal, une ancienne domestique. Il est né à Atlas House, 47 High Street, Bromley, dans le Kent.
Sa famille appartenait à la classe moyenne peu argentée. Un héritage permit à la famille d'acheter un magasin de porcelaines qui ne fut jamais prospère. Joseph fut obligé de vendre des battes et des balles de cricket pour nourrir sa famille. Il recevait également de faibles rémunérations lors des matchs auxquels il participait.

Un incident survenu à Herbert George Wells alors qu'il n'avait que sept ans seulement fut déterminant pour la suite de sa vie. À cause d'un malencontreux accident survenu sur un terrain de sport, il dut rester alité un certain temps avec une jambe cassée . Il passait le temps en lisant des romans et se passionnait pour les autres mondes auxquels lui donnaient accès ses nouvelles lectures. C'est à ce moment-là qu'il prit goût à l'écriture.
Plus tard la même année, il entra à la Thomas Morley's Commercial Academy, une école privée fondée en 1849. L'enseignement y était très erratique, plus particulièrement axé, comme Wells le raconta plus tard, sur l'écriture calligraphiée et les calculs utiles aux seuls hommes d'affaires. Wells y poursuivit sa scolarité jusqu'en 1880. Mais en 1877, un nouvel incident obscurcit la jeunesse de l'auteur : à la suite d'une chute, son père se fracture une jambe et doit abandonner sa carrière sportive qui représentait une part non négligeable des revenus de la famille.

Incapable de supporter plus longtemps leur charge de famille, les parents Wells eurent l'idée de placer leurs garçons comme apprentis dans différents corps de métier. Ainsi, de 1881 à 1883, Herbert George Wells fit un apprentissage comme marchand de tissus chez Southsea Drapery Emporium. Cette expérience lui inspira plus tard ses romans intitulés The Wheels of Chance (Les Roues de la fortune) et Kipps, qui décrivent la vie d'un apprenti marchand de tissus qui commente de manière critique la répartition des richesses dans le monde.

Les parents Wells ne s'entendaient pas très bien - elle était protestante et lui libre penseur -, si bien que sa mère retourna travailler comme femme de chambre à Up Park, une maison de campagne du
Sussex, une fonction qui ne l'autorisait à emmener ni mari, ni famille.
Ensuite, Sarah et Joseph vécurent séparément, sans toutefois divorcer, ni avoir aucune autre liaison. Herbert George Wells ne tira profit ni de son apprentissage comme marchand de tissu, ni de son apprentissage comme assistant chimiste, ni de son expérience comme enseignant auxiliaire, ce qui l'obligea à retourner régulièrement chez sa mère à Up Park, jusqu'à ce qu'il trouve une situation plus stable. H. G. Wells profitait de ses séjours à Up Park pour se plonger dans les livres de la superbe bibliothèque du lieu.

En 1883, son employeur le renvoya, arguant qu'il n'était pas satisfait de ses services. Mais le jeune Wells était loin d'être mécontent de ce renvoi qui marqua la fin de sa période d'apprentissage.
Plus tard la même année, il devint assistant d'enseignement à la Midhurst Grammar School, dans le Sussex de l'Ouest, jusqu'à ce qu'il décroche une bourse d'études à la Normal School of Science de Londres (qui s'appellera par la suite le Royal College of Science et dépendra de l' Imperial College de Londres) où il étudie la biologie avec Thomas Henry Huxley, mais aussi la géologie et l'astronomie. Huxley donnait en particulier des cours d'anatomie comparée dont il était un grand spécialiste.
L'année passée à suivre son cours fut pour Wells la plus significative de toute son éducation. Elle marquera également son écriture romanesque puisqu'il puisera dans la biologie, en particulier dans l'évolution et l'anatomie comparée nombre de créations littéraires.
Comme ancien élève, il aidera ensuite à créer la Royal College of Science Association dont il sera le premier président en 1909. Wells étudia dans sa nouvelle école jusqu'en 1887 avec une allocation de vingt-et-un shillings par semaine grâce à sa bourse d'études.

Ces années marquent le début de son intérêt croissant pour une réforme possible de la société.
Il commença son approche du sujet en étudiant la République de Platon, puis se tourna vers les idées plus contemporaines du socialisme telles qu'elles s'exprimaient au sein de la Fabian Society et dans diverses lectures à la Kelmscott House, le domicile de William Morris.
Il compta également parmi les membres fondateurs du magazine The Science School Journal, un périodique qui lui permettait d'exprimer ses propres idées sur la littérature et la société. L'année scolaire 1886-1887 fut sa dernière année d'études. Malgré sa réussite aux examens de biologie et de physique, son échec à l'examen de géologie lui coûta son passage en année supérieure et sa bourse d'études. Herbert George Wells se retrouva alors sans revenu. Sa tante Mary, une cousine de son père, l'invita à rester chez elle dans un premier temps, ce qui lui épargna la recherche d'un logement. Pendant son séjour chez sa tante, il nourrit un intérêt croissant pour sa cousine Isabel.

En 1891, Herbert George Wells épousa sa cousine Isabel Mary Wells, mais la quitta en 1894 pour l'une de ses étudiantes, Amy Catherine Robbins, qu'il épousa en 1895. Sa seconde femme lui donna deux fils : George Philip (connu sous le surnom de Gip) en 1901 et Frank Richard en 1903.

Pendant ses années de mariage avec Amy, Wells entretint des liaisons avec un grand nombre de femmes, dont l'activiste américaine du contrôle des naissances, Margaret Sanger. Il eut une fille, Anna-Jane, avec l'écrivain Amber Reeves en 1909 et un fils en 1914, Anthony West, avec la romancière et féministe Rebecca West, de vingt-six ans sa cadette. Bien qu'Amy Catherine ait eu connaissance de certaines des liaisons extra-conjugales de son mari, elle resta mariée à Herbert George Wells jusqu'à sa mort, en 1927. Wells eut également une liaison avec Odette Keun et Moura Budberg. « Je n'ai jamais été un grand romantique, » écrivit Wells dans An Experiment in Autobiography (1934), « bien que j'aie aimé très profondément beaucoup de gens. »

L'engagement politique
H. G. Wells se considérait comme un socialiste, même s'il se trouvait occasionnellement en désaccord avec certains autres socialistes de son époque.
Il fut membre de la Fabian Society, mais la quitta ensuite parce qu'il jugeait cette organisation beaucoup plus radicale qu'il ne l'aurait voulue. Il devint même l'un de ses adversaires les plus acharnés, reprochant à ses membres d'avoir une piètre compréhension des problèmes économiques et éducatifs.
Il fut également le candidat du Labour Party à l'Université de Londres en 1922 et 1923, mais même à cette époque sa foi en son propre parti était pour le moins fragile.

Son idée politique la plus féconde concernait la nécessité de créer un État-Monde. D'après son autobiographie, il considérait qu'à partir de 1900 un État-Monde était inévitable. Si les détails de cet État-Monde ont varié au cours du temps, son principe fondamental consistait à organiser une société qui favoriserait les sciences, mettrait fin aux nationalismes et permettrait aux citoyens de progresser en fonction de leurs mérites et non plus en fonction de leur naissance.
À l'époque où il pensait qu'un État-Monde était inévitable, il réalisa également que le type de démocratie parlementaire qui était pratiquée à l'époque n'était pas satisfaisante. Ainsi, lorsqu'il travailla à la Charte des Nations Unies, il s'opposa à toute mention du terme démocratie.
Par ailleurs, il craignait que le citoyen moyen ne fût jamais suffisamment éduqué ou éclairé pour traiter des problèmes majeurs du monde. C'est la raison pour laquelle il pensait devoir limiter le droit de vote aux scientifiques, ingénieurs et autres gens de mérite.
Mais il défendait en même temps l'idée que les citoyens devaient jouir du maximum de liberté possible, tant que celle-ci ne restreignait pas celle d'autrui. Toutes les valeurs que défendait H. G. Wells furent de plus en plus critiquées à partir des années 1920.

Jusque dans les années 1930, Wells resta convaincu de la nécessité de créer un État-Monde.
Dans cette perspective, il accueillit avec enthousiasme les tentatives de Lénine de reconstruire l'économie russe, comme il le rapporta dans Russia in the Shadows (1920).
Au départ, H. G. Wells pensait que Lénine pourrait initier la construction du monde planifié dont il rêvait, même s'il était lui-même un socialiste foncièrement anti-marxiste, allant jusqu'à affirmer que le monde se porterait mieux si Karl Marx n'était jamais venu au monde.
Ensuite, la politique de Joseph Staline le conduisit à changer de point de vue sur l'Union soviétique, même si sa première impression sur Staline fut plutôt mitigée. Il n'appréciait pas ce qu'il considérait être chez Staline une orthodoxie obtuse, mais il fit tout de même l'éloge de ses qualités, disant qu'il n'avait « jamais rencontré un homme plus juste, plus candide et plus honnête », rejetant ainsi la sombre réputation de Staline comme injuste ou tout simplement fausse.
Pourtant, il jugeait la manière de gouverner de Staline beaucoup trop rigide, ne laissant aucune place à la moindre pensée indépendante, et trop obtuse pour réellement mener à la Cosmopolis qu'il appelait de ses vœux.

À la fin de sa vie, il avait perdu beaucoup de son influence dans les milieux politiques.
Ses efforts pour aider à la création de la ligue des Nations se soldèrent par une profonde déception, lorsque cette organisation se révéla incapable d'empêcher la Seconde Guerre mondiale.
La guerre elle-même le rendit de plus en plus pessimiste. Dans son dernier livre, Mind at the End of its Tether (1945), il jugea que ce ne serait pas une si mauvaise idée de remplacer l'espèce humaine par une autre espèce.
D'ailleurs, il appelait cette époque « l'ère de la frustration ». Il passa ses dernières années à critiquer l'Église catholique romaine et un voisin qui faisait de la réclame pour un club militaire.
Comme il consacra les dernières années de sa vie à défendre des causes perdues, sa réputation littéraire déclina également. Cela dit, The Happy Turning, un petit livre daté de 1944, recèle encore beaucoup d'esprit et d'imagination.
Note :
Souvenirs de lecture... d'enfance.




En savoir plus...




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Stéphen King - Salem, et autres titres

souvenir de lecture
roman fantastique, horreur,

Après une histoire d’amour malheureuse, Ben Mears, écrivain à succès, revient dans sa ville natale pour écrire son prochain roman.
En passant devant une vieille maison abandonnée, Marsten House, il envisage de s’installer.
Mais le vieux manoir vient d’être vendu à un mystérieux monsieur Straker. Dans le parc, Ben rencontre une belle jeune femme, Susan Norton.
Il s’installe dans une chambre en ville et se met à écrire, sans pouvoir se dégager d’un étrange sentiment que les choses ne sont pas tout à fait à leur place.
Quand le petit Ralphie Glick disparaît et que son frère sombre dans un coma inexplicable, le regard de Ben se tourne de nouveau vers Marsten House et ses étranges habitants, Straker et Barlow. Mais il ne parvient pas à retrouver confiance, et l’horreur se poursuit.

biographie

Stephen Edwin King est né dans une famille modeste le 21 septembre 1947 à Portland dans l’Etat du Maine.
Son père, Donald Edwin King, travaille dans la marine marchande alors que sa mère, Nellie Ruth née Pillsbury, s’occupe du foyer et de son frère adoptif, David Victor King, de deux ans son aîné.
En 1949, son père les quitte laissant seule sa mère élever ses deux enfants et l’obligeant à prendre tous les petits boulots qui se présentaient.
Enfant solitaire et marginal, moqué par ses camarades de classe par son excès de poids, il se réfugie dans la littérature fantastique laissé par son père dans une malle du grenier de sa tante. Sa vocation était né, et dès l’âge de 12 ans, il se met a écrire des petites histoires courtes, influencé notamment par H.P. Lovecraft.

En 1970, il est diplômé de l'université du Maine, obtenant une licence de littérature et un certificat d'aptitude à l'enseignement, ainsi qu'une mention en élocution et en art dramatique.
Pendant la dernière année d'université, il rencontre sa future femme, Tabitha Jane Spruce, qui lui donnera son premier enfant Naomi.
Il commence, alors, à travailler en tant que concierge puis comme professeur d'anglais, sans jamais cesser d’écrire malgré les nombreux refus des éditeurs. Manquant toujours d'argent, il vit dans un mobil-home et sombre petit à petit dans l'alcoolisme.
C’est à 26 ans et grâce au soutien de sa femme qui le força à terminer son roman Carrie qu’il avait jeté à la poubelle, que le succès arriva.
En 1973, l’éditeur Doubleday accepte de produire ce roman. Il abandonne, alors, l'enseignement pour se consacrer uniquement à l’écriture.

Depuis Stephen King a écrit une quarantaine de romans dont quelques recueils de nouvelles. Il a écoulé plus de 100 millions de livres dans le monde et est traduit en 32 langues, ce qui en fait le plus populaire des écrivains du genre.
Il est l’un des rares écrivains dont les droits sur les livres sont achetés avant même leur publication. Plus de 35 films ont été tirés de ses œuvres dont certains par de célèbres réalisateurs comme Brian De Palma, Stanley Kubrick, George A. Romero, David Cronenberg ou John Carpenter.

Son style d’écriture se situe dans le concret de la vie de tous les jours où il aime faire surgir le surnaturel, la peur ou l'horreur dans des lieux familiers et rassurants.
Cette confrontation entre l’anodin et l’anormal est aujourd’hui classique, mais personne ne l’avait exploité de cette façon c’est à dire dans les décors de l’Amérique profonde.
Prolifique, en trente ans de carrière, il a revisité tous les standards du genre : vampires, fantômes, loups-garou… il aime faire incarner le mal là où on l’attend le moins, comme sous les traits d’une fillette, d’un chien, d’une voiture ou d’une fanatique de roman à l’eau de rose…
Stephen King s’essaya dans d’autre genre comme la science-fiction avec le roman Running Man, au roman-feuilleton avec La Ligne verte, à la fantasy avec le cycle de La Tour Sombre ou au roman noir sous le pseudonyme de Richard Bachman.

Depuis 1980, Stephen King habite avec sa femme et ses trois enfants dans une demeure victorienne dans le quartier historique de Bangor dans l’Etat de son enfance, l’Etat du Maine.

Quelques titres lus :

La Ligne verte

Paul Edgecombe, ancien gardien-chef d'un pénitencier dans les années 1930, entreprend d'écrire ses mémoires. Il revient sur l'affaire John Caffey - ce grand Noir au regard absent, condamné à mort pour le viol et le meurtre de deux fillettes - qui défraya la chronique en 1932.
La Ligne verte décrit un univers étouffant et brutal, où la défiance est la règle. Personne ne sort indemne de ce bâtiment coupé du monde, où cohabitent une étrange souris apprivoisée par un Cajun pyromane, le sadique Percy Wetmore, et Caffey, prisonnier sans problème.
Assez rapidement convaincu de l'innocence de cet homme doté de pouvoirs surnaturels, Paul fera tout pour le sauver de la chaise électrique. Aux frontières du roman noir et du fantastique, ce récit est aussi une brillante réflexion sur la peine de mort. Un livre de Stephen King très différent de ses habituelles incursions dans l'horreur, terriblement efficace et dérangeant.

Dolores Claiborne

A Little Tall, on ne sais toujours pas exactement ce qui s'est passé il y a trente ans, et si l'accident qui, le jour de l'éclipse, a coûté la vie au mari de Dolores Claiborne était vraiment un accident...

Aujourd'hui, la vieille dame indigne est à nouveau soupçonnée : la riche et sénile Vera Donovan, dont elle est la gouvernante depuis des décennies, vient d'être découverte morte dans sa demeure.

Seul témoin et seule héritière, Dolores fait figure de coupable idéale. Elle n'a désormais plus le choix : elle doit passer aux aveux. Raconter les étranges phobies qui habitaient sa maîtresse, se souvenir de l'horreur qu'elle a vécut il y a trente ans. Dire toute la vérité : une vérité terrifiante

Simetierre

La famille Creed (Louis, médecin, sa femme Eileen, leur fille Rachel, le bébé Gage et leur chat) viennent emménager dans la petite ville de Ludlow, dans une grande maison ancienne.
Louis fait la connaissance du vieux Jud Crandall, son voisin d'en face, qui lui montre le quartier et particulièrement un petit cimetière aux animaux avec sa pancarte mal orthographiée créé par les enfants de la ville.

Un jour, le chat se fait écraser. Creed décide de l'enterrer avant que les enfants ne découvrent le désastre, et demande de l'aide à Jud. Pendant qu'ils enterrent le chat, le vieil homme lui raconte à demi-mots une légende qui court sur ce cimetière.

Puis le chat revient. Vivant. Mais pas tout à fait le même. Et c'est alors qu'un nouveau drame surgit.

Simetierre est sans aucun doute le livre le plus terrifiant que King ait jamais écrit, et c'est, dans ce sens, son livre le plus réussi. Parfaitement insupportable, c'est un roman en forme de cauchemar absolu.

Le Fléau

Il a suffi que l'ordinateur d'un laboratoire ultra-secret de l'armée américaine fasse une erreur d'une nanoseconde pour que la chaîne de la mort se mette en marche.
Le Fléau, inexorablement, se répand sur l'Amérique et, de New York à Los Angeles, transforme un bel été en cauchemar. Avec un taux de contamination de 99,4 %. Dans ce monde d'apocalypse émerge alors une poignée de survivants hallucinés.
Ils ne se connaissent pas, pourtant chacun veut rejoindre celle que, dans leurs rêves, ils appellent Mère Abigaël : une vieille Noire de cent huit ans dont dépend leur salut commun.
Mais ils savent aussi que sur cette terre dévastée rôde l'Homme sans visage, l'Homme Noir aux étranges pouvoirs, Randall Flagg. L'incarnation des fantasmes les plus diaboliques, destinée à régner sur ce monde nouveau.C'est la fin des Temps, et le dernier combat entre le Bien et le Mal peut commencer.

Carrie

Élevée par une mère fondamentaliste intégriste, Carrietta White, adolescente et collégienne dans le Maine, découvre dans un moment de douleur terrible qu'elle détient des pouvoirs télékinésiques d'une rare force.
Rejetant les obsessions religieuses et l'éducation sévère de sa mère, Carrie tentera désespérément de s'intégrer au groupe de jeunes gens composé de beaux joueurs de football et de joli pom-pom girls du collège.
Elle croira même, un court instant, avoir réussi. Malheureusement pour la ville de Chamberlain, un concours de circonstances va pousser Carrie à se servir de son don pour se venger des humiliations que lui auront fait subir ses camarades de classe.

Premier roman publié de Stephen King, Carrie reste un chef d'œuvre du fantastique. Rapide, rythmé, le récit avance comme un bulldozer vers un dénouement annoncé comme inéluctable, et que l'on sent s'approcher comme un cauchemar. D'autant plus effrayant que très près du réel.

Sac d'os

En sortant d'une pharmacie où elle venait d'acheter un test de grossesse, Johanna s'écroule, morte.
Suite à ce choc, son mari, Mike, romancier à succès, perd sa capacité d'écrire. Vivant en reclus, il cherche à percer les brumes qui entourent le décès de son épouse et découvre que pendant les mois précédant l'étrange accident, Johanna se livrait à d'obscures recherches sur son passé familial et sur la maison qu'ils avaient achetée. Mike, en désespoir de cause, reprend l'enquête à son compte, sans soupçonner que sa vie va basculer dans l'horreur.

Oscillant entre policier et fantastique, passant de l'un à l'autre avec allégresse, Sac d'os est l'une des œuvres les plus abouties de Stephen King. Outre une intrigue tricotée avec une délicatesse machiavélique, ce maître du fantastique livre également à ses lecteurs une profonde réflexion sur l'être étrange qu'est un romancier, la mécanique de l'écriture et les exigences éditoriales. Une parfaite réussite !

premier livre lu : Cujo
"La chaleur tuera cet été ! Ça va être terrible", avait prédit Evvie Chalmers, la doyenne de Castle Rock.
Elle ne se trompait pas : l'été 1980 fut effectivement le plus chaud que Castle Rock eût jamais connu. Ce fut aussi un été sanglant.
En fait, tout commença le matin du 16 juin, lorsque Cujo, un saint-Bernard aussi impressionnant que débonnaire, se fit mordre par une chauve-souris.
Mais au fond, cela avait peut-être commencé dès le mois de mai, lorsque Tad Trenton avait cru voir un monstre, dans le placard de sa chambre... Bien sûr, ses parents l'avaient rassuré, il avait fait un cauchemar, les monstres n'existent pas, voyons ! Ils se trompaient : même dans les petites villes paisibles, les monstres guettent, tapis dans l'ombre...
Note :
Quelques titres que j'ai aimé, mais impossible de faire le tour de Stephen King en un article...
juste quelques bons souvenirs de lecture...
sauf pour le dernier livre lu : Cellulaire
Le pitch est digne des grandes heures des séries B : les téléphones portables transmettent un signal qui formate le cerveau des gens qui l’entendent et en fait des zombies assassins.
Après 50 pages assez jouissives - orgie de zombie, moults membres arrachés, yeux crevés, carotides déchiquetées - on suit le périple à travers le Maine d’une poignée de "normaux" qui se dirigent vers une réserve indienne dans laquelle le signal des téléphones ne passent pas.
Pas d’une finesse à toute épreuve, aucune trace de la poésie des livres de la fin des annèes 90, ici tout n’est que carnage et hémoglobine.
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Très décevant... si bien que je n'ai pas eu envie d'en lire un autre...
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Quelques sites à voir...
http://www.stephenking-fr.net/index.php?lng=fr)