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mardi 2 mars 2010

En mars : menus propos, envie de lire, tentateurs... lecture en cours

Bonjour tout le monde,
beau soleil aujourd'hui, on se sent tout de suite de meilleure humeur... JJ en train de planter des rosiers...
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illustration : "la liseuse" de Louis Thibaudet (Lali)
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Reçu aujourd'hui, un partenariat livraddict et les éditions Calmann-Lévy
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Le Cantique des innocents
Donna Leon
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Un auteur qui mêle habilement intrigue policière, charme vénitien et engagement politique.
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Un pédiatre et sa femme agressés en pleine nuit, leur bébé de dix-huit mois enlevé sous leurs yeux… Pourquoi diable des carabiniers – les gendarmes italiens – ont-ils fait irruption chez ce couple au milieu de la nuit et se sont-ils emparés de ce petit garçon ?
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Pour quelle raison le médecin refuse-t-il obstinément de parler à la police ?
Et enfin, qui a bien pu ordonner la mise en œuvre d’une opération aussi effroyable ?
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Telles sont les questions qui taraudent le commissaire Guido Brunetti et son fidèle adjoint l’inspecteur Vianello lorsqu’on leur confie cette affaire.
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Pour cette nouvelle plongée dans les eaux troubles de la lagune, Donna Leon nous entraîne dans les méandres de Venise la magnifique et dans ceux, sordides, d’un réseau de trafic d’enfants. Au bout de cette enquête, elle parvient à ébranler les convictions morales de son héros… et même les nôtres.
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« Le 16e volet des aventures du commissaire Brunetti est éblouissant. Donna Leon ne bâcle jamais, dépeint chaque fois des portraits vivants de ses personnages et de Venise, et ne s’est jamais départie de sa faculté d’indignation. » The New York Times
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un cadeau imprévu reçu également, des éditions Points...
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Je dépasse mes peurs et mes angoisses de Christophe André et Muzo
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Vous êtes du genre à ne pas fermer l’œil de la nuit au moindre petit problème ? Vous avez peur de l’avion, du métro, des insectes ? Parler en public vous est impossible ? Vous avez la phobie des microbes et la manie du nettoyage ?
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Soucis, paniques, phobies : nous connaissons tous ces états d’anxiété. Et pour les surmonter, il suffit parfois de si peu…Malicieusement illustré par Muzo, ce manuel souriant de psychologie propose une approche pédagogique et dédramatisée de la souffrance ordinaire !
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Christophe André est psychiatre, auteur de Les États d’âme : un apprentissage de la sérénité (Odile Jacob). - Muzo est peintre et illustrateur pour la presse et l’édition.
Date de publication : 18/03/2010, EAN13 : 9782757817469
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premère lecture de mars...

Larchmütz 5632 de Jean-Bernard Pouy
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Il y a vingt-cinq ans, l’Olga les a endormis. En leur ordonnant de se tenir prêts pour le Grand Soir. Et toutes ces années passées dans le grand vert de la Bretagne les ont vus vieillir, oublier, vivre. Mais pas changer.
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Et quand le signal du réveil leur tombe dessus, Benno et Adrien n'hésitent pas longtemps à reprendre le combat. Tout ça sous l'oeil bienveillant de 5632, une vache télépathe...
... arrivée page 109... un régal !
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Le prix Goncourt du premier roman 2010 a été attribué mardi 2 mars à Laurent Binet pour HHhH. Ce titre énigmatique est en fait l'acronyme de "Himmlers Hirn heisst Heydrich", ce qui signifie "le cerveau d'Himmler s'appelle Heydrich", surnom donné par les SS au nazi Reinhard Heydrich.
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Le livre raconte l'histoire de cet homme, réputé le plus dangereux du IIIe Reich : chef de la Gestapo, chef des services secrets, il est également l'un des planificateurs de la solution finale. HHhH narre aussi l'histoire de la mission lancée par Londres pour l'éliminer, l'opération "Anthropoïde".
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Son auteur, Laurent Binet, 37 ans, est agrégé de lettres, professeur de français en Seine-Saint-Denis depuis dix ans et chargé de cours à l'université. Il a effectué son service militaire en Slovaquie, où il a commencé à s'intéresser au personnage d'Heydrich et surtout à la tentative d'assassinat menée contre lui depuis Londres par le gouvernement tchécoslovaque en exil. Deux jeunes parachutistes, Gabcik et Kubis, un Tchèque et un Slovaque, avaient alors été chargés de cette mission à très haut risque.
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"HHhH" est aussi une réflexion sur les rapports entre réalité et fiction, Histoire et roman. Habité pendant des années par l'histoire croisée de ces personnages bien réels et l'énorme documentation qu'il a recueillie, Laurent Binet entrecoupe son récit d'interrogations sur les mots qu'il emploie pour restituer ce passé, sa difficulté à "passer" au roman. Rien n'est inventé et pourtant : pourquoi écrire qu'Heydrich est assis plutôt que debout, habillé d'un manteau plutôt que d'un imper, que le ciel est noir plutôt que bleu, les parachutistes crispés ou terrorisés... s'interroge l'auteur.
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Il introduit aussi sa vie privée dans le livre, au fil de courts dialogues avec une petite amie ou un copain curieux, témoignant ainsi de l'intrusion du livre dans sa vie quotidienne.
HHhH, Laurent Binet, éditions Grasset, 442 p., 20,90 euros
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pas vraiment que je sois sensible aux prix littéraire quant il s'agit de choisir un livre, mais contente qu'un livre que j'ai envie de lire l'ait obtenu...
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de actusf de Thomas Ryngel Concours Pocket
A l'occasion de la sortie de Le retour des ténèbres de Isaac ASIMOV et Robert SILVERBERG aux éditions Pocket, Actusf et les éditions Pocket vous proposent de gagner 15 exemplaires de ce livre !
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les questions sont tellement faciles, que ça doit se jouer au tirage au sort...
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a été tellement occupée depuis la création du défi Théâtre sur les 5 continents qu'elle n'a pas encore pensé sérieusement aux choix qu'elle allait faire...
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Il en est de même pour Poésie sur les 5 continents...
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Elle remplira donc au fur et à mesure de ses découvertes et de ses lectures.
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et n'oublions pas, l'excellent littérature policière des 5 continents... il faut d'ailleurs que j'aille poster mes dernières lectures....
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se laisse tenter par ce nouveau challenge Europe centrale et orientale récemment créé par Mado de La plume et la page, mais d'abord vu chez Pickwick. Ce défi littéraire « consiste à lire trois auteurs d'Europe centrale et orientale avant le 31 décembre 2010 » et à en parler[...] .
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Bon, là je jette l'éponge... même si ce challenge me paraît intéressant, je manque de temps... tant pis, j'y puiserai sans doute des envie de lecture,
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de Tout à Fée... Bourbonnaise ! Livraddict Mag’, 1er numéro depuis ce 1er mars 2010, Livraddict c’est aussi un magazine : le Livraddict Mag’.
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je passerai voir en soirée...
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les tentateurs
de Biblioblog de Dédale
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Nous sommes en août 1936 en Allemagne. Eva travaille avec son mari Hans dans leur exploitation agricole, quelque part à la lisière de la Forêt noire, près de la frontière suisse. Eva entre dans le poulailler. Et surprise ! Elle y trouve un jeune homme.
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Elle pourrait le dénoncer, crier, mais elle n'en fait rien. Elle décide même de le cacher avec ses poules.
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Avec son silence, ce secret, c'est le début d'une métamorphose qui s'opère. C'est le début d'une nouvelle vie. Car tout va changer pour La coquetière de Linda D Cirino.
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Nous voici à Tel-Ilan, un village centenaire fondé par les pionniers bien avant la création de l'Etat d'Israël. Une petite communauté y vit entourée de vignes et de vergers, et la vie semble s'écouler paisiblement.
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Depuis quelque temps pourtant, les gens de la ville envahissent les rues du bourg au moment du shabbat et, avec eux, la spéculation immobilière et la vulgarité. Mais Pessah Kedem, ancien membre de la Knesset, est un vieillard inquiet pour d'autres raisons.
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Il n'aime pas le jeune étudiant arabe que sa fille Rachel héberge dans l'annexe au fond de la cour et, surtout, il est convaincu que quelqu'un creuse sous sa maison la nuit. L'agent immobilier Yossi Sasson, lui, convoite depuis longtemps la maison de Batya Rubin, une des plus vieilles du village, et lorsque la fille de la propriétaire l'invite non seulement à la visiter de fond en comble, mais se montre très affectueuse à son égard, il croit déjà toucher au but.
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Sauf que... Kobi Ezra, lui, cherche à surmonter la timidité de ses dix-sept ans pour séduire la jolie bibliothécaire du village, pendant que Gili Steiner, médecin remarquable et célibataire endurcie, attend en vain l'arrivée de son neveu Gideon, dont elle a pourtant cru trouver le manteau clans le dernier car arrivé de la ville.
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Quant au maire du village, Beni, il ne comprend pas pourquoi sa femme lui a fait remettre une note contenant seulement ces mots : " Ne t'inquiète pas pour moi" ...
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En huit nouvelles qui se lisent comme un roman, Amos Oz fait surgir une société villageoise imaginaire. Un décor unique et des personnages récurrents lui permettent de tendre un miroir à nos passions, nos doutes, nos misères et nos joies.
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Son écriture oscillant entre tendresse, mélancolie et âpreté serre de très près la fragilité de nos vies, et sa manière subtile de nous plonger clans une comédie humaine, certes très israélienne mais surtout universelle, confirme une fois de plus son immense et incomparable talent.
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Fan d'Amos Oz en particulier, et de la littérature juive en général..., prévu de l'acheter
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Berlin Alexanderplatz de Alfred Döblin
Résumé:.« Franz Biberkopf sort de prison, bien décidé à suivre le droit chemin mais le Berlin des années 1925-1930 est une sorte de jungle où il n'est pas facile de se frayer une voie et où les tentations abondent. Le parcours tragique d'un homme dépassé par son destin dans le décor trépidant d'une métropole en pleine mutation. » - Un classique de la littérature allemande à découvrir.
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Quelques bricoles lues et envie de vous en faire profiter... rien à voir avec un livre...
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C'est ainsi que l'on doit le choix de Xynthia à un dénommé Wolfgang Schütte.
L'heureux (ou malheureux) parrain a gagné le droit de baptiser sa tempête sans rien débourser via une loterie organisée par un site Internet consacré au climat.
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L'épiscopat met en garde, lundi 1er mars, contre une offre de confession par téléphone qui "n'a aucunement l'aval de l'Eglise catholique en France", dans un communiqué de la Conférence des évêques de France (CEF).
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Cet avertissement concerne Le Fil du Seigneur, indique la CEF, qui salue le rôle des permanences d'écoute pour atténuer la solitude des personnes âgées, handicapées ou isolées. "Il est cependant inadmissible d'entretenir la confusion sur la notion de 'confession'.
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Pour le fidèle catholique, elle a un sens sacramentel qui requiert la présence effective d'un prêtre. La coïncidence du lancement de cette ligne avec l'entrée en Carême ne fait qu'accroître le malentendu", écrit la CEF."
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Pourquoi ne pas mettre la technologie au service de la spiritualité. Et grâce à nos moyens modernes, faire rentrer l'Eglise dans nos vies et dans nos cœurs... sur un simple coup de téléphone ?"
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Lancé il y a quinze jours, le Fil du Seigneur propose aux catholiques de "reconnaître leurs péchés devant Dieu", en ne passant pas par la case du confessionnal. Une fois le chemin de la pénitence et le temps de la confession effectués, c'est l'heure du soulagement de la conscience au bout du fil (0,15 centime la minute). "Cela ne vaut pas l'absolution, certes, mais pour les petits péchés, pas besoin d'un prêtre", explique la créatrice du Fil du Seigneur, Camille Hautier, dans le Parisien de mardi.

samedi 2 janvier 2010

La rentrée littéraire promet un programme de belle qualité

J'ai beau dire que je ne me fie plus à la presse pour choisir mes livres... je suis toujours aussi friande d'infos sur le sujet...
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Je lirai probablement Amos Oz, Jacques Chessex, Patrick Modiano, James Ellroy et Pierre Pelot...
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Bien envie de découvrir Richard Millet, dont j'ai beaucoup entendu parler cette année...
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Quant à Yasmina Khadra... son dernier roman m'a vraiment déçue... et en même temps je suis tentée... donc je laisserai faire le hasard en bibliothèque...
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illustration : "la liseuse" d’Ian Ireland
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Jean-Jacques Schuhl,
Amos Oz,
V. S. Naipaul…
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Si la rentrée de janvier s'annonce sous les meilleurs auspices, force est de constater que, avec 491 romans (contre 558 en 2009), la tendance à la baisse enregistrée à l'automne s'accentue.
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Principale victime de cette glaciation : la littérature étrangère, qui enregistre un recul de 21 % avec 167 romans, contre 211 l'an dernier. Soit son plus bas niveau depuis 2001.
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Peut-être doit-on voir là le contrecoup de l'augmentation des droits d'auteur et de traduction, mais aussi le fait que les organisateurs du Salon du livre ont choisi de célébrer les trente ans de la manifestation en invitant non pas un pays mais des écrivains français et étrangers.
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Si la littérature française, de son côté, marque un léger fléchissement avec 324 livres, contre 347 l'an passé, les premiers romans après un automne en demi-teinte repartent à la hausse avec 73 titres, contre 61 en 2009.
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Loin de l'effervescence de septembre et de la tension des prix, cette rentrée hivernale est placée sous le signe de la décrue. Elle n'en offre pas moins un programme de belle qualité.
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Ainsi chez Gallimard, où le retour de Jean-Jacques Schuhl avec Entrée des fantômes, dix ans après son Goncourt pour Ingrid Caven, est déjà annoncé comme l'un des événements de la rentrée.
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Tout comme le nouveau roman de Patrick Modiano, prévu en mars.
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Autres têtes d'affiche : Philippe Sollers avec Discours parfait, le troisième tome de ses articles, chroniques et entretiens ;
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Richard Millet, qui propose un récit et un roman où le Liban tient une grande place ;
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Camille Laurens, qui narre, avec Romance nerveuse, la rencontre d'une romancière et d'un paparazzi,
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ou encore Philippe Djian, dont le nouveau livre, Incidences, paraîtra en février.
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Du côté des filiales de Gallimard, notons la présence d'un autre Goncourt, Gilles Leroy, qui propose, au Mercure de France, Zola Jackson.
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Chez Verticales,
Arnaud Cathrine poursuit son exploration du roman-choral avec Le Journal intime de Benjamin Lorca,
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tandis que Céline Minard, chez Denoël, propose avec Olimpia, un portrait sulfureux de la belle-sœur du pape Innocent X.
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Enfin, chez P.O.L., l'essai de Marie Darrieussecq, Rapport de police : accusation de plagiat et autres modes de surveillance de la fiction pourraient bien susciter quelques polémiques.
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Face à cette escouade, Grasset n'est pas en reste, qui publie le dernier roman de Jacques Chessex (décédé le 9 octobre), Le Dernier Crâne de M. de Sade, "chesséien" en diable.
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Mais aussi Troisième chronique du règne de Nicolas Ier, de Patrick Rambaud,
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l'émouvant roman Le Premier Amour de Véronique Olmi
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ou encore deux recueils de poèmes de Charles Dantzig.
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La maison sœur Fayard n'a pas à rougir d'un programme où l'on retrouvera le délicat Dominique Fabre,
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mais également Claire Castillon,
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et un nouveau Pierre Pelot des plus sanglant.
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En cette rentrée, la palme du recrutement en masse revient incontestablement à
Actes Sud, qui affiche, au côté de Claude Pujade-Renaud, une myriade de transfuges.
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A commencer par Anne Weber (ex-Seuil),
Denis Baldwin-Beneich (ex-Denoël),
Emilie Frèche (Flammarion)
ou encore Véronique Bizot, qui, après des nouvelles chez Stock, publie son premier roman.
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Le Seuil, à l'inverse, joue la carte des auteurs maison avec François Emmanuel,
ou encore Catherine Clément.
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Tout comme l'Olivier, qui poursuit son travail de mise en lumière de jeunes auteurs tels Valérie Zenatti,
ou le drolatique Martin Page.
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Chez Stock, outre l'arrivée de
Catherine Vigourt avec le très autobiographique Un jeune garçon,
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sont également très attendus le dernier roman de Luc Lang, Esprit chien,
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ainsi qu'en février un volumineux et très singulier roman de Marie Billetdoux, C'est encore moi qui vous écris (1968-2008), composé à partir de ses écrits intimes (lettres, bulletins scolaires, critiques de livres…).
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Toujours aussi éclectique, Flammarion offre un programme où se côtoient Diastème, Laurent Seksik, qui évoque de manière romanesque les derniers jours de Stephan Zweig, Brigitte Fontaine ou Andrée Chedid.
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Eternel oublié des prix d'automne, non sans s'en plaindre, Yasmina Khadra, chez Julliard, a donc choisi janvier pour publier L'Olympe des infortunes, une fable philosophique qui rompt avec ses précédents romans.
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Autre grand auteur algérien de cette rentrée, aux éditions de l'Aube, Maïssa Bey. Sous forme épistolaire, la romancière aborde, dans Puisque mon cœur est mort, le thème du pardon et de la loi de réconciliation nationale.
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Ce bref tour d'horizon ne pourrait s'achever sans évoquer les Editions de Minuit, qui proposent, comme en septembre, un duo de choix avec Eric Chevillard et Christian Gailly
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un article de Christine Rousseau

dimanche 27 décembre 2009

sélection des livres de la rentrée 2010 par le magazine lire

En janvier et février prochain, 491 romans paraîtront contre 558 pour la même période l’année dernière (lire notre article).
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Parmi les textes les plus attendus de cette rentrée :
Entrée des fantômes de Jean-Jacques Schuhl (éd. Gallimard) ;
Le Journal intime de Benjamin Lorca d’Arnaud Cathrine (éd. Verticales) ;
Romance nerveuse de Camille Laurens (éd. Gallimard)…
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Parmi les textes les plus attendus en janvier :
***Entrée des fantômes de Jean-Jacques Schuhl (éd. Gallimard), dix ans après son Goncourt. Le livre met en scène le narrateur d’Ingrid Caven qui, alors qu’il s’essaie vainement à un « roman fantastique noir », se voit proposer un rôle dans un film de Raoul Ruiz… tentation...
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La figure de l’écrivain est un des leitmotive de cette rentrée : Le Journal intime de Benjamin Lorca d’Arnaud Cathrine (éd. Verticales) use d’une narration à quatre voix pour brosser le portrait d’un auteur suicidé ;
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Les Cris de Claire Castillon (éd. Fayard) s’attachent à une femme qui sabote ses relations afin de nourrir ses textes ;
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Romance nerveuse de Camille Laurens (éd. Gallimard) décrit la rencontre entre une écrivain en rupture avec son éditeur et un paparazzi ;
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Muettes de Yasmine Ghata (éd. Fayard), le refuge dans l’écriture de sa mère (Vénus Khoury-Ghata) à la mort de son père ;
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***Un aveu de toi à moi de Morgan Sportès (éd. Fayard), la trajectoire d’un poète qui fit le choix du pire pendant la Seconde Guerre mondiale; tentation!
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Les Femmes du braconnier de Claude Pujade-Renaud (éd. Actes Sud), les amours, entre autres, de Sylvia Plath et de Ted Hugues.
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Quand il n’est pas le héros d’une fiction, l’auteur nous dévoile les coulisses de son art et parfois de sa vie : Hédi Kaddour, que l’on avait découvert avec Waltenberg, nous revient avec deux livres chez Gallimard, un roman, Savoir-vivre, mais aussi un journal, Les Pierres qui montent ;
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Javier Marías clôt la trilogie de Ton visage demain avec Poison, ombre et adieu et publie un recueil d’essais, Littérature et fantôme (éd. Gallimard) ;
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L’Écrivain et l’Autre de l’Uruguayen Carlos Liscano (éd. Belfond) nous conte son désarroi face à la page blanche,
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tandis qu’André Brink nous livre ses mémoires avec Mes bifurcations (éd. Actes Sud),
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ou Maryline Desbiolles un texte en forme de variations sur le thème de la table, La Scène (éd. du Seuil).
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***Signalons l’ultime roman de Jacques Chessex, Le Dernier Crâne de M. de Sade (éd. Grasset), je le lirai sans aucun doute, fan de l'auteur !
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Brumes de Cimmérie et Le Sommeil sur les cendres de Richard Millet (éd. Gallimard), qui, loin de la polémique, renouent avec ses veines libanaise et siomoise,
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Choir d’Éric Chevillard (éd. de Minuit), sur des habitants prisonniers d’une île donnant son nom au roman,
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Lily et Braine de Christian Gailly (éd. de Minuit), où un ancien jazzman engagé dans une armée revient, commotionné, auprès de sa famille,
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un nouveau volet de la Chronique du règne de Nicolas Ier de Patrick Rambaud (éd. Grasset)…
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Et, dans le domaine étranger,
Underworld USA, qui conclut la trilogie de James Ellroy (éd. Rivages),
***des nouvelles d’Amos Oz, Scènes de la vie villageoise (éd. Gallimard), fan de l'auteur, donc lecture qui me semble indispensable...
***un texte de Luis Sepúlveda, L’Ombre de ce que nous avons été (éd. Métailié), tentation !
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un bref récit de V. S. Naipaul, Un autre regard sur l’Inde (éd. Grasset),
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du côté des découvertes,
le retour d’Adam Thirlwell (L’Évasion, éd. de l’Olivier)
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la publication de Lily Tuck, lauréate du National Book Award 2004 pour Paraguay (éd. Jacqueline Chambon).
donc achats prévus :
Amos Oz, Scènes de la vie villageoise
Jacques Chessex, Le Dernier Crâne de M. de Sade
pour les tentations, ce sera en bibliothèque... plus assez de place sur mes étagères...

mercredi 23 septembre 2009

Nobel de littérature : Amos Oz en tête chez les booksellers


chic mon chouchou est encore en tête...

De nouveau plébiscité, mais futur malheureux héros ?

L'an passé, Amos Oz avait vu sa cote passer à 5:1 pour l'obtention du prix Nobel de littérature, et avec une certaine frivolité, l'auteur israélien faisait le point sur cette récompense :
« J'ai reçu la part de prix que je méritais, et même au-delà. Je ne suis pas assis là à attendre le Nobel. »
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Bon, ça tombait bien puisque l'an passé, c'est Le Clezio qui se l'est vu attribuer.
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Et comme on approche, comme chaque année à la même date des résultats, les booksellers de la planète viennent de livrer les cotations des potentiels candidats.
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Rappelons à quel point tout cela n'est que pure spéculation : l'Académie des Nobel n'a pas de liste déterminée - pas officiellement en tout cas - établissant les lauréats possibles. Alors quand on annonce les cotes des uns et des autres, cela ne repose vraiment que sur les élucubrations des bookies...Un vrai coup de dynamite ?
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En tout cas, cette année encore, Amos Oz est toujours en bonne position et même meilleure que l'an passé, puisqu'il accède à 4:1 au rang de favori, devant la romancière Assia Djebar, française d'origine algérienne et Juan Goytisolo, l'Espagnol, respectivement à 5:1 et 6:1.
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Pour mémoire, Le Clézio était l'an passé à 14:1 à ce niveau-là des estimations.
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Parmi les petits chouchous de l'an passé, on retrouve aussi Adonis, à 9:1.
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Le Nobel sera cette année encore accompagné de la somme de 10 millions de couronnes suédoises (soit 989.000 €).
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Et comme toujours, la remise des prix se déroulera le 10 décembre à Stockholm, en hommage à l'anniversaire du décès en 1896 de son créateur.
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L'an passé, on se souvient que le secrétaire de l'Académie avait fait scandale, en affirmant que les auteurs étatsuniens étaient trop « bornés » et « ignorants » pour mériter la récompense...
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source : actualitté - Rédigé par
Clément S., le mercredi 23 septembre 2009 à 14h41

mercredi 8 octobre 2008

Course au Nobel de littérature : le comité critiqué, Amos Oz plebiscité

Et les résultats... attendus !

« Vous n'allez pas le croire, mais je ne me sens rien de spécial », explique Amos Oz.
Depuis que sa cote a été fixée à 5:1,
le plaçant derrière Claudio Magris, à 3:1 et Adonis à 4:1,
Amos Oz jouit soudain d'un intérêt étrange de la part des médias.
« J'ai reçu la part de prix que je méritais, et même au-delà. Je ne suis pas assis là à attendre le Nobel. »
Pourtant, l'agence britannique Ladbrokes le considère, bien que sa cote soit moindre comme l'un des titulaires réellement en lice.

ON l'ignore, et à 24 heures des délibérations,
les spéculations sur les canassons du Nobel vont bon train.


D'ailleurs, côté américain, on spécule tout de même, bien qu'il y ait peu d'espoir. Les propos d'Horace Engdahl étaient sans équivoques : les Américains sont trop bornés à leur territoire pour mériter un prix international. Aussi ne se prive-t-on pas de largement critique cette approche anti-USA. « Déclaration choquante et ridicule », prouvant qu'Horace « n'a pas lu beaucoup de littérature américaine », estime le ministre canadien des affaires culturelles.


Et chacun d'y aller de sa liste d'auteurs largement admissibles au rang de prix Nobel... La culture de masse américaine, pas assez hautement littéraire pour le secrétaire du comité ? Manifestement, cela passe mal auprès des foules...

Note
mon coeur balance... entre les deux.
JMB Le Clézio, que je viens de découvrir... J'aimerai bien comme beaucoup pousser un cocorico bien cocardier...
mais...
Amos Oz, l'un de mes auteurs favoris...
Même cas que l'an passé. Les deux figuraient sur la liste et c'est finalement Lessing qui a remporté le prix...