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dimanche 27 décembre 2009

Steve Sheinkin - Les aventures de Rabbi Harvey

Avec Rabbi Harvey, Steve Sheinkin crée un monde tenant à la fois du Far West mythique et du Talmudiques.
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Une "petite maison dans la prairie" mâtinée de légendes hassidiques où l’humour se taillerait la part du lion.
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Ce livre improbable, ramené d’un salon américain par les éditions Yodéa, jusque-là spécialisées dans la création multimédia, est surtout l’occasion de revisiter les légendes juives où syllogismes, paradoxes et énigmes logiques foisonnent, pour le plus grand plaisir du lecteur. Un futur classique tous publics.
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"la liseuse" de Will Barnet
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pour lire l'une des histoire il suffit de cliquez : http://www.yodea.com/rabbiharvey/spip.php?page=histoire
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Les aventures de Rabbi Harvey T1
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Rabbi Harvey tient à la fois du rabbin du village d'Europe de l'Est (shtetl) et du shérif du Far West.
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Au début du récit, ses pas le mènent à Elk Spring une petite ville du Colorado infestée de hors-la-loi.
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Sans jamais recourir à la force, il parvient à débarrasser la ville de ses bandits usant seulement d'enseignements et d'astuces tirés de la sagesse juive. La population soulagée, le nomme rabbin de la ville.
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Depuis, sa réputation ne cesse de grandie et l'in vient de partout le consulter, pour solliciter son arbitrage ou démêler les intrigues. Chaque histoire recèle de pépites tout droit sorties du Talmud ou de contes populaires juifs.
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Les aventures de Rabbi Harvey T2
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Rabbi Harvey, rabbin-shérif d'Elk Spring, est réputé pour sa sagesse et son astuce. Tout le Colorado vient le consulter, pour solliciter son arbitrage ou démêler des intrigues.
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Dans ce deuxième tome, la sagesse de Rabbi Harvey est encore mise à l'épreuve : il trouve un moyen de mettre définitivement hors d'état de nuire les bandits de la ville, il déjoue la ruse d'une mamie peu scrupuleuse, fait un bref passage dans la police, décode des énigmes, ramène les égarés, réconcilie les couples, dénonce l'égoïsme des nantis, le tout avec une désarmante simplicité et un humour irrésistible.
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Enfin, il vient en aide à la charmante Abigaïl qui avait de bonnes raisons de se plaindre du vent des Rocheuses.
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C’est avec elle, sous la neige, qu’il entreprend une campagne de tsédaka pour venir au secours d’un couple en difficulté financière. Ce qui ne les empêche pas d’envisager de partager plus tard un bon tscholent, confectionné avec, nous explique Harvey, « de la viande de bœuf, des haricots, des pommes de terre » que l’on laisse mijoter toute une nuit.
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Quant au dessert, ce serait des poires au vin. « J’adorerais », avoue Abigaïl. Et Harvey, pour conclure, tandis que la neige continue de tomber drue : « Parfait ».
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Une idylle semble se nouer entre le rabbin et l’institutrice. Un mariage en vue ?
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Un tome 3 est annoncé.
On l’attend avec curiosité et impatience en préparant des cadeaux pour les futurs époux, si notre intuition est la bonne.
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L’auteur a puisé dans le folklore juif, dans les légendes hassidiques du Baal Chem Tov, les contes de Rabbi Nahman de Braslav Braslaw ou encore les Maximes des Pères (Pirké Avot).
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Pour nous offrir, avec talent, ces « leçons » talmudiques, Steve Sheinkin nous transporte au Far-West, dans la localité imaginaire d’Elk Spring, dans les montagnes du Colorado, un village qui tient tout à la fois du shtetl et des localités chères à Lucky Luke.
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Elk Spring, donc, où tous les habitants ou presque sont juifs. Tels Nathan, le fabricant de bougies et sa femme Ruth ou Julius Jaffa, le cultivateur.-http://www.massorti.com/Les-aventures-de-Rabbi-Harvey
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Steve Sheinkin,
auteur et illustrateur américain, a passé sa jeunesse à New York baigné dans les contes folkloriques juifs et les récits d'aventures du Far West. Quelques années plus tard, lorsqu'il se trouvait au Texas, il a commencé à écrire et à illustrer les aventures de Rabbi Havey qui a reçu le prix : Moment Magazine's Emerging Writer.
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me demande s'il y a un lien avec ce film...
.Un rabbin au far west
Pendant la conquête de l'Ouest, un rabbin polonais vient aux Etats-unis fonder une synagogue à San Francisco.
Son voyage à travers le pays ne se fait pas sans difficultés.
Il est menacé par les hors-la-loi et les indiens et se lie d'amitié avec un voleur de banques.
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Réalisateur : Robert Aldrich
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Roger Caillois - Noé et autres textes


5 nouvelles plus savoureuses les unes que les autres...


- Noé (sur D.ieu)


- Mémoire interlope (sur la mémoire)


- Recit du délogé (sur la maladie)


- L'ultime bibliophile (lecteur ou collectionneur ?)


- 100 ouvrages pour une bibliothèque idéale (livres lus ou livres célèbres ?)
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La plus passionnante est celle de Noé... un Noé qui se pose des questions sur l'utilité du déluge, et pourquoi anéantir la création de telle façon, et pourquoi lui et sa famille ont été choisit, à l'instart de Loth pourquoi le dit-on le dernier des justes ? alors que des enfants innocents vont mourrir...


Pourquoi D.ieu agit-il ainsi, n'avait-il pas d'autres moyens ? Comment croire en lui après une telle catastrophe ?...
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Comment j'ai choisi ce livre ?


tout simplement pour son titre, je ne connaissais pas l'auteur... j'aime les récits bibliques... et puis et surtout à cause d'un autre livre parlant également de Noé, seul coup de coeur de la rentrée littéraire de cette année : La Revanche des otaries de Vincent Wackenheim
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illustration : "la liseuse" du peintre belge Alfred Stevens
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Noé et autres textesTout le monde connaît l'histoire de Noé et du Déluge qui dura quarante jours, ravagea le monde et extermina hommes et animaux, à l'exception de ceux qui purent monter dans l'arche.
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Mais qui sait comment et pourquoi Noé est devenu un alcoolique exhibitionniste ?
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Quelques textes audacieux et surprenants, d'une rare intelligence.
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L'ivresse de Noé
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Le récit en est fait dans Genèse 9. 20-27 : « Or, Noé commença par être un bon cultivateur et planta alors trois vignes. Et il se mit à boire du vin et s'enivra, et ainsi il se dénuda au milieu de sa tente. Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père et en fit part à ses deux frères au-dehors. Sem et Japhet prirent un manteau... puis marchèrent à reculons et couvrirent la nudité de leur père... Noé s'éveilla de son vin et apprit ce qu'avait fait son plus jeune fils. Il dit : « Maudit soit Canaan ! Il sera pour ses frères l'esclave des esclaves ! ». Puis il dit : « Béni soit Yahvé, le dieu de Sem... Qu'Elohim exalte Japhet...» . »
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La version retrouvée dans les
Manuscrits de Qumrân - manuscrit référencé : 1QapGen ; colonne 13 - ne fait état ni d'ivrognerie ni de nudité, (et donc de malédiction) ; il y est question de rendre grâce à Dieu après une fête consécutive à la première vendange après le déluge. ( Manuscrits de la mer morte, version intégrale, plon éditeur, 2001, page 93).
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Roger Caillois,
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Roger Caillois fait toutes ses études secondaires à Reims, habitant pendant sa jeunesse au 75 de la rue Hincmar, en face de la maison de Roger Gilbert-Lecomte.
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Venu à
Paris en 1929 pour y préparer le concours de l'École normale supérieure, il suit une classe d'hypokhâgne, puis de khâgne, au Lycée Louis-le-Grand, et sera reçu à l'école normale supérieure de la rue d'Ulm en 1933 ; il y passera son agrégation de grammaire.
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Cofondateur, avec
Georges Bataille et Michel Leiris, du Collège de sociologie, il fera, en 1938, la rencontre de l'écrivain et mécène argentin Victoria Ocampo, qui l'invitera à séjourner chez elle, en Argentine, durant la Seconde Guerre mondiale.
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Il dirigera pendant ces années l'Institut français de Buenos Aires, et lancera la revue Les Lettres françaises, à laquelle il travaillera aidé de son épouse, Yvette Caillois, née Billod (rencontrée à Paris à l'époque de ses années à Louis-le-Grand, et mère de leur fille Catherine Rizea-Caillois), venue le rejoindre en Argentine en 1940.
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À son retour en
France, il anime chez Gallimard la collection « La Croix du Sud », spécialisée dans la littérature sud-américaine, et traduit les nouvelles fantastiques de Jorge Luis Borges. On retrouve également dans cette collection les écrits de Neruda ou d'Asturias, par exemple.
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Caillois fut haut fonctionnaire à l'
UNESCO dès 1948, où il occupa la direction de la division des lettres, puis du développement culturel, et il fut élu à l'Académie française en 1971, au fauteuil 3, succédant ainsi à Jérôme Carcopino.
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Il divorcera de son épouse Yvette peu de temps après leur retour de
Buenos-Aires, en 1945. Yvette deviendra l'épouse de l'un de ses camarades normaliens, Jean Cottier, tandis que Caillois épousera en secondes noces, en 1957, Alena Vichr (de nationalité tchèque), rencontrée à l'UNESCO et mère d'un garçon, Jan, qu'il élèvera.
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Roger Caillois repose au
cimetière du Montparnasse. - wikipédia
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Le point de vue de Jean d’Ormesson sur Roger Caillois

« Il n’était ni poète, ni romancier, dit Jean d’Ormesson, ni homme de théâtre, ni historien. Il n’était pas vraiment philosophe ni vraiment sociologue. Il était de droite pour les gens de gauche et de gauche pour les gens de droite.
Il cultivait l’ironie, le paradoxe, le contre-pied sauf peut-être l’exploration sur le mode fantaisiste du XVIe arrondissement.
Aucune de ses œuvres n’a été portée à l’écran ni au grand ni au petit écran. Comment voulez-vous survivre dans de telles conditions ? »
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Une très belle écriture, malheureusement on ne trouve que très peu de chose sur l'auteur sur le net... Vu quelques titres, en rapport avec la mytho logie (Sysiphe, licorne, lucifer, etc), mais aucun compte-rendu, sauf pour Ponce Pilate... j'ai donc noté le nom de l'auteur sur mon calepin de brocante pour le cas où je le rencontrerai... très envie de passer un peu de temps avec lui.
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Ponce Pilate
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Imaginons que Ponce Pilate ait décidé de faire libérer Jésus.
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Ainsi le sauveur est sauvé par le courage inattendu d'un fonctionnaire romain, connu pourtant pour sa prudence, sinon pour sa faiblesse.
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De sorte que Jésus vit jusqu'à un âge avancé, qu'il n'y a pas de christianisme et que presque aucun des événements des deux derniers millénaires ne se produit.
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Pilate n'a d'estime que pour la sagesse. Il se méfie des religions. Mais est-il sage de compter sur la sagesse pour transformer le monde ?
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C'est un des multiples problèmes que pose un ouvrage dont l'intérêt touche à la psychologie, à la philosophie de l'histoire et surtout à la théologie, entendue d'ailleurs en un sens très laïc, comme une branche spécialisée des mathématiques.

samedi 26 décembre 2009

Woody Allen - L'erreur est humaine

18 récits déjantés, du drôle, de l’absurde, du ridicule, du délire, des situations grotesques,
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jai apprécié quelques nouvelles, mais devient très vite lassant... un livre qui ne me laissera que peux de souvenir... heureusement, il reste ses films.
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illustration : "la liseuse" de l’artiste Paul Allen
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Un père qui distribue à tour de bras des pots-de-vin pour que son fils soit admis dans la meilleure école maternelle,
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un New-Yorkais qui prend un vol pour l’Angleterre afin de s’acheter un costume à odeur,
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un père et le directeur d’une colonie de cinéma qui se battent pour les droits du film tourné par le fils pendant l’été,
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l’enlèvement et la prise d’otage de la doublure d’une star de Bollywood,
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la psychanalyse d’un écrivain,
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le témoignage de Mickey au procès des dirigeants de Disney,
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etc...
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En savoir plus : http://www.tout-woody.com/fr/home.htm

Serge Brussolo - Les Cavaliers de la pyramide


L'histoire se déroule à une époque pré-chrétienne et pré-islamique durant laquelle les deux héros, une ogresse et un cul de jatte et vont s’associer à une aveugle, des pilleurs de tombeaux et des prètres d'une divinité de la nuit...
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une histoire vraiment tirée par les cheveux ! mais enfin, se lit facilement et sans déplaisir en une soirée.
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Antonus Crassus Samsala, organisateur des jeux du cirque à Rome, apprend de la bouche d’un gladiateur mourant l’existence d’une pyramide demeurée inviolée au cœur du désert.
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Cette pyramide remplie d’or aurait été engloutie par une gigantesque poche de sables mouvants.
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Si l’on veut s’y introduire, il faut donc plonger dans son sillage... puis trouver le moyen d’en revenir vivant !
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Dès lors, Antonus n’a plus qu’une idée : découvrir ce monument fantôme et s’en approprier les trésors.
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Dans la lignée du Labyrinthe de Pharaon et des Prisonnières de Pharaon, ce « thriller antique » met en scène barbares et gladiateurs qui portent le glaive et le feu au cœur même des enfers.
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Son œuvre est caractérisée par une imagination débordante et extrêmement originale, servie par une écriture nerveuse et efficace.
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Serge Brussolo prend plaisir a développer des sociétés évoluant dans un milieu coupé du monde, une sorte de huis-clos à l'échelle d'une petite civilisation (Les prisonnières du pharaon, La fenêtre jaune, Rhinocérox, etc.)
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Ses héros sont souvent des êtres en rupture avec la société, proche de la déchéance la plus totale et les moindres efforts qu'ils entreprennent pour s'en sortir les enfoncent généralement un peu plus encore.
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La plupart des romans de Serge Brussolo sont empreint d'un fatalisme viscéral empreint d'humour noir, témoin de la délicieuse misanthropie de son auteur.
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Ses thèmes les plus abordés, tous genres confondus, sont le corps humains, ses transformations et ses mutations, la dégénérescence inéluctable de tout système sociétal, l'illusion religieuse, l'enfermement et la folie sous toutes ses formes.

mercredi 23 décembre 2009

lectures de décembre : polars et thrillers

Les quelques lectures faites durant mon absence... entre deux bouffées d'oxygène... du noir, rien que du noir... pas assez en forme pour réfléchir...
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sculpture d’Annick Marrone
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Le filicide, qui vient du latin filius (fils), est le meurtre par un père ou une mère de son propre enfant. Il peut également désigner le meurtrier. Dans certaines cultures, il arrive souvent à un parent d'assassiner sa fille lorsque l'on considère qu'elle a déshonoré sa famille (voir crime d'honneur).
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Le néonaticide désigne l'homicide d'un enfant né depuis moins de 24 heures. Ce crime est commis presque exclusivement par la mère de l'enfant.
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L'ange des tenebres de Carr Caleb
Ce livre essaie de nous entrainer vers le 19ème siècle, mais il lui manque un petit quelque chose pour vraiment y croire... une sombre histoire d'infanticide et autres monstruosités... moyennement aimé.
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Une année s'est écoulée depuis que le brillant psychiatre Laszlo Kreizler a réussi avec l'aide de ses fidèles compagnons à mettre un terme aux exactions du tueur en série John Beecham.
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Un jour, l'épouse éplorée d'un diplomate espagnol voit sa petite fille kidnappée. L'affaire est délicate et la piste politique semble la plus vraisemblable. Immédiatement, l'équipe de l'aliéniste se reconstitue pour soutenir Sara, devenue détective, dans son enquête.
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Des bas-fonds du Lower East Side aux quartiers bourgeois de Manhattan, les fins limiers vont bientôt recueillir de précieux indices.
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La psychologie du kidnappeur apparaît peu à peu : une personnalité en proie à une étrange perversion, un tueur d'enfants ayant toutes les apparences de la normalité. Comment réunir toutes les preuves qui feront du suspect un coupable avant qu'il ne soit trop tard.
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L'instinct maternel de Barbara Abel
Encore une histoire sur l'instinct maternel... mais là, une vraie bonne surprise. Un roman haletant, du noir... très noir. Gros coup de coeur !
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Richard et Jeanne Tavier jouent, depuis de nombreuses années, la comédie du bonheur parfait dans le milieu huppé qu'ils fréquentent. Leur agressivité et leur mépris sont renforcés par le fait qu'ils n'ont jamais pu avoir d'enfant.
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Edwige, la confidente de Jeanne, l'aide de son mieux en lui procurant conseils et tendresse. Un soir, celle-ci débarque chez elle et lui annonce que Richard s'est rompu le cou en tombant dans l'escalier.
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Edwige n'est pas dupe mais couvre son amie en l'assurant de son silence. À l'ouverture du testament, le notaire annonce à la veuve que Richard lègue sa fortune à une inconnue, Suzanna Da Costa. Il reste bien une moitié de l'héritage du père de Richard qui aurait dû lui revenir !
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Si seulement elle avait eu un descendant mâle comme le spécifiait le testament de M. Tavier senior ! Dépit, colère, haine, Jeanne transforme son ressentiment en une boule de fiel qui lui fait perdre la raison.
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Décidée à retrouver la femme qui a hérité à sa place, elle a bien l'intention de la supprimer.
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Pour son premier roman, Barbara Abel frappe fort. Si fort qu'elle a obtenu le prix du roman policier au festival 2002 de Cognac.
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C'est sans doute la première fois qu'un thriller psychologique met en scène l'enlèvement d'une femme enceinte dans le but de s'approprier l'enfant et aborde de manière aussi féroce la frustration maternelle. Un livre à donner le frisson jusqu'au dénouement ultime... l'accouchement où vie et mort ne feront qu'un !
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Un crocodile sur un banc de sable de Peters Elizabeth
Normalement je devrais détester ce genre de petit roman, frolant l'eau de rose et tellement caricatural... mais je pense que c'est justement ça qui me plait dans le personnage si excessif de Amelia Peabody... dévoré d'une traite...
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Sur la pente en contrebas se tenait la Chose sans Nom, immobile et livide à la clarté des étoiles. La pleine lune projetait sur elle une lumière sans ombre. Il n'y avait pas à s'y tromper : c'était bien elle. , je discernais presque le motif des bandelettes qui enserraient sa poitrine. Sa tête, informe, était enveloppée d'une sorte de linceul.
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La vue seule de ce monstre au repos avait de quoi faire frissonner mais lorsqu'il se retourna sans hâte, inexorablement, j'eus le plus grand mal à dompter ma terreur. C'était comme une créature marine sans regard et sans yeux, surgie du fond de l'abîme et qui cherchait sa proie.
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L'indomptable Amelia Peabody, qui fait ici ses premiers pas sur la Terre des Dieux, se laissera-t-elle abuser par les facéties d'une momie somnambule? Saura-t-elle soustraire sa protégée aux entreprises d'un chasseur de dot cynique et langoureux? Parviendra-telle à déjouer les roueries des indigènes ou à surmonter les mirages des sables et à dissiper les mystères qui jalonnent sa route, en digne émule de Sherlock Holmes et d'Indiana Jones?
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Birdman de Mo Hayder
Difficile de dire ce qui m'attire vers les livres de Mo Hayder... J'ai d'ailleurs le même problème avec Jean-Christophe Grangé... je n'aime pas et pourtant, j'ai envie de les lire...
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Greenwich, dans la banlieue de Londres. Cinq cadavres de femmes sont découverts dans un terrain vague, non loin du Dôme du Millénaire. Toutes ont été effroyablement mutilées, selon un étrange rituel...
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L'autopsie révèle une signature commune a ces cinq meurtres, et un premier profil de l'assassin : un maniaque sexuel de la pire espèce, aussitôt surnommé Birdman pour une raison des plus sinistres.
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Tout dévoué à sa tâche et endurci, malgré sa jeunesse, par l'expérience et les drames de sa vie personnelle, l'inspecteur Jack Caffery, chargé de l'enquête, sait que le temps lui est compté pour mettre un terme à cette série de meurtres sadiques. Car l'assassin frappera encore, il le sait. La course contre la montre est engagée... "
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Coup d'essai, coup de maître. " Jamais la formule n'aura été aussi juste. Avec ce premier roman coup de poing, Mo Hayder se hisse d'emblée au rang des plus grands auteurs de thrillers, dans la lignée de Patricia Cornwell et Thomas Harris.
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Saga de Tonino Benacquista
L'un de mes auteurs de polars favoris tout comme Bartlet et Thibert... de l'humour noir...
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Comme les trois mousquetaires, ils sont quatre, embarqués dans une drôle d'aventure : écrire le scénario d'un feuilleton télévisé destiné à occuper l'antenne pendant les heures creuses de la nuit.
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Peu importe l'histoire puisque personne ne la regardera, la saga n'obéit qu'à un seul critère : coûter le moins cher possible en décors, acteurs et tournage.
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Et les quatre scénaristes, que tout sépare, ont été recrutés pour leur seul point commun : ils n'ont pas les moyens d'être exigeants.
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Marco, le narrateur, est quasiment prêt à travailler gratuitement,
Jérôme, le plus jeune, s'est déjà brûlé les ailes dans son rêve de conquérir Hollywood,
Mathilde est une pisse-copie du roman sentimental,
et Louis a connu son heure de gloire à Cinecittà mais il y a longtemps déjà.
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La rencontre des quatre auteurs va pourtant avoir des conséquences inattendues. Puisqu'ils ont toute liberté, à condition d'être économes, ils décident de se faire plaisir et se lancent dans une histoire qui non seulement aura un succès inattendu, mais transformera leur vie, et même, à certains égards, l'ordre du monde.
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Tonino Benacquista qui s'est fait connaître par des romans policiers drôles et inventifs, se livre ici à un exercice de style virtuose qui est à la fois un récit passionnant et un hommage éblouissant aux infinies ressources de la fiction.
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Les croassements de la nuit de Douglas Preston, Lincoln Child,
Pas mon préféré de la série, mais j'aime assez le caractère étrange des romans avec l'inspecteur Pendergast...
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Medicine Creek, un coin paisible du Kansas. Aussi, quand le shérif Hazen découvre le cadavre dépecé d'une inconnue au milieu d'un champ de maïs, il se demande s'il ne rêve pas : le corps est entouré de flèches indiennes y sur lesquelles ont été empalés des corbeaux. Œuvre d'un fou ? Rituel satanique ?
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Il faut le flair de Pendergast, l'agent du FBI, pour comprendre que cette sinistre mise en scène annonce une suite. Qui sème parmi les habitants une épouvante d'autant plus vive qu'il ne fait pas l'ombre d'un doute, pour Pendergast, que le tueur est l'un d'eux...

dimanche 6 décembre 2009

John Irving - Les rêves des autres

Voilà bien longtemps que je n'avais plus relu un John Irving... Un peu déçue, sur 7 nouvelles seulement 2 que j'ai aimées... et il semble bien que je ne sois pas la seule.
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la première : "les rêves des autres" ... un homme sans rêves, après son divorce, se met a rêver les rêves de ceux qui ont couchés avant lui sur le lit, le fauteuil, etc... jusqu'au lit de ses parents...
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et "Faut-il sauver Piggy Sneed ?" où l'on rencontre la férocité enfantine...
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illustration : "liseuses" de Sophie Fattal

Elles sont sept, ces nouvelles réunies pour la première fois en un volume, contrepoint à une oeuvre romanesque foisonnante.
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Pour sa plus grande joie, le lecteur y retrouvera ce qu'il connaît : la satire du conformisme, l'imagination débridée, le goût du burlesque, les tabous joyeusement pourfendus — cette vitalité hors du commun qui permet à l'auteur de passer indemne par-dessus les gouffres de ses obsessions.
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Mais certains y découvriront aussi, parfois, le récit à mi-voix, la description en demi-teinte, la profondeur et l'humanité du propos qui font ici d'Irving un nouvelliste à l'égal de Katherine Mansfield ou du Joyce des Dublinois.
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ils l'ont lu :
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http://sebastienfritsch.canalblog.com/archives/2008/11/13/11040323.html Pourtant, toutes les nouvelles qui composent ce recueil ne sont pas toutes de la même trempe. Certaines sentent même un peu le fond de tiroir.
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illustration : Quint Buchholz,

mardi 1 décembre 2009

Carlos Ruiz Zafon - Le jeu de l'Ange

En cours de lecture...
entre Eugène Sue et Charles Dickens, entre Dumas et Féval, Eco et Calvino, etc... Voilà un peu ce que je viens de lire dans la presse...
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En fait, je n'aime pas trop ce genre de comparaisons, qui m'ont fait lire quelques gros navets...
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Par contre les avis des lecteurs sont plus mitigés. J'en note d'ailleurs quelques uns venant de blogs que je lis assez régulièrement.
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Autre hésitation de ma part, c'est un pavé et en général pas vraiment ce que j'aime le mieux.
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et puis voilà, je l'ai commencé et je n'arrive plus a en sortir le nez... l'atmosphère est sombre comme dans les vieux polars en noir et blanc... lourde, comme dans Eugène Sue, un peu gothique, on imagine très bien Dracula ou Jack l'éventreur se mouvoir dans ses rues tortueuses... et oui on retrouve du Dickens dans l'enfance de David Martin...
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et puis voilà Faust qui s'incarne dans le personnage de l'éditeur...
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et c'est là que j'en suis, j'avoue que je trouve ce roman vraiment passionnant... et comment ne pas se prendre d'affection pour le librairie Sempere et son fils, et le cimetière des livres oubliés, qui n'a pas rêvé de sauver un livre de l'oubli ?...
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je vous laisse, trop envie de connaître la suite... bonne journée à tous
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illustration : "la liseuse" de Rudolf Konopa
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Le jeu de l'Ange de Carlos Ruiz Zafón
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Barcelone, années 1920. David Martin, dix-sept ans, travaille au journal La Voie de l'Industrie. Son existence bascule un soir de crise au journal : il faut trouver de toute urgence un remplaçant au feuilletoniste dominical.
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Sur les conseils de Pedro Vidal, chroniqueur à ses heures, David est choisi. Son feuilleton rencontre un immense succès et, pour la première fois, David est payé pour ce qu'il aime le plus au monde : écrire.
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En plein succès, David accepte l'offre de deux éditeurs peu scrupuleux : produire à un rythme effréné des feuilletons sous pseudonyme.
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Mais après quelques années, à bout de force, David va renoncer. Ses éditeurs lui accordent alors neuf mois pour écrire son propre roman. Celui-ci, boudé par la critique et sabordé par les éditeurs, est un échec.
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David est d'autant plus désespéré que la jeune fille dont il est amoureux depuis toujours - et à laquelle le livre est secrètement dédié - va épouser Pedro Vidal.
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Son ami libraire, Sempere, choisit ce moment pour l'emmener au Cimetière des livres oubliés, où David dépose le sien.
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illustration :Escenario de la rueda de prensa del Gran Teatre del Liceu
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Puis arrive une offre extraordinaire : un éditeur parisien, Corelli, lui propose, moyennant cent mille francs, une fortune, de créer un texte fondateur, sorte de nouvelle Bible, " une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d'être tués, d'offrir leur âme ".
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Du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique du meurtre se met en place autour de David. En vendant sa liberté d'écrivain, aurait-il vendu son âme au diable ?
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Épouvanté et fasciné, David se lance dans une enquête sur ce curieux éditeur, dont les pouvoirs semblent transcender le temps et l'espace.
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Carlos Ruiz Zafón
(né le 25 septembre 1964 à Barcelone) est un auteur espagnol. Ruíz Zafón écrit principalement en castillan. Il habite depuis 1993 à Los Angeles où il écrit des scénarios de films.
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A l'âge de quatorze ans, Carlos Ruiz Zafon écrit son premier roman, une histoire truculente de 500 pages.
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À dix-neuf ans, il choisit pourtant de faire carrière dans la publicité, qu'il quitte rapidement pour se consacrer à son roman El principe de la niebla (Le prince du brouillard, 1993) qui a gagné le prix de la jeunesse d'Edebé en 2000.- wikipédia
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Fils d'un agent d'assurances et d'une mère au foyer, Carlos Ruiz Zafon a passé onze ans chez les jésuites.
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" Avant même d'apprendre à lire et à écrire, je me racontais des histoires. " Dès l'âge de 9 ans, il commence à les coucher sur le papier.
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" Après, j'ai créé une petite maison d'édition avec un copain dont le père tenait une papeterie et possédait cet objet extraordinaire pour nous : une photocopieuse Xerox. "
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Un camarade dessine les jaquettes, un autre s'occupe du " marketing ", c'est une affaire qui marche. " Même les profs nous achetaient notre fanzine ! " Jusqu'à ce que le directeur de l'école y jette un oeil et découvre, horrifié, des histoires à glacer le sang, peuplées d'assassins et de fantômes en tout genre. Censure immédiate.
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Le jeune Carlos ne s'en laisse pas conter et rédige, à 14 ans, un roman victorien de 600 pages.
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" Il faut en passer par là, écrire des centaines de pages qui ne seront jamais lues par personne ", martèle cet admirateur de Charles Dickens et d'Alexandre Dumas, mais aussi de John Dos Passos et de Raymond Chandler.
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Pour vivre de sa plume, il se lance, à 20 ans, dans la publicité, monte vite en grade, devient un créatif convoité.
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" J'ai gagné tellement d'argent que mon père me soupçonnait de frayer avec les narcotrafiquants ! " Mais au fond, la pub, ce n'est pas son truc.
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Le 1er janvier 1992, il se met à écrire pour la jeunesse. " Là encore, j'ai réalisé que ce n'était pas ma voie. " C'est avec son quatrième livre, Marina," un roman hybride, mon préféré ", que l'écrivain s'oriente vers ce qui deviendra sa marque de fabrique : cette veine gothique et mystérieuse qui lui a si bien réussi.
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Et qu'il entretient en collectionnant les dragons sous toutes les formes, des sculptures aux peluches, en passant par la petite broche qu'il arbore sur son beau polo. Zafon aurait-il vraiment le feu sacré ?...http://www.lexpress.fr/culture/livre/qui-est-carlos-ruiz-zafon_785449.html
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ils l'ont lu :
http://www.biblioblog.fr/post/2009/09/16/Le-jeu-de-l-ange-Carlos-Ruiz-Zafon L'abandon ne s'est joué qu'à un fil ténu.... de curiosité.
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http://www.chaplum.com/le-jeu-de-lange-de-carlos-ruiz-zafon-1668/comment-page-2#comment-5561 je n’ai à aucun moment ressenti de longueurs dans le récit, même si je n’ai pas tourné les pages avidement comme pour L’ombre du vent.
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http://petitepom.sosblog.fr/pom-b1/Le-jeu-de-l-Ange-Carlos-Ruiz-Zafon-b1-p59696.htm J’ai aimé l’ambiance de ce roman, l’intrigue est intéressante mais il reste, une fois finie, un sentiment de confusion qui est frustrante.
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http://livresetval.blogspot.com/2009/09/le-jeu-de-lange-carlos-ruiz-zafon.html Une fois ouvert, il est difficile de refermer ce livre. L'intrigue est prenante et j'avais envie d'en savoir toujours plus, de découvrir le fin mot de l'histoire.
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et donc, je rajoute ce livre sur la liste du père Noël...

L'ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon
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Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, " ville des prodiges " marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours.
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Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés.
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L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y " adopter " un volume parmi des centaines de milliers.
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Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets " enterrés dans l'âme de la ville " : L'Ombre du Vent.
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Avec ce tableau historique, roman d'apprentissage évoquant les émois de l'adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l'Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s'emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie.