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mardi 20 janvier 2009

Elisabeth George - le rouge du péché

Terminé enfin ce long et lourd polar... plutôt ennuyeux. Bien cru n'en voir jamais la fin, et pourtant j'aime assez l'auteur.
citation au sujet de la gentry : 16 couteaux et vingt deux fourchettes, et voilà ces gens là qui mangent leurs asperges avec les doigts.

Inconsolable trois mois après le meurtre de son épouse, Thomas Lynley erre le long des côtes de Cornouailles, loin de l'absurdité du monde. Lorsqu'il découvre le cadavre d'un jeune grimpeur au pied des falaises, son retour à la réalité est brutal.

Chargée de l'enquête, l'inspecteur Bea Hannaford renonce vite à considérer comme suspect le vagabond aux vêtements crasseux qui présente des papiers au nom de Thomas Lynley.

En manque d'effectifs, elle le met à contribution : il est certes un témoin, mais, une fois son identité vérifiée, elle ne doute pas que son expérience de commissaire au Yard pourra s'avérer utile.

Dans ce pays sauvage de falaises et de mer démontée, Lynley participe à contrecœur aux investigations mais reprend pied peu à peu. Il retrouve son éternelle partenaire, Barbara Havers, que Londres a dépêchée sur place autant pour collaborer à l'enquête que pour mener à bien une mission délicate : récupérer Lynley.

Biographie :

Elizabeth George est née à Warren, dans l'Ohio. Après avoir vécu de longues années en Californie, où elle a passé son enfance, elle s'est depuis installée avec son mari dans une île proche de Seattle.
Diplômée de littérature anglaise, titulaire d'une maîtrise de psychopédagogie, elle a enseigné l'anglais pendant treize ans avant de se consacrer pleinement à l'écriture. Imprégnée de culture anglaise, cette Américaine a une connaissance approfondie de l'Angleterre, dont l'histoire, la civilisation, et les mœurs lui sont aussi familières que celles de son pays natal.
Elizabeth George est aujourd'hui reconnue comme l'un des grands auteurs de littérature policière aux États-Unis, en Grande-Bretagne et dans les nombreux pays d'Europe où elle est publiée, notamment en France où, dès la parution de son premier roman, Enquête dans le brouillard, elle avait obtenu le Grand Prix de littérature policière (1990).

illustration : la liseuse de Paul S. Nielsen

mardi 13 janvier 2009

Martha Grimes - L'inconnue de la crique

livre de chevet : polar américain
Une américaine faisant dans le style anglais... pas mal réussit ! Probablement pas de la grande littérature policière, mais de l'honnête polar distrayant que je lis avec plaisir, hisoire de faire quelques coupures entre deux romans "dit sérieux".
Au milieu de la lande battue par les vents de Cornouailles, s’élève le manoir de Seabourne, gigantesque demeure bâtie à flanc de falaise.

Ce lieu isolé, idéal pour ceux voulant fuir la compagnie des hommes, est la retraite du très aristocratique Melrose Plant.

Mais le séjour s’annonce moins reposant que prévu : Melrose apprend que jadis, au bas de l’édifice, deux enfants ont été retrouvés noyés.

Bientôt, la découverte d’un cadavre sur une plage réveille le souvenir des petits défunts...

Le flegme de Melrose Plant est mis à rude épreuve : dès qu’un assassin rôde, vivre avec des fantômes pour seule compagnie peut se révéler mortellement angoissant…

Les Snuff movies

(ou Snuff films) sont des films courts généralement sous forme d'unique plan-séquence mal filmé et instable qui mettent en scène un meurtre (supposément) réel, parfois précédé de pornographie avec viols de femmes ou d'enfants.

Le terme de snuff movie apparaît au milieu des
années 1970 pour désigner des films clandestins contenant les images de sévices et de meurtres qui se prétendent réels.
Ces films faits de brutalité et de violence semblent destinés à des amateurs demandeurs. Un certain nombre de films pour le cinéma ont traité du thème des snuff movies.


La réalité de ces films est toutefois discutée, certains considérant qu'il s'agirait principalement d'une
légende urbaine.
Les éléments de doutes sur l'existence des snuff movies

Un certain nombre d'éléments autour des snuff movies sont caractéristiques de ce qu'on nomme une légende urbaine, ce qui mène beaucoup de personnes à penser que ces films n'existeraient pas ou alors de façon très exceptionnelle, sans qu'existe un marché organisé.

L'élément le plus convaincant est qu'il est, de toute évidence, considérablement moins risqué pour le réalisateur de mettre en scène un faux meurtre, et de le vendre en le faisant passer pour vrai à des clients qui ne verront pas la différence.
Et s'il s'avère que le réalisateur est mentalement dérangé et vit en dehors de la réalité au point de ne pas se soucier des risques qu'il encourt en filmant de vrais meurtres, il n'est pas logique qu'il en fasse ensuite une utilisation "logique" et "rentable" en en faisant un commerce organisé (à relativiser cependant, car le problème des
psychopathes et sociopathes concerne les notions de Bien et de Mal, et non celles de lucrativité ou de succès).

D'autres éléments laissent à penser qu'il s'agirait d'une rumeur :

le fait que les snuff movies soient systématiquement filmés dans de mauvaises conditions de cadrage, d'éclairage, etc. qui facilitent l'utilisation de trucages ;

le caractère particulièrement
fantasmatique de ces snuff movies, qui allient des idées de violence, de sexe, de mort et d'argent ;

le fait qu'aucune décision judiciaire ne semble avoir jamais été prononcée à ce sujet ;

le fait qu'aucun rapport d'enquête policière ou journalistique à ce sujet n'ait été lu, ce qui laisse à penser qu'aucune enquête n'ait conclu à leur existence ;

le fait que la transmission d'informations à ce sujet se déroule en majorité sur les médias les plus propices à la diffusion de rumeurs : transmission orale,
forums de discussions sur internet, email, etc.

le fait qu'une diffusion nécessairement réservée à un public restreint a peu de chances d'intéresser les organisations criminelles qui visent surtout le profit ;
En 2001, la journaliste française Sarah Finger a publié un ouvrage relatant son enquête de deux années sur le phénomène des snuff movies, notamment auprès d'InterPol et du FBI.
Sarah Finger y explique pourquoi elle met en doute à ce jour l'existence de ces films et semble les ranger dans le domaine des légendes urbaines et des rumeurs circulant sur Internet.
Le sociologue Jean-Bruno Renard estime également que les snuff movies sont sans doute une légende

Les éléments en faveur de l'existence des snuff movies :

Des sites web proposant de telles vidéos sont forcément difficiles à trouver car leurs créateurs les masquent au maximum pour ne pas être retrouvés à cause de l'illégalité de la démarche, à l'image des sites de pornographie enfantine. L'illégalité de ces vidéos fait que leurs créateurs prennent forcément beaucoup de précautions.

On retrouve beaucoup de ces vidéos sur des réseaux semi-anonymes, comme le peer to peer ainsi que sur des réseaux qui le sont totalement, comme Freenet où il y a carrément des sites spécialisés.

Certains affirment que de tels films seraient tournés dans des pays ou la corruption est importante et où les autorités policières n'auraient pas avantage à investiguer trop loin.

Certains affirment qu'il n'y a pas de fumée sans feu, que le snuff movie n'a pas pu atterrir dans la légende sans avoir existé. Néanmoins cet argument ne revêt que très peu de valeur au vu des nombreuses autres légendes urbaines existantes.

Tout ce que l'âme humaine est capable d'imaginer de pire est généralement produit au moins par quelques pervers. Il est également envisageable que quelques individus aient pu s'inspirer de la notion, légendaire au départ, pour la réaliser.
illustration : toile de Ten Wen

Biographie
Martha Grimes (née en 1931) est une romancière américaine, célèbre pour ses romans policiers mettant en scène le commissaire Richard Jury de Scotland Yard.

Née le 2 mai 1931 à Pittsburg, Martha Grimes a obtenu son diplôme de Docteur ès lettres à l'université du Maryland. Elle a ensuite suivi des enseignements à l'université d'Iowa (Iowa), à l'université de Frostburg (Maryland) et au Montgomery College (Maryland).

Elle a enseigné l'anglais avant que ses romans aient du succès et lui permettent de vivre de son écriture.

Martha Grimes est connue pour ses romans policiers (polars) mettant en scène le commissaire Richard Jury (né en 1940), commissaire de Scotland Yard et son ami Melrose Plant un aristocrate britannique qui a abandonné ses titres.

Les principaux lieux des romans sont les
États Unis d'Amérique ainsi que l'Angleterre, et notamment (Scotland Yard, oblige) Londres.
En 1983, son roman “Le collier miraculeux” (The Anodyne Necklace) a remporté le prix de l'Homme à l'orchidée (Nero Wolfe Award) récompensant le meilleur roman policier décerné par les admirateurs de la série “L'homme à l'orchidée”.



Les romans dont Richard Jury et Melrose Plant sont les héros :

Le mauvais sujet, The Man With a Load of Mischief (1981)
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L’énigme de Rackmoor, The Old Fox Deceiv’d (1982)
*
Le collier miraculeux, The Anodyne Necklace (1983, prix Nero Wolfe Award)

Une violoniste est sauvagement assassinée dans le métro de Londres.

Elle était originaire d’un village répondant au nom charmant de Littlebourne. Or un chien vient de découvrir une drôle de friandise dans le bois voisin : un doigt humain !
Scotland Yard ne dispose que d’un seul limier capable d’établir un lien entre ces deux affaires : le commissaire Richard Jury. Et comme l’énigme est d’une opacité inhabituelle, il fait appel à son ami Melrose Plant, détective amateur.
Ensemble, ils vont arpenter les couloirs du tube londonien et les abords de la ténébreuse forêt de Horndean.
Et les suspects les plus hétéroclites se présentent à eux : un couple de hobereaux d’un snobisme odieux, une vieille ornithologue revêche, une veuve habitant un manoir glacial et une petite sauvageonne qui sait dompter les chevaux les plus rétifs… mais pas le duo le plus flegmatique du Yard !
*
Le vilain petit canard, The Dirty Duck (1984)
*
L’auberge de Jérusalem, The Jerusalem Inn (1984)
Sensuelle, intelligente et mystérieuse, Helen Minton a tout pour plaire au commissaire Richard Jury. Malheureusement, leur première rencontre dans un cimetière enneigé où Helen effectue des recherches généalogiques est aussi la dernière. Peu de temps après, la jeune femme est retrouvée morte.
Fidèle à ses habitudes, Jury retrouve son aristocratique ami Melrose Plant dans un pub mal famé de la région de Newcastle.
Pour tirer au clair cette affaire, il leur faudra compter sur leur tact, leur patience et leur psychologie légendaires.
Sans oublier quelques connaissances en botanique, poisons végétaux, mondanités et même billard américain…
*
La nuit des chasseurs, Deer Leap (1985)
*
Le fantôme de la lande, Help the Poor Struggler (1985)
Un coup de couteau dans le dos. L’une après l’autre, les victimes tombent. Toujours des enfants.
Aidés du commissaire Malcavie, l’inspecteur Jury et son fidèle Melrose Plant ne négligent aucune piste. Mais pourquoi Malcavie s’acharne-t-il à penser qu’il existe un lien entre ces assassinats et celui de Rose Mulvanney, commis vingt ans auparavant ?
Et pourquoi ce pub désolé, posé en bordure de route, en pleine campagne, est-il devenu son quartier général ?
Dans un pays où les secrets de famille ont l’opacité du brouillard qui s’abat sur la lande, la légendaire complicité de Jury et Plant suffira-t-elle à faire parler les fantômes du passé ?
*
Le crime de Mayfair, I Am the Only Running Footman (1986)
*
Les cloches de Whitechapel, The Five Bells and Bladebone (1987)
À Londres, capitale du crime, le brouillard appelle le meurtre et promet l'impunité.
Une jeune femme descend les escaliers déserts de Wapping vers la Tamise, à la rencontre d'une silhouette noire. Dans un instant, elle va mourir poignardée.
Simultanément, loin, très loin des cloches funèbres de Whitechapel, dans le cadre champêtre et somptueux de Watermeadows, le cadavre grotesque de Simon Lean, neveu dépravé de la richissime lady Summerstone, est retrouvé à l'intérieur d'un secrétaire en bois précieux.
Cette Angleterre du crime à deux visages, le commissaire Richard Jury la connaît bien. Avec la même aisance, le plus charmant et le plus tenace des flics britanniques passe des demeures aristocratiques aux quartiers sordides de l'East End.
Mais cette nouvelle affaire se présente de façon singulière : la jeune morte de la Tamise ressemble traits pour traits à l'épouse de Simon Lean.
*
Meurtre sur la lande, The Old Silent (1989)
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Le mystère de Tarn-House The Old Contemptibles (1991)
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Les mots qui tuent, The Horse You Came In On (1993)
Chaque année, du cognac et des roses sont déposés sur la tombe d’Edgar Allan Poe pour son anniversaire.
À Baltimore, plus personne ne se demande d’où provient cette offrande. Jusqu’au jour où l’étrange rituel prend un tour macabre : Beverly Brown, étudiante en littérature, est étranglée dans le cimetière.
Melrose Plant, le plus cultivé des détectives, est aussitôt appelé à la rescousse.
L’occasion de faire découvrir les pubs américains à son ami Richard Jury, brillant élément de Scotland Yard.
Les deux complices vont enquêter avec un plaisir non dissimulé sur un mystérieux manuscrit de Poe découvert par Beverly.
Car, quand Plant et Jury partent en vacances, c’est pour s’adonner sans retenue à leurs passions : enquêtes criminelles et littérature…
*
L’affaire de Salisbury, Rainbow’s End (1995)
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Une haine aveugle, The Case Has Altered (1997)
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L’énigme du parc, The Stargazey (1998)
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L’inconnue de la crique, The Lamorna Wink (1999)
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Le jeu de la vérité, The Blue Last (2001)
Qui est qui ? Question entêtante pour une enquête casse-tête : le squelette d’une certaine Alexandra Tynedale – riche héritière des brasseries du même nom – a été découvert sous les vestiges d’un pub londonien détruit lors du Blitz de 1940.
À ses côtés, les restes non identifiés d’un nourrisson.
Est-ce Maisie, la fille de la défunte ? Impossible, elle est encore en vie aujourd’hui. À moins que ce ne soit Erin, la fillette de la nurse de la famille Tynedale ?
Un héritage colossal étant en jeu dans cette ronde des identités, le commissaire Richard Jury est prêt à explorer bien des pistes.
Et il va user de son atout majeur – l’inénarrable châtelain-détective Melrose Plant –, en l’envoyant jouer les jardiniers dans un manoir le temps d’une étrange partie de Cluedo® grandeur nature…
*
Disparition, The Grave Maurice (2002)
*
Le sang des innocents, The Winds of Change (2004)
*
The Old Wine Shades (2006)
*
Dust (2007)
*
Les romans dont Emma Graham est l’héroïne :

Le meurtre du lac, Hotel Paradise nouvelle, (1996)
Une grande demeure abandonnée sur les rives d’un lac silencieux…
Pour Emma, douze ans, petite fille solitaire et pleine d’imagination, quoi de plus fascinant ?
Surtout quand cette maison était celle d’une enfant retrouvée noyée dans ces eaux noires quarante ans auparavant.
Meurtre ou accident ? L’affaire ne fut jamais élucidée, mais dans ce petit coin de l’Amérique profonde, avec ses bourgades isolées au milieu des bois, ses habitants singuliers et leurs habitudes jalouses, chacun détient une part de la vérité.
Aussi, personne ne se souciant d’elle ni de ses questions, Emma entreprend, avec détermination et habileté, de rassembler une à une les pièces de ce puzzle tragique. Jusqu’à ce qu’un nouveau cadavre vienne bouleverser cette innocente enquête et ramener les vieilles histoires à la surface du lac…
*
Le crime de Ben, Queen Cold Flat Junction, nouvelle, (2001)
*
Les Fantômes du palace, Belle Ruin, Presses de la Cité, (2008).
*
illustration : la liseuse de Colin Dean

mardi 7 octobre 2008

Iain Pears - Le secret de la Vierge à l'enfant

livre de chevet
polar anglais

Devenue chef de la brigade romaine du patrimoine artistique, Flavia di Stefano se débat avec les aléas du pouvoir et le poids de ses nouvelles responsabilités : un tableau prêté par le Louvre a disparu et il semblerait que le voleur, en plus d'être un incorrigible farceur, soit très proche des hautes sphères de la politique italienne.

Elle aurait bien besoin de l'aide de son ancien patron, Bottando, et de son jeune mari, Jonathan Argyll... mais l'un est aux abonnés absents depuis son départ à la retraite tandis que l'autre arpente la Toscane sur les traces d'une mystérieuse Madone...

Cerise sur le gâteau, Mary Verney, la célèbre voleuse, est de retour!

Le passé sème le désordre dans ce nouvel épisode des aventures policières, artistiques et amoureuses de Flavia et Jonathan, le couple de détectives le plus glamour de la péninsule.

Biographie

Né en 1955 en Angleterre, lain Pears vit à Oxford.
Docteur en philosophie et historien d'art, il a travaillé pour l'agence Reuter jusqu'en 1990.
Conseiller de la BBC et de Channel 4 pour plusieurs émissions consacrées à l'art, il est l'auteur de nombreux écrits sur ce sujet.
Il a signé une série de romans policiers se déroulant dans le monde de l'art, ouverte par L'Affaire Raphaël, qui compte aujourd'hui sept titres, et dont le dernier s'intitule Le Secret de la Vierge à l'Enfant.
Il s'est aussi imposé sur la scène littéraire mondiale avec Le Cercle de la Croix, puis Le Songe de Scipion (Pocket, 2004).
Son dernier roman, Le Portrait, a paru aux éditions Belfond en 2006.
Autres titres lus :

Note

Je pensais les avoir tous lus... Le meilleur me semble tout de même "le cercle de la croix", mais agréable à lire et sans prétention.

Donc, un bon moment de lecture.

mercredi 27 août 2008

Kate Atkinson - A quand les bonnes nouvelles ?

rentrée littéraire septembre 2008

Un écrivain, Howard Mason, vit avec sa femme et ses trois enfants à la campagne. Alors qu’il est allé rejoindre sa maîtresse à Londres, sa femme, le bébé, l’aînée de ses filles, huit ans, et le chien sont massacrés par un parfait inconnu.
Seule la petite Joanna, six ans, parvient à échapper au carnage en se cachant dans un champ de blé.
On retrouve Jackson Brodie, le détective privé de La Souris bleue qui avait involontairement repris du service dans Les Choses s’arrangent, mais ça ne va pas mieux remarié à une conservatrice du British Museum, et Louise Monroe, mariée à un chirurgien d’Édimbourg.
Tous deux semblent avoir trouvé un conjoint « bien sous tous rapports » mais sont insatisfaits. On a l’impression d’une occasion manquée entre Jackson et Louise.
Jackson croit également être le père du fils de Julia, Nathan, âgé de deux ans, et voudrait bien pouvoir le prouver.
Il y a de nombreuses intrigues, mais la principale concerne une généraliste, Dr Hunter, pour qui Reggie Chase, orpheline de seize ans, fait du baby-sitting.
On découvre peu à peu que Joanna Hunter n’est autre que la petite Joanna qui a échappé à l’horrible massacre de la première partie et que l’assassin, qui a purgé sa peine, est sur le point de sortir de prison.
À partir de là, l’intrigue est menée de main de maître et le lecteur se demande jusqu’à la dernière page si Jackson est bien le père de Nathan, si Louise et lui vont enfin s’avouer leur amour mais, dans un dénouement typique de Kate Atkinson, rien ne se passe comme prévu.
Si le précédent roman contenait une satire des promoteurs immobiliers, ce dernier tome de la trilogie offre une satire très réussie de certaines sectes protestantes.
Le vieux professeur de lettres classiques de Reggie Chase, Ms MacDonald, atteinte d’une tumeur au cerveau, s’est en effet convertie sur le tard à une de ces obscures chapelles.
Tout cela ne donne qu’une pâle idée du roman qui est écrit avec humour, d’innombrables jeux de mots et une fantaisie jamais démentie. Il se lit d’une traite et ce n’est qu’après coup qu’on s’aperçoit qu’il est plus profond qu’il n’y paraît. Le caractère autodestructeur de Louise est particulièrement bien vu et la secte protestante de Ms MacDonald fait plus que sourire.

L'Auteur :
Kate Atkinson est entrée dans la littérature par la grande porte, en 1996, avec un roman fascinant qui ne ressemblait à rien de connu,
Dans les coulisses du musée, qui obtint le Prix Whitbread en Grande-Bretagne et le Prix du Meilleur Livre de l’année en France (« Lire »).
Elle a publié depuis quatre autres romans :
Dans les replis du temps (1998),
Sous l’aile du bizarre (2000),
La Souris bleue (2004) qui a obtenu le Prix Westminster du roman anglais,
Les choses s’arrangent, mais ça ne va pas mieux (2006),
et un recueil de nouvelles : C’est pas la fin du monde (2003).
Best-seller en Grande-Bretagne, elle a connu en France des critiques élogieuses et un large public. Elle vit actuellement à Édimbourg.
Note : Je vois que plusieurs polars a son actif... et jamais entendu parler de cet auteur !
A lire le compte-rendu, pas trop tentée... me paraît passablement embrouillé...
Par contre, la critique parle d'humour, de fantaisie, de jeux de mots...
donc, je note en fin de liste... et j'essaierai probablement de découvrir son style durant l'année prochaine.

samedi 26 juillet 2008

Peter Robinson - Noir comme neige

livre de chevet
polar britannique
La petite ville d'Eastvale, dans le Yorkshire, s'apprête à fêter Noël dans une ambiance et un décor de carte postale.
D'autant que la neige est au rendez-vous.
Hélas, cette atmosphère idyllique est endeuillée par le meurtre sauvage d'une jeune femme, Caroline Hartley, retrouvée nue au pied de son sapin, poignardée.
Les soupçons sont nombreux - et se portent d'abord sur la compagne homosexuelle de Caroline -, mais les indices sont rares et ils mènent tous à des impasses car Caroline Hartley avait fait du secret son mode de vie... jusque dans sa mort.
C'est le début d'une nouvelle enquête pour l'inspecteur divisionnaire Banks, secondé par le sergent Richmond et la détective Susan Gray, nouvellement promue, et, comme souvent chez Peter Robinson, sous le vernis des apparences, tout le monde a quelque chose à cacher...
Biographie de l'auteur
Auteur canadien d'origine anglaise, Peter Robinson est né en 1950 dans le Yorkshire.
Il commence une carrière d'enseignant puis publie, à partir de 1987, les premières enquêtes de l'inspecteur Alan Banks.
En 2000, c'est la consécration : Saison sèche obtient le prestigieux Anthony Award et, en France, le Grand Prix de littérature policière.
Tout en continuant à publier de nombreux thrillers, Peter Robinson enseigne également l'art de l'écriture de romans policiers.



autres titres, voir sur Amazone : Peter Robinson

Saison seche

L'été torride du Yorkshire a asséché le lac artificiel de Thornfield et mis à jour les vestiges d'Hobb'End, un village englouti en 1953.
Curieux et intrépide, le jeune Adam entreprend de visiter le hameau fantôme et découvre des ossements qui se révèlent être la main d'un cadavre enterré dans la cave d'une des fermettes.
Une enquête est diligentée mais, 50 ans après, rien ne presse.
Aussi confie-t-on l'affaire à l'inspecteur divisionnaire Banks, un policier mis au placard pour rébellion, et au major Annie Cabbot, qui a aussi beaucoup à se faire pardonner.
Le cadavre identifié est celui de Gloria Stringer. Les analyses révèlent qu'elle fut étranglée et transpercée de multiples coups de couteaux.
Cette histoire passionne les journaux et fait trembler la célèbre auteur de romans policiers, Vivian Elmsley qui retrouve au fond de ses tiroirs les pages d'une histoire secrète et douloureuse : "c'est par un après-midi très venteux d'avril 1941 qu'elle a fait sa première apparition à la boutique (...). Elle avait l'air d'une star de cinéma."

Note :
Commencé hier soir, sans grande conviction. Il faut dire que vu le choix de bouquins en attente... ce n'est pas vraiment celui que j'avais envie de lire en premier... mais livre prété... donc urgent de le lire et le rendre à sa légitime propriétaire.
Enfin... les premières pages ne sont pas désagréables, et puis après le roman "violant" lu précèdemment, j'avais bien envie d'un roman plus classique.

vendredi 27 juin 2008

David Peace et l'éventreur du Yorkshire

polar...
Les confirmés
Le dépaysement réussit à certains écrivains.
Ainsi, on pensait que David Peace ne saurait jamais quitter la région industrielle du Yorkshire, à laquelle il a consacré une formidable tétralogie noire bien connue des amateurs de polars.
*
Avec Tokyo année zéro, l'auteur de GB 1984 a sans doute choisi de faire provisoirement table rase de ses précédents décors britanniques, afin de trouver un territoire inconnu, une inspiration nouvelle - il vit là-bas, désormais.
*
Premier volet d'un cycle consacré au Japon d'après-guerre, ce roman noir nous plonge dans un pays en plein chaos, tentant de panser ses plaies béantes.
Nous sommes en août 1945: les infrastructures sont mises à mal (comme dans le bassin ouvrier anglais des années 1980?), la pauvreté fait des ravages, et les autorités tentent, comme elles peuvent, d'assurer la sécurité publique.
*
Dans un dépôt de vêtements de l'armée, on découvre le corps d'une jeune femme.
C'est l'inspecteur Minami qui est appelé auprès du cadavre.
Un an après, ce flic insomniaque revivra une situation similaire: deux autres jeunes femmes sont retrouvées assassinées.
Comment ne pas alors suspecter l'oeuvre d'un tueur en série?
*
Inspiré par une histoire vraie - le cas du tueur et violeur Kodaira Yoshio, exécuté en 1949 -Tokyo année zéro détourne le dossier criminel pour mieux se plonger dans la psyché d'un antihéros, allégorie d'une contrée malade en reconstruction.
*
Ici, selon les circonstances, les valeurs morales s'inversent, la culpabilité et l'innocence ne sont pas si éloignées.
On est même tenté de déceler, sous la peau de ce personnage taciturne, un autoportrait de l'écrivain luttant contre un mal qui le dépasse. Dérangeant et fort.
*
Vient également de paraître 44 jours (Rivages).
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biographie
*
David Peace est né en 1967 à Osset, dans le West Yorshire.
Il entreprend des études à l’école d’enseignement technique de Manchester.
*
En 1991, il arrête sa formation et part à Istanbul pour y enseigner l’anglais.
Depuis 1994, il poursuit son enseignement à Tokyo avec sa famille.
*
Toute sa scolarité a été bouleversée par les activités de l’éventreur du Yorkshire.
*
C’est cela qui a développé chez lui cet intérêt pour le crime.
En effet, jusqu’en 1977, Peter Sutcliffe « the Yorshire Riper » a assassiné treize femmes.
*
A cause d’un concourt de circonstance, David Peace a cru pendant longtemps que le tueur était son père. On peut penser que cela a traumatisé l’enfance de notre écrivain.
*
Ces influences sont des auteurs comme Alan Stillitoe ou Stan Barstow qui vivait à coté de chez lui.
Mais, il a surtout été influencé par des livres plus que par des auteurs comme les histoires de Jack l’éventreur et L’Exorciste.
Il découvre également la littérature japonaise en lisant Nakagami qui fait un travail identique à Jim Thompson.
*
Il a beaucoup écrit de 1985 à 1993 mais sans aucun résultat. Tout son travail tourne autour de l’assassin et de son lieu de naissance.
Il est obnubilé par cette affaire à tel point qu’il est soulagé lorsque le tueur est arrêté le 2 janvier 1981.
Il pensait même que sa mère serait la prochaine victime.
*
La publication de son Quartet du Yorshire - 1974, 1977, 1980 et 1983- nous fait penser au Quatuor de Los Angeles de
James Ellroy.
*
Il revendique d’ailleurs cette comparaison car son travail est confiné dans un endroit, un lieu et un crime réel.
Il nous montre une Angleterre de la rue, de la sueur et de la violence qu’elle soit physique ou sexuelle.
*
Son écriture est brutale. Il use et abuse des répétitions de phrases pour mieux amener le lecteur dans son antre.
Classé dans les « vingt meilleurs jeunes romanciers britanniques », cet auteur représente actuellement avec John Harvey ce qui se fait de mieux outre manche
*
Quelques titres…
GB 84
*
Le 5 mars 1984,
les mineurs de Cortonwood, dans le Yorkshire, cessent le travail après l'annonce de la fermeture prochaine du puits dans le cadre d'un plan de restructuration des houillères britanniques qui prévoit 20 000 suppressions d'emplois.
*
Ils ne savent pas qu'ils viennent d'amorcer une grève qui durera un an et sera le plus violent conflit social de l'après-guerre.
Une semaine plus tard, la moitié des 187 000 mineurs que compte le pays a rejoint le mouvement emmené par le Syndicat national des mineurs (National Union of Mineworkers) d'Arthur Scargill.
Il y a longtemps que les relations entre la direction des charbonnages et le syndicat ne sont pas au beau fixe.
*
Le Premier ministre Edward Heath l'avait appris à ses dépens lors de la grève de 1974 qui précipita sa chute.
Alors qu'elle est au pouvoir depuis cinq ans, Margaret Thatcher n'a pas l'intention de subir le même sort.
*
Tandis qu'Arthur Scargill tente de mobiliser l'ensemble des forces syndicales autour des mineurs, le gouvernement recourt à tous les moyens possibles pour briser la grève : artifices juridiques, répression policière, actions de déstabilisation.
Faisant alterner le témoignage de deux grévistes progressivement poussés au désespoir et le récit de la guerre sans merci qui oppose le syndicat au gouvernement, David Peace brosse avec la rigueur de l'historien et le souffle du romancier un tableau fascinant de ce conflit majeur qui fut sans doute le dernier de son espèce.
*
Outre la défaite des mineurs, il marqua l'entrée de la Grande-Bretagne dans l'ère du libéralisme triomphant.
*
1983
*
Mai 1983,
à la veille d'élections générales que la dame de fer s'apprête à remporter triomphalement, Hazel Atkins est enlevée à Morley, là où, en 1974, la petite Clare avait disparu.
*
Même si la police refuse d'établir un lien entre les deux affaires, d'autres victimes de disparitions, similaires, refont surface : Susan Ridyard et Jeanette Garland.
*
On s'en souvient, c'est sur ces affaires qu'enquêtait le journaliste Edward Dunford.
Lui aussi a mystérieusement disparu.
*
Dans le dernier volume de sa tétralogie du Yorkshire, David Peace dévoile la face cachée de ces années noires et tente de définir la nature du mal qui a rongé l'Angleterre pendant une décennie.
*
1980
Après 1974 et 1977, David Peace poursuit sa chronique de l'ouest du Yorkshire, où les gens vivent dans la peur.
*
Plusieurs années ont passé et l'éventreur continue à sévir malgré tous les efforts de la police.
Les femmes n'osent plus sortir le soir.
La psychose monte, chacun soupçonne son voisin et le mal semble même avoir gangrené les forces de l'ordre.
Y a-t-il un flic honnête dans le comté du Yorkshire ?
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Il y a Peter hunter, seul contre tous.
L'homme qui va enquêter sur les enquêteurs. Creuser à mains nues et ramener la boue. Creuser la tombe de ses collègues corrompus ou la sienne ?
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À travers le personnage de Peter hunter, directeur adjoint de la police de Manchester, David Peace brosse dans une langue incantatoire le tableau palpitant, écorché et violent, d'un lieu et d'une époque confrontés au chaos.
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1977
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Si 1977 est l’année du jubilé de la reine d’Angleterre, c’est aussi celle de l’affolement pour tous ceux qui assimilent le sept au chiffre de l’apocalypse.
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Ils n’osent plus sortir de chez eux.
Il y a dans la région de Leeds "un million de petites apocalypses et des tas de putains de comptes qui se règlent".
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Le plus inquiétant, celui qui terrorise tout le Yorkshire est connu sous le nom de L’Éventreur.
En quelques années, il s’est rendu coupable d’une dizaine de meurtres de prostituées qu’il défigure au tournevis et au marteau.
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Au cœur de cet enfer, deux hommes sont particulièrement affectés :
le policier Bob Fraser, trente-deux ans, qui hait le monde aussi fort qu’il se déteste lui-même. Marié avec Louise, la fille d’un vieux flic qui agonise à l’hôpital, il culpabilise car il délaisse son fils (qu’il adore) depuis qu’il est amoureux de Janice, une jeune prostituée dont il craint qu’elle ne soit victime de l’Éventreur.
Le journaliste Jack Whitehead se trouve dans la même spirale de désespérance. Alcoolique obsédé par la disparition violente d’une certaine Carol, il fait des cauchemars tout éveillé et feuillette inlassablement le dossier Meurtres et agressions de femmes dans le nord de l’Angleterre.
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Et tandis que le tueur continue de frapper méthodiquement, les enquêtes s’enlisent et les deux protagonistes sombrent peu à peu dans la folie.
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Ce deuxième volet du Red Riding Quartet, une chronique sociale sur la région du Yorkshire, est encore plus éprouvant que
1974 qui ouvrait le feu.
C’est la description d’un monde en deuil, accablé par les meurtres mais aussi par la crise économique.
Certaines scènes qui mettent en cause le comportement de la police sont d’une dureté à la limite du soutenable pour les âmes sensibles.
S’y ajoute une écriture hachée, pleine d’ellipses et de dialogues vifs qui pourra surprendre le lecteur ne connaissant pas encore ce romancier d’exception
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1974
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Après Jeanette Garland et Susan Ridyard, la jeune Clare Kemplay vient de disparaître sur le chemin de l’école.
Son cadavre sera bientôt retrouvé dans une tranchée sur un chantier.
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Nous sommes en 1974, dans la région de Leeds.
Noël approche.
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Edward Dunford, reporter à l’Evening Post, est encore un néophyte qui fait ses premières armes dans l’ombre du journaliste vedette de la rédaction, Jack Whitehead.
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Au volant de la vieille voiture de son père, il sillonne les routes de l’Ouest du Yorkshire à la recherche d’indices susceptibles d’éclairer les meurtres de ces trois fillettes.
Au début, il croit seulement chasser le scoop, mais plus il enquête, plus il découvre que bien des choses sont pourries au royaume du Yorkshire : policiers corrompus, entrepreneurs véreux, élus complices…
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Depuis ce premier volume de la tétralogie que David Peace a consacrée au Yorkshire, la réputation de l’auteur n’a cessé de grandir.
Dès la parution de 1974, la presse avait été quasi unanime : « On ne saurait échapper à la musique d’une telle douleur », lisait-on dans le New York Times, tandis que Michel Abescat parlait dans Télérama d’un « requiem bouleversant d’humanité et de compassion »
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Tokyo Année Zéro
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Août 1945.
Tokyo n'est plus que ruines.
Les immeubles sont éventrés, les canalisations ont explosé, les habitants se sont réfugiés dans des abris de fortune, l'empereur va signer la capitulation.
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Dans cette atmosphère de fin du monde, l'arrivée d'une dépêche au bureau de la Première Division criminelle passe presque inaperçue.
Qui s'intéresse à la présence d'un corps de femme dans un dépôt de vêtements de l'armée ?
L'inspecteur Minami se charge de l'enlèvement du cadavre.
Ce qu'il ne sait pas encore, c'est que cette macabre découverte n'est qu'un prélude.
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Un an plus tard, les jeeps des Vainqueurs sillonnent la capitale d'un pays toujours exsangue.
Le 15 août 46, un cadavre de femme est signalé dans le parc de Shiba.
Au cœur d'une clairière, gît une jeune fille âgée d'une vingtaine d'années ; un morceau de tissu rouge lui enserre le cou.
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Dépêché sur les lieux, Minami fait les premières constatations et ne tarde pas à découvrir un second corps, presque réduit à l'état de squelette.
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C'est le début d'une affaire qui, pour l'inspecteur, prend aussi la forme d'une quête de sa propre identité, perdue dans le désastre de la guerre.
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Premier volume d'un cycle consacré à la ville de Tokyo après la Seconde Guerre mondiale, ce roman s'inspire d'un fait divers criminel.
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Pour David Peace, c'est le point de départ d'un thriller palpitant, saisissant, où l'on croise les pas d'un homme hanté par la mort et la culpabilité.
Cette " année zéro ", c'est aussi celle de la défaite, la table rase à partir de laquelle il faudra tout reconstruire.
En ce sens, David Peace, plus ambitieux et visionnaire que jamais, nous propose une superbe fresque sur la naissance du Japon moderne.
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44 jours : The Damned United
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Le lendemain de Noël 1962,
Brian Clough, buteur surdoué de l'équipe de Sunderland, se blesse.
Ce sera la fin d'une carrière qui s'annonçait exceptionnelle.
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Avide de revanche, il se reconvertit comme manager.
Aidé de son inséparable ami Peter Taylor, il va conduire l'équipe de Derby à la victoire en championnat d'Angleterre.
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Deux ans plus tard, Clough prend la direction de Leeds United, l'un des plus grands clubs européens.
Fidèle à son style, il commence par jeter un pavé dans la mare : Leeds ne doit ses victoire qu'à la tricherie, aux manœuvres de son prédécesseur.
Désormais, l'honnêteté et le beau jeu règneront sans partage.
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Mais c'est sans compter avec l'hostilité de l'équipe et des dirigeants : ce qui s'annonçait comme le couronnement de la carrière de Brian Clough vire au cauchemar...
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Qu'on aime le foot ou pas, on lit d'une traite cette saga palpitante, riche en rebondissements, qui retrace l'ascension et la chute d'un homme hors du commun, tourmenté, complexe, parfois odieux, toujours sincère et attachant.
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Plus brillant et inspiré que jamais, David Peace nous convie à la rencontre explosive de l'épopée, de la tragédie et du mélo, à travers l'une des icônes les plus flamboyantes du football anglais, qui se révèle un formidable personnage romanesque. 44 jours a connu un immense succès en Grande-Bretagne.
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A voir :
http://www.lelibraire.org/article.asp?cat=8&id=3180
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Note : Encore rien lu de cet auteur... assez tentée sauf pour le dernier titre. Franchement, sur le foot, je ne ressens que peu d'intérêt...
Par contre, "Tokio, année zéro" pour commencer... ou "1974" premier de la tétralogie de l'éventreur... me tentent suffisamment pour rajouter ces deux titres sur ma liste de bibliothèque.