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vendredi 5 décembre 2008

Irvine Welsh - Recettes intimes de grands chefs

livre de chevet
tout juste sorti du carton de la brocante... connais pas encore l'auteur, choisi le livre pour le titre d'abord, puis la 4ème de couverture m'a semblée séduisante...
Il faut peu de chose pour choisir un livre parfois...

Danny l’hédoniste, et Brian le ringard sont tous deux inspecteurs de l’hygiène à la mairie d’Edimbourg.

Tout les oppose : l’un est beau gosse, bon vivant, a une fiancée sublime et des amis pleins d’humour.

L’autre est timide, sobre, puceau, aime les jeux vidéo et les trains électriques.

Ils ont cependant deux points communs : leur travail parmi les chefs cuisiniers et leurs secrets, et l’absence d’un père.

Danny déteste ces grands chefs qu’ils contrôlent, mais il déteste encore plus son collègue.

Cette haine est si puissante qu’elle se mue en un enchantement maléfique : tous les abus qu’il commettra sur sa propre personne se répercuteront sur Brian.

Une cuite un soir, la gueule de bois du lendemain est pour Brian ;

une dérouillée dans une bagarre de rue, c’est Brian qui porte les cicatrices.

Et Danny prend un malin plaisir à observer sa propre déchéance sur le visage de l’autre.

Ce ressort de fable gothique se fond parfaitement dans le réalisme de l’univers de Welsh et lui permet de pousser plus loin son exploration des profondeurs de l’âme urbaine.
Entre quête d’identité et observation minutieuse des tares de ses contemporains, l’auteur nous livre un texte hybride, bourré d’humour et de désespoir.
L’Edimbourg de Welsh nous plonge ainsi au milieu d’une galerie de portraits aussi amers que touchants, piliers de bar pleins de sagesse, chefs cuistots mutilés, fans de Star Trek, randonneurs pervers, tous empêtrés dans leurs drames personnels mais liés les uns aux autres par leurs faiblesses et leurs doutes.
Une histoire d’identité, de liens humains mis en lumière dans leur perversité et leur drôlerie.

Éditeur Au diable vauvert - Année de publication janvier 2008
http://www.audiable.com/catalogue/?category_id=4

Biographie :
Irvine Welsh est un écrivain écossais né en 1958 à Édimbourg.

« Je n’appartiens pas tant à la classe moyenne qu’à la bourgeoisie.
Je suis un gentleman du plaisir. J’écris. Je m’installe à ma fenêtre et je regarde mon jardin.
J’aime les livres.
J’aime l’épaisseur et la complexité de Jane Austen et de George Eliot.
J’écoute de la musique, je voyage.
Je peux aller à n’importe quel festival du cinéma dès que j’en ai envie. » — Irvine Welsh.

Malgré cette déclaration, les origines sociales d'Irvine Welsh sont modestes.
Il est né à Leith. A l'âge de quatre ans, il a déménagé avec sa famille dans le centre d’Édimbourg.
Sa mère était femme de ménage, son père docker, avant de devenir marchand de tapis. Il est mort quand Welsh avait 25 ans.

Welsh quitte l’école (Ainslie Park Secondary School) à l’âge de 16 ans et obtient un diplôme d’électricien.
En 1978, après plusieurs petits boulots, il quitte Édimbourg pour Londres où il essaie de s’intégrer à la scène punk. Il devient guitariste et chanteur dans des groupes comme The Pubic Lice (« Les Morpions ») et Stairway 13 (en référence à l’accident tragique dans la tribune du stade d’Ibrox).
Il travaille pour la mairie de Londres et étudie l’informatique.
Il a été « accroc à l’héroïne de 1981 à 1983 », période durant laquelle il a écrit ce qui lui servira de base pour Trainspotting.

Vers le milieu des années 80, il devient agent immobilier à la faveur du boom causé par la gentrification du nord de Londres.
Il revient ensuite à Édimbourg où il travaille au Département du logement de la mairie. Ces expériences lui serviront d’outils dans sa réflexion sociale.
Il reprend ses études, obtient un MBA (équivalent d' une maîtrise ou d' un master) à l’université Heriot-Watt et publie une thèse sur l'égalité des chances entre hommes et femmes dans le monde du travail.

Welsh s’est également engagé dans la musique en tant que DJ, producteur et tourneur. Comme beaucoup de ses personnages, il est fan des Hibs (une des deux équipes d’Édimbourg, le Hibernian FC, ses supporters sont à prédominance catholique, le club a été fondé initialement par des Irlandais).

Il est marié à une américaine, Beth Quinn, qu’il a rencontrée lors d’un cours d’écriture créative à Chicago. Ils se sont mariés en juillet 2005 et Welsh se décrit lui-même comme « monogame » : « c’est triste à entendre, mais c’est bien ce que je suis ». Il vit aujourd’hui en Floride, retourne souvent en Écosse et voyage régulièrement à travers le monde pour ses travaux en littérature, en musique et au cinéma.

son oeuvre

« Les journaliste et les politiques extraient des mensonges de la vérité : les romanciers doivent faire l’inverse » — Irvine Welsh.

Welsh peut être rapproché de deux groupes d’écrivains forts différents l’un de l’autre, ce qui aide à mieux comprendre la force et l’originalité de son œuvre.

D’un côté, l’École de Glasgow par son attachement à reproduire le vrai langage et la culture des classes populaires.
Il recourt au « bad Scots », le patois urbain de la capitale écossaise.
Bien qu’il soit originaire d’Édimbourg, son univers entièrement dédié à cette ville rappelle la passion des écrivains de Glasgow pour la leur et ils partagent bien sûr une même culture écossaise.
La différence la plus notable est plutôt politique : Welsh n’est absolument pas nationaliste et il raille même l’indépendantisme écossais et ses nouvelles élites dans ses romans.
Dans Recettes intimes de grands chefs, un indépendantiste perd sa virilité alors qu’il fabrique une bombe entre ses cuisses.


Il partagerait donc l'héritage d’Alasdair Gray et de James Kelman, aux côtés de Iain Banks et Ian Rankin.


D'un autre côté, il s'apparente aux écrivains américains « culte et trash » : Hunter S. Thompson (Las Vegas Parano) (Brett Easton Ellis (American Psycho) ou Chuck Palahniuk (Fight Club).


Tout comme eux il est considéré comme un critique de la société consumériste, le symbole d’une génération et est « victime » d’un livre considéré comme majeur, adapté avec succès au cinéma, mais qu’il a du mal à dépasser.

Lecture d'Irvine Welsh au festival d'Édimbourg en 2004

Son premier roman,
Trainspotting, est publié en 1993.
L’histoire se déroule dans les années 80 et voit d’abord le jour sous forme de nouvelles décousues dont les personnages, unis par leur amitié fragile et leur addiction à l’héroïne, tentent d’échapper à l’ennui oppressant et à la brutalité de leur quotidien dans la cité.
S’il en a choqué certains, il a été porté en triomphe par beaucoup d’autres, le Sunday Times a ainsi déclaré que Welsh était « la meilleure chose qui soit arrivée à la littérature britannique depuis des décennies. »
L’adaptation au cinéma de Trainspotting, réalisée par Danny Boyle et écrite par John Hodge, sort sur les écrans en 1996. Welsh y fait une courte apparition dans la peau d’un dealer, Mikey Forrester. Le film rencontre un succès mondial et contribue à la célébrité internationale de Welsh.

Son rapport à la drogue, très décrié, l’a fait longtemps classer parmi les écrivains britanniques de la chemical generation (Toni Davidson,
John King).
On a reproché à Welsh d'être vulgaire, de donner dans le trash et la violence gratuite, de déprécier les classes populaires.
Ainsi, il aurait manqué le Booker Prize (principal prix littéraire au Royaume-Uni) parce qu’il aurait choqué « la sensibilité des dames du jury ».


En France, la critique Nelly Kapriélian l’accuse également de « faire des pauvres des êtres bêtes et méchants, médiocres et incultes » et de « poser un regard condescendant sur la classe qu’il entend pourtant réhabiliter ».

L’œuvre de Welsh ne se résume cependant pas à ce best-seller et beaucoup ont vu en Marabout Stork Nightmares ou dans Glue ses meilleurs romans.


Pour la critique littéraire française Josyane Savigneau, c’est dans Recette intimes de grands chefs que Welsh maîtrise le mieux son « art de la comédie sociale ».


Porno est la suite directe de Trainspotting 10 ans plus tard, Glue et Recettes intimes de grands chefs se situent dans le même univers. Paru en 2008, Crime marque une rupture de genre et de lieu puisqu’il s’agit d’un polar se déroulant principalement aux États-Unis.-wikipédia

illustration : liseuse de sandra Suarez

mercredi 25 juin 2008

Ian Rankin et l'inspecteur Rébus

Les secrets des maîtres du polar

Les contemporains

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Ian Rankin né à Cardenden (Ecosse) en 1960

Ian Rankin a fait de sa ville, Edimbourg, un personnage essentiel de son oeuvre.

L'autre héros, c'est son inspecteur, Rebus.

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Un homme dont il peaufine les traits de caractère au fil des romans.

Le dernier paru, Cicatrices (Editions du Masque), est le quatorzième de la série des Rebus qu'il abandonnera bientôt (dans trois livres, encore non parus).

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Ian Rankin imagine des enquêtes de facture classique: un crime qu'il faut résoudre.

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Mais, de plus en plus, il multiplie les situations, comme cela doit se dérouler dans un commissariat. Il installe deux à trois enquêtes qui n'ont apparemment aucune relation les unes avec les autres. Puis, peu à peu, il les enchevêtre.

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De livre en livre, il densifie ses constructions.

La personnalité de Rebus: un homme taciturne, alcoolique, adepte du rock des années 60-70, gros fumeur et à la limite de la légalité.

La ville: Edimbourg, sous deux angles.

La ville avec son passé, ses sites classés, et la vie nocturne et diurne, plus quotidienne, en perpétuelle transformation, avec des quartiers qui deviennent «bobos» et la pauvreté qu'on essaye de cacher, des travaux qui défigurent l'âme des lieux.

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L'importance de la documentation: chez Rankin, les faits réels sont essentiels pour démarrer une intrigue.

De même que les lieux.

A Edimbourg, il existe un «parcours Rebus» où les fans peuvent se rendre dans les vrais pubs, visiter les vrais quartiers qui font l'essence de ses romans policiers.

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Son inspiration? Beaucoup plus du côté de Stevenson que des auteurs de polars. D'ailleurs Rankin veut quitter la fiction policière en quittant Rebus, confie son éditrice française, Marie-Caroline Aubert. C.F.

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Biographie :

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Heureux lecteur francophone qui déciderait - disons en milieu d’année 2004 - d’entreprendre la découverte des aventures de John Rebus, le fameux héros de l’écrivain écossais Ian Rankin !

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Il pourrait alors commencer par le commencement, et essayer de lire chronologiquement les enquêtes du taciturne inspecteur d’Edimbourg, qui sortent en France de façon pour le moins anarchique, chez différents éditeurs, et hélas avec quelques trous de mémoire.

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Cette mini-biographie peut ainsi aider à remonter la piste des traductions françaises. Mais remontons d’abord le temps.

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Pour débarquer en 1960, à Cardenden, petit village minier du centre-est de l’Ecosse. Le 28 avril exactement naît Ian Rankin. Que dire du gamin, si ce n’est qu’il vit une enfance sans histoire, vouant déjà une passion dévorante pour les livres.

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Pourtant, Dieu sait qu’il n’en trouve guère dans son petit village sans librairie.

Qu’importe. Il les invente.

Commence par dessiner des histoires en BD. Il n’est pas très doué pour le dessin.

Alors il s’imagine à la tête d’un groupe pop, pour lequel il écrit des paroles. Les « lyrics » deviennent bientôt des poèmes. Au lycée,

un professeur remarque les aptitudes littéraires du jeune homme et le pousse à poursuivre ses études.

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En 1978,

Rankin « monte » donc à l’Université d’Edimbourg, pour étudier la littérature.

Quelques-uns de ses poèmes sont publiés.

Il se met à écrire des nouvelles.

Il touche en même temps à son rêve, en chantant pendant quelques mois pour un groupe punk, The Dancing Pigs (punk, non ?).

Il cumule aussi les petits boulots, pour payer ses études.

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En 1982,

il empoche son diplôme, mais décide de poursuivre un doctorat sur la littérature écossaise moderne.

Parallèlement, il écrit bien sûr.

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Et tout se précipite en 1986. Son premier roman, The Flood, dans lequel il reprend des bouts de son enfance, est publié.

La même année, il se marie avec Miranda Harvey, un nom qui allait bientôt lui servir de pseudonyme pour une partie de son oeuvre.

Toujours en 1986, il déménage à Londres, où il devient un temps journaliste musical, puis secrétaire du Centre national du conte populaire.

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C’est en tentant de remettre au goût du jour le livre d’un sacré conteur écossais, le Docteur Jekill et Mr Hyde de R.L Stevenson, qu’il tombe presque par accident sur son futur personnage principal, John Rebus, dont la première aventure, Knots and Crosses, sort en 1987 (L’Etrangleur d’Edimbourg en français, en livre de poche).

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Rebus est alors un inspecteur adjoint de 41 ans, qui fume comme un pompier, tient déjà pas mal l’alcool, bon flic donc plutôt minable question vie de famille, fan de musique et de Dostoïevski.

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Rankin n’imagine absolument pas en faire un personnage de série.

Il poursuit d’ailleurs un temps dans le roman classique (Watchman en 1988, Westwind en 1990).

Mais voilà qu’on lui demande des nouvelles de John Rebus. C’est un nouveau départ pour l’inspecteur.

Les trois aventures suivantes (Hide and Seek en 1991, Wolfman et Strip Jack en 1992) ne sont toujours pas traduites en France fin 2004.

On retrouve donc Rebus avec The Black Book en 1993 (Le Carnet Noir, aux Editions du Rocher en France, comme les cinq aventures suivantes dans l’ordre chronologique).

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Pour Rankin, l’heure est d’ailleurs à un début de reconnaissance internationale.

Un prix lui permet de voyager six mois aux Etats-Unis.

Puis il s’installe en France (pour six ans, et la naissance de ses deux garçons), où il commence également à être publié. Sa carrière est lancée.

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Rankin, sous le pseudo de Jack Harvey, goûte au thriller d’espionnage avec Nom de code : Witch en 1993 et Double Détente en 1994 (reste Blood Hunt (1995) à traduire), mais c’est avec Black and Blue (L’Ombre du tueur) en 1997 qu’il décroche le jackpot, tant sur le plan critique (premier prix spécialisé) que financier.

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Rankin revient s’installer à Edimbourg pour profiter de son succès et creuser la veine de son filon.

Rebus et Edimbourg, indissociables dans la réussite de l’univers noir du bonhomme. « Rebus est comme Edimbourg, commente Rankin.

Il ne se dévoile jamais complètement. Il garde ses émotions cachées.

Chaque livre perce un peu la carapace, mais sans jamais mettre le bonhomme à nu. De la même façon, on ne peut jamais connaître tout à fait une ville comme Edimbourg ».

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Fin 2004, Rankin poursuivait l’exploration avec la quinzième aventure de Rebus, Fleshmarket Close. En France, on comptait huit enquêtes publiées, avec dans l’ordre La Mort dans l’âme (Editions du Rocher) puis Du fond des ténèbres (Edition du Masque), qui sont respectivement les dixième et onzième apparitions de Rebus... Jusqu’où Rankin souhaite-t-il accompagner son personnage ? Rebus approche aujourd’hui les 55 piges. « Dans la police d’Edimbourg, les flics prennent leur retraite à 60 ans », prévient Rankin.

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Biographie de l’inspecteur Rébus

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Nom du héros John Rebus
Signes particuliers Inspecteur adjoint, en poste dans le pire commissariat de la capitale écossaise.

Divorcé, une fille handicapée.

Inspiré par un personnage de Dr Jekyll et Mr Hyde, de R.L. Stevenson, Rebus est fan de rock (Jimi Hendrix). Lit Dostoïevski et la Bible. Roule en Saab.
Qualités Non violent, intuitif, conduit ses enquêtes avec méthode.

Sensible aux inégalités sociales et rebuté par la misère, il est très humain, attachant. «Il a de l'humour mais le boulot l'a rendu aigri», dixit Ian Rankin.
Défauts Cynique, bourru, obstiné, inquisiteur, un peu macho, plutôt asocial.

Cette forte tête adresse souvent en pensée un «Toi aussi je t'emmerde» à sa hiérarchie. Porté sur la bouteille, il fume aussi comme un pompier.
Vision du monde Dépressif chronique, il cultive les idées noires.

Rebus vit pour et par son métier, conscient toutefois que la frontière est mince entre représentants de l'ordre et criminels, que le triomphe de la justice est toujours précaire.

Il n'a pas de certitudes mais, pour lui, le coupable «est neuf fois sur dix quelqu'un que la victime connaît».
Meilleure enquête Le jardin des pendus (Folio Policier).
Actualité Cette treizième aventure traduite en français marque une rupture avec les précédentes. Après avoir balancé un mug de thé à la figure de sa supérieure, le flic taciturne est expédié à l'Académie de police écossaise pour purger sa punition avec d'autres congénères récalcitrants rassemblés au sein de la «horde sauvage», comme les appelle l'inspecteur Francis Gray. Pourquoi ce dernier demande-t-il à Rebus de reprendre une enquête de Glasgow à laquelle il avait indirectement participé? Quel rapport avec la mort d'Edward Marber, marchand d'art à Edimbourg? Si Rebus peut compter sur l'aide de sa collaboratrice, il doit aussi composer avec Big Cafferty, parrain de la pègre d'Edimbourg. Leurs rapports ne manquent pas d'ambiguïté et Rebus se pose plus que jamais des questions existentielles. Ian Rankin n'a jamais poussé aussi loin l'introspection de son anti-héros, au détriment d'une intrigue classique mais au profit d'un roman très noir. Bien plus, bien mieux qu'un simple polar.

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Quelques titres lus :

L'Ombre du tueur
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Muté dans "un vrai trou à rats" d'Edimbourg, l'inspecteur Rebus est chargé d'interroger un individu qui s'accuse d'être Johnny Bible, un tueur en série qui a assassiné trois femmes en s'efforçant de copier le modus operandi de Bible John, un meurtrier qui sema la terreur en Écosse au début des années soixante-dix.
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Rebus, qui connaît bien l'affaire Bible John, ne croit pas un mot de cette confession.
Une trentaine d'années plus tôt, alors qu'il débutait, il a joué un rôle important dans la condamnation d'un certain Spaven, chez qui furent retrouvées des affaires appartenant à l'une des victimes.
Incarcéré, l'homme écrivit un livre pour clamer son innocence puis se suicida.
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Une équipe de la télévision qui effectue une contre-enquête sur cette troublante affaire, oblige la police à rouvrir le dossier.
Rebus est sur la sellette : n'aurait-il pas à l'époque fait un témoignage de complaisance pour couvrir son collègue ?
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Pendant ce temps, à la suite d'un nouveau meurtre, Rebus va musarder à Aberdeen, dans les coulisses d'une compagnie pétrolière et au cœur des boîtes de nuit de la ville où la mafia de Glasgow semble avoir trouvé un nouveau débouché.
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Pendant ce temps, le vieux Bible John, qui n'apprécie guère qu'on le copie, se met sur la piste de son imitateur.
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Dague d'or du meilleur roman de l'année, L'Ombre du tueur possède une intrigue bâtie avec finesse et rigueur au sein de laquelle tous les personnages, principaux ou secondaires, respirent la vraisemblance. Servie par de savoureux dialogues, cette balade en Écosse se révèle instructive et passionnante
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Rebus et le Loup-Garou de Londres
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Un tueur en série sème la terreur à Londres.

Parce que sa première victime a été retrouvée dans Wolf Street (rue du Loup), parce qu'il laisse une morsure sur le ventre des femmes qu'il assassine, la presse l'a baptisé le Loup-Garou.

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Désemparée, la police londonienne fait appel à l'inspecteur John Rebus en qui elle voit, depuis l'affaire de L'Etrangleur d'Edimbourg, un expert ès tueurs en -série.

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L'Ecossais plonge alors dans l'univers de la métropole, avec ses métros bondés et -ses quartiers dangereux.

Fidèle à lui-même, Rebus ne se fait pas que des amis dans la police londonienne et manque d' -renvoyé à Édimbourg.

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Quand une jeune et séduisante psychologue propose de réaliser un profil du tueur, l'occasion est trop belle pour qu'il la refuse.

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Toujours adepte des méthodes peu orthodoxes il cherche encore à provoquer l'assassin. Celui-ci néanmoins garder une longueur d'avance sur la police: Meurtre après meurtre, le Loup-Garou, rattrapé par sa folie, sombre peu à peu dans une spirale destructrice qui menace d'emporter Rebus et sa jolie - mais pas si innocente - psychologue...

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L’étrangleur d’Edimbourg

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John Rebus parcourait la jungle de la ville, une jungle que les touristes ne voient jamais, trop occupés à mitrailler les temples dorés du passé.

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Edimbourg était une ville d'apparences ; le crime n'y était pas moins présent, tout juste plus difficile à repérer.

Edimbourg était schizophrène, la ville de Jekyll et Hyde, bien entendu, mais aussi celle de Deacon Brodie, des manteaux de fourrure sans petite culotte, comme on disait à Glasgow.

Mais c'était aussi une petite ville. Un avantage pour Rebus.

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Il traqua sa proie dans les bars à voyous, dans les lotissements où le chômage et l'héroïne tenaient lieu de blason, parce qu'il savait que quelqu'un d'aguerri saurait survivre dans cet anonymat.

Jetant un coup d'oeil à la ronde, il vit qu?il avait atterri au coeur du désespoir.

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Traqués

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Gordon Reeve, ancien des SAS et organisateur de week-ends d'initiation à la survie dans une île paumée du nord de l'Écosse, apprend que le corps de son frère Jim, journaliste à San Diego, a été retrouvé dans une voiture de location. Suicidé.

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Aux États-Unis, Gordon constate que l'enquête de police a été bouclée bien vite.

Une petite phrase d'un ami de Jim réveille en lui de vieux réflexes: "II n'avait pas besoin de louer une voiture. J'étais son chauffeur."

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Sur quel dossier travaillait donc Jim, qui justifie qu'on le tue? Quels étaient ses liens avec la Co-World Chemicals?

L'enquête de Reeve va le confronter à d'anciennes connaissances des plus coriaces.

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Preuve que son véritable adversaire n'est pas celui qu'il croyait.

De traqueur, Gordon Reeve devient bientôt traqué, et contraint à exploiter tous les talents dont il a su faire preuve au Vietnam.

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Troisième thriller publié en Angleterre sous le pseudonyme de Jack Harvey, " Traques " prouve que Ian Rankin maîtrise brillamment toutes les facettes du genre policier. II n'a, dans ce registre, rien à envier à Frederick Forsyth ou à Jack Higgins.

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Quelques titres qui me tentent :

La Colline des chagrins
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Alors que Flip Balfour, la fille d'un banquier d'Édimbourg, vient de disparaître, un minuscule cercueil en bois est retrouvé sur la propriété familiale.

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Pendant que Rebus s'intéresse à des cercueils identiques exposés au Museum of Scotland, la constable Siobhan Clarke planche sur les énigmes proposées par un mystérieux Quizmaster, contact de Flip sur Internet.

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La police s'interroge : quel est le lien entre Quizmaster et d'autres meurtres commis dans la région entre 1972 et 1995 ?

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Aux prises avec ses démons personnels, Rebus joue contre sa hiérarchie avec une obstination quasi suicidaire.

La ville d'Édimbourg, sa beauté ténébreuse, son histoire - en particulier celle de la chirurgie - et son passé sanglant lui disputent le premier rôle.

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Une dernière chance pour Rebus

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Pour avoir lancé un mug de thé à la tête de sa supérieure, John Rebus va réapprendre les règles du travail en équipe à l'Académie de police écossaise, dite "le saloon de la dernière chance".

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Il devra plancher, avec cinq autres officiers insoumis, sur le meurtre non élucidé d'un petit voyou de Glasgow.

Or l'un d'eux, Gray, ainsi que Rebus, ont jadis travaillé sur ce dossier. Simple coïncidence ?

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Parallèlement, Siobhan Clarke, désormais sergent, enquête sur l'assassinat d'Edward Marber, un galeriste d'Edimbourg.

Les deux affaires avancent en un contrepoint subtil, reliées par la figure menaçante de Big Ger Cafferty, le caïd de la côte est, avec lequel Rebus entretient de longue date des relations ambiguës.

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Les vieux démons de Rebus sont toujours là : l'alcool et la solitude, le mépris de la hiérarchie et quelques doutes existentiels.

Un bon flic n'est-il pas obligé, parfois, de pactiser avec le diable ? Et si bien faire son boulot allait de pair avec une conscience pas toujours très nette ?

Dans cette 13e aventure de l'inspecteur Rebus, Ian Rankin, n° 1 indiscutable du polar britannique, dissèque les motivations profondes de son irréductible et mélancolique héros.

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Piège pour un élu

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Lorsque Gregor Jack, jeune et brillant député, se fait surprendre dans un bordel à l'occasion d'une rafle de police, la presse à scandale est prompte à se déchaîner.

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Si le sémillant politicien peut compter sur le soutien du Clan, un groupe d'amis qui ne se sont jamais perdus de vue depuis les bancs de l'école, en revanche, Liz, son épouse, une riche héritière, brille par son absence.

Ce qui pouvait passer pour une bouderie vire à la tragédie lorsque le cadavre de la jeune femme est retrouvé.

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Plus aucun doute n'est permis : quelqu'un veut la peau de Jack. L'inspecteur Rebus se retrouve alors plongé dans un univers de faux-semblants, où les paillettes cachent souvent une réalité des plus glauques.

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Pris entre une hiérarchie calculatrice et des subordonnés entreprenants, il mène l'enquête dans la campagne écossaise, s'ingéniant à faire tomber les masques les uns après les autres.

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Le Carnet noir

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À Édimbourg, ça ne va pas fort pour l'inspecteur John Rebus. Il s'est fait jeter dehors par sa maîtresse et Michael, son frère fraîchement libéré de prison, débarque chez lui.

Puis, un cuisinier fanatique d'Elvis Presley envoie Holmes, l'un de ses collègues, dans le coma.

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Enquêtant sur cette agression, Rebus découvre le carnet noir sur lequel Holmes notait les informations glanées dans les bars.

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Lorsque Michael est attaqué à son tour, Rebus prend l'affaire à coeur. Resurgit alors une vieille histoire jamais...

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Bien que Ian Rankin soit très populaire en Grande-Bretagne, Le Carnet noir est la première enquête de l'inspecteur Rebus traduite en français.
Voici l'occasion de découvrir un personnage attachant qui fait songer à une sorte de Maigret de la génération des Rolling Stones : bourru, autoritaire, inquisiteur mais non violent.
Et de s'immiscer dans l'âme sombre d'Édimbourg, aussi opaque qu'une bière stout. Un polar écossais aux rouages parfaitement maîtrisés
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Du fond des ténèbres

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Noël approche, les élections législatives aussi.

Les ouvriers s'activent à Queensberry House : le siège du nouveau Parlement doit être prêt à temps.

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La découverte d'un corps momifié dans une cheminée, puis le suicide d'un mystérieux clochard passent presque inaperçus au regard de l'assassinat d'un fils de famille engagé dans la course électorale.

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Trois morts, dont deux inconnus : l'inspecteur Rebus voit un lien entre eux et suit son instinct.

Sa hiérarchie, lui reprochant de toujours chercher ce qui n'existe pas, désapprouve.

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En chemin, il croisera ses démons habituels : l'alcool, la solitude, la précarité de la justice, et son vieil ennemi, le caïd « Big Ger » Cafferty.

Mais au coeur de ce roman, il y a surtout la beauté ténébreuse d'Edimbourg, son histoire mouvementée, et une nouvelle criminalité en filigrane : à la faveur de l'autonomie, qui va mettre la main sur l'argent et le pouvoir ?

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Causes mortelles

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Le festival théâtral d'Édimbourg bat son plein.

Mais l'inspecteur John Rebus n'a pas le cœur à se mêler à la liesse générale: on a découvert, dans les couloirs de la vieille ville souterraine, le cadavre d'un jeune homme.

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Il a été torturé et assassiné selon la méthode utilisée par l'IRA pour punir les traîtres.

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Or la victime semble avoir été plutôt liée aux nationalistes écossais.

Les feues d'artifice du festival risquent d'être particulièrement explosifs cette année...

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Cicatrices

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Les mains ébouillantées - accident domestique, prétend-il - l'inspecteur Rebus ne peut ni conduire, ni téléphoner, ni allumer sa cigarette.

Et il a les Affaires internes sur le dos: un truand notoire est mort dans l'incendie criminel de sa maison ; or ce soir-là, John Rebus a été vu en sa compagnie...

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À South Queensferry, petite ville côtière au nord d'Édimbourg, deux adolescents sont abattus par un ancien du SAS qui retourne ensuite son arme contre lui.

Comme dit Rebus, "il n'y a pas de mystère... sinon le pourquoi ".

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La fascination que le tueur exerce sur lui n'est pas étrangère à son propre passé dans l'armée. Mais aussi, l'une des jeunes victimes se trouve être un neveu de Rebus, qui va devoir gérer l'ambiguïté des liens du sang.

14e enquête de l'inspecteur Rebus, Cicatrices apporte un éclairage nouveau sur la personnalité complexe de ce héros laconique, minéral et intraitable, outsider au sein d'un groupe - le CID de St Leonard's - où il n'a pas que des amis.

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Ainsi saigne-t-il

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La police a pris en chasse deux adolescents qui prétendent avoir enlevé la fille du maire d'Edimbourg.

Acculés, ils se jettent d'un pont sous les yeux de l'inspecteur John Rebus.

Hanté par cette image, Rebus tente de retrouver la jeune fille disparue et d'en savoir plus sur les deux jeunes gens.

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C'est alors que survient un second suicide, spectaculaire et encore plus suspect...

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Une enquête qui conduit l'inspecteur Rebus au cœur de la machine politique écossaise et de la raison d'Etat.

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La mort dans l'âme

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Les services sociaux installent un pédophile avéré bénéficiant de la liberté conditionnelle en face... d'un jardin d'enfants.

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Un policier exemplaire se jette d'une falaise alors que voies de l'ascension sociale lui étaient ouvertes.

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Des gosses disparaissent du jour au lendemain, sans que leurs familles n'aient la moindre explication.

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Un tueur en série revient libre aux Etats-Unis pour narguer John Rebus et les médias, dans un jeu terrifiant dont nul ne sait qui sera la prochaine victime...

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Décidément, rien ne va plus dans la ville d'Édimbourg.

Comment faire la part des choses ? Partagé entre la raison d'État, les fidélités intimes, le désir de justice et les nostalgies du passé, l'inspecteur John Rebus, une fois de plus, va devoir affronter ses propres contradictions.

*

Le fond de l'enfer

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Un junkie retrouvé mort dans un squat d'Édimbourg, juste un cadavre dont le corps a été placé sur le sol selon un étrange rituel.

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Une jeune fugueuse terrifiée qui pense que son ami a été assassiné.

Mais tout le monde s'en moque. Ce sont les déchets de la société, des drogués et des petits délinquants.

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Mieux vaut s'intéresser aux nouvelles entreprises en plein essor et aux lotissements flambant neufs qui vont apporter la prospérité à une ville qui se vante déjà de sa " qualité de vie ".

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Il n'y a guère que l'inspecteur Rébus pour s'en préoccuper, sentir quelque chose de trop malsain, de trop dangereux pour être laissé dans l'ombre...

Quelque chose qui n'est peut-être pas sans lien avec le monde merveilleux que
promettent promoteurs et publicistes...

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Double détente

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Reporter à la télévision, elle enquêtait sur une secte américaine, et la voilà abattue d'une balle en plein cœur à la sortie d'un hôtel londonien.

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Une fois de plus, Mike West a exécuté son contrat à la perfection.

Dommage qu'il soit hémophile, c'est un handicap pour un tueur à gages !

Comment se fait-il que la police soit arrivée si rapidement sur les lieux ? Une seule personne peut l'avoir trahi : son employeur. Mais il ignore son identité.

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Abandonnant ses habitudes de loup solitaire, Mike va entraîner Bel, 20 ans, fille de son seul ami et par ailleurs fournisseur d'armes, sur la piste de son adversaire fantôme.

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Pas facile de mener une enquête, quand on a tous les flics du Royaume-Uni à ses trousses, plus un détective privé des plus tenaces, et bientôt, outre-Atlantique, des sbires à la solde du National Security Council.

Publié en Angleterre, sous le pseudonyme de Jack Harvey, un thriller insolite et sans pitié qui bouscule les règles du genre.

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Le jardin des pendus

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Le Gros Cafferty, chef de la pègre d'Édimbourg, est sous les verrous.

Mais d'autres malfrats veulent profiter de l'opportunité pour s'emparer de ce juteux territoire.

Faut-il laisser les loups se dévorer entre eux ? L'inspecteur John Rébus n'est pas loin de le penser.

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Pourtant, lorsque sa propre fille semble prise pour cible de cette nouvelle guerre des gangs et qu'une jeune Yougoslave échappée d'un réseau de prostitution demande sa protection, *

Rébus n'a plus le choix. Désormais prêt à tout pour remonter la filière de cette mafia d'envergure internationale, l'inspecteur ne doit pas pour autant délaisser une autre affaire en cours : Joseph Lintz, un vieil universitaire d'origine alsacienne, est suspecté d'avoir organisé en 1944 le massacre d'un petit village français...

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Aurait-il bénéficié à l'époque de la protection des Services secrets anglais? Entre secrets d'État et criminalité organisée, l'inspecteur Rebus va mener l'enquête la plus éprouvante de sa carrière.

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A voir :
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Note :
Le personnage est attachant... et les enquètes bien ficelées...
Conclusion : bien envie de m'en relire un ou deux durant les vacances...