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vendredi 28 novembre 2008

Les sept Prix littéraires réunis sur un même plateau

Les passionnés de livre seront ravis !

Le vendredi 28 novembre prochain, dès 18h30, Jean-PierreElkabbach proposera une émission Spéciale Prix Littéraires, sur Public Sénat.

Seront réunis pour la première fois sur un même plateau (installé dans l'annexe de la Bibliothèse Médicis), les sept lauréats des prix littéraires :

Prix Renaudot, Tierno Monénembo (Le roi de Kahel),

le Prix Médicis, Jean-Marie Blas de Roblès (Là où les tigres sont chez eux),

l'Interallié, Serge Bramly(Le premier principe, le second principe),

le Prix Femina, Jean-Louis Fournier (Où on va papa ?),

le Prix 1er roman, Thierry Dancourt (Hôtel de Lausanne),

le Grand prix du roman de l'Académie française, Marc Bressant (La dernière conférence),

ainsi que le Goncourt des lycéens, Catherine Cusset (Un brillant avenir).

A noter que l'émission sera rediffusée le samedi 29 novembre (à 13h et 21h), le lundi 1er décembre (à 7h30) ainsi que le mardi 2 décembre à 12h...
source : http://www.toutelatele.com/article.php3?id_article=13587
illustration : de B.Milner

vendredi 31 octobre 2008

La bataille des prix littéraires a déjà commencé

LEMONDE.FR 31.10.08 14h55

Après un premier round, le Grand prix de l'Académie française decerné, jeudi 30 octobre, à Marc Bressant pour La Dernière conférence (éd. de Fallois), la bataille des prix littéraires va débuter lundi 3 novembre avec la remise du prix Femina.

Notamment pour le trio GalliGrasSeuil (entendez Gallimard, Grasset et Le Seuil) qui depuis de longues années s'arroge la part du lion.



Femina.

Si Gallimard brille par son absence, l'une de ses filiales pourrait bien décrocher le prix du roman français par l'entremise de Dominique Mainard (éd. Joëlle Losfeld) annoncée comme l'une des favorites avec Anne Serre (Mercure de France).

Grasset, de son côté, est en position de force sur le roman étranger (deux titres sur cinq sélectionnés) et semble bien parti pour remporter le prix avec Sandro Veronesi et Chaos calme.
Médicis.

Un titre qui d'une certaine manière pourrait illustrer le prix dont on célèbre cette année le cinquantième anniversaire.

A cette occasion, le Médicis a décidé de s'émanciper du Femina, qui était remis jusqu'alors le même jour.

Le jury proclamera ces prix trois jours plus tard, le 5 novembre. D'ores et déjà, dans la catégorie "roman français", un écrivain se détache très largement : Jean-Paul Enthoven, éditeur et auteur chez Grasset.
Renaudot.

Si pour le Médicis, les jeux semblent être faits, à l'inverse la plus grande incertitude règne pour le Renaudot, décerné le 10 novembre, comme le Goncourt.

Si ce n'est qu'on peut déjà annoncer qu'un homme sera récompensé... puisque toutes les femmes ont été éliminées.

Ce qui a profité à Martin Page, entré sur la dernière liste grâce à J.-M. G. Le Clézio.

Reste que Martin Page devra croiser les doigts pour que son "parrain" soit présent aux délibérations. En effet, à la suite de la polémique déclenchée en 2007 après les votes par téléphone de Le Clézio pour Daniel Pennac, les nouveaux statuts stipulent que seuls les votes des jurés présents lors des délibérations seront pris en compte.

Outre Martin Page édité par L'Olivier, sa filiale, le Seuil peut compter sur Tierno Monénembo ou Olivier Rolin.


Goncourt.

Olivier Rolin devrait également se maintenir, selon toute vraisemblance, sur la dernière liste du Goncourt avec Michel Le Bris (Grasset), Catherine Cusset (Gallimard), Jean-Marie Blas de Roblès (Zulma) et Atiq Rahimi (POL).

Sauf surprise de dernière minute, la bataille pour le Goncourt s'annonce rude entre les trois éditeurs et leurs candidats. Notamment Michel Le Bris dont la cote semble fléchir à quelques encablures de l'arrivée ; Olivier Rolin parti avec le handicap d'avoir obtenu le prix Femina en 1994, et Catherine Cusset.

Si cette dernière venait à disparaître de la dernière liste, Gallimard garde un atout dans sa manche avec Atiq Rahimi publié par sa filiale POL.

A moins que le jury ne préfère mettre tout le monde d'accord en couronnant un petit éditeur, et donc Jean-Marie Blas de Roblès.

Les autres prix.

Dès lors, à défaut de Goncourt, GalliGrasSeuil, mais aussi Flammarion et Actes Sud, peu présents cette année sur les listes, se tourneraient vers quelques lots de "consolation" tel :


le prix de Flore,

remis le 6 novembre, qui pourrait voir couronner Pierric Bailly (POL) ou Philippe Vilain (Grasset) ;

le prix Décembre

(remis le 12 novembre) dans lequel Denis Podalydès (Mercure de France) et Mathias Enard (Actes Sud) sont donnés favoris ;

ou encore le prix Interallié,

dernière récompense, le 18 novembre, où figurent en bonne place Michel Le Bris (Grasset), Dominique Jamet (Flammarion) et Benoît Duteurtre (Gallimard).
Christine Rousseau

jeudi 2 octobre 2008

Un prix littéraire en moins pour ne pas fâcher Sarkozy




Le CRAN, le Conseil représentatif des associations noires, a décidé de ne pas décerner de prix littéraires lors des Trophées des Arts afro-caribéens qui seront décernés ce mardi 23 septembre.

A l’origine de la décision : la pression des organisateurs de l’événement pour exclure de la sélection un livre intitulé L’Afrique répond à Sarkozy : contre le discours de Dakar, de Boubacar Boris Diop (éditions Philippe Rey).

Le Cran affirme que France Télévision qui doit retransmettre la remise des prix début octobre s’est opposé à ce qu’un ouvrage ouvertement anti-Sarko puisse être primé, sous peine de non-diffusion.

Étonnant, non ?






Boubacar Boris Diop a suivi des études supérieures de philosophie, de littérature et de journalisme au Sénégal. Il intervient en tant que « visiting professor » dans différentes universités en Afrique, aux Usa, au Liban, au Canada et en Europe. Il anime par ailleurs de nombreux ateliers d'écriture, au Sénégal, au Mali, au Niger et au Burkina Faso.

Ancien Directeur de publication du mensuel d"analyses Démocratie et du quotidien indépendant d’information générales Le Matin, il collabore aujourd’hui à de nombreuses revues (la Neue Zürcher Zeitung, Le Monde diplomatique, Internazionale).

Membre du Forum social africain, il a participé à ce titre au Forum social mondial de Porto Alegre en 2003.

Il est l’auteur de nombreux ouvrages, notamment :

Thiaroye terre rouge (théâtre, L’Harmattan, 1981),
Les tambours de la mémoire (roman, Nathan, 1987, et L’Harmattan 1990),
Le Cavalier et son ombre (roman, Stock, 1997),
Murambi, le livre des ossements (roman, Stock, 2000),
Négrophobie (essai en collaboration avec Odile Tobner et François-Xavier Verschave,
Les Arènes, juin 2005),
Kaveena (roman, Philippe Rey, 2006),
L’Afrique au-delà du miroir (essai, Philippe Rey, 2007).

Il a collaboré à l'ouvrage L'Afrique répond à Sarkozy. Contre le discours de Dakar, publié par nos soins en février 2008.

Il a également contribué à des collectifs de nouvelles (Les chaînes de l’esclavage, Massot, 1999 ; L’Europe vue d’Afrique, Le Figuier, Bamako)

et à des scénarios de films (Le prix du pardon de Mansour Sora Wade, Un amour d’enfant de Ben Diogaye Bèye).

Note
devient prénible ce genre d'intervention...

je ne sais trop si j'aurais retenu ce livre (préférence pour les romans) mais de ce fait, je vais l'acheter. (et le lire).


voir nouveautés chez l'éditeur : http://www.philippe-rey.fr/f/index.php?sp=nouv

vendredi 12 septembre 2008

La course aux prix littéraires est lancée

revue de presse : l'Express livres


Il y a les perdants et les gagnants, auteurs ou éditeurs : comme chaque année, le marathon des prix littéraires commence par la publication des listes de sélectionnés.
Elles sont tombées mercredi et ce jeudi.


Résumé.

C'est la fin des premières rumeurs et le début de nouvelles. Les premières listes des sélectionnés pour les prix littéraires viennent de tomber.

Autant dire que ça sourit et que ça grince dans les maisons d'édition.

Et cette année, tout comme dans les jurys des fameux prix, qui ont subi un lifting certain (nouveaux règlements, nouveaux membres, tels Tahar Ben Jelloun et Patrick Rambaud au
Goncourt), un vent de fraîcheur semble s'être levé. Vent qui, du coup, a emporté quelques auteurs confirmés dont on pensait voir la consécration.

Exit, pour l'heure,
Régis Jauffret (Gallimard)
- littéralement blackboulé- Amélie Nothomb et Alice Ferney (Albin Michel).

D'autres conservent toutes leurs chances:
Olivier Rolin (Seuil),
Catherine Cusset (Gallimard),
Michel Le Bris (Gras-set),
Mathieu Belezi (Albin Michel),
Jean-Paul Enthoven (Grasset) figurent sur deux ou trois des listes des quatre jurys (Goncourt, Renaudot, Fémina, Médicis).

Le souffle nouveau, lui, vient de "primo romanciers", comme on dit dans le jargon de Saint-Germain-des-Prés (Tristan Garcia et Jean-Baptiste Del Amo, chez Gallimard),
ou d'écrivains peu prolixes (Jean-Marie Blas de Roblès, chez Zulma, Mathias Enard, chez Actes Sud, ou encore Patrice Pluyette, du Seuil).

Dans l'autre "combat", celui des éditeurs, moins de surprises: c'est l'écurie Gallimard qui tient la corde.
La maison de la rue Sébastien-Bottin a placé cinq de ses poulains sur les listes du Goncourt et du Médicis, trois sur celle du Renaudot et deux sur celle du Femina.
Derrière, au coude à coude, apparaissent Grasset et le Seuil, puis viennent Stock, Flammarion et, enfin, une kyrielle de maisons: Albin Michel, Actes Sud, Verticales, POL, Buchet Chastel, de Fallois, Fayard... ont au moins un auteur sur l'une des listes.

Enfin, dans la sous bataille Angot-Millet, dont les médias se sont délectés cette été, notons que l'auteur de Jour de souffrance a gagné - de peu - ce premier round par 2 à 1.
Par Marianne Payot, mis à jour le 11/09/2008 à 19:47 - publié le 11/09/2008

dimanche 7 septembre 2008

Les lauriers vert, prix littéraire de la Forêt des Livres





Noté :
Prix du roman :
Le Chemin des sortilèges
Nathalie Rheims (Editions Léo Scheer)
Prix de la rentrée :
Le voyage du fils
Olivier Poivre d'Arvor (Grasset & Fasquelle)
Prix Polar :
Un Rasoir dans les mains d'un Singe
Guy Marchand (Michel Lafon)

mercredi 3 septembre 2008

Del Amo Jean-Baptiste - Une éducation libertine

Noté ce livre...
pas dans les tous premiers sur ma liste, mais bon, j'aime assez les romans historiques...
donc lecture probable en cours d'année...
d'autant plus qu'ayant été primé... il va être très demandé en bibliothèque... et la liste d'attente sera sans doute longue...
*
Pour la 5ème année consécutive, les libraires Virgin Megastore et les journalistes de la rédaction de LIRE ont attribué leur Prix de la Rentrée Littéraire.


Ce prix, devenu en 2007 le Prix Laurent-Bonelli - Lire & Virgin Megastore, sera remis lors de la soirée de la Rentrée Littéraire qui se déroulera demain Mercredi 3 septembre 2008 au Virgin Megastore Champs-Élysées.
«C'est un homme sans vertu, sans conscience. Un libertin, un impie. Il se moque de tout, n'a que faire des conventions, rit de la morale.


Ses mœurs sont, dit-on, tout à fait inconvenantes, ses habitudes frivoles, ses inclinations pour les plaisirs n'ont pas de limites.


Il convoite les deux sexes.


On ne compte plus les mariages détruits par sa faute, pour le simple jeu de la séduction, l'excitation de la victoire.


Il est impudique et grivois, vagabond et paillard.


Sa réputation le précède. Les mères mettent en garde leurs filles, de peur qu'il ne les dévoie.


Il est arrivé, on le soupçonne, que des dames se tuent pour lui. Après les avoir menées aux extases de l'amour, il les méprise soudain car seule la volupté l'attise.


On chuchote qu'il aurait perverti des religieuses et précipité bien d'autres dames dans les ordres.


Il détournerait les hommes de leurs épouses, même ceux qui jurent de n'être pas sensibles à ces plaisirs-là. Oh, je vous le dis, il faut s'en méfier comme du vice.»


Paris, 1760. Le jeune Gaspard laisse derrière lui Quimper pour la capitale.


De l'agitation portuaire du fleuve aux raffinements des salons parisiens, il erre dans les bas-fonds et les bordels de Paris.


Roman d'apprentissage, Une éducation libertine retrace l'ascension et la chute d'un homme asservi par la chair.




L'Auteur :


Jean-Baptiste Del Amo a vingt-six ans et vit à Montpellier.
Une éducation libertine est son premier roman.


*

blog de l'auteur :


*
Revue de presse : rue 89
Premier roman piquant pour Del Amo le libertin


Comme l’indiquait notre panorama, « Une éducation libertine » est un des premiers romans les plus frappants de cette rentrée littéraire. Un roman historique et initiatique hypersexué, situé en plein siècle des lumières. C’est avec lui que débute la nouvelle saison.

« D’innombrables gamins grouillaient en tous sens, dégringolaient les escaliers, fouillaient les amoncellements, sitôt rattrapés par leurs génitrices qui les soulevait par des langes sales, les faisait remonter à grands coups aux fesses. Ici, nulle intimité. On forniquait à la vue de tous, les mains campées sur les balustrades, les jupons retroussés sur des culs sans gêne, à en faire trembler le bâtiment. On jouissait au su des enfants, au su des voisins. »


Ces quatre phrases, au début du roman, posent le ton et le décor.
« Une éducation libertine » se déroule en plein Siècle des Lumières, à Paris. Le roman remporte vite les suffrages du lecteurs, car il parvient rapidement à unir un aspect « cour des Miracles » à une dimension « bourgeoise ».
C’est en cela que Del Amo est parvenu à donner une touche sociale à son roman initiatique.
N’en serait la différence d’époque et de souverain, on retrouve dans « Une éducation libertine » ce qui faisait la richesse, par exemple, de « La Reine Margot » de Patrice Chéreau : la crasse mariée au luxe, le stupre à l’arrivisme, le complot à l’ambition.

Jean-Baptiste Del Amo a vingt-six ans, vit à Montpellier où il a « travaillé dans le secteur social ». Malgré une trop grande quantité de descriptions, son premier roman est porté par une écriture très ambitieuse, épaisse et épique, très sexuée, qui sauvegarde le plaisir.
« Une éducation libertine » est un roman historique (la France des Lumières, les artisans de faubourgs, la bourgeoisie courtisane) mais aussi un roman d’apprentissage très osé (homosexualité, prostitution masculine, écriture sexuée, libertinage).
Des dimensions sur lesquelles nous avons interrogé l’auteur.

Pourquoi cette période de l’Histoire de France ? Quel a été votre travail de documentation ?

C’est avant tout un intérêt de lecteur pour les auteurs du XVIIIe siècle, en particulier Laclos et Sade ; un hommage au roman libertin. Je n’avais en revanche pas l’ambition d’écrire un roman historique, mais d’utiliser un contexte social particulier, très contrasté, et une vision de Paris extrême et sensitive. L’idée première était aussi d’utiliser les codes du roman d’apprentissage, tout en donnant à l’histoire de Gaspard une résonance contemporaine.

J’ai travaillé sur des archives de la ville, les études sur la vie dans les rues, d’anciens plans de Paris. J’ai aussi cherché à comprendre la prostitution, l’homosexualité, mais par une approche contemporaine. En revanche, j’ai veillé à n’être pas bridé par un souci d’exactitude. Je voulais garder intacte la vision onirique que je me suis faite de Paris en préparant le roman, comme d’une ville labyrinthique et dotée d’une vie propre.

En abordant l’homosexualité, la prostitution masculine et féminine, le libertinage bourgeois, que comptiez-vous dire sur cette période qui n’ait été déjà dit ?

Il y a dans ce clivage social, dans cette errance identitaire et dans l’impatience d’un peuple lassé du pouvoir absolu, une tension, une lassitude, qui me semblent faire écho à notre monde. C’était aussi le temps du soulèvement de la démocratie, l’éveil des consciences, l’avènement des arts : ce qu’il manque à ma génération. Si tout a sans doute été dit, il est encore possible d’explorer la manière de traiter ces thèmes. J’espère l’avoir fait humainement, par une psychologie particulière.

Ici, nous sommes au XVIIIe, les personnages n’ont pas les éléments de compréhension que nous possédons aujourd’hui. L’homosexualité, par exemple, n’est apparue qu’au XIXe siècle, on parle avant de pratiques sexuelles, de pédérastie, de sodomie. Comment les personnages appréhendent alors leur corps, leur relation à l’autre dans l’amour ou le sexe ? Tous font l’expérience d’une clairvoyance, d’une construction identitaire.

Dans cette cour des miracles qu’était Paris au XVIIIe siècle, la sexualité, souvent animale, était vécue sans manières. C’est un contraste intéressant avec l’empreinte religieuse que l’on retrouve dans la bourgeoisie et la noblesse, l’éducation des jeunes filles à la chasteté et à la vertu. Même si le XVIIIe a tendu vers un contrôle des mœurs, la rue était encore le lieu de l’impudeur par excellence et les archives de déposition de Police en sont un bon exemple ! Votre écriture est très incarnée, à la fois physique, corporelle, sexuelle, sensuelle, brute, distinguée, cour royale comme cour des Miracles. Est-ce votre écriture ou est-ce votre façon d’écrire le XVIIIe siècle ?

Je suis fasciné par les auteurs dont l’écriture est sensorielle, dont l’évocation suffit à faire éprouver au lecteur une odeur, une sensation. Je pense à Gabrielle Wittkop (1920-2002 ; publiée par les Eds Verticales, ndlr), mais aussi à Proust ou à Virginia Woolf. Tous sont les figures tutélaires de ce livre et du jeune auteur que je suis. Je voudrais parvenir à cette force d’évocation où l’écriture transcende le réel. La lecture peut être une expérience physique. Mon prochain roman se situe à l’époque contemporaine, sur des thèmes différents, mais dans la continuité d’"Une éducation libertine".

► Une éducation libertine de Jean-Baptiste Del Amo – Gallimard – 437p., 19€ - tirage de départ : 6000 ex.

mardi 2 septembre 2008

Prix du Roman Fnac 2008 à Jean-Marie Blas de Roblès

Et voilà, c'est parti, la saison des prix littéraires démarre ce lundi 1er septembre avec le Prix Roman Fnac 2008 qui a été attribué à Jean-Marie Blas de Roblès pour "Là où les tigres sont chez eux" (Ed. Zulma).

résumé :



« – L’homme à la bite en pointe ! Haarrk ! L’homme à la bite en pointe ! fit la voix aiguë, nasillarde et comme avinée de Heidegger.
Brusquement excédé, Eléazard von Wogau leva les yeux de sa lecture ; pivotant à demi sur sa chaise, il se saisit du premier livre qui lui tomba sous la main et le lança de toutes ses forces vers l’animal.
À l’autre bout de la pièce, dans un puissant et multicolore ébouriffement, le perroquet se souleva au-dessus de son perchoir, juste assez pour éviter le projectile. Les Studia Kircheriana du père Reilly allèrent s’écraser un peu plus loin sur une table, renversant la bouteille de cachaça à demi pleine qui s’y trouvait. Elle se brisa sur place, inondant aussitôt le livre démantelé.
– Et merde !… grogna Eléazard. Il hésita un court instant à se lever pour tenter de sauver son livre du désastre, croisa le regard sartrien du grand ara qui feignait de chercher quelque chose dans son plumage, la tête absurdement renversée, l’œil fou, puis choisit de revenir au texte de Caspar Schott. » Correspondant de presse à Alcântara, dans le Nordeste brésilien, Eléazard von Wogau reçoit un jour la biographie inédite d’Athanase Kircher, un célèbre jésuite de l’époque baroque.
Fasciné par ce qu’il découvre, il se lance dans une sorte d’enquête qui va avoir bien des incidences sur sa vie privée. Jean-Marie Blas de Roblès tire de ce point de départ matière à une fresque fabuleuse. Roman palimpseste, récit ambitieux où se mêlent la démesure et l’érudition, Là où les tigres sont chez eux interroge brillamment la notion même d’écriture.
L'Auteur :
Globe-trotter et polyglotte, spécialiste d’archéologie sous-marine, habitué des déserts africains, Jean-Marie Blas de Roblès offre un roman somme qui interroge le genre avec une formidable érudition.
Le Prix Roman Fnac est le seul "prix d'automne" décerné à la fois par des professionnels et des lecteurs issus du grand public.
Plus de 300 livres ont ainsi été lus sur épreuves durant l'été par les 400 adhérents et les 300 libraires de la FNAC.
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voir également le catalogue et les nouveautés.
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Retenu pour mes prochaines lecture : Zoyâ Pirzâd -Un jour avant Pâques