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mercredi 1 juillet 2009

curiosité de lecture : Asmodée, le chiffre 22, la goétie, ...

J'atteinds la page 453... aurais-je le temps d'arriver à la page 634 aujourd'hui ?
Si ce livre ne m'inspire guère côté littérature, j'avoue prendre plaisir à ces quelques recherches... et des souvenirs de lecture déjà bien anciens remontent à la surface.
Asmodée est un démon de la Bible possédant de nombreux autres noms :

Asmoth,

Aschmédaï,

Asmoday,

Asmodeus,

Aesma,

Asmadai,

Asmodius,

Asmodaios,

Hasmoday,

Chashmodai, Azmonden,
ou encore Sidonay,

*
Il est présent dans les croyances de la goétie, science occulte de l'invocation d'entités démoniaques.
*
Le nom Asmodée viendrait de l'altération du nom d'un esprit persan : "Aëschma-daëva", qui pourrait aussi signifier en hébreu « celui qui fait périr ».
*
Il apparaît dans le Livre de Tobie, III.8, chassé du corps de Sara par Saint Raphaël. Traduit en latin par Asmodeus, sa signification est « Le souffle ardent de Dieu ».
*
Sainte Françoise Romaine (1384-1440) relate, dans le chapitre VI de son traité sur l'enfer, qu'Asmodée était dans le ciel un chérubin avant sa révolte contre Dieu.

Il est aujourd'hui l'esprit impur qui préside à tous les péchés de luxure.


Surintendant des Enfers et des maisons de jeu, Asmodée sème dissipation et terreur.
Selon certaines versions, il serait le serpent qui séduisit Ève.

Azazel est aussi connu selon d'autres pour être ce serpent.

Il est souvent représenté comme un démon aux ailes de chauve-souris, regardant l'intérieur des maisons en en soulevant le toit.
*
La Petite clef de Salomon le mentionne en 32e position de sa liste de démons.

Selon l'ouvrage, Asmodée est un des rois de l'enfer.

Il possède trois têtes : de buffle, d'homme et de bélier.

Il a la queue d'un serpent et les pattes d'une oie. Il chevauche un dragon infernal et porte une lance.
*

Il enseigne la géométrie, l'arithmétique, l'astronomie et l'artisanat.
*

Il peut rendre l'invocateur invisible et lui faire connaître les trésors cachés.
*
La
Pseudomonarchia Daemonum le mentionne en 35e position de sa liste de démons sous le nom de Sidonay, alias Asmoday, et lui attribue des caractéristiques similaires. - wikipédia


illustrations :


1 - Asmodée dépeint dans le Dictionnaire Infernal de Collin de Plancy.
2 - La Luxure representée par Pieter Bruegel
3 - L'enfer dans l' Hortus Deliciarum de Herrade de Landsberg (autour de 1180).
*

Qui, s’intéressant à l’affaire Bérenger Saunière, ne reconnaît pas en entrant dans l’église de Rennes-le-Château son fidèle et inquiétant gardien imposé par l’abbé pour un secret toujours bien gardé ?
Si nous savions qu’il s’agissait de toute évidence d’une démoniaque et surprenante représentation, ce fut semble t’il Gérard de Sède qui le premier révéla l’identité de l’énigmatique personnage : le démon Asmodée.
La scène, bien connue, est figée à gauche dès le portail d’entrée franchi.
Le personnage, genou gauche à terre, peine sous le poids d’un énorme bénitier-coquille porté sur ses épaules.
*
Au-dessus de ce personnage se trouve un premier socle orné de deux salamandres dorées surmontées d’un cartouche ovale rouge contenant les lettres noires B et S. Sur celui-ci une sorte de phylactère propose un texte - PAR CE SIGNE TU LE VAINCRAS - décomposé en trois groupes de mots : PAR CE - SIGNE TU LE – VAINCRAS.
*
Enfin couronnant cet ensemble quatre anges décomposent le signe de croix, sans doute pour illustrer le texte ci-dessus.
En effet chacun des personnages en se signant présente une des quatre phases de sa main droite.
illustration : L'abbé Saunière à l'entrée de son église
*
La réalisation d’un tel ouvrage fut commanditée aux établissements Giscard de Toulouse.
Une facture du 30 juin 1897, sans doute la plus importante pour cette année, en fait mention au milieu d’autres statues et nombreuses réalisations :
« …2° Chemin de croix en terre cuite (venez tous à moi) - 800Fr. ;
3° Bénitier avec diable et Signe de croix - 300Fr ;
4° Piscine avec groupe - 300Fr. ;
5° Socle des 4 anges - 200Fr… ».
A l’évidence Saunière ne sera pas peu fier de son idée.
dans son discours de pentecôte, en l’honneur de la visite de Monseigneur Billard, il précise parmi les réalisations « la belle et originale acquisition de notre bénitier ».
Certes l’acquisition est saisissante… mais l’est-elle pour tous, et surtout ne serait-elle pas destinée à représenter quelque chose de très particulier devant échapper au commun des visiteurs ?
Déjà nous pouvons, sans trop risquer de nous tromper, dire que ce genre de statue n’est guère fréquente dans les églises.
Saunière s’est sans doute adressé au seul fournisseur, la fabrique Giscard de Toulouse, capable d’exécuter sur commande un tel modèle surprenant. Cependant si cette pièce est unique le thème, étonnamment, ne l’est pas.
*
descriptif Asmodéen
Il s’agit d’un démon, Asmodée selon Gérard de Sède, supportant péniblement sur ses épaules un lourd bénitier coquille, avec une expression d’effort et de surprise effarée à la fois.
Le front entouré de deux cornes spiralées,
le visage est crispé bouche ouverte
et yeux exorbités sur une vision qu’on devine épouvantable.
Cette expression est légèrement modifiée depuis sa restauration.
Le personnage, le genou droit à terre, s’appuie de la main gauche sur sa cuisse droite découverte.
Vêtu d’une tunique il a le torse décharné et osseux.
La peau est représentée de couleur brun sombre d’un rendu luisant plus clair sur la saillie des os.
La main droite, à hauteur de la hanche, forme un cercle de ses doigts. Que n’a t’il pas été dit sur ce signe… qui, en réalité, est seulement dû au fait qu’à l’origine cette main tenait une fourche… supprimée par la suite en raison d’accidents possibles.
Comme tout démon qui se respecte notre modèle possède des ailes membraneuses, aussi de couleur sombre, en position ‘fermée’.
L’aile gauche, dissimulée par l’épaule et le bras, ne se distingue qu’à son sommet.
La droite en échange, bien repliée, laisse voir les détails de membrures.
Une sorte de sur-aile se déploie sur l’ensemble de cette ‘voilure’ en forme d’épaulière largement rabattue derrière les épaules, sous le bénitier.

L’anti-Asmodée…

Comme tout poison qui se respecte Asmodée a un antidote ;
l’archange Raphaël.
Ce dernier le combattit en donnant des armes redoutables contre Asmodée à Tobie le soir de ses noces.
En effet Asmodée empêchait sa future épouse de trouver un prétendant en les tuant les uns après les autres…
Etonnant périple que celui de Tobie allant récupérer le trésor de son père. Plus étonnant le fait que ce sera la fumée d’un produit issu de la cuisson d’un poisson sur un grill qui permit à Tobie de mettre en fuite Asmodée
Un poisson frit sur un grill ne nous rappelle t’il pas une grille codée de Saunière où il est question d’un poisson grillé ? Y aurait-il analogie entre des faits sans liens, ou…?
St Raphaël est célébré le 24 octobre. C’est non loin du désert de la Haute-Egypte que le saint archange enchaîna Asmodée dans une grotte proche de Taata, où il demeurerait encore.

illustration : L’archange Raphaël et Tobie.

22 = LE

Comparaison entre l'inscription de De Sède, le Tétragramme et l’inscription réelle :

Puisqu’il est question de nombres et de valeur hermétique, ou symbolique, n’oublions pas ce détail insolite du total des lettres de la sentence au-dessus d’Asmodée et son bénitier :
‘PAR CE SIGNE TU LE VAINCRAS’.
Cette phrase devait être logiquement : ‘PAR CE SIGNE TU VAINCRAS’ et comprendrait 20 lettres.
L’ajout du ‘LE’ (par ce signe tu LE vaincras) pousse donc le nombre de lettres total à 22, soit le nombre des lettres de l’alphabet hébraïque ou des lames majeures du tarot.
S’il est de bon ton de conserver dans tous raisonnements la part du hasard il devient difficile dans le cas présent de ne pas admettre une sorte de volonté à arriver à ces constats… tout en laissant planer sur eux un doute discret.
A mieux regarder l’ensemble voulu par Saunière les anges font en 4 temps le signe de croix.
Si l’on observe celui d’en bas – agenouillé – sa main droite marque l’étape du signe, et celle de gauche montre de l’index notre Asmodée.
Est-ce pour justifier ce ‘LE’ ajouté en intensifiant, pour nous inviter à mieux le considérer… ou les deux ?
N’oublions pas que cet ensemble est le fruit de la volonté de Saunière ou celui des intentions le propulsant fermement et discrètement.
Ceci nous ramène encore à cette première de couverture de la dernière réédition de l’ouvrage de De Sède, et à cette question embarrassante : celui-ci était-il où non à propos d’un ‘savoir’ détenu et transmis pas l’abbé Saunière.
Si oui l’a t-il transmis de son chef ou… sous un impulsion identique à celle ayant pu téléguider l’abbé moins d’un siècle auparavant ?
Si connaissance il y a, elle est résumée à peu d’éléments :Un ensemble de statues ne formant qu’un seul groupe. Toute notre attention est canalisée vers une créature d’exception dans une église : Asmodée.
*
note :
le texte de la société périllos est beaucoup plus long... je me suis contentée de transcrire uniquement certains passages.
*
voir également : Curiosité... Le tableau des 73 démons traditionnels de la goétie.
La goétie (du latin médiéval goetia, dérivant du grec ancien γοητεία / goēteia, sorcellerie) est la pratique, proche de la sorcellerie, permettant l'invocation d'anges ou de démons.
L'utilisation du terme provient principalement de la Petite clef de Salomon, grimoire du XVIIe siècle, contenant une première partie intitulée Ars Goetia.
Celle-ci décrit par le détail 72 démons ainsi que les rituels pour les invoquer. D'autres ouvrages, comme la Pseudomonarchia Daemonum, servent également de référence à la goétie.

La goétie a été popularisée par le livre The Goetia: The Lesser Key of Solomon the King qui est une traduction en
anglais de l'Ars Goetia par Samuel Mathers et Aleister Crowley en 1904.

mardi 30 juin 2009

curiosité de lecture : les tarots

Pas avancé dans ma lecture aujourd'hui... trop prise par mes recherches.
Le tarot étant très présent dans ce livre, et ne connaissant rien sur les arts divinatoires...
je suis allé directement sur wikipédia (pratique !)...
puis essayé de voir d'autres sites... mais pas ouverts, ce ne sont que des sites de voyants et autres diseurs de bonne aventure... donc sans intérêts.

Il existe plusieurs types de Tarots divinatoires : Tarot de Marseille, tarots divinatoires d'origine anglo-saxonne (par exemple, les jeux Rider-Waite, Morgan-Greer, Thoth de Crowley), Tarot égyptien, Tarot des Hiéroglyphes, etc.

Destinés à prédire l'avenir (ou, plus modestement, à aider à l'introspection), les tarots divinatoires se divisent généralement en deux groupes de
cartes : les arcanes majeurs et les arcanes mineurs.
Les arcanes majeurs :
Ils sont au nombre de 22.
Ils sont numérotés en chiffres romains additifs, à l'image du IIII de nos cadrans d'horloge, dans les éditions les plus anciennes.
Certains jeux modernes usent de chiffres arabes.

I. Le
Bateleur
II. La Papesse
IIII. L'Empereur
V. Le Pape
VI. L'Amoureux
VII. Le Chariot
VIII. La Justice
IX. L'Hermite
XI. La Force
XII. Le Pendu
XIII. L'Arcane sans nom / « La Mort »
XIIII.
Tempérance
XV. Le Diable
XVI. La Maison Dieu (ou la Tour)
XVII. L'Étoile
XVIII. La Lune
XVIIII. Le Soleil
XX. Le Jugement
XXI. Le Monde
XXII. Le Mat (ou le Fou) XXIIe ou « Zéro » selon la convention choisie. Le Mat est parfois classé au 21° rang, Le Monde étant alors au 22°. C'est l'ordre adopté par l'auteur anonyme ( Valentin Tomberg ) de l'ouvrage Méditations sur les arcanes majeurs du Tarot.
Les arcanes mineurs

Ce sont les cartes « habituelles », réparties en quatre couleurs ou séries: le denier (ou l'écu), le bâton, l'épée, la coupe.
Chaque couleur ou série compte 14 cartes : l'As, les neuf nombres, le Valet, le Cavalier (ou le Chevalier), la Reine et le Roi.

Dans certains jeux de tarots les arcanes mineurs sont moins nombreux. Le
Tarot d'Isis par exemple, en compte 14.
Le tarot divinatoire est un ensemble de 78 cartes pouvant être utilisé à des fins prédictives.



22 gravures auraient été transmises par le dieu Thot, messager des dieux auprès des Hommes.
Il s'agit d'un mythe qui remonterait au temps des Pharaons.
Moïse qui avait été recueilli par les Égyptiens et considéré comme le frère de Pharaon a été élevé dans l'enseignement des prêtres et aurait pris connaissance de ces tableaux.
Lors de la fuite des Juifs hors d'Égypte, Moïse aurait transmis sa connaissance à son peuple par un alphabet constitué de 22 lettres.Cette connaissance porte le nom de kabbale où chaque lettre a un équivalent numérique.

Il semble peu probable, d'un point de vue historique, que Moïse se soit inspiré de la tradition égyptienne pour concevoir l'alphabet hébreu, dans la mesure où précisément Moïse défie les magiciens égyptiens dont la connaissance est moins pertinente que la sienne.
Déjà Joseph, en son temps, dépassait en connaissance les sages Égyptiens qui ne parvenaient pas à interpréter les rêves de Pharaons. Les dons de Joseph, fraichement arrivé en Égypte, surpassaient d'emblée la capacité divinatoire égyptienne.
De même les lettres hébraïques correspondent à un alphabet extrêmement élaboré, transmis à Moïse lors de la sortie d'Égypte, au Sinaï, alors que les Égyptiens, à la même époque, communiquaient encore par hiéroglyphes.

Certains chercheurs sont convaincus d'un héritage
antique (égyptien, chinois, indien, judaïque, grec, romain, etc.) qui en fin de compte se serait matérialisé, sous une forme christianisée, dans les sujets allégoriques du Tarot.
D'aucun souligneront plus particulièrement l'aspect alchimique tandis que d'autres préfèreront mettre en relief les apports platoniciens et pythagoriciens peut-être d'origine byzantine de la seconde moitié du XVe siècle en Italie du Nord notamment florentins : Néoplatonisme médicéen.

Inspirés par l'iconographie médiévale du jeu, les investigateurs espagnols Daniel Rodes et Encarna Sánchez cherchent l’origine du Tarot chez les Cathares dont la philosophie correspondrait parfaitement à l’idée de base du jeu de tarot.
La présence de la Papesse confirmerait cette idée.
L’importance de ce personnage féminin, bien que s'écartant des canons de l'orthodoxie romaine, est une référence évidente au christianisme.
Avec le temps, les cartes seraient devenues un système divinatoire.
Cette hypothèse fait fi non seulement de la parfaite orthodoxie de l'image de Fides ou de la Foi (Papesse) jouxtant celle de l'Église (Pape) mais surtout, elle ne tient pas compte du caractère iconoclaste des Parfaits Cathares.
Jamais ceux-ci n'auraient consenti à imager le Divin.
Seuls des croyants néo-cathares liés aux cours des nobles de Lombardie ont pu - éventuellement - inspirer le dualisme sous-jacent du Tarot.

L'iconographie médiévale du jeu a conduit un autre chercheur à situer l'origine du jeu au Moyen Âge français du milieu du
XIIe siècle.
Rom soutient que les noms en français des arcanes majeurs et des honneurs ont fait l'objet d'un codage simple par des moines bénédictins.
Il conclut que le Tarot de Marseille de Nicolas Conver est bien le proto-tarot mythique cherché par certains.
Les tarots subséquents créés par des maître-cartiers ne seraient que des dérivés du produit religieux original. L'hypothèse demeure contestée par les historiens du Tarot.

Dans la première décennie du
XVe siècle et dans une des villes comme Milan, Bologne ou Ferrare, ce jeu de cartes aurait été repris et, à partir du XVIe siècle, se serait répandu en Europe.

A toutes ces informations on peut ajouter que le tarot a une antiquité plus ancienne que celle répandue généralement.
Outre les précédentes, il semble bien que celui ci commence sa carrière dés l'an 1000 sous la forme d'ivoirine sculptée sur un coffret espagnol avec des motifs d'entrelacements celtique. Ce dernier est exposé à Cluny.. et les motifs généraux des lames sont évidents.

Sans remettre en cause le débat sur le tarot on peut se poser la question si les moines Kuldées ou druides - chretiens n'ont pas profité d'une opportunité de la tradition pour mettre à jour ce jeu initiatique dont les adeptes de la Golden Dawn disent qu'il ouvre la sphere solaire ainsi que la compréhension de l'apocalypse..ce qui semble parfaitement exact.

On retrouve la lame "le monde" à Jouarre sur le caveau d'un évèque gnostique..ce site de Jouarre en France fut consacré à des échanges traditionnels intenses..d'une part entre chevaliers et initiés hébreux d'autre part avec un courant du graal écossais - anglais et voire de sicile , mais l'originalité du propos concernant cette représentation tient au fait que cette carte en pierre sur un caveau d'évèque date du VII e siècle. Ce qui entame largement nos connaissances sur ce dernier...

Donc le tarot appartient à l'histoire de l'art , cet art ( dans l'esprit des sept arts liberaux ) qui lui même est "une mystagogie de l'histoire des dieux".
Les Vitraux de l'église de Jouarre ne sont pas moins interessants pour le Tarot..en outre, les cathedrales ont utilisé largement "bien avant son apparition" les motifs des tarots dans les vitraux et la sculpture .

Notons que le mot carton dont dérive carte sert à faire le tracé d'un vitrail...
On peut dire que d'une certaine manière le quadrivium relève du tarot tandis que le symbole en général lui relève du trivium. Le tarot n'a pas livré tous ses secrets mais dans les cathédrales beaucoup de ceux ci sont livrés à notre étonnement et à notre réflexion..
le vrai "maçon mystique" devrait réfléchir au sens profond laissé par tous leurs prédecesseurs kuldées..car finalement le tarot est bien un livre scellé des cathédrales et ce qui se partage "comme secret ouvert à tous" devrait servir à une cognition mieux adaptée aux cheminement de tout cherchant .

Enfin si le mot quart est homophone de carte , cela s'adresse aux 4 séries alchimiques des mineures , en effet la rotation des 4 éléments permet qu'avec 4 quarts on restitue le cercle solaire complet des compagnons kuldées tracé sur le pilier droit d'une église et "le trait" engendre alors l'entendement complet du quadrivium et du trivium.. d'ailleurs le tarot se travaille essentiellement en cercle dans la divination et dans la compréhension du mythe tarologique...
*
L'étendue de la signification du tarot en fait un vrai livre fermé ...pour chacun...en quelque sorte inépuisable, mais "sa source française" est évidente on peut la situer à Jouarre , ce qui vient en complément à la très belle exposition que fit la Bibliothèque Nationale sur le tarot.
*
Vers la fin du XVIIIe siècle, fut redécouvert le contenu philosophique des Tarots, mais sur la base de principes totalement erronés ; les nouveaux interprètes firent voir le jour à une nouvelle utilisation du jeu : magique et divinatoire.

Dans un célèbre article publié en 1781 par l’archéologue franc-maçon, Antoine Court de Gébelin, on peut lire : « le livre de Toth existe et ses pages sont les figures des tarots ».
Quelques années plus tard, un autre franc-maçon, Etteilla (anagramme d' Alliette), se lança dans un grand projet de restauration des figures en affirmant connaître la structure du jeu pratiqué par les Égyptiens.
Selon Etteilla, les premiers Tarots contenaient le mystère des origines de l’univers, les formules de certaines opérations magiques et le secret de l’évolution physique et spirituelle des hommes.

Dès lors, le jeu des Tarots fut indissolublement lié au monde de la magie et, en visant des objectifs beaucoup plus ambitieux que la simple connaissance du lendemain, la grande époque des tarots occultistes prit son essor .
Harmonie céléste


Le jeu des Tarots est fondé sur 56 cartes numérales dites « italiennes », mais en fait d’origine arabe (« coppe », « denari », « bastoni » et « spade ») et de 22 cartes connues en tant que Triomphes introduites au début du XVe siècle en Italie. (Les Triomphes seront nommés aussi Atouts dans le Tarot à Jouer et, ultérieurement, arcanes majeurs pour les ésotéristes)


D'après la première liste de Tarots connue, du début du
XVIe siècle, il est évident qu'il s'agissait d'un jeu éthique.
Le Bagatto (Bateleur) représente un homme ordinaire auquel ont été donnés des guides temporels, l’Impératrice et l’Empereur, et des guides spirituels, le Pape et la Papesse (la Foi).
Les instincts humains doivent être tempérés par les Vertus : l’Amour par la Tempérance, le désir de puissance (le Char Triomphal), par la Force. La Roue de la Fortune enseigne que le succès est éphémère et que même les puissants sont destinés à devenir poussière.
Ainsi l’Hermite, qui vient avant la Roue, représente le Temps auquel chaque être doit se soumettre tandis que le Pendu avertit du danger de céder à la tentation et au péché avant l'arrivée de la Mort physique .
Même la vie après la mort est représentée selon la conception propre au Moyen Âge : l’Enfer, et partant, le Diable, sont placés au centre de la Terre tandis que les sphères célestes sont au-dessus de la Terre.
Conformément à la vision aristotélicienne du cosmos, la sphère terrestre est entourée des « feux célestes », représentés, dans les Tarots, par la foudre qui tombe sur une tour. Les sphères planétaires sont 'synthétisées' en trois planètes principales: Vénus, l’étoile prééminente, la Lune et le Soleil.
L'étoile la plus haute est l’Empyrée où siègent les Anges qui, lors du Jugement dernier, seront chargés de réveiller les Morts dans leurs tombes - quand la Justice divine triomphera pesant les âmes pour séparer les bons des méchants.
Au-sommet de tout cet agencement se trouve le Monde, à savoir Dieu le Père, ainsi que l’a écrit un moine anonyme qui commenta les Tarots à la fin du
XVe siècle.
Ce même auteur place le Fol après le Monde comme s’il s’agissait d’indiquer qu’il est étranger à toutes les règles et à tous les enseignements.
Tarots et cartomencie
Il est généralement admis que la période qui couvre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle, fut propice aux prophètes et aux devins, en France et ailleurs, en raison des incertitudes politiques et de l’aggravation de la crise économique.

Bien que Merlin Cocai (pseudonyme de Teofilo Folengo), ait, en 1527, écrit sous une forme littéraire une sorte de traité de lecture divinatoire avec les tarots similaire à celle couramment en usage - la pratique prophétique des cartes n'était pas courante pendant la Renaissance.

Nous savons que le premier document attesté contenant la liste des cartes avec leurs valeurs divinatoires respectives appartient à la ville de Bologne et doit être daté des premières années du
XVIIIe siècle.

Ce n’est qu’au
XIXe siècle que le nombre de cartomanciennes s'accrut de façon considérable grâce aux stupéfiantes révélations de Court de Gébelin, d’Etteilla et des confraternités occultistes.

Une des plus célèbres cartomanciennes de l'époque fut Mademoiselle Lenormand, dont la fortune reposa sur une habile utilisation de son image publique. Tout au long de sa carrière, Mademoiselle Lenormand vit défiler dans son salon des personnages de la stature de Robespierre, Marat, Danton, Napoléon Bonaparte, et devint la confidente de l’impératrice Joséphine.

La « Sibylle des Salons », ainsi qu’elle était surnommée, fut imitée par d’innombrables devineresses qui s’efforcèrent de tirer profit de leur art en prétendant être les élèves et les disciples voire les héritières de la plus illustre sibylle. D’autre créèrent de nouvelles cartes de cartomancie basées sur les Tarots égyptiens d’Etteilla ou sur les cartes à jouer françaises.

Vers 1850, la divination par le biais des tarots et des cartes à jouer était devenue une technique divinatoire extrêmement populaire dans l’Europe entière. Et à cette même époque, la renaissance des philosophies ésotériques redonna vigueur aux arts magiques et à la cartomancie en particulier.

La diffusion de cette pratique, toutes classes sociales confondues, s’accompagna d’une vaste production industrielle pour répondre aux attentes du public. Au cours du
XIXe siècle furent imprimés, essentiellement en France, en Italie et en Allemagne, au moins une centaine de jeux qui dans la plupart des cas n’avaient qu’un rapport lointain avec les Tarots mais davantage avec les livres d’interprétation des songes ou avec la « Kabbale du Loto ».

On peut affirmer que depuis lors cette mode a conservé toute sa vigueur, si l’on excepte les périodes de guerre.

À tort selon nous, les sociologues s’interrogent aujourd’hui sur les raisons de ce qu’il est convenu de définir aujourd’hui comme un retour de l’irrationnel mais qu’il convient d’envisager davantage comme une présence qui témoigne d’un besoin constant, dans l’histoire occidentale, de plus grandes certitudes.

Au-delà de l’aspect divinatoire, il convient par ailleurs de tenir compte de la dimension artistique. La création des cartes a en effet souvent vu à l’œuvre de très talentueux dessinateurs et peintres dont le travail témoigne, non seulement d’un goût personnel, mais également d’une sensibilité artistique et des courants des époques dans lesquelles il s’inscrit. - source : extraits de wikipédia

curiosité de lecture : les wisigoths, Rennes-le-Château et l'abbé Saunière

Finalement je poursuis encore un peu ma lecture... je suis arrivée à la page 390...

J'en profite pour faire un tour également pour me rafraichir la mémoire au sujet des wisigoths.

et bien envie de voir ce qu'il va se passer avec ce brave abbé Saunière... dans ce roman. Parce que l'histoire est connue et archi-exploitée par tout un tas de littérateur... plus ou moins en manque d'inspiration...


Je suppose que Kate Mosse n'a pas eu à faire un trop grand travail de recherche historique... pour le moment j'ai tout trouvé directement sur les divers sites que j'ai exploré. (voir les liens).





Le royaume wisigoth exista de 419 à 711 suite aux Grandes invasions pour persister durant le Haut Moyen Âge.

Le royaume des
Wisigoths eut d'abord Toulouse comme capitale (il englobait la partie de la France actuelle située entre la Loire et les Pyrénées).
*
Lorsque Clovis Ier battit les Wisigoths à la bataille de Vouillé en 507, ces derniers ne conservent que la Septimanie (correspondant au Languedoc) et une partie de la Provence avec l'aide des Ostrogoths.
*
Après la perte de Toulouse les Wisigoths installèrent leur capitale à
Tolède.
En 575 ils conquièrent le royaume des Suèves (situé dans le nord du Portugal et la Galice).
En 711 le royaume est conquis par les musulmans.
Les Wisigoths (en allemand Westgoten, ou Goths de l'Ouest, ou encore Tervinges) étaient un peuple germanique d'origine scandinave, issu de la Suède méridionale et incorporé tardivement dans l'Occident romain.
Après la chute officielle de l'Empire romain occidental (476), les Wisigoths ont continué pendant près de 250 ans à jouer un rôle important en Europe occidentale.
C'est peut être le peuple barbare le plus prestigieux d'Europe, tant par sa longue histoire et ses origines mythiques, que par ses traces qu'il laissa longtemps dans les esprits.
*
Alors qu'ils occupaient l'ancienne
province romaine de Dacie depuis la fin du IIIe siècle, les Wisigoths ont adopté peu à peu l'arianisme, à partir de l'année 341, c'est-à-dire une branche du christianisme qui affirme que Jésus-Christ n'est pas Dieu, mais un être distinct créé directement par ce dernier.
Cette croyance est en opposition avec "l'orthodoxie" chrétienne qui sera majoritaire dans l'empire romain quand les Wisigoths s'y installeront. Les Wisigoths sont restés fidèles à l'hérésie arienne officiellement jusqu'en 589, lorsque le roi Récarède Ier (en espagnol : Recaredo) choisit de se convertir publiquement, faisant ainsi joindre officiellement l'Église catholique au royaume wisigothique d'Espagne.
Toutefois, après cette date, un parti arien demeura fort actif et influent, notamment dans la noblesse. Il en sera encore question au début du VIIIe siècle dans les derniers jours du royaume. - source : wikipédia
*
Rennes-le-Chateau
Comme la plupart des villes et villages d'Europe, Rennes-le-Château a une histoire complexe qui s'est deployée en couches successives, ayant été un campement préhistorique, une colonie romaine puis une forteresse médiévale.
Tout d'abord les Gaulois fondent le premier village qui est envahi par les Romains.
Rennes-le-Château vient du latin Rhedae.
À l'époque de Charlemagne, la ville est (selon la légende) aussi importante que Narbonne et Carcassonne.
On prétend même qu'elle est le siège du royaume wisigoth du VIe et VIIe siècle mais il n'y a aucune preuve de ce point.
Elle est aussi le chef-lieu du Razès au VIIIe siècle.

Le comté de Razès passe en 1422 à la maison d'Hautpoul, originaire d'Aussillon près de Mazamet, par le mariage de Pierre-Raymond d'Hautpoul avec Blanche de Marquefave, fille de Jeanne de Voisins, decendante de Pierre II de Voisins à qui le Razès avait été inféodé en 1230.

François d'Hautpoul (1689-1753) releva le titre de marquis de Blanchefort tombé en quenouille, que lui apporta en dot son épouse Marie de Nègre d'Ables (1714-1781), dame de Niort, de Roquefeuil et de Blanchefort.
illustration : El diable et rep a Rennes-le-Château
L'
abbé Saunière arrive au village de Rennes-le-Château en 1885.
De 1887 à 1897, il rénove l'église Sainte-Marie Madeleine. Il construit aussi la villa Béthanie, la Tour Magdala, une galerie, une tour de verre et des jardins.
Une rumeur court sur la découverte d'un trésor par l'abbé Saunière.



Tombe de Bérenger Saunière à Rennes-le-Château
















L'affaire Bérenger Saunière...
*
L'« Affaire de Rennes-le-Château » débute, dans ses développements modernes, en 1885.
Durant l’été, un jeune prêtre de 33 ans, l’abbé Bérenger Saunière, découvre ce petit village de l’Aude, perché sur une colline rocheuse, à une quarantaine de kilomètres au Sud de Carcassonne.
*
Bérenger Saunière vient d’être nommé prêtre en ces lieux qui, avec une église à l’état de quasi ruine, doivent lui paraître peu attrayants.
Très rapidement, grâce à quelques donations généreuses, il entreprend toutefois de restaurer l’église paroissiale.
Entamés en 1891, ces travaux s’étendent jusqu’en 1897.
*
Trois ans après, commence une nouvelle tranche de travaux qui, cette fois-ci, n’ont, en apparence, plus grand-chose de religieux.
A compter de 1901, après avoir acheté nombre de terrains situés à proximité de l’église, l’abbé fait bâtir une luxueuse villa style Renaissance, puis une tour néo-gothique qui va lui servir de bibliothèque, un belvédère, et entoure le tout d’un parc et de jardins tout aussi somptueux.
En 1906, l’ensemble est achevé et ne va cesser de ravir les visiteurs du prêtre, qui, pour certains, comparent le domaine édifié à un véritable « petit château ».
D’autres vantent la richesse de sa bibliothèque.
Factures et menus conservés gardent également le souvenir de celle de sa table.
Fort du petit paradis qu’il avait créé sur l’aride colline de Rennes-le-Château, l’abbé Saunière multiplia les invitations à venir le visiter. En dehors de son premier cercle de proches gravite autour de lui toute une série de figures à laquelle s’ajoutent ses nombreux correspondants.
Marie Dénarnaud :
A son arrivée à Rennes-le-Château, l’abbé Saunière avait été hébergé par la mère de Marie Dénarnaud.
Après avoir exercé le métier de chapelière à Espéraza, Marie devient, à partir de 1891, la servante de l’abbé Saunière.
À partir de 1893, l’abbé Saunière héberge les Dénarnaud dans le presbytère rénové.
Lorsque l’abbé achète les terrains destinés à recevoir ses constructions civiles, l’achat est réalisé au nom de Marie, qui est donc légalement instituée par le prêtre propriétaire des constructions à venir.
De la même manière, c’est à son nom que seront adressées certaines des factures relatives à l’édification du domaine.
Cela suffit à dire la proximité des deux âmes.... L’abbé fit de Marie son héritière universelle…
Ils seront tous deux enterrés l’un à côté de l’autre dans le petit cimetière paroissial...
Alfred Saunière :
Alfred Saunière est longtemps resté dans l’ombre de son frère Bérenger. Au point que les quelques rares photographies qu’il nous reste de lui ont, jusque dans les années 1990, systématiquement été présentées comme étant celles de… Bérenger.
Cette confusion, d’une certaine manière, a rendu justice à Alfred qui est un élément central de l’œuvre de son frère à Rennes-le-Château.
On sait en effet, grâce aux papiers de Bérenger, qu’Alfred lui apporta d’importantes sommes d’argent. Cet apport financier très important est la conséquence de l’engagement politique très prononcé et des alliances qu’Alfred avait, dans ce but, lié avec certaines grandes familles royalistes de la région.
On ne possède quasiment plus aucune archive à son sujet, ce qui fait de lui un acteur particulièrement énigmatique de l’Affaire de Rennes-le-Château.
On sait en effet, par quelques mots de Bérenger, qu’il fut au cœur d’événements assez graves qui inspirèrent l’opprobre de l’Evêché. Mais l’on ne sait rien de ceux-ci.
Sur la fin de sa vie, déclaré « prêtre libre » il eut une relation avec une jeune femme prénommée Emilie Salière qui lui donna un enfant. Il mourut alors qu’elle était enceinte et ne le connut donc pas de son vivant...
Julie Fons :
Julie Fons fait partie de ces figures oubliées de l’Affaire de Rennes, qui occupèrent pourtant une place importante dans la vie de l’abbé Saunière.
Si l’on ne parle plus aujourd’hui que de Marie Dénarnaud, sa sœur de lait Julie semble avoir occupé, dans la vie du prêtre, sinon une place aussi importante, au moins comparable à certains égards.
Orpheline, Julie Fons avait été adoptée par les Dénarnaud.
Par la suite, elle est systématiquement associée à Marie dans les lettres des correspondants de l’abbé Saunière.
Les deux femmes sont ainsi conjointement associées à l’entourage le plus immédiat et présent du prêtre. De même, en déplacements, l’abbé ne manquait jamais d’écrire à Julie pour lui donner de ses nouvelles.
En 1912, Julie et son mari quittèrent Rennes-le-Château mais le lien avec l’abbé ne fut jamais rompu...

le scandale : Le train de vie de l’abbé Saunière ne pouvait sans doute laisser sa hiérarchie insensible.
Un changement d’évêque à la tête du diocèse de Carcassonne allait décider du malheur du prêtre.
Alors que Mgr Billard, son précédent évêque de tutelle, avait fait preuve d’une certaine tolérance à l’égard du prêtre, son successeur, Mgr de Beauséjour, nommé évêque de Carcassonne en mai 1902, va, après plusieurs avertissements, lancer une véritable offensive contre l’abbé Saunière.
En 1909, l’abbé Saunière est en effet sommé de changer de cure et donc de quitter le faste de ses réalisations.
Fortement heurté par cette nouvelle à laquelle il ne s’attendait pas, le prêtre décide de ne pas se soumettre à cette décision. L’Evêché lui demande alors de justifier ses dépenses.
Le prêtre affirme avoir reçu d’importantes donations.
L’Evêché l’accuse, de son côté, d’avoir élaboré un fructifiant « trafic de messes » à travers toute la France.
S’engage un procès qui le portera jusqu’en cour de Rome, tandis que Bérenger Saunière s’auto-proclame « prêtre libre » - et se coupe de toute autorité hiérarchique.
En 1917, lorsqu’il s’éteint, aucun des deux partis n’a pu triompher de l’autre. Le jour même de sa mort, son avocat lui écrivait de Rome qu’il était sûr de l’imminence de leur victoire. - source : http://www.terrederhedae.com/laffairesauniere.htm
Les premiers livres...
En 1962, dans son ouvrage Trésors du monde, le célèbre chercheur de trésors Robert Charroux consacre un important chapitre à l’affaire de Rennes-le-Château.
C’est toutefois en 1967 que paraît le premier véritable livre sur le trésor de Rennes-le-Château : L’Or de Rennes.
Publié chez Julliard, l’ouvrage est un succès. Dès l’année suivante, il est réédité en collection de poche, sous le titre Le Trésor maudit de Rennes-le-Château.
60.000 exemplaires sont vendus, suivis de plusieurs autres retirages entre 1971 et 1975 et de nouvelles éditions en format classique.
Si ce livre conserve l’idée du trésor, il développe plusieurs éléments qui vont encore épaissir le mystère : l’abbé Saunière aurait découvert des parchemins lors des travaux de l’église et serait allé à Paris les faire déchiffrer.
C’est grâce à ces parchemins qu’il aurait ensuite percé le mystère de Rennes-le-Château. L’Or de Rennes signale encore que, lors de son voyage à Paris, l’abbé Saunière aurait rencontré la cantatrice Emma Calvé au sein de sociétés occultistes qu’il fréquenta.
Bien que cette rencontre et encore moins la romance prêtée par le livre à ses deux protagonistes n’aient pu être prouvées, de nombreux auteurs les évoquèrent par la suite...
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Depuis les premières rumeurs concernant la découverte d’un trésor par l’abbé Saunière, de nombreuses hypothèses ont été émises quant à la nature de ce trésor.
Le premier à donner une définition précise du trésor est Noel Corbu, pour qui le trésor retrouvé serait le trésor de Blanche de Castille.
Il dépeignit un trésor colossal qui devait pour longtemps occuper l’imagination des chercheurs.
L’hypothèse du trésor de Blanche de Castille fut cependant vite abandonnée pour d’autres pistes plus sérieuses.
Parmi ces nouvelles hypothèses, celle du Trésor du temple de Jérusalem occupe une place particulière.
Pillé lors du sac de Jérusalem de 70 par les romains, ce trésor fut déposé à Rome avant que la ville ne soit attaquée par les Wisigoths.
Ceux-ci ramenèrent alors leur butin à Carcassonne. Puis l’évacuèrent on ne sait où, quand les Francs prirent la cité…
Selon plusieurs publications faisant suite à L'Or de Rennes, Rennes-le-Château, ancienne place wisigothe, occuperait un rôle majeur dans cette énigmatique disparition...
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Un site sur des faits que l'on retrouve dans le livre de Kate Mosse : http://www.renne-le-chateau.com/hypotese/hypotese.html