samedi 28 novembre 2009

Velma Wallis - le cadeau du froid, un conte de l'Alaska

Lu hier soir, une histoire très courte, mais un vrai coup de coeur !
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Une ode au courage et à la résistance morale des vieilles personnes à travers l’histoire d’une tribu d’Alaska à l’époque préhistorique.
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lu dans le cadre du partenariat de livraddict et des éditions Lattès.
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Deux vieilles femmes, gâtées par la tribu, exagèrent leurs douleurs... puis le froid arrivant, la nourriture se fit rare... si rare que la tribu décida de partir et d'abandonner les plus faibles...
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Les deux vieilles n'ont que peut de choix... s'abandonner à leur sort ou partir et lutter pour leurs survies...
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ce qu'elles font... et survivent... jusqu'au retour des leurs et leurs réintégration dans la tribu, couverte de gloire, de respect et d'amour.
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illustration : de Mario Sergio Montacuto
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Légende fondatrice qui relate la lutte pour la vie d'une ribu en Alaska :
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contrainte à marcher sans relâche, elle doit abandonner les plus faibles. Deux vieilles femmes n'ont pas pu poursuivre la marche, et pourtant, elles vont continuer à lutter, pas seulement pour elles-mêmes mais pour la tribu tout entière.
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Le Cadeau du froid relate une des légendes fondatrices des tribus d’Alaska. Elle convoque une époque où la culture occidentale était inconnue de ces peuples nomades.
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Lors d’un hiver des plus rigoureux, une tribu vient à connaître la faim : plus de réserve de baies, la viande se fait rare et les hommes sont trop faibles pour chasser. Pour espérer survivre, ils doivent marcher, inlassablement, laissant derrière eux les plus anciens.
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Comme beaucoup avant elles, deux vieilles femmes sont abandonnées au beau milieu de la grande plaine blanchie par la neige, avec deux peaux de phoque pour leur tenir chaud.
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Alors qu’elles s’apprêtent à s’endormir, l’une se rappelle un lieu de son enfance, où la rivière regorge de poissons, et les buissons de lapins. Luttant contre le froid qui les mord, le vent qui épuise leurs membres fatigués, elles avancent coûte que coûte dans la plaine, réapprenant petit à petit les gestes de leur jeunesse : entretenir le feu, poser les pièges pour se nourrir, creuser le sol pour trouver les racines comestibles…
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Pendant ce temps, la tribu subit toujours les ravages de la faim , et chacun s’interroge en secret sur le destin des deux anciennes, sans savoir encore qu’ils leur devront la vie.
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Sagesse venue d’Alaska, Le Cadeau du froid est un merveilleux conte de courage et de survie, qui nous rappelle la richesse de l’expérience, de l’entraide et de la volonté.http://www.editions-jclattes.fr/
Les plus anciennes traces humaines découvertes au Yukon seraient des os d'animaux travaillés par des êtres humains et seraient vieilles de 25 000 à 40 000 ans ; découvertes à Old Crow, leur pertinence est cependant contestée.
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S'il s'agit réellement d'os modifiés par des êtres humains, ce seraient les plus anciennes traces d'habitation connues en Amérique du Nord.
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Lors des glaciations, le nord et le centre du Yukon ne sont pas recouverts de glace.
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Vers 800, l'éruption du mont Churchill, près de l'actuelle frontière avec l'Alaska, recouvre le sud du Yukon d'une couche de cendre. Les récits des Premières Nations du Yukon mentionnent la mort de tous les animaux et poissons.
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Des récits similaires sont tenus parmi les Navajos et les Apaches ; selon certains anthropologues, cette éruption pourrait être la cause de la migration des peuples athapascans vers ce qui est l'actuel sud-ouest des États-Unis.
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D'importants réseaux commerciaux sont tissés entre les
Tlingits de la côte et les Premières Nations de l'intérieur du Yukon. Les peuples côtiers échangent des eulakanes et d'autres produits locaux contre du cuivre et des fourrures.- wikipédia
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Organisation sociale

La plupart de ces groupes se composaient d'unités familiales nomades élargies, quelque peu isolées les unes des autres en raison de la rareté des ressources alimentaires. Ils chassaient principalement le caribou et l'orignal, mais le petit gibier comme le lièvre, le lapin et le gibier d'eau, constituait une part importante de leur nourriture, ainsi que le poisson.
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A l'Est l'agriculture était plus présente. Les Indiens cultivaient le riz sauvage et récoltaient le suc d'érable.
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Le commerce des fourrures fut pratiqué par toutes les tribus : les Blancs avaient installé de nombreux comptoirs d'échange dans la région. La chasse aux animaux de fourrure prit alors une importance primordiale, si bien que les familles arrivèrent à être totalement dépendantes des Européens.
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Cette traite entraîna un profond déséquilibre dans la sociéré indienne et conduisit à la vulnérabilité de ces peuples dès lors quek, à trop avoir été chassé, le gibier se raréfia.
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Les tribus algonquines utilisaient plutôt le wigwam de forme conique, tandis que les Athabaskans s'abritaient dans des demeures au toit en dôme, couvert d'écorce de bouleau ou de peaux, mais dans les deux cas le foyer était situé au centre. Les étés dans cette région sont chauds mais de courte durée, les hivers sont rudes, cruellement froids et longs.
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Mythologie
C'est pendant ces interminables mois d'inactivité forcée que les conteurs narraient les mythes et les légendes des tribus et que se pratiquait l'art (divinatoire) de la scapulomancie.
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Ce dernier consistait à tenir au-dessus d'un feu de grandes omplates de caribou ou d'orignal et à "lire" les félures et les taches noircies qui s'y formaient, tout en racontant des histoires extravagantes, directement proportionnelles à l'imagination du narrateur!
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Les histoires de cannibales, d'hommes vivant dans les fourrés, d'Esprits et de puissances célestes, foisonnaient, ces dernières étant illustrées par le mythe athabaskan du Soleil et de la Lune, tandis que l'importance vitale du bois - nécessaire pour la fabrication d'outils, de raquettes de neige, de forêts, d'armes et de masques cérémoniels - transparaît dans un récit sur l'origine du pin.
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La mythologie sub-arctique tendait à refléter la précarité de l'existence humaine : par des allusions répétées aux aspects imprévisibles de la vie quotidienne, elle aidait ceux qui écoutaient à trouver leur place et à établir des modes de conduites adaptés dans un environnement hautement hostile et implacable. - http://www.medarus.org/NM/NMTextes/nm_06_01_auto_9_boreale.htm
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Le terme d'athapascan (ou athabascan) désigne un vaste ensemble de peuples amérindiens répartis en deux groupes principaux situés au sud-ouest et au nord-ouest de l'Amérique du Nord, ainsi que la famille regroupant toutes leurs langues.
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L'athapascan est la famille de langues la plus importante d'Amérique du Nord, à la fois en nombre de langues et en nombre de locuteurs (cependant, si l'on inclut dans le compte les langues d'Amérique centrale, la famille des langues uto-aztèques, qui s'étend au sud jusqu'au Mexique, la dépasse largement en nombre de locuteurs).
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Seules les langues algiques couvrent un plus large territoire. Le langues athapascanes font partie du groupe athapascan-eyak, lui-même partie du groupe des langues na-dené.
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Le mot athapascan provient du mot cri désignant le lac Athabasca au Canada.
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Les 24 langues athapascanes septentrionales sont parlées dans tout l'intérieur de l'Alaska et du nord-ouest du Canada, dans le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest aussi bien que dans les provinces de Colombie-Britannique, Alberta, Saskatchewan et Manitoba.
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Plusieurs langues athapascanes sont des langues officielles dans les Territoires du Nord-Ouest, notamment le chipewyan, le flancs-de-chien ou tlicho, le loucheux et l'esclave.
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Les sept langues athapascanes de la côte pacifique sont parlées dans le sud de l'Oregon et le nord de la Californie.
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Isolées des langues septentrionales et de celles de la côte, les six langues athapascanes méridionales, comprenant les diverses langues apaches et navajo, sont parlées dans le sud-ouest des États-Unis et le nord-ouest du Mexique.
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L'eyak et les langues athapascanes forment un groupe appelé athapascan-eyak. Le tlingit est relié de façon lointaine à ce groupe, avec lequel il forme la famille linguistique na-dené.
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Autres lectures sur le Grand Nord :

6 commentaires:

Alex-Mot-a-Mots a dit…

Vu le partenariat chez Livradict. Ton billet me donne envie de le lire.

TINUSIA a dit…

Bonsoir Mango ! Tu verras que ce livre dont tu parles avec tant de finesse, fait d'ores et déjà partie de ma liste en attente ... de cadeau !
Merci pour tes coms sur MARQUE PAGES : j'adore la littérature enfantine ! J'en ai encore plein à présenter !

Bonne semaine - Tinusia

Anonyme a dit…

il me tente bien celui-ci .

Lilibook a dit…

Je vois pas mal de bons avis sur ce livre.

Marie a dit…

Ce livre était déjà dans ma liste à lire mais ton avis me confirme qu'il est vraiment à découvrir d'urgence !

mazel a dit…

Bonsoir tout le monde,
j'essaie de ratraper mon retard de messages.

Vraiment un très bon livre, que je pense d'ailleurs offrir cette année à plusieurs amis. Enfin, celui-là et celui des "otaries", les deux coups de coeur de la saison.

En ce moment, je lis un autre livre du partenariat avec livraddict... plutot sympa d'ailleurs.

bises et passez une bonne soirée