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vendredi 6 novembre 2009

CENSURE - Le Liban censure Anne Frank

Encore la censure...
Je suis en pleine lecture de la presse... http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-11-06/censure-le-liban-censure-anne-frank/924/0/392936, voici l'article tel que publié...
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Des extraits du Journal d'Anne Frank ont été coupés d'un manuel scolaire au Liban à la suite d'une campagne du Hezbollah selon qui l'ouvrage fait la promotion du sionisme.
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La polémique a éclaté après que le Hezbollah eut appris qu'un manuel scolaire utilisé par un établissement privé de la capitale contenait des extraits du Journal d'Anne Frank .
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La chaîne du Hezbollah Al-Manar a dénoncé l'ouvrage, estimant qu'il se concentre sur la persécution des Juifs. "Ce qui est plus dangereux encore est la manière dramatique et théâtrale dont le journal est relaté, il est chargé d'émotion", estime la chaîne dans un reportage diffusé la semaine dernière.
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Il se demande pour combien de temps encore le Liban "restera une arène ouverte pour l'invasion sioniste de l'éducation".
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Un membre du conseil de gestion de l'école, Jimmy Choufani, a indiqué à l'Agence France Presse que l'établissement avait décidé d'abandonner le manuel en question à la suite de cette polémique. Il a demandé à ce que l'établissement ne soit pas identifié.
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Le parti islamiste chiite s'en était pris le mois dernier à un autre manuel scolaire utilisé dans une école privée réputée de Beyrouth dans lequel le Hezbollah et le mouvement islamiste palestinien Hamas sont qualifiés d'organisations terroristes.
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Washington considère les deux groupes comme terroristes. Ce manuel, publié aux Etats-Unis, a été utilisé pendant des années par l'école et le chapitre en question est habituellement coupé par le censure au Liban. Un exemplaire non censuré acheté à l'étranger par un élève aurait provoqué la polémique.

mardi 27 janvier 2009

Salon du livre de Paris 2010 : La Turquie n'est plus invitée



Une tête de Turc ?

La nouvelle a mis du temps à se répandre, mais elle était pourtant bien véritable : le salon du livre de Paris qui pour son édition de 2010 devait accueillir la Turquie en invité d'honneur, fera... une pause dans ses invitations.
Le pays qui avait été invité l'an passé pour la Foire du livre de Francfort avait eu l'occasion, notamment pour un écrivain comme Orhan Pamuk, de cingler le gouvernement en place.
« Le penchant de l'État turc pour l'interdiction de livre et la sanction des auteurs continue malheureusement. Mais personne ne devrait envisager que les auteurs et les éditeurs se décourageant », avait-il expliqué.
Pour l'heure, le Syndicat national de l'édition (SNE) est injoignable et seuls nos confrères de l'Express disposent d'éléments qui attestent de ce désistement. Les mouvements autour d'Israël en 2008 sont-ils à imputer à cette décision ?
Manifestement non, mais le 30e anniversaire de la manifestation primera sur l'invitation d'un pays membre, affirme-t-on.
Une décision qui peut sembler malvenue, étant donné qu'Istanbul sera la capitale européenne de la Culture en 2010.
En outre, l'année 2009 devrait être celle de la Saison de la Turquie en France, une manifestation destinée à rappeler les liens d'amitié qui unissent les deux pays, tout en faisant découvrir la richesse de la Turquie d'aujourd'hui.
L'occasion serait donc passablement et diplomatiquement ratée pour le SNE, qui privilégierait alors l'anniversaire de ce Salon, toujours plus cher pour les éditeurs, et qui devrait donc se montrer bien franco-français cette année, au lieu de s'ouvrir vers l'extérieur.
Quant aux éditeurs turcs, on comprend, avec nos confrères, qu'ils soient sous le choc...Nous attendons de plus amples informations sur le sujet.
source - actua-litté - Clement S., le mardi 27 janvier 2009

vendredi 16 janvier 2009

L'auteur scandaleux de «L'Epi monstre» avait 71 ans


L'écrivain Nicolas Genka, dont deux romans avaient été interdits par la censure au début des années 1960, est mort à l'âge de 71 ans.

De son vrai nom Eugène Nicolas, Nicolas Genka était né le 3 décembre 1937 à Quimper, d'un père breton et d'une mère allemande.
A son retour de la guerre d'Algérie, il écrit «L'Epi monstre», l'histoire d'un inceste entre un père et ses filles dans la France profonde. L'ouvrage, préfacé par Marcel Jouhandeau, est publié en 1961 chez Julliard par l'éditeur Christian Bourgois.

Intéressé par le style lyrique de l'auteur,
Jean Cocteau crée pour lui le prix «Enfants terribles» Pier Paolo Pasolini, Yukio Mishima et Vladimir Nabokov s'intéressent alors à la traduction de l'ouvrage.

Mais en juillet 1962, le livre est interdit par le ministère de l'Intérieur au nom de la protection des mineurs, ce qui interdit la vente, la traduction et l'exportation du livre. La maison de Genka en Bretagne est mise à sac et le scandale débouche sur un procès familial. Il mènera pendant des années l'existence d'un clandestin.

Deux ans plus tard, Nicolas Genka publie «Jeanne la pudeur», l'histoire d'une prostituée qui revient dans son village natal «fière, au bras d'un nègre puis d'un jaune».
Soutenu par Louis Aragon et Jean Paulhan le livre obtient le prix Fénéon.

Mais l'interdiction du ministère de l'intérieur est étendue à «Jeanne la pudeur» par le biais d'un procès intenté à l'auteur.

Un troisième livre paru en 1968 passe inaperçu et Genka cesse de publier pour vivre de divers métiers. Il sombre alors dans l'oubli, jusqu'à ce que deux maisons d'édition décident à la fin des années 1990 de rééditer ses romans, toujours interdits en vertu de la loi de 1949 sur la protection de la jeunesse. «La censure s'ingénie à s'abolir elle-même dans la perfection de ses méthodes», expliquait-il au «Nouvel Observateur» en septembre1999, alors que la maison d'édition Exils venait de rééditer «L'Epi monstre».

Et il ajoutait:
«Annoncer en France, sous le général de Gaulle, la charge pédophile de cette fin de siècle, c'est se voir, dans tous les procès lâché par les éditeurs dits d'avant-garde. Réclamer sur le procédé d'épuration couvert par l'article 14 l'abrogation de la plus scélérate des lois, c'est ajouter à la disgrâce. Or, dans l'un comme dans l'autre cas, qu'est-ce faire d'entrée, sinon son métier d'écrivain?»

Selon Philippe Thureau-Dagin, directeur des éditions Exils, chez qui «L'Epi monstre» est reparu en 1999, Nicolas Genka affirmait alors qu'il avait de nombreux manuscrits en réserve.
source :BibliObs.com

Jeanne, Jeanne la pudeur, Jeanne la putain.
Jeanne aux robes de Pigalle et aux cigarettes trop longues.
Dans le village où elle revient, fière, au bras d'un nègre puis d'un jaune, on la hait.
Elle est le scandale, la passion charnelle, la honte.
Après le suicide de son père, Jeanne cache sa décrépitude dans la maison de sa naissance.
Rongée par ses souvenirs, crucifiée par les hommes du pays, la paria crie son horreur et son désespoir d'être prisonnière d'un corps pourri.
Elle est l'amour et la solitude.
Un homme encore, pourtant, est sur les traces de Jeanne. Animé par une rage froide, expiatoire, il rendra son honneur à la putain qui va mourir.
Les échos de la guerre mêlés à une rumeur de blues, l'ivresse poétique du corps dans un univers d'absolue violence... Une expérience bouleversante et purificatrice.
Note :
magnifique livre que celui-là. Je l'ai lu avec grand plaisir... et n'ai rien trouvé qui justifie la censure... lu pire que ça et moins bien écrit...

mardi 9 décembre 2008

Interdiction de publier les Mémoires des criminels, les éditeurs ragent

Angleterre
Faire de l'argent avec ses crimes, une idée révoltante ?
Si aujourd'hui le ministère de la Justice reste encore évasif sur le sujet, les éditeurs pestent de cette nouvelle approche éditoriale qui leur serait imposée : en accord avec le discours récemment prononcé par la Reine, il serait ainsi possible que les maisons d'édition n'aient plus la possibilité de publier de livres racontant les mémoires de truands notoires.

Arguant en effet qu'il est malsain que ces derniers puissent gagner quelque argent avec le récit de leurs crimes, le gouvernement opterait pour une interdiction pure et dure. Sami Nacery et consorts, donc, aux oubliettes de la littérature ? Si pour certains, cela purifiera les lignes éditoriales, les éditeurs ne l'entendent pas de cette plume : oppression, menace de la liberté d'expression, double condamnation... tous les arguments y passent.

Et il est vrai que cette optique peut sembler étrange : un criminel qui a passé ses années en prison a - au regard de la loi et de la société - payé sa dette, et bien qu'il ne reçoive pas l'absolution, il n'en reste pas moins que la peine est purgée.

D'autant que nombre de criminels ont pu se réhabiliter justement par le biais de l'écriture, explique l'éditeur John Blake.

Dès lors, les adjectifs fusent : irréaliste, disproportionné, inutile, on évoque avant tout un procédé très dangereux instauré par l'État pour contrôler l'édition et mettre en péril ce marché au Royaume-Uni.

Pour Simon Juden, directeur de la Publishers Association, il est clair que personne ne souhaite intimement qu'un criminel fasse de l'argent avec ces récits, mais d'autre part, il est important de saisir la psychologie et la criminalité, avec ces récits.

Et de citer l'exemple de Nelson Mandela, reconnu coupable et emprisonné, qui serait alors censuré au profit d'O.J. Simpson...

Et c'est également un bel exemple d'ingérence dans les affaires des éditeurs : si le livre est ultra violent et démentiel, il ne trouvera pas de maison pour le prendre en charge et le publier assure-t-on. Alors entre restriction inacceptable de la liberté d'expression et véritable censure, le gouvernement a intérêt à marcher sur des oeufs...

lundi 27 octobre 2008

Six livres interdits au salon international d’Alger

Info de Salim Bachi : http://cyrtha.canalblog.com/archives/2008/10/27/11120566.html

Les services de censure au niveau du palais des expositions ont interdit l’introduction de six titres au salon internationale du livre, dont le livre de Boualem Sensal « le village Allemand », et l’ouvrage de Salim Bachi « tuez les tous ».



Selon nos sources, le nombre de livres interdits d’exposition dans l'édition de cette année du salon international du livre a régressé suite aux conditions imposées par la tutelle aux maisons d’éditions.

Par ailleurs, seul les maisons d’éditions auront droit d’exposer au niveau de la Safex, avec un total de 400 maisons d’édition représentant 23 pays.

La commission spéciale du salon international du livre a en outre décidé de bloquer les livres de Boualem Sensal et de Salim Bachi édités par les publications Ghalimar de France en début d’année.

Le livre de Sensal a été interdit d'exposition à cause de des positions extrémiste de l'auteur.

Il avait déjà exprimé ses positions dans ses publications précédentes. Dans un entretien accordé au quotidien français « le Nouvel Observateur », sansal a séverement critiqué le ministre algérien des Moudjahidines (ancien combattants) pour ses propos sur le lobby juif en france. -
http://www.echoroukonline.com/fra/top_infos/2410.html


note : origine de la censure.
Les ciseaux d'Anastasie
La censure est représentée sous la forme d'Anastasie tenant de grands ciseaux.

Saint Anastase Ier
(Romain),
39e pape de l'Église Catholique Romaine,
de 399 à 401.
Il condamne Origène et les donatistes, et censure les ouvrages qui ne correspondent pas à la cosmologie chrétienne, inaugurant la censure chrétienne.