samedi 2 janvier 2010

Décès de l'écrivaine Carlene Hatcher Polite

Je reprends mes bonnes habitudes en commençant par la lecture de la presse littéraire...
Qui connait cet auteur ?
Moi, pas du tout et rien trouvé sur le net...
illustration : "la liseuse" de Lucien Mandosse
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Ses écrits étaient des réflexions sur le racisme et le sexisme dans les années 60 et 70
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L'écrivaine Carlene Hatcher Polite est décédée le 7 décembre dernier des suites d'un cancer. elle avait 77 ans.
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Elle avait d'abord suivi une formation de danseuse professionnelle avant d'embrasser la carrière d'écrivaine.
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Elle n'est l'auteure que deux romans reconnus pour une écriture poétique, de nombreux monologues et une thématique centrée sur la violence entre les hommes et les femmes noirs.
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Le premier roman de Carlene Hatcher Polite, The Flagellants a d'abord été publié en France en 1966 puis aux Etats-Unis l'année suivante. Elle y traite de la violence physique et orale dans un couple composé d'une femme noire et d'un homme noir.
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Son second roman, Sister X and the Victims of Foul Play, a été publié en 1975 aux Etats-Unis. Il s'agit d'une enquête autour du décès d'un homme noir habitué des boîtes de nuit parisiennes.
Source :
The New-York Times - Rédigé par Mario, le vendredi 01 janvier 2010 à 07h07

mercredi 30 décembre 2009

Tag Madeleines de Proust (de Soukee)

Taguée par Soukee en même temps que Tinusia, Ankya, Mango, Esmeraldae, et Latite
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Désolée Soukee, mais j'avais oublié le jeu... j'espère qu'il n'est pas trop tard.
1. Quelle odeur, quel parfum, quel fumet déclenche un de vos souvenirs ?
L'odeur des marrons grillés dans les rues de Paris...














2. Quel son, quelle mélodie, quel bruit déclenche un de vos souvenirs ?
le bruit du martinet sur mes jambes...
3. Quelle saveur, quel goût déclenche un de vos souvenirs ?
le pain grillé sur la cuisinière de ma grand-mère.





4. Quelle matière, quelle surface déclenche un de vos souvenirs ?
le célluloïde... j'ai d'ailleurs toujours ce baigneur en haut d'une étagère de ma chambre.



5. Quelle image, quelle forme, quel objet déclenche l'un de vos souvenirs ?
un livre géant... fairy tales... que l'on m'a offert pour mon opération de L'appendicite... que j'ai toujours... mon premier livre !


lundi 28 décembre 2009

Israël Lichtenstein - L'Incirconcis

Terminé hier soir ce court roman (79 pages)... et un gros coup de coeur... alors merci à "Lumières du Monde" de me l'avoir fait découvrir.
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Mais quel dommage qu'il n'ait pas fait plus de bruit dans la presse littéraire... J'avoue que j'en ai un peu ras-le-bol de tous ces pavés que l'on nous vend a grand renfort de pub comme le livre du siècle ! Alors que tant d'autre sont oubliés au fin fond des librairies... et encore... lorsqu'on arrive a les dénicher...
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l'histoire débute avec l'obligation des juifs de se déclarer et d'aborder l'étoile de David... François Robert n'en vois pas la nécessité, tout le monde le connais...
et puis portant le costume des Hassidim il n'en voit pas la nécessité, par contre le port de l'etoile ne l'indigne pas, au contraire...
Il sera arrêté non comme juif, mais pour usurpation d'identité et autres broutilles... sur le simple fait que s'il a tout à fait l'air du juif selon les critères de l'époque, il n'est pas circoncis...
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Juste un regret, que l'histoire ne ce soit pas focalisée uniquement sur ce personnage, et en même temps il sert de lien pour aborder l'Histoire des juifs chassés d'Espagne puis du Portugal... des marranes, puis des protestants...
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illustration : "la liseuse" de Johann Nepomuk-Boch.
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Qui est François Robert ?
Un goy mythomane et masochiste, ou un juif à l'invraisemblable destin ?
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L'Incirconcis, dont l'étrange épopée traverse plusieurs siècles pour parvenir jusqu'à nous, réussit l'exploit rare d'être à la fois une saga, une aventure et une parabole, où la judaïté ne serait rien d'autre qu'une forme bien particulière de l'universalité.
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Quant à l'écriture d'Israël Lichtenstein, elle évoque aussi bien la forme du conte talmudique que la plume des meilleurs nouvellistes.
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Voir l'article de : http://lumieresdumonde.over-blog.com/article-israel-lichtenstein-l-incirconcis-38117858.html, qui en dit beaucoup plus que moi...
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et vous conseille de lire également :

Le Dernier Juif de Noah Gordon
1492 : les juifs sont expulsés d'Espagne par décret royal. Un jeune garçon, Yonah, fils d'un orfèvre juif, est forcé de prendre la fuite après l'assassinat brutal de toute sa famille. En mémoire de ses parents, il jure de rester fidèle à la religion de ses ancêtres et de retrouver les meurtriers.
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roman que j'ai lu également avec plaisir...

dimanche 27 décembre 2009

sélection des livres de la rentrée 2010 par le magazine lire

En janvier et février prochain, 491 romans paraîtront contre 558 pour la même période l’année dernière (lire notre article).
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Parmi les textes les plus attendus de cette rentrée :
Entrée des fantômes de Jean-Jacques Schuhl (éd. Gallimard) ;
Le Journal intime de Benjamin Lorca d’Arnaud Cathrine (éd. Verticales) ;
Romance nerveuse de Camille Laurens (éd. Gallimard)…
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Parmi les textes les plus attendus en janvier :
***Entrée des fantômes de Jean-Jacques Schuhl (éd. Gallimard), dix ans après son Goncourt. Le livre met en scène le narrateur d’Ingrid Caven qui, alors qu’il s’essaie vainement à un « roman fantastique noir », se voit proposer un rôle dans un film de Raoul Ruiz… tentation...
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La figure de l’écrivain est un des leitmotive de cette rentrée : Le Journal intime de Benjamin Lorca d’Arnaud Cathrine (éd. Verticales) use d’une narration à quatre voix pour brosser le portrait d’un auteur suicidé ;
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Les Cris de Claire Castillon (éd. Fayard) s’attachent à une femme qui sabote ses relations afin de nourrir ses textes ;
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Romance nerveuse de Camille Laurens (éd. Gallimard) décrit la rencontre entre une écrivain en rupture avec son éditeur et un paparazzi ;
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Muettes de Yasmine Ghata (éd. Fayard), le refuge dans l’écriture de sa mère (Vénus Khoury-Ghata) à la mort de son père ;
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***Un aveu de toi à moi de Morgan Sportès (éd. Fayard), la trajectoire d’un poète qui fit le choix du pire pendant la Seconde Guerre mondiale; tentation!
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Les Femmes du braconnier de Claude Pujade-Renaud (éd. Actes Sud), les amours, entre autres, de Sylvia Plath et de Ted Hugues.
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Quand il n’est pas le héros d’une fiction, l’auteur nous dévoile les coulisses de son art et parfois de sa vie : Hédi Kaddour, que l’on avait découvert avec Waltenberg, nous revient avec deux livres chez Gallimard, un roman, Savoir-vivre, mais aussi un journal, Les Pierres qui montent ;
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Javier Marías clôt la trilogie de Ton visage demain avec Poison, ombre et adieu et publie un recueil d’essais, Littérature et fantôme (éd. Gallimard) ;
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L’Écrivain et l’Autre de l’Uruguayen Carlos Liscano (éd. Belfond) nous conte son désarroi face à la page blanche,
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tandis qu’André Brink nous livre ses mémoires avec Mes bifurcations (éd. Actes Sud),
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ou Maryline Desbiolles un texte en forme de variations sur le thème de la table, La Scène (éd. du Seuil).
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***Signalons l’ultime roman de Jacques Chessex, Le Dernier Crâne de M. de Sade (éd. Grasset), je le lirai sans aucun doute, fan de l'auteur !
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Brumes de Cimmérie et Le Sommeil sur les cendres de Richard Millet (éd. Gallimard), qui, loin de la polémique, renouent avec ses veines libanaise et siomoise,
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Choir d’Éric Chevillard (éd. de Minuit), sur des habitants prisonniers d’une île donnant son nom au roman,
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Lily et Braine de Christian Gailly (éd. de Minuit), où un ancien jazzman engagé dans une armée revient, commotionné, auprès de sa famille,
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un nouveau volet de la Chronique du règne de Nicolas Ier de Patrick Rambaud (éd. Grasset)…
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Et, dans le domaine étranger,
Underworld USA, qui conclut la trilogie de James Ellroy (éd. Rivages),
***des nouvelles d’Amos Oz, Scènes de la vie villageoise (éd. Gallimard), fan de l'auteur, donc lecture qui me semble indispensable...
***un texte de Luis Sepúlveda, L’Ombre de ce que nous avons été (éd. Métailié), tentation !
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un bref récit de V. S. Naipaul, Un autre regard sur l’Inde (éd. Grasset),
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du côté des découvertes,
le retour d’Adam Thirlwell (L’Évasion, éd. de l’Olivier)
et
la publication de Lily Tuck, lauréate du National Book Award 2004 pour Paraguay (éd. Jacqueline Chambon).
donc achats prévus :
Amos Oz, Scènes de la vie villageoise
Jacques Chessex, Le Dernier Crâne de M. de Sade
pour les tentations, ce sera en bibliothèque... plus assez de place sur mes étagères...

Steve Sheinkin - Les aventures de Rabbi Harvey

Avec Rabbi Harvey, Steve Sheinkin crée un monde tenant à la fois du Far West mythique et du Talmudiques.
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Une "petite maison dans la prairie" mâtinée de légendes hassidiques où l’humour se taillerait la part du lion.
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Ce livre improbable, ramené d’un salon américain par les éditions Yodéa, jusque-là spécialisées dans la création multimédia, est surtout l’occasion de revisiter les légendes juives où syllogismes, paradoxes et énigmes logiques foisonnent, pour le plus grand plaisir du lecteur. Un futur classique tous publics.
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"la liseuse" de Will Barnet
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pour lire l'une des histoire il suffit de cliquez : http://www.yodea.com/rabbiharvey/spip.php?page=histoire
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Les aventures de Rabbi Harvey T1
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Rabbi Harvey tient à la fois du rabbin du village d'Europe de l'Est (shtetl) et du shérif du Far West.
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Au début du récit, ses pas le mènent à Elk Spring une petite ville du Colorado infestée de hors-la-loi.
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Sans jamais recourir à la force, il parvient à débarrasser la ville de ses bandits usant seulement d'enseignements et d'astuces tirés de la sagesse juive. La population soulagée, le nomme rabbin de la ville.
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Depuis, sa réputation ne cesse de grandie et l'in vient de partout le consulter, pour solliciter son arbitrage ou démêler les intrigues. Chaque histoire recèle de pépites tout droit sorties du Talmud ou de contes populaires juifs.
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Les aventures de Rabbi Harvey T2
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Rabbi Harvey, rabbin-shérif d'Elk Spring, est réputé pour sa sagesse et son astuce. Tout le Colorado vient le consulter, pour solliciter son arbitrage ou démêler des intrigues.
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Dans ce deuxième tome, la sagesse de Rabbi Harvey est encore mise à l'épreuve : il trouve un moyen de mettre définitivement hors d'état de nuire les bandits de la ville, il déjoue la ruse d'une mamie peu scrupuleuse, fait un bref passage dans la police, décode des énigmes, ramène les égarés, réconcilie les couples, dénonce l'égoïsme des nantis, le tout avec une désarmante simplicité et un humour irrésistible.
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Enfin, il vient en aide à la charmante Abigaïl qui avait de bonnes raisons de se plaindre du vent des Rocheuses.
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C’est avec elle, sous la neige, qu’il entreprend une campagne de tsédaka pour venir au secours d’un couple en difficulté financière. Ce qui ne les empêche pas d’envisager de partager plus tard un bon tscholent, confectionné avec, nous explique Harvey, « de la viande de bœuf, des haricots, des pommes de terre » que l’on laisse mijoter toute une nuit.
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Quant au dessert, ce serait des poires au vin. « J’adorerais », avoue Abigaïl. Et Harvey, pour conclure, tandis que la neige continue de tomber drue : « Parfait ».
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Une idylle semble se nouer entre le rabbin et l’institutrice. Un mariage en vue ?
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Un tome 3 est annoncé.
On l’attend avec curiosité et impatience en préparant des cadeaux pour les futurs époux, si notre intuition est la bonne.
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L’auteur a puisé dans le folklore juif, dans les légendes hassidiques du Baal Chem Tov, les contes de Rabbi Nahman de Braslav Braslaw ou encore les Maximes des Pères (Pirké Avot).
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Pour nous offrir, avec talent, ces « leçons » talmudiques, Steve Sheinkin nous transporte au Far-West, dans la localité imaginaire d’Elk Spring, dans les montagnes du Colorado, un village qui tient tout à la fois du shtetl et des localités chères à Lucky Luke.
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Elk Spring, donc, où tous les habitants ou presque sont juifs. Tels Nathan, le fabricant de bougies et sa femme Ruth ou Julius Jaffa, le cultivateur.-http://www.massorti.com/Les-aventures-de-Rabbi-Harvey
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Steve Sheinkin,
auteur et illustrateur américain, a passé sa jeunesse à New York baigné dans les contes folkloriques juifs et les récits d'aventures du Far West. Quelques années plus tard, lorsqu'il se trouvait au Texas, il a commencé à écrire et à illustrer les aventures de Rabbi Havey qui a reçu le prix : Moment Magazine's Emerging Writer.
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me demande s'il y a un lien avec ce film...
.Un rabbin au far west
Pendant la conquête de l'Ouest, un rabbin polonais vient aux Etats-unis fonder une synagogue à San Francisco.
Son voyage à travers le pays ne se fait pas sans difficultés.
Il est menacé par les hors-la-loi et les indiens et se lie d'amitié avec un voleur de banques.
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Réalisateur : Robert Aldrich
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Roger Caillois - Noé et autres textes


5 nouvelles plus savoureuses les unes que les autres...


- Noé (sur D.ieu)


- Mémoire interlope (sur la mémoire)


- Recit du délogé (sur la maladie)


- L'ultime bibliophile (lecteur ou collectionneur ?)


- 100 ouvrages pour une bibliothèque idéale (livres lus ou livres célèbres ?)
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La plus passionnante est celle de Noé... un Noé qui se pose des questions sur l'utilité du déluge, et pourquoi anéantir la création de telle façon, et pourquoi lui et sa famille ont été choisit, à l'instart de Loth pourquoi le dit-on le dernier des justes ? alors que des enfants innocents vont mourrir...


Pourquoi D.ieu agit-il ainsi, n'avait-il pas d'autres moyens ? Comment croire en lui après une telle catastrophe ?...
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Comment j'ai choisi ce livre ?


tout simplement pour son titre, je ne connaissais pas l'auteur... j'aime les récits bibliques... et puis et surtout à cause d'un autre livre parlant également de Noé, seul coup de coeur de la rentrée littéraire de cette année : La Revanche des otaries de Vincent Wackenheim
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illustration : "la liseuse" du peintre belge Alfred Stevens
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Noé et autres textesTout le monde connaît l'histoire de Noé et du Déluge qui dura quarante jours, ravagea le monde et extermina hommes et animaux, à l'exception de ceux qui purent monter dans l'arche.
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Mais qui sait comment et pourquoi Noé est devenu un alcoolique exhibitionniste ?
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Quelques textes audacieux et surprenants, d'une rare intelligence.
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L'ivresse de Noé
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Le récit en est fait dans Genèse 9. 20-27 : « Or, Noé commença par être un bon cultivateur et planta alors trois vignes. Et il se mit à boire du vin et s'enivra, et ainsi il se dénuda au milieu de sa tente. Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père et en fit part à ses deux frères au-dehors. Sem et Japhet prirent un manteau... puis marchèrent à reculons et couvrirent la nudité de leur père... Noé s'éveilla de son vin et apprit ce qu'avait fait son plus jeune fils. Il dit : « Maudit soit Canaan ! Il sera pour ses frères l'esclave des esclaves ! ». Puis il dit : « Béni soit Yahvé, le dieu de Sem... Qu'Elohim exalte Japhet...» . »
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La version retrouvée dans les
Manuscrits de Qumrân - manuscrit référencé : 1QapGen ; colonne 13 - ne fait état ni d'ivrognerie ni de nudité, (et donc de malédiction) ; il y est question de rendre grâce à Dieu après une fête consécutive à la première vendange après le déluge. ( Manuscrits de la mer morte, version intégrale, plon éditeur, 2001, page 93).
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Roger Caillois,
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Roger Caillois fait toutes ses études secondaires à Reims, habitant pendant sa jeunesse au 75 de la rue Hincmar, en face de la maison de Roger Gilbert-Lecomte.
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Venu à
Paris en 1929 pour y préparer le concours de l'École normale supérieure, il suit une classe d'hypokhâgne, puis de khâgne, au Lycée Louis-le-Grand, et sera reçu à l'école normale supérieure de la rue d'Ulm en 1933 ; il y passera son agrégation de grammaire.
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Cofondateur, avec
Georges Bataille et Michel Leiris, du Collège de sociologie, il fera, en 1938, la rencontre de l'écrivain et mécène argentin Victoria Ocampo, qui l'invitera à séjourner chez elle, en Argentine, durant la Seconde Guerre mondiale.
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Il dirigera pendant ces années l'Institut français de Buenos Aires, et lancera la revue Les Lettres françaises, à laquelle il travaillera aidé de son épouse, Yvette Caillois, née Billod (rencontrée à Paris à l'époque de ses années à Louis-le-Grand, et mère de leur fille Catherine Rizea-Caillois), venue le rejoindre en Argentine en 1940.
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À son retour en
France, il anime chez Gallimard la collection « La Croix du Sud », spécialisée dans la littérature sud-américaine, et traduit les nouvelles fantastiques de Jorge Luis Borges. On retrouve également dans cette collection les écrits de Neruda ou d'Asturias, par exemple.
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Caillois fut haut fonctionnaire à l'
UNESCO dès 1948, où il occupa la direction de la division des lettres, puis du développement culturel, et il fut élu à l'Académie française en 1971, au fauteuil 3, succédant ainsi à Jérôme Carcopino.
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Il divorcera de son épouse Yvette peu de temps après leur retour de
Buenos-Aires, en 1945. Yvette deviendra l'épouse de l'un de ses camarades normaliens, Jean Cottier, tandis que Caillois épousera en secondes noces, en 1957, Alena Vichr (de nationalité tchèque), rencontrée à l'UNESCO et mère d'un garçon, Jan, qu'il élèvera.
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Roger Caillois repose au
cimetière du Montparnasse. - wikipédia
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Le point de vue de Jean d’Ormesson sur Roger Caillois

« Il n’était ni poète, ni romancier, dit Jean d’Ormesson, ni homme de théâtre, ni historien. Il n’était pas vraiment philosophe ni vraiment sociologue. Il était de droite pour les gens de gauche et de gauche pour les gens de droite.
Il cultivait l’ironie, le paradoxe, le contre-pied sauf peut-être l’exploration sur le mode fantaisiste du XVIe arrondissement.
Aucune de ses œuvres n’a été portée à l’écran ni au grand ni au petit écran. Comment voulez-vous survivre dans de telles conditions ? »
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Une très belle écriture, malheureusement on ne trouve que très peu de chose sur l'auteur sur le net... Vu quelques titres, en rapport avec la mytho logie (Sysiphe, licorne, lucifer, etc), mais aucun compte-rendu, sauf pour Ponce Pilate... j'ai donc noté le nom de l'auteur sur mon calepin de brocante pour le cas où je le rencontrerai... très envie de passer un peu de temps avec lui.
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Ponce Pilate
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Imaginons que Ponce Pilate ait décidé de faire libérer Jésus.
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Ainsi le sauveur est sauvé par le courage inattendu d'un fonctionnaire romain, connu pourtant pour sa prudence, sinon pour sa faiblesse.
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De sorte que Jésus vit jusqu'à un âge avancé, qu'il n'y a pas de christianisme et que presque aucun des événements des deux derniers millénaires ne se produit.
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Pilate n'a d'estime que pour la sagesse. Il se méfie des religions. Mais est-il sage de compter sur la sagesse pour transformer le monde ?
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C'est un des multiples problèmes que pose un ouvrage dont l'intérêt touche à la psychologie, à la philosophie de l'histoire et surtout à la théologie, entendue d'ailleurs en un sens très laïc, comme une branche spécialisée des mathématiques.

samedi 26 décembre 2009

Woody Allen - L'erreur est humaine

18 récits déjantés, du drôle, de l’absurde, du ridicule, du délire, des situations grotesques,
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jai apprécié quelques nouvelles, mais devient très vite lassant... un livre qui ne me laissera que peux de souvenir... heureusement, il reste ses films.
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illustration : "la liseuse" de l’artiste Paul Allen
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Un père qui distribue à tour de bras des pots-de-vin pour que son fils soit admis dans la meilleure école maternelle,
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un New-Yorkais qui prend un vol pour l’Angleterre afin de s’acheter un costume à odeur,
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un père et le directeur d’une colonie de cinéma qui se battent pour les droits du film tourné par le fils pendant l’été,
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l’enlèvement et la prise d’otage de la doublure d’une star de Bollywood,
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la psychanalyse d’un écrivain,
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le témoignage de Mickey au procès des dirigeants de Disney,
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etc...
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En savoir plus : http://www.tout-woody.com/fr/home.htm

Serge Brussolo - Les Cavaliers de la pyramide


L'histoire se déroule à une époque pré-chrétienne et pré-islamique durant laquelle les deux héros, une ogresse et un cul de jatte et vont s’associer à une aveugle, des pilleurs de tombeaux et des prètres d'une divinité de la nuit...
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une histoire vraiment tirée par les cheveux ! mais enfin, se lit facilement et sans déplaisir en une soirée.
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Antonus Crassus Samsala, organisateur des jeux du cirque à Rome, apprend de la bouche d’un gladiateur mourant l’existence d’une pyramide demeurée inviolée au cœur du désert.
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Cette pyramide remplie d’or aurait été engloutie par une gigantesque poche de sables mouvants.
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Si l’on veut s’y introduire, il faut donc plonger dans son sillage... puis trouver le moyen d’en revenir vivant !
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Dès lors, Antonus n’a plus qu’une idée : découvrir ce monument fantôme et s’en approprier les trésors.
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Dans la lignée du Labyrinthe de Pharaon et des Prisonnières de Pharaon, ce « thriller antique » met en scène barbares et gladiateurs qui portent le glaive et le feu au cœur même des enfers.
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Son œuvre est caractérisée par une imagination débordante et extrêmement originale, servie par une écriture nerveuse et efficace.
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Serge Brussolo prend plaisir a développer des sociétés évoluant dans un milieu coupé du monde, une sorte de huis-clos à l'échelle d'une petite civilisation (Les prisonnières du pharaon, La fenêtre jaune, Rhinocérox, etc.)
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Ses héros sont souvent des êtres en rupture avec la société, proche de la déchéance la plus totale et les moindres efforts qu'ils entreprennent pour s'en sortir les enfoncent généralement un peu plus encore.
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La plupart des romans de Serge Brussolo sont empreint d'un fatalisme viscéral empreint d'humour noir, témoin de la délicieuse misanthropie de son auteur.
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Ses thèmes les plus abordés, tous genres confondus, sont le corps humains, ses transformations et ses mutations, la dégénérescence inéluctable de tout système sociétal, l'illusion religieuse, l'enfermement et la folie sous toutes ses formes.

Le capitaine de l'"Exodus" est mort à 86 ans

Revue de presse (le Monde) et souvenir de lecture...
Ike Aronowicz, capitaine de l'Exodus, navire emblématique de l'immigration juive vers la Palestine que la marine britannique avait refoulé en 1947, est mort à 86 ans, a annoncé mercredi 23 décembre le cabinet du président israélien.
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Né en Allemagne en 1923, Ike Aronowicz, qui avait émigré en Palestine en 1932, "a fait une contribution unique à l'Etat que l'on n'oubliera jamais", a déclaré le président israélien Shimon Pérès dans un communiqué.
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Le navire – qui battait auparavant pavillon panaméen sous le nom de Président-Warfield –, rapidement rebaptisé Exodus, était parti de Sète, en France, en juillet 1947 avec 4 515 personnes à bord, en majorité des survivants de l'Holocauste.
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Les forces britanniques, autorité de tutelle en Palestine, avaient bloqué le navire avant son arrivée à Haïfa, forçant les réfugiés à retourner par bateau en France. La plupart des passagers avaient finalement débarqué en Allemagne, où ils avaient été internés dans des camps.
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L'indignation suscitée dans le monde par le traitement de ces réfugiés, deux ans après la fin de la seconde guerre mondiale, avait poussé les autorités britanniques à transférer les réfugiés dans des camps à Chypre, alors colonie britannique. Ils avaient finalement pu se rendre en Israël après la création de l'Etat hébreu en 1948.
http://www.lemonde.fr/carnet/article/2009/12/23/le-capitaine-de-l-exodus-est-mort-a-86-ans_1284499_3382.html#xtor=RSS-3208
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Exodus de Léon Uris
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En 1946, il reste encore à Chypre des milliers de Juifs derrière les barbelés. Des enfants qui n'ont connu que les ghettos, les camps de concentration et les ruines.
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Des rescapés de l'holocauste qui s'accrochent à un rêve fou : faire renaître en Palestine une nation morte depuis deux mille ans.
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Entassés sur un vieux remorqueur, l'"Exodus", ils vont tenter de force le blocus britannique pour atteindre la Terre promise.
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En combattant avec les seules armes qu'ils possèdent : leur courage et leur foi.C'est cette formidable aventure que nous raconte "Exodus" : la lutte d'une poignée de survivants pour créer un État où le mot "Juif" ne soit plus une insulte.


J'étais le capitaine de l'Exodus
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Ike Aronowicz a à peine vingt-trois ans lorsqu'il devient le capitaine de l'Exodus. Soixante ans après, il se souvient...
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La découverte d'un bateau, un vieux rafiot à l'abandon dans le port de Baltimore, l'aménagement du navire en Italie, et puis cette longue traversée de la Méditerranée en juillet 1947, de Sète à Haïfa.
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À bord, 4545 Juifs, des réfugiés des camps nazis, candidats à l'émigration clandestine vers la Terre promise. Des passagers entassés, exténués par ces années de guerre, mais déterminés à fuir une Europe ensanglantée et à rejoindre la Palestine, alors sous protectorat anglais. L'odyssée s'achève par une bataille féroce entre les rescapés de la Shoah et les Britanniques qui marque les esprits du monde entier.
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Quelques mois plus tard, le 29 novembre 1947, l'ONU adopte la résolution 181, qui pose le principe du partage de la Palestine en deux États. Israël est né. Aujourd'hui, Ike Aronowicz vit dans une maison en forme de bateau sur les hauteurs de Zikhron-Ya'aqov, au nord de Tel-Aviv. Il a bientôt quatre-vingt-cinq ans et pour la première fois il raconte son exceptionnelle épopée.

Le corps de Garcia Lorca porté à jamais disparu

Revue de presse : le Monde
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Il est mort le poète, mort et enterré, enveloppé du linceul d'un persistant mystère.
Fusillé par les franquistes en 1936, aux premiers jours de la guerre civile, puis jeté dans une fosse commune quelque part dans la région de Grenade, Federico Garcia Lorca est plus que jamais porté disparu.
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Les recherches pour exhumer la dépouille mortelle, et connaître éventuellement les circonstances de son martyre, ont été officiellement abandonnées vendredi 18 décembre.
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Un mois et demi de fouilles sur le lieu supposé de son inhumation n'ont permis de mettre au jour "aucun os, aucun vêtement, aucune douille de balle", a annoncé Begonia Alvarez, la "ministre" de la justice du gouvernement autonome d'Andalousie.
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Plusieurs témoignages situaient pourtant la fosse avec précision dans un champ d'Alfacar, petite commune à 9 kilomètres de Grenade. C'était tellement évident qu'une stèle y fut érigée dans les années 1980. La commune a même récemment conféré à ce lieu la qualité de "cimetière". On devait y trouver non seulement les restes du grand poète espagnol, mais aussi ceux d'un instituteur, de deux anarchistes, d'un inspecteur des impôts et d'un restaurateur exécutés en même temps que lui par les "nationaux".
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Les héritiers du poète étaient contre l'ouverture de la fosse, mais ils n'ont pu s'opposer à la décision des autorités andalouses d'accéder à la requête des autres familles. Après que des scientifiques ont passé au peigne fin près de 300 m2 du parc d'Alfacar, il a fallu se rendre à l'évidence. "Il n'y a jamais eu d'inhumations dans cette zone", a révélé Mme Alvarez, en raison d'une plaque rocheuse affleurant le sol.
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Reste à creuser d'autres hypothèses. Ira-t-on par exemple à 400 mètres de là, au lieu-dit Caracolar, fouiller un terrain où, dans les années 1950, le chercheur américain d'origine espagnole
Augustin Peñon avait situé la fosse ?
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Dans un essai récent, Gabriel Pozo indique que le poète a pu être enterré là, mais que sa dépouille mortelle a, par la suite, été transférée dans un lieu inconnu. "Il n'est pas question de parsemer Grenade de trous, a tranché Juan Gallo, commissaire à la mémoire historique d'Andalousie. Les données historiques nous ont conduits au parc d'Alfacar, cela n'aurait pas de sens d'aller ailleurs."
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MAUSOLÉE FRANQUISTE

L'échec des recherches fera sans doute remonter à la surface les nombreuses conjectures, voire les légendes, qui, depuis trois quarts de siècle, entourent la fin tragique du poète. La plus farfelue veut qu'il ait survécu au peloton d'exécution ; amnésique et mentalement diminué, il aurait été recueilli dans un couvent jusqu'à sa mort, en 1954.
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Pour certains chercheurs, ses restes auraient fait partie de ceux que Franco fit transférer sous le mausolée franquiste de la Valle de los Caidos, près de Madrid. D'autres enfin ont soutenu que le corps de Federico Garcia Lorca a été rapidement déterré et transporté, à la demande de son père, jusqu'à la résidence d'été de la famille : il reposerait encore dans la cour de la maison-musée, sous un noyer planté précisément à l'époque de sa mort.
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Cette propriété familiale, la
Huerta de San Vicente, fait l'objet d'un court-métrage sorti sur les écrans espagnols le 18 décembre, le jour même de l'abandon des recherches. On y voit deux employés emballer cérémonieusement un tableau représentant Federico Garcia Lorca, puis l'enfermer dans une caisse de déménagement.
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Pour l'auteur de ce film documentaire, Pere Portabella, "cette séquence revêt une dimension rituelle. C'est comme si on l'avait enfin trouvé et qu'on lui donnait une sépulture".
Jean-Jacques Bozonnet (Madrid, correspondant)
http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/12/25/le-corps-de-garcia-lorca-porte-a-jamais-disparu_1284882_3246.html#xtor=RSS-3246