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mardi 8 septembre 2009

Mort au pilon ! Opération commando pour libérer les livres

Appel relayé dans son intégralité
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illustration : "demoiselle à la lecture" de Galerie de Olivier FOSSE

Pilonner les livres est aussi barbare que les brûler, mais provoque moins d’indignation. Les feuilles vierges obtenues grâce aux pages imprimées recyclées fourmillent de fantômes.
Des mots ressurgissent, des terminaisons de verbes achèvent de se décomposer, des bribes de ponctuation affleurent.
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L’autodafé lave quand même plus propre. (Roland Topor)
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Éditeurs, revuistes, auteurs et autres humanistes, rejoignez cette action !
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illustration : "autodafé - Galerie de Olivier FOSSE
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APPEL
Lecteurs et Amateurs du livre en tout genre, bibliothèques d’hôpitaux, de prisons, d’écoles, d’associations et d’ONG, venez participer à cette opération et prenez tous les livres que vous désirez ces jours-là : leur prix est libre et sera donc celui que vous leur donnerez !
QUAND ?
Pendant toute la semaine du 22 au 26 septembre 2009 inclus.
source : actualitté - Rédigé par Clément S., le mardi 08 septembre 2009 à 08h44
Comment les livres deviennent des boîtes à pizza
Chaque année, en France, des machines broient 100 millions de livres dans des usines sous haute surveillance.
L'écrivain Pierre Jourde a assisté, à Vigneux-sur-Seine, à ce théâtre de la cruauté. Il raconte : http://bibliobs.nouvelobs.com/20081030/8211/le-cauchemar-du-pilon

jeudi 11 décembre 2008

Après seize refus d'éditeurs, l'auteure envoie son livre au cimetière


RIP...
Des cendres aux cendres, De la poussière à la poussière : il faut tourner la page.

Mary Patrick Kavanaugh a présenté son livre à seize éditeurs de New York qui ont tous refusé de le prendre.
Lassée de ces déceptions successives, elle a littéralement enterré son rêve le 6 décembre dernier dans un funérarium d'Oakland.
Family Plots, le livre en question, est donc mort et enterré le 22 juillet 2008, après la dernière lettre de refus.
Selon le coroner, la cause du décès est certaine : « Un manque d'intérêt de la part de l'industrie de l'édition. »
Né en 2001, à l'université de San Francisco, et malgré un grand potentiel, reconnu par la mère de l'auteure et quelques professeurs ainsi que des amis écrivains, il n'aura pas survécu aux refus successifs des éditeurs.
D'ailleurs, non sans humour, Mary a demandé à ces derniers de participer à la notice funéraire de son livre...Et histoire de montrer que l'auteure, elle, a survécu à son livre, elle a mis en place une page web, où l'on peut acheter le livre en Impression à la Demande, via Amazon.
Mais elle propose surtout un service de cérémonie funéraire pour d'autres auteurs, qui comme elle ont connu l'agonie lente des refus pour leur livre. C'est toujours plus sympa que d'envoyer des fleurs.
On consultera ce site à cette adresse, pour une petite dose d'humour de cimetière... littéralement, survolé par un vol de corbeaux...
On y trouvera même la cérémonie de mise en bière du livre et son orpheline éplorée...


illustration : Sergei Chepik : La Dame en Noir - 1988
Note : Je ne sais pas ce que vaut ce bouquin... mais vu l'humour de son auteur, ça donne envie de la lire...

vendredi 31 octobre 2008

La seconde vie du livre après destruction massive


Chaque année, au moment de la rentrée, on parle beaucoup des 700 ouvrages qui arrivent sur le circuit.
On parle beaucoup moins de ce que deviendront ces ouvrages, qui, tirés à 10 000, 50 000 ou 100 000 exemplaires ne seront bien évidemment pas tous vendus.
On sait tous plus ou moins ce qu'il en advient : au pilon !
Dans un article publié dans le Nouvel Observateur aujourd'hui, Pierre Jourde, qui travaille avec le réalisateur Bruno Deniel-Laurent sur un essai cinématographique sur le pilon, explique ainsi « comment les livres deviennent des boîtes à pizza ».

Parti en repérage dans les locaux de la société Interseroh, à Vigneux-sur-Seine, l'écrivain a assisté à un étrange spectacle de destruction sous haute surveillance, d'autant plus absurde qu'il est parfois orchestré par les éditeurs eux-mêmes.
« Il n'est pas rare qu'un éditeur prenne dès le départ le parti de faire imprimer des milliers de livres pour les pilonner. Car leur rôle consistera à impressionner, à donner le sentiment de l'importance de l'oeuvre. Il faut se montrer, faire masse dans les Fnac, écraser la concurrence par le poids. L'entassement de 100.000 livres sert à en faire acheter 50.000. Les 50.000 autres seront broyés. »

La France pilonne chaque année près de 100 millions d'ouvrages, soit un cinquième des volumes fabriqués. Et ces tonnes de papier (100 euros la tonne) trouve des acheteurs : Pierre Jourde évoque ainsi les multiples réincarnations du livre : « des cartons à chaussures, des cahiers, des emballages, du papier journal », de quoi donner étrangement du sens à la notion de palimpseste.

La conclusion de l'écrivain sera lucide et critique à l'égard d'un système de surproduction, de surenchère par le nombre et le nom unanimement adopté par les éditeurs : « table rase de tout ce bavardage, du silence, enfin, d'où l'on puisse refonder la parole. Et l'on saurait presque gré au pilon de nous débarrasser des livres inutiles et des tirages excessifs. »
Posté par
Céline le 30.10.08 à 15:05
Source :
Bibliobs


Manifeste du mouvement STOP PILON :
Solutions pour le respect des livres, la disparition du pilon. (avant le passage au tout numérique !)

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voir autres articles :
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illustration : la liseuse de Junnie Dunnigan

mardi 29 juillet 2008

Le grand cimetière des livres

article effacé. Pour le lire, se rendre directement sur le site.