mardi 12 janvier 2010

Onze premiers romans pour les Goncourt

14 janvier... me voilà de retour sur cet article de livres-hebdo, avec les 4èmes de couverture... toujours plus facile pour faire son choix... voici donc le mien
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Retenus :
***Les graffitis de Chambord de Olivia Elkaim,
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HHhH de Laurent Binet,
**Murmures à Beyoglu de David Boratav,
*La Peine du Menuisier de Marie Le Gall

info de livres-hebdo
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Deux livres que j'avais déjà noté dans mes envie de lire... un que je n'ai pas pu terminer...
pour les autres, je ne me suis pas encore renseignée sur leur contenu... .
(Photo : Les jurés Goncourt chez Drouant ©Olivier Dion)
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Les académiciens ont rendu publique leur sélection pour le Goncourt du Premier roman, qu’ils décerneront le 2 février.
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Lors de leur première rencontre de l’année 2010, les académiciens Goncourt ne se sont pas seulement présentés leurs vœux, mais ils ont en outre devancé leur propre calendrier en établissant une sélection pour le prix du Premier roman, qui sera attribué le 2 février prochain au lieu du 2 mars.
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Onze titres, parus chez sept éditeurs, ont été retenus, parmi lesquels ceux des journalistes Olivia Elkhaim (paru en septembre 2008) et Etienne de Montety (également sélectionné pour le prix des Deux Magots), ou celui d’une fille de journaliste, Elsa Fottorino.

La sélection

HHhH de Laurent Binet (Grasset) rajout sur ma liste...
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A Prague, en 1942, deux hommes doivent en tuer un troisième. C’est l’opération « Anthropoïde » : deux parachutistes tchécoslovaques envoyés par Londres sont chargés d’assassiner Reinhard Heydrich, chef de la Gestapo, chef des services secrets nazis, planificateur de la solution finale, « le bourreau », « la bête blonde », « l’homme le plus dangereux du IIIe Reich ».
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Heydrich était le chef d’Eichmann et le bras droit d’Himmler, mais chez les SS, on disait : « HHhH ». Himmlers Hirn heiβt Heydrich – le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich.
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Tous les personnages de ce livre ont existé ou existent encore. Tous les faits relatés ont été vérifiés.
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Mais derrière les préparatifs de l’attentat, une autre guerre se fait jour, celle que livre la fiction romanesque à la vérité historique. L’auteur, emporté par son sujet, doit résister à la tentation de romancer. Il faut bien, pourtant, mener l’histoire à son terme
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Murmures à Beyoglu de David Boratav (Gallimard)... déjà noté
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Beyoglu est un quartier, une humeur où domine-rait le bleu. Beyoglu est une colline, la huitième, hors des remparts qui ceignent les sept collines d'Istanbul.
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A Londres, un homme perd le sommeil. Il y a longtemps il s'est égaré dans une langue qui n'était pas la sienne. Il a épuisé ses forces dans la torpeur usante des villes de l'Occident.
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Sa vie est en suspens, une attente, pénétrée d'un parfum d'inéluctable. Ses pas l'emmènent sur les rives du détroit, à Beyoglu. Beyoglu est un prisme, bâti sur une faille. Un concentré d'humanité parcouru de forces contraires, d'attentes conjuguées, de volontés travesties.
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Beyoglu est une rumeur qui court sur la rive européenne du Bosphore. Le creuset d'un murmure où se confondent les langues d'une cité-empire. Un village sillonné par la course d'un enfant, un entrelacs de rues en pente et de conversations, une fenêtre sur le ciel balkanique. Un territoire qui n'en finirait pas de s'effriter, de se perdre et de se relever.
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Une croisée, où les hommes naissent et cohabitent, passent, réussissent et corrompent, où d'autres se laissent rattraper par des désirs enfouis. Et ceux que leurs pas mènent jusqu'à Beyoglu, ceux qui d'aventure viennent à y rester, il arrive que leurs espoirs et la cadence de leurs rêves, pour un temps et parfois pour toujours, en soient transformés
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Un sentiment de Natascha Cucheval (Fayard ) non retenu,
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Tout avait commencé par une promesse. La jeune femme l'avait rencontré lors du tournage d'un documentaire: un vétéran octogénaire. droit et fier. avec un Flux air de Clint Eastwood. Il avait dit: "vous viendrez me rendre visite, n'est-ce pas? Nous n'avons pas fini cette conversation."
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Trois ans plus tard, à contrecoeur, elle tient parole et s'envole pour la Nouvelle-Zélande. A l'autre bout du monde, il semble n'attendre qu'elle. Qu'espère-t-il? Pourquoi l'a-t-il choisie? Qu'ose-t-il imaginer? Et elle? Que cherche-t-elle auprès de ce vieil homme irascible. radin et autoritaires dont chaque parole, chaque manie. heurte ses sentiments?
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L'immédiat de Marie Delos (Seuil) non retenu pour cause d'introspection...
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Anne, un jeune professeur de Bruxelles, mélomane et musicienne amateur, décide de partir vivre à Séville, où elle enseignera le français langue étrangère. Pourquoi Séville ? s'interrogent ses collègues. " Parce que c'est un peu loin ", répond-elle, comme s'il n'y avait aucune explication pour un geste qui renvoie à des motivations essentielles dont seul l'art saurait rendre compte.
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Hantée par la musique de Prokofiev, et notamment par le deuxième concerto, la narratrice cherchera en effet dans la géométrie mystérieuse de cette ville la trace vivante de ses tourments et de ses obsessions.
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Un premier roman très maîtrisé, d'une violence contenue, d'un sombre lyrisme, où le charme de l'introspection épouse parfaitement la ligne du récit.
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Les graffitis de Chambord de Olivia Elkaim (Grasset) rajout sur ma liste, pour cause de "shoah"...
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Trois hommes. Trois époques. Trois histoires.
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2006 – Trevor est banquier d’affaires. Homme sans passé ni passion, il vit dans un grand appartement à Paris. Il ne connaît pas l’amour, ne cherche pas d’amitiés. Depuis que ses parents sont morts, il est seul et pleure parfois sans aucune raison. Un matin, il reçoit une grande enveloppe qui va bouleverser sa vie.
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1945 – Simon est écrivain. Il est juif. Caché pendant la guerre dans un village près de Mâcon, il gagne Paris à la Libération. Ses parents ont disparu. Il les cherchera en vain, et n’aura de cesse de fouiller son passé pour fixer leurs visages et ses rares souvenirs.
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1940 – Isaac est résistant. Il a abandonné sa famille pour suivre Dora, une femme libre et énigmatique, qu’il aime passionnément et qui rend les hommes fous de désespoir. Ils font partie du réseau « Chambord ». Ils partagent le quotidien de leurs frères d’armes, leurs peurs et leurs joies. Enfermés dans le château, ils errent dans les galeries, dans ses pièces froides et obscures aux murs maculés de graffitis, comme en des catacombes.
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Ce sont ces graffitis, dont certains datent du XVIIè siècle, qui vont mystérieusement rapprocher Isaac, Simon et Trevor. Quel est le lien souterrain, plus fort que la mort, qui unit ces trois destins ?
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La Centrale de Elisabeth Filhol (P.O.L) non retenu... mais hésitation...
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Quelques missions ponctuelles pour des travaux routiniers d'entretien, mais surtout, une fois par an, à l'arrêt de tranche, les grandes manoeuvres, le raz-de-marée humain.
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De partout, de toutes les frontières de l'hexagone, et même des pays limitrophes, de Belgique, de Suisse ou d'Espagne, les ouvriers affluent. Comme à rebours de la propagation d'une onde, ils avancent. Par cercles concentriques de diamètre décroissant. Le premier cercle, le deuxième cercle... Le dernier cercle.
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Derrière les grilles et l'enceinte en béton du bâtiment réacteur, le point P à atteindre, rendu inaccessible pour des raisons de sécurité, dans la pratique un contrat de travail suffit. Ce contrat, Loïc l'a décroché par l'ANPE de Lorient, et je n'ai pas tardé à suivre.
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Mes petites morts, Elsa Fottorino, (Flammarion) non retenu, la 4ème ressemble trop a une présentation de roman sentimental...
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Anna part en Irlande pour y poursuivre ses études. Elle rencontre Marek et tous les deux sont aussitôt attirés l'un par l'autre, mais le jeune homme, incapable de se dévoiler, passe son temps à fuir.
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Anna, décontenancée, fait alors la connaissance d'Otto, qui tombe amoureux d'elle. Anna finit par céder à Otto... Premier roman.
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La Peine du Menuisier de Marie Le Gall (Phébus)... déjà noté
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Son père est une ombre solitaire. sa maison bruisse de silences et les murs de pierre suintent le mystère...
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La narratrice grandit clans une atmosphère lourde de non-dits. Pourquoi celui qu'elle appelle le Menuisier est-il si lointain ? Pourquoi sa famille semble-t-elle perpétuellement en deuil ?
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Elle aimerait poser des questions. ruais on est taiseux dans le Finistère. Livrée à ses doutes et à ses intuitions., elle écoute les murmures, rassemble les bribes. Tisse patiemment une histoire.
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Des années lui seront nécessaires pour percer le secret de son ascendance. mesurer l'invisible fardeau dont elle a hérité. D'une plume à la fois vibrante et pudique. Marie Le Gall décrypte l'échec d'une relation père-fille et touche au coeur
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Vincent Message, Les veilleurs (Seuil)... j'ai essayé de le lire... et j'ai déclaré forfait...
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L'article de la mort de Etienne de Montety (Gallimard) Pas tentée...
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La notice de Wikipédia sur Charles-Elie Sirmont ne disait pas grand-chose. Il avait été député et deux fois ministre. Son nom restait attaché à l'opération Ile-de-Lumière, au Liban et à la Bosnie. Il s'exprimait souvent dans les médias pour parler de la guerre, témoignait, publiait des livres.
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Qui était vraiment Sirmont ? Une authentique figure de l'humanitaire ? Un imposteur ?
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Moreira se souvenait d'un homme emphatique et cinglant, mais qui ne manquait pas de brio. Il n'avait jamais réussi à le détester. Chargé de rédiger sa nécrologie pour le journal, il voulut en avoir le coeur net.
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Les insomniaques de Camille de Villeneuve (Philippe Rey) probablement sympatique a lire, mais une impression de déja lu ou vu... hésitation malgré la recommandation de Anonyme...
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A la mort en 1946 du vieux marquis d'Argentières, ses héritiers se voient contraints de renoncer au train de vie qui fut le leur durant des siècles.
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Ils vont désormais s'appliquer à en conserver l'essentiel - un château en Anjou et un hôtel particulier à Paris - alors que, pendant plus d'un demi-siècle, la France connaît des bouleversements : guerres d'Indochine et d'Algérie, Mai 68, loi IVG, années Sida, crises économiques, etc.
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Ces événements, les Argentières les vivront à leur manière, à la fois dans et hors du temps, comme s'ils ne pouvaient pas se laisser emporter au creux du fleuve de l'existence ordinaire.
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Persuadés d'être protégés par la grandeur passée de leurs ancêtres, ces personnages fiers et fragiles tenteront, tout au long de ce roman foisonnant, de répondre à la question insistante qui leur est posée - à eux, mais aussi à chacun de nous : comment porter le poids d'une histoire familiale ? Ou peut-être, plus encore : comment s'en libérer ?
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L’académie Goncourt a par ailleurs établi, sous réserve de modifications, son calendrier pour l’année 2010, au cours de laquelle elle attribuera le Goncourt de la Nouvelle le 4 mai et celui de la Biographie le 2 juin, tandis qu’une liste d’été sera rendue publique le 2 juin.
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Le prix Goncourt sera quant à lui décerné le 8 novembre 2010, après trois sélections, les 7 septembre, 5 octobre et 4 novembre.

6 commentaires:

Ys a dit…

Qu'est-ce qu'ils travaillent ces gens-là, c'est dingue...

mazel a dit…

Bonjour Ys,

me demande s'ils lisent tous les livres qu'ils proposent ?

Pas encore eu le temps d'aller voir les 4èmes de couverture...

bises

Anonyme a dit…

Bonjour Mazel

Je vous recommande la lecture des Insomniaques, de Camille de Villeneuve. C'est un livre vraiement admirable. Surtout quand on aime les grandes fresques familiales

Anonyme a dit…

Bonjour Mazel,
Je vous recommande la lecture des Insomniaques, de Camille de Villeneuve. C'est une très belle réussite, surtout quand on aime les grandes fresques familiales. Et je suis d'accord avec vous pour les Veilleurs...

Anonyme a dit…

pardon pour ce doublons. J'avais l'impression de ne pas avoir enregistré mon commentaire.

mazel a dit…

bonjour Anonyme,
mais quel dommage que tu le sois...

je viens de lire les 4èmes de couverture... pas vraiment tentée par "insomniaques", mais qui sait... s'il me tombe entre les mains en cours de flannerie en bibliothèque...

merci pour votre participation à mon blog,
amitié