vendredi 24 avril 2009

curiosité de lecture : l'agartha et la théorie de "la terre creuse"

Recherche de deux mots inconnus et du mythe d'Agartha ...

Agla (religion): formule censée repousser les démons pour les musulmans.

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Une cayenne : en argot ancien, le lieu de réunion d'une association de compagnonnage.



A noter que chez Loevenbruck, l'entrée de la terre creuse se situerait dans la crypte de Notre Dame de Paris...
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L'expression Terre creuse fait référence à des théories selon lesquelles la planète Terre serait creuse, ces théories étant presque toujours associées à l'idée que la Terre possède une surface interne habitable.

Bien que des romans d'aventure les aient un temps rendues populaires, elles reçoivent peu de soutien au XXIe siècle ; des preuves géodésiques solides les contredisent, et la communauté scientifique les rejette, considérant qu'il s'agit de théories pseudo-scientifiques.

Le mythe d’Agartha a absorbé d’autres thèmes ou croyances liés au monde souterrain. Ainsi, le Vril, inventé par Bulwer-Lytton dans son roman The Coming Race (1871), force psychokinétique possédée par la race souterraine des Vril-ya.
Le thème fut développé par Louis Jacolliot, auteur navigant entre la fiction, l’utopoe politique et la description fantaisiste de la civilisation indienne, puis pris au sérieux par de nombreux lecteurs.
Helena Blavatsky et les théosophes acceptèrent son existence.
Raymond Bernard fut le premier à relier le monde du Vril aux théories de la Terre creuse dans son livre The Hollow Earth (1969). Agartha est parfois décrit comme dépositaire du Vril.

Dans les années 1970, le mythe du monde souterrain connut une résurgence, centré cette fois sur l'Amérique du Sud ; bien que le nom d'Agartha ne soit pas mentionné, le lien fut fait par certains et aboutit à l'hypothèse d'entrées amazoniennes (Manaus, Mato Grosso) vers l'Agartha.
En 1974, Erich von Däniken publia L’Or des dieux dans lequel il prétendait avoir découvert au Vénézuela, avec l’aide d’un dénommé Juan Moricz, un système de galeries qui s’étendrait sous toute l’Amérique du Sud.
En 1976 parurent les Chroniques d’Akakor du journaliste allemand Karl Brugger.
Il y révélait l’existence d’un lieu souterrain dans lequel vivrait une mystérieuse tribu amazonienne héritière d’une civilisation extraterrestre ; ils y auraient accueilli en 1942 deux mille soldats allemands arrivés en sous-marin.
Son informateur Tatunca Nara, prétendu chef de la tribu, s’avéra plus tard être un aventurier allemand, Günther Hauck[.

Description

Agartha serait un royaume souterrain relié à tous les continents de la
Terre par l'intermédiaire d'un vaste réseau de galeries et de tunnels.
Cette croyance se retrouve dès l'Antiquité.
Selon la légende, il existe encore de vastes portions de ces galeries actuellement, le reste ayant été détruit par des glissements géologiques.
Le mystère demeure quant à savoir où se trouvent les différentes entrées de ces galeries ; entrées qui peuvent d'ailleurs ne rester ouvertes que pour un temps seulement…

La capitale de ce Royaume est
Shambhala. Cette croyance est très liée au monde du Bouddhisme, mais on la retrouve aussi dans le folklore du Tibet, de la Mongolie, de la Chine, du Turkestan, du Cachemire, de la Perse, de la Russie, de la France, de l'Allemagne, etc.

Il conserverait en son sein des bibliothèques d'archives des Savoirs Perdus des légendaires continents engloutis de l'
Atlantide et de la Lémurie, serait le refuge des "hommes- éclairs" cités dans le Tjukurpa des aborigènes australiens et la cosmologie Mohawks, mais aussi des civilisations disparues des Mayas et des Aztèques, ainsi que leur trésors cachés avant l'arrivée des Conquistadores.

Le Royaume de l'Agharta est aussi à la base de la théorie des partisans de la
Terre creuse, affirmant que l'intérieur de la Terre n'est pas uniquement composé de matière solide, mais aussi d'océans, de masses de terre auxquels on peut accéder par des entrées présentes au pôle Nord comme au pôle Sud, où à travers de profondes failles de la surface de la planète.

Cela a un certain rapport avec l'
alchimie, notamment à cause d’une forme d'énergie appelée VRIL (ce sont les peuples de ce Royaume souterrain qui sauraient utiliser cette "énergie").

Symbolique

Il y a une part de rêve, de contes, de mythes.
Les entrées de galeries cachées qui ne restent "ouvertes" qu'un temps se retrouvent dans les contes de fées avec des entrées de grottes aux trésors ne s'ouvrant qu'à certaines époques ou en certaines circonstances (la caverne d'Ali Baba par exemple, avec son « Sésame, ouvre-toi ! »).

La symbolique des grottes, cavernes, antres et souterrains : dans l'antre peuvent habiter des dieux et des monstres, dans la caverne se trouve plutôt une réserve d'énergie terrestre, parfois symbolisée par le trésor (ex.:le trésor d'Ali Baba mentionné plus haut).
La caverne est la concentration de forces magiques, comme par exemple les "étoiles d'en bas".
La caverne est une matrice, comme la mine est le creuset de l'Alchimiste; elle peut abriter les nains, gnomes et autres gardiens des trésors cachés.
Entrer dans la caverne, c'est faire retour à l'Origine, et de là, monter au ciel, sortir du Cosmos, c'est pourquoi Lao Zi y serait né.
Le Jésus traditionnel, celui des crèches populaires (fort différent du Jésus des Évangiles), serait né dans une grotte, à l'instar par exemple du dieu pré-iranien Mithra ; sa naissance dans une grotte est rapportée dans le Protévangile de Jacques.
Enfin, pour terminer, mais comme un gouffre sans fond il n'y a pas de fin, le gouffre symbolise l'exploration du moi intérieur; et plus particulièrement du moi primitif. [Voir par exemple le Dictionnaire des symboles, de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant]

Entrées

On situe quelques entrées supposées du Royaume d'Agharta dans les endroits suivants :

A lire également :

Ferdynand Ossendowski, Bêtes, Hommes et Dieux. À travers la Mongolie interdite 1920-1921, traduit de l'anglais par Robert Renard, Librairie Plon, 1924 (réédité par les Éditions Phébus, Paris, 1995)

Umberto Eco y fait aussi référence dans son livre Le Pendule de Foucault.

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