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mercredi 15 juillet 2009

Patrice Pluyette - La traversée du Mozambique par temps calme

Plus qu'une dizaine de pages avant de refermer ce conte philosophique...
J'avoue avoir failli laisser tomber à maintes reprises... et pourtant, toujours quelque chose qui me retenait... et bien incapable de dire quoi !

Il ferra donc partie des livres les plus ennuyeux (pour ne pas dire plus) de mon année...

Seule consolation, emprunté à la bibliothèque... et non acheté ! ouf !


Le capitaine Belalcazar, un archéologue à la retraite, est prêt à appareiller, sous les hourras de la foule, pour tenter une fois encore de trouver Païtiti, la mystérieuse cité inca qui dissimulerait une quantité gigantesque d'or.

Pour ce faire, il a recruté un équipage de choc :

- les frères Negook et Hug-Gluk, chasseurs d'ours de métier,

- la cuisinière Fontaine, secrètement amoureuse de Belalcazar,

- et Malebosse, magicienne et navigatrice chevronnée.

Les péripéties et les dangers s'enchaînent, la technologie la plus avancée surgit dans des paysages primitifs, on flotte dans le temps et se laisse emporter par la fantaisie débridée de l'auteur qui se joue des cordes du roman d'aventure pour atteindre finalement au conte philosophique.

Que faire, une fois parvenue à Païtiti ? Est-on riche quand l'or coule à flot et que tout le monde peut en obtenir autant qu'il veut ?
*
La Traversée du Mozambique par temps calme est le quatrième roman de Patrice Pluyette, paru le 21 août 2008.
Patrice Pluyette est un écrivain français né le 5 septembre 1977 à Chevreuse en région parisienne.

Après des études de Lettres Modernes à la Sorbonne et une maîtrîse sur Ionesco (Le Merveilleux dans l'oeuvre théâtrale d'Eugène Ionesco), il interrompt en 2002 les concours pour l’enseignement et se consacre à l’écriture. En 2004, il choisit de s’établir dans le Morbihan.

Après un recueil de poèmes paru en 2001, Décidément rien (Éditions-Galerie Racine),

il a publié deux romans ou récits très remarqués chez Maurice Nadeau :

- Les Béquilles (2004)

- et Un vigile (2005).

Par la suite, il publie deux romans aux Éditions du Seuil : Blanche (2006)

- et La Traversée du Mozambique par temps calme (2008) sélectionné pour le Prix Goncourt 2008 et le Prix Médicis 2008.

En octobre 2008, le 19e Festival international de géographie lui décerne le Prix Amerigo Vespucci à Saint-Dié-des-Vosges pour son roman La Traversée du Mozambique par temps calme.

En novembre 2008, il obtient le Prix Pierre Mac Orlan, présidé par Pierre Bergé, pour ce même roman.

voir également sur facebook.



Ce qu'en pensent les amis lecteurs...



Aie, je suis déçu. J'ai trouvé ce texte filandreux, souvent marrant effectivement mais rapidement chiant, comme si l'auteur s'amusait tout seul en oubliant son lecteur.
Ce n'est pas le côté invraisemblable, les pirouettes géographiques, le grand n'importe quoi des personnages qui pose problème. Non, le style tout simplement…
Ce bouquin semble avoir été écrit pour un seul lecteur. Je suis d'autant plus déçu que radiophoniquement l'auteur passe pas mal, que la chronique dans LivresHebdo m'a bien accroché…
Bref, je ne l'ai pas terminé mais je vais le reprendre à zéro, histoire de voir si c'est moi qui déconne à "donf" ou si cela recommence à me gonfler…
*

D’une lecture ennuyeuse et de troublantes similitudes.
Fort de critiques plutôt élogieuses, je me suis procuré le roman de Patrice Pluyette « La traversée du Mozambique par temps calme ». Bien mal m’en a pris !
Cette traversée, pour moi du moins, s’est vite muée en grand calme plat dans les plus mornes des sargasses.
Pour le dire platement, reje ne me souviens pas de m’être emmerdée à ce point durant une lecture.
Un salmigondis de péripéties gratuites, faux coups de théâtre téléphonés, descriptions et narrations foireuses entrecoupées de platitudes pseudo-philosophiques.
Malgré de louables tentatives de créer l’écriture à géométrie variable que requiert ce genre d’ouvrage, pas un seul instant la magie du verbe n'agit. L’auteur lui-même a dû se barber à rédiger ce balourd pensum, qu’un tapage médiatique voudrait nous faire prendre pour une divertissante parodie du roman d’aventures mais qui nous assène dès les premières pages la juxtaposition de cerises insipides sur un bâton informe.
Je l’imagine poussant un « Ouf ! » de soulagement à l'écriture du mot "Fin". « Yes, I could ! ».
Bien sûr, puisque c'est paru chez un « grand », les thuriféraires appointés ne manquent pas de coller à ce magma informe le qualificatif tellement galvaudé, d’ "initiatique".
Je les engage à relire London, Melville et Swift pour retrouver, s’ils en sont capables, le sens de ce terme associé au roman d’aventures, réelles ou fantastiques.
Pour une fervente de lectures, c’est un crève-cœur de constater dans quel bourbier mercantile patauge aujourd'hui une édition française – pardon, un book-bizness parisien – qui nous a donné Chateaubriand, Hugo, Balzac, Zola, Proust, pour ne citer que de grands anciens…
Mais il y a pire : dès les premières pages, m’a envahie un sentiment de déjà-lu.
Et un titre m’est revenu à l’esprit : « Mes Grandvoyages à travers le vaste monde », de Françoise Pirart, paru en 2000 aux éditions Luce Wilquin.
J’ai repris l’ouvrage et des similitudes aussi nombreuses qu’étonnantes m’ont sauté aux yeux. Passons sur les anachronismes voulus, un mélange de primitivisme et de modernité, les villes abracadabrantes, les précisions géographiques fantaisistes, les peuplades aux mœurs grotesques pastichant les nôtres, les noms locaux rappelant notre quotidien technologique, le passage sans transition des banquises aux forêts tropicales, des incendies aux inondations, plus tous les moyens de transport imaginables, y compris montgolfière et radeau : ils font partie de la panoplie inhérente à ce genre d’ouvrage, et leur ressemblance peut être l’effet du hasard (quoique, avec une telle accumulation… !)
Par contre, la proximité de certains personnages sidère.
- Le capitaine Belalcazar de Pluyette évoque l'Onc' de Pirart, la Fontaine de l’un les accompagnatrices de l’autre… Chez les deux, des personnages apparaissent et disparaissent sans raison pour reparaître plus tard de façon tout aussi aléatoire (mais, avec chez Pirart, une cohérence interne du récit qui fait défaut à Pluyette).
- Surtout, le Jean-Philippe de “La traversée” est une copie conforme du Gâlafron mâtinée du Comte des “Grandvoyages” : changements de taille, tantôt “bon” et tantôt “méchant”, cadavre transporté qui ressuscite de but en blanc, découverte de sa propre voie en fin de périple…Interpellent également la construction identique, parodique « à l’ancienne », en chapitres avec leurs titres pseudo-descriptifs souvent loufoques, les digressions, les discours pseudo-scientifiques, les ruptures stylistiques, les énumérations…
Jusqu’à une énigme avec solution à l'envers, comme dans les revues pour jeunes, que l’on trouve à la page 85 des “Grandvoyages”, à la page 247 de la “Traversée”.
Mais alors que les changements perpétuels de style, chez Pirart, collent parfaitement au côté pataphysicien de son road-movie, avec une unité d’inspiration jouissive, sans que jamais l'idée de "gratuité" ne vienne à l'esprit, tout me semble aléatoire et fabriqué chez Pluyette, comme s'il devait trouver n'importe quoi pour faire avancer le schmilblick jusqu'au terme des trois cents pages fixées, sans la moindre nécessité interne.
Bref, je suis intimement convaincue de ce que « La traversée du Mozambique par temps calme », sans être à proprement parler un plagiat de « Mes Grandvoyages à travers le vaste monde », en est à tout le moins une – mauvaise – resucée.
À chacun de se faire une opinion, mais il me paraît impossible de se prononcer sur l’un sans avoir lu aussi l’autre.
*

Le narrateur (un enfant, mais est-ce bien un enfant ?), Mam et Onc' entament leur exploration du vaste monde par le Gros-en-Land, sans savoir que celle-ci leur réserve des rencontres étonnantes et des rebondissements multiples. Un roman d'aventures incroyables écrits sur un mode naïf et loufoque, qui n'est pas sans évoquer les aventures du baron de Münchhausen. - Alapage
*
Les « héros » du livre sont tout d’abord cinq aventuriers (dont trois personnages historiques célèbres) qui se dénombrent sur les doigts d’une main. L’autre main, le narrateur se la réserve.
Il entreprend un tour du monde, muni d’une volumineuse encyclopédie et d’une Accompagnatrice, professeur de littérature.
Dans cette intrigue loufoque, les étapes parcourues sont de plus en plus farfelues et frisent parfois l’humour noir.
Le roman a connu un certain succès, mais la critique l’a jugé plus sévèrement : l’excès de burlesque finit par lasser et surtout, les incidents supposés comiques se doublent souvent de cruauté gratuite et d’intolérance envers ce qui est « étranger ». - http://www.testamentdespoetes.be/femmesecrivains.htm

Revue de presse :
http://www.lechoixdeslibraires.com/livre-58119-la-traversee-du-mozambique-par-temps-calme.htm


*


illustration : "la liseuse" de Candace Whitemore Lovely
*


dimanche 26 avril 2009

Daniel Defoe : Moll Flanders et Robinson Crusoë

souvenir de lecture... en suivant l'éphéméride...

Daniel Defoe, de son vrai nom Daniel Foe, était un aventurier, commerçant, agent politique et écrivain anglais, né le 10 octobre 1660 à Stoke Newington (près de Londres), mort le 26 avril 1731 à Ropemaker’s Alley, Moorfields (près de Londres).

Il est notamment connu pour être l’auteur de Robinson Crusoé et de Moll Flanders.

L’histoire d'une femme, Moll Flanders, « qui naquit à Newgate [une prison], et, durant une vie continuellement variée de trois fois vingt ans, outre son enfance, fut douze ans prostituée, cinq fois mariée (dont l’une à son propre frère), douze ans voleuse, huit ans félonne déportée en Virginie, finalement devint riche, vécut honnête, et mourut repentante ».
Ce roman a été publié en 1722 sous le titre The Fortunes and Misfortunes of the Famous Moll Flanders.


biographie (wikipédia) :
Sa famille était originaire des Flandres.
Son père, James, qui tenait une boutique de chandelles dans le quartier populaire de Cripplegate, était un protestant qui était à l’écart des puritains.
Il confia l’éducation de son fils au révérend Charles Morton, qui dirigeait une institution privée à Newington Green, près de Londres.

Entraîné par son goût pour la politique et la littérature, il ne s’occupa guère que d’écrire.
Appartenant au parti des Whigs et des Non-conformistes, il combattit dans plusieurs pamphlets virulents le gouvernement impopulaire de Jacques II d'Angleterre, et prépara de tout son pouvoir la glorieuse révolution de 1688.
Il jouit de quelque faveur auprès de Guillaume III d’Orange, et obtint alors des emplois lucratifs.
Il propose à Robert Harley, comte d’Oxford et speaker des Communes, un projet de services secrets, l’ébauche d’une police politique qui donnerait au gouvernement un état de l’opinion publique.

Mais sous le règne moins libéral de la reine
Anne, il fut condamné en 1704 au pilori et à la prison pour avoir écrit contre l’intolérance de l’Église anglicane.
Il publia de sa prison une Revue, ouvrage périodique qui eut un grand débit, entre 1704 et 1713.
Une fois que Defoe eut retrouvé sa liberté, Harley l'envoie dans tout le pays durant l’été 1704 sous le pseudonyme d’Alexander Goldsmith.
Deux ans plus tard, le même Harley lui confie la tâche capitale de travailler à l’union de l’Écosse et de l’Angleterre. Il s’agissait de se rendre à Édimbourg pour préparer les négociations pour l’union des parlementaires anglais et écossais. Defoe, presbytérien comme beaucoup d’Écossais, devient rapidement un « ami de l’Écosse » et réussit dans cette mission.
D’autres missions lui seront confiées par la suite en tant qu’agent secret. Il organisera l’infiltration réussie des jacobites, les partisans des Stuarts, qui conspirent pour la restauration de cette maison.
C’est lui également qui avertira en 1717 le ministre Charles Townshend de l’imminence d’une insurrection dans laquelle est impliquée la Suède.
Mais des pamphlets lui ayant attiré de nouveau la disgrâce, il fut alors dégoûté de la politique et ne s’occupa plus que de littérature.
Autre livre, lu : Robinson Crusoé
*
Le titre complet de l'ouvrage est, traduit en français, "a Vie et les aventures étranges et surprenantes de Robinson Crusoé de York, marin, qui vécut 28 ans sur une île déserte sur la côte de l'Amérique, près de l'embouchure du grand fleuve Orénoque, suite à un naufrage où tous périrent à l'exception de lui-même, et comment il fut délivré d'une manière tout aussi étrange par des pirates. Écrite par lui-même."


Après quelques premières expéditions, Robinson Crusoé, marin d'York, s'embarque pour la Guinée le 1er septembre 1659.
Mais le bateau essuie une si forte tempête qu'il dérive pendant plusieurs jours et finalement fait naufrage au nord du Brésil.
Seul survivant, Robinson parvient à gagner une île située au large de l'Orénoque où il va peu à peu s'assurer une subsistance convenable : il y restera près de vingt-huit ans, d'abord seul, puis accompagné d'un fidèle indigène qu'il baptise Vendredi.
Inspiré de l'aventure réelle d'un marin écossais, le roman que Defoe fait paraître en 1719 connaît un succès foudroyant qui ne s'est plus démenti.
Si James Joyce fera plus tard de Defoe le " père du roman anglais ", ce n'est pas seulement que l'auteur innove en prétendant offrir un authentique manuscrit retrouvé par l'éditeur.
C'est aussi qu'il crée un héros différent : homme ordinaire qui raconte son histoire extraordinaire simplement, comme il l'a vécue, Robinson touche tous les lecteurs. Et cette histoire devient un mythe que d'innombrables écrivains s'attacheront à récrire.


Robinson Crusoé aurait été inspiré par l'histoire du marin écossais Alexandre Selkirk qui survécu 4 ans 1/2 sur une île déserte.
Il existe d'autres récits ou légendes à propos de naufragés solitaires.
Réduits à des conditions de vie très primitives, ils perdent généralement l'usage de la parole au bout de quelques années.
Ainsi, un Français aurait déchiré tous ses vêtements, ayant perdu la raison après deux années passées sur l'île Maurice à manger des tortues crues.
De désespoir, un marin hollandais, banni et abandonné sur l'île Sainte-Hélène, déterra un de ses compagnons et se lança sur l'océan dans son cercueil.
Selon Laura Secord, un autre naufragé, Pedro Serrano, a été retrouvé après sept ans de solitude.

Robinson passe 28 ans seul sur son île.
illustration : Statue représentant Alexandre Selkirk.

biographie : Alexandre Selkirk

(ou Alexander Sel Craig) (1676 - 1721) est un marin écossais dont l'aventure inspira le célèbre roman Robinson Crusoé de Daniel Defoe (1719).

Selkirk débute sa carrière de marin en 1695. En 1703, il rejoint une expédition corsaire dans l'océan Pacifique sous le commandement du capitaine William Dampier. Le navire de Selkirk est dirigé par le capitaine Thomas Stradling.

Après une campagne décevante sur les bateaux et les villes des Espagnols, les marins se séparent en plusieurs groupes. Le capitaine Stradling fait escale aux îles Juan Fernandez, au large de Valparaiso, pour approvisionner le bateau en bois et en eau avant de repartir vers l'Angleterre.

Le bateau ayant subi des dommages dans les batailles et étant à moitié mangé par les vers, Selkirk veut le réparer avant de franchir le cap Horn.

Devant le refus obstiné du capitaine, Selkirk, sous le coup de la colère, refuse de poursuivre la route et exige qu'on le laisse sur l'île Mas-a-Tierra, dans l'archipel Juan Fernández, à quelque 400 milles des côtes chiliennes.

Le capitaine ne fut que trop heureux de cette occasion de se débarrasser d'un marin qui avait été au centre de toutes les tentatives de mutinerie dès le départ d'Angleterre.

Ce n'est que lorsqu'il se retrouve seul sur l'île que Selkirk réalise l'énormité de ce qu'il avait fait. Il tente sans succès de convaincre le capitaine de le rembarquer, et doit rester seul sur l'île. En réalité il avait eu raison d'exiger d'être débarqué, car le bateau coule par la suite, noyant la majorité de l'équipage, mais il ne le savait pas alors.

Après deux années de solitude, entouré seulement des chats et des chèvres qu'il apprivoise, il aperçoit un navire et l'« appelle ». Cependant, ce navire est espagnol et loin de le sauver, l'équipage l'aurait abattu s'il ne s'était enfui et caché à temps.

Il doit encore patienter près de deux années et demie supplémentaires avant que William Dampier ne le secoure, au cours d'une expédition menée par le capitaine Woodes Rogers. Celui-ci lui donne le commandement d'un navire capturé, et Selkirk reprend avec eux les raids sur les côtes chiliennes et péruviennes.

Lorsqu'il rentre enfin à Londres en 1711, il est riche. Il rencontre l'écrivain Richard Steele, qui écrit son histoire et la publie dans le journal The Englishman la même année. Par la suite, il rentre chez lui en Écosse, où il devient une célébrité locale. Cependant, il ne se remet jamais parfaitement de son séjour solitaire sur l'île : il passe beaucoup de temps seul et est mal à l'aise à l'intérieur. Il se construit une sorte de case sur la propriété de son père. Enfin, il reprend le large à bord d'un négrier et périt de la fièvre en 1721 au large des côtes d'Afrique.

En 1966, l'île chilienne Mas-a-Tierra, en hommage conjoint à Alexandre Selkirk et au roman Robinson Crusoé inspiré par son aventure, a été rebaptisée île Robinson-Crusoé.


Un cas de survie dans une ile déserte encore plus extraordinaire que celui de Selkirk fut celui de
Pedro Serrano.

source : wikipédia et autres...

vendredi 17 avril 2009

François Cavanna : le voyage

souvenir de lecture... en suivant l'éphéméride...


1492 Le roi Ferdinand II d'Aragon accepte de financier le voyage de Christophe Colomb vers la découverte du nouveau monde.
*
Portrait présumé de Christophe Colomb,
*
probablement pas le meilleur de François Cavanna...
mais sur Colomb, aucun autre souvenir de lecture... sauf abordé par Carlos Fuentes dans "terra nova"...

Le voyage, c'est le voyage, le seul, le vrai, celui qui porta un certain Christophe Colomb - lequel croyait aller en Chine - aux rivages d'un monde nouveau.

Un jeune irlandais, Konogan, soldat de fortune hors d'emploi, se trouve embarqué par traîtrise pour la grande aventure.

C'est lui qui raconte. Son récit naïf constitue la chronique au jour le jour du fabuleux voyage. Il déborde d'une verve volontiers caustique qui se fait exaltée lorsque l'anime la passion amoureuse.

Car il y a une femme.

Et l'on voit apparaître un Christophe Colomb inattendu, plutôt surprenant mais plus vrai que ce qu'en a fait la légende. De surprise en surprise, on arrive à la dernière, qui n'est certes pas la moindre : Konogan est l'origine de la lignée des Cavanna.


biographie (wikipédia):

Christophe Colomb (né entre le 25 août et le 31 octobre 1451 à Gênes — mort le 20 mai 1506 à Valladolid, Espagne), est le premier européen de l'histoire moderne à traverser l'océan Atlantique en découvrant une route aller-retour entre le continent américain et l'Europe.

Il effectue en tout quatre voyages en tant que navigateur au service des Rois catholiques espagnols Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon, qui le nomment avant son premier départ amiral, vice-roi des Indes et gouverneur général des îles et terre ferme qu'il découvrirait.

La découverte de l'espace caraïbe marque le début de la colonisation de l'Amérique par les européens et fait de Colomb un acteur majeur des Grandes Découvertes des XVe siècle et XVIe siècle, considérées comme l'étape majeure entre le Moyen Âge et les temps modernes.

Bien qu'aujourd'hui universellement connu comme l'homme qui a « découvert l'Amérique », où il accoste pour la première fois dans la nuit du 11 au 12 octobre 1492, il meurt en relative disgrâce, ses prérogatives sur les terres découvertes étant contestées, toujours persuadé d'avoir atteint les Indes, le but originel de son expédition.

Les historiens dressent le portrait d'un marin hors pair, « un des meilleurs navigateurs de tous les temps », ou même « le plus grand marin de tous les temps », mais « piètre politicien ».

Il apparaît « comme un homme de grande foi, profondément attaché à ses convictions, pénétré de religiosité, acharné à défendre et à exalter le christianisme partout »

Portrait posthume de Christophe Colomb peint par Sebastiano del Piombo

En 1476, il embarque sur un convoi en partance pour Lisbonne puis l'Angleterre.

Le convoi est attaqué par les Français et Christophe Colomb se réfugie dans la ville portugaise de Lagos puis part chez son frère, cartographe à Lisbonne.

Il épouse en 1479 Dona Felipa Perestrello Moniz d'une famille de noblesse portugaise, fille de Bartolomeu Perestrelo, un des découvreurs des îles de Madère et de Porto Santo, avec qui commença la colonisation en 1419-1420.

Felipa meurt peu de temps après la naissance de leur seul fils, Diego Colomb, né en 1480 sur l'île Madère (Colomb aura un second fils en 1488, Fernand, né d'une liaison avec Beatriz Enriquez de Arana).

Christophe Colomb se perfectionne alors dans les sciences de la navigation, avec les cartes que son épouse avait apportées en dot : les cartes des vents et des courants des possessions portugaises de l'Atlantique qui appartenaient à Bartolomeu Perestrelo en voyageant notamment pour le roi portugais en Afrique.

illustration : Carte dite des frères Colomb. Vers 1490.

C'est aux alentours de 1484 que Colomb forme l'idée de passer par l'Atlantique pour aller aux Indes (« rejoindre le Levant par le Ponant »).

Il est en effet connu depuis les Grecs anciens que la Terre est ronde, et Eratosthène avait donné une estimation à peu près exacte de sa circonférence.

Mais les textes grecs sont mal connus à l'époque, et c'est sur les mesures de Pierre d'Ailly que Colomb se base. Pierre d'Ailly reprend lui-même les travaux plus anciens d'Al-Farghani, et estime le degré terrestre à 56 milles 2/3 (soit un équateur d'environ 30 000 kilomètres).

Or les arabes utilisaient un mille de 1 973 mètres et non le mille romain de 1 482 mètres.

Selon les mots de Michel Balard « lumineuse erreur qui permet au navigateur de réduire les distances entre les Canaries et l'extrémité orientale du continent asiatique ! ».

Une grande partie de la communauté scientifique de l'époque estime réalisable un tel voyage et Jacques Heers précise : « (...) les idées de Colomb ne s'inscrivent pas à contre-courant. Tout au contraire, elles nous paraissent exactement l'expression normale de la pensée géographique de son époque. ».

Ce qui distingue le projet du navigateur des hypothèses des érudits du temps – géographes et humanistes – qui estiment tous très probable l'existence d'îles nombreuses voire même de terres plus vastes plus loin à l'ouest dans la mer océane c'est son but : atteindre les rivages de la Chine et avant cela le Japon, soit le royaume du Cathay et Cipangu tels que décrit par Marco Polo.

Un groupe d'experts choisi par le roi du Portugal Jean II rejette cependant son projet sans appel.

Colomb va alors tenter sa chance en Castille au milieu de 1485. Il se rend avec son fils au monastère de La Rábida à Palos de la Frontera, où deux moines auxquels il se lie, Juan Pérez et Antonio de Marchena, lui suggèrent de se rendre à Cordoue auprès de la reine Isabelle.

Il est reçu par cette dernière en janvier 1486, mais une réponse négative lui est à nouveau rendue en 1490.

En 1491, sa demande est en passe d'être acceptée mais sa trop grande ambition fait échouer sa quête, il veut notamment être vice-roi de toutes les terres découvertes et obtenir un titre de noblesse.

C'est grâce à l'intervention du trésorier de la maison du roi, Louis de Santangel, que le projet est approuvé par la reine, quand il met en balance les retombées économiques potentielles – la découverte d'une nouvelle route vers les Indes permettrait de s'affranchir des intermédiaires orientaux – comparées à la modeste mise de fond initiale requise.


illustrations :

1-Colomb et la reine Isabelle représentés sur un monument de la Plaza de Colón à Madrid.

2-Répliques des trois navires de Colomb (1893).


Biographie :

Né à Nogent-sur-Marne en 1923, François Cavanna grandit dans une famille d'immigrés italiens. Cet univers lui inspirera Les Ritals.

Il quitte l'école à seize ans et enchaîne les petits boulots ; en 1945, il découvre le journalisme, où il déploie ses talents de dessinateur et d'écrivain.

Il fondera Hara-Kiri, devenu depuis Charlie Hebdo, où se font connaître Gébé, Wolinski, Cabu...

Il écrit également des romans, des essais et des récits autobiographiques.

Les Russkoffs, qui évoque ses souvenirs de guerre en Russie, a remporté le prix Interallié en 1979.