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samedi 12 septembre 2009

curiosité de lecture : totem et tabou, cannibalisme, etc

Où il est pas mal question de psychiatrie... et notamment du livre de Freud, Totem et tabou... et d'une bibliothèque ne contenant que ce livre... mais aussi de cannibalisme...
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d'ailleurs je soupçonne fort le psychiatre d'être le tueur... quelques indices à moins que ce ne sois de fausses pistes volontaires ?
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Donc, curiosité oblige, je m'embarque pour la mythologie, la préhistoire, et la pschanalyse... et bien entendu un souvenir de lecture, que je vais probablement relire cette année...
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Totem et tabou de Sigmund Freud
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Un jour, les frères... A l'origine du lien social, ce jour-là : les frères se coalisent pour mettre fin à la tyrannie du père de la horde primitive, un chef qui détient tous les pouvoirs et se réserve la jouissance des femelles ; ils le dévorent et chacun d'eux, par ce festin cannibalique, s'approprie une partie de sa puissance. Une alliance entre semblables, un crime collectif, une grande fête, tel serait notre commencement, tel serait le fondement de la société humaine. "
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Au commencement était l'acte. " Et quel acte ! Après quoi s'instaure la culpabilité face au père mort, avec son corollaire : la vénération du totem ou du dieu.
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Après quoi prédomine l'horreur, le tabou, de l'inceste - l'horreur, pas seulement l'interdit -, avec sa conséquence, l'exogamie.
Un mythe, cette thèse scandaleuse que Freud, après une longue enquête menée avec passion à travers la littérature ethnologique de l'époque (Frazer entre, beaucoup d'autres), énonce dans le dernier des quatre essais de Totem et tabou ?
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Un mythe, un roman des origines ou bien la révélation, difficile à admettre, au point d'être refoulée, que toute société repose sur un crime commis en commun et ne se maintient dans sa cohésion que par lui ?
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Cette traduction, remarquablement précise et annotée, est précédée d'une importante préface de François Gantheret qui Montre comment Totem et tabou fut pour son auteur lui-même, à bien des égards, un acte. Loin d'être, comme on l'a soutenu, " une application médicale de la psychanalyse à l'anthropologie ", il constitue un moment décisif dans l'auto-analyse de Freud et l'histoire du mouvement.
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Totem et tabou est un ouvrage de Sigmund Freud, publié en 1913 sous le titre original allemand de Totem und Tabu.
Ce texte est, avec sa suite logique
Moïse et le monothéisme (1939) l'un des ouvrages de Freud à s'intéresser au collectif.
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S'intéressant à la formation du tabou et au rôle du totem dans les sociétés dites « primitives », Freud va finalement établir des liens entre la psychopathologie des névroses de l'homme « civilisé », les cultures primitives et le développement psychique de l'enfant : à chaque stade psychosexuel correspond une vision du monde « primitif » et l'étiologie d'une pathologie mentale.
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Mais sur un plan plus général, Freud souhaite établir une véritable théorie de la
culture en rapport avec la psychanalyse, s'appuyant sur les monographies et récits de voyages à sa disposition à l'époque.
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Cet ouvrage a suscité en son temps une grande polémique, au sujet de l'universalité de la psychanalyse et de ses concepts, en particulier du
complexe d'Œdipe.
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illustration : Oedipe, Sculpture de Jean Gattant
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Plan du livre
La peur de l'inceste
Le système totémisme
Les classes matrimoniales
Le tabou et l'ambivalence des sentiments
Le tabou
Le regard du psychanalyste
Animisme, magie et toute puissance des idées
L'
animisme
Les deux groupes d'actions magiques
Le regard du psychanalyste
Le retour infantile du totémisme
Le totem
Hypothèse sur l'origine du
totémisme
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illustration : Oedipe, Galerie de Brigitte Teman
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Freud, s'inspirant d'une conviction de Darwin, suppose à l'origine de l'humanité une horde primitive, groupement humain sous l'autorité d'un père tout-puissant qui possède seul l'accès aux femmes.
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Il présuppose alors que les fils du père, jaloux de ne pouvoir posséder les femmes, se rebellèrent un jour et le tuèrent, pour le manger en un repas totémique.
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Une fois le festin consommé, le remords se serait emparé des fils rebelles, qui érigèrent en l'honneur du père, et par peur de ses représailles, un totem à son image.
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Afin que la situation ne se reproduise pas, et pour ne pas risquer le courroux du père incorporé, les fils établirent des règles, correspondant aux deux tabous principaux : la proscription frappant les femmes appartenant au même totem (inceste) et l'interdiction de tuer le totem (meurtre et parricide).
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Comment ne pas songer a ce livre :
Pourquoi j'ai mangé mon père de Roy Lewis
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Lorsqu'on se penche sur la préface de ce texte, écrite par Vercors, également traducteur de ce livre, on ne peut douter de ce que sera notre état à la lecture de Pourquoi j'ai mangé mon père : au pire, la mort par le rire, au mieux un divertissement total et entier.
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Utilisant avec réussite le principe ancien qui consiste à transposer dans une époque (la préhistoire), la pensée d'une autre (la nôtre), Roy Lewis nous conte les efforts de nos ancêtres les demi-singes dans leur lutte acharnée pour la survie et la prospérité de l'espèce.
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Voilà que nos ancêtres sont à la croisée des chemins, face à une nature hostile et à une foule de prédateur. Un tournant de l'évolution qu'il est crucial de négocier en douceur, sous peine d'extinction.
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Or, voilà qu'Edouard, hominien à l'esprit éclairé, découvre le feu. Une trouvaille qui sauve la famille certes, mais déplaît fort à son frère Vania, qui prédit la fin du monde, milite pour la viande crue et le retour dans les arbres...
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Roy Lewis fait ici de l'anachronisme sa seule loi et revisite avec brio les grands thèmes de société : l'éducation, le rôle de la femme ou l'éternel combat entre progressistes et réactionnaires.
Il aborde également l'écologie, la famille et pose la question cruciale de la maîtrise du progrès technique par le biais de cette fresque grandiose, hilarante et moderne.
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L’anthropophagie est une pratique qui consiste à consommer de la chair humaine.
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C'est une forme de cannibalisme spécifique à l'espèce humaine.
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On distingue l’endocannibalisme, qui consiste à manger les membres de son groupe humain, et l’exocannibalisme, qui consiste à manger des membres d'un autre groupe humain.
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Il semble que l'anthropophagie ait été pratiquée dès le Paléolithique.
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Des traces de dépeçage ont été observées sur des ossements humains préhistoriques, mais les indices en question ne sont toutefois pas des preuves d'anthropophagie. Il est en effet souvent difficile de différencier des pratiques funéraires, avec décharnement post-mortem des corps, des actions anatomiquement identiques à but anthropophagique (grotte néolithique de Fontbrégoua, à Salernes et de l'Adaouste, près de Jouques en France).
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L'anthropophagie est considérée comme probable dans certains sites du
Paléolithique inférieur comme Gran Dolina à Atapuerca) en Espagne ou la Caune de l'Arago en France, du Paléolithique moyen comme la Baume Moula-Guercy à Soyons en France, dans des sites mésolithiques (grotte des Perrats à Agris) et dans des populations plus récentes nord-américaines (site de Mancos dans le Colorado).
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Si certaines cultures ont eu des pratiques cannibales socialement instituées, l'anthropophagie occasionnelle en cas de pénurie grave (famine ou de perte des réserves de nourriture sur un bateau) a été une pratique récurrente dans toutes les sociétés.
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Les mythes grecs rapportent de nombreux cas de cannibalisme :
Cronos dévorant ses enfants, le cyclope Polyphème mis en échec par Ulysse, le peuple anthropophage des Lestrygons dont parle l'Odyssée, etc.
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Dans son Histoire,
Hérodote décrit les traditions funéraires de plusieurs peuples, parmi lesquels les Massagètes, les Padéens, les Issédons, les Scythes et les Thraces, dont certains sont nécrophages et d'autres sacrifient les vieillards et les malades avant de les faire cuire et de les consommer.
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On peut considérer qu'il ne s'agit que de symboles, mais il est vraisemblable, comme le pense
Robert Graves dans son ouvrage Les Mythes grecs, que ces mythes se référaient aux pratiques archaïques et aux luttes menées par les premiers Grecs contre des peuples anthropophages. De nombreuses pratiques religieuses anciennes comportaient des sacrifices humains suivis de cannibalisme.
XIe au XIXe siècle

Des sources concordantes rapportent des pratiques cannibales durant les
croisades, des comportements qui seraient le fait des Francs.
Dans Les croisades vues par les Arabes Amin Maalouf réunit plusieurs témoignages francs et arabes relatant ces faits, notamment celui du chroniqueur franc Raoul de Caen : « À Maarrat, les nôtres faisaient bouillir des païens adultes dans des marmites, ils fixaient les enfants sur des broches et les dévoraient grillés ».
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Dans Chronique anonyme de la première croisade, on peut lire : « Les Francs s'attardèrent à Maarrat un mois et quatre jours. […] Il y eut là des nôtres qui manquèrent du nécessaire […] Alors, ils ouvraient les cadavres, parce que, dans leurs ventres, on trouvait des besants cachés. Ou bien, ils en découpaient la chair en morceaux, et ils la faisaient cuire pour la manger ».
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Au
XVIe siècle, on trouvait des cannibales en Amérique centrale (les Aztèques), en Amérique du Sud (Tupinambas et Tupinikims), et jusqu'au début du XXe siècle en Afrique équatoriale ou dans les îles du Pacifique (Fidji, etc.). Pour tous, manger de la chair humaine était un acte normal.
Les Aztèques mangeaient les victimes des sacrifices au dieu du soleil
Huitzilopochtli.
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Au Moyen-Orient, les Hittites empalaient, avec toute leur famille, les chefs des villes qui se révoltaient contre leur domination, les découpaient vivants en morceaux qu'ils mettaient à cuire et distribuaient au peuple pour frapper de terreur les opposants par la cruauté du supplice.
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Dans Très brève relation de la destruction des Indes, Bartolomé de Las Casas rapporte que certains chefs espagnols, qui s'étaient alliés avec les indigènes pour conquérir le pays, toléraient que ces Indiens traînassent avec eux des prisonniers destinés à nourrir la troupe.
Lorsque les campements étaient installés, une boucherie se mettait en place, et des hommes, femmes et enfants étaient abattus, découpés et vendus comme pourceaux.
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Hans Staden (1525-1576) est un arquebusier allemand qui fut capturé après un naufrage par une tribu Tupi-Guarani pratiquant l'anthropophagie rituelle. De retour en Europe, il écrivit Nus, Féroces et Anthropophages (1557), récit de sa captivité. Son témoignage a inspiré un film intitulé Hans Staden de Luis Alberto Pereira (1999).
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André Thévet, prêtre catholique qui avait accompagné Villegagnon jusqu'à la baie de Rio de Janeiro, est ensuite remonté le long des côtes d'Amérique dans les possessions françaises. Après avoir trouvé des cannibales au Brésil (les Tupinambas), il en a aussi trouvé en Guyane et en Floride.
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Jean de Léry, pasteur protestant qui succéda à Thevet auprès de Villegagnon, rapporte lui aussi les coutumes cannibales des indiens Tupis dans ses écrits.
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Henry B. Parkes dans son livre Histoire du Mexique, préfacé par
Jacques Soustelle décrit ceci : en 1844 lorsqu'il fuyait México le président Antonio López de Santa Anna fut capturé par des indigènes cannibales de la région de Xico dans l'État de Veracruz qui allaient le manger et ne dût son salut qu'à l'intervention opportune de troupes gouvernementales.
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Dans son livre La mêlée sociale,
Georges Clemenceau rapporte qu'à la fin du XIXe siècle, on trouvait sur les marchés d'Afrique équatoriale des individus, hommes et femmes, sur lesquels chacun marquait le morceau qu'il désirait acheter pour manger.
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Lorsque tout était vendu, la personne était abattue, découpée, et les morceaux distribués aux acheteurs. Il ajoute : « Quelles pouvaient être les pensées de ces noirs qui voyaient leurs frères se partager leur futur cadavre ? Sans doute pensaient-ils que la veille encore, ils en faisaient autant. » Il termine : « Si nous apportons avec la civilisation l'interdiction du cannibalisme, n'allons-nous pas les condamner à la famine ? »
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Pour le cannibalisme, j'arrêterai là mes recherches... pas spécialement envie d'aller voir notre époque et les sérial killer...
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Tant qu'a visiter les complexes, il me semble que celui d'Electre est a mettre en parallèle avec celui d'Oedipe.
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Le complexe d'Électre
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est un concept théorique rattaché à la première topique de Freud, destiné à expliquer le développement psychique de la petite fille.
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Il fait pendant au concept de complexe d'Œdipe chez le jeune garçon.
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Carl Gustav Jung l'a nommé « complexe d'Électre » en référence à l'héroïne grecque qui vengea son père Agamemnon en assassinant sa propre mère, Clytemnestre. Freud désignait ce concept par « complexe d'Œdipe féminin » dans ses propres écrits.
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illustration : Oreste dirigé par Électre, gallard59
flickr.com

curiosité de lecture : préhistoire, nos ancètres archaïques

les femmes tuées par Joaquin sont toutes rondes, et le rituel des meurtres semble remonter le temps... jusqu'à la préhistoire... pétroglyphes de sang, graisse, et autres liquides corporels... feu, cannibalisme... Il est également question de gènetique, et de reconstitution.
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ma curiosité de lectrice ce porte donc vers nos ancètres archaïques, histoire de me rafraîchir un peu la mémoire sur cette période. Il semble bien que Grangé ait bien étudié le dossier.
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Deux sites particulièrement intéressants dont sont issus les renseignements suivants :
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illustration : Vénus de Willendorf
L'original a été trouvé en Autriche. La « Vénus de Willendorf », mondialement célèbre, découverte en 1908, fait partie des objets d’art les plus connus de l’homme préhistorique. Le plus grand nombre de ces figurines a été découvert du sud de la Sibérie en passant par l’Ukraine et l’Europe centrale jusqu’en Europe occidentale.
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Il s’agit de représentations féminines (statuettes) en os, ivoire, corne, terre cuite et – comme la « Willendorfoise » - en pierre. Des restes de peinture indiquent que ces « statuettes de Vénus » étaient à l’origine peints de couleur rouge.
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D’un point de vue culturel, ces figurines de Vénus appartiennent aux cultures du paléolithique supérieur du Gravettien, Solutréen, Pavlovien ainsi que de la culture de Kostenki.Elles étaient souvent pointues aux pieds afin de faciler leur plantage dans la Terre certainement lors de rituels.
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Ces statuettes représentent la Déesse archaïque, la première.La Déesse archaïque est aussi la Déesse archétypale, celle qui vit en nous, que certaines femmes ressentent naturellement et certains hommes aussi.
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Pour pouvoir saisir son essence, il faut se connecter aux aspects de la femme les plus primitifs : la féminité, la force morale, la séduction, le côté Yin du Tao, les menstruations, la sexualité, la grossesse, l'accouchement, l'allaitement, la relation à l'enfant, la ménopause etc.
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« Ce système ne se baserait pas sur une discrimination sexuelle, mais sur l'importance accordée au féminin, la femme incarnant la reproduction de l'espèce et son espoir de pérennité dans une dimension temporelle qui n'était pas linéaire comme elle le devint avec le patriarcat, mais circulaire et cyclique où prend naissance le mythe de « l'éternel retour ».


La grande colonisation humaine s’est déroulée en quelques dizaines de milliers d’années à partir d’environ – 100 000 ans.
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Bien longtemps après Homo erectus, Homo sapiens part à la conquête des continents : Asie, Australie, Europe occidentale, recolonisation de l’Afrique et l’Amérique.
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Même après la colonisation de la planète, la population mondiale reste restreinte. Le taux de mortalité infantile devait être énorme ainsi que celui des femmes pendant l’accouchement.
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Les différents groupes emportent avec eux des gènes qui ne sont pas exactement semblables à ceux de la population d’origine.La raison en est simple. Chaque individu possède un patrimoine génétique commun mais il est unique.Sa combinaison génétique spécifique lui vient de son père et de sa mère.Au fil des générations, certains gènes peuvent disparaître et d’autres subsister.
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Plus les siècles passent et plus notre patrimoine génétique s’éloigne de celui de nos ancêtres.
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Les gènes n’expliquent pas tout quant aux différences physiques externes. L’environnement et le climat ont joué un rôle essentiel.
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Un individu blond à la peau blanche est plus sujet au cancer de la peau par fort ensoleillement qu’un individu à peau noire.A l’inverse, une personne à peau noire synthétise moins la vitamine D qui est indispensable pour fixer le calcium dans les os qu’une personne à peau claire.
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Notre organisme en fabrique naturellement sous l’influence des rayons ultraviolets du Soleil. Cela signifie qu’une personne à peau noire qui vit dans une zone peu ensoleillée est plus exposée au rachitisme.
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A partir des recherches génétiques, on peut faire quelques suppositions et penser que lors de la colonisation de la planète, une « sélection » s’est opérée car certaines vulnérabilités provoquaient une plus grande mortalité.Ce n’est bien sûr qu’une hypothèse.
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C’est en 1879 que les première peintures rupestres sont découvertes.
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Devant les gravures de la grotte d’Altamira en Espagne, les préhistoriens restent sceptiques.
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En effet, les peintures sont de véritables fresques artistiques qui leur semblent incompatibles avec les connaissances de ces hommes primitifs.
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En 1940, la grotte de Lascaux permet aux chercheurs d’établir une chronologie des différents styles de l’art préhistorique.
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A cette époque, les paléontologues pensent que les premières grottes ornées datent de – 23 000 ans et qu’il faut attendre – 15 000 ans pour voir apparaître les premières fresques peintes.
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D'autres mystères sur l'art préhistorique reste totalement inexpliqué.
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On peut citer les pétroglyphes anciens retrouvés en Amérique du Nord.
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illustration : Pétroglyphes sur Newspaper Rock State Historic Monument





La préhistoire, les hommes préhistoriques
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En un peu plus de 6 millions d'années les hominidés se sont diversifiés en plusieurs espèces qui ont développé leurs technologies et art respectifs... pour en savoir plus : http://www.hominides.com/html/prehistoire/prehistoire.html
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Homo erectus dérive probablement de Homo habilis.
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Il vivait il y a environ 1,7 à 0.5 millions d'années.
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Ses origines se situent en Afrique de l’Est. C’est le début du quaternaire.
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Cet hominidé va perdurer pendant presque 1,5 millions d’années ce qui est un vrai record.
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Ce nouveau venu va cohabiter avec Homo habilis pendant des centaines de milliers d’années.
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Puis, il va le supplanter et occuper toute l’Afrique.
Homo erectus quitte rapidement l’Afrique et en quelques dizaines de milliers d’années, on le retrouve au Proche-Orient. Par ce chemin, il atteint l’Eurasie.
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Leur stature était proche de la nôtre en plus robuste. Il n’était probablement pas aussi velu qu’on l’imagine. Homo erectus était un excellent marcheur mais aussi un bon coureur.
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Les plus anciennes empreintes d’hominidés datent de 3,75 millions d’années.
La bipédie était alors bien présente mais avec des caractéristiques encore simiesques.
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illustration : Reconstitution Homo erectus. By Ryan Somma
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Homo habilis est apparu en Afrique orientale il y a environ 2,5 millions d’années.
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La stature n’a pas vraiment évolué depuis Australopithecus :
Taille : 1,20 m à 1,60 m pour un poids de 30 à 50 kg
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Crâne épais avec une ébauche de front incliné au-dessus d’importantes arcades sourcilières
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Face moins haute et moins saillante que chez l’Australopithecus
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Leurs dents sont celles d’omnivores : incisives assez grandes et molaires plus petites
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Mais si le squelette général n’a pas beaucoup évolué, par contre, le cerveau a augmenté pour atteindre 610 cm3.
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La savane est devenue plus sèche et moins arborée. La station debout est donc bien maîtrisée. Homo habilis était sans conteste bipède.
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Nous sommes à peu près certains que ce premier homo disposait d’un langage articulé. En effet, les moulages de son crâne montrent les aires de Broca et Wernicke : c’est là que le cerveau fabrique et traduit les mots.
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Il est considéré comme un représentant archaïque d'Homo sapiens Homo sapiens ou l’Homme moderne, c’est-à-dire nous, serait apparu il y environ 200 000 ans.
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Les racines d’Homo sapiens restent encore confuses et sont sans doute à rechercher en Afrique.
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nos origines sont très mal connues et ne se basent que sur des hypothèses.
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On sait seulement qu’entre 100 000 et 30 000 ans, plusieurs espèces d’hommes ont vécu côte à côte en Europe et en Asie.Mais, depuis, il n’en reste qu’une, la nôtre.
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Crâne trouvé dans la grotte de Qafzeh, en Israël.
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L'Homme de Tautavel
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Dans la grotte de l’Arago, à Tautavel (pyrénnées orientales), les Homo Erectus ont fait une halte pendant plus de 300 000 ans.
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Il faut préciser que l'expression homme de Tautavel ne désigne pas un hominidé mais un ensemble de fossiles d'hominidés du genre Homo, datant d'environ 300 à 450 000 ans.
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Il est également à souligner que les paléontologues ne sont pas tous d’accord sur le fait que ces hominidés sont des Homo erectus. Pour eux, il s’agit bien d’une forme européenne d'Homo erectus. Ce sont des anténéandertaliens c’est-à-dire des prédécesseurs de l'Homme de Neandertal en Europe.
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D’autres paléontologues pensent que « l’homme de Tautavel » serait un pré-néandertalien soit un ancêtre direct de l’homme de Neandertal. Ces hominidés seraient à classer chez les Homo heidelbergensis .
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Bâti pour la marche, Homo Erectus, né sans doute au Kenya, il y a environ 1,8 millions d’années, atteint l’Europe, il y a un peu plus d'un million d'années.
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Ses capacités exceptionnelles d’adaptation lui ont permis de vivre partout quel que soit l’environnement. C’est en quelque sorte, le globe-trotter de la préhistoire.
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L'homme de Tautavel est également un Homo Erectus bien qu'une controverse existe à ce sujet. Les hominidés mis au jour à Tautavel figurent parmi les plus anciens restes humains trouvés à ce jour en Europe.
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* Homo Erectus marche la tête bien haute ; sa stature est proche de la nôtre mais en plus robuste.
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Ses membres sont bien proportionnés avec des jambes longues qui font de lui un bon marcheur.Il est souvent représenté avec un torse particulièrement velu mais il est probable que sa peau était plus lisse et foncée.
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Son cerveau cube 1 300 cm3 environ. Il ne fait aucun doute qu’Homo Erectus employait un langage articulé. Ce n’était certes pas un intellectuel mais un homme entreprenant et curieux.
source :
http://www.dinosoria.com/tautavel.htm
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Lucy, l’australopithèque
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La plus connue des australopithèques est sans conteste Lucy. Cependant, cette australopithèque n’est qu’une espèce parmi beaucoup d’autres.L’histoire de l’humanité commence avec les premiers primates qui se sont redressés sur leurs pattes arrière pour devenir bipèdes. C’était il y a 6 à 8 millions d’années, très probablement en Afrique.
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Ce n’est pas une, mais plusieurs espèces d’australopithèques qui occupaient l’Afrique entre – 5 et – 1 million d’années. Beaucoup ont cohabité ce qui a brouillé les pistes.
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A mesure que les fossiles s’accumulent, notre arbre généalogique se complique et devient un véritable labyrinthe.
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Son crâne était aussi développé que celui d’un chimpanzé (370 cm3).
Les australopithèques vivaient en groupe et utilisaient des outils sommaires, tels des galets brisés ou des fragments d’os.
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Ses petites dents à l’émail épais nous ont appris qu’elle préférait manger des feuilles, des fruits tendres, des baies et des insectes.
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A l’occasion, elle se faisait charognard.
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Lucy et les siens vivaient dans une savane peuplée d’éléphants, de gazelles, de rhinocéros ou d’hippopotames. Les prédateurs étaient nombreux et n’hésitaient pas à s’attaquer aux australopithèques.
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la découverte de Toumaï remet tout en cause car les fossiles ne sont pas du bon côté du Rift.
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En effet, Toumaï a été découvert le 19 juillet 2001 par Ahounta Djimdoumalbaye à 2500 kilomètres à l'ouest du Grand Rift.
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Cependant, les restes découverts sont encore insuffisants pour prouver la bipédie.
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Pourtant, le trou occipital et l'usure des canines sont très proches des caractères propres aux hominidés.
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Au total, à fin mars 2002, ce sont des restes fossiles appartenant à au moins cinq Sahelanthropus tchadensis et vivant dans l'actuel désert du Djourab voici environ sept millions d'années qui ont été mis au jour. Ces restes représentent un ensemble de documents scientifiques uniques au monde.
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Sa capacité cranienne, d'environ 350 cm2, est équivalente à celle nos chimpanzés actuels.
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Il est donc beaucoup trop tôt pour rejeter la théorie d’Y.Coppens.
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Actuellement les débats sont vifs entre les découvreurs de Toumaï, d’Orrorin et d’Ardipethecus. Chacun pensant que son fossile se situe au début de la lignée humaine, juste après le dernier ancêtre commun.Mais, une question reste en suspend : est-ce la bipédie qui marque le commencement de notre lignée ?

mercredi 2 septembre 2009

des livres, quoi de mieux pour fêter un an de plus ?

Zut, un an de plus...
chic ! des livres en cadeaux...
2 de la rentrée littéraire et un plus ancien que je n'avais pas encore eu l'occasion de lire...
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illustration ; "la liseuse" de Jane Carpenter,
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La forêt des Mânes de Jean-Christophe Grangé

A Paris, Jeanne Korowa, brillante juge d'instruction à la vie affective désastreuse enquête avec François Taine sur une série de meurtres particulièrement sauvages : démembrements, cannibalisme, et mises en scène macabres.
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Trois plantureuses Vénus atrocement dévorées, trois tableaux sanglants entre rituel et folie.
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Abusant de son autorité, Jeanne fait installer des micros dans le cabinet d'Antoine Féraud, le psychanalyste qui reçoit chaque semaine son ex petit ami, et tombe par hasard sur une séance étrange où un père révèle les pulsions sanguinaires de son fils autiste et son passage à l'acte.
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Autisme, fécondité, préhistoire : trois pistes qui mèneront Jeanne, au Nicaragua, au Guatemala, puis dans les marais argentins. Au terme de sa quête, dans la forêt des Mânes, elle découvrira une vérité qu'on aurait préféré ne jamais connaître.
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Sépharade de Eliette Abécassis

Peut-on échapper à son destin ? A celui qu'on choisit pour vous ? se demande Esther Vital.
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Juive marocaine née à Strasbourg, écrasée par le poids de la tradition et de la famille, mais aussi déchirée par la nostalgie des paradis abandonnés - l'Espagne de Cordoue à Tolède, le Maroc, de Mogador à Fès -, Esther tente de savoir qui elle est, dans l'illusion de la liberté.
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Lorsqu'elle choisit l'amour comme évasion, tout ce à quoi elle pensait avoir échappé la rattrape.
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La veille de son mariage, vêtue de la robe pourpre des promises sépharades, Esther découvre les maléfices du mauvais oeil, et le terrible secret qui la marque...
*
A travers cette quête des origines, Eliette Abécassis explore avec émotion et érudition l'histoire des juifs marocains, depuis l'Inquisition jusqu'à l'époque contemporaine, leurs rivalités, leur culture et leurs croyances. Voici le grand roman du monde sépharade.
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Le syndrome Copernic de Henri Loevenbruck

Un matin d'été ordinaire, trois bombes explosent dans une haute tour du quartier de la Défense. Toutes les personnes qui étaient entrées dans le gratte-ciel périssent dans l'effondrement. Toutes, sauf une.
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Vigo Ravel, quelques minutes avant l'attentat, a entendu des voix dans sa tête qui lui ordonnaient de fuir. Et il a survécu.
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Il comprend alors qu'il détient un secret qui pourrait changer la face du monde. Mais il ne suffit pas de connaître un secret, si grand soit-il. Encore faut-il en comprendre l'origine.
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Qui sont ces hommes qui le traquent ? Quelle énigme se cache derrière le Protocole 88 ? Que signifient les voix que lui seul semble pouvoir entendre ? Il est des mystères qui valent tous les sacrifices. Même celui de l'âme.
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Ce soir je glisse ma petite liste à mon Cromignon de fils... déjà ce livre... et peut-être un ou deux poches...
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illustration : "la liseuse" de Julie Ford Oliver
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Démon de Thierry Hesse
Quelles furent les dernières pensées de Franz et Elena?
C'est la question qui obsède Pierre, après que son père, Lev Rotko, lui a raconté un soir de novembre 2001 ce qu'il lui avait obstinément caché durant des années : le destin de ses parents, Franz et Elena, des Juifs russes assassinés par les nazis, son exil en 1953, et tous les malheurs communs aux êtres pris dans la tourmente de la guerre.
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Pour Pierre, cette révélation est comme une déflagration : la guerre, qu'il connaît bien pour avoir sillonné, en tant que grand reporter, l'Afrique de l'Ouest, fait cette fois effraction dans son histoire intime.
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II veut vraiment connaître Franz et Elena? Alors il lui faut éprouver la vie avec la peur, la vie avec la mort.
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Du jour au lendemain, Pierre part pour Grozny, qui se révèle tragiquement parfaite pour faire l'expérience de l'abandon.
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Et Démon est le roman de cette expérience. Dans ce livre au souffle épique défilent tour à tour le massacre des Juifs d'Ukraine, la mort de Staline, l'attaque des Twin Towers vue par Poutine, un attentat meurtrier dans un théâtre de Moscou.
*
Thierry Hesse transforme notre actualité en histoires. En mettant en scène des dizaines de personnages, de lieux, d'époques, il nous prouve qu'il sait aussi transformer notre Histoire en roman, comme avant lui Tolstoï ou Vassili Grossman.

vendredi 30 janvier 2009

curiosité de lecture : miserere de Jean-Christophe Grangé

Tellement de thèmes abordés dans ce livre, que pour le moment je n'irais pas plus loin. Mais le syndrome de Peter Pan, l'histoire de Gilles de Rais feront probablement d'autres articles un peu plus tard.

Personnage de la mythologie grecque, Pan (en grec ancien Πάν / Pán, « tout ») est le dieu de la totalité, de la Nature toute entière.
Il est souvent identifié à Phanès ou Protogonos.
Au cœur de la tradition orphique, il en est le dieu unique.





Pan est le protecteur des bergers et des troupeaux (représentant symboliquement la Nature).
Il est généralement représenté avec des pieds de bouc et des cornes contrairement aux [[centaure] (hommes chevaux) avec lesquels il est souvent confondu: en effet eux sont représentés de manière plus humaine. Ils sont identifiables par leur barbe et leurs cheveux hirsutes, des oreilles pointues d'équidés, une longue queue chevaline et leur sexe est généralement en érection — attributs que le temps humanisera.

L’
Hymne homérique qui lui est consacré le nomme fils d'Hermès et d'une nymphe, fille de Dryops.
Il naît ainsi sur le mont Cyllène, en Arcadie. Devant son apparence monstrueuse, sa mère s'enfuit, mais le père porte son fils sur l'Olympe, où tous les dieux se réjouissent de le voir. Selon l'auteur, ce serait l'origine de son nom.
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Selon d'autres légendes,
il passait pour le fils de Zeus et de Callisto ou de Zeus et de la nymphe Thymbris, ou encore de Zeus et d'Hybris, la déesse de la Démesure.
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Enfin, suivant des récits postérieurs à l'Odyssée,
Pan est plutôt considéré comme le fils d'Hermès par Pénélope qu'Ulysse aurait répudiée en raison de son infidélité, ou bien comme celui qu'elle conçut après avoir cédé successivement à ses cent-huit prétendants.
Pour concilier ces différentes variantes, Nonnos de Panopolis imagina l'existence d'une quinzaine de Pan différents, les uns issus du Pan primordial, alors considéré comme le fils de la nymphe-chèvre Amalthée et le frère de lait de Zeus, les autres nés d'Hermès par les nymphes Sosé et Pénélope.
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Selon
Ovide (Métamorphoses, XI),
Pan défie Apollon dans un concours musical jugé par Tmolos, roi lydien, finalement remporté par le dieu lui-même (le concours, avec notamment la présence de Midas, peut être rapproché de celui qui oppose Apollon et Marsyas).
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Pan est présenté comme le dieu de la foule, et notamment de la
foule hystérique, en raison de la capacité qui lui était attribuée de faire perdre son humanité à l'individu paniqué, et de déchirer, démembrer, éparpiller son idole. C'est l'origine du mot « panique », manifestation humaine de la colère de Pan.
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Si l'on attribue à Pan des comportements peu bienveillants, il faut faire abstraction des attentions qu'il portait aux bergers et à leurs troupeaux dont il était naturellement le protecteur.
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Le
christianisme s'inspira sans doute de l'apparence de ce dieu très populaire, et le « diabolisa » pour lutter contre le paganisme et toute autre tradition religieuse qui résistait à son implantation.
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C'est pan qui fournit les chiens de la meute d'Artémis.
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Ses amours


La nymphe Syrinx se transforma en roseaux pour échapper à son désir. Comme le vent de son souffle faisait gémir les roseaux, en hommage, Pan confectionna un instrument de musique auquel il donna le nom de syrinx, connu sous celui de flûte de pan.
illustration : Pan et Syrinx, par Nicolas Poussin (1637)
La nymphe Écho dont la voix merveilleuse rendait tout homme amoureux. Pan la rattrapa et l'éparpilla sur toute la Terre. Il n'en reste que l'écho, pâle imitation et une fille, Lynx, qu'Héra, pour la punir d'avoir favorisé les amours de Zeus avec Io, métamorphosa en statue de pierre ou en un oiseau utilisé dans les conjurations amoureuses, le torcol.
illustration : Écho et Narcisse, Nicolas Poussin, v. 1629-1630, musée du Louvre



Le berger de Sicile
Daphnis, amant de Pan.
illustrations : Haut-relief de Pan, Palais Neuf (Rome)

Séléné (personnification de la Lune), qui se laissa séduire en acceptant un troupeau de bœufs blancs.

illustration : Séléné entourée des Dioscures ou de Phosphoros (l'étoile du matin) et Hespéros (l'étoile du soir), autel de marbre du IIe siècle trouvé en Italie, musée du Louvre

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La
nymphe Euphéné, qui lui donne un fils, Crotos, devenu la constellation du sagittaire.
Ainsi, Syrinx pourchassée par envie s'échappa et fut rassemblée post mortem (et ainsi rattrapée), alors qu'Écho pourchassée par jalousie fut rattrapée puis éparpillée dans la mort (et ainsi disparut).

Le mythe de Pan concentre toute la dualité de l'imitation : désir/jalousie, rassembler/éparpiller, présence/absence.
sources : wikipédia et divers