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samedi 10 octobre 2009

souvenir de lecture en suivant l'éphéméride

Et bien, aujourd'hui pas vraiment de lecture m'ayant laissé de grands souvenirs... hormis Moll Flanders...
illustration : "la liseuse" de Mary Ferris Kelly


Naissances



Daniel Defoe, de son vrai nom Daniel Foe, était un aventurier, commerçant, agent politique et écrivain anglais,

né le 10 octobre 1660 à Stoke Newington (près de Londres), mort le 21 avril 1731 à Ropemaker’s Alley, Moorfields (près de Londres).

Il est notamment connu pour être l’auteur de Robinson Crusoé, bête à dire mais je n'ai pas acroché...

et de Moll Flanders. un livre que j'ai dévoré plusieurs fois...



*

Claude Simon est un écrivain français né le 10 octobre 1913 à Tananarive (Madagascar) et décédé le 6 juillet 2005 à Paris.



Le prix Nobel de littérature en 1985 est venu récompenser celui « qui, dans ses romans, combine la créativité du poète et du peintre avec une conscience profonde du temps dans la représentation de la condition humaine.».

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Il s'est également intéressé à la
peinture et à la photographie.

L'herbe, le seul que j'ai lu, mais il y a si longtemps que le souvenir en est plutôt confus.

Le roman tourne autour d'une hésitation : Louise quittera-t-elle ou non son mari pour l'amant à qui elle exprime son trouble ?

Cette question se double d'une autre : la vieille tante agonisante, Marie, mourra-t-elle pour de bon ?

Liant une jeune et une vieille femme, ce roman situe le dilemme de son personnage central dans le cadre d'une famille déchirée.

Dans l'apparente absurdité de la vie de Marie, Louise parvient à lire les signes d'un sacrifice austère. Voyage à travers le temps, l'expérience de la vieille femme s'est identifiée à celui-ci jusqu'à en devenir exemplaire.

Pendant les dix jours de l'agonie de Marie, la jeune femme prend conscience de l'impossibilité de son projet : la puissance d'attraction de Marie l'oblige de rester ; tout rentre dans l'ordre.

Le thème de l'Histoire intervient de manière nouvelle chez Claude Simon : la présence implicite des grands événements de l'histoire contemporaine, l'exode de 1940, l'effondrement de la France, ont à la limite moins d'importance que le passage inexorable du temps éprouvé par chacun des personnages de la fiction. Tout comme Le Vent, L'Herbe exprime un ordre des choses tout naturel que l'esprit et la volonté humains semblent impuissants à dominer.

Harold Pinter (né le 10 octobre 1930 et mort le 24 décembre 2008[1] à Londres) est un écrivain, dramaturge et metteur en scène britannique.

Ses premières œuvres sont souvent associées au genre dit du théâtre de l'absurde.

Il a écrit pour le théâtre, la radio, la télévision et pour le cinéma.

Il est Commandeur de l’Ordre de l'Empire britannique et membre de l'Ordre des Compagnons de l’Honneur.

Il reçoit le prix Nobel de littérature en 2005.

.Là, tout simplement jamais lu ni même tentée de le lire, et je serai bien en peine de dire pourquoi.

Décès

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Caius Julius Caesar dit Germanicus (né à Rome le 24 mai 15 avant J.C., mort près d'Antioche le 10 octobre 19) est un général romain, fils de Drusus et d'Antonia Minor, frère aîné du futur empereur Claude.

Il est également le petit-fils adoptif d'Auguste, puis le fils adoptif de son oncle Tibère et le père de l'empereur Caligula.

La maison Germanicus de Jeanne Champion

Fidèle à la politique d'Auguste, Germanicus, général de l'armée romaine, consul et poète, incarne les vertus civilisatrices de Rome.

Mais il est à peine au faîte de la gloire que Pison, gouverneur de Syrie, le fait empoisonner.

"Rome n'est plus dans Rome." Un demi-siècle de tyrannie va s'abattre sur un empire que la chrétienté déjà fait vaciller.

Voilà pour l'Histoire.

Et maintenant, carte blanche à la fiction : Germanicus, d'outre-tombe, tient son journal, témoin effaré, des égarements de sa parentèle :

Tibère, le cynique ;

Caligula, l'enfant-soldat ;

Claude, son oncle, le savant épileptique rendu fou par ses passions pour Messaline et Agrippine ;

Néron, le cabot, l'incendiaire.

Monologues, lettres, confessions, scènes de rues où s'expriment Ovide, la foule des esclaves, les comploteurs, Sénèque à l'agonie, les impératrices diaboliques, voici la dynastie julio-claudienne, en son vertigineux dérèglement.

François Marie Charles Fourier (7 avril 1772 à Besançon, 10 octobre 1837 à Paris) est un philosophe français, fondateur de l’École sociétaire, considéré par Karl Marx et Engels comme une figure du « socialisme critico-utopique » dont un autre représentant fut Robert Owen.

Plusieurs communautés utopiques, indirectement inspirées de ses écrits, ont été créées depuis les années 1830.

Pas lu non plus... mais pourquoi pas, l'utopie me tente...

vendredi 26 décembre 2008

Le prix Nobel de littérature 2005 Harold Pinter est mort

"La quête de la vérité ne peut jamais s’arrêter. Elle ne saurait être ajournée, elle ne saurait être différée. Il faut l’affronter là, tout de suite" - Harold Pinter.
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Récompensé en 2005 et connu pour son engagement politique, l'écrivain et metteur en scène britannique est décédé à l'âge de 78 ans des suites d'un cancer.

L'écrivain et dramaturge britannique Harold Pinter, prix Nobel de littérature en 2005, est décédé à l'âge de 78 ans, a annoncé jeudi 25 décembre son épouse Antonia Fraser, sur le site du quotidien The Guardian.
L'artiste, qui souffrait d'un cancer, est mort mercredi soir, a déclaré sa seconde épouse au journal.
"C'était un grand homme et ce fut un privilège de vivre avec lui pendant plus de trente trois ans. Il restera à jamais dans nos mémoires", a-t-elle dit.

Intellectuel connu pour ses prises de positions politiques tranchées, Harold Pinter a écrit une trentaine de pièces de théâtre.
Il était également poète, metteur en scène et auteur de scénarios de films, dont plusieurs adaptations de ses oeuvres.
Militant contre la guerre en Irak
Fils d'un tailleur juif, il était né le 10 octobre 1930 à Hackney, un quartier populaire situé à l'est de Londres. Etudiant brièvement dans une école de théâtre, il produit dès 1957, à 27 ans, "The Room" ("la Chambre"), immédiatement suivi de "The Dumb Waiter" ("Le monte-plats"), puis, l'année suivante de "The Birthday Party" ("L'anniversaire").

Le succès vient avec "The Caretaker" ("le Gardien"), filmé en 1963.

Il collaborera à plusieurs reprises pour le cinéma, écrivant notamment les scénarios de "La Maîtresse du Lieutenant français" et de "L'Ami retrouvé".

Critique acerbe dans les années 1980 du président américain Ronald Reagan et de sa contemporaine britannique, l'ancien Premier ministre Margaret Thatcher, Pinter avait tourné plus récemment sa colère contre l'engagement de l'Onu au Kosovo (1999), l'invasion américaine de l'Afghanistan (2001) et la guerre en Irak (2003), comparant Tony Blair à "un idiot plein d'illusions" et qualifiant George Bush de "criminel de guerre".

Légion d'honneur

Artiste engagé, il avait vilipendé l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair et le président américain George Bush dans un enregistrement vidéo diffusé lors de la remise de son prix Nobel, où il avait été absent.Il y réclamait leur comparution devant la Cour internationale de justice pour avoir déclenché la guerre en Irak.

Les médecins lui avaient diagnostiqué un cancer de l'œsophage en 2002.Il n'avait pu se rendre à la remise des prix Nobel en 2005 à Stockholm à cause de son état de santé.

Harold Pinter "est généralement considéré comme le représentant le plus éminent du théâtre dramatique anglais de la seconde moitié du XXe siècle", avait alors indiqué l'Académie suédoise pour expliquer pourquoi il en avait fait le lauréat cette année du prix Nobel de littérature.
Harold Pinter avait reçu la Légion d'honneur des mains de Dominique de Villepin en janvier 2006.
source -NOUVELOBS.COM 26.12.2008 06:53
Biographie (wikipédia) :
Pinter est né dans une famille d'origine russe et de religion juive du faubourg d'Hackney à Londres.
Son père était tailleur pour dames.
Pendant sa jeunesse, l'auteur a souvent été confronté à l'antisémitisme ce qui, selon ses dires, a largement contribué à nourrir sa vocation de dramaturge.
Durant la Seconde Guerre mondiale, il quitte à 9 ans la capitale britannique et n'y revient qu'à ses 12 ans. Plus tard, il avoue que l'expérience des bombardements ne l'a jamais laché.

De retour à Londres, il entame des études à la Hackney Downs Grammar School, joue
Macbeth et Roméo dans des mises en scène de Joseph Brearly puis passe brièvement à la Royal Academy of Dramatic Art en 1948. Deux ans plus tard, il publie ses premiers poèmes.
En 1951, Pinter est admis à l'Ecole Centrale des Arts de la Scène. La même année, il est engagé dans la troupe théâtrale ambulante irlandaise d'Anew McMaster spécialisée dans Shakespeare qui lui met le pied à l'étrier.
Entre 1954 et 1957, il entame une tournée en tant que comédien sous le nom David Baron. Sa première pièce, The Room (La Pièce) est interprétée en 1957 par les étudiants de l’Université de Bristol.

The Birthday Party (L'Anniversaire,
1958 ) n'intéresse pas le grand public, malgré une bonne critique publiée dans le Sunday Times par Harold Hobson. Mais après le grand succès de The Caretaker (Le Gardien) en 1960, la pièce est rejouée et reçoit cette fois-ci un accueil triomphal.
Ses pièces et autres œuvres de cette période, telles que The Homecoming en 1964, sont parfois étiquetées comme mettant en scène une « comédie de la menace ».
Avec une intrigue réduite au minimum, elles prennent souvent pour point de départ une situation en apparence anodine mais qui devient rapidement menaçante et absurde par le biais des acteurs dont les actions semblent inexplicables aux yeux du public et des autres personnages de la pièce.
L’œuvre de Pinter a dès le début été marquée par l’influence du théâtre de l'absurde et de Samuel Beckett. Par la suite, les deux hommes sont devenus amis.

On peut parler, dans les productions de Pinter, d'une première phase qualifiée de « réalisme psycholoqique » que suit une période plus lyrique avec Landscape (
1967) puis Silence (1968). A cela, s'ajoute une troisième phase politique avec One for the Road (1984), Mountain Language (1988), The New World Order (1991) et d’autres pièces.
Cependant, il faut pas trop prendre en compte cette classification trop simpliste, chacune des époques débordant sur l'autre. Elle oublie de surcroît certains des textes les plus forts de l'auteur comme No Man's Land (1974) et Ashes to Ashes (1996).
Caractéristiques de ses pièces
Pinter renvoie généralement le théâtre à sa base élémentaire avec des dialogues qui basculent de manière inattendue et des pièces closes où les êtres sont livrés les uns aux autres et où le masque des convenances sociales tombe.
Les personnages, fondamentalement imprévisibles, révèlent sans spectaculaire une faille ou une bizarrerie dans leur identité, dûe à leur passé insaisissable.
Le dramaturge situe presque toujours ses pièces dans des intérieurs minutieusement décrits mais saturés d'objets hétéroclites et dont l'inutilité n'a de cesse d'être souligné comme dans Le Gardien.
Très vite le décor normalement chaleureux et rassurant d'un foyer, comme celui de The Collection (1961), produit un climat d'insécurité et se mue en un lieu qui laisse place à d'étranges intrusions, avec un retour de pulsions refoulées.
Les conversations les plus banales se révèlent en conséquence être l'espace privilégié de stratégies de domination et de rapports de forces brutaux que le glissement progressif des répliques fait ressurgir.
Les dialogues de Pinter mélangent un certain naturel d'expression (répliques courtes, usage de l'argot) à un dérapage verbal à la limite de l'onirisme (monologues, soliloques, suspensions, coupes, ellipses).

Pinter est aujourd'hui reconnu comme la plus éminente figure du théâtre anglais de la seconde moitié du
XXe siècle.
Ses pièces sont depuis longtemps devenues des classiques et des monuments incontournables pour les études de théâtre et d'art dramatique.
Le style inimitable de l'auteur, empli de perturbations langagières absurdes d'où sourd un certain humour, a même donné naissance à un adjectif couramment utilisé dans le domaine artistique: « pinteresque ». On peut aussi parler de « pinteresquerie » pour définir une pièce de théâtre à l'atmosphère oppressante ou située dans un milieu particulier.
illustration :Harold Pinter à son domicile londonien en octobre 2005 (AP)