Affichage des articles dont le libellé est actualité-littéraire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est actualité-littéraire. Afficher tous les articles

vendredi 29 août 2008

Siné Hebdo : un journal libertaire mal élevé, sans éditoriaux.

Actualité littéraire : vu dans la République des Lettres


Siné, victime cet été des néocons français qui voient des antisémites partout, rebondit.
L'ex-dessinateur de Charlie-Hebdo, licencié pour avoir ironisé sur la supposée conversion au judaïsme de Jean Sarkozy, s'apprête à lancer son propre journal satirique baptisé Siné Hebdo.


Sur le site du futur hebdo, Siné, 80 ans, annonce la couleur: "Comment vous prouver mieux ma gratitude que de sortir un canard qui ne respectera rien, n'aura aucun tabou, qui chiera tranquillement dans la colle et les bégonias sans se soucier des foudres et des inimitiés de tous les emmerdeurs ! Comptez sur moi, vous n'avez pas misé sur un bourrin... Vous n'allez pas être déçus ! Siné Hebdo va débouler et ça va décoiffer !".


Interrogé par l'AFP, le caricaturiste -- qui a déjà co-fondé plusieurs journaux satiriques dont notamment Siné Massacre en 1962, L'Enragé en 1968 et Hara-Kiri Hebdo devenu Charlie-Hebdo en 1970 -- précise que Siné Hebdo "sera un journal d'humour, libertaire, ce qu'aurait dû être Charlie s'il était resté dans la tradition initiale".

Siné Hebdo, journal "mal élevé" sans éditoriaux, sera dirigé par Siné et par sa femme, Catherine Sinet, nommée rédactrice en chef.


L'équipe est composée d'une cinquantaine de collaborateurs "résistants" dont les noms n'ont pas encore été dévoilés mais qui devrait sans doute compter bon nombre d'humoristes et de dessinateurs qui ont soutenu Siné à la suite de son licenciement par Philippe Val.


Parmi ces soutiens, citons entre autres
Delfeil de Ton,
Plantu,
Barbe,
Lefred-Thouron,
Willem,
Benoît Delépine,
Yves Got,
Faujour,
Jean-Pierre Desclozeaux,
Picha,
Tardi,
Wiaz,
Rémi Malingrey,
Jean-Pierre Bouyxou,
Guy Bedos,
Christophe Alévêque,
Pétillon,
Philippe Geluck,
Tignous,
etc.

Le journal de seize pages au format tabloïd sera tiré à 35.000 exemplaires et ne comportera pas de publicité. Il sortira chaque semaine le mercredi et pour le même prix que son concurrent, soit deux euros. Premier numéro en kiosque le 10 septembre.
*


Contact: Siné Hebdo, Les Éditions de l'Enragé, 118-130 avenue Jean-Jaurès 75169 Paris Cedex 19.
Copyright © N. B. / La République des Lettres, jeudi 28 août 2008

vendredi 22 août 2008

rentrée littéraire 2008 : Un horizon un rien dégagé


Rentrée littétéraire lalibre

Signe des temps, la production littéraire est en baisse sensible.
Cet automne, quelque 676 romans vont fleurir sur les étals des libraires.
Avec 200000 exemplaires, Amélie Nothomb est en tête des tirages initiaux.

Qui a eu cette idée folle, un jour, d'inventer la rentrée littéraire ?
Las, on ne peut en imputer la responsabilité à personne, seulement aux prix littéraires qui, s'installant pour la plupart en automne, ont poussé les éditeurs appâtés à publier un maximum afin d'être dans la course.
Signe des temps et de la crise, la production est, cette année, en léger retrait, avec 676 titres annoncés (466 français et 210 étrangers), contre 727 en 2007.
Certains ont ainsi choisi le recul (Gallimard : 16 contre 19 en 2007; Fayard : 18 contre 21; Albin Michel : 10 contre 14) quand Grasset a opté pour la démarche inverse (14 contre 9). Pour le reste, excepté la rumeur relayée par "Les Inrockuptibles" selon laquelle un Houellebecq pourrait paraître début octobre, l'horizon semble serein.
Tout bénéfice pour le lecteur, les critiques et les libraires qui ont à coeur d'être de vrais guides.
Premières fois, de 16 à 74 ans

Si l'on tient compte des tirages annoncés, les poids lourds de cette rentrée se nomment Amélie Nothomb 1 ("Le Fait du prince", tiré à 200000 exemplaires),

Catherine Millet ("Jour de souffrance", 120000 ex.),

Alice Ferney ("Paradis conjugal", 100000 ex.),

Laurent Gaudé ("La Porte des enfers", 85000 ex.)

et Jean-Paul Dubois 1 ("Les Accommodements", 70000 ex.).

Parmi les auteurs pouvant compter sur un réservoir de fidèles,

citons Christine Angot 1 ("Le Marché des amants"),

Régis Jauffret ("Lacrimosa"),

Marie Nimier ("Les Inséparables"),

Alain Fleischer ("Le Carnet d'adresses"),

Olivier Rolin ("Un chasseur de lions"),

Yasmina Khadra ("Ce que le jour doit à la nuit"),

Sylvie Germain ("L'Inaperçu"),

Jean-Paul Enthoven1 ("Ce que nous avons eu de meilleur"), Philippe Beaussant ("Où en étais-je ?"),

Karine Tuil ("La Domination"),

Elie Wiesel ("Le Cas Sonderberg"),

Nathalie Rheims ("Le Chemin des sortilèges"),

Nina Bouraoui ("Appelez-moi par mon prénom"),

Michel del Castillo ("Le Temps de Franco"),

Hortense Dufour 1 ("Ce que l'océan ne dit pas"),

J.M.G. Le Clézio ("Ritournelle de la faim"),

Jean Echenoz ("Courir")

et Philippe Claudel ("Parle-moi d'amour").

*
Moins de romans au total, cela fera également moins de premiers opus, ce qui est logique.


Ils sont 91 (contre 102 l'an dernier), de 16 ans (Caroline Février pour "Génération des enchantés") à 74 ans (Robert Pagani pour "Mon roi, mon amour").

*
Parmi les Belges,


outre le traditionnel Amélie Nothomb 1 de saison,

l'on retrouvera notamment Xavier Hanotte 1 ("Le Couteau de Jenùfa"),

Philippe Blasband 1 ("Irina Poignet"),

Véronique Bergen ("Fleuve de cendres"),

Jacqueline Harpman ("Avant et après"),

Colette Nys-Mazure qui signe son premier roman ("Perdre pied"),

Vincent Engel ("Opera mundi"),

Geneviève Bergé ("Un peu de soleil sur les planchers"),

Jean-Paul Raemdonck ("Une femme à la mer"),

Kenan Görgün ("Alcool de larmes")

et Luc Baba ("Tout le monde me manque").
Les Anglo-Saxons en force
Enfin, dans le domaine étranger, qui compte cette saison 210 titres traduits, la moisson est comme à l'accoutumée très anglo-saxonne. De grands noms sont annoncés, comme Richard Ford avec le dernier volume de la trilogie dédiée aux tribulations de son agent immobilier Frank Mascombe ("L'Etat des lieux");

Ian McEwan plonge son lecteur dans l'Angleterre puritaine des années 1960 ("Sur la plage du Chesil");

Doris Lessing revient sur la Première Guerre mondiale, épisode clé de son enfance ("Alfred et Emily");

Kate Atkinson lance son détective Jackson Brodie dans une troisième et dernière [?] enquête ("A quand les bonnes nouvelles ?");

Ken Follett propose la suite de son best-seller, "Les Piliers de la terre" ("Un monde sans fin").

Mais aussi Alice Munro 1 ("Fugitives),

Joyce Carol Oates ("La Fille du fossoyeur"),

David Lodge ("La Vie en sourdine"),

la correspondance entre Norman Mailer et son traducteur Jean Malaquais;

John Le Carré ("Un homme très recherché");

Richard Russo ("Le Pont des soupirs"),

Vita Sackville-West ("Haute société"),

Kressmann Taylor ("Monsieur Pan"),

Hanif Kureishi ("Quelque chose à te dire"),

Susan Sontag ("En même temps", titre provisoire),

J.M. Coetzee ("Journal d'une année noire"),

Margaret Atwood ("La Femme comestible"),

Jerome Charyn ("El Bronx"),

Salman Rushdie ("L'Enchanteresse de Florence")

et Thomas Pynchon ("Contre-jour").


Pour ce qui est des autres langues traduites,

citons Hitonari Tsuji ("Pianissimo pianissimo"),

un recueil de nouvelles d' Haruki Murakami ("Saules aveugles, femme endormie"),

Juli Zeh ("L'Ultime question")

ou encore Arturo Perez-Reverte ("Un jour de colère").


Entre les confirmés et les inconnus, l'heure est à la découverte. Bonnes lectures !
1.Voir notre supplément "Lire" de ce jour, où les livres de ces auteurs sont chroniqués.

jeudi 21 août 2008

Mondialisation de la rentrée littéraire



En recherchant la nouvelle émission littéraire de France 2, trouvé cet article... pour en savoir plus sur le site, cliquez sur le titre.


*


Ce qu'on appelle la " rentrée littéraire " repose sur une double antinomie qui crée la tension médiatique que l'on connaît.


Deux niveaux se répondent :


d'une part, un milieu éditorial qui se pense raisonnable, patrimonial, mais qui sait aussi organiser des " coups " pour qu'un succès saisonnier renfloue les caisses ;
d'autre part, un produit, le livre, que son contenu engage dans des conflits symboliques, esthétiques, politiques ou autres, mais qui se laisse médiatiser par quelques " personnes autorisées ", comme disait Coluche, que bien des lecteurs suivront aveuglément.

Par conséquent, chaque rentrée prétendue nouvelle ne l'est que par sa théâtralisation en plusieurs actes :

fin août, les lamentations devant l'avalanche de titres annoncés (1) ;

fin septembre, les premières listes de sélection des prix ; octobre-novembre, les principaux prix décernés et les listes de vente (2) ;

décembre, les ouvrages à offrir pour les fêtes.

Au détriment des textes qui sont moins lus que commentés, la rentrée vise en fait à renforcer des institutions : les maisons d'édition, la critique, les jurys de prix littéraires.

La littérature semble alors prise en otage par sa contemporanéité-même, ou, pour le dire autrement, les forces du texte sont occultées par les enjeux du livre.

Henri Meschonnic prétend que la poésie est le pire ennemi du poème, surtout depuis qu'elle s'institutionnalise en " Printemps des poètes ".

Or, dans le même temps, et c'est pourquoi nous en parlons, chaque rentrée est suivie par des amateurs de littérature qui cherchent à satisfaire leurs goûts mais qui n'ont plus besoin d'être à Paris.

L'histoire littéraire contemporaine ne peut plus être abordée sans que l'on considère ses relations avec l'informatique et les réseaux numériques. D'un bout à l'autre de la chaîne du livre, la numérisation et le transfert à haut débit se développent et tendent à devenir la norme, qu'on le veuille ou non.

Bien sûr, si les opérateurs traditionnels de cette chaîne participent, voire orchestrent eux-mêmes cette révolution, ils ont de meilleures chances de préserver certaines exigences de qualité. Après nombre de lecteurs, de bibliothèques et de librairies, c'est ce que les maisons d'édition sont en train de comprendre, et pour certaines déjà, de réaliser. J'en veux pour preuve la rentrée littéraire de l'an 2000, date fantastique pour nos ancêtres - qui n'avaient peut-être pas tort…

L'amateur de littérature farouchement réfractaire aux ordinateurs sait-il que la rentrée littéraire a commencé dès la mi-août sur Internet ?

D'Oslo, de Mexico ou de Tokyo, on en sait déjà plus qu'à traîner dans les cocktails parisiens, grâce aux sites web des éditeurs et des rubriques littéraires des principaux journaux (3)

Il est aussi possible de recevoir des lettres d'information (électroniques) d'éditeurs ou de sites littéraires.

Ainsi, dès ce moment, on voit surgir d'un seul coup, et de tous côtés, les nouvelles parutions, les désirs de scandale, les échos des vestiaires de la course aux prix. C'est à qui aura les meilleurs pronostics ; on décerne des étoiles ; même sans autorité, on commente à tour de bras ; et toutes ces pages web sont assorties de liens vers la librairie électronique.

Que l'on ne prétende pas que c'est toujours pareil ! La diffusion mondiale d'une grande quantité d'information, avant même la parution des livres et même avant le " Bouillon de culture " de la rentrée (4), est un élément nouveau dont les conséquences devraient être regardées de près par tous.

Et elles le seront par tous ceux qui s'en estiment les spécialistes ou qui espèrent en retirer un bénéfice : enseignants et responsables de médiathèques à l'étranger, retraités dans le Gers, pigistes virtuels, écrivains sans éditeur, cyber-libraires, et j'en passe. Un jour ou l'autre, cela aura forcément une répercussion sur la qualité et la diversité des oeuvres, sur leur disponibilité et leur acheminement au lecteur.

Dans une certaine tradition de la rentrée littéraire, les ouvrages n'étaient lus et connus que de quelques journalistes spécialisés (parfois appelés " les critiques " (5)), qui en présentaient quelques-uns dans leurs médias forcément locaux, quand bien même nationaux, entraînant dans les semaines et les mois suivants des traînées d'informations et de rumeurs qui ne généraient pas forcément l'achat, et ceci jusqu'à l'attribution des prix qui consacrait 4 ou 5 ouvrages dont la vente allait dépasser les quantités confidentielles des malchanceux.

Mais cette année, plus encore que l'an dernier où ce phénomène de mondialisation commençait à apparaître, les ouvrages sont déjà en cours de commentaire en juillet-août, et leurs commentaires en cours de lecture par des milliers d'amateurs connectés aux sites web qui publient gratuitement et instantanément ces articles.

On le voit, il n'est pas encore question du grand public (pas encore connecté, et qui, de toute façon, n'achète pas plus de 4 ou 5 livres par an), mais bien de ces amateurs de littérature, et plus particulièrement de littérature française et francophone, disséminés sur la planète, universitaires ou non, et qui sont eux-mêmes prescripteurs de lecture dans leur famille, leur entourage ou leurs classes, n'hésitant pas, à l'occasion, à montrer comment, d'un pays lointain, on commande des livres par Internet (6).

L'ancienne dispersion géographique des amateurs, leur isolement et après-coup informationnels s'opposaient au centralisme revendiqué des milieux parisiens autorisés. Ou plutôt en dépendaient. Or le web règle leur compte d'un seul coup à ces trois paramètres (dispersion, isolement, retard). Même si les informations initiales proviennent encore de Paris, nul doute qu'elles vont très vite être relayées de partout, faisant naître un tissu de commentaires qui influencera en retour les critiques-à-la-source.

On peut encore douter que les médias traditionnels (voir les sites web du Monde, de Libération ou du Figaro) souhaitent réellement favoriser cette greffe d'un rhizome mondial d'amateurs sur la racine des critiques parisiens, car au fond ils ne changent pas de métier, ils ne font que s'adapter (en beauté) aux nouvelles technologies.

En revanche, nul doute du côté de certains éditeurs qui informent directement leur public, ce qui est nouveau pour eux, et qui l'élargissent par la même occasion, en proposant des choses résolument originales (ouvrage numérique mensuel gratuit chez 0h00.com, feuilleton de Jacques Jouet chez POL, également diffusé sur France-Culture, pour n'en citer que deux (7)).

Les éditeurs ne sont d'ailleurs plus les seuls à offrir des contenus de nature pré-éditoriale. Citons Urbuz.com qui offrait une bonne animation de rentrée dans sa rubrique livres, le site Zazieweb et sa rubrique d'actualités littéraires, sans oublier la possibilité d'écouter toutes les émissions, littéraires ou non, de France-Culture (en direct ou en différé) (8).

Remarquons toutefois l'énorme retard conceptuel des " magazines littéraires " traditionnels (Magazine Littéraire, Lire, La Quinzaine littéraire, etc.) qui ne savent encore rien faire de leur site web en dehors de la gestion de leur patrimoine (extraits d'archives) et de l'exploitation mesquine de leur numéro en cours (sélection d'articles en ligne).

Surtout si l'on compare avec la créativité surprenante de sites comme Fabula, celui de la récente revue virtuelle Inventaire/Invention, devenue aussi éditeur cet automne, ou de la République-des-Lettres.

Ou, plus encore, de tous les sites individuels (ou quasi) que dirigent la passion et le parti-pris (sites de François Bon, de Jean-Michel Maulpoix, sites sur Angot ou Houellebecq, sites de poésie contemporaine, de théâtre contemporain, etc.)

On peut également féliciter Les Inrockuptibles qui ont mis en ligne des extraits lus des ouvrages " de la rentrée " et des interviews des auteurs (10).

Finissons provisoirement par ce qui semble être le danger pour TOUS ceux qui souhaitent un web de liberté, de fraternité, et d'e-qualité : les sites de " grossistes " en information/vente, sortes de " category-killers " massivement orientés commercial, avec emballage convivial, contributif (non-rémunéré) et récupération sauvage tous azimuts.

Webencyclo et Auteurs.net en sont les prototypes, et les librairies comme la FNAC, BOL et Amazon n'en sont pas loin (11)…
Je suppose que pratiquement tous les fadas de littérature connaissent ces sites... sinon, un petit clic s'impose.

mercredi 20 août 2008

La Grande Librairie arrive sur France 5

En direct et en public, à partir du jeudi 4 septembre 2008 à 20h35,

François Busnel prend les commandes de l’émission « La Grande Librairie ».

« Donner l’envie et le plaisir de lire au plus grand nombre » telle est l’ambition de France 5 pour ce nouveau rendez-vous littéraire !

Chaque jeudi, François Busnel propose et présente la nouvelle émission littéraire de France 5 « La Grande Librairie ».

En public et en direct, c’est toute l’actualité littéraire qui est au rendez-vous de ce magazine.

En plateau, quatre écrivains, français ou étrangers, des plus « médiatiques » aux plus « méconnus », seront présents afin de partager leur passion du livre.

Différentes séquences rythmeront l’émission : - Un portrait tout en images présentera le parcours et l’œuvre des invités,-

Toujours en images, un libraire aura carte blanche pour parler de son « coup de cœur » ou de son « coup de gueule » de la semaine,
- JUL dessinateur de presse, propose de « croquer » les moments forts de l’émission,

- Un décryptage du palmarès des meilleures ventes évoquera les « tops » et les « flops » de la semaine,

- Sous forme de reportages, François Busnel partira à la rencontre d’auteurs étrangers, devenus cultes, afin de mieux appréhender leur univers.

Les téléspectateurs qui souhaitent poser des questions aux futurs invités sont appelés à réagir sur le site Internet dédié à l’émission. Les plus pertinentes seront posées pendant l’émission.

En direct, les téléspectateurs peuvent aussi intervenir via les SMS.

En voilà une bonne nouvelle ! des livres ! ça ne parlera que de livres... enfin !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

mercredi 6 août 2008

Jérôme Kerviel héros d'une bande-dessinée

Actualité littéraire : NOUVELOBS.COM 06.08.2008 08:57

Intitulé "Le journal de Jérôme Kerviel", le récit à la première personne retrace de façon humoristique le parcours du jeune trader.
Jérôme Kerviel (Reuters)


L'affaire Jérôme Kerviel, a inspiré une première bande dessinée sur un mode à la fois drôle et pédagogique, à paraître début septembre chez Thomas Editions, a-t-on appris mardi 5 août, auprès de l'éditeur.

Intitulé "Le journal de Jérôme Kerviel", le récit à la première personne retrace de façon humoristique le parcours du jeune trader, soupçonné de falsifications aux dépens de la Société Générale.

Lorentz signe le scénario et Nicolas Million l'illustration de cet album d'une quarantaine de pages.

"On a été scotchés par le montant astronomique des sommes évoquées. Et on a décidé de faire ça un peu sur le mode de la dérision, en gardant à l'esprit le fonctionnement des marchés", explique l'éditeur, Xavier Thomas.

Avec ce "Journal de Jérôme Kerviel", Thomas Editions, spécialisée dans l'édition jeunesse, utilise pour la première fois, la bande dessinée. La maison d'édition a prévu un tirage de 5.000 exemplaires pour cette première BD sur l'affaire Kerviel, qui a déjà donné lieu à plusieurs livres enquêtes.

"Le journal de Jérôme Kerviel" de Lorentz et Nicolas Million - Thomas Editions - 40 p. - 15 euros - A paraître le 8 septembre

Note :

J'avoue que je vois mal ce que cette histoire vient faire dans une édition jeunesse...

mercredi 30 juillet 2008

Salman Rushdie envisage de raconter sa vie



Condamné à mort par une fatwa depuis 19 ans

Par BibliObs.com

L'écrivain britannique Salman Rushdie, aujourd'hui âgé de 61 ans, envisage d'écrire un livre racontant les dix-neuf années de sa vie passées sous le coup d'une fatwa le condamnant à mort. Cette fatwa avait été prononcée le 14 février 1989 par l'iman Khomeiny après la publication des «Versets sataniques».


Salman Rushdie «A l'époque, vraiment, c'était difficile de le supporter et de s'en sortir, a déclaré l'auteur lors d'une interview à la BBC. Mais maintenant, oui, je pense qu'il y a quelque chose à raconter... Un de ces jours... Des gens m'encouragent à raconter cette histoire et peut-être que je le ferai.»

Le lancement de la fatwa avait obligé l'auteur à vivre dans la clandestinité. Il est réapparu peu à peu en public, mais l'Iran a rappelé que la fatwa était toujours en vigueur. Salman Rushdie a été été fait chevalier par la reine Elizabeth II en juin 2007, ce qui avait suscité un tollé dans les pays musulmans.

mardi 29 juillet 2008

Un romancier turc risque de 6 mois à 1 an de prison

Actualité littéraire
littérature étrangère : Turquie

Après Orhan Pamuk, un écrivain est à nouveau inquiété par la justice turque, non pour ses déclarations publiques, mais pour le contenu d’un roman.
Auteur d’une trentaine de livres en tous genres traduits dans une dizaine de langues, Nedim Gürsel, né en 1951, partage sa vie entre Istanbul et Paris où il a fait ses études (il avait soutenu une thèse de littérature comparée sur Aragon et Nazim Hikmet).
Directeur de recherches au CNRS, il enseigne également la littérature turque à la Sorbonne et à Langues O.
Son dernier roman Les Filles d’Allah, qui doit paraître l’an prochain en français au Seuil, lui vaut les foudres de la justice.
Il a l’habitude : son premier roman La Première femme (1983) avait été censuré par le pouvoir pour offense à la morale publique.
Pour ceux qui comprennent le turc, il s’en explique dans cet entretien filmé, pêché parmi les commentaires du blog Au fil du Bosphore.
Cette affaire intervient dans un climat politique et judiciaire tendu, alors qu’un réseau nationaliste accusé de préparer le terrain à un coup d’Etat militaire est en proçès, que les activités antilaïques du parti musulman conservateur au pouvoir (AKP) pourraient lui valoir une interdiction et qu’un attentat a fait de nombreux morts et blessés dans la capitale.
Entretien réalisé hier :

La République des Livres : Y a-t-il une différence de nature et d’objectif entre la première plainte et celle du procureur ?
Nedim Gürsel: La plainte a été déposée par les islamistes qui semblent bien organisés, ayant des avocats et faisant pression sur le procureur. La poursuite judiciaire fut ouverte conformément a la procédure par le procureur de la République d’Istanbul selon l’article 216 du code pénal turc qui prévoit une peine de prison entre six mois et un an pour celui qui vilipende ” les valeurs religieuses d’une partie de la population si cette offense trouble la paix publique”.

RDL : L’actuel contexte politique turc explique-t-il ces attaques contre vous ?
N.G. : Malheureusement oui. Ayant été déjà jugé par un tribunal militaire après le coup d’Etat du 12 septembre 1980, mon premier livre Un long été à Istanbul publié en français chez Gallimard, a été ensuite accusé d’offense aux forces de sécurité nationales (article 159 du code pénal). Je croyais que la Turquie avait fait des progrès et que la liberté d’expression existait grâce à la perspective européenne…

RDL : Aviez-vous le sentiment, en écrivant ce livre, que vous alliez au devant de ces ennuis ? Et aviez-vous en tête le sort de Salman Rushdie ?
N.G. : Mon roman Les Filles d’Allah est très différent des Versets sataniques que j’avais lu dans sa traduction française dès sa parution (Ce livre n’est toujours pas traduit en turc). A vrai dire je ne m’attendais pas à des poursuites judiciaires.
Par contre, dès sa parution en mars dernier, j’ai été attaqué par la presse islamiste, ne serait-ce que pour avoir fait de Mohamed (NDLR : Mahomet) un personnage de roman.
RDL : Avez-vous reçu des menaces ?
N.G. : Un article paru dans le quotidien Vakit s’achevait ainsi: “Heureusement que les Musulmans n’attaquent pas cet écrivain insolent ainsi que son éditeur”…
RDL : Qu’est-ce qui est en jeu dans Les Filles d’Allah ?
N.G. : : C’est un roman qui a plusieurs voix ; il interroge la foi et la violence dans l’Islam et place le prophète au centre du récit. L’enjeu n’est pas politique, mais historique. Un enfant, sous l’influence de son grand-père, qui est un musulman croyant, imagine la géographie du prophète, notamment la Mecque et Médine que son grand-père fut contraint de défendre pendant la Première Guerre Mondiale contre les Arabes, peuple du prophète.

RDL : Comment avez-vous “senti” le procureur lors de votre déposition ?
N.G. : Respectueux il était silencieux comme le Sphinx.
RDL : Quelles suites judiciaires imaginez-vous ?
N.G. : Un procès qui finira j’espère par un acquittement
*

Voir :


http://istanbul.blog.lemonde.fr/2008/07/16/nedim-gursel-un-romancier/


http://www.bleublancturc.com/TurcsconnusFR/Nedim_Gursel.htm


http://www.librairie-gaia.com/Dossiers/Turquie/NedimGursel.htm


http://fr.wikipedia.org/wiki/Nedim_G%C3%BCrsel

dimanche 29 juin 2008

Premières infos sur le nouveau Nothomb

Actualité littéraire...


C’est avec une régularité digne d’un métronome qu’Amélie Nothomb nous dévoilera à la prochaine rentrée littéraire son nouveau roman, Le fait du prince.
*
Comme d’ordinaire chez l’auteur, la quatrième couverture ne dit pas grand chose de la teneur du livre : « Il y a un instant, entre la quinzième et la seizième gorgée de champagne, où tout homme est un aristocrate ».
*
Mais quelques informations ont d’ores et déjà circulé sur le livre. Un résumé un peu plus détaillé a d’ores et déjà filtré.
*
Olaf Sildure, vient mourir devant la porte de Baptiste Bordave.
Au lieu de prévenir la police, ce dernier usurpe l'identité du richissime Sidure.
Sa femme ayant accepté sa présence, Baptiste prend congé de lui-même.
Il plonge alors dans un monde de richesse, d’ivresse et de beauté, et va peu à peu s’habiter à sa position.
*
La première phrase du livre est : « Si un invité meurt inopinément chez vous, ne prévenez surtout pas la police ».
*
Relativement bref (moins de 200 pages), Le fait du prince inondera les rayons des librairies le 21 août prochain.
« Le fait du prince » de Amélie Nothomb, Editions Albin Michel, 180 pages, 16 €. Parution le 21 août.
*
source : http://www.culture-cafe.net/archive/2008/06/29/premieres-infos-sur-le-nouveau-nothomb.html
*
*
*
Note :
Un peu court pour se faire une idée... donc patience et attendons la rentrée...