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samedi 20 mars 2010

Patrick Pécherot - Belleville-Barcelone


Commencé hier soir... et pas envie d'attendre la fin pour vous en parler...
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Paris, 1938. Dans les locaux de l'agence Bohman, un détective s'ennuie. Il ne sait pas encore que le monde bascule, mais les évènements vont faire de lui un gibier de premier choix.
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Le Front populaire vit ses derniers jours.
En Europe le péril monte. L'embrasement général s'annonce.
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On chante Tout va très bien, Madame la Marquise tandis que la Cagoule multiplie les attentats.
La République chancelle.
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Une fille de bonne famille a disparu avec son soupirant. Ils ont fait leur nid sur une poudrière. Leur chemin sera celui de la guerre. Il mène vers l'Espagne...
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dès la première page, je me trouve plongée dans l'ambiance d'un vrai bon vrai polar comme on n'en voit plus beaucoup...
Un genre "Nestor Burma"...
tout y est, l'ambiance, le ton, le vocabulaire, la façon d'écrire...
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conclusion, je le lis, puis j'essaie de trouver les autres le plus vite possible...
sachant que j'ai en attente 'Tranchecaille"...
Je crois bien avoir un gros coup de foudre !
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illustration : "liseuse" de Robert George Harris
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L'Histoire débute a Belleville... dans une agence de détective privé... un bourgeois engage un privé pour partir à la recherche de sa fille tout juste majeure, ayant fuguée avec un beau prolétaire espagnol...
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Belleville : Administrativement, le quartier de Belleville est limité aujourd’hui par l’axe des rues de Belleville, Pixérécourt, de Ménilmontant, et du boulevard de Belleville.
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Les limites du quartier administratif actuel ne correspondent cependant pas avec celles de l'ancienne commune de Belleville, annexée par Paris en 1860, qui s'étendait sur la moitié nord de l'actuel 20e arrondissement, mais aussi sur la moitié sud de l'actuel 19e arrondissement ainsi que sur une petite partie des actuels 10e et 11e arrondissements.
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On parle souvent, encore aujourd'hui, du quartier de Belleville en désignant non seulement le quartier administratif, mais aussi le secteur qui correspond approximativement aux limites de l'ancienne commune.
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déjà lu :
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Dans le Paris de 1926, il est difficile de survivre sans un sou en poche. L'armistice de 1918 n'est pas loin, et les traces de la guerre sont encore présentes. Venu de Montpellier tenter sa chance à la capitale, Pipette en fait l'amère expérience. Laveur de bouteilles, collaborateur d'un journal à scandales, il multiplie les petits boulots. Le soir, il déclame des poèmes à Montmartre, il y croise la Goulue, André Breton et les surréalistes, les défenseurs de Sacco et Vanzetti... La nuit venue, en compagnie d'une bande d'illégalistes, il cambriole les riches pour arrondir les fins de mois. Un coup, c'est un peu d'argent, un autre quelques lingots. Mais quand un coffre-fort s'ouvre sur une macabre découverte c'est une bien sombre histoire qui commence. Les brouillards de la Butte, avec son évocation du Paris populaire de l'entre-deux-guerres, a reçu le Grand Prix de littérature policière 2002.
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en attente de lecture :
Chemin des Dames, 1917, l'offensive du général Nivelle tourne à l'hécatombe. Dans l'enfer des combats, un conseil de guerre s'apprête à juger le soldat Jonas, accusé d'avoir assassiné son lieutenant. Devant l'officier chargé de le défendre défilent, comme des fantômes, les témoins harassés d'un drame qui les dépasse. Coupable? Innocent? Jonas est-il un simulateur ou un esprit simple? Le capitaine Duparc n'a que quelques jours pour établir la vérité. Et découvrir qui est réellement celui que ses camarades ont surnommé Tranchecaille.
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envie de lire
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Juin 1940, en plein chaos, dans un Paris vidé par l'exode, Nestor, détective de l'agence Bohman, est chargé de veiller sur un psychiatre dépressif. Le métier d'ange gardien n'est pas une sinécure. Surtout en pleine débâcle, quand les asiles déversent leurs fous sur les routes, et qu'une faune sinistre de truands, de nazis et de collabos s'apprête à envahir la capitale. La folie brouille tous les repères, et l'étrange suicide du psychiatre n'arrange rien. Existe-t-il un lien entre sa mort et l'appel au secours d'un mystérieux inconnu? Pourquoi de faux policiers s'attachent-ils aux pas de Nestor? Que cachent vraiment les hauts murs des asiles d'aliénés?
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Dans une ville sinistrée par la crise, quatre hommes préparent l'attaque d'un fourgon blindé. Il y a Félix, chômeur à la cinquantaine lourde d'un désespoir accumulé, Simon, truand sur le retour, Brandon, le rappeur qui se cogne aux mots, et Zampo, l'artisan lessivé acculé à la ruine. Ces quatre-là jouent leur dernière carte. Leur plan ? Se fondre dans le décor. Ravaler au grand jour la maison d'un oncle défunt et profiter de cette couverture pour préparer leur coup. Mais la poisse les poursuit. Les convoyeurs se mettent en grève et le passé entre dans la danse, apportant avec lui une mémoire oubliée : un amour fou, une mystérieuse disparition et le sort tragique des émigrants polonais expulsés de France dans les années trente...
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Un jeune Tahitien trouve la mort avec son frère handicapé le jour de la fête du 14 Juillet. Une émeute sanglante dévaste la prison de Papeete et la répression qui s'ensuit n'a rien à envier à certaines dictatures. Loin de la métropole, la Polynésie et ses atolls n'ont plus grand-chose à voir avec les vahinés et les colliers de fleurs. Sous la mer bleue rôde une menace étouffée par le secret défense. Parce qu'il emprunte les chemins de traverse, :le journaliste Thomas Mecker va côtoyer une réalité mortelle à plus d'un titre. Ce n'est pas pour rien que le mot " tabou ", comme:: Mururoa, est issu de ces îles...

vendredi 19 décembre 2008

Dominique Sylvain - l'absence de l'ogre

livre de chevet : polar

Terminé hier soir... très agréable polar, bonne coupure entre deux livres plus "denses".



" Chaque homme porte en lui un jardin idéal.

Celui de Louis Guillaume Giblet de Montfaury alliait délicatesse et luxuriance, fraîcheur et noirceur.

Lumineux et ténébreux, mêlant les parfums de l'enfance aux effluves de mondes inconnus, il puiserait ses racines dans les voyages d'un jeune botaniste qui mettrait des années à le rêver, et une vie entière à le faire surgir de la douce terre de France. "


C'est cet éden, protégé depuis des siècles par les murs d'un couvent, qu'un promoteur immobilier veut éradiquer.

Lou Necker, la rockeuse étranglée dans le parc Montsouris, s'était violemment opposée à l'opération " Tolbiac-Prestige ". Le meurtrier présumé, celui que toutes les polices recherchent, est un jardinier d'origine américaine dénommé Brad Arcenaux.

Mais pour Ingrid Diesel, son ami Brad est le plus doux des hommes, son gabarit d'ogre n'est qu'un faux-semblant ! Reste à prouver son innocence à l'insupportable commandant Sacha Duguin.

L'enquête qu'elle va mener avec son acolyte Lola Jost plonge ses racines dans le paradis du botaniste, le passé d'Ingrid et Brad, et mettra au jour les arcanes sinistres de Tolbiac-Prestige.


Deux ou trois choses que nous savons d'elle...
Dominique Sylvain est née en 1957 à Thionville, en Lorraine.
Elle poursuit des études en Histoire de l'Art avant de se tourner vers le journalisme.
Les années 80 sont celles de l'apprentissage et... de la galère ! - elle est d'abord pigiste à Paris puis journaliste d'entreprise dans le milieu de la sidérurgie car, pour reprendre ses propos et goûter à son humour :"L'essentiel était d'écrire, dans le fond, même s'il s'agissait de rendre épique une casserole ou une tôle galvanisée".
En 1993, elle largue les amarres et part vivre au Japon. A partir de là, elle fera de nombreux voyages ou séjours entre Paris, Tokyo, Singapour.
Ses centres d'intérêt seront perceptibles dans ses romans : sa curiosité pour la culture orientale, l'Asie, le Japon, les voyages, ainsi que sa passion pour la musique, le cinéma - le lecteur peut s'amuser à relever des titres de films, noms d'acteurs, de cinéastes, allusions à des scènes célèbres, références musicales, paroles de chansons...

La série Louise Morvan Son premier roman policier : Baka ! paraît en 1995. Il est publié chez Viviane Hamy, qui deviendra son éditeur attitré.
Ce titre mystérieux qui se traduit en français par : "Idiote !" marque la naissance du personnage de Louise Morvan, détective privée.
En toile de fond de cette première intrigue, la ville de Tokyo, fascinante et dangereuse... Ce livre, longtemps introuvable car épuisé, sera à nouveau disponible en librairie le 4 mai 2007 : signalons qu'à l'occasion de cette réédition attendue, Dominique Sylvain a entièrement réécrit le roman d'origine !
Quelques mots de l'auteur sur son personnage : "Entre Louise et moi, c'est une longue histoire commencée en 1994. Au début, elle était une inconnue aux contours plutôt flous. Comme je voulais qu'elle plaise à tout le monde, je l'avais peu définie pour que Le Lecteur (cette personne qui n'existe pas vraiment mais à qui je pense quand je raconte mes histoires) puisse "l'investir".
Au fil des années, son physique et son caractère ont émergé et maintenant Louise est presque une personne de chair et de sang. Certains me reprochaient son côté trop glamour..."
On retrouve Louise Morvan dans quatre autres titres : Soeurs de sang (1997) , Travestis (1998), Techno bobo (1999) et Strad (2001) qui la font voyager de Tokyo à Berlin, en passant par Strasbourg, Etretat et Paris.
Ses enquêtes l'entraînent dans des milieux troubles, elle va ainsi se frotter successivement à un serial killer qui s'attaque aux plus démunis : "Les victimes étaient toutes des SDF, les Sans Domicile Fixe, masse silencieuse et grossissante, symbole de la France en pleine dégringolade...
Les victimes, toutes des hommes, étaient systématiquement poignardées avant d'être jetées à l'eau, mais les spécialistes n'avaient jamais relevé aucune trace d'agression à caractère sexuel" ;
à l'univers du body-art, "aventure terrifiante, codifiée par un artiste dont le champ d'expérimentation était le meurtre" ;
aux dessous sombres de la drogue avec, au programme : ectasy et rave party ; enfin, se lancer sur les traces d'un stradivarius dérobé à un antiquaire spécialiste en instruments anciens...
Louise entretient une relation amoureuse avec le commissaire Serge Clémenti, mêlant sentiments et liberté, à l'image de cette conversation entre eux deux : "Le téléphone de Clémenti sonna. Clémenti décrocha... - J'ai rêvé de toi cette nuit, dit Louise. - Et qu'est-ce qui se passait ? - L'espace était coupé en deux par une diagonale comme sur une carte à jouer. Chez moi, il faisait chaud et ensoleillé. Chez toi, il neigeait. En y repensant, j'ai eu très envie de t'appeler. Voilà, c'est fait. - Je ne demande qu'à te faire rêver plus agréablement. - On se verra ce week-end de toute façon... Il raccrocha avec la musique de ses mots en tête".

La série Bruce
Après Louise Morvan, Dominique Sylvain invente de nouveaux personnages : un trio d'inspecteurs de la Brigade Criminelle - le commandant Alexandre Bruce et les lieutenants Victor Cheffert et Martine Lewin - qui officient dans deux thrillers durs et percutants : Vox (2000) et Cobra (2002).
Violences, meurtres, psychopathes, tueurs en série, tous les ingrédients du genre sont réunis !
Récompensé par le prestigieux prix de polar Sang d'encre, Vox met en scène un tueur fasciné par les voix féminines - d'où son surnom. "Vox inspira profondément. Il fallait qu'il garde le contrôle.
Cette voix le tordait de désir. Cette voix fouettait sa haine. Il devait résister à ses intonations, elles venaient de loin, comme un tourment qu'il fallait anéantir avant qu'il se reforme".Cobra est un histoire vénéneuse qui se déroule dans le milieu de la recherche pharmaceutique ;
en préambule, l'assassinat du directeur d'un laboratoire retrouvé mort dans son appartement, empoisonné à la strychnine. Sur les lieux du crime, le tueur a laissé une signature en lettres de sang, le mot : Cobra.

La série Ingrid Diesel / Lola Jost
En 2004, après un manuscrit refusé par sa maison d'éditions, Dominique Sylvain se remet en question et change de ton. Elle évoque la génèse de ses nouveaux personnages, imaginés et développés à la suite de la rédaction d'une nouvelle : "J'ai commencé à penser à un duo fantaisiste, voire comique, au moment des menaces de guerre contre l'Irak (...) Au bout d'un moment j'ai éprouvé le besoin d'écrire une histoire moins cérébrale que d'habitude, et surtout plus rigolote.
Une histoire "bienfaisante", mais avec du suspense et de la dérision. Et puis j'aime le mélange des genres qu'on retrouve dans certaines comédies, anglo-saxonnes notamment.
Cette façon d'empoigner des sujets graves ou touchants et de les traiter sur le mode comique".Ce sera la naissance du duo féminin Ingrid Diesel et Lola Jost, duo de choc que ces deux personnages atypiques, liés par une solide amitié :
Ingrid, de nationalité américaine, est masseuse le jour et ... strip-teaseuse la nuit !
Lola, ex commissaire à la retraite, serait en quelque sorte son contraire, avec une tendance à la déprime, que son auteur voit sous les traits d'une grosse ourse "bougonne mais généreuse, au physique débordant".
Leur première enquête Passage du désir (2004) a été couronnée par le Grand Prix des Lectrices de Elle.
Suivront La fille du samouraï (2005), Manta corridor (2006), L'absence de l'ogre.
Loin de la noirceur de ses premiers livres, cette nouvelle série se place sous le signe de la légèreté et de la jubilation, enquêtes enlevées, à l'humour savoureux, le lecteur ne boudera pas son plaisir !

Le mot de la fin
En dehors du polar, Dominique Sylvain a publié deux courts récits : Mon Brooklyn de quatre sous, à dimension autobiographique puisque l'histoire se passe à Thionville, ville de naissance de l'auteur, et raconte un souvenir d'enfance et, dans la collection Noir Urbain - dont le principe est d'allier photographies et texte sur un quartier - Les passeurs de l'étoile d'or, sur fond d'intrigue policière - une disparition d'enfant.

Autres livres lus :

Manta Corridor
Passage du Désir, Prix des Lectrices ELLE Policier 2005, célébrait la naissance du duo Lola Jost, ex-commissaire de police, et Ingrid Diesel, l'Américaine amoureuse de Paris. Ces deux tempéraments que rien ne prédestinait à se rencontrer forment désormais un tandem tout en contrastes, humour et générosité.
Ici, les deux comparses recherchent sans grande conviction Louis Manta, shampouineur du salon les Féeries de Dakar, disparu sans laisser d'adresse, au grand dam de sa patronne, la flamboyante Lady Mba...
Manta Corridor est le dixième roman de Dominique Sylvain tous publiés dans la collection Chemins Nocturnes.
Passage du désir

" La jeune fille était allongée sur son lit, en pyjama. Chloé crut que son amie flemmardait, rêvassait les yeux grands ouverts, tête tournée vers les livres et les peluches qui encombraient ses étagères.
Chloé s'approcha et se sentit aspirée par le regard fixe de Vanessa. Elle remarqua les traces rouges sur le cou très blanc et se rendit compte que ses chaussettesétaient mouillées.
Elle pataugeait dans une flaque de sang. L'idée que le meurtrier pouvait encore être dans l'appartement ne lui vint pas à l'esprit. Son cerveau déconnecta le temps qu'elle imagine son œsophage transformé en un volcan tiède et elle se mit à vomir. "
illustration : la lectrice d'Alberto Galvez

vendredi 24 octobre 2008

Sébastien Japrisot - L’Été meurtrier

souvenir de lecture
de l'écrit à l'écran


Crissements des cigales, lenteur des après-midi sans fin et moiteur insoutenable qui exacerbe les envies...
Éliane est trop belle pour ce coin paumé écrasé de chaleur où tout le monde croit se connaître et où personne ne parle.
Si belle et insolente, incompréhensible pour certains, « pute » pour la plupart, la jeune fille sait seule les raisons de ce qu’elle fait.
Si les autres ont la mémoire courte, elle ne se résigne pas au pardon... Lisez le début de ce roman, il vous tiendra en haleine jusqu’au bout...
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Réédité en tirage limité à l’occasion des dix ans de la collection Folio Policier, le roman de Sébastien Japrisot est ici accompagné d’un DVD du film L’été meurtrier, réalisé par Jean Becker.
Récompensé par quatre césars, le film allie un scénario impeccable, adapté par l’auteur lui-même, et un casting de qualité, avec Isabelle Adjani, sublime et troublante, Alain Souchon, François Cluzet, Michel Galabru...

mercredi 30 juillet 2008

P.J Lambert - Le vengeur des catacombes

livre de chevet
polar
Prix du Quai des Orfèvres 2008

Des bas-fonds de Paris aux tréfonds de l'âme humaine !
Des catacombes aux procès de délinquants sexuels, un journaliste bon vivant s'invite dans les couloirs du " 36 ".
Irrévérencieux et truculent, il aime bien la police quand elle est efficace, et certains de ses membres quand ils sont féminins.
L'intrigue tire ici sa force des liens de respect et de connivence tissés entre policiers et journalistes.
En dépit du ton badin, la bonne et la mauvaise conscience de la société finiront par remonter en surface.
Extrait du livre : Imaginez des dentelles de pierre délicatement posées sur un gros morceau de gruyère et vous aurez une idée de ce qu'est réellement Paris !
En surface, grouille une foule cosmopolite d'êtres qui courent dans tous les sens pour oublier leur mal de vivre, vaquant à leurs occupations pour tenter de donner un sens à leur existence.
Et en profondeur, là où la lumière du jour ne pénètre jamais, là où on appelle «ciel» ce plafond bas qui vous oppresse, un fromage, traversé par trois cents kilomètres de salles et de galeries, creusées au cours des siècles pour fournir le matériau destiné, à l'origine, à construire une grande partie des bâtiments de la ville.
Peu de risque de faire beaucoup de rencontres en bas, quoique, certains soirs, il puisse arriver que l'une ou l'autre de ces salles souterraines n'ait rien à envier à l'ambiance d'une cave enfumée de jazz.
Mais ça, c'est l'oeuvre des «touristes» : ceux qui ne savent rien des carrières, ceux qui refont le monde, les fesses posées sur un rocher en partageant un joint, ceux qui ne sont là que pour pouvoir dire : «J'y étais !», et qui ne prendront surtout pas le risque de sortir des deux ou trois sentiers largement battus !
Les vrais résidents, les passionnés comme Biscotte, les «cataphiles», les catas comme ils se désignent eux-mêmes, sont peu nombreux.
Ce sont eux qui parcourent ce réseau souterrain aussi familièrement que les couloirs de leur appartement, qui n'hésitent pas à s'y promener seul, à y dormir, parfois même à l'entretenir et à le nettoyer ; ce sont eux qui trouvent une âme à ces galeries et perçoivent au détour de ces anciennes pièces et conduits, on ne sait quelle odeur de mystère et d'ésotérisme.

En savoir plus sur Le Vengeur des catacombes et sur le jury du prix du Quai des Orfèvres
L'histoire Dans les catacombes de Paris, en réalité dans une carrière sous l’hôpital Broussais, terrain de jeux de carabins venant s’y changer les idées, la Crim’ finit par identifier deux corps mutilés.
L’un d’entre eux est celui d’une psychiatre chargée d’apprécier la possibilité de réinsertion dans la société des criminels sexuels et des grands malades mentaux remis en liberté après avoir purgé leur peine.
L’opinion et un réseau de justiciers concourent à éliminer les experts, magistrats et responsables administratifs qui ont estimé bon de réinsérer les grands délinquants au risque de les voir récidiver.
Cette question de conscience et d’actualité est ici traitée par des policiers courageux, exposés à un réseau de vengeurs, et à la violence de l’opinion.
Pour mieux répondre aux rumeurs, la police s’allie à un journaliste truculent et loyal, atout déterminant pour mener l’enquête à bonne fin, et manifester l’utilité de certains liens de respect et de connivence tissés entre policiers et journalistes. Des bas-fonds de Paris aux tréfonds de l’âme humaine !
L'auteur Patrick-Jérôme Lambert, de formation anglo-saxonne a vécu plus de vingt ans à l’étranger (Asie, Océanie, Europe, Pays Arabes) où il a travaillé comme trader sur les marchés financiers.
Il est aujourd’hui consultant auprès d’une grande société française.
Jury du prix du Quai des Orfèvres 2008 est composé de :
M. Michel GAUDIN Préfet de police Président d’honneur du Prix
M. Christian FLAESCH Directeur de la Police Judiciaire Président du Jury
M. André BOSSARD Secrétaire général honoraire d’Interpol
M. Maurice BOUVIER Inspecteur général honoraire de l’Administration
M. Claude CANCÈS Directeur honoraire de la Police judiciaire
M. Pierre CHARON Directeur de sociétés, Conseiller de Paris, Conseiller économique et social
M. Michel CLERC Ecrivain, journaliste
M. Jean DUCRET Directeur honoraire de la Police judiciaire
M. Olivier FOLL Directeur honoraire de la Police judiciaire
M. Gérard GIREL Directeur central honoraire de la Police judiciaire
M. Michel GUYOT Directeur central honoraire de la Police judiciaire
M. François JASPART Inspection générale de la Police nationale
Me Jacques-Max LASSEZ Avocat à la Cour, membre de la société Sherlock Holmes de Londres
Mme Dominique LECOMTE Directeur de l’Institut médico-légal
M. Paul LEFEVRE Journaliste, écrivain
Me Philippe LEMAIRE Avocat à la Cour
Mme Martine MONTEIL Directeur central de la Police judiciaire
M. Patrick OUART Conseiller à la Présidence de la République
M. Frédéric PÉCHENARD Directeur général de la Police Nationale
M. Jean-Marie PONTAUT Ecrivain, journaliste à L’Express
M. Patrick RIOU Inspection générale de la Police nationale
M. Pierre TOURAINE Directeur honoraire de la Police judiciaire
M. Henri YRISSOU Inspecteur général des Finances honoraire

Le Prix du Quai des Orfèvres

En 1946, Jacques Catineau, personnalité du monde de l’édition et de la publicité, fonde le prix du Quai des orfèvres.
Son idée ? Rapprocher les membres de la police et de la justice autour d’un prix littéraire récompensant un roman policier.
Le jury est donc composé d’une vingtaine de policiers, avocats, magistrats, et écrivains, tous sous la présidence du directeur de la police judiciaire.
Originalité de ce prix : le jury se prononce sur des manuscrits anonymes, en tenant compte des qualités littéraires mais aussi de l’exactitude des descriptions sur le travail de la police et de la justice tricolores.
De 1946 à 1949, le gagnant est édité par la Société d’éditions et de publications en exclusivité (SEPE).
Puis, de 1951 à 1965, c’est Hachette qui prend le relais.
Enfin, depuis 1966, le prix du Quai des orfèvres est édité par la librairie Arthème Fayard.
1950, 1955 et 1961 sont des "années sans".
La qualité n’était-elle pas au rendez-vous ? Sans doute.
Le prix couronnant la plupart du temps des débutants, le niveau est parfois plus que discutable.
On note cependant quelques vraies réussites ou promesses.
En 1952, Ne tirez pas sur l’inspecteur est signé Saint Gilles. Le pseudonyme en fait de Georges J. Arnaud, alors au service militaire, et qui commence là une longue carrière grâce à sa femme qui avait envoyé le texte au concours.
En 1953, c’est Jacques Laurent (l’auteur de Caroline Chérie) qui l’emporte avec Sophie et le crime sous le pseudonyme de Cécil Saint-Laurent.
En 1978, après ses cinq romans parus de 1945 à 1962 et quinze ans de silence littéraire, c’est Pierre Magnan qui se lance dans le roman policier avec Le Sang des Atrides.
En 1983, Maurice Périsset entame lui aussi son parcours avec Périls en la demeure.
L’année suivante, les éditions du Rocher lui offre une collection pour lui tout seul : les dossiers du Quai des orfèvres.
Enfin, en 1993, Gérard Delteil sévit avec Pièces détachées.
Le prix du Quai des orfèvres est publié avec un tirage minimum de 50 000 exemplaires.
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PALMARES
1946 : Jacques Lever pour Le Singe rouge
1947 : Jean Le Hallier pour Un certain monsieur
1948 : Yves Fougères pour Nuit et brouillard
1949 : Françis Didelot pour L’Assassin au clair de lune
1951 : Maurice Dekobra pour Opération Magali
1952 : Saint Gilles pour Ne tirez pas sur l’inspecteur
1953 : Cécil Saint-Laurent pour Sophie et le crime
1954 : Alain Serdac pour Sans effusion de sang
1956 : Nöel Calef pour Echec au porteur
1957 : Louis C. Thomas pour Poison d’Avril
1958 : André Gillois pour 125, rue Montmartre
1959 : Jean Marcillac pour On ne tue pas pour s’amuser
1960 : Colonel Remy pour Le Monocle noir
1962 : Micheline Sandrel pour Dix millions de témoins
1963 : Roland Pidoux pour On y va patron
1964 : Jean-François Vignat pour Vertige en eau profonde
1965 : Paul Drieux pour Archives interdites
1966 : Julien Clay pour Du sang sur le grand livre
1967 : H.L Dugal pour La Porte d’or
1968 : Bernard-Paul Lallier pour Le Saut de l’ange
1969 : Christian Charrière pour Dîtes-le avec des fleurs
1970 : Henry Chardot pour Le Crime du vendredi saint
1971 : André Friederich pour Un mur de 500 briques
1972 : Pierre-Martin Perrault pour Trop c’est trop
1974 : Michel Ressi pour La mort du bois de Saint-Ixe
1975 : Bernard Matignon pour Une mort qui fait du bruit
1976 : Serge Montigny pour Une fleur pour mourir
1977 : Jacques Sénégal pour Le Crime de la maison Grund
1978 : Pierre Magnan pour Le Sang des Artrides
1979 : Julien Vartet pour Le Déjeuner interrompu
1980 : Denis Lecombe pour Dans le creux de la main
1981 : Micjel Lancel pour De la part de Barbara
1982 : Hélène Pasquier pour Coup double
1983 : Maurice Périsset pour Périls en la demeure
1984 : Jean Lamborelle pour On écrase bien les vipères
1985 : Roger Labrusse pour Les Crimes du Bon Dieu
1986 : Michel de Roy pour Sureté urbaine
1987 : Nicole Buffetault pour Le Mystère des petits lavoirs
1988 : Yves Fougères pour Un agent très secret
1989 : Godefroy Hofer pour Plongée de nuit
1990 : Suzanne le Vigueloux pour La Mort au noir
1991 : Frédéric Hoé pour Crimes en trompe l’oeil
1992 : Louis-Marie Brezac pour Razzia sur l’antique
1993 : Gérard Delteil pour Pièces détachées
1994 : Jean-Louis Viot pour Une belle garce
1995 : Michel Gastine pour Quai de la Rapée
1996 : Gilbert Schlogel pour Rage de flic
1997 : Roger Le Taillanter pour Heures d’angoisse
1998 : Michel Sibra pour La Danse du soleil
1999 : André Delabarre pour Du sang sur les roses
2000 : André Arnaud pour Pierres de sang
2001 : Guy Langlois pour Le fond de l’âme effraie
2002 : André Klopmann pour Crève l’écran2
003 : Jérôme Jarrige pour Le Bandit n’était pas manchot
2004 : Sylvie M. Jema pour Les Sarments d’Hippocrate
2005 : Jules Grasset pour Les Violons du diable
2006 : Christelle Maurin pour L’Ombre du soleil
Note :
pour le moment, lu 3 romans ayant reçu ce prix, et le seul qui m'ai passionné est "le sang des Atrides"...
voir :

dimanche 13 juillet 2008

Fred Vargas : Un lieu incertain

livre de chevet

polar

Adamsberg part pour trois jours de colloque à Londres. Estalère, le jeune brigadier, et Danglard - terrorisé à l’idée de passer sous la Manche - sont du voyage. Tout devait se passer de manière aérienne et décontractée, mais un événement macabre alerte leur collègue de New Scotland Yard, Radstock.

Clyde-Fox, un original local, lui parle du vieux cimetière de Highgate. Des chaussures - avec des pieds dedans - font face au cimetière, « un des cimetières romantiques les plus baroques de l’Occident », un lieu macabre, gothique, unique.
Tandis que l’enquête anglaise commence, les français rentrent au pays, et se retrouvent confronté à un horrible massacre dans un pavillon de banlieue.

De fil en aiguille, Adamsberg, avec l’aide de Danglard, remonte une piste de vampires, et de tueurs de vampires, jusqu’en Serbie.

Le commissaire est au centre du roman, dans tous les sens du terme. La Boule se trouve presque un rival, Danglard est à deux doigts de tomber amoureux, Retancourt est toujours aussi efficace, mais la brigade est toujours mouvante.
Les livres de Fred Vargas sont traduits dans plus de quarante pays ; ils ont reçu nombre de récompenses françaises et étrangères, dont le prix des Libraires, le prix des Lectrices ELLE, le Deutscher Krimipreis, et par deux fois l’International golden dagger.


http://www.viviane-hamy.fr/fiche-ouvrage.asp?O=225


Avec "Un lieu incertain", Fred Vargas revisite une vieille histoire de vampire
LEMONDE.FR 24.06.08 14h52


Dix-sept pieds coupés, encore chaussés, retrouvés devant le célèbre cimetière londonien d'Highgate, où repose, entre autres, Karl Marx. C'est le point de départ de la nouvelle intrigue policière imaginée par Fred Vargas pour son dixième roman, Un lieu incertain, publié mercredi 25 juin aux éditions Viviane Hamy. Son fidèle commissaire, Jean-Baptiste Adamsberg, est amené à sillonner l'Europe pour élucider ce mystère des pieds coupés : de Londres à la banlieue bourgeoise de Garches (Hauts-de-Seine), en passant par la Serbie sur les traces d'un vampire.

"Ce sujet [les vampires] me fascine. Il est extrêmement chargé, mais l'humanité n'arrive pas à s'en débarasser depuis trente mille ans", a expliqué l'écrivain dans un entretien publié le 19 juin dans L'Express. Elle explique avoir lu Dracula de Bram Stoker à l'âge de 13 ans mais a finalement choisi de s'inspirer de l'histoire vraie de Peter Plogowitz. Ce Serbe a été exhumé en 1725 dans un petit village car certains soupçonnaient qu'il soit devenu un vampire.

"MISE EN SCÈNE DES CONTRADICTIONS"
Dans Un lieu incertain, Fred Vargas a souhaité donner une place importante aux langues étrangères – un courrier en allemand est découvert, des lettres cyrilliques rythment l'enquête – et à la figure du bouc émissaire. "Cette nécessité de voir le mal qu'on ne comprend pas incarné par une personne ou une organisation désignée me paraît l'une des choses les plus terribles de l'humanité", justifie l'archéozoologue de formation.

Son dixième opus, publié deux ans après Dans les bois éternels, n'échappe pas à l'exploration du thème de la catharsis, une constante chez elle. "Le roman policier est la mise en scène des contradictions qui nous font souffrir, de notre peur de la mort, de la dureté de la vie, de notre méchanceté et de nos mauvais sentiments qui peuvent nous amener à vouloir tuer", défend-elle. La romancière continue également de rapprocher cette "charge cathartique" du roman policier à énigme de celle du conte pour enfants : "on se raconte une histoire pour purger l'inconscient collectif", a-t-elle expliqué à Libération. - Le Monde.fr

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Note : vraiment un bon livre... dépaysement assuré

vendredi 27 juin 2008

Caryl Férey, des Zoulous et des Utus...

polar

Les confirmés
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Après la Nouvelle-Zélande et l'Australie où se situaient ses précédents polars, Haka et Utu, Caryl Férey s'installe en Afrique du Sud à Cape Town, entre quartiers riches et ghettos misérables.
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L'apartheid n'est pas qu'un vague souvenir dans la tête de son héros zoulou, Ali Neuman.
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Il dirige la brigade des homicides avec son adjoint, Epkeen, un Afrikaner plutôt déjanté, et Fletcher, un petit jeune qui vomit encore devant les cadavres de jeunes filles dans les bosquets du jardin botanique.
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Tous trois sont en train d'enquêter sur deux meurtres de femmes blanches, mais ne croient pas à une vengeance raciale.
Ces filles avaient, semble-t-il, une double vie, et ne rechignaient pas à tester les drogues dures.
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Caryl Férey ne ménage pas les fausses pistes et se fait un plaisir d'épingler les poussahs blancs, sûrs de leur pouvoir et de leur argent.
Mais le plus intéressant est son regard sur un pays qui ne cesse de gratter ses plaies.
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Ali, marqué par son enfance, traîne dans les bars glauques, fréquente des filles de hasard.
Epkeen ne vaut guère mieux, changeant de maîtresse de façon compulsive, noyant dans l'alcool ses échecs sentimentaux et familiaux.
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Caryl Férey sait faire monter la tension, créer une atmosphère étouffante jusqu'au dégoût. Il a longtemps traîné dans les townships où les Noirs crèvent de faim et acceptent n'importe quoi pour survivre.
Il ajoute un peu de magie noire et de grosses entreprises mafieuses qui n'ont pas d'états d'âme.
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Son roman est violent à l'image d'un pays qui n'oublie rien et son écriture, descriptive, parfois lyrique, s'acharne à appuyer là où ça fait encore mal.
L'an dernier, il signait chez Folio un Petit éloge de l'excès, un mot qui lui va bien et qu'il affiche la tête haute dans ce thriller particulièrement réussi et désespéré.
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biographie
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Né à Caen en 1967,
Caryl Férey a passé son enfance en Bretagne avant de commencer à voyager.
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Il a vécu quelque temps en Océanie, décor de ses romans Haka et Utu.
Il publie son premier roman en 1994, suivi quatre ans plus tard de Haka grâce auquel il fait une entrée remarquée sur la scène du thriller en recevant le prix de l'Aube noir 1998 :
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Jack Fitzgerald s'est engagé dans la police néo-zélandaise dans l'espoir de retrouver sa femme et sa fille mystérieusement disparues ;
vingt-cinq ans plus tard, le cadavre d'une jeune fille fait ressurgir tous ses vieux démons.
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En 2004, parait Utu dans lequel Paul Osborne, spécialiste de la question maorie, apprend le " suicide " de Fitzgerald dont il fut le bras droit.
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Incrédule, il reprend l'enquête et affronte ses propres démons.
Ce roman dense et violent a reçu plusieurs prix dont celui du Polar SNCF 2006 et a imposé Caryl Férey comme l'un des meilleurs espoirs du thriller français.
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Dans Plutôt crever, paru en 2002, c'est McCash, un flic borgne sans prénom, qui suit la trace de l'assassin d'un député.
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Caryl Férey écrit également des livres pour la jeunesse, des textes pour le théâtre et la radio. Grand voyageur, il est toujours en quête d'histoires à raconter.
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quelques titres…
Zulu
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Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l'Inkatha, en guerre contre l'ANC, alors clandestin.
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Même sa mère, seule rescapée de la famille, ne sait pas ce qu'elles lui ont fait...
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Aujourd'hui chef de la police criminelle de Cape Town, vitrine de l'Afrique du Sud, Neuman doit composer avec deux fléaux majeurs : la violence et le sida, dont le pays, première démocratie d'Afrique, bat tous les records.
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Les choses s'enveniment lorsqu'on retrouve la fille d'un ancien champion du monde de rugby cruellement assassinée dans le jardin botanique de Kirstenbosch.
Une drogue à la composition inconnue semble être la cause du massacre.
Neuman qui, suite à l'agression de sa mère, enquête en parallèle dans les townships, envoie son bras droit, Brian Epkeen, et le jeune Fletcher sur la piste du tueur, sans savoir où ils mettent les pieds...
Si l'apartheid a disparu de la scène politique, de vieux ennemis agissent toujours dans l'ombre de la réconciliation nationale...
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Utu : Un thriller chez les Maoris
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D'origine maorie, Jack Fitzgerald s'était engagé dans la police suite aux disparitions inexpliquées de son épouse et de sa fille sur une île de Nouvelle-Zélande.
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L'annonce de son suicide, après la mort d'un chaman indigène aux pratiques occultes effroyables, ne convainc pas son ancien bras droit.
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Osborne, spécialiste de la question maorie, revient sur les traces de son ami et par la même occasion sur son propre passé.
Hana, celle qu'il appelle " ma femme " et qu'il connaît depuis l'enfance, croise de nouveau sa route.
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Les disparitions continuent.
Une réalité glaçante se dessine.
Au pays du utu, la vengeance comme les gènes, se transmet dans le sang...
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La jambe gauche de Joe Strummer : Une enquête inédite de Mc Cash
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Mc Cash, s'il n'est plus flic, reste borgne et dévoré par une colère aussi vieille que son premier concert des Clash, à Belfast, avant les grèves de la faim de Bobby Sand et les victimes du Bloody Sunday...
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Plus de femme, pas d'avenir, des illusions perdues...
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Un ophtalmologue l'informe que s'il persiste à soigner par la destruction tout ce qui l'entoure, il sera vite et définitivement aveugle.
Belle raison pour en finir d'une lumineuse balle dans la tête !
L'étincelle pourtant viendra d'ailleurs.
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Une lettre lui révèle qu'il est le père d'Alice.
La mère est morte et c'est à lui désormais qu'il revient de veiller sur la petite...
A peine Mc Cash est-il arrivé dans le village de sa fille qu'il trouve une autre fillette noyée. Alice vient le voir. Elle est le témoin qui dérange.
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Lorsque tombent les morts, Mc Cash redécouvre la peur et l'espoir mêlés.
Lui qui voulait mourir mesure de plein fouet la valeur d'une vie. Celle de son enfant...
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Haka
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D'origine maorie, Jack Fitzgerald est devenu flic à Auckland avec l'espoir de retrouver sa femme et sa fille, mystérieusement disparues.
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Secondé par une jeune criminologue tout aussi acharnée, il trouvera sur sa route une effroyable série de cadavres liés - ou non ? - à des rites ancestraux, mais surtout la vérité sur les fantômes qui le hantent...
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Plutôt crever
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Si votre meilleure copine vous offre pour vos trente ans les Mémoires de Lacenaire et un calibre.44 dans une boîte à chaussures, méfiez-vous ! Lisez au moins le mode d'emploi.
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C'est ce qu'aurait dû faire Fred avant d'abattre le député Rogemoux et de prendre la fuite à travers la Bretagne, en voiture, à vélo, à pied ou en kayak...
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Il aurait trouvé le carnet et les étranges QCM d'Alice. Il aurait vu les six balles creuses et les petits papiers.
Il n'aurait pas été traqué par toutes les polices de France et ne serait pas devenu le gibier d'un terroriste basque aux tendances psychopathes.
Il n'aurait surtout pas eu dans son sillage, comme une ombre dévorée de colère, le flic borgne Mc Cash. Lui ne lâchera jamais.
Fred et Alice non plus. Quoi qu'il advienne. Plutôt crever !
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L'âge de pierre
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Mon frère faisait courir des rumeurs comme quoi son copain Brutasse allait me casser la tête, c'était un miracle que j'en aie réchappé, ah, il y avait un bon Dieu pour les tapettes.
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J'avais beau être un renard amoureux de Natalisalmon, on me prenait pour un phoque.
Mon frère m'a aiguisé comme un silex ; depuis, entre la combustion et l'étincelle, je consume les fées dégringolées et le vent comme autant de miracles improvisés.
Nous avons passé l'âge de pierre.
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'Celui qui est pressé est déjà mort." Edmond serait bien d'accord avec cet adage berbère, si seulement on lui laissait le temps de respirer : à peine débarqué au Maroc, il assiste, impuissant, à l'enlèvement de Farid, le cousin de la sulfureuse Leila, militante pour les droits de la femme.
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Lancés à la poursuite des ravisseurs en compagnie de Hamed, alias "le Bandit", ils apprendront à mordre la poussière du grand Sud marocain.
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Un road-movie tragi-comique qui, des gorges du Dadès aux portes majestueuses du Sahara, les mènera non sans mal jusqu'à Essaouira, la ville enchantée où Leila est attendue pour prononcer un discours mémorable sur l'avenir de la femme marocaine.
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Le jeune Edmond Benakem, surnommé Eddie, français de souche tuniso-bretonne, reporter au Guide du routard, voudrait bien faire paisiblement son job de globe-trotter fureteur.
Mais c'est sans compter sur la redoutable force des choses, qui, pour chaque nouvelle destination, l'entraîne dans d'invraisemblables tribulations.
Confronté à des situations hors normes, Eddie réagit avec son coeur, son humour et sa sensibilité.
À chaque fois, pour chaque polar, un voyage coloré au pays des embrouilles carabinées...
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La cage aux lionnes
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Sujet : Alice, qui a beaucoup voyagé dans son enfance, sait faire des tas de choses.
Mais son point fort n'est pas la relation avec les autres.
Heureusement, il y a la musique.
Et pour ses 14 ans son père lui offre deux places pour aller avec sa bonne amie au concert de son idole.
Rien ne se passe comme prévu et la soirée prend une tournure inattendue.
L'occasion pour Alice de montrer de quoi elle est capable.
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Commentaire : Un roman policier au rythme tonique et au suspense sous-jacent jusqu'à son terme.
Le langage courant est correct et correspond à l'âge d'Alice, subjuguée à l'idée de voir sa chanteuse préférée, de près !
Dès lors l'ambiance est à bien des égards, pesante, car on redoute la violence sous toutes ses formes (mauvaises rencontres, attaques la nuit, enlèvement, mauvais traitements...).
Le dénouement est heureusement très rassurant.
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Petit éloge de l'excès
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" Je n'invente rien, c'est dans le dictionnaire étymologique le mot est d'abord employé pour désigner un acte qui dépasse la mesure, un dérèglement.
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Je vous passe les détails mais, à la fin, l'emploi du mot au sens de " très grand ", et de son adverbe au sens de " très " ou " tout à fait " et cela sans idée d'excès, est fréquent.
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L'excès non seulement résiste aux règles imposées par les pauvres types sus-nommés, mais permet aussi de nous multiplier, de nous essayer à toutes les sauces, tous les possibles, de grandir en somme.
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Tant pis si on est excessivement mauvais.
Il n'y a à perdre que des illusions, des résidences secondaires, des voitures, des slips de bain. "
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Le Noir dans le Blanc : Saison 2005
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Il est marrant Gilles.
De son premier métier de photographe, Gilles Del Pappas n'a conservé dans ses archives que des portraits de tueurs.
Pas encore à la retraite...
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Et Romain Slocombe.
Il y a du sushi à se faire avec un tel bonhomme.
Tout ça parce qu'une citoyenne de l'empire du Soleil-Levant a disparu quelque part entre Grenoble et Vars.
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Et il faudrait vous parler aussi de Caryl Ferey... Un tendre ! Il ne s'est pas remis de la disparition d'Alice.
Même après avoir dansé le Haka, la bourrée guerrière des rugbymen All Blacks, il n'a pas réussi à impressionner le ravisseur de sa belle.
Quant à Lilian Bathelot, on ne vous dira pas comment il a retrouvé l'ADN d'un grognard qu'il a fait ressusciter du côté du refuge de Napoléon.
Colin Thibert, comme il le dit plaisamment, est né en 1951, indépendamment de sa volonté, et en Suisse pour ne rien arranger. Propre sur lui. Mais dans sa tête, on peut s'attendre à tout.
Maurice Attia est psychiatre. Ça n'arrange pas les choses lorsqu'il confond Freud, Lacan et les skis paraboliques. Cet homme n'ira pas au paradis. Il fallait bien une femme pour adoucir le climat délétère de ce deuxième Noir dans le Blanc varsinc. Manqué ! Elle s'appelle Pascale Ferroul. Ça rime avec embrouille.
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A vous de lire ! Le Noir dans le Blanc s'enracine avec bonheur à Vars. Au point, cette année, de faire entrer Ancy Neyroll, une autochtone, dans cette talentueuse et joyeuse confrérie de polardeux. Bienvenue au club !
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Autres titres
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A voir :
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Note :
Pas encore lu cet auteur...
cela me semble prometteur de bons moments de lecture...
Pour bien faire, je vais devoir choisir un livre avec les zoulous et un autre avec les