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samedi 23 août 2008

Karine Tuil - LA DOMINATION

Rentrée littéraire 2008 - envie de lire

Longtemps j’ai pensé que le jour où je parviendrais à publier un livre sur mon père, je cesserais définitivement d’écrire »

Ecrire sur son père : tel est le contrat signé par la narratrice avec un grand éditeur.
Comment aborder cet homme-caméléon, juif engagé auprès de la cause palestinienne,
époux en apparence convenable qui installa sous le toit familial une russe énigmatique, chirurgien humaniste aux pulsions suicidaires ?
Pour venir à bout de cet ouvrage impossible, la narratrice va se glisser dans la peau d’un personnage fictif, le fils qu’elle a toujours rêvé d’être : Adam.
Lui apparaissent alors les secrets d’une vie baignant dans les mensonges et l’illusion, la manipulation des êtres et des mots.
Entre répulsion et domination, érotisme et cruauté, chimère et réalité, masculin et féminin, lumière et ombres, c’est un ballet des sentiments troubles que Karine Tuil chorégraphie dans ce roman vitruose.

biographie

Karine Tuil est née le 3 mai 1972 à Paris.
Diplômée de l'Université Paris II-Assas (DEA de droit de la communication/Sciences de l'information), elle prépare une thèse de doctorat portant sur la réglementation des campagnes électorales dans les médias en écrivant parallèlement des romans.
En 1998, elle participe à un concours sur manuscrit organisé par la fondation Simone et Cino Del Duca. Son roman Pour le Pire y est remarqué par Jean-Marie Rouart, alors directeur du Figaro littéraire.
Quelques mois plus tard, son texte est accepté par les éditions Plon qui inaugurent une collection "jeunes auteurs".
'Pour le pire', qui relate la lente décomposition d'un couple paraît en septembre 2000 et est plébiscité par les libraires mais c'est son second roman, 'Interdit', (Plon 2001) - récit burlesque de la crise identitaire d'un vieux juif - qui connaît un succès critique et public. Sélectionné pour plusieurs prix dont le prix Goncourt, Interdit obtient le prix Wizo et est traduit en plusieurs langues.
Le sens de l'ironie et de la tragi-comédie, l'humour juif se retrouvent encore dans 'Du sexe féminin' en 2002 - une comédie acerbe sur les relations mère-fille, ce troisième roman concluant sa trilogie sur la famille juive.

En 2003, Karine Tuil rejoint les Editions Grasset où elle publie
'Tout sur mon frère' qui explore les effets pervers de l'autofiction (nommé pour les Prix des libraires et finaliste du prix France Télévision).

En 2005, Karine Tuil renoue avec la veine tragi-comique en publiant
'Quand j'étais drôle' qui raconte les déboires d'un comique français à New-York. Hommage aux grands humoristes, Quand j'étais drôle est en cours d'adaptation pour le cinéma et obtient le prix TPS Star du meilleur roman adaptable au cinéma.

En 2007, Karine Tuil quitte le burlesque pour la gravité en signant
'Douce France', un roman qui dévoile le fonctionnement des centres de rétention administrative.

Karine Tuil a aussi écrit une pièce de théâtre "Un père juif", le scénario de Quand j'étais drôle (en collaboration avec le réalisateur Manuel Boursinhac), des nouvelles pour Le Monde 2, l'Express, l'Unicef et collaboré à divers magazines parmi lesquels L'Officiel, Elle, Marianne, Madame Figaro, Psychologies, Transfuge, Le Monde 2, Livres Hebdo.

Passionnée de cinéma, elle est membre du jury du festival L'encre et l'écran en avril 2004 et du festival du cinéma italien d'Annecy en septembre 2005.

En juin 2007, elle organise en collaboration avec Medbridge, (présidée par François Zimeray), l'Ambassade de France en Israël et Le Monde 2 un voyage d'écrivains français en Israël et dans les territoires palestiniens (Manuel Carcassonne, Michèle Fitoussi, David Foenkinos, Elise Fontenaille, Véronique Olmi, François Reynaert, Florian Zeller) afin de mieux faire connaître les enjeux de cette région à travers la rencontre d'écrivains (David Grossman, A.B Yehoshua, Sami Michaël, Sayed Kashua, Etgar Keret, Zeruya Shalev...).

vendredi 22 août 2008

Elie Wiesel - Le cas Sonderberg

Rentrée littéraire 2008 - envie de lire

Jeune journaliste, Yedidyah évolue dans la rédaction d’un quotidien new-yorkais, avec ses intrigues et ses fidélités.
Critique théâtral, époux d’une actrice, il participe de la comédie new-yorkaise.
Les succès éphémères, les gloires oubliées : rien n’est plus joyeux qu’une nouvelle étoile, rien n’est plus mélancolique que son crépuscule.
Mais voilà qu’on demande un jour à Yedidyah de « couvrir » le procès d’un certain Werner Sonderberg.
L’accusé, jeune Allemand résidant aux Etats-Unis, est parti se promener avec son vieil oncle, visiteur de passage, dans les montagnes des Adirondacks.
Le neveu en est revenu seul. Coupable ou non coupable ?
Cette affaire déclenche en Yedidyah d’étranges et puissants échos. Sentant qu’il se heurte à un secret familial, il tente de sonder sa propre mémoire. Qui est-il vraiment ?
Comment retrouver les visages disparus d’un père, d’une mère, d’un frère ? Offre de mission clandestine en Israël, épisodes de l’Occupation et de l’après-guerre, camaraderie de combat et désillusions : tout s’enchevêtre dans sa conscience.
Le voilà guetté par la folie. Il a recours à l’hypnose pour retrouver les images de sa petite enfance, faire la paix avec lui-même et avec « une histoire qui, jusqu’à la fin des temps, fera honte à l’humanité ».

L'Auteur :
Elie Wiesel est né le 30 septembre 1928 à Sighet (Roumanie).
Il n'a que quinze ans lorsqu'il est déporté à Auschwitz avec sa famille.
Il y perd sa mère et sa petite sœur.
Il est ensuite transféré à Buchenwald avec son père, qui meurt quelques jours après son arrivée.
Libéré en avril 1945, il est pris en charge par l’Oeuvre de secours aux enfants (OSE).
Il se consacre à des études de philosophie à la Sorbonne et devient correspondant parisien pour le quotidien israélien Yediot Ahronoth.
Il décrit son expérience concentrationnaire d’abord en yiddish, sa langue maternelle, puis en français.
La Nuit, récit poignant, publié en 1958 grâce à François Mauriac, inaugure une œuvre littéraire très riche, forte d’une quinzaine de romans et récits, de quarante livres publiés en tout, traduits dans plus d’une vingtaine de langues.
Devenu citoyen américain en 1963, il obtient une chaire en sciences humaines à l'Université de Boston.
En 1979, il préside la commission présidentielle de l’Holocauste.
Le président Bill Clinton l’envoie en mission aux Balkans. Fervent défenseur des droits de l'Homme,
Elie Wiesel a ainsi soutenu la cause des Juifs soviétiques, des indiens Moskitos du Nicaragua, des boat people, des Kurdes, des victimes de l'apartheid en Afrique du Sud et des victimes de la guerre en ex-Yougoslavie.
Il a reçu de nombreux prix pour ses livres et son engagement humanitaire, dont le prix Médicis en 1968 pour Le Mendiant de Jérusalem, le prix du Livre Inter en 1980 pour Le Testament d'un poète juif assassiné.
Le prix Nobel de la Paix lui est décerné en 1986.