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mardi 16 mars 2010

ce soir c'est lecture et télé...

bonjour à tous
« Un beau livre, c'est celui qui sème à foison les points d'interrogation. » - Jean Cocteau
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illustration : chanson-libre.net
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Aujourd'hui pas fait grand chose, entre la visite chez le médecin et celle de la bibliothèque...
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Prévu ce soir de terminer le livre en cours et de passer à la télévision...
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Un peu flemmarde pour les visites de blogs, juste jeter un oeil... idem pour la presse...
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trouvé des smileys sympas pour les notes de lecture :
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Les Enfants de Dracula de Richard Lortz résumé : Quelqu'un, quelque chose était derrière elle, quelque part ! Elle se retourna brusquement. L'entrée du parc avait la même apparence qu'auparavant, bien que maintenant la brume eût épaissi. Puis soudain, comme si elle avait toujours su où porter exactement son regard, elle tourna lentement la tête vers la gauche. Elle ne vit pas apparaître cette chose imaginaire, épouvantable, contre laquelle sa raison se débattait : ce n'était pas le Comte Dracula aux longues dents, ni le monstre du Dr Frankenstein, ni même un junkie new-yorkais de deux mètres agitant un rasoir ouvert... Sa peur fit place à un étonnement plus grand encore : ce qu'elle voyait, c'était un enfant nu...
Avec Les enfants de Dracula, Richard Lortz dénonce violemment la misère, l'indifférence et l'inhumanité des villes qui engendrent les monstres modernes.
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Après le meurtre dans le bois de Central Park, les enfants retournent chez eux... pour se trouver face a leur familles miséreuses dans des bâtiments insalubres... des enfants non aimé, brutalisés... et qui brutalement se révoltent et tuent... d'une drôle de façon, comme des animaux acculés, qui grondent, et bondissent sur leurs proies et se repaissent de la chair de leurs proches...
Mais pourquoi tuent-ils de cette façon ? pour le moment, la question reste sans réponse... j'espère le découvrir ce soir...
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Programme de ce soir... télé...

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Emission spéciale
Date de diffusion : mardi 16 mars
Horaire : 22:30
Durée : 2h20
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Sommaire : Le chanteur Jean Ferrat est décédé le samedi 13 mars 2010 à l'âge de 79 ans. Durant des années, il a incarné l'image du chanteur engagé. Proche du Parti communiste, il est connu tant pour sa dénonciation du stalinisme que pour sa mise en musique des poèmes de Louis Aragon. Révolté contre la musique commerciale, il a eu maille à partir tout au long de sa carrière avec la censure, notamment pour sa chanson «Nuit et brouillard» consacrée à la déportation sous le IIIe Reich. Il laisse une oeuvre populaire et militante, féministe et anticolonialiste, pleine de poésie et de fureur. Des images d'archives, interviews et extraits de concert retracent le parcours d'un artiste en prise avec son époque. L'hommage s'articule notamment autour de la rediffusion de l'émission «Ferrat 80», présentée par Michel Drucker le 22 novembre 1980.
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Régimes et produits minceur : la grosse arnaque ?
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Date de diffusion : mardi 16 mars
Horaire : 20:35 -
Durée : 1h40
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Présentateur : Michel Cymes, Marina Carrère D'Encausse
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Sommaire : Le marché de la minceur fait recette. Et de plus en plus ! La diffusion du documentaire que Magali Cotard a consacré au sujet est suivie d'un débat auquel prennent part experts et médecins. Comme d'habitude, les téléspectateurs peuvent poser leurs questions aux invités sur le site Internet de France 5 ou par sms. Un constat : la taille mannequin, qui était de 42 il y a quelques décennies, est aujourd'hui de 34.
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Les magazines féminins entretiennent soigneusement la tendance, en proposant moult recettes miracles pour «mincir» ou «maigrir». Et aujourd'hui, une femme de 50 ans a fait en moyenne quatre régimes dans sa vie, alors qu'une jeune femme de 25 ans en a déjà fait huit.

jeudi 4 mars 2010

menus propos, lecture en cours, ...

bonjour à vous tous,
Un peu fatiguée aujourd'hui, pas vraiment la grande forme, et puis j'ai froid, donc une seule envie, retourner sous la couette avec mon bouquin...
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"la liseuse" d'Elvira Bach (Lali)
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Tout de même une info pour les boulimiques livresques...
Le Relais
organise le samedi 8 mai 2010 de 10h à 18h non-stop,
à Chanteloup-les-Vignes (78) sa traditionnelle braderie.
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Vêtements, chaussures, livres, jouets et objets divers seront mis en vente à prix très compétitifs. Venez nombreux ! http://www.lerelais.org/Val-de-Seine
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Vaiment des affaires a faire pour les livres, en bon état et de minis prix... je sais de quoi je parle, j'y ai travaillé comme bénévole et l'une des meileures clientes (ou presque)...
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illustration : desordre.net
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Lu ce matin
de Les news livres de fluctuat.net

pour éclairer une rue de Brooklyn
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Oui, les livres sont notre lumière. Au sens figuré... comme au sens propre : afin de rendre à la lecture toute la place qu'elle mérite dans l'espace public, le collectif espagnol Luzinterruptus a disposé, le 17 février dernier, 800 ouvrages lumineux dans une rue de Brooklyn (Water Street) à New York.
Intitulé "literature versus traffic", cette installation devait permettre à un espace urbain de troquer, quelques heures durant, la pollution, le bruit, les hommes pressés, contre la quiétude que représente la lecture.
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Les passants, attirés par les lumières tamisés des ouvrages, pouvaient s'arrêter pour les feuilleter, et même, les emporter.
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Et si les voitures ont réinvesti la rue une fois l'installation terminée, Luzinterruptus estime que "la littérature a vaincu le trafic de New York" cette nuit-là. Toutes les images sur le blog de Luzinterruptus
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Ce soir, c'est télévision et lecture...


20h35 sur la 5
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Sommaire : Harlan Coben évoque son dernier thriller, «Sans laisser d'adresse».
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L'agent sportif Myron Bolitar est, pour la neuvième fois, le héros d'un roman de l'auteur américain.
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Après «Ne le dis à personne», réalisé par Guillaume Canet, c'est cette fois un grand studio hollywoodien qui a acquis les droits d'adaptation du roman.
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Outre le romancier américain, d'autre auteurs, romanciers ou essayistes sont conviés à parler des nouveautés du moment au cours de ce rendez-vous décontracté. Des reportages ponctuent également l'émission qui propose de mieux appréhender l'univers des écrivains.
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22h45 sur la 2
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Résumé : Le mardi 26 novembre 1974, à 16h, Simone Veil, Ministre de la Santé depuis 6 mois à peine, monte à la tribune de l'Assemblée nationale pour défendre son projet de loi légalisant l'avortement.
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En France, elles sont alors 300 000 femmes à avorter clandestinement chaque année : 300 000 criminelles selon la loi pénale de 1920.
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Pendant trois jours et deux nuits, Simone Veil affronte 74 orateurs et endure les diatribes les plus enflammées.
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Au petit matin du 29 novembre 1974, après 25 heures de débat et de tumultes, la loi sur l'Interruption volontaire de grossesse est enfin votée par 284 voix contre 189, mettant fin à des siècles d'hypocrisie.
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Archéologie...
Une mission archéologique française a découvert près du Caire le sarcophage en granit rose et au couvercle en basalte d'une reine jusqu'ici inconnue de la VIe dynastie, a annoncé mercredi 3 mars le service des antiquités égyptiennes.
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Identifiée comme Bahnou, elle est "l'une des reines de la VIe dynastie, qui a régné sur l'Egypte de 2374 à 2192 av. J.-C. Mais nous ne savons pas jusqu'à présent si elle était l'épouse de Pépi Ier (- 2354 à - 2310) ou de Pépi II (- 2300 à - 2206)", a affirmé le chef du conseil suprême des antiquités,
Zahi Hawass.
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La mission archéologique effectuait des fouilles dans la pyramide qui s'est avérée être celle de la reine Bahnou. Elle est située parmi un groupe de pyramides de reines, voisines de celle du pharaon Pépi Ier, au sud de la pyramide à degrés de Saqqara.
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Mais d'après Philippe Collombert, le chef de l'équipe française, Bahnou était "probablement" l'épouse de Pépi II".
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Le sarcophage de 2,6 m de long et de 1,10 m de haut a été retrouvé dans la chambre funéraire, où des prières destinées à faciliter le passage de la reine dans l'au-delà ont été gravées.
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Sur un côté du sarcophage, des hiéroglyphes indiquent que la reine est "l'épouse du roi et sa bien-aimée". Des restes des bandelettes en lin ayant servi à envelopper la momie de Bahnou ont également été retrouvés.
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Galal Mouawad, un inspecteur des antiquités qui a travaillé avec l'équipe française, a souligné que cette découverte était "très rare". "La rareté de ce sarcophage (...) est due au fait que le corps principal est en granit rose alors que le couvercle est en basalte noir", a-t-il dit, n'écartant pas que le couvercle ait pu appartenir à un autre sarcophage avant d'être posé sur la cuve en granit rose destinée à la reine Bahnou.
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Lecture en cours ... Le Cantique des innocents de Donna Leon, en partenariat avec livraddict et les éditions Calmann-Lévy.
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Trouvé un seul article dans la presse :


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Livres : Actualité de la littérature La gaieté pessimiste d'une Américaine à Venise
La romancière Donna Leon installée dans la cité des Doges depuis une trentaine d'années publie la dix-septième enquête de l'inspecteur Brunetti. Rencontre sous la neige.
Ce week-end là, des flocons de neige dansaient sur Venise. Pas de quoi refroidir l'enthousiasme de Donna Leon.
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La romancière américaine de 68 ans aime accueillir des visiteurs dans la ville où elle habite depuis 1981.
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Son engouement est d'autant plus grand, qu'à ses côtés, son amie Toni Sepeda, une autre Américaine vivant dans la cité lacustre, publie un guide touristique intitulé Venise, sur les traces de Brunetti.
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Un parfait complément à la lecture du Cantique des innocents. La dix-septième enquête du fameux commissaire de police vénitien créé en 1991 par Donna Leon traite avec brio d'une épineuse affaire de trafic d'enfants.
Tout en marchant à travers les ruelles de la cité des Doges, Donna Leon se confie.
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Elle révèle une personnalité pleine de contradictions : «Je suis pessimiste sur à peu près tous les sujets, mais en même temps je suis génétiquement programmée pour le bonheur !», lance-t-elle tout sourire.
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Dans la foulée, elle salue une vieille Vénitienne d'un sonore « Buongiorno !» et discute avec elle pendant plusieurs minutes.
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Toni Sepeda réagit : «Marcher dans Venise avec Donna, cela prend beaucoup de temps, elle salue tellement de monde !»
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«Je ne connais même pas le nom de cette femme, et elle ne sait pas non plus qui je suis, mais nous habitons le même quartier et nous nous parlons souvent », précise la romancière, qui souhaite rester anonyme dans son pays d'adoption.
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Ainsi elle refuse que ses romans soient traduits en italien.
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« De plus, ajoute-t-elle, comme je suis assez critique sur la société italienne dans mes livres, je ne souhaite pas qu'ils soient commentés par la presse d'ici et que les Italiens se fassent une fausse idée de mes écrits avant même de les lire. »
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Les enquêtes de Guido Brunetti se vendent dans tous les autres pays d'Europe, et, avec moins de succès, en Amérique du Nord.
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Dans l'Hexagone, France 3 prépare une série télévisée qui sera une adaptation fidèle des romans de Donna Leon.
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Opéra baroque

La romancière n'est-elle pas devenue davantage italienne qu'américaine ?« Non, parce que ma personnalité a été formée en Amérique. » Et pourtant, celle qui fut professeur de littérature anglaise en Arabie saoudite, en Iran, et en Italie jusqu'en 1996, apprécie qu'on la considère comme la plus européenne des romancières d'outre-Atlantique.
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Elle admet ne pas ressembler à la majorité de ses compatriotes. «Je n'ai jamais eu d'ambition, en revanche j'ai toujours été travailleuse. Mais l'obsession si américaine de la réussite, de la position sociale, ne m'a jamais touchée. Jeune, je voulais juste être heureuse. J'y suis arrivée par hasard…»
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Sa découverte de l'Italie, à 25 ans ? «J'ai juste suivi une amie qui souhaitait passer une année à Rome.» Son installation à Venise ? «J'ai choisi cette ville afin de vivre près d'un couple d'amis vénitiens qui m'est toujours cher. La femme, Roberta, a par la suite écrit un livre de recettes inspirées de la cuisine de l'épouse de Brunetti.»
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Et le déclic qui a conduit Donna Leon à écrire son premier roman ? Toujours le hasard, lors d'une discussion avec un de ses amis chef d'orchestre qui évoquait sa rivalité avec un confrère. Ainsi, dans sa première enquête, Brunetti se penche sur l'assassinat d'un chef d'orchestre au théâtre de La Fenice.
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Donna Leon précise que l'écriture n'a jamais été vitale pour elle. « En revanche, je ne pourrais pas vivre sans lire. J'apprécie d'abord la littérature britannique, parce que ses chefs-d'œuvre sont accessibles et légers. À l'image des romans de Dickens ou Fielding. En France ou en Allemagne, notamment, il y a la grande littérature et puis celle qui est étiquetée populaire. »
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L'Italienne d'adoption confie aussi avoir lu avec passion les grands auteurs de polars anglais et américains, d'Agatha Christie à Raymond Chandler. Aujourd'hui, la reine vénitienne du crime lit des livres d'histoire. Elle n'apprécie pas les thrillers actuels, notamment ceux de Stieg Larsson, trop violents à son goût.
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Trop modeste, elle glisse : « Je connais mes limites, je suis un artisan qui se cantonne à ce qu'il sait écrire. »
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Elle n'avoue qu'une fierté : financer depuis dix ans un orchestre d'opéra baroque. « Je gagne beaucoup d'argent, alors je rends un peu de ce que j'ai reçu. Je suis passionnée d'opéras, je ne pourrais pas vivre sans en écouter. » Donna Leon affiche aussi son amour des animaux, de la nature, ainsi que son combat pour l'environnement qui lui fait préférer le train à l'avion. Cette romancière atypique trouve son bonheur dans mille centres d'intérêts. C'est ce qui fait son charme.
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Le cantique des innocents de Donna Leon, traduit de l'américain par W.O. Desmond, Calmann-Lévy, 286 p, 20,90 €.
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Venise, sur les traces de Brunetti de Toni Sepeda, traduit de l'américain par J.-C. Khakifa et W.O. Desmond, Calmann-Lévy, 330 p, 20,50 €.

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thème : trafic d'enfants, adoptions illégales,
Personnages récurents :
Guido Brunetti, commissaire
Vianello, son adjoint
Elettra, secrétaire de Patta qu'elle méprise, hacker impénitente, intelligente et débrouillarde,
le procureur Patta, infatué, ambitieux et incompétent
son sous-fifre Scarpa, toujours à l'affût pour dénoncer autrui, spécialement Brunetti
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et les Les Carabinieri sont l'équivalent en Italie de la Gendarmerie nationale en France.

















L adoption, c'est l'acte légal par lequel des adultes prennent pour enfants légitime une personne dont ils ne sont pas les parents biologiques.
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Une grande partie des adoptions est internationale.
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Pour éviter des pratiques illégales, en particulier les trafics d'enfants, une convention internationale a été conclue à La Haye le 29 mai 1993.
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Le trafic d'enfants est une forme de
trafic d'êtres humains. Il s'agit d'une activité criminelle.
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La stérilité humaine (ou infertilité) est l'incapacité de concevoir naturellement, de porter ou d'accoucher un enfant sain. Il y a plusieurs raisons pour un couple de ne pas être capable de concevoir ou de devoir requérir pour ce faire un soutien médical.
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Face au déclin de la spermatogenèse observé chez un nombre important d'hommes, et aux problèmes croissant de fertilité chez les couples désirant des enfants, des chercheurs s'intéressent au clonage et à la possibilité de produire des spermatozoïde à partir de cellules-souches, éventuellement féminines.
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L'université de Newcastle, travaillerait ainsi en 2008 selon le magazine New Scientist, à la production de spermatozoïdes mâles à partir de cellules-souches de femmes adultes, pendant que d'autres équipes travaillent sur des œufs mâles issus de cellules-souches venant de la moelle osseuse susceptibles de créer des gamètes mâles ou femelles.
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L'équipe anglaise menée par Karim Nayernia aurait déjà créé des spermatogonies (précurseurs de la spermatogénèse) selon les magazines New Scientist et Telegraph.
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En avril 2007, Des chercheurs allemands de l'université de Göttingen, autour de Karim Nayernia, avaient transformé des cellules de moelle osseuse d'un homme adulte en spermatogonies.
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En 2006, ils avaient déjà obtenu des spermatozoïdes capables de féconder des ovules, chez des souris via des cellules-souches transformées en spermatogonies, après que ces dernières aient été injectées dans le testicule d'une autre souris.
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Outre la question éthique, ces recherches pourraient être confrontées à l'impossibilité de se passer du chromosome Y absent chez les femmes, et peut-être indispensable à la spermatogénèse.

dimanche 10 janvier 2010

Halter Marek - La force du bien

Bonjour,
Lu la presse, et pas trop inspirée... Vu le froid dehors et renoncé a ma sortie bouquiniste... du repassage a faire, mais pas envie... ce sera donc une journée entre lecture et blogs...
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Repéré un bon programme télé sur la 5 pour ce soir... une rediffusion, mais qu'importe...
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Les Justes, France 5, dimanche 10 janvier à 21 h 30 (titre original : Tzedek)
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au passage, un souvenir de lecture qui s'y rapporte... sans oublier le magnifique Shoah de Claude Lanzmann...
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illustration : de Boris Klegovin
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En des temps dominés par les lâches et les tueurs, il y eut des individus pour nous permettre de ne pas désespérer de l'humanité.
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Ils sont les "les Justes", ceux qui n'ont pas hésité à risquer la mort pour sauver des vies.
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En Allemagne, en France, en Pologne, partout en Europe, des hommes et des femmes ont abrité, protégé, soustrait des milliers de Juifs à la fureur nazie.
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Marek Halter a voulu raconter leur histoire. Ce faisant, il a découvert chez l'homme cette part irréductible de courage, de désintéressement et d'amour qui le caractérise aussi.
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En rappelant haut et fort que la force du Bien fera toujours face aux forces du mal, Marek Halter délivre un formidable message d'espoir.
Marek Halter à la recherche des justes
Rescapé du ghetto de Varsovie, Marek Halter tente l'impossible pour nous persuader qu'à travers toute l'Europe nazifiée, partout, des justes ont sauvé des juifs.
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Évoquant la méthode utilisée par Lanzmann dans Shoah , par interrogation des témoins de l'époque, sa démonstration reste un peu laborieuse et trop démonstrative.
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Ainsi défilent des Français et des Américains, un Japonais et des Allemands, des Polonais et des Danois, un Letton et des Italiens laissant croire à une levée en masse contre la banalité du mal.
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Toutefois, certains chiffres et commentaires remettent en perspective des réalités estompées : ainsi, 400.000 juifs vivent à Varsovie en 1939, soit deux fois plus que dans toute l'Allemagne nazie.
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À ces héros modestes de Yad Vashem (ou à leurs descendants), il pose les mêmes questions convenues : "Pourquoi ?", "Avez-vous eu peur ?", "Si c'était à refaire..."
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Dommage qu'à cette galerie de portraits manque le plus fameux d'entre tous : Aristides Sousa Mendès, consul du Portugal à Bordeaux.
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Une phrase résume la complexité de cette tragédie : en Hollande, comme en Pologne, il fallait mille personnes pour sauver un juif, mais une seule personne pour dénoncer mille juifs.
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Ce documentaire diffusé pour la première fois en 1994, sous forme de film, sort enfin dans sa version intégrale de deux heures quarante.- Par Eugénie Lebée-Millé - http://www.lepoint.fr/culture/2010-01-10/documentaire-marek-halter-a-la-recherche-des-justes/249/0/411970

jeudi 12 novembre 2009

John Buchan - Les 39 marches

souvenir de lecture et programme de ce soir... sur Arte...
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Film d'espionnage
Date de diffusion : jeudi 12 novembre
Horaire : 20:45 - Durée : 1h25
Acteur : Madeleine Carroll, Robert Donat, Lucie Mannheim
Réalisateur : Alfred Hitchcock
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Fini, l'oisiveté ! Avec le meurtre de Scudder, Richard Hannay se trouve, du jour au lendemain, mêlé à une extraordinaire aventure.
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Au centre de l'histoire: une organisation secrète, mais terriblement puissante, un complot international et... un mot de code incompréhensible.
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Pour rassembler les morceaux de ce puzzle déconcertant, Richard Hannay n'a que vingt jours devant lui... Vingt jours pendant lesquels on va voir ce flegmatique Britannique fuir à travers toute l'Ecosse, se travestir pour échapper à ses poursuivants, mettre le feu aux poudres d'un étrange château et sortir vivant - mais de justesse - des griffes de ses adversaires.
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Une véritable course contre la montre dont le héros sortira... à bout de souffle!
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John Buchan, alias Lord Tweedsmuir, est né le 26 août 1875 à Perth, en Angleterre, et est mort le 11 février 1940. Premier baron Tweedsmuir d'Elsfield, quinzième gouverneur général du Canada, et écrivain.
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John Buchan débute sa carrière en tant qu'avocat, puis devient écrivain et journaliste en revenant de la guerre des Boers, en 1915. Il couvrira ainsi la Première Guerre Mondiale pour Le Times.
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En 1916, il devient espion pour le compte de l'Empire Britannique.En 1927, il est élu au Parlement, et en 1935 il devient Gouverneur Général du Canada.
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Parallèlement à ses activités professionnelles et politiques, il écrit de nombreux livres.
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Il publie des biographies (Walter Scott, Olivier Cromwell et Jules César),
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des essais (sur l'église d'Écosse et les colonies britanniques en Afrique),
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des textes autobiographiques et des romans d'espionnage : Les 39 Marches en 1915 (adapté au cinéma en 1935 par Alfred Hitchcock), où apparaît pour la première fois le personnage de Richard Hannay, La Centrale d'énergie en 1916, Les Trois Otages en 1928, ou encore Le Prêtre Jean..
* wikipédia, l'internaute, le livre de poche...

dimanche 4 octobre 2009

Patrick Süskind - Le Parfum

Ce soir, télévision... ou magnétoscope ...
Lu avec passion le livre de Süskind, mais pas encore eu l'occasion de voir le film... donc ce soir ce sera france 2...
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Le bâtard qui voit le jour dans le quartier le plus nauséabond de Paris s'appellera Grenouille, étrange nom guttural dont Gaillard (sa nourrice) et Grimal (le tanneur qui l'emploie à des tâches répugnantes) se font les échos, comme si la marginalité appelait forcément la marginalité.
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C'est donc dans la fange parisienne du XVIIIe que Grenouille, né sans parents ni amour, sans racines ni odeur, mène une vie de nomadisme olfactif, volant les odeurs, les imaginant, les recréant pour les infuser au monde entier.
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Sans distinction hiérarchique, il se pénètre de la moindre senteur, tout d'abord frénétiquement, puis avec méthode, pour finalement se livrer à un projet démiurgique et vampirique.
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Dans ce voyage jusqu'aux confins de l'imagination à la fois poétique et morbide, Süskind nous entraîne sans repos à la suite de son héros monstrueux, véritable buvard des essences dont l'ultime expérience revêt presque un caractère généreux et mystique.
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Le romancier s'est beaucoup inspiré de l'essai de l'historien Alain Corbin, Le Miasme et la Jonquille (1982)
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A partir de 1750, on a peu à peu cessé, en Occident, de tolérer la proximité de l'excrément ou de l'ordure, et d'apprécier les lourdes senteurs du musc. Une sensibilité nouvelle est apparue, qui a poussé les élites, affolées par les miasmes urbains, à chercher une atmosphère plus pure dans les parcs et sur les flancs des montagnes.
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C'est le début d'une fascinante entreprise de désodorisation : le bourgeois du XIXe siècle fuit le contact du pauvre, puant comme la mort, comme le péché, et entreprend de purifier l'haleine de sa demeure; imposant leur délicatesse, les odeurs végétales donnent naissance à un nouvel érotisme.
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Le terme de cette entreprise, c'est le silence olfactif de notre environnement actuel. Chef-d'œuvre de l'histoire des sensibilités, Le Miasme et la Jonquille a été traduit dans une dizaine de langues.
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Les personnages

Jean-Baptiste Grenouille : personnage principal de l'histoire, il est doté d'une forte ambivalence, héros/anti-héros.
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Possédant un odorat extraordinaire, et ne possédant lui même aucune odeur, sa vie entière sera menée dans la violence et l'incertitude, avec pour but ultime la création d'un parfum parfait.
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Néanmoins, cette création effectuée, sa vie n'aura plus aucun sens pour lui, et il ira de lui même à sa mort.
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Madame Gaillard :

femme sans odorat tenant un orphelinat, et ayant recueilli Grenouille. Ayant perdu toute raison de vivre, elle ne vit plus que pour mourir chez elle, et non à l'hôtel Dieu, comme son mari, au milieu d'autres mourants. Elle économise son argent, et est néanmoins juste avec les enfants.
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Elle ne supporte pas Grenouille car elle se rend compte qu'il n'est pas comme les autres enfants. Elle s'en débarrasse chez Grimal lorsque plus personne ne paye pour Grenouille. Finalement elle ne mourra qu'à quatre-vingt-dix ans, après avoir arrêté de travailler, ruinée par la Révolution, et envoyée à l'hôtel Dieu.
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Grimal :

maître tanneur exigeant et parfois violent. Il vend Grenouille pour vingt livres à Baldini et meurt le soir de sa vente, lors d'une chute, après s'être saoûlé, avec l'argent de Baldini.
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Baldini :

son père était un célèbre parfumeur, qui fabriqua de très beaux succès. À l'inverse, Giuseppe Baldini n'a rien inventé jusqu'à sa rencontre avec Grenouille. Ce dernier lui permet de découvrir plus de six cents formules de parfums, qui s'écoulent très facilement dans le tout Paris.
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Cependant, il n'est pas à l'aise avec Grenouille, pour deux raisons : son odeur, et le fait de ne rien lui donner en échange de son travail. Il meurt peu après le départ de Grenouille, dans l'effondrement du pont sur lequel il habite.
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Marquis de la Taillade-Espinasse :

Homme passionné de médecine et de sciences, il effectue des expériences sur le gaz létal, qui pour lui se trouverait dans la terre. Il apprend l'aventure de Grenouille, ayant hiberné sept ans, dans une grotte, et voit en lui une preuve de sa théorie.
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Il organise des conférences avec Grenouille ce qui lui permet de prouver sa théorie.Il décide un peu plus tard l'ascension d'une montagne de plus de deux mille mètres, nu, afin de prouver sa théorie, et d'en redescendre, tel un fringant jeune homme de vingt ans. Il meurt dans cette ascension.
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Madame Arnulfi :

veuve, vivant à Grasse, avec son amant le compagnon Druot, elle tient une parfumerie, aux méthodes modernes héritées de son mari. Grenouille travaille chez elle pour apprendre les techniques d'enfleurage. Druot sera accusé à tort des meurtres des jeunes filles.
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Antoine Richis :

Homme le plus riche de Grasse et actif dans la politique de la ville, il comprend très vite le but du meurtrier. Il décide alors de tout faire pour protéger sa fille, seule personne lui restant après la mort de sa femme. Il échoue néanmoins, et adopte même Grenouille, grâce au pouvoir du parfum de ce dernier.
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Tous les personnages qui ont cotoyé Grenouille et qui l'ont exploité meurent de manière horrible. C'est le cas pour Madame Gaillard, Grimal, Baldini, le marquis et Druot. Il en est de même des jeunes filles qu'il rencontre à Paris et Grasse.


source : wikipédia, amzon, divers

mercredi 14 janvier 2009

Une soirée en compagnie d'écrivains new-yorkais sur Arte


Si vous êtes féru de littérature américaine,
vous pouvez réserver votre soirée du jeudi 15 janvier : Arte diffusera ce soir-là "Romans made in New York", un documentaire réalisé par Sylvain Bergère, consacré aux jeunes auteurs américains qui renouvellent la fiction contemporaine.

Figures de la nouvelle garde littéraire,
Jonathan Franzen, Jonathan Safran Foer, Nicole Krauss, Rick Moody et Marisha Pessl évoqueront leur travail devant la caméra, interrogés par Nelly Kaprièlian, critique littéraire aux Inrocks.

Après Bret Easton Ellis et Jay McInerney qui, dans les années 80, ont révolutionné le roman par leur style empreint de cynisme - de substances hallucinogènes parfois - ces écrivains puisent eux aussi une partie de leur inspiration dans la ville de New-York, "la cocotte-minute de la culture américaine", comme l'appelle Rick Moody.

Quel discours cherche à faire entendre cette nouvelle génération, qui cite comme références
Melville, Ellis, Roth, Oates, Carver, Faulkner, Joyce et Kafka ? Que reste-t-il à écrire après la catastrophe du 11 septembre ? Peut-on parler d'un renouveau du roman américain ?
Quelques réponses en livres et en images, jeudi soir donc.
"Romans made in New York", documentaire de Sylvain Bergère et Nelly Kaprièlian. Jeudi 15 janvier à 22h30 sur Arte.

source : Céline le 13.01.09 -fluctuat

illustration : la liseuse de Karen Kinser