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mercredi 22 octobre 2008

Prochain "millefeuille" : histoire de l'art dans la littérature...

Il me faut trouver des romans historiques mettant en scène des peintres ou des sculpteurs... ou tout autre métier de l'art...

Le peintre des vanités de Deborah Moggach


"Le peintre des vanités" nous transporte à Amsterdam en 1636. Cornélis Sandvoot, riche mais vieux, est marié à la belle Sophia, histoire d'éponger un peu les dettes familiales. Cornélis décide de se faire immortaliser en compagnie de son épouse et fait appel à Jan Van Loos, un jeune portraitiste de talent. C'est sans se douter qu'entre l'artiste et la jeune femme, l'étincelle va briller et conduire à une folle passion. Les deux amants préparent en secret un plan d'évasion, vers l'Orient. Ils espèrent profiter du marché juteux des tulipes pour se remplir les poches, mais ... Un drame qu'on escalade en courts et incisifs chapitres, dans lesquels on suit les protagonistes de l'histoire : depuis le mari trompé, la jeune épousée, l'amant qui roule des mécaniques, la servante éplorée, le fiancé débouté, l'apprenti qui boit et sur les épaules duquel le destin de tous semble être posé ! Deborah Moggach retrace avec soin l'Amsterdam du 17ème siècle, l'ambiance feutré du tableau qui s'esquisse, l'émergence de la "tulipomanie" (d'où le titre original : "Tulip fever"). Evidemment, semble s'être dit l'auteur, ce roman n'en aurait pas été un s'il n'y avait pas ces sacro saints élans du coeur, ces troubles amoureux et ces rebondissements (à deux balles). Après le roman de Tracy Chevalier, je continue d'être désenchantée par ce genre de lecture. De plus j'ai vraiment le sentiment que "Le peintre des vanités" sort les violons et joue un peu trop la carte mélodramatique.

Le peintre au couteau de Ollivier Pourriol


« Qui sait que ces couleurs sont celles du visage de ma femme disparue et aimée tendrement et regrettée éternellement ? Là où l’œil exercé voit un vert Véronèse, moi je sais qu’il s’agit du bleu des yeux de ma femme, mais d’un bleu en mouvement, ce n’est pas encore un vert, mais ce n’est plus vraiment un bleu, c’est un bleu en fuite, c’est le bleu des yeux de ma femme qui me trahit. Quel marchand de couleurs osera vendre un jour un tube de “Bleu des yeux de ma femme qui me trahit” ? »
Un peintre de 85 ans, cloué par une appendicite, ouvre à son chirurgien un monde sur le point de disparaître, où l’on croise Dubuffet, Camus, Simone de Beauvoir, Nicolas de Staël, René Char, Braque, Music, Gischia. Le temps de quelques conversations, l’homme du pinceau et du couteau transmet à l’homme de l’art et du scalpel ce qu’il a de plus précieux : son œil. Que peut-on contre la mort ? Pas grand-chose, répond le chirurgien. Apprécier les couleurs de la vieillesse, répond le peintre. Et, si possible, finir en beauté


La conspiration Bosch de Yves Jégo


Un nouveau thriller historique éblouissant, par les auteurs de 1661. De Florence à Venise, d'Italie en Allemagne et en France, en compagnie de Léonard de Vinci, Jérôme Bosch, mais aussi Bayard, Luther ou Henri VIII... Un grand roman de passion et de suspense au coeur de la magie de la renaissance



La passion Lippi (Broché) de Sophie Chauveau


Florence 1414. Un enfant hirsute, aux pieds couverts de corne, griffonne furieusement une fresque remarquable à même le sol d'une ruelle des bas-fonds de la ville. Miraculeusement repéré par Cosme de Médicis et placé au couvent des carmes, il va faire souffler un vent de passion sur la peinture de laRenaissance. Moine et libertin, artiste intransigeant et manipulateur sans scrupules, futur maître de Botticelli, ses sublimes madones bouleversent son époque. Elles lui sont pourtant très intimement inspirées par les filles des maisons de plaisir de Florence qui en ont fait leur petit prince caché. Bravant tous les interdits et jusqu'à l'autorité suprême du Pape, il commet par amour l'ultime provocation. Le scandale le pousse à l'exil et le renvoie au secret sanglant enfoui au cœur de son enfance. Peintre voyou, ange ivre, fra Filippo Lippi invente un rapport nouveau entre l'art et le monde de l'argent et, le premier, fait passer les peintres du statut d'artisans estimés à celui d'artistes reconnus.


L'obsession Vinci de Sophie Chauveau


Florence 1476. Leonardo di ser Piero da Vinci, 24 ans, sort littéralement brisé d'un affrontement sanglant avec son père. En quelques semaines, il se reconstruit et se choisit un destin inouï, unique qui marquera la Renaissance et l'histoire de l'humanisme. Mais qui est véritablement Léonard de Vinci ? On connaît l'inventeur virtuose, le scientifique précurseur, fasciné par les mécanismes du corps humain ou les tourbillons de l'eau, le peintre et le sculpteur de génie... mais l'homme, son intimité, les ressorts de son inépuisable créativité ? Des bas-fonds de Florence à la forteresse de Ludovic Le More à Milan, des campagnes guerrières de César Borgia à la cour de François Ier, jeune roi passionné qui le choisit pour père d'adoption, Léonard dissimule. Quelle obsession profonde le pousse à séduire tous ceux qui l'approchent ? Pourquoi cette frénésie de tout connaître, tout explorer, tout essayer, pour toujours tout abandonner, sauf ceux qu'il aime ? Sa ville, Florence, le boude. Rome le rejette, mais fait un triomphe à Raphaël. Venise se méfie de lui... Pourquoi ? Quelles sont ses relations avec ses pairs et surtout son alter ego Botticelli, le maître de la mélancolie ?


Le rêve Botticelli de Sophie Chauveau


Florence, quinzième siècle. Sous le règne de Laurent le Magnifique, jamais le sang, la beauté, la mort et la passion ne se sont autant mêlés dans la capitale toscane. Le plus doué des élèves de Fra Filippo Lippi, un certain Sandro Filipepi surnommé depuis l'enfance " botticello - le petit tonneau " va mener à son apogée la peinture de la Renaissance. Maître d'œuvre de la chapelle Sixtine, créateur bouleversant d'un Printemps inouï, il ressent intimement et annonce les soubresauts de son époque. Pendant que Savonarole enflamme la ville par ses prophéties apocalyptiques, il continue à peindre avec fougue. Il entretient alors avec Léonard de Vinci une relation faite de rivalité farouche et d'amitié profonde. Adulé puis oublié de tous, aussi secret que Florence est flamboyante, Botticelli habite un rêve connu de lui seul.

La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. Nous sommes à Delft, au dix-septième siècle, l'âge d'or de la peinture hollandaise. Griet s'occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s'efforçant d'amadouer l'épouse, la belle-mère et la gouvernante, chacune très jalouse de ses prérogatives.
Au fil du temps, la douceur, la sensibilité et la vivacité de la jeune fille émeuvent le maître qui l'introduit dans son univers. À mesure que s'affirme leur intimité, le scandale se propage dans la ville...
Un roman envoûtant sur la corruption de l'innocence, l'histoire d'un cœur simple sacrifié au bûcher du génie.
La Dame à la Licorne de Tracy Chevalier

Jean Le Viste, noble du Moyen Age, effectue la commande des tapisseries de La dame à la Licorne pour décorer sa riche demeure parisienne. Entre le peintre qu'il choisit pour dessiner les cartons, le marchand qui négocie, les artisans qui la réalisent, leurs épouses filles et servantes, se déchaînent des sentiments de haine, de passion, de désir et de trahison

Prédédent article :

et autres romans
Je suppose que je dois inclure également Da Vinci Code de Dan Brown
Un éminent spécialiste de symbologie de Harvard est convoqué au Louvre pour examiner une série de pictogrammes en rapport avec l'œuvre de Vinci. En déchiffrant le code, il met au jour l'un des plus grands mystères de notre temps... et devient un homme traqué.
Note :
Je pense que "le parfum" et "la contrebasse" de Sunskind peuvent entrer dans cette catégorie.

Je manque d'idées pour le moment... je verrais plus tard... mais si quelqu'un a des titres a me proposer... j'en serais ravie.

mercredi 3 septembre 2008

Del Amo Jean-Baptiste - Une éducation libertine

Noté ce livre...
pas dans les tous premiers sur ma liste, mais bon, j'aime assez les romans historiques...
donc lecture probable en cours d'année...
d'autant plus qu'ayant été primé... il va être très demandé en bibliothèque... et la liste d'attente sera sans doute longue...
*
Pour la 5ème année consécutive, les libraires Virgin Megastore et les journalistes de la rédaction de LIRE ont attribué leur Prix de la Rentrée Littéraire.


Ce prix, devenu en 2007 le Prix Laurent-Bonelli - Lire & Virgin Megastore, sera remis lors de la soirée de la Rentrée Littéraire qui se déroulera demain Mercredi 3 septembre 2008 au Virgin Megastore Champs-Élysées.
«C'est un homme sans vertu, sans conscience. Un libertin, un impie. Il se moque de tout, n'a que faire des conventions, rit de la morale.


Ses mœurs sont, dit-on, tout à fait inconvenantes, ses habitudes frivoles, ses inclinations pour les plaisirs n'ont pas de limites.


Il convoite les deux sexes.


On ne compte plus les mariages détruits par sa faute, pour le simple jeu de la séduction, l'excitation de la victoire.


Il est impudique et grivois, vagabond et paillard.


Sa réputation le précède. Les mères mettent en garde leurs filles, de peur qu'il ne les dévoie.


Il est arrivé, on le soupçonne, que des dames se tuent pour lui. Après les avoir menées aux extases de l'amour, il les méprise soudain car seule la volupté l'attise.


On chuchote qu'il aurait perverti des religieuses et précipité bien d'autres dames dans les ordres.


Il détournerait les hommes de leurs épouses, même ceux qui jurent de n'être pas sensibles à ces plaisirs-là. Oh, je vous le dis, il faut s'en méfier comme du vice.»


Paris, 1760. Le jeune Gaspard laisse derrière lui Quimper pour la capitale.


De l'agitation portuaire du fleuve aux raffinements des salons parisiens, il erre dans les bas-fonds et les bordels de Paris.


Roman d'apprentissage, Une éducation libertine retrace l'ascension et la chute d'un homme asservi par la chair.




L'Auteur :


Jean-Baptiste Del Amo a vingt-six ans et vit à Montpellier.
Une éducation libertine est son premier roman.


*

blog de l'auteur :


*
Revue de presse : rue 89
Premier roman piquant pour Del Amo le libertin


Comme l’indiquait notre panorama, « Une éducation libertine » est un des premiers romans les plus frappants de cette rentrée littéraire. Un roman historique et initiatique hypersexué, situé en plein siècle des lumières. C’est avec lui que débute la nouvelle saison.

« D’innombrables gamins grouillaient en tous sens, dégringolaient les escaliers, fouillaient les amoncellements, sitôt rattrapés par leurs génitrices qui les soulevait par des langes sales, les faisait remonter à grands coups aux fesses. Ici, nulle intimité. On forniquait à la vue de tous, les mains campées sur les balustrades, les jupons retroussés sur des culs sans gêne, à en faire trembler le bâtiment. On jouissait au su des enfants, au su des voisins. »


Ces quatre phrases, au début du roman, posent le ton et le décor.
« Une éducation libertine » se déroule en plein Siècle des Lumières, à Paris. Le roman remporte vite les suffrages du lecteurs, car il parvient rapidement à unir un aspect « cour des Miracles » à une dimension « bourgeoise ».
C’est en cela que Del Amo est parvenu à donner une touche sociale à son roman initiatique.
N’en serait la différence d’époque et de souverain, on retrouve dans « Une éducation libertine » ce qui faisait la richesse, par exemple, de « La Reine Margot » de Patrice Chéreau : la crasse mariée au luxe, le stupre à l’arrivisme, le complot à l’ambition.

Jean-Baptiste Del Amo a vingt-six ans, vit à Montpellier où il a « travaillé dans le secteur social ». Malgré une trop grande quantité de descriptions, son premier roman est porté par une écriture très ambitieuse, épaisse et épique, très sexuée, qui sauvegarde le plaisir.
« Une éducation libertine » est un roman historique (la France des Lumières, les artisans de faubourgs, la bourgeoisie courtisane) mais aussi un roman d’apprentissage très osé (homosexualité, prostitution masculine, écriture sexuée, libertinage).
Des dimensions sur lesquelles nous avons interrogé l’auteur.

Pourquoi cette période de l’Histoire de France ? Quel a été votre travail de documentation ?

C’est avant tout un intérêt de lecteur pour les auteurs du XVIIIe siècle, en particulier Laclos et Sade ; un hommage au roman libertin. Je n’avais en revanche pas l’ambition d’écrire un roman historique, mais d’utiliser un contexte social particulier, très contrasté, et une vision de Paris extrême et sensitive. L’idée première était aussi d’utiliser les codes du roman d’apprentissage, tout en donnant à l’histoire de Gaspard une résonance contemporaine.

J’ai travaillé sur des archives de la ville, les études sur la vie dans les rues, d’anciens plans de Paris. J’ai aussi cherché à comprendre la prostitution, l’homosexualité, mais par une approche contemporaine. En revanche, j’ai veillé à n’être pas bridé par un souci d’exactitude. Je voulais garder intacte la vision onirique que je me suis faite de Paris en préparant le roman, comme d’une ville labyrinthique et dotée d’une vie propre.

En abordant l’homosexualité, la prostitution masculine et féminine, le libertinage bourgeois, que comptiez-vous dire sur cette période qui n’ait été déjà dit ?

Il y a dans ce clivage social, dans cette errance identitaire et dans l’impatience d’un peuple lassé du pouvoir absolu, une tension, une lassitude, qui me semblent faire écho à notre monde. C’était aussi le temps du soulèvement de la démocratie, l’éveil des consciences, l’avènement des arts : ce qu’il manque à ma génération. Si tout a sans doute été dit, il est encore possible d’explorer la manière de traiter ces thèmes. J’espère l’avoir fait humainement, par une psychologie particulière.

Ici, nous sommes au XVIIIe, les personnages n’ont pas les éléments de compréhension que nous possédons aujourd’hui. L’homosexualité, par exemple, n’est apparue qu’au XIXe siècle, on parle avant de pratiques sexuelles, de pédérastie, de sodomie. Comment les personnages appréhendent alors leur corps, leur relation à l’autre dans l’amour ou le sexe ? Tous font l’expérience d’une clairvoyance, d’une construction identitaire.

Dans cette cour des miracles qu’était Paris au XVIIIe siècle, la sexualité, souvent animale, était vécue sans manières. C’est un contraste intéressant avec l’empreinte religieuse que l’on retrouve dans la bourgeoisie et la noblesse, l’éducation des jeunes filles à la chasteté et à la vertu. Même si le XVIIIe a tendu vers un contrôle des mœurs, la rue était encore le lieu de l’impudeur par excellence et les archives de déposition de Police en sont un bon exemple ! Votre écriture est très incarnée, à la fois physique, corporelle, sexuelle, sensuelle, brute, distinguée, cour royale comme cour des Miracles. Est-ce votre écriture ou est-ce votre façon d’écrire le XVIIIe siècle ?

Je suis fasciné par les auteurs dont l’écriture est sensorielle, dont l’évocation suffit à faire éprouver au lecteur une odeur, une sensation. Je pense à Gabrielle Wittkop (1920-2002 ; publiée par les Eds Verticales, ndlr), mais aussi à Proust ou à Virginia Woolf. Tous sont les figures tutélaires de ce livre et du jeune auteur que je suis. Je voudrais parvenir à cette force d’évocation où l’écriture transcende le réel. La lecture peut être une expérience physique. Mon prochain roman se situe à l’époque contemporaine, sur des thèmes différents, mais dans la continuité d’"Une éducation libertine".

► Une éducation libertine de Jean-Baptiste Del Amo – Gallimard – 437p., 19€ - tirage de départ : 6000 ex.

lundi 25 août 2008

Jean Teulé - Le Montespan

Auteurs que j'aime


En 1663, Louis-Henri de Montespan, jeune marquis désargenté, épouse la somptueuse Françoise « Athénaïs » de Rochechouart.

Lorsque cette dernière accède à la charge de dame de compagnie de la reine, ses charmes ne tardent pas à éblouir le monarque à qui nulle femme ne saurait résister.

D'époux comblé, le Montespan devient alors la risée des courtisans.

Désormais, et jusqu à la fin de ses jours, il n aura de cesse de braver l'autorité de Louis XIV et d exiger de lui qu il lui rende sa femme.

Lorsqu'il apprend son infortune conjugale, le marquis fait repeindre son carrosse en noir et orner le toit du véhicule d'énormes ramures de cerf.

La provocation fait scandale mais ne s'arrête pas là. Le roi lui a pris sa femme, qu à cela ne tienne : il séduira la sienne. Une fois introduit dans la chambre de la reine, seule la laideur repoussante de celle-ci le fera renoncer à ses plans.

À force d'impertinences répétées, l'atypique, facétieux et très amoureux marquis échappera de justesse à une tentative d assassinat, puis sera exilé sur ses terres jusqu à sa mort.

En ayant porté haut son indignation, y compris auprès du pape, le marquis de Montespan fut l'une des premières figures historiques à oser contester la légitimité de la monarchie absolue de droit divin. Il incarne à lui seul l'esprit révolutionnaire qui renversera un siècle plus tard l'Ancien Régime.

Après avoir si brillamment dépeint le Moyen Âge dans Je, François Villon, Teulé, qui a le don de brosser l'atmosphère d une époque, restitue le temps des précieuses ridicules et des salons mondains, comme celui des chansons paillardes et des crasseuses garnisons du roi.

Son style emprunte aussi bien à la verve des fabulistes dont Mme de Montespan fut la protectrice, qu'à la grivoiserie populaire. Et nous fait reprendre goût, par son humour irrésistible, à la saveur d une langue piquante et imagée...
Biographie de l'auteur

Jean Teulé (Saint-Lô, Manche, 26 février 1953) est un romancier français, qui a également pratiqué la bande dessinée, le cinéma et la télévision.

Auteur de bande dessinée dans un premier temps, il a débuté à la télévision dans
L'assiette anglaise de Bernard Rapp ou Nulle part ailleurs sur Canal+.

Homme de télévision,
scénariste, comédien, cinéaste, il est avant tout écrivain. Ayant abandonné toute autre activité, il se consacre désormais à l’écriture.

Il a publié, aux Éditions Julliard,
Rainbow pour Rimbaud (1991),
L'Œil de Pâques (1992),
Ballade pour un père oublié (1995),
Darling (1998)
et Bord cadre (1999),
Longues Peines, Les Lois de la gravité, Ô Verlaine ! (2004),
Je, François Villon (2006),
Finalement, en 2008 "Le Montespan".

Il a également publié plusieurs bandes dessinées, basés essentiellement sur des photos retouchées.
À la ville, Jean Teulé est le compagnon de l'actrice
Miou-Miou.
Autres titres lus :

Je, François Villon

Il est peut-être né le jour de la mort de Jeanne d'Arc.

On a pendu son père et supplicié sa mère.

Il a étudié à l'université de Paris.

Il a joui, menti, volé dès son plus jeune âge.

Il a fréquenté les miséreux et les nantis, les curés, les assassins, les poètes et les rois.

Aucun sentiment humain ne lui était étranger.

Ides plus sublimes aux plus atroces, il a commis tous les actes qu'un homme peut commettre.

Il a traversé comme un météore trente années de l'histoire de son temps.

Il a ouvert cette voie somptueuse qu'emprunteront à sa suite tous les autres poètes : l'absolue liberté.

Après Rimbaud et Verlaine, Jean Teulé ne pouvait mieux clore son voyage en Poésie qu'en endossant avec orgueil et humilité les haillons magnifiques de François Villon.


Le Magasin des Suicides

Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider.


Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre.




Envie de lire d'autres titres :



Les lois de la gravité

"Il y a quelques années, la police est venue à mon domicile pour enquêter sur la mort de mon mari. Ils en ont conclu à un suicide. Eh bien, ce n'est pas vrai. C'est moi qui l'ai poussé du onzième étage".

Une femme pénètre en pleine nuit dans un bureau de police pour confesser le meurtre de son mari. Dix ans jour pour jour après cet homicide déguisé en accident – c'est-à-dire la veille précisément où du point de vue juridique il y a prescription – cette femme, mariée à un homme alcoolique, dépressif et violent qui la battait et battait ses enfants, dévorée de culpabilité et de remords, vient se livrer spontanément.

S'engage avec le fonctionnaire de police qui la reçoit et qui l'écoute un échange où les deux êtres, l'homme et la femme, se livrent à une confession intime.

Armé d'un tel scénario Eric-Emmanuel Schmitt aurait fait une longue dissertation rhétorique dialoguée sur la question morale de la valeur du crime. Le propos et le talent de Jean Teulé est tout autre.

Entre la femme qui s'accuse et le flic qui récuse, l'auteur parvient à faire surgir toute l'humanité du drame.

En arrière-plan de ce magnifique petit roman, on voit poindre par petites touches ("Il est, monsieur, des amours sans douceur", "Je vole des roses dans la ville d'à côté où j'habite"), la détresse de vies sociales brisées.

Teulé touche juste quand il fait sonner sobrement ces "mots des pauvres gens", comme disait Léo Ferré, qui sont les seules armes des anonymes de l'existence. Et signe un roman certainement plus engagé et profond qu'il n'y paraît

Extrait

Le corps de Jimmy s’était éloigné horizontalement dans l’air tandis que sa femme reculait, reculait dans la salle à manger en se cachant les yeux. Un mètre devant le balcon, vue imprenable du mari sur son épouse et l’appartement du onzième étage. Il en parut surtout surpris.

La nature, elle-même, sembla décontenancée et il lui fallut une fraction de seconde pour se rappeler cette loi naturelle et indiscutable par laquelle un corps lancé dans le vide est attiré vers le bas.

C’est un phénomène physique contre lequel il est inutile de lutter. La femme aurait eu beau se pencher par-dessus le balcon et crier : « Pardon, je regrette. Chéri, chéri, reviens ! », ça n’aurait servi à rien.

Quand la chute est lancée, il faut qu’elle aille à son terme. Si la rambarde a été franchie, on ne peut plus rien pour personne.

Jimmy ressentit le vent vertical de la vitesse lui remonter dans les jambes du pantalon. Ce fut pour lui une sensation inédite.

Il se rappellera aussi toute sa vie — c’est-à-dire encore une seconde, une seconde et demie —, qu’il avait également plaqué ses bras de chaque côté du corps afin d’éprouver la même vibration dans les manches.

On a parfois de ces idées…

Le policier, lui-même… a de drôles d’idées, se sentant face à un processus dont il se demande bien comment il pourrait en inverser la trajectoire.

— Est-ce que vous avez bien compris, madame, ce qu’il va se passer maintenant pour vous ? Que je vais vous coller en taule, moi ?

— Oui.C’est un bruit simple comme les talons du mari claquant sur la dalle en béton du parking.

L’officier se lève, claudique jusqu’à l’autre porte du local. Sur le lino gris, entre le bureau de Machebœuf et celui de Gâtebois, se dressent de hautes piles de dossiers aux couleurs administratives. On dirait des tours de cités, s’élevant du macadam, pleines d’histoires superposées, confinées et entassées.

Des feuilles débordent de certains dossiers comme des cris aux fenêtres — des impatiences de réparations de préjudices sur procès-verbal bleu. Il s’écoule aussi des mystères de dépositions roses.

Arrivé à la porte vitrée et grillagée donnant sur le couloir des cellules de garde à vue et la cour du commissariat, Pontoise regarde les fourgons garés dans la nuit. Et derrière un muret, il observe le canal.

Un train passe, les yeux grands ouverts, sur l’autre bord. Le policier se retourne :

— Et vos enfants ? Encore mineurs je suppose…

— Oui.

— … Que vont-ils devenir ? Déjà qu’ils n’ont plus de père, s’ils n’ont plus de mère… Papa passé par la fenêtre et maman en prison, qui va s’occuper de leur éducation ? Parce que attention, menace-t-il du doigt à l’autre bout du bureau, il n’y a pas que votre vie que vous me livrez là. Il y a aussi la leur. Où sont-ils ce soir ?

— Dans leurs chambres.

— Et demain, ils dormiront où ? À la DDASS ?

Le flic se retourne à nouveau vers la porte grillagée. Berger des songes brisés, il entend les trains s’étrangler au loin dans les tunnels et la mère gémir. Le nœud de l’intrigue se serre autour de la gorge du policier. Il se sent la tête prise au collet alors il tente de s’en débarrasser en se retournant et lâchant à la veuve :

— Barrez-vous !Il a dit ça aussi sec qu’on enlève un matou d’une chaise.

— Comment ? fait la criminelle interloquée.

Pontoise revient s’asseoir en face d’elle et coudes sur le bureau, les mains jointes, droit dans les yeux, il précise sa pensée :

— Sauvez-vous malheureuse !

— Quoi ?

— Écoutez madame, je n’ai rien entendu de ce que vous m’avez dit. Rentrez chez vous, au revoir. Je ne vais pas prendre ça sinon vous allez aller au trou et pour longtemps. Allez, partez ! La femme, en face, est stupéfaite.

Le flic s’énerve :

— Mais c’est inouï, ça ! Vous n’avez eu aucune chance avec ce mari, rien, et puis un jour vous le poussez, bon… Mais personne n’a rien vu et la police a été dupe. Alors moi, je dis, putain, vous avez réussi le crime parfait, là…

C’est quand même incroyable, ça ! Et vous venez de votre propre initiative, des années après… Vous avez fait un crime parfait et vous voulez vous constituer prisonnière ? Jamais vu ça de ma carrière !

La femme à l’âme sensible, prise sous une désillusion nouvelle, baisse le front. Pontoise se penche vers elle :

— Vous n’auriez pas dû venir me voir…

Elle lève la tête. Ses lèvres frôlent accidentellement celles, gercées, du policier :

— Monsieur, j’ai cru mourir d’attendre.

Longues peines : roman
Vous qui, sur les talons de Jean Teulé, entrez dans l’univers carcéral, vous allez affronter l’épouvante en riant aux éclats…

Dans la cellule 203, ils sont quatre :

Jacky Coutances, maigrichon et sournois, a probablement tué trois de ses amoureuses dont on n’a jamais retrouvé les corps ;

Sergueï Kazmarek, colosse illettré et irritable, a rendu hémiplégique une jeune mariée dont le futur époux avait eu la mauvaise idée de lui faire une queue de poisson ;

Pierre-Marie Poupineau, pataud et bonhomme, a trop aimé les enfants en général et ses belles-filles en particulier. Elles ont attendu la mort de leur mère pour l’envoyer en prison ;
Et Sébastien Biche, instituteur fragile, a, dans un moment d’épuisement et de folie, tué son bébé en lui cognant la tête contre la cheminée.

Dans la 108, elles sont trois :

Corinne Lemonnier, monstre femelle qui offrait ses neveux et ses nièces aux plaisirs sadiques de son amant ;

Nadège Desiles, qui a tué son bébé à sa naissance par crainte de déplaire à son mari ;

Et Rose Allain, dont tout laisse à penser qu’elle est là par erreur.

Jacky aime Corinne et Corinne aime Jacky. Ils ne se connaissent que par les mensonges amoureux qu’ils échangent en hurlant, chacun collé aux barreaux de leur fenêtre respective.

Kazmarek fait lire et écrire ses lettres d’amour par ses codétenus contre de menus services (comme d’accompagner Poupineau à la douche pour lui éviter de se faire sodomiser, car la prison est dure aux pédophiles).

Sébastien Biche s’étiole en silence.

Nadège Desîles, elle, s’est prise d’affection pour le deuxième barreau de la fenêtre de sa cellule où elle croit reconnaître son mari tant aimé.

Et tout le monde plaint la petite Rose Allain, qui est si mignonne.

Le directeur fou d’amour pour son épouse stérile sombre lentement dans une douce démence alors que, tel un chœur antique, les gardiens commentent et explicitent les lois étranges qui régissent cet enfer.

Et si l’un d’entre eux croit pouvoir franchir la ligne invisible qui sépare ceux qui sont détenus de ceux qui les gardent, il en crève.

Peut-être aurez-vous le sentiment que Jean Teulé a poussé le bouchon un peu trop loin. Que son imagination enfiévrée et son goût immodéré de la provocation l’ont poussé hors du cadre. Que son amour de la phrase enlevée, du mot juste et de la scène explosive l’a fait disjoncter. Sachez simplement que les histoires qui tissent ce roman magnifique sont tirées de faits authentiques.

Note :

Découvert cet auteur par "Je, François Villon",
puis "le magasin des suicides"...
depuis, je suis à l'affut de ses livres (demandés en bibliothèque)...
mais trop impatiente...
j'ai donc acheté "le Montespan" sans perdre de temps.
et bien que connaissant déjà l'histoire, j'ai suivi avec passion le Marquis à la poursuite de sa volage épouse.
passionnant, et d'une écriture pleine de verve et d'humour. Espérons que Teulé va poursuivre dans le genre historique... redécouvrir l'histoire avec lui est vraiment un grand moment de plaisir.

dimanche 17 août 2008

Marc Lévy - Les enfants de la liberté

livre de chevet

roman historique ? récit ?

Les Enfants de la liberté est le titre du septième roman de Marc Levy paru le 4 mai 2007. L'auteur y raconte l'histoire de son père et de son oncle, juifs-résistants, membres de la brigade Marcel Langer, des MOI toulousains.
*
Jeannot, Tu leur diras de raconter notre histoire, dans leur monde libre.
Que nous nous sommes battus pour eux.
Tu leur apprendras que rien ne compte plus sur cette terre que cette putain de liberté capable de se soumettre au plus offrant.
Tu leur diras aussi que cette grande salope aime l’amour des hommes, et que toujours elle échappera à ceux qui veulent l’emprisonner, qu’elle ira toujours donner la victoire à celui qui la respecte sans jamais espérer la garder dans son lit.
Dis-leur Jeannot, dis-leur de raconter tout cela de ma part, avec leurs mots à eux, ceux de leur époque. Les miens ne sont faits que des accents de mon pays, du sang que j’ai dans la bouche et sur les mains.


biographie


Marc Lévy est un écrivain français né le 16 octobre 1961 à Boulogne-Billancourt en région parisienne.


Il entre à 18 ans comme secouriste à la Croix-Rouge, où il reste six ans.
En 1984, il s'installe aux États-Unis où il crée, à San Francisco et dans le Colorado, deux sociétés spécialisées dans l'imagerie de synthèse, Rainbow Images.
Neuf ans plus tard, il revient à Paris et fonde avec deux amis un cabinet d'architecture, Eurythmic Cloiselec.
Il vit actuellement à Londres avec sa femme et son fils.

En
2000, il publie son premier roman, Et si c'était vrai, traduit en 38 langues, et adapté au cinéma par Dreamworks (Steven Spielberg). Il sera classé pendant plus de 250 semaines dans la liste des meilleures ventes.

Il est le romancier le plus lu en France, ses romans atteignant systématiquement le haut des classements des ventes.
Aujourd'hui traduit en 38 langues, il a déjà vendu plus de 15 millions d'exemplaires dans le monde.(wikipédia)
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Titre lu :
Et si c'était vrai...
Lauren est dans le coma, c'est indéniable. Mais elle est aussi dans le placard d'Arthur, un peu comme un fantôme, cela est tout aussi indéniable...
Arthur, en tout cas, est bien obligé de l'admettre : il la voit, l'entend, la comprend et finit même par l'aimer. Mais que peut-on espérer d'un fantôme que l'on est le seul à distinguer ?
On ne tombe pas amoureux d'un mirage, on ne force pas son meilleur ami à dérober une ambulance pour kidnapper un corps dans le coma, on ne ment pas à la police pour sauver une ombre, et pourtant...

Marc Lévy signe ici un premier roman particulièrement grisant, qui s'amuse du lecteur et de ses certitudes, toujours avec légèreté : comme Arthur, on se laisse prendre au jeu de Lauren, et comme lui, on finit par se dire, entre deux rebondissements : Et si c'était vrai....
Phénoménal succès de librairie dès sa sortie, ce roman trouvera bientôt une consécration sur grand écran puisque Steven Spielberg a décidé de porter cette invraisemblable histoire à l'écran.
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Note
Et bien voilà...
livre prété, donc malgré ce que je pense de Marc Levy comme auteur, je vais tout de même tenter de lire celui-là.
Il faut dire qu'après la lecture de son premier roman, pas vraiment envie de le connaître plus.
Enfin, pas osé dire non, pour ne pas froisser une fan... et puis, qui sais, ce n'est pas un roman, alors, peut-être une bonne surprise ?
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En attendant, un petit tour chez l'éditeur afin de voir les nouveautés de la rentrée...

mercredi 25 juin 2008

Ken Follett : Le Pays de la liberté

livre de chevet : roman historique
littérature galloise
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Entre le jeune Mack, condamné à un quasi-esclavage dans les mines de charbon des Jamisson, et l'anticonformiste Lizzie, épouse déçue d'un des fils du maître, il n'a fallu que quelques regards et rencontres furtives pour faire naître l'attirance des coeurs.
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Mais dans la société anglaise du XVIIIe siècle, encore féodale malgré les idées neuves de ses philosophes, l'un et l'autre n'ont de choix qu'entre la soumission et la révolte.
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Rebelle, fugitif, repris et condamné, Mack ne reverra Lizzie que sur la plantation de Virginie où il été déporté pour le travail forcé.
Alors seulement ils comprendront que le bonheur se gagne en forçant le destin...
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Des crassiers de l'Ecosse aux docks de la Tamise, de l'Amérique esclavagiste aux premières incursions vers l'Ouest encore vierge, l'auteur des Piliers de la terre nous entraîne ici dans une superbe épopée où la passion amoureuse se confond avec l'aspiration de toute une époque à la liberté et à la justice.
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Biographie de l'auteur
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Né à Cardiff en 1949, Ken Follett abandonne le journalisme pour devenir romancier.
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Son premier livre, L'arme à l'œil, paru en 1978, remporte un succès immédiat.
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Son père était inspecteur des impôts.
Comme beaucoup de jeunes couples de l’après-guerre, ses parents n’ont pu lui offrir une enfance dorée.
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C’est donc de façon tout à fait naturelle que Ken Follet s’est mis dès l’âge de 7 ans à imaginer ses propres aventures.
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Ses parents, de fervents chrétiens pratiquants, lui interdisant la télévision, la radio ou le cinéma, il s’échappa très vite de la morosité journalière par le biais de la lecture.
Quand il eut 10 ans, ils déménagèrent de Cardiff à Londres, où il vécut une grande partie de sa vie.
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Au cours des années 60, il obtint une licence de philosophie.
Il devint très sceptique vis-à-vis de la religion et sembla trouver un vif intérêt à la politique, la guerre du Viêt-nam étant sous-jacente.
Il rencontra Mary, sa femme, et ils eurent deux filles.
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En 1970, il revint à Cardiff en tant que reporter stagiaire et poursuivit sa carrière en couvrant tous les événements qui lui tombaient sous la main.
Il eut ainsi le plaisir d’interviewer des stars telles que Led Zeppelin et Stevie Wonder.
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En 1973, de retour à Londres pour le compte de l’Evening News, où il s’ennuyait malgré une colonne périodique qui lui était réservée, il se mit à écrire, mais il considérait cette activité comme un passe-temps rémunéré.
Son but était simplement de transmettre aux lecteurs le plaisir qu’il avait ressenti en écrivant.
Du journalisme, il a gardé le goût du travail d’investigation et de la recherche historique.
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Par la suite, il publia une dizaine de romans pour la plupart sous un pseudonyme avant L'Arme à l’œil qui fit de lui le plus jeune auteur millionnaire au monde, à l’âge de 30 ans. Ce roman lui vaut également l'Edgar des Auteurs du Roman Policier d'Amérique.
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titre lu : un thriller :
Le Troisième Jumeau
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Avez-vous un jumeau ?
Vraisemblablement, non.
Imaginez que vous croisiez dans la rue votre jumeau, non pas quelqu'un qui vous ressemble, mais votre clone.
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Car il s'agit bien de cela : un étudiant se découvre un jumeau, dangereux criminel, avec qui on le confond.
Imaginez sa surprise et sa joie !
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Parallèlement, une biologiste, confrontée à cette invraisemblance, va enquêter et mettre le monde universitaire dans tous ses états.
Car ce jumeau doit bien sortir de quelque part !
Né d'une autre mère, à une date différente : voilà qui est curieux.
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Plus curieux encore : un troisième jumeau fait parler de lui...
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Avec ce roman scientifico-policier, Follett quitte son genre de prédilection qui est l'espionnage. On y retrouve les qualités de l'auteur : réalisme, amour, suspense.
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Titre en attente de lecture : espionnage "historique",
L'Arme à l'oeil
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1944.
Les Allemands s'attendent à un débarquement. Mais où ?
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Les Alliés ont édifié sur la côte, au nord de Londres, une formidable base où s'entassent, entre d'interminables rangées de baraquements, des chars, des avions, des canons - tout cela en toile peinte tendue sur du bois ou en cartonpâte.
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Il s'agit de faire croire à Hitler que le débarquement se fera dans le Pas-de-Calais et non pas en Normandie.
La supercherie a l'air de prendre.
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Mais qu'un agent ennemi découvre la vérité, et alors...
Son nom de code, c'est Die Nadel, l'Aiguille. Car son arme préférée, c'est le stylet.
Et lui, il découvre ce secret qui peut faire échouer le débarquement...
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L'Arme à l'oeil, un extrordinaire roman d'espionnage pas comme les autres.
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Autres titres à lire à l’occasion :
Espionnage :
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Le Code Rebecca
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En 1942,
l'Africakorps du général Rommel vient d'investir Tobrouk.
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À son tour, l'Égypte est menacée par les Nazis qui disposent au Caire d'une "taupe" chargée de les renseigner sur les défenses britanniques.
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Cet espion allemand, Alex Wolff, caché chez Sonja El-Aram, une danseuse égyptienne devenue sa maîtresse, adresse quotidiennement des messages par radio à Rommel en utilisant un code secret contenu dans un exemplaire de Rebecca, le roman de Daphné du Maurier.
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Un major du contre-espionnage britannique, décidé à neutraliser définitivement l'espion nazi, se lance à sa recherche en compagnie d'une jeune et belle juive égyptienne.
Une formidable course poursuite s'engage.
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Comme pour son premier roman d'espionnage,
L'Arme à l'oeil, Ken Follett s'inspire ici d'un fait divers puisé dans les archives des services secrets britanniques.
Il le nourrit de nombreux rebondissements pour mener tambour battant un suspense dans lequel l'amour a aussi sa place
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Le Réseau Corneille
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Fin mai 1944,
les armées alliées préparent le débarquement sur les côtes normandes.
Dans le village de Sainte-Cécile, à quinze kilomètres de Reims, les Allemands ont installé un central téléphonique à l'intérieur d'un château historique.
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En vain, l'aviation britannique a essayé de détruire cette place stratégique.
Un raid des résistants locaux organisé par Betty Clairet, major de vingt-neuf ans dans l'armée anglaise, s'est également soldé par un échec car le MI6 avait sous-estimé les effectifs de la garnison.
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Revenue à Londres en ayant subtilisé le laissez-passer d'une femme de ménage du central téléphonique, Betty réussit à convaincre ses supérieurs d'organiser une nouvelle tentative de sabotage en recrutant elle-même quelques femmes qui vont former un commando unique en son genre.
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Elles ont une semaine pour réussir leur mission mais elles ignorent qu'à Sainte-Cécile, un agent de renseignement nazi a pu obtenir des informations capitales sur la résistance en torturant un des rescapés de l'assaut manqué.
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Ken Follett excelle par-dessus tout dans le thriller historique et son roman, qui se déroule durant les dix jours qui précédèrent le débarquement allié du 6 juin 1944, ne déroge pas à la règle.
Construit selon une suite de rebondissements dramatiques qui opposent en permanence les deux camps, Le Réseau Corneille met en lumière le rôle indispensable joué par la résistance, et plus particulièrement la place tenue par les femmes dans ce combat quotidien.
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L'Homme de Saint-Pétersbourg
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A la veille de la Première Guerre mondiale,
un envoyé du tsar, le prince Orlov, arrive à Londres avec pour mission de renforcer l'alliance entre la Russie et le Royaume-Uni.
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En même temps que lui débarque dans la capitale anglaise un redoutable anarchiste échappé du fond de la Sibérie...
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Dans le duel qui va opposer ces deux hommes, de grands personnages sont en cause, dont un certain Winston Churchill, pour l'heure Premier Lord de l'Amirauté, et la très belle Charlotte Walden, idéaliste et volontaire, fille de l'homme qui porte sur ses épaules le destin de l'Empire britannique.
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Passions romantiques et suspense implacable, dans les derniers feux d'une Europe au bord du gouffre : maître incontesté du thriller d'espionnage, l'auteur du Code Rebecca nous offre ici un enivrant cocktail romanesque.
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Le Vol du Frelon
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Juin 1941.
Le ciel appartient à Hitler.
La plupart des bombardiers anglais tombent sous le feu ennemi.
Comme si la Luftwaffe parvenait à détecter les avions…
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Les Allemands auraient-ils doublé les Anglais dans la mise au point de ce nouvel outil stratégique : le radar ?
Winston Churchill, très préoccupé par la situation, demande à ses meilleurs agents d’éclaircir la situation, et de diriger leur enquête vers le Danemark, lieu probable du positionnement de l’engin.
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Harald, jeune Danois de dix-huit ans décidé à se battre contre l’occupant germanique, a découvert sur la base allemande de son île une drôle de machine.
Sa découverte pourrait inverser le cours de la guerre. Mais à qui la révéler ?
À qui peut-il faire confiance ? Harald en sait trop, il risque la mort.
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À bord du Frelon, son biplan de fortune, il va jouer sa vie pour transmettre son brûlant secret.
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Après le très grand succès du Réseau Corneille, Ken Follett montre une nouvelle fois ses dons d’ensorceleur : il sait garder captif son lecteur, de la première à la dernière page.
Personnages incomparables, intrigue ultra-efficace, retournements de situations à couper le souffle : Ken Follet est décidément au sommet de son art.
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La Nuit de tous les dangers
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Southampton, Angleterre, septembre 1939 :
l'Europe entre en guerre, et le Clipper de la Pan American - un fabuleux vaisseau des airs, le plus luxueux hydravion jamais construit - décolle pour la dernière fois vers l'Amérique.
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A son bord, un lord anglais, fasciste notoire, et sa famille ; une princesse russe ; un couple d'amants ; un beau jeune homme, très intéressé par les bijoux qui ne lui appartiennent pas ; et puis le chef mécanicien, officier irréprochable soumis au plus odieux des chantages.
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Durant trente heures de traversée, la tempête va secouer l'appareil.
Au-dehors... et au-dedans.
Un savoureux cocktail de suspense et d'humour, dû au romancier de L'Arme à l'oeil et du Code Rebecca.
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Code zéro
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Étudiants à Harvard en 1941,
Luke le fils de banquier, Bern le communiste et Anthony sont trois amis liés à deux jolies filles, Elspeth et Billie.
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Lorsque les États-Unis entrent en guerre, Luke et Bern, devenus agents spéciaux, combattent en France avec les maquis.
Anthony reste à Washington dans les bureaux de l'OSS, la future CIA dont il va devenir un haut responsable.
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Le 29 janvier 1958, Luke se réveille en gare de Washington, habillé en clochard.
Il a perdu la mémoire, il ignore qui il est, ce qu'il fait dans cette ville et dans cet accoutrement.
Mais, peu à peu, son instinct d'ancien agent spécial refait surface ; il se rend compte que plusieurs inconnus suivent ses déplacements.
Traqué, il va retrouver ses anciens amis, Bern d'abord, puis Billie, toujours amoureuse de lui.
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Luke apprend qu'il a épousé Elspeth, qu'il travaillait sur la base de Cap Canaveral au lancement d'Explorer I et qu'Anthony cherche à le capturer car il le soupçonne d'espionnage au profit de l'Union soviétique.
Le décollage de cette fameuse fusée est prévu pour le lendemain...
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Prenant pour point de départ l'ajournement en 1958, en pleine Guerre froide, du lancement de la fusée américaine Explorer, alors que les Russes venaient de réussir l'envoi de plusieurs engins dans l'espace, Ken Follett imagine un palpitant récit d'espionnage et de poursuite.
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Le thème de l'amnésie, remarquablement utilisé, tient en haleine le lecteur au même rythme que le protagoniste qui, sans cesse obligé de fuir, découvre par bribes la vérité sur lui-même et ses amis.
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Les Lions du Panshir
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Jane, jeune étudiante anglaise qui vit à Paris, découvre que l'homme de sa vie, un Américain du nom d'Ellis, n'est pas le poète sans le sou qu'il prétend être, mais un agent de la C.I.A.
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Par dépit, elle épouse Jean-Pierre, un jeune médecin idéaliste comme elle, qui l'emmène en Afghanistan.
Ils vivent là en soignant les résistants dans la Vallée des Lions, au coeur du Panshir.
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Mais Jean-Pierre n'est pas le médecin dévoué que l'on croit.
Le cauchemar commence alors pour Jane...
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Dans le cadre grandiose des routes d'Afghanistan, au coeur de la lutte acharnée qui oppose les résistants aux troupes de Moscou, ce superbe roman d'aventures et de suspense est mené à un rythme qui ne cesse de s'accélérer jusqu'au dénouement aussi violent qu'imprévu, comme toujours avec Ken Follett, l'auteur de nombreux best-sellers, de L'Arme à l'oeil à Comme un vol d'aigles.
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Peur blanche
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Vent de panique sur la Grande-Bretagne :
un échantillon du virus Madfoba-2 a disparu du laboratoire Oxenford Medical.
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Le Madoba-2, contre lequel Oxenford cherchait à créer un vaccin, susceptible de contaminer une ville entière en quelques heures.
Alors qu'Antonia, l'ancienne flic devenue responsable de la sécurité, tente de contrôler la situation et de contenir les médias, un groupe de preneurs d'otages séquestre le PDG, Stanley Oxenford, et sa famille... Que veulent-ils ?
Qui leur a donné les informations confidentielles ayant permis cette offensive ?
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Aussi à l'aise dans le thriller scientifique que dans le roman d'espionnage ou la fresque historique, l'auteur du réseau Corneille et des Piliers de la Terre met encore une fois dans le mille avec ce suspense au réalisme terrifiant.
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Apocalypse sur commande
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Des écologistes convaincus qui se transforment en terroristes d'un nouveau genre...
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Une catastrophe naturelle peut-elle être fabriquée volontairement ?
Lorsqu'un groupe terroriste, Les soldats du paradis, menace de provoquer un tremblement de terre dans un coin bien précis de Californie, personne ne le prend au sérieux.
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Et pourtant, le cataclysme a bien lieu...
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La police et le FBI bâclent l'affaire ; et un second tremblement de terre est annoncé...
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Dans une vallée perdue de la côte californienne, vit depuis vingt ans une bande de hippies oubliés de tous.
Ils ont installé là un véritable petit paradis sur terre : culture biologique, vignes productives, éducation communautaire...
Les vieux préceptes de Mai 68 appliqués pour le bien de tous.
Hélas, le paradis est mis en danger par un nouveau projet gouvernemental.
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Et le second tremblement de terre a lieu. Avec mort d'hommes.
Qui sont ces terrifiants Soldats du Paradis, capables de créer de toutes pièces ce qui, d'habitude, ne relève que de la seule nature ?
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Judy Maddox, jeune agente du FBI désavouée par ses supérieurs, et Michael Quercus, un sismologue original, étudient les tracés sur ordinateur de la grande faille de Californie.
Ils repèrent les points d'impact susceptibles d'être utilisés par les terroristes : en les frappant à l'aide d'un vibrateur sismique, ceux-ci peuvent déclencher des chocs en série et créer un séisme.
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Or Les Soldats du Paradis envoient un dernier ultimatum...
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Romans historiques :
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Les Piliers de la terre
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Dans l'Angleterre du XIIe siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s'assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l'amour, ou simplement de quoi survivre.
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Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle.
Les fresques se peignent à coups d'épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles... et de saintes ruses.
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La haine règne, mais l'amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.
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Abandonnant le monde de l'espionnage, Ken Follett, le maître du suspense, nous livre avec Les Piliers de la Terre une oeuvre monumentale dont l'intrigue, aux rebonds incessants, s'appuie sur un extraordinaire travail d'historien: Promené de pendaisons en meurtres, des forêts anglaises au coeur de l'Andalousie, de Tours à Saint-Denis, le lecteur se trouve irrésistiblement happé dans le tourbillon d'une superbe épopée romanesque dont il aimerait qu'elle n'ait pas de fin.
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Les Piliers de la Terre, Tome 2 : Aliena
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Cette saga est unanimement considérée comme l'œuvre majeure de Ken Follett, qui nous offre ici une fresque monumentale dont l'intrigue aux rebonds incessants s'appuie sur un extraordinaire travail d'historien.
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La Marque de Windfield
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L’auteur du Code Rebecca et de l’inoubliable fresque des
Piliers de la terre nous emmène ici, avec sa prodigieuse science de l’intrigue, au cœur de l’Angleterre victorienne.
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En 1866,
plusieurs élèves du collège de Winfield sont les témoins d’un accident au cours duquel un des leurs trouve la mort.
Mais cette noyade est-elle vraiment un accident ?
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Les secrets qui entourent cet épisode vont marquer à jamais les destins d’Edward, riche héritier d’une grande banque, de Hugh, son cousin pauvre et réprouvé, de Micky Miranda, fils d’un richissime sud-américain.
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Autour d’eux, des dizaines d’autres figures s’agitent dans cette société où les affaires de pouvoir et d’argent, de débauche et de famille, se mêlent inextricablement derrière une façade de respectabilité.
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Ce roman est l’occasion de découvrir le monde de la banque en Angleterre au XIXe siècle avec ses Rastignac, ses trahisons, ses magouilles et ces personnages impitoyables.
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Sous une plume noire, Ken Follet sait émouvoir en peignant des personnages bien trempés, crédibles et qui laissent imaginer la cruauté qui devait habiter ces gens avides de pouvoir et d’argent.

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Note :
N'ayant lu jusqu'à présent que "le 3ème jumeau", j'étais persuadée que Ken Follett se consacrait uniquement à l'écriture de thriller...
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Bien qu'ayant apprécié ce livre... je n'avais pas eu l'occasion d'en lire d'autre... Une visite à mon bouquiniste et je suis revenue avec "l'arme à l'oeil" et "le pays de la liberté"...
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et c'est là que j'ai découvert un peu plus Ken Follet, et suis tentée par quelques romans...
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Donc, pour le moment, j'aborde donc le roman historique avec "le pays de la liberté"... commencé hier soir, une trentaine de pages...
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Pour le moment, pas vraiment séduite...