mercredi 3 février 2010

Manuel Vázquez Montalbán - tatouage

Un bien agréable moment passé avec ce polar de 1990... des personnages intéressants, athypiques, plus qu'un polar, une image de l'Espagne sous le régime franquiste...
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Pépé, un personnage attachant... gastronome, épicurien... que l'on pourrait presque qualifier de souteneur...
.mais un gros défaut : il brûle les livres...
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"la liseuse" d'Elvira Santiso Garcia (Lali)
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ex-membre de la CIA,
ex-communiste,
Pépé est devenu détective privé.
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Monsieur Ramón, propriétaire d'un salon de coiffure, l'engage pour obtenir des renseignements sur l'identité d'un homme, retrouvé noyé. Il n'a plut de visage, les poissons s'en sont chargés, seuls signes distinctifs : grand, blond et sur le dos un tatouage : " né pour révolutionner l'enfer ". Mais qui etait-il en réalité ? un souteneur, un gigolot, un traficant de drogue ou faisait-il la traite des blanches ?
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A Barcelone, les descentes de police, la traque les trafiquants de drogue et des prostituées vont bon train... de quoi inquiéter Charo, l'amie de Pépé...
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Une piste en Hollande, l'entraine dans ce pays où il a été agent autrefois... mais il n'est pas le bienvenu... quelques péripéties et quelques coups plus loin, dont un baignade dans un canal polué d'Amsterdam... Pépé reprend le chemin de Barcelone... vers la solution de l'énigme... mais était-il vraiment si important de lever le voile sous peine de déclancher de nouveaux drames ?
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Pepe Carvalho est un personnage de fiction créé par l'écrivain Manuel Vázquez Montalbán.
.Après une vie politique assez tourmentée, il devient détective privé à Barcelone.
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Il est entouré de Biscuter, homme à tout faire et cuisinier rencontré dans les prisons de Lleida (Lerida) et de Charo, son amie, prostituée indépendante à Barcelone.
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Carvalho n'est pas uniquement détective, il est aussi gastronome et souvent au fourneau. Ses bons repas, même solitaires, commencent invariablement par le choix d'un bon livre à brûler...
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Tentative de bio-bibliographie de Pepe Carvalho
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Juin 1937
Naissance de José (Pepe, Pepiño) Carvalho Tourón au 11 de la rue Botella à Barcelone. Son nom est galicien (peuple celte du Nord-Ouest de l'Espagne) d'origine portugaise [BF]. En fait son père, « un jour, en a eu assez d'être espagnol et a demandé la nationalité portugaise » (le H en reste le témoignage) [B]. Pepe restera fils unique.
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Pour en savoir un peu plus et même beaucoup plus, voir le site :
un très beau travail de recherche !
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Manuel Vázquez Montalbán, romancier, essayiste, poète et journaliste espagnol est né le 14 juin 1939 à Barcelone, décédé le 18 octobre 2003 à Bangkok en Thaïlande.
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Il est surtout connu pour les romans policiers de Pepe Carvalho. Personne inclassable, il se définissait lui même comme un « journaliste, romancier, poète, essayiste, anthologiste, préfacier, humoriste, critique et gastronome » ou plus simplement comme « un communiste hédoniste et sentimental ».-wikipédia
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Lorsque Manuel Vázquez Montalbán nait dans le Barrio Chino (quartier populaire de Barcelone qu’il décrira à de nombreuses reprises dans ses œuvres), son père est emprisonné dans les geôles franquistes pour raison politique.
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Montalbán fait des études de philosophie et de littérature dans sa ville natale, et sort diplômé de l’Ecole de journalisme.
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Il devient activiste anti-franquiste, et en 1962, se voit condamné à trois ans de prison par la dictature en place. Il met à profit cette période pour se lancer pleinement dans le métier d’écrivain, et compose romans, nouvelles et poésies.
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S’il fait une première apparition dans J’ai tué Kennedy, c’est véritablement en 1972, dans Tatouage, que Pepe Carvalho, le personnage récurrent de Montalbán, est mis sur le devant de la scène.
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Les aventures de cet anti-héros, détective privé et fin gastronome, feront la popularité de l’écrivain : au total, une vingtaine de romans, traduit dans plus de vingt-deux langues, souvent sans véritable dénouement au sens traditionnel, et émaillés de recettes aussi appétissantes qu’intelligemment écrites.
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L’engagement politique de Montalbán ne se limita évidemment pas qu’à la période franquiste. Il est également l’auteur de plusieurs essais sur la société espagnole, et collaborait fréquemment à des journaux tels que El Pais. - http://livres.fluctuat.net/manuel-vazquez-montalban.html
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En faisant une petite recherche sur Pépé Carvalho, j'ai eu la chance de tomber sur un très bon blog de cuisine... avec justement une recette du détective.
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..."Devant le placard rempli de boîtes de conserve, il hésita entre la facilité de la boîte réchauffée et l'alchimie d'un plat cuisiné au petit matin. Qu'est-ce que je vais manger? Des vermicelles à la casserole.
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Dans le réfrigérateur et le petit garde-manger situé près du placard il trouva tout ce qui était nécessaire. la côte de porc légèrement salée fut soumise à la rigueur de la goutte d'huile brûlante dans la casserole en terre.
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Ensuite une pomme de terre en morceaux, de l'oignon émincé, du poivre et de la tomate.
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A près avoir malaxé le roux, Carvalho le sala et y ajouta un peu de paprika avant d'y verser les vermicelles et de les remuer jusqu'à ce qu'ils se transforment en petits éclats de verre tendant vers la transparence.
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C'était le moment de verser le bouillon pour recouvrir le mélange.
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Lorsque ce dernier commença à bouillir, Carvalho y plongea quatre tranches de grosses botifarra de Bisbe et juste avant de retirer la casserole du feu il paracheva son oeuvre en ajoutant de l'ail pilé et du piment, frits à part.
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L'emploi de la botifarra noire pour les vermicelles, il le tenait d'un couvent de nonnes dans le quel il s'était caché vers la fin des années 50 afin de se faire oublier lors de la découverte de l'imprimerie du parti. Les nonnes leur laissaient le repas sur une table en bois longue hypernettoyée, la plus jolie table que Carvalho avait vu de sa vie, on l'aurait cru sortie d'une taverne." ...
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curiosité de lecture

Un tatouage est un dessin à l'encre de chine ou quelques autres pigments, habituellement décoratif ou symbolique, indélébile, sous la peau.
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C'est un type de modification corporelle.
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La technique du tatouage consiste à introduire dans la peau des matières colorantes (pigments) : la couleur ainsi introduite apparaît ensuite par "transparence" après cicatrisation de la plaie provoquée par le piquage.
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La peau est composée de trois couches (épiderme, derme et hypoderme) : l'encre est déposée par l'aiguille dans un espace assez précis à la limite entre le derme et l'épiderme.
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La profondeur de la piqûre varie en fonction des types de peaux et des parties du corps : entre 1 et 4 mm, les zones les plus épaisses se situant dans le dos.
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Le mot vient du tahitien tatau, qui signifie marquer ou dessiner. La racine du mot, ta renvoie aux verbes frapper, inciser. Le Docteur Berchon, traducteur du deuxième voyage de Cook vers Tahiti en 1772 employa pour la première fois le mot Tatoo. En 1858, le mot fut officiellement francisé en Tatouage et fit son apparition dans le dictionnaire de Littré.
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Histoire
Tatouer est une pratique attestée en Eurasie depuis le néolithique. « Ötzi », l'homme des glaces découvert gelé dans les Alpes italo-autrichiennes est mort vers 3500 av. J.-C.
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Il arbore des tatouages thérapeutiques (petits traits parallèles le long des lombaires et sur les jambes).
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Le bassin du Tarim (Xinjiang en Chine) a révélé plusieurs momies tatouées de type physique européen.
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Encore mal connues (les seuls travaux accessibles en langue occidentale sont ceux de J. P. Mallory et V. H. Mair, The Tarim Mummies, Londres, 2000), certaines d'entre elles pourraient dater de la fin du 2e millénaire avant notre ère.
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Trois momies tatouées ont été extraites du permafrost de l'Altaï dans la seconde moitié du XXe siècle (l'Homme de Payzyrk dans les années 1940 ; défunts du plateau d'Ukok dans les années 1990). Leurs tatouages mettent en œuvre un répertoire animalier exécuté dans un style curviligne virtuose.
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Le tatouage serait mal considéré dans la culture occidentale à cause des condamnations judéo-chrétiennes qui l'entourent : Levitique 19:28 (Ancien Testament) « Vous ne vous ferez pas d'incisions sur le corps à cause d'un mort et vous ne ferez pas dessiner des tatouages sur le corps. Je suis l'Eternel. » (Rites pratiqués par les égyptiens et certains peuples du Moyen-Orient). Le
Judaisme interdit donc toute inscription entaillée et marquée à l’encre indélébile.
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Les Européens ont redécouvert le tatouage lors des explorations dans le
Pacifique sud avec le capitaine James Cook dans les années 1770 et les marins en particulier étaient particulièrement identifiés avec ces marques dans la culture européenne jusqu'après la Seconde Guerre mondiale. Ces mêmes marins européens se tatouaient souvent un crucifix sur tout le dos afin de se prémunir de la flagellation en cas de punition car c'était un crime que de défigurer une image pieuse ...
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Ce système d'identification était aussi un moyen sûr et efficace de renseignements des fiches des forces de police sur la pègre avant l'arrivée de la photo d'identité. Les fiches de polices jusqu'au XIXe siècle comportaient la signalisation et la description de chaque tatouage qui permettait ainsi de caractériser sans erreur un individu.
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Finalité

Les raisons pour lesquelles les gens choisissent d'être tatoués sont diverses : identification à un groupe,
cosmétique, rituel religieux et utilisations magiques sont les plus fréquentes. Aussi, la sociologie du corps les tient pour un objet d'étude important.
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À l'origine ces marques sur la peau étaient des signes d'appartenance à un groupe : religieux chez les Māori, de pirates, d'anciens prisonniers ou de légionnaires.
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Dans les années 1970 un véritable engouement pour le tatouage est né et a connu une forte amplification vingt ans plus tard. Le tatouage n'est plus alors une manière d'afficher son appartenance à un groupe, à une tribu ou à un quartier. C'est un moyen de revendiquer son originalité, de séduire, de s'embellir, de provoquer.
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Un tatouage correspond souvent à un moment important de la vie, agréable ou douloureux. Certains adolescents le vivent comme un rite de passage et agissent parfois sur une impulsion qu'ils regrettent plus tard.
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Le lieu de l'inscription, creux des reins, dos, poitrine, cheville, épaule, voire main ou visage a également une importante signification. wikipédia
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en recherchant des images pour illustrer les tatouages, je suis tombée sur cette photo de porc tatoué... elle provient du site http://www.protection-des-animaux.org/ipb/index.php?showtopic=27777

7 commentaires:

Grimmy a dit…

Ah Pepe, quel personnage attachant. Je n'ai pas lu Tatouage mais me suis régalée avec Le prix et Millenio.

Cécile Qd9 a dit…

Tu sais où retrouver cette photo cochonne... ;o)

mazel a dit…

elle provient du site http://www.protection-des-animaux.org/

bonne fin de journée
bises

mazel a dit…

bonjour Grimmy,
Avec Pepe Carvalho on se régale toujours... idem pour le commissaire Montalban de Camilleri...

et il n'est pas doué seulement pour le polar, son roman historique sur les Borgia est fabuleux...

bonne fin de journée,
bises

mazel a dit…

bonjour Grimmy,
Avec Pepe Carvalho on se régale toujours... idem pour le commissaire Montalban de Camilleri...

et il n'est pas doué seulement pour le polar, son roman historique sur les Borgia est fabuleux...

bonne fin de journée,
bises

mazel a dit…

Au fait Grimmy, j'en ai profité pour faire un tour sur ton blog. Vraiment très intéressant.
Donc maintenant te voila dans ma blogosphère, et je pourrais suivre tes lectures avec intérêt...
a+

Grimmy a dit…

Merci Mazel ! à très bientôt alors ^-^