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mercredi 12 août 2009

curiosité de lecture : Melencolio d'Albrecht Dürer

Page 96... la lecture avance doucement... normal, avec tous les arrêts pour recherche que je fait... j'ai vraiment l'impression de suivre un jeu de piste ! passionnant !

Mélencolia est la gravure autour de laquelle est construite l'intrigue du roman de Henri Loevenbruck : Le Testament des siècles, qui a également été adapté en BD.
Melencolia I ou La Melencolia, est le nom donné à une gravure sur cuivre d'Albrecht Dürer datée de 1514.
Le titre est pris de l'œuvre même où il apparaît comme un élément de la composition.
Melencolia I est souvent considérée comme faisant partie d'une série, Meisterstiche, comprenant également Le chevalier, la mort et le diable, (1513) et Saint Jérôme dans sa cellule (1514).
Cette œuvre d'une richesse symbolique exceptionnelle a été l'objet d'un nombre considérable d'études.
Une œuvre unique, de multiples énigmes

La Melencolia intègre, de manière synthétique, une multiplicité d'éléments dont les commentateurs s'accordent à reconnaître la forte prégnance symbolique.
Ces éléments, représentés séparément, s'appellent les uns avec les autres pour composer un ensemble symbolique complexe et dont les résonances semblent susceptibles d'interprétations inépuisables et indéfinies:

« [...] et l'on pourrait [...] considérer ce chef-d'œuvre selon d'autres perspectives [...] convergeant toutes vers l'harmonieuse unité du point de vue synthétique qui les commande.»
*
Ces objets symboliques se parent également d'éléments affectifs qui renforcent les contrastes destinés à susciter notre fascination: ainsi de la posture du grand ange, représenté de manière hiératique mais qui semble apporter, par son indifférence majestueuse ajoutée à la force de son regard, une tension secrète dirigée vers le dénouement de la mélancolie émanée de l'astre sombre et la créature volante.

Celle-ci porte, sur la face interne de ses ailes, le nom de la gravure: Melencolia. Étymologiquement, mélancolie est exactement restitué par bile noire ou humeur noire, et le tempérament mélancolique, avec prédominance de l'atrabile (ou bile noire) était le quatrième et dernier tempérament considéré par la médecine hippocratique.
*
Dürer a inséré un signe entre le mot Melencolia et le I final.
Les exégètes se sont interrogés sur sa signification, et c'est probablement de manière intentionnelle que Dürer l'a dessiné de façon telle qu'on peut, en raison de son caractère "ornemental" qui ne se rencontre pas dans les autres lettres, y voir une simple "arabesque" décorative, ou bien une allusion à un S orné, dont la signification ouvre la voie à des interprétations complexes.
*
Selon la première lecture, on obtient Melencolia-I, qui conduit à entrevoir la forte signification apocalyptique révélée par les autres éléments symboliques de l'œuvre, et dont on rendra compte dans cet article: si on comprend la Melencholia selon une allusion allégorique à l'illusion, aux ténèbres et à l'ignorance, le retour au Principe, c'est-à-dire la restitution d'un monde conforme au vouloir divin est symbolisé par la lettre I, transcription directe du Iod hébraïque.
*
Selon la seconde lecture, on obtient : Melencolia-S.I, les deux dernières lettres étant les initiales latines du Saint-Empire, ce qui conduit aussi à une interprétation de nature apocalyptique.
*
Quoi qu'il en soit, la présence des divers éléments symboliques dans ce chef-d'œuvre, leurs relations mutuelles et les multiples échos qu'ils se renvoient, l'unité organique qui se dégage de leur arrangement, conduisent à interpréter la gravure de Dürer selon la description d'un monde divin et angélique en attente, prêt à restituer à un monde humain sous l'emprise des ténèbres la lumière divine oubliée.
Et les moyens mis en œuvre pour réaliser cette opération nous plongent au cœur d'un univers de connaissances hermétiques dont l'artiste a voulu rappeler la puissance toujours effective.
Erwin Panofsky, qui est l'un des spécialistes académiques les plus reconnus sur Dürer, voit dans la Melencolia un autoportrait spirituel du Maître, selon une interprétation qui n'est nullement exclusive d'autres points de vue, et qui pose la question de comprendre ce que « représentait » Dürer à son époque, et les influences qu'il a « condensées » dans ses œuvres.

Les éléments symboliques
L'inventaire des éléments présents dans la gravure inclut une vingtaine d'articles, tous aisément identifiables :
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un ange assis, tenant sur ses genoux un livre, avec un
compas à la main ;
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une bourse et des clés pendent de sa ceinture ;
*
à côté de lui, un
putto assis sur une roue de meunier ;
*
derrière eux, le coin d'une construction mal définie (maison, piédestal) avec, accrochés sur ses murs, un
sablier, surmonté d'un cadran solaire, une cloche, une balance ;
*
un carré magique est tracé et une échelle monte en arrière plan ;
*
devant l'ange et le putto, sur le sol, divers outils, un creuset sur le feu, une sphère, un lévrier et un
polyèdre ;
*
en arrière-plan, le paysage est formé par une surface d'eau et une partie du ciel où apparaissent un arc-en ciel, ou une trajectoire elliptique, un corps céleste dont la nature exacte reste à déterminer, et un animal volant, chauve souris ou gargouille, qui montre, sur la face interne de ses ailes une inscription comprenant un élément ornemental en forme de S et l'inscription "Melencolia I".

La représentation est en vue perspective avec le côté droit encombré de détails tandis que le côté gauche apparaît plutôt vide.

L'ange
L'ange est apparemment la figure principale de la composition.
Beaucoup d'auteurs l'envisagent au féminin, le voyant comme personnification de la géométrie ou de la mélancolie.

Le putto

Le
putto et l'ange sont deux figures allégoriques (par leurs ailes) qu'on ne manque pas de mettre en parallèle. Tous deux sont assis, tournés dans la même direction et tiennent des objets semblables.
Sur ce fond de similitudes leurs différences d'âge et d'attitude apparaissent renforcées.
Étant perchée sur une roue de meunier, la figure du putto rappelle manifestement l'imagerie de la Rota fortuna médiévale. Ce putto semble en sommeil.

Les outils éparpillés sur le sol

Les outils sur le sol, près du grand ange, se rapportent les uns au travail de la pierre, peut-être sont ils destinés à évoquer la réduction en pierre cubique du grand polyèdre, les autres au travail du bois.
Dans le contexte de l'époque de Dürer, ces outils ne peuvent manquer de rappeler les initiations correspondantes: celle des maçons et des tailleurs de pierre d'une part, celle des charpentiers d'autre part.

Le Lévrier (Veltro)

L'animal couché au pied du grand ange est un lévrier, veltro en italien. Selon L. Barmont, cet animal, associé à la signature numérique du 515 (le Cinq-Cent-dix-et-cinq) figure dans la
Divine Comédie de Dante, et on l'associe à certains éléments apocalyptiques, dont la connaissance s'est très probablement transmise dans les multiples organisations reliées aux Fidèles d'Amour.
Il semble très probable que Dürer ait incorporé, dans sa gravure, des éléments symboliques propres à l'hermétisme chrétien. Dans ce qui suit, nous reproduisons l'interprétation de L. Barmont relative au Veltro.
*
Dans la Divine Comédie de Dante, le Veltro est introduit par ces vers:

« Les mâles sont nombreux auxquels elle [la Louve] s'accouple
Et seront plus encore, jusqu'à ce que le Veltro
Vienne, qui la fera mourir à grand douleur.Il ne se repaîtra ni d'argent ni de terres,
Mais de vertus de sagesse et d'amour,
Et sa patrie sera de Feltre à Feltre. »
(Inferno, I, 34-37)
et:
« Je vois, si clairement que je puis le prédire,
Des astres qui, déjà libres de tout obstacle
Et de tout frein, sont prêts à nous donner un temps
Durant lequel un Cinq-cent-dix et cinq
Envoyé de Dieu, occira la Rapace
Et le géant qui fornique avec elle. »
(Purgatorio, XXXIII, 14-15)
*
Le nombre 515, retranscrit en lettres latines dont on a changé l'ordre, donne DVX, équivalent latin du Khan tartare, mot qui se rapproche phonétiquement d'une notion de "puissance" associée à la racine can (pouvoir en anglais) qui se retrouve dans l'appellation du Veltro: un chien de chasse, un canidé.
*
Les vers de Dante nous disent que sa patrie sera de Feltre à Feltre, en ialien: E sua nazion sarà tra Feltro e Feltro.
Feltro ressemble phonétiquement à Veltro, mais il faut y voir une allusion à une doctrine propagée dans les sociétés rosicruciennes contemporaines de Dürer:
la fonction représentée par le Veltro, destinée à mettre fin au règne des ténèbres, est de nature hermétique est est associée à l'Asie centrale, région dont les habitants habitent des tentes de feutre.
Le Veltro représenté dans la gravure de Dürer est donc probablement, au moins sous un certain rapport, une représentation de cette fonction et Dante, en affirmant que le Veltro « ne se repaîtra ni d'argent, ni de terres, mais de vertus de sagesse et d'amour » indique par là qu'il sera lié à la fonction sacerdotale et à la noblesse, et non à la bourgeoise.
*
La balance

La Balance exprime classiquement une notion de "jugement", qui serait ici en relation avec un jugement de nature apocalyptique, étant donné la présence des autres éléments de la gravure. La balance est située près du petit ange, pour l'instant en sommeil.
*
Le compas
Le compas est représenté sur la gravure avec une ouverture de 30 degrés, mais comme il n'est pas vu de front, on peut spéculer sur son angle « véritable ».
Sa valeur semble proche de 51,4 degrès c'est-à-dire (2π / 7).
Le milieu géométrique de la gravure se trouve très proche de la tête du compas (en fait un peu au dessus) et un certain arrangement compositionnel en cercle autour de ce centre est peut être perceptible, bien que l'organisation gauche/droite et haut/bas soit tout aussi significative.
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Le sablier

Le sablier est bien évidemment une figuration de l'écoulement du temps, et cet élément renforce la posture d'attente qui semble baigner le monde angélique du premier plan.
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Toutefois il est représenté au moment où les deux bulbes sont également remplis, suggérant plutôt un certain équilibre statique comme celui de la balance à sa gauche ou la cloche à droite.
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On notera au dessus du sablier un cadran solaire dont le gnomon ne projette nulle ombre, tandis que celle du sablier est bien marquée sur le mur.
Le luminaire devrait être quelque part sur le prolongement de la diagonale montant du coin gauche de la gravure.
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L'échelle

L'échelle est souvent associée aux sept
Arts libéraux, qui sont en relation avec l'hermétisme. Sur la nature hermétique de la gravure, on remarque la présence d'un creuset alchimique, juste à côté du polyèdre.
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Le carré magique
Sur le mur derrière l'ange, figure un carré magique, dont la valeur est 34.
Les carrés magiques sont, notamment dans les ésotérismes juif et islamique, associés à des connaissances secrètes qui furent transmises, pendant et avant l'époque de Dürer par des confréries d'ésotérisme chrétien qui maintenaient des relations suivies avec les initiés à l'ésotérisme islamique.
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Le carré figurant dans la Melencholia est un type particulier de carré magique: la somme dans l'un de ses quatre quadrants, ainsi que la somme des nombres du carré du milieu, valent également 34, la valeur du carré.
C'est un carré magique gnomon.
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Vers la fin du XVe siècle
Luca Pacioli a été le premier à publier des exemples mais il est possible que Dürer ait eu connaissance du manuscrit De Philosophia Occulta que Cornelius Agrippa avait déjà rédigé vers 1510.
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L'arrangement particulier qu'il a choisi, comporte, au milieu de la dernière ligne, les nombres 15 et 14 qui correspondent à la date de la gravure, 1514.
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De plus, étant lié avec Jupiter, par son caractère « jovial » ce carré devrait être une influence bénéfique contre la mélancolie.
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Les propriétés numérologiques de cet élément de la gravure peuvent donner l'occasion à de nombreuses interprétations.
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La valeur numérique du carré magique présent dans la Mélencolia est 34. Ici, ce sont les nombres 3 et 4 qui sont significatifs : il apparaissent de façon symétrique dans la Tetraktys phytagoricienne: 1 + 2 + 3 + 4 = 10 = 3 + 4 + 3.
Ce carré magique est relié à une certaine interprétation cyclique du dénaire (c.f. La monade hiéroglyphique de John Dee, composée à Londres et terminée en 1564, donc véhiculant probablement des connaissances contemporaines à la vie de Dürer), et donc, dans le cas de la gravure, à une interprétation de nature apocalyptique.
Dans le carré magique, si on se réfère aux carrés intérieurs, en parcourant le sens des aiguilles d'une montre, on trouve la suite consécutive des nombres 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, avec un dédoublement pour la valeur 17.
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Le polyèdre

Une vue en perspective du solide de Dürer reconstruit (à gauche) et la géométrie d'une face non triangulaire.
La valeur des angles somme toujours à 9.
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Le graphe associé au solide de Dürer.

Le polyèdre en vue frontale, son quadrillage et le carré magique
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La signification du
polyèdre est une énigme qui est encore débattue.
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Ce polyèdre s'apparente aux solides d'Archimède mais c'est une construction originale qu'on a fini par appeler, faute de mieux, « polyèdre de Dürer ».
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Il s'agit d'un polyèdre à 8 faces. Dürer ne précisa pas, dans les documents qui nous sont restés, la façon dont ce polyèdre peut être construit.
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Cependant, en 1999, Schreiber remarqua que ce solide peut être obtenu à partir d'un cube, d'abord étiré pour produire 5 faces rhombiques ayant des angles de 72°, puis tronqué à son sommet et sa base pour donner les faces triangulaires dont les sommets sont sur la sphère inscrite sur les sommets azimuthaux du cube.
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Le squelette du polyèdre de Dürer est un graphe à 12 sommets montré sur la figure.
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Le polyèdre figure non loin d'une sphère dans la gravure.
Or le polyèdre de Dürer est sphérique, c'est-à-dire que ses sommets sont tous situés à égale distance par rapport à un centre.
La présence simultanée de ce polyèdre sphérique et de la sphère ont conduit certains, dont Louis Barmont, à envisager une corrélation possible avec le problème de la quadrature du cercle, selon une perspective de type « apocalyptique » dans la gravure de Dürer, en relation avec l'instant limite de la fin des temps.
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Il est remarquable qu'une projection symétrique dans un plan perpendiculaire aux faces triangulaires inscrive la figure dans une grille carrée de dimension 4x4 dont les sommets sont tronqués. Ainsi une correspondance s'établit entre le solide géométrique et le carré arithmétique.
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Le satellite sombre ?
Gérard de Nerval, chante, dans El Desdichado, comme une dans une biographie rêvée:

« Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé,
Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie :
Ma seule étoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie. »
*
et certains auteurs établissent une relation entre ce Soleil noir de la Mélancolie nervalien et l'astre rayonnant d'une lumière noire dans la gravure de Dürer.
*
Selon Louis Barmont, cette interprétation est fausse et l'astre sombre est, selon cet auteur, une comète qui traversa effectivement le ciel occidental au cours des années 1513 et 1514. D'autre auteurs établissent une relation entre cet astre et la notion du « Satellite sombre », telle qu'on la trouve par exemple chez Burgoyne.
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Une telle interprétation irait dans le sens d'une forte prégnance « apocalyptique » à l'œuvre :
le Satellite sombre, dont le rayonnement dans la gravure de Dürer semble apporter sa part de victoire à la créature volante, et dont les effluves se déversent sur l'ensemble du monde humain (symbolisé ici par l'arrière plan), représenterait le triomphe passager de l'obscurcissement et des ténèbres, qui ne seront dissipées que lorsque les éléments divins du premier plan se « réveilleront » au moment opportun.
*
Cet astre sombre est orienté nord-ouest sud-est, il tend vers la balance, « évocatrice du signe zodiacal de ce nom, du "Jugement dernier" et de la date même de la "Fin des Temps" ». En relation avec les connaissances hermétiques présentées par Dürer, Louis Barmont note que la comète symbolyse l'agent igné qui aide à la « calcination » d'un monde finissant , selon la formule hermétique résumée par les initiales I.N.R.I: Igne Natura Renovatur Integra.
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La date
La date 1514 qui apparaît à côte du monogramme de Dürer, figure aussi dans le carré magique. Elle n'est probablement pas anodine et fournit peut-être l'une des clefs de l'œuvre.
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On a en effet avancé que Dürer aurait été membre d'une de ces nombreuses confréries d'hermétisme chrétien, ramifiées en un nombre indéterminé de sociétés secrètes, reliées aux Fidèles d'Amour dont Dante aurait fait partie, à la suite de la destruction de l'Ordre du Temple ; destruction qui se produisit, précisément en 1314, c'est-à-dire exactement 200 ans avant la date de réalisation de la gravure.
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Si cette clef s'avérait exacte, ce qui est encore débattu aujourd'hui, la signification apocalyptique de la Melencolia s'en trouverait renforcée.
*
Une telle signification semble en tout cas fortement prégnante dans l'œuvre qui nous représente un monde divin et angélique dans une posture d'attente, jusqu'à ce que la clochette au-dessus du carré magique ne retentisse...
ou que le sablier ne soit totalement épuisé, ce qui ne se produira qu'à la fin des temps, c'est-à-dire au moment limite et intemporel représenté par la quadrature du cercle.
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Interprétations
Le foisonnement de symboles a donné lieu à de très nombreuses interprétations.
De nos jours il ne semble pas possible qu'une seule puisse rendre compte d'une façon satisfaisante de tous les éléments de la gravure.
Il n'est guère convaincant de se rabattre sur une intention autoriale à jamais inaccessible; non seulement les symboles sont susceptibles de lectures plurielles mais leur présence simultanée engendre des combinaisons dont la multiplicité ne saurait être épuisée.
Toutefois l'exploration de certains thèmes a produit des interprétations qui méritent certainement de l'attention.
*
Erwin Panofsky propose de voir La Melencolia comme un autoportrait spirituel de Durer ; cette interprétation a été développée dans les éditions successives du livre Saturne et la mélancolie qui reste la référence de base sur le sujet.
*
Patrick Doorly a suggéré que Melencolia I serait l'illustration de l'échec à définir la beauté tel que
Platon l'a décrite dans son dialogue Hippias Majeur.
*
Louis Barmont a écrit une étude sur l'ésotérisme de la Mélencolia intitulée : « L'ésotérisme d'Albert Dürer, la Mélencolia » (1947), dans laquelle on trouvera des éléments sur l'appartenance de Dürer à des sociétés d'ésotérisme chrétien de son temps. - wikipédia

samedi 8 novembre 2008

lectures sur le thème des "grands initiés"

suite de lecture de "la théorie du chaos" de Maxime Chattam...

Evidemment, on finit par s'en éloigner un peu... quelques titres plus ou moins sérieux, des thrillers et même un roman gothique... mettant en scène Cagliotro, Joseph Balsamo, le comte de Saint-Germain...


Mais comme dans beaucoup de bouquin, on se retrouve avec du thriller ésotérique. les roses-croix, les franc-maçons... les templiers et autres...







Au delà des Anges et Démons : Le secret des Illuminati et la grande conspiration mondiale de René Chandelle

La vérité qui se cache derrière la fiction " Anges et démons ", le roman à succès de l'auteur du Da Vinci Code. " Anges et démons " est l'explosif roman policier qui a catapulté de nouveau Dan Brown sur les livres des livres les plus vendus. Tout comme " Au delà du Code Da Vinci ", premier ouvrage de René Chandelle, ce livre vise à séparer les faits réels de la fiction. Il éclaire les imprécisions et les distorsions littéraires, en apportant toute l'information nécessaire pour comprendre les énigmes et les mystères qui apparaissent dans le roman " Anges et démons ".
La société des Illuminati exista-t-elle vraiment ?
Galilée et Gian Lorenzo Bernin en furent-ils membres ?
Existent-ils encore aujourd'hui cachés quelque part ? ;
L'antimatière existe-t-elle ?
Possède-t-elle la puissance dévastatrice telle qu'elle est décrite dans le roman ? ;
Les rituels secrets pratiqués dans les catacombes du Vatican sont-ils réels ?
Comment a lieu l'élection du nouveau pape ? ;
Quelles sont les sociétés secrètes qui, de nos jours, tiennent à contrôler le monde ?
La dynastie Bush appartient-elle à l'une d'entre elles ? ;
La Voix de l'Illumination des Illuminati, constituée par les œuvres de Bernini à Rome, a-t-elle bien pu exister, ou existe-t-elle encore à présent ?
Quels mystères se cachent derrière le billet de dollar américain ?
Les clés pour découvrir comment les sociétés secrètes ont prétendu dominer le monde.
note :
cité ce livre uniquement pour l'allusion à la famille Busch, dont parle Maxime Chattam dans son thriller.

Le rituel de l'ombre de Eric Giacometti

Rome, mai 2005. Une archiviste du Grand Orient est assassinée lors d'une soirée à l'ambassade de France, suivant un rituel qui évoque la mort d'Hiram, fondateur légendaire de la franc-maçonnerie.
A Jérusalem, un archéologue en possession d'une énigmatique pierre gravée subit un sort similaire.
Le commissaire Antoine Marcas, maître maçon, et son équipière, Jade Zewinski, qui abhorre les " frères ", se trouvent confrontés aux tueurs implacables d'une confrérie nazie occulte, la société Thulé, adversaire ancestrale de la maçonnerie.
Soixante ans après la chute du III` Reich, les archives des francs-maçons, dérobées par les Allemands en 1940, continuent à faire couler le sang.
Mais quel secret immémorial se dissimule entre leurs pages jaunies Un secret pour lequel on tue sans scrupules...
Biographie : Journaliste d'investigation, Eric Giacometti a enquêté à la fin des années 1990 sur la franc-maçonnerie dans le cadre des affaires sur la Côte d'Azur. Il est l'auteur de Pannes de cœur (Fleuve Noir, 2004).
Jacques Ravenne est le pseudonyme d'un franc-maçon élevé au grade de maître. Amis depuis 25 ans, ils ont inauguré leur collaboration littéraire avec Le rituel de l'ombre (Fleuve Noir, 2005). En 2006, ils réitèrent l'expérience aux éditions Fleuve Noir avec Conjuration Casanova.
Le Matin des Alchimistes de Jean-Luc Caradeau

Lorsque Louis Pauwels et Jacques Bergier publient, en 1960, le "Matin des Magiciens", ils y exposent l'activité volcanique de la pensée occidentale, l'éblouissante éruption du savoir !
JeanLuc Caradeau a travaillé, ici, sur un sujet plus hermétique où la clarté de l'or obtenu par le Grand Oeuvre n'est en fait qu'une façon d'exprimer la recherche de l'immortalité.
Mais le matin des Alchimistes est plus symbolique que celui des Magiciens. Car le plomb à transformer c'est soi-même ! L'alchimie est aussi spirituelle. Le soufre, le sel et le mercure, les trois composants de la matière, sont énergies spirituelles.
L'âge de l'or n'est-il pas l'âge d'or ? On voit que le matin n'est pas prêt de s'achever. Vous allez parcourir l'aventure alchimique à travers les âges
depuis les Égyptiens jusqu'aux Arabes,
puis au Moyen Age (Albert le Grand, Roger Bacon, Raymond Lulle, Geber, Petrus Bonus, Nicolas Flamel ...),
à la Renaissance (Bernard de Trévise, Denis Zachaire, Paracelse),
aux XVIIe et XVIIIe siècles (le comte de Saint-Germain, Don Pemety...)...
Un point très précis est effectué sur les adeptes contemporains. Des études spécifiques décrivent aussi l'alchimie en Inde et en Chine.
Enfin, bien sûr, de longues pages sont consacrées à la technologie alchimique : réceptacles, alambic scellé, neuf alchimique, vaisseaux, athanor...
Et se terminent par la description de l'expérience elle-même et des trois voies pour parvenir à la pierre philosophale.
Le livre ne va pas vous en livrer la clé, mais utilement vous guider. Car nul ne peut comprendre l'art alchimique sans la grâce divine. Alors que dire au lecteur, sinon : " Prie, lis, relis, travaille et trouve."

Histoires secrètes du Graal. Cathares, Templiers, Rose-Croix et Francs-Maçons de Alain Desgris

Ce livre s'inscrit comme un complément indispensable du sujet gaélique car il dépasse la littérature, les symboles, pour entrer dans l'objet lui-même.
L'auteur guide le lecteur sur des pistes insoupçonnées où le merveilleux s'intègre dans une démarche connaissante jusqu'au Saint-Objet qu'il nous présente sans détour.
Parti à la rencontre de différents courants initiatiques, il croisera la route des Templiers, des Cathares, des Rose-Croix et des Francs-maçons, revendiquant tous, en ce siècle, posséder le seul et vrai Saint-Objet, dont cette mystérieuse confrérie initiatique du Saint Office du Graal se qualifiant comme le plus fervent défenseur de l'Eglise chrétienne !
Ce livre délaissera subtilement les mythes pour nous faire entrer dans une voie différente et majeure qui fait de cet ouvrage une œuvre d'exception.
Alain Desgris, chargé d'enseignement, nous livre ici la quintessence de ses recherches sur un sujet qui n'a jamais cessé de passionner les lecteurs


Imposteur, alchimiste, guérisseur, aventurier sans scrupules pour les uns, Grand Initié ou même immortel pour les autres... rarement homme intrigua autant ses contemporains que le comte de Saint-Germain.
C'est au cours d'une réunion mondaine, qu'en 1793 Hélie de Maisonvieille entend parler de lui pour la première fois. Et tandis qu'on n'en finit pas de s'interroger sur la véritable nature du comte, le jeune homme s'entend proposer aux convives : "Donnez-moi six mois et je vous dirai qui est le comte de Saint-Germain..:"
Pari tenu, il commence alors son enquête en Allemagne, où le comte maintenant âgé de quatre-vingt-douze ans s'est retiré
Saint-Germain, l'Egyptien : Tome 1 de Chelsea Quinn Yarbro

Le comte de Saint-Germain est un grand guérisseur, un maître d'érudition, et un amant vampirique incomparable.
Mais trois mille ans avant de devenir ce comte, qu'était-il ? Un démon ou un dieu ?
Madeleine de Montalia, l'amour immortel du comte, a décidé de visiter en ce début de dix-neuvième siècle un pays mystérieux - autrefois appelé la Terre Noire, et aujourd'hui connu sous le nom d'Egypte - pour tenter d'exhumer le passé de celui qui lui a offert sa nouvelle vie vampirique.
Le moine copte Gourzin sera son guide et lui apprendra à déchiffrer les secrets et les hiéroglyphes de Thèbes et de Louxor. Mais d'innombrables dangers guettent la jeune femme sur les bords du Nil : assassins, scorpions, et pire encore, des dangers dont même Saint-Germain, autrefois surnommé le démon Senh du Temple d'Imhotep, aura du mal à la protéger...
note :
lu ce livre... amusant.

Le Comte de Saint-Germain de Gerald Messadié
Moscou, octobre 1761. Hôte des frères Orloff, zélés partisans de la grande-duchesse Catherine, le comte de Saint-Germain est agressé en pleine nuit par des inconnus.
La police impériale conclut à l'effraction de deux ivrognes. Curieusement, ils étaient nobles...
1770. Alexeï Orloff, amiral de Sa Majesté Catherine II de Russie, revêt Saint-Germain du manteau d'amiral de la marine.
Se pourrait-il que, pour prix d'un tel honneur, le Français ait prêté main-forte à l'assassinat du tsar Pierre III, quelques années plus tôt ?
Banquier, armateur, grand-maître maçon, agent secret, découvreur du radium... Qui donc est Saint-Germain (1707-1784), diplomate de l'ombre au siècle des Lumières, que chacun croit plus occupé d'alchimie que de complots, et qui paraît trente ans lorsqu'il devrait en compter le double ?
Le Casanova de l'occultisme possède-t-il un élixir d'immortalité ? Ou usurpe-t-il sa réputation de mystique ?
Après Le Masque venu de nulle part (Archipoche n° 54), voici le second volet de la fresque consacrée par Gerald Messadié à l'aventurier le plus étonnant du XVIIIe siècle.
Biographie : Romancier biographe et historien né en 1931, Gerald Messadié a publié de nombreux essais sur les croyances, les cultures et les religions. Il est l'auteur des trilogies Jeanne de l'Estoille et Orages sur le Nil (Archipoche, 2006 et 2007).
note :
bizarre, un Messadié que je n'ai pas lu !?

Comte de Saint-Germain de Patrick Rivière

Le mystérieux comte de Saint-Germain, doté des mille qualités que lui accorde la légende, demeure incontestablement une des figures les plus énigmatiques du Grand Siècle. Derrière l'apparent "gentilhomme de salon ", ne se dissimulait-il pas, en fait, l'archétype immortel du "Saint-Frère (Germunus) de l'humanité"?
Dans ce " Qui suis-je?" Saint-Germain, l'auteur révèle sans ambages qui était réellement ce personnage, en dehors de sa nature profane, du reste prestigieuse, puisque de sang royal.
Dans cette biographie sans faille, en abordant les multiples facettes de la personnalité de Saint-Germain, non seulement. l'auteur livre la véritable identité de celui-ci, avec preuves à l'appui, mais, de surcroît, il dévoile tous les aspects les plus secrets d'un tel génie, décriés - hélas! - le plus souvent comme ceux d'un charlatan !
Introduit à la cour de France par la Pompadour., était-il un simple diplomate occasionnel ou un véritable espion à la solde du roi Louis XV, à qui il intimera, en outre, de se faire Rose + Croix?
Ne passait-il pas encore, auprès de beaucoup, pour un "théurgethaumaturge", doublé d'un grand alchimiste qui, au surplus, ne meurt jamais... ! On lui attribue aussi des textes, plus ou moins émanés de sa plume, qui sont décodés et explicités, pour la première fois, dans notre ouvrage, où l'hermétisme et les sciences sacrées traditionnelles tiennent une place prééminente.
Autant de questions, aussi ahurissantes qu'insolites, auxquelles tente de répondre l'auteur, avec un souci d'impartialité qui sied assurément à un tel sujet.
Biographie : Patrick Rivière, historien des religion et des mythes, philosophe-herméneute, ex-universitaire, a publié une vingtaine de livres, à ce jour, et est devenu, au fil du temps, un véritable spécialiste de l'alchimie et de la médecine herméneutique, selon les préceptes de Paracelse : la spagyrie (végétale, minérale, métallique).
L'auteur dirige, par ailleurs, l'institut d'études alchimiques " Spagy Nature " (Philosophi per Ignem) où il effectue des stages de formation en laboratoire.
En outre, il préside l'Institut d'Histoire comparée des Religion et des Rites (I.H.C.R.R), en relation avec divers universitaires.
note :
il faut que je pense a faire une recherche sur cet auteur !?

Joseph Balsamo de Alexandre Dumas
personnages historiques comme le vieux roi Louis XV, La Dauphine Marie-Antoinette, Louis XVI, la comtesse Du Barry etc...
Mais le nom dont tous se souviendront apres avoir lu ce livre est celui de l'enigmatique Joseph Balsamo, qui fait tout ce qui est en son pouvoir (qui est considerable car il est un grand initié !) pour perdre la monarchie.
note :
Un magnifique roman de Dumas... comme on les aime ! Me semble bien qu'il y a eu un film également (Jean Marais ?)... Enfin, c'est à partir de ce livre que j'ai eu envie d'en savoir plus sur la pierre philosophale et autres bidules... que je me suis intéressée à Nicolas Flamel... etc... et que j'aime bien encore de temps à autre lire un thriller ésotérique.


Joseph Balsamo, dit Comte de Cagliostro de Lionel Dumarcet

Que ce soit à Londres, à Saint-Pétersbourg, à Varsovie ou à Paris, Joseph Balsamo, dit comte de Cagliostro, subjugue l'Europe entière avec ses évocations d'esprits, ses cures stupéfiantes, ses connaissances en alchimie.
En cette fin de XVIIIe siècle - soi-disant voué aux sciences empiriques -, Cagliostro devient une des figures les plus populaires de la face " occulte " du Grand Siècle.
Il mène une existence fastueuse à Paris mais est impliqué dans l'affaire du collier de la reine puis innocenté.
Sa gloire n'en finit pas de monter, en même temps qu'une certaine méfiance quant à ses pouvoirs et son omniscience.
A l'initiative du rite égyptien en franc-maçonnerie, de conceptions hardies en chimie et en science de la nature, nombreux sont ses fidèles.
Pourtant sa vie aventurière se termine tragiquement : tombé aux mains de l'Inquisition en 1789, il est condamné pour ses idées et meurt misérablement en cellule en 1795.
Génie ou charlatan ?
Continuateur d'Agrippa, de Paracelse, de Pic de la Mirandole ou usurpateur attiré par les fastes du pouvoir ?
Lionel Dumarcet nous fait le portrait de ce personnage fascinant qui a inspiré à Alexandre Dumas l'un de ses romans les plus célèbres.
Biographie : Lionel Dumarcet est historien, docteur en histoire et titulaire d'un DEA en histoire de l'art.
Chargé de conférences pour différents grands musées nationaux, ainsi que de travaux dirigés à l'école du Louvre, il est l'auteur aux éditions De Vecchi de plusieurs ouvrages sur les grands procès de l'histoire et, dans la collection " Les Grands Noms de l'ésotérisme " sur Tomàs de Torquemada et sur Zarathustra.

Cagliostro ou le dernier alchimiste de Iain McCalman

" Même après sa mort, Cagliostro ne semble pas pouvoir échapper à la question qui revient de façon obsédante : qui était-il réellement ?
" Mais qui se cache derrière l'énigme Cagliostro ?
Celui que Napoléon tenait pour responsable de la Révolution française ?
Celui que Louis XVI enferma à la suite de l'affaire du Collier ?
Était-il un guérisseur mystique ou un charlatan manipulateur ?
Si Casanova ou Catherine II de Russie s'en méfiaient, d'autres l'adulaient.
Tour à tour franc-maçon, nécromancien, chaman, prophète, hérétique, ce personnage qui inspira Mozart, Alexandre Dumas et Goethe a influencé l'Europe entière. Un livre envoûtant et captivant, aussi fascinant que son héros.
Biographie : Historien, spécialiste du XVIIIe siècle européen et auteur de nombreux ouvrages, il dirige le centre de recherches en sciences humaines à l'université nationale d'Australie. Cagliostro ou le dernier alchimiste, son premier livre traduit en français, a déjà conquis de très nombreux lecteurs.