Affichage des articles dont le libellé est challenge-tour-du-monde. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est challenge-tour-du-monde. Afficher tous les articles

dimanche 3 octobre 2010

Sebastian Barry - Le testament caché

une lecture challengesque...
challenge Tour du mondel'Irlande



Editeur : Losfeld (Editions Joëlle) (3 septembre 2009)
ISBN-10: 207078763X

Le testament cachéLe testament caché figurait sur la shortlist du Man Booker Prize 2008, et a obtenu le prix Costa Book of the Year cette même année. Il a également décroché en 2009 le prix Hughes and Hughes Irish Novel of the Year.

L'Irlande et le côté sombre de son histoire... le rôle de l'Église catholique... et l'enfermement dans des asiles de femmes jugées coupables... écrit sous la forme du journal de Roseanne et de celui du psychiatre...

Un nouvel asile doit être reconstruit a Roscommon, et il y aura moins de places... le docteur Grene va devoir réévaluer ses patients et voir qui doit rester et qui doit retrouver sa liberté... Mais combien vont pouvoir vivre seul après des décennies de mise à l'écart ?

note 4 octobre

Arrivée page 135... le docteur Grene est devenu veuf... Roseanne poursuit son journal, nous en savons plus sur son enfance, nous découvrons les débuts de sa vie de femme... la mort de son père, suicidé par pendaison, la folie de sa mère..

Cela me fait penser à "Le martyre des Magdalènes : Une enquête de Jack Taylor" de Ken Bruen... Si vous avez vu le film de Peter Mullan, The Magdalene sisters, sorti en France en 2003, vous savez combien les conditions de vie des jeunes femmes condamnées par l’église et leurs familles à être prisonnières du brutal Asile Magdalène, en Irlande, étaient atroces. Elles y étaient enfermées pour y expier des crimes tels qu’être belle, ou simple d’esprit, ou victime d’un viol. Elles y lavaient leurs « péchés » en travaillant comme blanchisseuses sous la surveillance de sœurs à l’incroyable cruauté.

lecture terminée le 6 octobre

Franchement ravie d'avoir lu ce livre, bien que l'on se doute pratiquement dès le début du "coup de théâtre", mais cela ne nuit absolument pas à l'intrigue de l'histoire. Franchement un très bon roman, plein de sensibilité.

.
présentation de l'éditeur

Roseanne McNulty a cent ans ou, du moins, c'est ce qu'elle croit, elle ne sait plus très bien. Elle a passé plus de la moitié de sa vie dans l'institution psychiatrique de Roscommon, où elle écrit en cachette l'histoire de sa jeunesse, lorsqu'elle était encore belle et aimée.
L'hôpital est sur le point d'être détruit, et le docteur Grene, son psychiatre, doit évaluer si Roseanne est apte ou non à réintégrer la société. Pour cela, il devra apprendre à la connaître, et revenir sur les raisons obscures de son internement.
Au fil de leurs entretiens, et à travers la lecture de leurs journaux respectifs, le lecteur est plongé au coeur de l'histoire secrète de Roseanne, dont il découvrira les terribles intrications avec celle de l'Irlande.
A travers le sort tragique de Roseanne et la figure odieuse d'un prêtre zélé, le père Gaunt, Sebastian Barry livre ici dans un style unique et lumineux un roman mystérieux et entêtant.
Morceaux choisis

* Je me sens écartée de ma tâche. C'est sans doute bizarre d'essayer d'écrire ici ma vie inutile et de résister à la plupart des questions que me pose le docteur Grene. Il serait probablement ravi de lire ceci, ne serait-ce que pour alléger sa propre tâche. Eh bien, quand je serai morte et si quelqu'un pense à regarder sous la latte du plancher, il trouvera ces feuilles. Cela ne me gêne pas qu'il les lise du moment qu'il ne me pose pas [... ]

* J'ai jadis vécu au milieu des hommes et je les ai trouvés dans l'ensemble cruels et froids, et pourtant je pourrais citer les noms de trois ou quatre d'entre eux qui étaient des anges.

Sebastian Barry

Poète, dramaturge et romancier, Sebastian Barry s'est affirmé à partir des années 1990 comme une plume majeure de la littérature irlandaise contemporaine. Révélé grâce à sa pièce'The Steward of Christendom', l'écrivain y dévoile d'ores et déjà les thèmes et les interrogations qui parcourront l'ensemble de son oeuvre. Inspiré par la vie de son arrière-grand-père, ancien chef de la police à Dublin, ce drame évoque la guerre anglo-irlandaise et les conflits fratricides qui bouleversent les années 1910 et 1920 en Irlande.


Détails sur le produitL'oeuvre romanesque de Barry poursuit cette réflexion, notamment 'Un long long chemin', paru en France en 2006, qui évoque le parcours d'un soldat irlandais engagé pendant la Première Guerre mondiale.


Au-delà des clichés et des a priori, Sebastian Barry tâche de faire la lumière sur un passé enfoui et méconnu, un travail de mémoire qui prend à nouveau forme et chair dans le roman 'Le Testament caché', publié en France en 2009.- Evènements


quelques autres lecteurs :

http://www.biblioblog.fr/post/2009/11/26/Le-testament-cach%C3%A9-Sebastian-Barry

http://abrideabattue.blogspot.com/2010/03/le-testament-cache-de-sebastian-barry.html

http://www.armande22.com/article-le-testament-cache-45240187.html

http://blog.elle.fr/des-pages-et-des-petales/le-testament-cache-de-sebastian-barry/

http://www.cathulu.com/archive/2009/11/23/le-testament-cache.html


Revue de presse

Logo telerama.frLe destin d'une centenaire rejoint l'histoire tragique de l'Irlande. Envoûtant.

Dès les premières pages, l'aimantation prend au ventre, trouble et magique, comme dans les plus beaux romans d'enfance. « Personne ne sait que j'ai une histoire », griffonne Roseanne, centenaire internée dans un hôpital psychiatrique, ajoutant : « Je ne suis plus qu'une chose laissée pour compte, un reste de femme, un sac de peau et d'os, et je suis assise dans ma niche comme un rouge-gorge muet - non, comme une souris morte sous la pierre. »

Avec une telle clairvoyance d'esprit, une telle distinction d'âme, que fait cette vieille dame à l'asile de Roscommon, maison à l'abandon dont les lattes disjointes du parquet se sont transformées en bibliothèque secrète pour abriter les écrits qu'elle couche nuit et jour sur du papier recyclé ? Tapi dans l'ombre de la chambre de cette pensionnaire oubliée, un psychiatre tente de percer ce mystère. C'est le Dr Greene, veuf inconsolable, « la tête bourrée de chagrin comme une grenade avec ses pépins rouges ». Leur dialogue de sourd se meut en complicité silencieuse, par la grâce de l'alternance des voix, qui se heurtent et se fuient, pour dessiner ensuite une même mélodie exigeante et céleste. Comme Camille Claudel ou Adèle Hugo, Roseanne est propulsée par la douleur dans des sphères inexplorées de la pensée, où l'acuité aux autres est reine, dans toute sa brusquerie. Peuplée d'êtres ésotériques malfaisants et d'anges déchus en quête de réhabilitation, son existence se déroule sous la plume consolante de Sebastian Barry, écrivain de brume et de lumière.

Méconnu en France mais acclamé en Irlande, cet auteur quinquagénaire renouvelle un genre prisé dans son pays : la littérature dansante et écorchée, sauvant de la noyade les destins individuels engloutis par l'histoire nationale. Derrière cette folle chronique d'une existence ahurissante, où les plumes et les enclumes font la course dans le ciel, où les vaches lâchent des bouses de terreur devant le pistolet qui les menace, où les motards sautent par- dessus les murs comme des mouettes en plein vent, c'est tout un siècle d'Irlande qui révèle le véritable nerf de la guerre : la transmission. D'un formidable suspense souterrain,Le Testament caché est un livre sur la mécanique des fluides humains, sur l'inévitable imbrication des êtres, « cette étrange responsabilité qu'on ressent envers les autres quand ils parlent, ce besoin de leur offrir le réconfort d'une réponse. Pauvres humains ! ».Marine Landrot - Telerama n° 3112 - 05 septembre 2009

Le roman irlandais :

Bien que les épopées de l’Irlande celte étaient écrites en prose et non en vers, la plupart des gens considéreraient probablement que la fiction irlandaise commence au xviiie siècle avec les œuvres de Jonathan Swift (notamment Les voyages de Gulliver) et Oliver Goldsmith (avec Le vicaire de Wakefield).

De nombreux romanciers irlandais émergent au xixe siècle avec entre autres : Maria Edgeworth, John Banim, Gerald Griffin, Charles Kickham, William Carleton, George Moore etSomerville and Ross. La plupart de ces écrivains venaient des classes irlando-anglaises dirigeantes et leurs écrits finirent par être appelés novels of the big house. Carleton était une exception avec ses histoires de la paysannerie irlandaise montrant la vie de l’autre côté du fossé social. Bram Stoker, l’auteur de Dracula, était aussi en dehors de cette tradition.

George Moore passa le début de sa carrière à Paris et fut l’un des premiers à utiliser les techniques des romanciers réalistes français en anglais. Il peut être considéré comme l’un des précurseurs du romancier irlandais le plus célèbre du xxe siècle, James Joyce. Joyce est souvent désigné comme le père du genre littéraire stream of consciousness (monologue intérieur) qui est le mieux représenté dans son roman le plus connu, Ulysse. Joyce a aussi écrit Finnegans Wake, Les Gens de Dublin ainsi qu’un récit semi-autobiographique Portrait de l'artiste en jeune homme. Le style très moderniste de Joyce a eu une grande influence sur la génération suivante d’écrivains irlandais qui comprend notamment Samuel Beckett, Brian O’Nolan qui a écrit sous le nom de Flann O'Brien, et Aidan Higgins. O’Nolan était bilingue et ses romans portent clairement la marque de la tradition irlandaise notamment dans la qualité de la narration d’histoires et le mordant de ses satires.

Le big house novel continua à se développer au xxe siècle et le premier roman de Aidan Higgins, Langrishe, Go Down est un exemple expérimental du genre. Des œuvres plus conventionnelles ont été écrites par Elizabeth Bowen et Molly Keans (publiant sous le nom de M. J. Farrell).

Avec l’avènement de l’État libre d’Irlande et de la République d’Irlande, de plus en plus de romanciers des couches dites populaires font leur apparition. Ces auteurs décrivent souvent les vies des classes pauvres ou moyennes et des petits fermiers. À cette catégorie appartiennent des auteurs qui vont de Brinsley McNamara à John McGahern.

Les nouvelles étaient aussi très populaires parmi les auteurs irlandais. Frank O'Connor et Sean O'Faolain font partie des novellistes célèbres. wikipédia


Liste d'écrivains irlandais


http://www.
guide-irlande.com/php/litterature-irlandaise-fr.php

http://www.terresceltes.net/-La-litterature-irlandaise-.html

http://www.arbre-celtique.com/approfondissements/legendes/litterature.php

curiosité de lectrice :

La reine Medb (ou Reine Maeve)

La reine Medb (aussi appelée reine Maeve ou Maëve) est un personnage issu de la mythologie irlandaise. Haute symbole de la royauté, elle incarne la souveraineté et l'ambition. Le principal écrit qui évoque son personnage est "La razzia des vaches de Cooley" (Táin Bó Cúailnge), dans lequel elle lance son armée à l'assaut d'un taureau, et affronte le valeureux Cúchulainn.

Histoire de la reine Medb

la Reine Medb ou MaeveD'après la mythologie, la reine Medb est l'épouse du roi Ailill. Les écrits la décrivent comme une femme ivre de pouvoir, aimant affirmer sa supériorité sur son peuple par ses richesses et ses ambitions. Celle-ci s'avère d'ailleurs être une femme de grand courage, fine stratège, et grande guerrière.

Dans l'écrit mythologique de "La razzia des vaches de Cooley" (Táin Bó Cúailnge), elle se dispute d'ailleurs avec son roi por faire valoir sa suprématie sur son sépoux. Celle-ci avance posséder bien plus de biens et de richesses qu'Ailill..

Or, ce dernier semble posséder un magnifique taureau blanc, et Medb ne semble pas en posséder un pareil.

Furieuse, elle lance alors une expédition pour s'emparer d'un magnifique taureau brun à Cooley (dit le Brun de Cúailnge), appartenant à un noble d'Ulster nommé Däre. Celui-ci refuse d'ailleurs de le lui céder, et Medb envoie toute son armée et les arnées des autres provinces d'Irlande pour se l'octroyer par la force. L'armée se heurte alors au guerrier Cúchulainn, qui, aidé des Ulates d'Ulster, parviendra à tenir en échec la reine Medb.

Les écrits racontent qu'elle se vengera bien plus tard de Cúchulainn, en demandant à 3 sorcières de l'empoisonner pour l'affaiblir. Bien que ce dernier parvint à décapiter les 3 sorcières, celui-ci fut cependant assassiné par Lugaid, un soldat de la reine Medb, d'un javelot qui lui transperça la poitrine.- source : http://www.guide-irlande.com/php/mythologie-irlandaise-reine-medb-maeve-fr.php

tout ce que l'on découvre du sommet de Knocknarea - montagne haute de 452 mètres, coiffée d'un énorme tumulus de 10 mètres de haut et 55 mètres de large ...

Carte Sligo Nord Ouest
Knocknarea
Tombeau de la
Reine Maeve, un des hauts lieux de mythologie Irlandaise, situé au coeur
de la région Connacht,
à quelques km de Sligo.

samedi 18 septembre 2010

Loevenbruck Henri - Les cathédrales du vide (challenges)

Pour ce livre, 3 challenges...
Les Cathedrales du Vide
Où n

ous retrouvons donc Ari Mackenzie, et ses complices Iris Michotte et Krysztov Zalewski. Leur précédente enquête ayant été classée secret défense, ils ont dû se faire une raison et abandonnée celle-ci non résolue.


Ari traîne sa mélancolie et sa dépression de bistrot en bistrot, mais l'aventure le rattrape bientôt, son appartement et ceux de ses amis viennent d'être visités le même jour, et bien que rien n'ai disparu chez aucun d'entre eux... sans compter qu'il vient d'être contacté par un agent secret européen qui cherche a lui faire quitter la police française pour

le SitCen ...

Au fil de ma lecture... 19 septembre 2010

Arrivé page 156... autant j'ai adoré "le testament des siècles" autant je peine à lire celui-ci... heureusement, il me reste quelques curiosités de lectrice a satisfaire...

20 septembre...lecture terminée... bon, et bien déçue par cette suite... espérons que son prochain thriller ésotérique sera plus passionnant... je vais attendre un peu avant de me lancer dans la triologie "gallica"...

Editeur : FLAMMARION LETTRES (7 octobre 2009)
ISBN-10: 2081221683
Thriller ésotérique de 336 pages

Une mystérieuse cathédrale gothique perdue au milieu de la jungle équatorienne,

Un manuscrit oublié de Nicolas Flamel, des meurtres inexplicables...

Sous couvert de protection de l’environnement, une organisation internationale opaque met la main sur plusieurs régions du globe. Leur motif réel ? Un secret enfoui dans le cœur de la terre depuis la nuit des temps et dont la découverte pourrait bouleverser l’avenir géopolitique de la planète.


Alerté par une série de disparitions inexpliquées, Ari Mackenzie, pourtant retiré des Renseignements Généraux, décide de mener l’enquête. Se pourrait-il qu’il y ait un lien entre les recherches clandestines de cette étrange organisation internationale et les découvertes mystérieuses de Nicolas Flamel, le célèbre alchimiste du XIVème siècle ?


Malgré lui, le commandant Mackenzie est à nouveau confronté à une affaire singulière. La plus dangereuse de sa carrière, sans doute. La dernière, peut-être.

Il y est question de l'alchimiste Nicolas Flamel, du mythe de la terre creuse, de de Villard de Honnecourt, de Summa perfectionis (titre d'un ouvrage du Pseudo-Geber). Et le lecteur sera aussi sans doute intrigué par les références à la Table d'Emeraude d'Hermès Trismégiste ou au monade hiéroglyphique du mathématicien et occultiste John Dee

Asie : ?
Afrique : ?
Europe : France - Les Cathedrales du Vide de Henri Loevenbruck
Amérique : ?
Océanie : ?

Détails sur le produitil s'agit de la suite de "Le Testament des siècles"
Des meurtres en série.
Une société secrète surgie du passé.
Les pages mystérieusement disparues d’un célèbre manuscrit du XIIIème siècle…
Ari Mackenzie, analyste atypique et controversé de la Direction Centrale des Renseignements Généraux, est confronté à une mystérieuse série de meurtres…
Le célèbre carnet de Villard de Honnecout, manuscrit du XIIIème siècle conservé à la Bibliothèque Nationale, contient-il un secret susceptible de provoquer une telle violence ? Et quel est le lien des Compagnons du Devoir avec ce mystère oublié du moyen-âge ?
Dans l’ombre, un groupe occulte semble vouloir retrouver les pages disparues du manuscrit pour mettre en œuvre un plan qui pourrait changer à jamais le destin de l’espèce humaine. Car ce carnet cache peut-être l’un des plus anciens secrets de l’Humanité. En quête de vérité, Ari découvrira pourtant que le véritable secret n’est peut-être pas celui qu’on croit…

Henri LoevenbruckPour en savoir plus sur l'auteur :

Curiosité de lectrice... coup d'oeil sur wikipédia

La Table d’émeraude (Tabula Smaragdina en latin) est un des textes les plus célèbres de la littératurealchimique et hermétique. C’est un texte très court, composé d'une douzaine de formules allégoriques et obscures, dont la célèbre correspondance entre le macrocosme et le microcosme : « Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ». Selon la légende, elle présente l’enseignement de Hermès Trismégiste, fondateur mythique de l'alchimie, et aurait été retrouvée dans son tombeau, gravé sur une tablette d’émeraude. La plus ancienne version connue se trouve en appendice d’un traité arabe du vie siècle. Traduite en latin au xiie siècle, elle fut commentée par de nombreux alchimistes au Moyen Âge et surtout à la Renaissance. Après le discrédit scientifique de l'alchimie et le développement de la chimie moderne au xviiie siècle, elle a continué à fasciner occultisteset ésotéristes.

Aux xve et xvie siècles, des versions en vers apparaissent, dont un sonnet anonyme remanié par le poète alchimiste Clovis Hesteau de Nuysement dans son Traittez de l'harmonie, et constitution generalle du vray sel, secret des Philosophes, & de l'esprit universel du monde (1621) :

Traité du vray sel - Nuysement.jpeg

C'est un point assuré plein d'admiration,
Que le haut & le bas n'est qu'une même chose :
Pour faire d'une seule en tout le monde enclose,
Des effets merveilleux par adaptation.

D'un seul en a tout fait la méditation,
Et pour parents, matrice, & nourrice, on lui pose,
Phœbus, Diane, l'air, & la terre, où repose,
Cette chose en qui gît toute perfection.

Si on la mue en terre elle a sa force entière :
Séparant par grand art, mais facile manière,
Le subtil de l'épais, & la terre du feu.

De la terre elle monte au ciel, & puis en terre,
Du Ciel elle descend, recevant peu à peu,
Les vertus de tous deux qu'en son ventre elle enserre.


Hermès Trismégiste (qui signifie « Hermès trois fois très grand », en grec) est un personnage mythique de l'antiquitégréco-égyptienne, auquel ont été attribués un ensemble de textes appelés Hermetica, dont les plus connus sont le Corpus Hermeticum, recueil de traités mystico-philosophiques, et la Table d'émeraude.

Les Grecs donnent le nom de leur dieu Hermès à la divinité égyptienne Thot, dont le culte se tient en Moyenne-Égypte à Khemenou qui devient Hermopolis Magna. Cette assimilation devient officielle sous les Ptolémées, comme en témoigne le décret de l'assemblée des prêtres égyptiens gravé sur la célèbre Pierre de Rosette (-196)1.

Deux fonctions du dieu Thot se retrouveront dans la figure d'Hermès Trismégiste : celle de rassembleur (il aide Isis à rendre vie aux membres d'Osiris), et celle de mainteneur (c'est lesecrétaire des Dieux)2. Par ailleurs pour l'historien grec du ive siècle av. J.-C. Hécatée d'Abdère, c'est l'inventeur de l'écriture, de l'astronomie, de la lyre, de la culture de l'olivier...

Il y a pendant la période hellénistique un glissement d'un dieu à un personnage mythique. Vers -200, le juif Artapan assimile Thot-Hermès à Moïse, et s'inspirant d'Hécatée, en fait celui qui « enseigna aux Égyptiens la navigation, les grues pour élever des pierres, les armes, les pompes à eau, les machines de guerre, la philosophie ».


Jâbir ibn Hayyân (né en 721 (?) à Tous en Iran - mort en 815 à Koufa en Irak), de son nom complet Abu Musa Jâbir ibn Hayyân Al-Azdi (أبو موسى جابر بن حيان الأزدي), était un alchimiste musulman chiite d'origine perse ou arabe selon les sources. En France, il est surtout connu sous la forme latinisée de son nom : Geber. Il est considéré comme un des précurseurs de la chimie pour avoir été le premier à pratiquer l'alchimie de manière scientifique.

Jâbir est né autour de 721 à Tous dans la province du Khorassan. Il est le fils d'un apothicaire de la tribu des Azd qui fut exécuté pour avoir conspiré contre le califat des Omeyyades. Jeune homme, Jâbir fut envoyé en Arabie pour étudier le Coran et lesmathématiques. Il devient ensuite le disciple du célèbre sixième imam chiite Jafar as-Sadiq. Il vécut la quasi totalité de sa vie àKoufa en Irak. Malgré ses inclinations au mysticisme (il fut appelé al-Sufa) et à la superstition, il reconnut clairement et proclama l'importance de l'expérimentation : « La première chose essentielle en alchimie, c'est que vous devez effectuer des travaux appliqués et des expériences, car celui qui n'effectue pas de travail appliqué et d'expérience n'atteindra jamais les plus hauts degrés de la connaissance. » Ses travaux constituèrent des avancées significatives à la fois sur les plans théoriques et expérimentaux.

Ses livres influencèrent nettement les alchimistes européens et justifièrent leur quête de la pierre philosophale, Lapis Philosophicus. On lui attribue la paternité d'un grand nombre d'équipements de laboratoire de chimie et de procédés maintenant courants ainsi que la découverte de substances chimiques, tels que l'acide chlorhydrique et l'acide nitrique, la distillation et lacristallisation, qui devinrent les fondements de la chimie et du génie chimique modernes.


La discontinuité de Mohorovičić, abrégée Moho, est la limite entre la croûte terrestre et le manteau supérieur de la Terre. Entre la croûte continentale, ayant une épaisseur moyenne de 35 kilomètres (allant jusqu'à 75 km sous les chaînes montagneuses récentes) et la croûte océanique d'une épaisseur moyenne de 6 kilomètres, le Moho est en moyenne situé à 43 kilomètres de profondeur, avec d'importantes variations.

Cette discontinuité a été détectée pour la première fois en Croatie en 1909 par Andrija Mohorovičić, qui lui donna son nom. Elle est mise en évidence par une accélération brutale desondes sismiques, les ondes primaires passant de 7 à 8 km/s. Cette accélération s'explique par un changement du milieu de propagation (en particulier la densité et la minéralogie changent), qui implique une réfraction, la croûte étant constituée majoritairement de basaltes si elle est océanique ou de granites si elle est continentale, alors que le manteau est fait depéridotite. C'est donc une discontinuité physico-chimique.

Depuis les années 1960, de nombreux projets de forage ont été entrepris afin d'atteindre le Moho, à commencer par le Mohole, projet américain de 1967-1968 qui espérait atteindre le Moho au travers de la croute océanique près d'Hawaï, sous 4500 mètres d'eau (sans succès). En 1968, le projet JOIDES a tenté la même chose près du littoral du Mexique, mais le projet fut abandonné.

Le forage sg3, premier projet à tenter d'atteindre le Moho à travers le continent est un projet russe commencé en 19701. Aucun de ces projets n'a réussi, bien qu'en 1989, le projet russe en soit arrivé à forer à plus de 12 km de profondeur. L'Allemagne avait également commencé un tel projet en Bavière qui prévoyait d'atteindre le Moho en 1996 (abandonné depuis).