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samedi 30 janvier 2010

Hélène Crié-Wiesner - On peut toujours recycler les ordures

roman citoyen, roman du terroir, polar écologique...
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En fait, côté polar, très court, ce qui est surtout intéressant c'est l'enquête sur une pollution d'une petite ville de Bretagne, et les problèmes de son maire, président du syndicat intercommunal pour les ordures ménagères... et les sociétés concernées justement par le traitement des déchets...
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Vraiment très intéressant et instructif... qui permet de voir plus loin que les poubelles du tri sélectif.
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J'ai déjà lu il y a quelques année un livre sur le sujet, mais pour le moment le titre m'échappe... il traitait des déchets au cours de l'histoire, passionnant également.
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donc, ma recherche d'aujourd'hui portera a faire les poubelles...
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illustration : "Les lectrices" de la sculpteure Patricia Lawrence
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À Hoellic, Morbihan, le boulot de maire ne sent pas la rose : dans une campagne où les agriculteurs cherchent désespérément des débouchés honorables pour les déjections de leurs bestiaux, Solenn Triquenot préside le syndicat pour la collecte et l'élimination des ordures.
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Les comptes sont louches, les décharges fuient, l'incinérateur égare ses cendres toxiques.
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Quand l'homme de la présidente périt dans son poulailler industriel, c'est signe que les entreprises contractantes ont cessé d'opérer en douceur.
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Mettre le monde du déchet au cœur d'une fiction, d'un polar, pour en montrer en détail les rouages, tel est le pari que s'est lancé Hélène Crié-Wiesner avec On Peut Toujours Recycler les Ordures, et l'on peut affirmer qu'elle y a réussi. On peut même penser que si les livres savaient restituer les odeurs, celle dégagée par celui-là ne serait pas des plus agréables…
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Tout au long des deux cent quarante pages du récit, nous allons suivre Solenn Triquenot, maire d'un village breton confronté aux problèmes du traitement des déchets. Et ce choix ne doit rien au hasard, l'auteur insistant sur les responsabilités incombant aux élus en la matière, les mettant en parallèle avec leur méconnaissance du sujet.
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D'ailleurs, Solenn Triquenot, en tant qu'élue, est elle-même présidente du Sietom (Syndicat Intercommunal pour l'Enlèvement et le Traitement des Ordures Ménagères). Vous n'avez pas un "truc" comme ça à côté de chez vous ?
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Hélène Crié-Wiesner prend le problème à bras le corps et nous propose un exposé détaillé, un véritable tableau d'ensemble de la filière, plutôt alarmant.
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Il sera question du traitement des ordures ménagères, de leur collecte, des sociétés dont c'est le métier, des magouilles diverses et variées qui leur permettent de gruger les collectivités qui les emploient.
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Il sera question de l'héritage laissé par les anciennes décharges, toujours bien "vivantes" bien que fermées, voire même réhabilitées (un peu à la va-vite), des maigres moyens alloués aux services techniques compétents pour mesurer leur nocivité.
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Il sera question de décentralisation et de marchés publics morcelés sur tout le territoire, permettant à quelques grosses entreprises spécialisées de réaliser de confortables bénéfices. Il sera question en détail des risques liés aux incinérateurs et à leurs cendres particulièrement toxiques…
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Et puis il sera question de Nono qui, en tentant de trouver une solution écologique et économique pour le traitement des fientes de son élevage (encore plus polluantes que le lisier des cochons) se trouve confronté aux mêmes grosses entreprises, ainsi qu'à l'industrie chimique du même accabit.
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Hélène Crié-Wiesner met le doigt sur plusieurs dangers et sur un évident conflit d'intérêt. Lorsque les entreprises sont rémunérées en fonction du tonnage traité, elles n'ont aucune envie que celui-ci diminue, et voient forcément d'un très mauvais œil toute initiative visant à aller dans cette direction. CQFD. - http://www.polarnoir.fr/livre.php?livre=liv852
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Les dix premières lignes :
Les pompes cirées du pandore s'enfonçaient dans la merde. Un infâme magma noirâtre, vaguement liquide. Il n'aurait jamais imaginé ça des fientes de poules. En bon gars de la campagne, il avait l'habitude des bouses de vache, ça oui. Mais dans son Morvan natal, les poulaillers industriels ne couraient pas les chemins creux. Pas comme ici. Beurk. L'odeur était épouvantable (…)
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L'auteur vu par l'éditeur
Née en 1855 au Mans, Hélène Crié-Wiesner travaille d'abord comme éducatrice dans le milieu pénitentiaire. Dès 1980, elle plonge dans le journalisme (Libération) et découvre vite son thème de prédilection : l'environnement. Elle a publié de nombreux ouvrages techniques ou de fiction.
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Extrait de l'autoportrait pioché sur le blog de l'auteur chez Rue89 :Je suis née au Mans, en 1955. À la fin des années soixante-dix, je militais contre le système carcéral et suis devenue éducatrice dans l’administration pénitentiaire.
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J’ai voulu raconter ce qui s’y passait, et ai ainsi rencontré mes premiers journalistes. Notamment ceux de Libération et de France Inter, qui m’ont enseigné les rudiments d’un nouveau métier.J’avais travaillé un temps pour La Gueule Ouverte, j’en avais conservé un bon carnet d’adresses dans le monde écolo européen, et Libé a fini par me confier la rubrique environnement après l’accident de Tchernobyl.
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En 2000, j’ai suivi un beau scientifique américain au Texas, où l’atterrissage culturel a été rude. Politis m’a offert une chronique mensuelle pour raconter tout ça, et j’ai commencé à écrire des romans policiers scientifico-écolos.
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Française, je vis en Caroline du Nord, terre de biotech, d’informatique et d’universités très pointues. Je suis aujourd'hui devenue une sorte de correspondante américaine environnementale pour la presse française.
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Curiosité de lecture...

Le lisier est un mélange de déjections d'
animaux d'élevage (urines, excrément) et d'eau dans lequel domine l'élément liquide.
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Il peut également contenir des résidus de litière (paille) en faible quantité.
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Il est produit principalement par les élevages de porcs, de bovins et de volailles qui n'emploient pas, ou peu, de litière pour l'évacuation des déchets (dans le cas contraire, ils produisent du fumier).
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Le lisier peut s'utiliser comme engrais organique, et pose un problème d'élimination dans le cas des élevages hors-sol (par exemple sur caillebotis) concentrés dans un faible périmètre. -wikipédia
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En Bretagne, l’élevage intensif de porcs produit 8 à 10 millions de tonnes de lisier par an. Riche en azote et en phosphore, le lisier est un très bon engrais. Pourtant,lorsque la quantité de lisier épandu est supérieure aux besoins réels de la plante, cette même richesse va entraîner la pollution des sols, des eaux et de l’air.
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Ainsi, certains cours d’eau en Bretagne ont des teneurs en nitrates supérieures à 50 mg/l. Eau non potable, eutrophisation des rivières et prolifération des algues en bord de mer sont les conséquences de cet excédent.
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Pour limiter la pollution des eaux par les nitrates, la solution pratiquée dans 90 % des cas est le traitement aérobie du lisier. Au cours de ce traitement, une partie de la charge azotée est éliminée sous forme de gaz. Ce sont des bactéries naturellement présentes dans le lisier qui réalisent cette transformation. Comme elles ont besoin d’oxygène pour vivre, des aérateurs insufflent de l’air dans le lisier pendant le traitement.
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Cependant, la réduction de la charge azotée du lisier engendre parfois des émissions de gaz polluants comme le protoxyde d’azote (N2O) et l’ammoniac (NH3). Depuis plusieurs années, des scientifiques du Cemagref à Rennes mènent des recherches pour limiter l’émission de ces gaz polluants.
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Elevage intensif de volaille :
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il existe trois types de décharges :



Site de classe I :

Site de classe II :
pour les résidus urbains et/ou des déchets industriels banals (non dangereux).

Site de classe III :
pour les résidus inertes du bâtiment ou des travaux publics par exemple.
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Il existe d'autres modes de stockage des déchets: l'utilisation en remblaiement ou en sous-couche routière de certains déchets du
BTP, l'enfouissement de déchets dangereux dans d'anciennes mines, les centres de stockage de déchets nucléaires à durée de vie courte ou longue
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Les ordures ménagères (OM), ou déchets ménagers sont les déchets issus de l'activité quotidienne des ménages. Elles incluent également, en général, les déchets des commerçants et artisans, qui suivent les mêmes circuits de traitement.
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La composition des ordures ménagères est très variée. On y trouve notamment des matières organiques putrescibles (éventuellement compostables dans les jardins en amont des circuits de collecte) et de nombreux matériaux recyclables issus des emballages : verre, métal, matière plastique, carton...
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Le ramassage et le traitement des ordures ménagères constituent des
services publics essentiels. Organisés par les collectivités territoriales, ils justifient souvent des taxes spécifiques; en France : taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) forfaitaire ou redevance spéciale (RS) calculée selon la quantité de déchets collectés.
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De nombreux pays ont une législation interdisant ou réglementant le brûlage des déchets à l'air libre.
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En France, le brûlage à l'air libre des déchets ménagers est interdit par l'article 84 du Règlement Sanitaire Départemental Type (RSDT), qui constitue la base des règlements sanitaires départementaux adoptés par les préfets.
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Le brûlage à l'air libre des déchets verts (éléments issus de la tonte de pelouse, taille de haies et d'arbustes, résidus d'élagage...), assimilés à des déchets ménagers selon l'annexe II de l'article R541-8 du Code de l'environnement (rubrique 20, sous-rubriques 20.02 et 20.02.01, est également interdit ; il existe en revanche des moyens autorisés pour se débarrasser de ces déchets, notamment en les valorisant dans le compost ou le paillage, ou encore en les déposant dans une déchèterie.
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L'interdiction de brûlage des déchets à l'air libre a pour but la protection de l'environnement et de la santé des populations. La combustion de déchets verts par exemple, outre les risques d'incendie qu'elle engendre en période de sécheresse, est fortement émettrice de particules fines et de produits toxiques ou cancérigènes comme les hydrocarbures aromatiques polycycliques et les dioxines.
Des dérogations exceptionnelles à cette interdiction, édictées par arrêté préfectoral, sont prévues par l'article 164 du RSDT.
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Usuellement, un déchet (détritus, résidu, ordure...) désigne : la quantité perdue dans l'usage d'un produit. De nos jours, ce terme tend à désigner n' importe quel objet ou substance ayant subie une altération d'ordre physique, chimique, ou en tant qu'il est perçu, le destinant nécessairement à l'élimination.
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La rudologie

(du latin rudus qui signifie décombres) est l'étude systématique des déchets, des biens et des espaces déclassés. Elle a été créée en 1985 par Jean Gouhier. celui qui pratique cette discipline est dit « rudologue »
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Le contenu conceptuel de la rudologie correspond à une analyse originale du niveau et de la forme du développement économique et social actuel dans l'espace actuel ; ce concept soutient une démarche d'étude inhabituelle de l'activité économique et de la pratique sociale : caractériser l'organisation d'un système par son approche inversée depuis ses traces marginales (les rejets) vers son centre d'organisation. Montrez-moi ce que vous rejetez et je comprendrai qui vous êtes et comment vous travaillez.
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Dans son sens commun, le déchet est un bien
dévalorisé, déconsidéré et rejeté par son producteur ou son propriétaire. De ce fait, il est discrédité, mais à des niveaux différents.
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Au plus bas niveau de déconsidération, celui de la puanteur, de l'impureté, c'est l'immondice (en latin "immondus"), le "non-propre", gadoues méprisées des chaussées antiques, support de mépris et symbole d'insulte suprême.
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L'autre niveau, plus abstrait et plus général dérive du vieux verbe français "déchoir", c'est perdre de la valeur, de la considération.(cf au XIIIe siècle, le "deschié"). Le déchet et l'ordure sont la trace obligée, immédiate et générale de l'activité et de la vie.
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A notre époque il se développe, se diversifie, s'amplifie ; ceci à cause de l'extension humaine, de sa concentration urbaine, d'un mode de vie moderne très appareillé et aussi à cause de l'extension industrielle, de la complexité des technologies de production, de circulation, de liaison.
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Désormais, le déchet devient un objet d'analyses techniques et économiques ; de nouveaux métiers de traitement sont nés; depuis 1972 (Gouhier Le Mans) des thèses généralistes (géographie, philosophie...) lui ont consacré une démarche scientifique spécifique.
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Le recyclage

est un procédé de traitement des déchets (déchet industriel ou ordures ménagères) qui permet de réintroduire, dans le cycle de production d'un produit, des matériaux qui composaient un produit similaire arrivé en fin de vie, ou des résidus de fabrication. L'un des exemples qui illustre ce procédé est celui de la fabrication de bouteilles neuves avec le verre de bouteilles usagées.
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Le recyclage a deux conséquences
écologiques majeures :
la réduction du volume de déchets, et donc de la pollution qu'ils causeraient (certains matériaux mettent des décennies, voire des siècles, pour se dégrader) ;
la préservation des ressources naturelles, puisque la matière recyclée est utilisée à la place de celle qu'on aurait dû extraire.

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C'est une des activités
économiques de la société de consommation.

Certains procédés sont simples et bon marché mais, à l'inverse, d'autres sont complexes, coûteux et peu rentables. Dans ce domaine, les objectifs de l'écologie et ceux des consommateurs se rejoignent mais parfois divergent ; c'est alors le législateur qui intervient.
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Ainsi, en particulier depuis les années 1970, le recyclage est une activité importante de l'économie et des conditions de vie des pays développés.
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illustration : Depuis 1970,le ruban de Möbiusest le logo universel desmatériaux recyclables(à ne pas confondre,en Europe,avec le Point vert) .
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Le recyclage est utilisé dès l'âge du bronze.

À cette époque, les objets usagés en métal sont fondus afin de récupérer leur métal pour la fabrication de nouveaux objets. Dans toutes les civilisations, l'art et la manière de « faire du neuf avec du vieux » existent.
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Par exemple, les vieux chiffons, puis les papiers et cartons, sont récupérés pour faire de la pâte à papier. La situation change avec le développement progressif puis massif de l'industrialisation et de la consommation. La gestion des matières premières et des déchets devient peu à peu de plus en plus difficile, les unes devenant trop rares et les autres trop envahissants.
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Eaux usées

L'eau est un bien naturel qui est indispensable à la vie et fortement consommé, mais dont les ressources sont limitées. Dans les pays développés, elle est recyclée et une part de l'eau consommée est issue d'eaux usées, assainies et redistribuées.
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La gestion de ce recyclage des eaux usées nécessite des infrastructures et une exploitation toutes deux lourdes, généralement confiées à des entreprises spécialisées dans le traitement et la distribution d'eau ou au palier de gouvernement local.
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Déchets usuels inertes

Les déchets usuels inertes sont produits par les ménages et les industries. Ils forment la part la plus large des déchets recyclables. Ils sont souvent simples à collecter et à transformer. Ils sont peu dangereux. En revanche, ils représentent des volumes importants à transporter et à stocker.

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Lixiviat Valorisation du biogaz de décharge afin d'évaporer les lixiviats et d'oxyder thermiquement les vapeurs.
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L'objectif est de proposer un traitement «zéro rejet liquide» et d'adapter une technique souple et susceptible de traiter tout type de lixiviats. Étapes de traitement :
combustion du biogaz par torchère ;
récupération de l'énergie contenue dans les gaz ;
évaporation de l'eau ;
traitement par oxydation thermique des vapeurs issues de l'évaporation

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A voir,
l'usine de traitement Azalys, à Carrières-sous-Poissy
http://www.greenpeace.fr/incinerateurs/detail.php?id=Poissy

vendredi 21 novembre 2008

métiers et animaux en littérature : le cochon, le boucher...

Pour le Millefeuille...

Après la lecture d'"une vraie boucherie" de Bernard Jannin, puis "la ferme des animaux" de Orwell, je reste dans la viande de porc avec "le plus beau cochon du monde" de Woodehouse...

je me suis amusée a voir ce que je pourrais bien lire d'autre sur le sujet...


Une vraie boucherie de
Bernard Jannin

Boucherie-charcuterie Croquard à Monsac vers la fin des années 50, spécialités : pieds de cochon et littérature !

Richard, le boucher, s'active en sautillant derrière ses étalages, tandis que Mariette, la bouchère, écrit en secret un roman sous l'œil critique de Troubadour, son faux caniche nain.

Le monde apparemment lisse et clos du petit commerce de province recèle pourtant quelques surprenantes et tragiques échappées...


La Ferme des Animaux de George Orwell

Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux.

Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement :

" Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami.

Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit.

Aucun animal ne boira d'alcool.

Aucun animal ne tuera un autre animal.

Tous les animaux sont égaux. "

Le temps passe. La pluie efface les commandements.

L'âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : " Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d'autres. "

Le boucher de Alina Reyes

« La chair du boeuf devant moi était bien la même que celle du ruminant dans son pré, sauf que le sang l'avait quittée, le fleuve qui porte et transporte si vite la vie, dont il ne restait ici que quelques gouttes comme des perles sur le papier blanc.

Et le boucher qui me parlait de sexe toute la journée était fait de la même chair, mais chaude, et tour à tour molle et dure ; le boucher avait ses bons et ses bas morceaux, exigeants, avides de brûler leur vie, de se transformer en viande.

Et de même étaient mes chairs, moi qui sentais le feu prendre entre mes jambes aux paroles du boucher. »


La boucherie est une science exacte de Alassane Fingerweig

Un cadavre est retrouvé tête et mains coupées boulevard Serurier à Paris, puis Alex, le patron d'un restau un peu louche rue d'Aubervilliers.

L'inspecteur divisionnaire Hacquard remonte jusqu'à Pierre, jeune homme d'apparence tranquille et retiré, qui vit avec Claire rue Boyer - et jusqu'à son passé dans la pègre marseillaise, qu'il a quitté sur un coup un peu trop audacieux, doublant son patron et son organisation de combats de boxe et de paris clandestins, en partant avec la caisse...

Sous des airs de polar classique, avec ses errances entre les 18, 19 et 20e arrondissements, ses dialogues à la Audiard, ses valises de biftons, ses personnages de tontons flingueurs et de pâtes et innocentes jeunes femmes, ce roman, qui met en exergue Musil, tord le cou aux règles du genre : les gentils (y en a-t-il?) comme les méchants meurent, dans d'atroces souffrances, aucune morale ne sort de la boucherie de la vie, et seuls restent les spécialistes : l'inspecteur Hacquard et le légiste Dahls, précis, désabusés et inutiles.

Le Garçon boucher de Patrick McCabe

Quand j'étais jeune il y a trente ou quarante ans de çà..." Francie Brady pourrait être un garçon comme les autres, mais dans sa famille, il n'est pas gâté.

Sa mère est en perpétuelle dépression et son père en perpétuelle soûlographie.

Quand en plus vous avez des problèmes avec la mère d'un de vos camarades de classe Mme Nugent, cela fait beaucoup!

Et si en plus vous avez l'idée de créer un "Péage à Cochon" en plein milieu de la rue principale, vous passez très vite pour l'idiot du village. En supplément si votre mère doit aller au garage se faire soigner les nerfs et votre père encore ivre casse la télévision, c'est trop pour un gentil garçon comme Francie.

Surtout si les commères du quartier s'en mêlent, c'est la folie furieuse assurée! Mais paix aux gens de bonne volonté, c'est la trêve de Noël, l'oncle Alo arrive de Londres, maman fait des milliers de gâteaux pour ce membre de la famille qui a réussi, mais les fêtes sont éphémères.

Après une fugue, à son retour, il apprend le suicide de sa mère, sa folie devient violente. Il trouve du travail à l'abattoir à cochons de la ville, sa folie devient meurtrière. Et sa descente aux enfers commence.

Les bouchers de Dieu de Joseph D'Lacey

Abyrne. Une petite ville qui se délabre, enchâssée dans un désert qui ne cesse de la ronger.

Ce qui sauve Abyrne de la désaffection, c'est son industrie bovine, florissante: ici, les abattoirs font vivre la population et confèrent le pouvoir à ceux qui les gèrent.

Les hommes y travaillent et tous, parents comme enfants, sont absolument accroc à la viande, allant jusqu'à se nourrir de steaks au petit-déjeuner.

Du coup, à Abyrne, on regarde un peu Richard Shanti comme un extra-terrestre: un végétarien?

Allons donc, cet homme a forcément un problème! Et bien oui, Richard a un vrai problème: il ne supporte plus de taire ce qui se passe derrière les portes des chambres froides... Quelle viande peut bien provoquer une telle addiction? D'où provient-elle? Que se cache-t-il dans les abattoirs d'Abyrne? Un thriller terrifiant dans la droite lignée de James Herbert et Clive Barker: la relève est enfin assurée!


Truismes de Marie Darrieussecq

Etrange fable, où une jeune femme, très naïve,(qui travaille officiellement dans une parfumerie, qui offre quand même de bien étranges massages) nous raconte sa transformation physique... en truie.
Elle oscille d'un état humain à l'état animal, lutte contre ses nouveaux instincts, qui l'incitent à se nourrir de glands et marrons, et se rouler dans la boue et ses déjections.
Elle prend d'abord un aspect des plus appétissants, et, victime "consentante", sert à assouvir les pulsions des hommes, (elle devient même le symbole de la campagne d'un homme politique en vogue, pour son aspect sain même s'il est lui-même pourri jusqu'à la moelle) mais finalement ses différences amèneront son rejet. Avant sa chute finale, elle rencontrera l'amour grâce à un loup... garou qui lui apprendra à faire face à la dualité de sa personne

Le Boucher de Kouta par Massa Makan Diabate

Le paradis des cotes de porc de Chester Himes


Ton porc te ment tôt : Le trésor des poèmes pour rire (Album) de Jean-Hugues Malineau
Sujet : Venez rire et jongler avec les mots.
Calembours, mots inventés, limericks, lapalissades, devinettes et palindromes n'auront plus de secret pour vous. Et pourquoi n'essayeriez-vous pas de jouer à votre tour ?

Un recueil clair et structuré, consacré aux jeux de mots que nous réserve la langue française. Mini poèmes d'auteurs connus, côtoient l'oeuvre de jeunes écoliers, le tout agréablement présenté et plaisamment illustré.
Le point commun de tout ceci est de faire rire ou sourire. La qualité littéraire n'est pas partout présente, mais le lecteur passe un agréable moment de détente. On regrettera peut-être que ne soit expliquée aux enfants, la signification exacte des catégories de jeux de mots (palindrome, limerick...). Distrayant et original.
Les Porcs de l'angoisse de Bernard Pouchèle

Le commissaire Moulinsart de Pemoc'h est une épée de la P.J. bretonne. Mais quand soudain, aux horizons des Monts-d'Arrée, dans vingt-trois porcheries, les cochons se mettent à danser et à chanter comme Mireille Mathieu, avant de tomber raide morts, il s'inquiète.
De plus, quand des pensionnaires de l'hospice de Morlaix disparaissent sans laisser de traces, il angoisse.
Mais le jour où se volatilise à son tour le président de la Fédération des Agriculteurs de France, et qu'un tueur en série du nom de Wast Piedboeuf, échappé de l'asile, rôde dans le parage, Moulinsart de Pemoc'h panique.
D'autant que sa hiérarchie le pousse aux résultats. Heureusement, un ami d'enfance, Jules Belloc, adjudant de gendarmerie en retraite, est libre. Ce fin limier, crypto-lambertiste (courant rive gauche), et sa compagne Maryvonne Le Brinsec, gaullistechouchen-canal-historique, vont tenter de sortir Moulinsart du pétrin en allant piétiner dans le lisier.

Un cochon pour la vie de Elke Heidenreich

Erika a la peau douce et les yeux bleus.
Elle est énorme et légère à la fois.
Quand ils la voient, les gens sourient, les souvenirs affluent, les langues se délient. Pas de doute, Erika a le pouvoir de changer la vie de ceux qui la croisent.
Et c'est bien ce qui va arriver à Betty, l'héroïne de ce roman tendre et cocasse, alors qu'en cette veille de Noël, elle s'apprête à traverser l'Europe pour rejoindre son ex-amant.
Petite précision : Erika est un cochon, un cochon en peluche grandeur nature...

Un cochon de trop : Et autres contes de la noirceur ordinaire de Jean-Claude Renoux
Dans la tradition de la nouvelle noire, Jean-Claude Renoux brosse ici les portraits, non sans humour, de gens ordinaires : chômeur, petits délinquants, employé de bureau, prêtre, paysans et chasseurs, policier, infirmier en psychiatrie, ouvriers agricoles, instituteur, balayeur municipal...
On y croisera une Jeanne d'Arc ignorée de l'histoire officielle, et une bourgeoise bien embarrassée depuis que son voisin du dessus lui a demandé un certain journal.
Heureusement qu'un jeune homme de bonne famille, qui devait plus tard faire parler de lui, va lui venir en aide. Attention à la chute !

Un cochon au clair de lune de Wodehouse P G
voir article consacré à Woodehouse,
humour très britiche...

Mon père, son cochon et moi de Jana Scheerer

J'avais douze ans quand mon père a loué un cochon.
" C'était une affaire ", a-t-il déclaré en poussant devant lui le cochon pour le faire entrer dans notre appartement.
En dix-sept nouvelles, qui sont autant d'épisodes choisis de sa vie, la narratrice relate sa jeunesse à Berlin-Ouest.
Chez elle, le quotidien est une porte ouverte sur la fantaisie : un goûter d'anniversaire, le passage d'une frontière, l'adoption d'un cochon domestique, un coup de fil de son banquier... il suffit d'un rien pour que l'ordinaire bascule dans l'absurde.
Et c'est ainsi qu'à travers les yeux de cette jeune fille, en réalité moins naïve qu'il n'y paraît, l'image de la parfaite petite famille vole en éclats.
Saluée par la critique pour la richesse de son imagination, sa plume ciselée et son humour décapant, Jana Scheerer s'est imposée, avec ce premier roman, comme l'un des écrivains allemands les plus doués de sa génération.

Le cochon sinistre de Tony Hillerman
" Dashee se tenait à côté du corps d'un homme aux cheveux blonds grisonnants taillés en brosse, étalé à plat ventre dans un bouquet d'acajou des montagnes, partiellement recouvert de feuilles mortes et de brindilles, soit par le vent, soit dans le but de le dissimuler.
" C'est un employé de la compagnie du Gaz naturel d'El Paso qui a découvert le cadavre d'un homme d'âge mûr, bien habillé, à l'endroit où le pays navajo rencontre la réserve Apache Jicarilla.
L'homme a été abattu d'une balle dans le dos. Voilà Jim Chee aux prises avec un problème qui suppose l'intervention du FBI, mais pourquoi le bureau de Washington semble-t-il si réticent dans cette enquête, au point de vouloir faire passer un meurtre pour un accident de chasse ?
Jim Chee se sent d'autant plus seul que l'agent Bernadette Manuelito ne travaille plus à ses côtés. Déçue par l'attitude de Chee à son égard, la jeune femme a demandé son transfert dans la Police des Frontières. C'est ainsi qu'elle traque un suspect jusqu'à un ranch où sont élevés des animaux africains et où elle rencontre de curieux personnages, parmi lesquels un colonel retraité de l'armée mexicaine.
Des points communs se dessinent entre les enquêtes de Chee et deBernie Manuelito qui vont tomber sur un " cochon " dont ils ne soupçonnaient pas l'existence. Mystère, action, amitié et histoires d'amour, tels sont les ingrédients du nouveau roman de Tony Hillerman dont la lecture est tout sauf sinistre.

Le bandit mexicain et le cochon de James Crumley
Une horde de bandits mexicains et leur cochon, un couple d'américains se dissolvant lentement dans l'eau chaude et sulfureuse, une Blanche Neige coincée entre les neiges du Montana et celles de Colombie...
Bref, neuf histoires rudes et belles comme l'incomparable écriture de James Crumley.

et bien sûr, impossible de terminer sans ce dernier :

La Véritable Histoire des trois petits cochons de Erik Blegvad

Trois frères cochons se séparent pour aller chercher fortune à travers le monde.
Chacun construit selon ses moyens et son courage une maison de paille, de branches et de brique. Mais le loup veille, et souffle, et gronde, et écrase les maisons.
Laquelle lui résistera donc?

Ce petit album souple raconte l'histoire des trois petits cochons dans sa version anglaise authentique, traduite par Elisée Escande.
Elle est assez dure pour de jeunes lecteurs car deux cochons sont mangés par le loup et ne reviennent pas ! Mais elle met bien en valeur le courage et la prévoyance. Un CD accompagne ce livre;

Pour terminer, 2 titres qu'il me semble avoir lu... semble qu'il ne m'ai pas laissé un souvenir impérissable ... pas trouvé de résumé ni de commentaire...

Boucherie casher de G. Gordon

et

Poulet casher de Konop